Mercenaire du Chaos

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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 05/02/04 20:00
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- Feu ! Feu à volonté !
- Ah non, tu te méprends, Dru-Dru ! On n’en est pas encore là, nous…
- Bon, alors carreaux ! Carreaux à volonté !
- Oui, effectivement, ça a tout de suite moins de prestance…
La riposte s’engageait enfin pour de bon. Après tout, une fois l’effet de surprise passé, on se rendait compte qu’ « ils » n’étaient que quatre, et que, malgré leurs fusils, l’exiguïté du local n’était guère à leur avantage. Le premier des vils voulut se mettre à genou derrière une table renversée, mais ne put éviter un carreau qui vint se ficher dans son crâne. Malestönh avait tiré, et avait une fois encore démontré sa maîtrise du tir à distance. Le second eut plus de chance, et réussi à abattre successivement trois membres de la MPCPR avant de succomber aux treize carreaux qui s’étaient successivement amassés sur toute la surface de son corps. Les deux derniers prirent un peu peur, et reculèrent afin de se cacher dans l’obscurité de l’escalier. Puis l’un deux dégoupilla un second engin mécanique. C’était d’une lâcheté sans pareil.
Seulement, lorsque l’objet, projeté d’un bras vigoureux, vint rebondir sur le sol, un homme fut assez agile et malin pour sauter par-dessus le meuble derrière lequel il se trouvait auparavant, prendre son élan et donner un magistral cop de pied avant que la chose n’explose. L’engin fila à une vitesse prodigieuse en direction de la moite obscurité de l’escalier, et se cala parfaitement entre les deux mâchoires du pleutre. Ses dents furent littéralement brisées, ce qui fut bien entendu très douloureux, mais ce ne fut rien face à l’explosion du projectile. En effet, le coup de pied l’avait détraqué, et il n’avait que partiellement explosé, de sorte que seuls quelques éclats se détachèrent de la surface métallique de l’objet, et vinrent se ficher qui dans le palais, qui dans la glotte, qui dans la gorge du pauvre homme. Il hurla longuement sa douleur avant de s’écrouler, tête en avant, et de dévaler les marches pierreuses. Une âme charitable lui tira un carreau dans la nuque.
Toutefois, un dernier homme en vert attendait dans l’escalier. Dire qu’il était terrifié relevait de l’euphémisme le plus total, et il avait tout bonnement fait dans son caleçon. Il décida de se rendre. Il était optimiste. A peine sortit-il de l’obscurité qu’il se retrouva percé de près d’une centaine d’orifices. Et le plus macabre était que son corps était tellement rempli de carreaux qu’il restait rigide, debout, et mis près d’une minute avant de s’écrouler.
- Bien. Notre très cher Maître Ethalon ayant succombé à ses blessures, je me vois dans l’obligation de prendre le commandement de cette armée.
- Non mais ça va pas ? Vous n’êtes qu’un Sous-lieutenant, et il y a dans cette les membres les plus influents de la MPCPR !
- Ah oui, tiens.
- Je pense qu’il faut voter.
- Bien bien bien. Votons. Qui se présente ?
Trois mains se levèrent simultanément. Celles de Druaut, du Maître Semi-Elitiste Fouquier et la Contre-Irascible Mélyne. Il est bon de noter ici la complexité de la hiérarchie au sein de la Milice Préposée aux Choses Peu Rationnelles, puisqu’en plus des nombreux statuts inhérents aux qualités et aux compétences de chacun, venait à chaque fois s’adjoindre un discuteur d’ordre, le Contre, un subalterne direct, le Sous, un donneur d’ordres inutiles, le Maître (à ne pas confondre avec le grade de Maître lui-même, qui était le rang suprême de la classification militaire), un héritier, l’Aspirant, et une personne sans intérêt n’étant là que pour flatter l’ego du gradé, l’Inutile. On comprendra donc aisément que les confusions soient monnaie courante, et qu’on ne tienne que très rarement rigueur des écarts de respect face à ses supérieurs. D’ailleurs, c’est à peine s’il y existait des supérieurs. Enfin, c’était très compliqué. Trop pour vous, en tout cas.
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Jean Louis Murat, Génie de la Transcendance Musicale Sub-Consensuelle.
"Oh. Je veux dire : Oh."
Un béotien.
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 05/02/04 20:02
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Ainsi donc, trois mains, fébriles, se levèrent. Dans la salle ne restaient que onze membres de l’Etat Major, plus Druaut, et Hekares, qui restait prostré dans un coin. Les autres étaient soit gravement blessés, soit gravement morts. Le vote fut sans appel : Mélyne fut désignée comme nouvelle Maîtresse de l’escouade qui avait été dépêchée à Kaprï.
Mais attardons nous un peu sur cette jeune personne. La première chose que l’on pourrait dire, à sa vue, était qu’il émanait de son corps une beauté juvénile et gracile que l’on ne retrouve guère qu’en la bonne population aryenne, qui a su imposer des modèles d’innocence et de volupté qu’encore aujourd’hui on ne peut renier. Elle paraissait n’avoir qu’un vingtaine d’années, de par le glabre immaculé de sa peau dépourvue de toute impureté (à part un petit grain de beauté dans le cou, mais comme celui-ci était en fait un grain de beauté bissextile, on ne le voyait que tous les quatre ans, ce qui n’est pas très embêtant au bout du compte). Ses cheveux d’or brillaient d’une lueur intense et réconfortante, et tombaient en cascade le long de ses épaules délicates. Ses yeux, d’un bleu si pâle qu’on l’aurait cru délavé, semblaient humides et candides, et faisaient chavirer jusqu’aux cœurs les plus durs et aux âmes les plus noires. Ses lèvres étaient d’un rouge vif et subtil à la fois, parfaitement naturel, et étaient pulpeuses sans pour autant devoir tomber dans l’excès. Sa poitrine arrogante était le sujet de conversation préféré de bien des grivois, et rappelait de par son arrondi parfait la double colline du Métastasique Chambellan, merveille de géométrie naturelle située en plein cœur des Baronnies, région de l’Ouest du contient d’Eminence. Et l’on aurait parfaitement pu faire les mêmes commentaires sur son charmant fessier, souvent victime des élans de fierté virile et possessive que l’on retrouve chez les grivois précédemment cités. De plus, la belle était coquette, et son accoutrement miliaire ne l’empêchait en rien de se tenir à la dernière mode Occitantaise, puisqu’elle avait découpé son gilet de cuir de sorte que l’on voit son nombril adorable, et qu’elle avait remplacé le traditionnel treillis par une pantalon à pattes d’éléphant du dernier chic.
Enfin, tous ça pour vous dire que le résultat du vote ne surpris pas grand monde dans la salle. Pas même Druaut, d’ailleurs, qui avait au dernier moment décidé de voter pour l’adorable jeune femme plutôt que pour lui.
Pour autant, n’allez pas croire que Mélyne était incompétente : malgré son jeune age, elle avait déjà effectué un nombre considérable d’opération militaires de tous ordres. Il fallait dire que contrairement à tous les encasqués présents dans la salle, elle faisait partie de la mythique Milice Préposée aux Choses Pas Du Tout Rationnelles. Elle avait échappé à l’épidémie de gastro-entérite sévissant au sein de cette élitique armée pour la bonne et simple raison qu’elle n’avait jamais aimé la tête de veau, surtout mise en sauce béarnaise. Malgré son air de fillette ou de mannequin, au choix, elle était qualifiée pour conduire une escouade, maniait l’arbalète assez raisonnablement pour pouvoir ridiculiser nombre de ses camarades, et disposait en sus d’une dextérité proprement hallucinante, lui permettant de se glisser discrètement à peu près n’importe où. Elle faisait même très bien la roue, et avait déjà gagnée une médaille lors d’une compétition de GRS. Oui, vous savez, la Gymnastique Rythmique Synchronisée. C’est très esthétique. Vous devriez regarder, des fois.
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 05/02/04 20:08
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Bref, elle était compétente. Mais il fallait maintenant décider de la suite des opérations. Mélyne pris donc la parole, de sa voix suave et infantile.
- Merci à vous. J’espère me montrer digne de la confiance que vous m’avez faite en m’ayant choisie pour vous diriger. Sachez qu’avec moi au pouvoir, les libertés de parole, de presse, de religion et de gastronomie seront restaurées, et le peuple aura le droit à intervenir de façon décisive dans les décisions politico-sociales du nouveau gouvernement que nous allons désigner dans les jours qui suivent. Le système bicaméral succédera à la Chambre des Maîtres qui était celle établie dans le régime précédent, et qui était cause de nombreuses inégalités et injustices…
- Mélyne, vous savez, il ne faut pas non plus prendre trop à cœur votre nouveau poste… Ce n’est que temporaire, je vous rappelle.
- Ah oui. Bon, quelqu’un à quelque chose d’intelligent à dire ?
- Oui, moi.
- Allez-y, Sous-lieutenant Druaut.
- Merci madame.
- Mademoiselle.
- Mademoiselle.
- Poulet.
- Poulet.
- Bon, vous arrêtez de répéter ce que je dis ? Allez, parlez !
- Oui, voila. Ce que j’ai d’intelligent à dire, c’est que si ces types ont réussi à arriver ici, c’est qu’ils sont passés par la haut.
- Jusque là, je vous suis.
- Moi aussi.
- Moi aussi.
- Moi aussi.
- Ouais, moi aussi.
- Moi aussi.
- …
- Moi aussi, dans les grandes lignes.
- Moi aussi.
- Idem.
- Pareil.
- De même.
- Tout est dit.
- Bien. Or, il se trouve qu’il y a des gens, la haut.
- Des gens ?
- Oui, vous savez, ce qu’il est convenu d’appeler des soldats, des fantassins, des guerriers, des combattants, enfin ce qui il y a des plus important dans une armée, quoi.
- Ah oui… Eux…
Celui qui avait parlé, un quelconque Sous-officier de Semi-section, avait appliqué au mot « eux » une sorte de dédain et de dégoût que l’on emploierais de même pour parler du reste de cassoulet périmé d’il y a trois mois ou de la cuvette des toilettes bouchées suite à une utilisation abusive. Il est vrai que les supérieurs ont toujours eu pour la « plèbe » une sorte de mépris, coincés dans leur illusoire sentiment de puissance qu’ils sont. Druaut haïssait cordialement ces larves se croyant en tous points de vue supérieurs à leurs subalternes, mais qui au final ne servaient pas beaucoup. Druaut, bien qu’étant lui-même assez bien gradé, était de cette race de gens qui prônent l’acte et méprisent les futiles tergiversations. Il jeta un regard faussement attristé en direction du stupide, et repris son raisonnement.
- Bon, je pense que vous avez compris qu’ils ont du tous se faire massacrer là haut, et nous n’avons rien pu entendre car cette salle est isolée.
- Mais alors… Et Hamely ? Et Ekobën ? Et Artanger ? Ils sont… Rrrrh…
- Oui, probablement.
- Et c’est tout ce que ça vous fait ?! Je… Rrrrrh…
Pour la première fois depuis le début de sa piètre existence, Hekares ressentait une véritable affection pour ses amis. C’est un fait notable, car depuis qu’il les connaissait, il avait n’avait cessé de se livrer à d’attristantes banalités, avait vécu une vie parfaitement insipide, et ne considérait ses amis comme ses amis pour la simple raison qu’il fallait avoir des amis. Mais, alors qu’il les croyait déjà morts (Hekares avait une nature extrêmement pessimiste, quand il le voulait), il se rendit compte qu’ils avaient pris une certaine importance dans sa tête. Oui, il les trouvait toujours stupides et méprisables, mais il ressentait une sorte de sympathie à mi chemin entre la compassion et la franche amitié. Sa crise de conscience ne s’arrêta pas là, puisqu’il se trouva que même Katrin, cette horrible parodie de vraie femme, constamment sur-maquillée, dont la blondeur capillaire reflétait à merveille les piètres capacités intellectuelles et la médiocrité convenue de ses réflexions, et qui était à peine assez belle pour exciter les adolescents bouseux d’un village de campagne perdu au milieu de nulle part, même elle réussi à lui manquer. Et pourtant, c’était peu dire qu’il la haïssait.
- Allons, gamin, reprend-toi ! Je plaisantais ! Leur chambre était gardée par Adyne et Maylorii, deux excellentes combattantes, et surtout des mères depuis peu, qui ne laisseront pour rien au monde qu’un enfant soit tué sans leur accord.
- Ouf…
De nouveau, Hekares haïssait ses amis. Tout redevenait normal.
Surement encore bourré de fautes... Mais je ne corrige que longtemps après avoir écrit, sinon je vomis. Oui, c'est stupide.
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 16/02/04 19:23
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Et si, rien que pour déconner, je vous balançais avec le dernier dédain la suite de cette oeuvre proprement sensationelle ? Ah bah oui, tiens, je vais faire ça.
- Bon, je propose que nous montions.
- Sage décision...
- Merci.
Et tout le monde, ou presque, se releva, poussant force grognement soulignant l'effort intense auquel ils se livraient. Hekares s'aida de son couteau à pain géant pour réussir à tenir debout, car cela faisait depuis bien longtemps qu'il était assis, et le peu d'affinités qu'il avait avec le fait sportif faisait de lui une sorte de semi-loque, sans pour autant que l'on puisse véritablement le traiter de loque, car après tout, il ne séchait jamais ses cours de sport. Ce qui n'était pas le cas de tout le monde. N'est-ce pas. Se sente concerné qui voudra.
- Je ne me sens pas concerné, en tout cas.
Oui, mais vous, vous n'êtes pas dans l'histoire, alors si vous vouliez bien... Voila, merci. Après ce bel exemple d'effort collectif, Mélyne s'engagea dans l'escalier sombre, pointant devant elle une arbalète de taille modeste, dont l'aspect prouvait sans conteste qu'il s'agissait d'une arme tout à fait quelconque. Comme quoi, certains savent se contenter de peu. Dans l'autre main, elle tenait une torche, car l'électricité n'avait pas encore été inventée. Une fois qu'ils arrivèrent de nouveau dans le hall, ils ne purent que constater la triste réalité : effectivement, il y avait eu ici une rixe. De ce genre de rixes qui laisse des cadavres ensanglantés et mutilés à l'extrême un peu partout. Ici, les cadavres pouvaient se compter par centaines, et variaient aléatoirement du vert au noir.
- Ils pourraient ranger leurs affaires, quand même...
- Je suis bien d'accord, personne ne pense aux femmes de ménages.
Hekares s'élança vers l'escalier central, qui menait aux étages supérieurs, comme tout bon escalier savait le faire avec le tact et la dignité qui s'impose dans ce genre de situation. Il s'arrêta au second, et se dirigea vers la porte du 56. Celle-ci était entrouverte.
Il poussa celle-ci, et rentra dans la petite salle, plongée dans l'obscurité. Il mit un certain temps à adapter ses yeux à ce noir profond, et put constater au bout de cinq minutes, avec soulagement, que les cadavres d'Ekobën et d'Hamely n'étaient pas là. Par contre, celui d'une charmante jeune femme avait été astucieusement vidé de ses entrailles, et décorait avantageusement le sol un peu tristounet de la chambre. Sûrement une des nouvelles mamans, pensa-t-il, bête. Mais il avait raison.
Puis il pensa à Artanger. Il se rappela qu'il avait été conduit au bloc opératoire, au troisième étage. Il s'y précipita, ne voulant pour rien au monde avoir à regretter la mort d'un être aussi stupide. Là encore, la porte était entrouverte. Hekares en tira la conclusion qu'en situation de crise, les portes avaient tendance à s'entrouvrir.
En fait de bloc opératoire, c'était une petite chambre dans laquelle on avait entassé plusieurs lits qui servait à soigner les blessés. Car Artanger n'était pas seul dans la salle : trois autre mutilés étaient allongés sur les lits moelleux recouverts de couvertures marrons. A côté de son ami étendu, Hekares remarqua une petite table sur laquelle étaient posés divers outils probablement chirurgicaux, certains couverts de sang.
On avait apparemment stabilisé le cas d'Artanger, à l'aide d'un garrot complexe appliqué au niveau du moignon d'épaule de celui-ci. Le tissu en était couvert de sang, mais au moins, il ne pourrait pas aller plus mal. Hekares pris le pouls de son ami, puis se rappela qu'il ne fallait pas le prendre au niveau du nez mais de la carotide ou du poignet. Une faible pulsation se faisait encore sentir. Artanger n'était donc pas mort.
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Dernière mise à jour par : Kröy le 16/02/04 19:28
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 16/02/04 19:30
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Hekares retourna sur le palier et cria à l'intention de ceux en bas, qui cherchaient désespérément des survivants dans cette gigantesque boucherie.
- Est-ce que quelqu'un est compétent en médecine, ici ?
- Oui, moi, j'ai passé plusieurs diplômes, et je vais bientôt exercer le métier de pédopsychiatre.
- Ah bon ? Alors vite, montez, j'ai un ami pas complètement mort, mais qui n'a pas pu se faire guérir, et qui semble dans un état critique.
- J'arrive.
Il arriva. A moitié rassuré, Hekares redescendit d'un pas lent et nonchalant. Une fois au bas de l'escalier, il adressa la parole à Druaut.
- Alors ?
- Presque tous morts... Mais pas de trace de ton ami et de la petite.
- Tant mieux. Euh... Madame, on ne pourrait pas partir à leur recherche, maintenant ?
- Si.
- Eh bien, alors, faisons.
Et ils firent. Il fut toutefois décrété que seuls six hommes partiraient, et que le reste devrait s'occuper des quelques rescapés et surtout de remettre l'immeuble en état ; rappelons que les membres de la MPCPR se démarquaient tous par leur manie de la propreté et de l'ordre. Les six devaient, après avoir retrouvé nos jeunes amis, se rendre directement à l'entrée " Rotule Clinquante ", et s'infiltrer le plus discrètement dans le Réseau Piéton Souterrain afin de comprendre ce qu'il se passait.
Et si nous faisions là la liste des frais héros qui devaient accomplir avec brio cette mission qui, à défaut d'être un importance capitale pour le sort du monde, l'était quand même beaucoup pour leurs propres vies ?
Tout d'abord était présente, bien entendu, la jeune et belle Mélyne.
Venait ensuite Druaut, qui fut désigné, pour avoir démontré un caractère déterminé et revendicatif, comme Maître Second Temporaire.
Hekares était le porteur de l'épée, et ne jouait qu'un rôle symbolique dans cette petite troupe. Il était toutefois très fier.
Puis il y avait Maleströnh, qui avait déjà démontré ses capacités à manier l'arbalète lors du combat dans la cave. Il s'agissait d'un homme aux formes efféminées, au visage élancé et aux traits fins. On le disait homosexuel, mais jamais personne n'avait pu apporter quelque crédulité à cette paillarde hypothèse. Le fait est qu'il émanait de sa personne un charme qui agissait pareillement sur les deux sexes, ainsi qu'une sorte de nostalgie des temps anciens qu'on ne pourrait expliquer plus profondément sans avoir recours à la psychanalyse, qui était encore une science un peu abstraite à l'époque. Il ne se livrait que très rarement aux concours de bite qui étaient légion dans la Milice.
C'était ensuite José. Il s'agissait d'un personnage atypique ; en effet, il n'était guère friand de combat à distance, et avait refusé tous les entraînements au noble art de l'arbalète qui étaient prodigués régulièrement aux nouveaux au sein de chaque section. Et pour cause, José était une brute. Crâne rasé, muscles rebondis constamment mis en avant, il n'était pas pour autant stupide, puisque qu'il était gradé au rang de Contre-Eminent, ce qui se situait approximativement, sur l'échelle hiérarchique Anti-Rationnelle, entre le Sous-Mentionneur et le Maître-Témoin Fantasque. Très haut, donc. A son côté pendait une hache qui n'aurait pas laissé de marbre le plus bourru des bûcherons. Elle était énorme, et ce à tous points de vue.
Enfin venait Ekelienne. Elle faisait partie des rares personnes à avoir échappé à la terrible bataille qui s'était déroulée dans le hall désormais en ruine, pour la simple raison qu'elle était alors en train d'arroser les fleurs situées sur le toit. Bien sûr, elle fut assez surprise, quand elle retourna dans le bâtiment, de voir tous ces gens s'entre-éviscérer, mais plutôt que de jouer les héroïnes sous qualifiées, elle préféra retourner s'occuper de ses plantes là haut, se disant que de toute façon, elle serait plus utile après que pendant. Et pour cause, elle exerçait cette profession qu'il est convenu d'appeler médecin de guerre, et ne connaissait donc rien au noble art du combat. C'est pour ça que Mélyne l'avait choisie, mais aussi parce qu'elle ne désirait que moyennement être entourée de mâles bruyants et avides de fierté mal placée. Ekelienne était jeune : elle allait souffler sa dix-neuvième bougie dans quelques mois. Elle était d'une taille assez modeste, mais était loin d'être laide, et ses cheveux courts d'un noir assez profond entouraient avec bonheur sa mignonne bouille de candide fillette. D'ailleurs, elle l'était, candide, et avait en tête de nombreux stéréotypes éculés sur les malheurs de la guerre, la nécessité de perpétrer le bien, et tout ça. Elle pensait pouvoir aider en s'engageant dans la MPCPR, et elle ne s'était vraisemblablement pas trompée, car ses études de médecine avancées faisaient d'elle une excellente guérisseuse.
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- Mes amis, c'est peut être la dernière aventure de votre vie que vous allez vivre aujourd'hui ! Ah,ça, vous en aurez vu de belles tout au cours de votre vie ! Vous en aurez cassé, de l'Irrationnel ! Vous en aurez piétiné, du pas-normal ! Vous en aurez mangé, du boudin aux pommes !
- Ca oui !
- Mais aujourd'hui, c'est tout autre chose. La belle ville de Kaprï, qui n'est pas vraiment la nôtre, mais qu'on aime bien, quand même, est réduite à l'état de ruine. Et nous devrions laisser faire ? Non, mes amis, nous ne tolérerons pas une telle injustice !
- Ouaiiis ! Bien parlé !
- Alors on va aller voir ce monstre ridicule, et on va lui dépiauter l'échalote ! Il va voir de quel four crématoire on se chauffe, nous, les gens de la MPCPR ! Etes vous avec moi ?
- Ouaiiiiiiiiiiiiiiiis ! Vive Mélyne !
- Mélyne, au pouvoir, Mélyne, au pouvoir ! Mélyne au pouvoir !
- Vas-y Mélyne, montre nous tes... Aïe !
- Allez Mélyne, allez Mélyne, alleeeeez !
- Euh... Madame, faudra quand-même penser à aller retrouver les autres, hein ?
- Oui oui, t'inquiète mon gars.
Le père de Mélyne était un syndicaliste chevronné, et avait tenu bien des meetings en faveur de la réduction des temps de travail au cours de sa vie mouvementée. Cela pouvait sûrement expliquer le talent qu'avait sa fille pour exciter les plus coincées des foules ; elle avait, au fil des quelques années dont elle était dotée, acquis la maîtrise du mot qui déchaîne, et savait appuyer ses dires de gestes fiers et significatifs.
De fait, elle avait acquis à sa cause tous les survivants entassés dans ce vaste hall d'immeuble, même les plus amputés, et les cris de joie à la gloire de la jeune femme retentissaient partout, l'écho doublant cet effet sonore très convaincant. Elle avait réussi à redonner du courage à tout ces désespérés, et même les hommes de la Franche Colombe louaient désormais le charisme de la belle.
Ceci fait, Mélyne pris ses compagnons d'infortune à part, et leur proposa de retourner dans la chambre où étaient sensé se reposer Ekobën et Hamely afin de chercher où ils pouvaient bien s'être enfuis. Une fois là haut, ils purent constater qu'une fenêtre était ouverte, et que celle-ci donnait directement sur une terrasse de graviers qui était en fait le toit d'un petit local où l'on régulait le circuit d'eau alimentant l'immeuble. De cette terrasse, on pouvait atteindre le toit d'un autre immeuble moins haut ; à l'évidence, nos deux amis s'étaient échappés par là. Hekares poussa un soupir de soulagement. Il était donc probable que la jeune femme qui gisait sur le sol de la chambre ait tenté de retenir les assaillants avant qu'on ne lui ouvre le ventre. Avec un peu de chance, elle avait tenu assez longtemps pour les fuyards aient le temps de semer les hommes en vert.
- Passons par là, peut-être trouverons nous des indices quant à leur position.
- Bonne idée.
- Merci.
Mélyne enjamba alors la balustrade de la fenêtre en poussant un petit gémissement auquel les males de la troupe ne furent pas indifférents. Ekelienne, elle savait pertinemment que ce petit bruit était parfaitement volontaire, et faisait partie des nombreux stratagèmes dont dispose la gente féminine pour rendre illusoirement heureux l'homme viril (ou non). Elle eut un petit rire. Auquel les males de la troupe ne furent pas indifférents, d'ailleurs. Mélyne, elle, savait pertinemment que... Enfin, elle savait, quoi.
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 16/02/04 19:35
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Une fois que tout le monde fut sur le toit, il fallut franchir un vide d'environ un mètre cinquante pour arriver sur un autre. L'exercice n'était pas spécialement périlleux, mais Hekares, peu porté sur le sport, comme déjà dit, manqua choir et s'écraser bêtement plusieurs mètres plus bas. Heureusement, José eut la présence d'esprit d'attraper le poignet de notre frêle Héros d'une main vigoureuse. Il n'eut ensuite aucune difficulté à le hisser sur le bord du toit, lui aussi couvert de graviers.
Le groupe se mit alors en quête d'un quelconque indice. Apres quelques minutes à passer le vaste terrain au peigne fin, Ekelienne cria, avec une pointe de joie innocente dans la voix :
- Là, regardez, une poupée !
- Tsss... Croyez moi, Ekobën avait passé l'âge de jouer à la poupée.
- Oui, mais la petite ?
- Elle avait pas de poupée.
- Ah ?
Et Ekelienne de lâcher la poupée, triste. C'est ensuite Maleströnh qui prit la parole, d'une voix apaisante qui inspirait la confiance.
- J'ai relevé plusieurs empreintes de pas dans le gravier. A bien y regarder, ce sont celles de sept personnes bien distinctes, dont une de petite taille. L'une a des bottes aux semelles taillées comme celle de l'uniforme de la Milice.
- Ah, mais oui, c'est Maylorii ! Tu vois, gamin, je t'avait dit qu'une mère ne laissera jamais un jeune enfant tout seul !
- Les autres traces proviennent de bottes plates, celles des hommes de la Franche Colombe j'imagine, sauf une.
- Celle d'Ekobën !
- Bien. Donc, c'est un fait acquis, ils sont passés par ici. Est-ce qu'il est possible d'atteindre l'autre toit, depuis celui-ci ?
- Non madame. Celui où nous sommes est trop bas par rapport au suivant.
- Donc ils sont obligatoirement rentrés dans cet immeuble.
- Et ça tombe plutôt bien, parce qu'il y a ici une trappe qui me semble y mener tout droit.
- Effectivement, je ne vois pas vraiment où est-ce qu'elle pourrait nous mener ailleurs.
- Certes.
José alla alors soulever la trappe dont il était question, qui s'averra assez légère, ce qui rendait plus crédible encore l'hypothèse qu'Ekobën, Hamely et Maylorii l'aient emprunté. Comme ils avaient apparemment eu une certaine avance grâce au sacrifice de Adyne (car c'était elle, la belle éventrée de la chambre 56), et que la trappe n'était pas détectable au premier coup d'œil, puisqu'elle était recouverte par les graviers, les trois fuyards avaient sûrement trouvé le temps de se cacher, d'autant plus que l'immeuble était vaste, bien que moindre par rapport à celui où avaient élu domicile les membres de la MPCPR.
-------------------- "Ah. Ouh. Papillon."
Jean Louis Murat, Génie de la Transcendance Musicale Sub-Consensuelle.
"Oh. Je veux dire : Oh."
Un béotien.
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 16/02/04 19:37
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Soudain, Druaut, qui était allé regarder la rue par-dessus le toit, avertit ses compagnons.
- Eh, les gars, y'en a deux qui sont postés devant l'entrée de l'immeuble !
- Pas grave...
- Je pourrais m'en occuper, si vous le vouliez...
Maleströnh avait mis dans sa voix, toujours aussi calme, une sorte de teinte légèrement jubilatoire. Apparemment, le fait de tuer ne lui proposait pas de problème outre mesure, bien au contraire.
- Fait, Maleströnh, fait...
Il attrapa alors l'arbalète de précision qui pendait à son dos, posa son pied contre le rebord du toit, et pointa son arme en contrebas. Il plaça son œil dans la lunette de visée, et tira un premier carreau qui fila, silencieux comme la mort, pour s'abattre juste sur le crâne d'un premier personnage. Celui-ci émit à peine une petite toux rauque en mourrant sur le coup. Par contre, il cracha un jet de salive ensanglantée, ce qui éveilla les soupçons de son compagnon. Puis il s'écroula sans finesse. Et déjà, un second carreau partait, tout aussi rectiligne et mortellement discret que le premier. L'homme eut tout juste le temps de lever la tête avant que le trait ne l'atteigne au front. Il s'affala sur le cadavre de son camarade. Le tout s'était réalisé en l'espace d'une dizaine de seconde à peine, et pas un bruit n'avait troublé le calme exceptionnel de la rue du Papillon Avili.
- Voila qui est fait, je pense...
- Oui, je pense aussi. Maintenant nous pouvons rentrer. Et s'il vous plait, soyez discret...
Le groupe se faufila dans la petite ouverture prodiguée par la trappe, pour se retrouver dans une petite salle sombre dont la porte était grande ouverte, et accessoirement brisée. Ce local devait donc être réservé au concierge, mais sur le moment, personne ne jugea nécessaire de s'en faire la faire la remarque. La porte fracassée donnait sur un couloir qui passait devant latéralement. Il était impossible de savoir ce qu'il y avait à gauche comme à droite. Mélyne décida de passer la tête dans l'encadrure pour avoir une idée de la configuration des lieux. Ce qu'elle fit, car après tout, c'est elle qui donnait les ordres, alors si elle laissait sa propre personne se livrer à l'insubordination, elle risquait de paraître bien peu crédible aux yeux de ses subalternes.
Le couloir, vaguement éclairé par une torche posée au sol, se déroulait vers la droite, et une dizaine de portes numérotées parsemaient ses murs. Tous ces nombres commençaient par trois cent, ce qui signifiait que cet étage était le troisième. Ou le quatrième, si on compte le rez-de-chaussée. Mais d'habitude, on ne le fait pas. Un détail attira l'œil de notre blonde enfante : une petite table à roulette était renversée en plein milieu du couloir, et à ses cotés gisaient, outre le cadavre d'une créature monstrueuse comme on avait pris l'habitude d'en voir un peu partout, une carafe en verre brisée, des draps et des assiettes qui avaient du contenir des plats plus ou moins succulents. Alors, Mélyne se rappela : le bâtiment où ils se trouvaient n'était autre qu'un hôtel, " Le Jean la Fouge Kaprï ", peu luxueux mais assez vaste, ce qui allait rendre la partie de cache-cache encore plus complexe. En principe.
Elle en avertit ses compagnons, puis leur fit signe de s'engager dans le couloir, car il n'y avait personne. Celui-ci débouchait à droite sur une porte à double battant, que Mélyne poussa discrètement afin de jeter un oeil. De l'autre côté, elle apperçut un pallier assez vaste, au bout duquel se trouvait une porte qui faisait front avec celle où la jeune Maîtresse se trouvait, et dont un large escalier descendait, juste avant qu'un cri tonitruant ne retentisse, troublant le calme dérangeant de ce bâtiment abandonné.
- Eh, ils sont là ! Venez vite, les gars !
- Hiiiiiiiii !
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 16/02/04 19:45
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Soudain, Druaut, qui était allé regarder la rue par-dessus le toit, avertit ses compagnons.
- Eh, les gars, y'en a deux qui sont postés devant l'entrée de l'immeuble !
- Pas grave...
- Je pourrais m'en occuper, si vous le vouliez...
Maleströnh avait mis dans sa voix, toujours aussi calme, une sorte de teinte légèrement jubilatoire. Apparemment, le fait de tuer ne lui proposait pas de problème outre mesure, bien au contraire.
- Fait, Maleströnh, fait...
Il attrapa alors l'arbalète de précision qui pendait à son dos, posa son pied contre le rebord du toit, et pointa son arme en contrebas. Il plaça son œil dans la lunette de visée, et tira un premier carreau qui fila, silencieux comme la mort, pour s'abattre juste sur le crâne d'un premier personnage. Celui-ci émit à peine une petite toux rauque en mourrant sur le coup. Par contre, il cracha un jet de salive ensanglantée, ce qui éveilla les soupçons de son compagnon. Puis il s'écroula sans finesse. Et déjà, un second carreau partait, tout aussi rectiligne et mortellement discret que le premier. L'homme eut tout juste le temps de lever la tête avant que le trait ne l'atteigne au front. Il s'affala sur le cadavre de son camarade. Le tout s'était réalisé en l'espace d'une dizaine de seconde à peine, et pas un bruit n'avait troublé le calme exceptionnel de la rue du Papillon Avili.
- Voila qui est fait, je pense...
- Oui, je pense aussi. Maintenant nous pouvons rentrer. Et s'il vous plait, soyez discret...
Le groupe se faufila dans la petite ouverture prodiguée par la trappe, pour se retrouver dans une petite salle sombre dont la porte était grande ouverte, et accessoirement brisée. Ce local devait donc être réservé au concierge, mais sur le moment, personne ne jugea nécessaire de s'en faire la faire la remarque. La porte fracassée donnait sur un couloir qui passait devant latéralement. Il était impossible de savoir ce qu'il y avait à gauche comme à droite. Mélyne décida de passer la tête dans l'encadrure pour avoir une idée de la configuration des lieux. Ce qu'elle fit, car après tout, c'est elle qui donnait les ordres, alors si elle laissait sa propre personne se livrer à l'insubordination, elle risquait de paraître bien peu crédible aux yeux de ses subalternes.
Le couloir, vaguement éclairé par une torche posée au sol, se déroulait vers la droite, et une dizaine de portes numérotées parsemaient ses murs. Tous ces nombres commençaient par trois cent, ce qui signifiait que cet étage était le troisième. Ou le quatrième, si on compte le rez-de-chaussée. Mais d'habitude, on ne le fait pas. Un détail attira l'œil de notre blonde enfante : une petite table à roulette était renversée en plein milieu du couloir, et à ses cotés gisaient, outre le cadavre d'une créature monstrueuse comme on avait pris l'habitude d'en voir un peu partout, une carafe en verre brisée, des draps et des assiettes qui avaient du contenir des plats plus ou moins succulents. Alors, Mélyne se rappela : le bâtiment où ils se trouvaient n'était autre qu'un hôtel, " Le Jean la Fouge Kaprï ", peu luxueux mais assez vaste, ce qui allait rendre la partie de cache-cache encore plus complexe. En principe.
Elle en avertit ses compagnons, puis leur fit signe de s'engager dans le couloir, car il n'y avait personne. Celui-ci débouchait à droite sur une porte à double battant, que Mélyne poussa discrètement afin de jeter un oeil. De l'autre côté, elle apperçut un pallier assez vaste, au bout duquel se trouvait une porte qui faisait front avec celle où la jeune Maîtresse se trouvait, et dont un large escalier descendait, juste avant qu'un cri tonitruant ne retentisse, troublant le calme dérangeant de ce bâtiment abandonné.
- Eh, ils sont là ! Venez vite, les gars !
- Hiiiiiiiii !
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 16/02/04 20:25
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A ce moment, la porte à l'autre bout du pallier s'ouvrit en grand, et un homme en robe apparut, noble et redoutable, le fusil à la main, la haine au visage. Il courrait à vive allure, et allait pour se précipiter vers l'escalier, en bas duquel provenaient les cris entendus tantôt. Mais Mélyne était vive, son jeune âge aidant, et c'est d'un bras expert qu'elle pointa son arbalète en direction du fâcheux personnage. C'est aussi d'un doigt expert qu'elle pressa la détente. Le projectile fila à toute vitesse et percuta plus qu'il ne transperça son épaule. L'homme fut projeté sur le côté et s'écroula, tandis que, déjà, les six guerriers émérites entraient dans ce hall aux dimensions dantesques. José, plus discret que sa carrure ne le laissait croire, se faufila avec une grande rapidité vers l'escalier d'un pas coulant, et égorgea ce premier ennemi du fil du tranchant droit de sa hache. Puis il fit signe aux autres qu'ils pouvaient approcher ; Maleströnh alla se poster par-dessus la balustrade surplombant le vide de cette immense cage d'escalier, de sorte qu'il pouvait abattre quiconque se trouvait sur le pallier du second étage. Les autres vinrent s'accroupir auprès de José. Et Hekares ne put qu'admirer une telle démonstration de professionnalisme. D'ailleurs, il faillit applaudir, mais Druaut, qui était le seul à ne pas encore être à accroupi, eut la présence d'esprit de lui attraper les deux mains juste avant qu'elles ne se rencontrent.
Mais l'heure n'était déjà plus à la discrétion, et de premiers tirs se faisaient maintenant entendre. Le remue ménage occasionné par là course poursuite qui déjà s'engageait se faisait de plus en plus proche, et personne ne fut surpris lorsque les battants de la double porte gauche du palier du second pallier s'ouvrit avec fracas, laissant apparaître Ekobën, qui portait dans ses bras la petite Hamely, suivis d'une jeune femme point trop laide mais qui semblait blessée à la côté, et qui peinait à courir. Elle tirait derrière elle, sans même regarder, dans le seul but de ralentir ses poursuivants. Tous semblaient épuisés.
- Par ici ! Par ici !
Ceci hurlé, Mélyne adopta une posture la plus stable qu'il soit possible d'avoir sur des marches d'escalier, et épaula son arme. José jeta un œil à Hekares qui paniquait avant même d'être impliqué dans un quelconque combat.
- Allez, suis moi, gamin, montre moi ce que tu peux faire de beau avec ton couteau à pain...
Avant de d'effectuer un saut magistral autant que peu gracile, qui lui permit d'atterrir lourdement sur le pallier en dessous. Hekares, qui appréhendait le fait d'être ridiculisé encore plus que celui de mourir, le suivit d'un pas qui se voulait convaincu. Il serrait fermement entre ses mains faiblardes le manche ouvragé de son arme aux proportions gigantesques. Alors qu'il arrivait au pied des marches, il croisa son ami Ekobën, tout en sueur, ainsi que la jeune maman-gardienne, qui arborait un air hargneux. Il leur adressa un geste de la main, mais seule Hamely lui répondit, d'un sourire niais. Il fallait bien dire qu'elle jouait à merveille le rôle du fardeau malgré lui.
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 16/02/04 20:30
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Un premier homme en vert déboucha d'entre les deux battants de bois de la porte, fusil fumant pointé vers l'avant. Maleströnh, qui était pourtant déjà prêt au tir, manqua sa cible ; sans doute ne s'attendait-il pas à ce qu'elle mesure à peine 1m20. Mais pour aussi petite qu'elle fut, la dite cible n'en était pas moins véloce, et c'est avec un certain sens de l'esthétisme qu'elle effectua une habile roulade avant, avant de se positionner sur un genoux et de tirer en direction de la balustrade. Maleströnh esquiva, se retrouvant couvert de copeaux de bois détachés par les plombs chauffés à blanc, et se remit en place. Un duel s'était engagé entre les deux hommes, et leur fierté voulait que pour rien au monde ils ne se laissent disputer le titre de meilleur tireur de tous les temps.
José se fit un plaisir de mettre fin à de telles futilités en abatant avec vigueur et jubilation la lame acérée de sa hache sur le crâne chauve de cet acrobatique personnage. Mais déjà, deux nouveaux contrariants se présentaient sur le pas de la porte. Maleströnh ne pouvait donc rien faire, ce qui le frustrait énormément, surtout après l'acte totalement irrespectueux de son brutal camarade. De dépit, il jeta son arme à terre, et sortit de sa poche une cigarette roulée à la main.
La scène pouvait désormais se décrire comme suit : deux hommes en verts, situés derrière la porte gauche du palier, pointaient leurs fusils de façon plutôt belliqueuse. José et Hekares leurs faisaient face, tenant fermement leurs armes de contact, qui seraient sûrement plus efficace en combat rapproché, sinon on ne les aurait pas appelées comme ça. Ekobën, Hamely et Maylorii étaient réceptionnés par Druaut, Ekelienne et Mélyne. Enfin, Maleströnh, ourdissait de sinistres complots en fumant d'un air mystérieux et réprobateur.
- Alors, mes petites tafioles, on a mis sa robe pour sortir ce soir ? Le pa-pa-tron-tron a dit qu'on pouvait aller s'éclater comme des folles dans la capitale ? Youhou, qu'est-ce qu'on s'amuse, pas vrai ? Allez, gamin, montre leur que rien ne vaut une bonne vieille lame en acier trempé pour de vrais combats...
- Tu parles trop, espèce de masse de muscle, et au final pour dire pas grand-chose. Tu veux tester l'effet steak à pattes ? Tu verras, on fait ça très bien depuis qu'on est passé à la civilisation et qu'on a inventé le mot technologie... Vas-y, Raoul, débite moi ce tas de graisse en tranches pleines de couenne, mon fils adore ça.
- Ok.
Et ainsi : Boum. Boum. Chtink. Argh. Boum. Clic. Clic. Boum. Chlung. Chtuink. Chtroch. Argh. Boum. Boum. Aïe. Chtronk. Chlurk. Chlurk, Chlurk Chlurk. Beuaaaaaarrrrrh...
Les deux hommes de main du machiavélique Baron gisaient au sol dans de grandes marres de sang. Le torse du premier avait été réduit à l'état de pulpe par une succession de forts coups de haches, et les entrailles liquéfiées se mêlaient avec les os transformés en poudre immonde pour former une grande bouillie compacte qui s'étalait sur toute la surface de son corps. L'autre avait seulement été décapité.
- Médecin.
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 16/02/04 20:33
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José avait un sens de l'humour que peu de gens pouvaient apprécier à sa juste valeur. De fait, personne ne ri à sa blague. Hekares, qui était habitué aux jeux de mots lamentables d'Artanger, aurait pu au moins sourire, s'il n'était pas étendu au sol, une grande tâche de sang relevant avec esthétisme le blanc cassé de son pantalon de tissu. La brute mit un certain temps à le remarquer, trop amusé qu'il était par les cadavres mutilés de ses ennemis.
- Et ********... On va vraiment avoir besoin d'un médecin, là !
- Oui, bah je peux pas m'occuper de tout le monde, aussi, hein !
En effet, Ekelienne s'occupait déjà du cas de Maylorii, qui avait été touchée aux côtes gauches, et qui souffrait le martyr. Elle poussait des ahanements de jument sur le point d'accoucher, tandis que notre jeune médecine tentait avec difficultés de retirer les balles du corps.
- Il va falloir pratiquer une incision entre là et là, sinon je vais jamais y arriver.
- Hein ? Mais je vais crever de douleur, moi !
- Oui, c'est vrai.
Et Ekelienne de lui assener un violent coup de poing sur le crâne. La jeune mère décrispa son corps, et tomba dans les spirales vaporeuses de l'inconscience comatique.
- C'est la première fois que tu fais ça, non ?
- Si, mais dis donc, qu'est-ce que ça défoule !
La jeune femme commença alors sa délicate opération en utilisant les outils qui fourmillaient dans sa petite mallette rouge : plusieurs scalpels de tailles différentes, des bandes de tissus, des compresses, des pincettes, des ciseaux, une petite sonde... Elle dégageait une aura de professionnalisme dont personne dans les environs, malgré une plus grande expérience, ne pouvait se targuer. Bientôt, elle put clamer sa victoire sur l'anatomie humaine, en exhibant fièrement les trois plombs qui avaient percé l'enveloppe corporelle de la douce Maylorii.
Pendant cet épisode médical, Ekobën était redescendu voir son ami blessé, porté par une soudaine vague de solidarité. En vérité, il ressentait les mêmes sentiments que ceux d'Hekares un peu plus tôt : il savait pertinemment que si ce grand dadais venait à mourir, il en serait tout triste, et ça, il ne voulait que cela ne se sache pour rien au monde. Il se pencha donc et pris sa main.
- Ben dis donc, Hekares, tu t'es rudement bien débrouillé avec ton couteau à pain !
- Meeer... Ciiii...
- Bah, de rien, c'est naturel, chez moi, de faire des compliments, tu le sais bien...
- Fouuus-toiiii... De ma... Gueuuuule...
- Mais non, que vas-tu croire... En tout cas, on s'est fait sauver par une dame, tu l'aurais vue... Pfiiiiou, une véritable beauté !
- Je l'aiiii vue...
- Ah bon ?
- Ouaiiiiis... Rrrrh... Putain, ma jambe...
- Et sinon, on va faire quoi, là, enfin après qu'ils en aient fini avec toi ?
- Ta gueuuuule... J'ai maaaal...
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 16/02/04 20:38
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Une fois qu'elle en eut fini avec Maylorii, Ekelienne pris ses affaires et descendit auprès d'Hekares et d'Ekobën.
- Oh, le beau trou dans la jambe... En tout cas, tu t'es bien débrouillé, gars, moi j'ai jamais pu me servir d'aucune arme, ça me fait trop peur...
- Meeeer... Ciiii...
- Bah, de rien.
Et elle se livra de nouveaux aux même chirurgicales manipulations qu'elle avait effectuées quelques minutes plus tôt. Toutefois, elle fut obligée de confectionner une attelle avec un manche de balais traînant dans les environs, afin que la jambe de notre Héros ne se plie par, car les nerfs avaient étés touchés. Enfin je pense. A vrai dire, mes connaissances en médecine se résument à l'application d'un pansement sur le bobo d'un enfant trop turbulent. Donc, les étudiants en médecine m'excuseront si mon prétexte pour mettre une attelle à Hekares paraît totalement stupide.
- Bon, et maintenant, on va voir les autres.
- Ouais, ouais...
- Les autres étaient justement en pleine discussion. Le sujet en était : " Doit on amener Hamely, qui pourrait, de par ses origines divines, nous servir si l'on veut établir une quelconque discussion avec Floush'h ? Ou doit on la renvoyer avec Maylorii et Ekobën au poste avancé Purification et Damnation pour Kaprï la Grande ? ". Oui, cela peut paraître un peu pointu, comme sujet, mais les circonstances faisaient que rien ne devait être laissé au hasard.
- Mais enfin, vous n'allez pas emmener cette pauvre petite fille, qui a déjà vécu les pires horreurs aujourd'hui, dans cet enfer sous terrain !
Disait Maylorii, qui tenait Hamely serrée dans ses bras.
- Ecoutez, Maylorii, je comprends vos appréhensions, mais la situation nous pousse à en venir à de telles extrémités. Si nous pouvons éviter un combat contre un enfant de Dieu, autant le faire, ne croyez vous pas ?
Lui rétorquait Mélyne, en prenant le ton le plus militaire qu'elle pouvait, bien qu'elle ait elle aussi une certaine affection pour ce " bout de choux " (cf. " Dictionnaire Technique des Appellations Aimables à Chaleureuses en Enfantologie à l'Usage des Pédopsychiatres et des Ignares ", disponible vous savez où). Mais elle s'était rappelée le détail que lui avait fourni Hekares alors qu'ils remontaient l'escalier vers le hall d'entrée de l'immeuble de la rue du Papillon Avili : Floush'h, au lieu de dévorer l'enveloppe corporelle de la petite fille, lui avait fait un signe de la main. Peut-être éprouvait il de la sympathie pour elle, peut-être ressentait-il l'ascendance divine et la similitude du sang qui coulait (plus ou moins) dans leurs veines ? Si c'était le cas, et si surtout il comprenait le langage humain, ce qui était loin d'être établi, alors il y avait un espoir d'échapper au combat... Et connaissant les caractéristiques de la bête, cela ne pouvait être que bénéfique à toute l'équipe.
- Ou alors, si vous voulez absolument briser la vie de cet enfant, je viens avec vous !
- Ouais, moi aussi !
Cria Ekobën, qui ne se sentait pas spécialement de sauver le monde, mais qui avait Maylorii en forte estime. Enfin, il la trouvait jolie. Enfin bonne. Bref, s'il pouvait l'impressionner d'une manière ou d'une autre, il devrait bien réussir à sortir avec elle. Pensait il. Après tout, elle n'avait que cinq ans de plus que lui !
Il avait eu l'occasion, lors de l'attaque du poste avancé par les hommes du Baron de la Franche Colombe Musquée, de perfectionner son tir, et avait abattu trois belligérants, dont deux membres de la MPCPR par accident. Après tout, il pourrait bien mettre son arc au service de la communauté. Et de la poitrine de Maylorii. Et de sa vie amoureuse.
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 16/02/04 20:40
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- Et moi, je vais faire comment, avec ce truc à la jambe ? Déjà que j'ai du mal à manier mon épée...
- Epée ? Couteau à pain, tu veux dire, non ?
- Oui, voila, avec mon couteau à pain, alors si en plus je suis handicapé, je me demande à quoi je vais bien pouvoir servir !
- Bah, tu resteras un peu en arrière...
- Nan nan nan, je l'ai vu combattre, ce gamin, et je peux vous dire qu'il s'est rudement bien débrouillé, pour un débutant ! Il viendra se battre à mes côtés, en vrai homme !
- Ben oui, mais et ma jambe ?
- Bouaaaah, c'est rien, ça, j'ai vu bien pire ! Tiens, un de mes amis, quand j'étais dans la guérilla Andollaise...
Oui, José avait fait parti, dans sa toute jeune jeunesse, des Forces Révolutionnaires Armées et Pressées d'En Découdre, menaient à l'époque un féroce combat contre la Police Politique du territoire d'Andoll, qui était le port le plus proche de Kaprï. Ah oui, au fait, Kaprï était elle-même un port, mais étant donné le peu de marchandises que produisait le territoire Occitantais, et la faiblesse du PIB de celui-ci il n'était que très peu utilisé, ce qui explique que je ne vous l'ai pas signalé lorsque nos personnages sont entrés en son enceinte maléfique. Voila qui est dit. José, lui, avait rejoint la Milice Préposée Aux Choses Peu Rationnelles lors de l'instauration de la démocratie en Andoll, pour la bonne et simple raison qu'il n'avait que ça à faire.
- ..., n'avait pas de bras ; cela ne l'empêchait pas d'être le meilleur lancier que j'ai jamais rencontré ! Ah, il fallait le voir, percer des cages thoraciques en poussant des mugissements d'ânes mourrant, éborgner à vie des oppresseurs qui se croyaient invincibles avec leurs armures pare-balle... Et puis il y avait Frida. Aaaah, Frida, Frida et ses deux haches à double lame qu'elle maniait tel un grizzly sanguinaire, Frida et ses 95 kilos, Frida et sa poitrine généreuse, Frida et... Enfin Frida, quoi.
- Oui. Et ?
- Eh bien, tout ça pour te dire que je vais pas te laisser derrière avec toutes ces fillettes à arbalètes pour la simple raison que tu as la jambe en attelle.
Maleströnh, qui était adossé à la rambarde, et qui fumait toujours la même cigarette, jeta un regard goguenard à son camarade de peu de subtilité, et lui dit, un sourire à la fois ironique et mélancolique au lèvres, comme d'habitude en fait :
- Eh bien ne compte pas sur moi pour te sortir du pétrin quand tu auras un mariole qui t'attaquera par derrière, petit malin. Tu m'a déjà volé ma cible tout à l'heure, alors crois-moi, ta mort ne fera qu'apaiser mon aigreur...
- C'est ce que tu dis à chaque fois, Mal'.
- Bah, tu verras bien.
- Bon, vous arrêtez, tous les deux ? Il faut prendre une décision : on emmène la petite ou pas ?
- On a qu'à voter.
- Oui, tiens, votons...
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Jean Louis Murat, Génie de la Transcendance Musicale Sub-Consensuelle.
"Oh. Je veux dire : Oh."
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 16/02/04 20:46
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Et on vota. Comme quoi le vote est une activité comme une autre, puisque cela faisait déjà deux fois en peu de temps qu'ils le pratiquaient, et les compagnons ne s'en lassaient pas le moins du monde.
A l'unanimité, on décida d'emmener la petite. Même Maylorii se dit qu'ainsi, elle pourrait être encore plus avec, et qu'elle pourrait la tenir dans ses bras, et qu'elle pourrait lui faire des poutous-poutous, et tout ça. Et donc, la compagnie se composait désormais de neufs membres.
Mais, et si, dans un souci de parité littéraire poussé, nous décidions de décrire plus en détail la belle Maylorii, sujet de l'admiration bornée de notre sot Ekobën, qui n'était que ce qu'il était ?
Que dire, sinon qu'elle avait les cheveux bruns attachés en une volumineuse queue de cheval, malgré quelques petites mèches qui pendaient devant son charmant minois, ce qui en vérité ne faisait qu'accroître sa beauté faciale. Ses yeux étaient d'un bleu pâle et triste, mais son visage élancé inspirait une certaine joie, mêlée à une certaine nuance de sérieux réconfortant, qu'elle avait hérité de son récent accouchement, et toutes les responsabilités qui allaient de pair avec ce genre d'évènements. Elle n'était à proprement parler ni grande ni petite, mais ses épaules rondes et sa silhouette stable caractérisaient un corps sportif. Pour ce qui est de son tempérament, il conviendrait de dire que Maylorii était ce que l'on aime à appeler une joyeuse de nature ; rares étaient les moments où elle perdait cette lueur de bonheur qui émanait de son visage semi-celeste, sauf en situation extrême, comme cela avait été le cas lorsque Hekares l'avait aperçue avec cette expression hargneuse dans l'escalier. Des fois, aussi, quand elle voulait faire caca. Le père de son enfant était parti avant même l'accouchement, probablement effrayé par le poids des responsabilités, l'incapacité à éduquer son prochain, et tout ce genre de choses qui cachent une profonde médiocrité et une fainéantise à toute épreuve. De fait, elle s'occupait seule de son enfant, âgé de deux mois, et le considérait, comme une grande majorité de jeune mères, comme la première merveille du monde. Attitude qui ne peut que conduire à une mentalité future détestable, égoïste et je-m'en-foutiste, que les enseignants constatent à leur grand dam à chaque réunion parents-professeurs où les dits parents ne font que se perdre en plaintes incessantes sur la santé, les heures de travail et le non-traitement à sa juste valeur de leur enfant. Mais on n'en était pas là, et Maylorii avait encore du temps pour changer son attitude. Si elle ne meurt pas au cours de l'aventure, bien sûr.
Ah, rien ne vaut une bonne description pour clarifier les situations, croyez moi. Une fois le vote accompli, on fouilla les corps, mais rien n'intéressa qui que ce soit, pas même les si terrifiants fusils, auxquels personne ne voulait s'essayer. Par conséquent, après avoir passé un petit coup de balais et cachés les corps pour éviter ce sinistre spectacle à d'improbables visiteurs, le groupe sortit du " Jean la Fouge Kaprï ". Dehors, en plus des deux cadavres abattus par Maleströnh, un homme de la MPCPR attendait dans le froid pénétrant de cette nuit d'un rouge trop foncé pour être naturel, soufflant sur ses mains pour leur éviter une immobilisation éternelle. Quand nos amis furent dehors, il héla Mélyne et lui tint ces paroles.
- Mélyne, on vient de recevoir un pigeon voyageur de la Maison Mère, à l'instant.
- Ca alors ? Et il dit quoi ?
- Lui, rien, ce n'est qu'un pigeon, mais le petit papier qu'il transportait nous indique que des renforts vont arriver de Panurge sur Plane dans quelques heures, mais que le Baron a lui aussi envoyé un contingent d'hommes apparemment suréquipés vers la ville.
- Oui, et quand on connaît la vision qu'à ce cher De la Franche Colombe Musquée du terme "suréquipé", il y a de quoi s'inquiéter... Il nous faut faire vite !
- Moi je ne demande que ça...
- Eh bien alors allons-y !
Le messager retourna donc au poste avancé, et la compagnie pris la rue du Papillon Avili vers l'est, en direction de l'entrée " Rotule Clinquante du RPS ".
C'est la fin de la partie première sur Hekares. Après, c'est Katrin. Parcequ'on l'aime bien, tout compte fait. Oui.
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Dernière mise à jour par : Kröy le 18/02/04 20:40
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 18/02/04 20:51
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Ca alors, il existe... Bon, comme cette suite est déjà écrite, je jongle avec et la laisse choir sur ces sombres pages qui, il est vrai, font très mal aux yeux. Attention, cette suite, en plus d'être particulièrement pas drôle, ne présente qu'un intérêt modéré dans l'histoire. Comme à peu près 90% des chapitres restants. En fait, le chapitre 1 était pas mal. Je trouve.
Partie seconde : De Katrin.
Plus elle cherchait, plus Katrin se tenait le raisonnement suivant : trouver du bois dans un hall d'escalier n'est pas la chose la plus aisée qu'elle ai jamais eu à faire. Le béton était une matière certes totalement révolutionnaire, mais qui n'était que très moyennement inflammable ; de plus, détacher des pans de ces murs solides tels le roc ne serait pas une sinécure, surtout lorsqu'on connaissait ses capacités physiques. Il fallait bien avouer qu'elle avait passé plus de temps dans sa vie à s'occuper de son image de marque qu'à pratiquer cette activité tellement terre-à-terre qu'était le sport. Et puis, pousser des cris stridents et suraigus, en plus d'être particulièrement jouissif, lui évitait le moindre effort en cas de situation critique. A l'entente de ce son insupportable, tout mâle se sentait obligé de venir en aide à la frêle jeune fille de 17 ans qu'elle était, et elle n'avait de ce fait jamais à pratiquer le moindre effort.
Mais voila qui n'arrangeait pas ses affaires : elle aurait beau crier, elle connaissait trop bien ses " amis " pour savoir qu'ils ne bougeraient pas du moindre petit centimètre pour venir l'aider dans la tâche ardue qu'ils lui avait imposée sans concertation préalable. Pourquoi ne construisait-on pas ces immeubles hideux en bois ? Au moins, cela leur conférerait un charme montagnard qui rendrait les mornes habitants de cette ville gigantesque un peu plus heureux. Et en plus, on pourrait enfin faire des feux de bois sans avoir à chercher des heures dans un hall d'escalier puant le miel et le navet à en vomir par terre.
D'un autre côté, si les architectes avaient eu ce trait de génie, la ville se serait transformé en véritable chaîne de brasiers, et aurait brûlé en quelques instants. Et puis, le bois, c'est bien joli, mais il fallait le trouver, et ce n'est pas avec la petite forêt de la Pervenche Démasquée, qui jouxtait le village de Saint-Beligérant-l'Attrape-Nigaud, et qui était la seule de tout le continent-île, que l'on trouverait matière à loger des milliers, peut-être même des millions d'habitants. En plus, ce n'est pas très résistant comme matière, alors si c'est pour supporter des dizaines d'étages comme c'était le cas les quartiers les plus pauvres, autant sauter dans un torrent tout de suite, la probabilité de mort violente était strictement la même. Au bout du compte, c'était une idée complètement stupide, et Katrin regretta ne serai-ce que de l'avoir conçue. Mais il fallait dire, elle était tellement énervée...
Soudain, alors qu'elle fouillait le contenu d'un boîte aux lettres, au rez-de-chaussée, Katrin sentit une main vigoureuse lui enserrer le poignet, tandis qu'une autre lui bâillonnait la bouche ; elle n'eut pas même le temps de pousser un de ses cris alarmants, et se retrouva en l'espace de deux secondes au dehors du bâtiment, encerclée d'une trentaine de curieux personnages vêtus de robes d'un vert foncé assez baroque, qu'elle n'aurait eu cesse de louer si elle avait été devant une devanture de magasin, mais auquel elle fut totalement indifférente dans le contexte qui est le notre.
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 18/02/04 20:56
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- Enfin la voila, cette petite peste !
- C'est marrant, moi je la voyais plus jeune, quand même...
- Ecoute, je doute qu'il y ai beaucoup de " jeunes filles aux cheveux blonds " dans cette ville, depuis que Floush'h a fait son boulot, alors je te prie de ne pas commencer à douter de ma trouvaille, espèce d'escroc.
- Eh bien, il y a tout de même la MPCPR qui s'est installée à l'Est...
- Oui, mais cette fille là ne porte pas de costume noir, à ce que je sache, ou alors la notion de noir a considérablement évoluée depuis mes années de maternelle.
- Oui, là ce serait plus rose, vous voyez...
- Merci, je ne suis pas daltonien. Bon, allons au planeur, histoire qu'on en finisse avec cette histoire de réincarnation à la noix...
- Attendez, et si c'était un leurre ?
- Oh, écoutez, ce n'est plus l'heure de faire ce genre de suppositions.
- ...
- L'heure... Leurre... Il y avait un jeu de mot !
- Ah oui ! Très bon, chef, très bon ! On y va ?
- Oui oui, allons-y...
Le mystérieux engin qu'avait désigné le chef de patrouille Jan se situait en plein milieu de la rue du Scribe Atterré, qui elle-même se trouvait à plusieurs pâtés de maison environ de la rue de la Grenouillère Mal Ajustée, qui était celle où les intrigants personnages se tenaient. Il s'agissait d'une grande barge creuse, assez vaste pour accueillir tout ce beau monde, et qui était surplombée par une grande surface de toile beige en forme de flèche qui pointait vers l'avant, le tout tenant par un complexe système de tiges métalliques et de câbles. A l'avant se trouvait une petite cabine suspendue dans le vide, qui, selon toute logique, devait être réservée au conducteur de la machine.
Katrin, qui n'avait encore pipé mot, ni qui que ce soit d'ailleurs, ne put que s'extasier devant une telle débauche de technologie. Ah, que les charrues à bœufs de son village natal lui semblaient désuètes, désormais ! Et comment ne pas admirer les fines gravures qui donnaient aux côtés de ce véhicule un air de fresque épique, et qui permettaient de mieux dissimuler les nombreuses petites trappes desquels devaient sûrement sortir des canons en situations de combat ! Elle était prête à demander l'hébergement à ces hommes certes un peu brutaux et peu enclins à la galanterie, mais qui devaient être de charmante compagnie une fois que l'on s'y soit accoutumé. C'était oublier qu'elle était désormais leur prisonnière, et que donc elle était plus ou moins conviée à partager l'espace d'un temps indéterminé leur habitation, dont elle attendait d'ailleurs les plus grandes merveilles, après cette première démonstration de potentiel technologique. Ah, qu'elle était pressée. La sotte.
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 18/02/04 20:59
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A celui qui me lit, puisqu'apparemment il existe : dois-je discerner une quelconque note d'ironie mal dissimulée dans cette expression par trop flagornatrice : "blagouzes rato-dilatatoires patiemment approfondies et sans cesse renouvelées.
" ?
Une fois que chacun fut installé, c'est-à-dire fermement attaché aux bancs prévus pour les passagers par des lanières de cuir, un homme poussa un long coup de sifflet. Une violente secousse fit alors s'ébranler la structure métallique du véhicule, qui fut soudainement poussé vers l'avant à une vitesse prodigieuse. La rue était à peine assez large, et l'exercice semblait quelque peu bancal, mais le pilote devait être compétent, puisqu'à aucun moment il ne fit percuter les ailes du planeur avec les immeubles en flammes alentours. Katrin jeta regard à l'arrière, pour constater que deux longues traînées de feu suivaient la course de leur technologique moyen de transport. Sûrement que le conducteur avait usé de quelque procédé explosif afin de permettre l'envol de ce lourd engin.
Et en effet, bientôt, le planeur, qui pour l'instant ne planait pas le moins du monde, commença à piquer du nez vers le ciel. Heureusement que la rue Scribe Atterré était longue (puisqu'il s'agissait en fait de la principale artère commerciale de la ville en matière de magasins de mode, ce qui en faisait un lieu important et constamment encombré, comme en témoignait l'amas inhabituel de véhicules abandonnés et de cadavres décharnés qui avaient été rabattus sur le côté pour permettre l'avancement du véhicule), car sinon tout le monde aurait déjà péri dans un violent accident, aplatis contre un quelconque bâtiment. Puis un second coup de sifflet retentit, et une seconde secousse ébroua la passagers : une autre explosion avait eu lieu, mais cette fois ci plus au dessous du véhicule, de sorte qu'il se retrouva propulsé vers le haut, ce à quoi Katrin ne s'attendait pas plus que ça. Elle poussa bien entendu un cri, puisque c'était sa réputation qui était en jeu, et elle reçut pour réponses tout un lot de " Ta gueule ", " Ah mais bordel, c'est quoi ce bruit ", ou encore " Putain, je vais la démonter, cette poufiasse ", auquel elle s'efforça de ne pas répondre.
En quelques secondes, le planeur se retrouva à plusieurs dizaines de mètres au dessus de la ville, et les traînées flamboyantes cessèrent pour laisser place au silence imposant du vide céleste. Désormais, ils planaient vraiment. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cet état de fait était source de sensations démesurées ; se savoir à la merci des flux aériens était à la fois bien peu rassurant et très excitant. L'un n'exclue en rien l'autre. C'est comme violer une petite fille qui a une chance sur deux d'avoir le Sida.
Tandis que le conducteur engageait les premières manœuvres, Katrin put admirer l'intrigante peinture que constituait Kaprï vue de haut : cette grande tache grise et noire, couverte par une fumée dense, était recouverte de l'orange mélancolique des couchers de soleil d'automne, sauf qu'on était pas en automne, ce qui lui conférait l'air de ces cartes postales que l'on trouvait dans tous les bureaux de tabac à l'usage des touristes et de ceux qui aiment bien s'écrire à eux-mêmes, plus nombreux qu'on ne le croit. Katrin aurait volontiers clamé de longues louanges quant à la beauté de cette vision pastorale sans excès, mais l'air particulièrement peu amène qu'arboraient les deux brutes assis de part et d'autre d'elle-même l'en dissuada rapidement. Aussi se contenta-t-elle de penser à l'amour perdu, à la déchéance de civilisations vouant à l'esthétisme un culte audacieux, et à tout ce genre de chose auxquelles aimait à croire qu'elle s'intéressait, alors qu'en fait, non.
De là haut, on pouvait observer qu'au-delà des murailles de la ville, seule la campagne verdoyante régnait, ce qui lui conférait cet air de tâche d'un goût douteux. La première ville à l'horizon se situait à bien des Foulées Déïques de là, ce qui ne favorisait pas les échanges inter-cités. Mais ça, Katrin s'en fichait royalement. Puisqu'elle était en train de penser à l'amour perdu, à la déchéance de civilisations vouant à l'esthétisme un culte audacieux, et à tout ce genre de chose auxquelles aimait à croire qu'elle s'intéressait, alors qu'en fait, non, vraiment pas.
Les habiles manipulations du pilote, enfermé dans sa cabine à l'avant, firent que très rapidement le planeur se trouva pointé en direction de Sainte-Eminence-du-Carré ; c'est en effet à la périphérie de cette paisible bourgade que se situait le castelet du terrible Baron de la Franche Colombe Musquée, auquel les hommes en vert qui peuplaient le navire avaient prêté allégeance. Le dit pilote imprima alors à ce dernier une légère inclinaison vers la bas, qui eut pour effet de le propulser à une vitesse proprement hallucinante vers l'avant, et ce sans l'aide d'un quelconque moteur.
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Réponse au Sujet 'Hekares, la quête de quelqu'un qui cherchait quelque chose.' a été posté le : 18/02/04 21:02
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Quelques minutes plus tard, le Très-Saint-Technologiste-Navire-de-la-Franche-Colombienne-Compagnie-II, puisque c'est ainsi qu'il se nommait, arrivait en vue de Sainte Eminence du Carré. A pied, il aurait fallu l'équivalent d'une journée.
Saint Eminence du Carré était un charmant petit village perdu en plein milieu d'une plaine vaste et enchanteresse, auquel aucune route ne semblait mener. Il ne faisait, par son architecture comme par le mode de vie de ses habitants, preuve d'aucune originalité, et se contentait de contenir des paysans heureux, une église, une boulangerie et une auberge. De toute manière, nous ne rentrerons pas dans ce patelin tristement convenu, puisque c'est la Castel de la Franche Colombe Musquée qui nous intéresse.
Celui-ci se situait à quelques mètres du village, et était grand. Très grand. Gigantesque. En fait, c'est à peine s'il ne s'agissait pas d'un château fort, si l'on en jugeait par les hautes murailles qui cernaient son enceinte, le haut donjon qui surplombait aussi bien le reste de l'édifice que le village sus cité, ou encore la haute estime que le Baron avait de lui-même. Partout flottaient au vent des drapeaux aux couleurs de la noble famille de la Franche Colombe Musquée, qui représentaient une colombe mauve à l'air franc et légèrement musqué, le tout sur un fond jaune du meilleur goût. Les bâtiments internes au Castel étaient faits de briques rosâtres, et le paysage donnait dans les couleurs ocres ; en définitive, le tout causait un mal de crâne atroce, auquel étaient constamment sujets les sujets du Baron. Heureusement, il avait fait inventer l'aspirine.
Le planeur esquissa un mouvement latéral afin d'amorcer une chute la moins précipitée possible en direction d'un petit bâtiment assez large et sur le toit duquel on avait peint un cercle dont on ne pouvait qu'admirer la régularité, mais dont l'utilité pouvait être remise en cause. Sur un des quatre côtés du toit, un haut mur de filet soutenu par deux longues barres de fer semblait attendre le véhicule planant, qui prenait hélas de plus en plus de vitesse au fur et à mesure qu'il amorçait son atterrissage. Katrin appréhendait quelque peu la situation, se demandant à juste titre comment ils allaient bien pouvoir se poser sans s'écraser sur ce toit avec la vitesse qu'ils avaient, et surtout, comment allaient ils faire pour éviter le filet qui s'étendait désormais verticalement juste en face d'eux.
Mais le conducteur ne cherchait pas à l'éviter. Bien au contraire. Le bolide percuta violemment l'entrelacs de , de sorte que tout le monde fut projeté vers l'avant (d'où l'intérêt de mettre sa ceinture de sécurité), avant de retomber mollement sur le toit. Voila comment on arrêtait un planeur sans tuer qui que ce soit.
- Il faudra quand même penser à trouver un système un peu moins brutal, un de ces jours... Tiens, regarde, la gamine a gerbé.
- Oh non, on venait de laver les bancs...
Ceci dit, et il aurait été dommage de ne pas le dire, on essuya rapidement la bouche sur-enduites d'un rouge à lèvres pâteux et bon marché de Katrin, qui venait bel et bien de délester son estomac de tout charge gastronomique surpassant les propriétés nutritives de la feuille de salade, puis on la fit lever, on lui accrocha les mains au moyens de menottes, et tout le monde descendit du véhicule qui était posé de façon bancale, ce qui ne faisait pas très sérieux. Sur le toit, un escalier donnait à l'intérieur du bâtiment. C'est vers celui-ci qu'ils se dirigèrent. Ils auraient très bien pu sauter du haut de leur perchoir, mais ils auraient probablement péri dans d'atroces souffrances, ce qui explique peut-être ce choix assez catégorique.
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