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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 22/07/08 09:16
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A une différence non négligeable près:
Les maths tentent de rester une discipline objective, une science exacte poussant les présomptions théoriques jusqu'à l'aboutissement de la démonstration.
La philo, elle, en reste à la présomption théorique puisqu'il n'existe pas d'outil autre que le simple dialogue et la confrontation de points de vues subjectifs pour démontrer telle ou telle assertion.
Dans un cas on a un truc qui peut se transformer en code, en circuit électronique qu'on transporte dans sa poche pour trouver à un problème UNE [série de] solution[s] commune[s] à nous tous.
Dans l'autre, on reste avec des hypothèses sur la Vie, des ébauches de solutions sur la Mort ou le Temps, propres à chacun...
...même si certains tentent de faire croire qu'il y a des réponses communes à trouver...
...à coups de templiers ou de moudjahidins, par exemple.
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"Commencez vous à voir quelle sorte de monde nous créons? [...] Un monde d'écraseurs et d'écrasés, un monde qui, au fur et à mesure qu'il s'affinera, deviendra plus impitoyable."
1984, Georges Orwell
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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 22/07/08 09:51
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C'est méconnaitre que les mathématiques dépendent d'une axiomatique, et que sur la validité des axiomes, les "raisonnements" mathématiques prennent curieusement l'allure de débats philosophiques...
D'ailleurs, je ne suis pas sûr que les mathématiques soient une science aspirant à l'objectivité.
D'une part parce que ce n'est pas une science : elle ne décrit pas le réell à proprement parler. Elle ne fait que développer des outils abstraits. Il se trouve que ces outils ont prouvé une certaine efficacité pour interpréter le réel, et encore, seulement une partie du réel doté de propriétés mesurables... Mais si science il y a, elle se trouve dans cet usage des mathématiques pour se confronter au réel. Elle se trouve dans la physique, la chimie, etc. Mais pas dans les mathématiques qui ne font, à cet égard, que leur fournir des outils.
D'autre part, les mathématiques n'ont d'objets que ceux qu'elles se créent. Elles procèdent par syllogisme et non par confrontation expérimentale au réel. Elles me semblent au-delà du débat sur l'objectivité puisque, dans leur méthodologie même, probablement impossible à subjectiver....
Ceci dit, à de hauts niveaux théoriques, les mathématiques sont quand même une discipline à débat, à confrontation, à controverse... Je suppose que la plupart des controverses s'articulent autour de la recheche d'erreur de raisonnement ou de l'attente qu'une conjecture puisse être soit démontrée, soit reconnue comme un postulat dont la véracité dépend seulement d'un arbitrage volontaire (l'arbitrage inverse donnant lieu à une nouvelle mathématique).
Quant à la philosophie, elle peut aussi se transformer en code... je pense plutôt au code civil ou au code pénal, qui sont inspirés très visiblement par une philosophie politique particulière, des partis-pris idéologiques issus de grands débats philosophiques... at qui, dans leur traduction admise conventionnellement par une société, permettent aussi de trouver à un problème une [série de] solution[s] ccommunes sinon à tous, du moins à une société donnée dans un état donné de son développement historique et économique. Mais qui dépasse quand même largement un cadre individuel.
Cordialement,
Théodoric
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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 22/07/08 10:04
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Cependant, devant un tribunal, tu seras d'accord qu'on peut discuter et moduler sur l'interprétation d'une loi aussi claire et simple soit elle SANS LA REMETTRE EN CAUSE tandis qu'une floppée de lois mathématiques ne sont pas remettable en cause sans devoir partir sur le principe de ne plus admettre que 1 et 1 font 2.
Il est interdit d'oter la vie à quelqu'un...
...SAUF SI on admet que celà avait une justification comme "pour sauver deux vies ou plus".
1+1=2...
...SAUF SI on admet que 1=0.
Partant de là, tout nombre étant une somme de 1, tout égal 0?
On peut, certes, ce ne sont que des mots, des symboles, associés à des concepts.
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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 22/07/08 10:40
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Et le but de la philosophie, c'est justement de définir ces concepts, de les cerner et de les dépouiller de tout ce qui leur est contingent pour en retrouver l'essence pure. Les mathématiques ont pris de l'avance parce que leurs axiomes ont déjà fait une certaine unanimité ; ceux de la philosophie sont sans cesse remis en question.
Et ton exemple est fallacieux : tu choisis d'un côté quelque chose qui découle d'un axiome (qui peut être le droit de tout individu à vivre, je ne sais pas) et de l'autre quelque chose qui se rapproche d'un axiome. Si j'avais été plus loin en mathématiques, je t'aurais trouvé un contre exemple du genre "2 est plus grand que 1, SAUF quand ils sont négatifs", mais j'avoue ma totale impuissance en la matière.
Et puis, tu mésinterprètes : il est interdit d'ôter la vie à quelqu'un, point. C'est une règle absolue. La seule chose qui varie, c'est la punition que la société t'infligera, qui pourra être nulle si elle estime que la chose est moralement tolérable, acceptable, voire bénéfique.
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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 22/07/08 10:47
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Oui, je l'attendais celle là. Mais dans ces cas là, ce n'est pas l'individu qui ôte la vie, c'est la Société, c'est l'État, c'est la Médecine... Ce sont des abstractions dénuées de passions. Sade s'est déjà, en son temps, révolté contre la peine de mort, réfutant à l'État le droit de tuer, car ne pouvant assouvir aucune passion naturelle, seule excuse valable au meurtre d'après lui.
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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 22/07/08 10:58
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D'accord avec toi si c'est d'un bourreau officiel qu'on parle, mais la peine de mort a bien disparue sous nos lattitudes...
Pas d'accord quand il s'agit du trouffion "préparé psychologiquement", et qui prend son courage à deux mains et sa baïonnette dans l'autre pour éventrer le salopard d'en face qui vient jusque dans nos bras, égorger nos fils et nos compagnes... Ne me dis pas que ce n'est pas un homme plein de passions qui lui fait pêter sa tronche à cet enfoiré de félaga, bosch, viet, communiste, mécréant, rayer les mentions inutiles selon les humeurs ou les époques...
MàJ : cross-post avec Septa... Ben oui... la "réalité" ne change pas... c'est le symbole qui change de signification... On dirait bien de la philo, non ? Parce que ça veut bien dire que la façon d'exprimer le "réel" dépend plus de l'accord conventionnel sur la norme employée, que du "réel" lui-même... Ca recouvre aussi des conventions d'écriture : tous n'utilisent pas les chiffres arabes : I + I = II, si tant est que les signes + et = aient un sens en latin...
L'impossibilité de relativiser quelque chose ne témoigne jamais de l'atteinte d'une vérité, mais seulement de l'étroitesse d'imagination de celui qui prétend une affirmation générale, absolue et intemporelle...
Cordialement,
Théodoric
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Dernière mise à jour par : Théodoric le 22/07/08 11:07
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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 22/07/08 11:18
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Citation :Théodoric dans une contemplation à Dlul a dit:
Pas d'accord quand il s'agit du trouffion "préparé psychologiquement", et qui prend son courage à deux mains et sa baïonnette dans l'autre pour éventrer le salopard d'en face qui vient jusque dans nos bras, égorger nos fils et nos compagnes... Ne me dis pas que ce n'est pas un homme plein de passions qui lui fait pêter sa tronche à cet enfoiré de félaga, bosch, viet, communiste, mécréant, rayer les mentions inutiles selon les humeurs ou les époques...
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Oui, oui, oui. Mais ça n'est pas en son nom, qu'il tue, mais au nom d'une société, d'un État, dans lequel il peut se sentir plus ou moins impliqué et qui lui assure l'impunité. C'est la société qui fait la guerre, pas l'individu. Mais comme elle n'a pas de petites mains pour tenir les baïonnettes et de petits pieds pour courir à la bataille, elle demande gentiment à ses membres d'y aller pour elle.
C'est un peu comme dans une entreprise : elle crée de la richesse, mais comme elle n'a ni les moyens ni l'envie de la dépenser en parfums de luxe et en voyages aux Bahamas, elle les donne à ses actionnaires qui s'en chargent pour elle.
Bref, je pense que c'est là ergoter. Le principal de mon propos, c'est que je suis entièrement d'accord avec toi sur les points communs entre mathématiques et philosophie (et que j'ai réussi à recentrer le débat dans un sujet qui me tient particulièrement à cœur puisqu'il a été fondé avec les questions que j'ai eues au baccalauréat il y a cinq ans... d'ailleurs, si tu veux compléter ta seconde ligne "littéraire", c'était : "l'idée de liberté totale a-t-elle un sens ?").
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Dernière mise à jour par : Anonymus le 22/07/08 11:20
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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 22/07/08 12:47
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Citation :Anonymus dans une contemplation à Dlul a dit:
Oui, oui, oui. Mais ça n'est pas en son nom, qu'il tue, mais au nom d'une société, d'un État, dans lequel il peut se sentir plus ou moins impliqué et qui lui assure l'impunité. C'est la société qui fait la guerre, pas l'individu. Mais comme elle n'a pas de petites mains pour tenir les baïonnettes et de petits pieds pour courir à la bataille, elle demande gentiment à ses membres d'y aller pour elle.
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Ca me rappelle ce film où deux soldats, un français et un allemand se retrouvaient coincés tous les deux dans un cratère de bombe, entre les deux tranchées et se refusaient à s'entretuer.
Le choix final reste individuel.
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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 22/07/08 17:44
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Évidemment que le choix final reste individuel. Évidemment que si un jour un joli militaire en treillis venait me voir et me disait "salut, c'est la guerre, prend cette arme et va tuer tout ce qui bouge" je lui ferai un gros *******, quitte à me faire buter.
Je dis : la loi qui découle de l'axiome philosophique (qu'on pourrait aussi assimiler à la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen) est qu'il est interdit à l'individu d'ôter la vie à un autre et qu'il n'y a pas d'exception. Mais que dans certaines circonstances, enfreindre cet interdit ne sera pas soumis à punition : dans le cas d'une légitime défense ou dans le cas d'une nécessité salvatrice (niveau individuel) ; dans le cas d'une soumission à une abstraction supérieure comme la Médecine, ou l'État en cas de guerre.
Après, la justice étant toujours dépendante d'une société, il est tout à fait normal que l'individu, si la société qui l'a poussé à commettre ce meurtre et qui lui garantissait l'impunité vient à disparaître, soit jugé et puni, comme ça a été le cas des fonctionnaires nazis ou des criminels de guerre (Godwin : one point). Je ne suis pas en train de déresponsabiliser l'individu, je serai plutôt pour ôter à la société son pouvoir aliénant et lui interdire de commettre elle aussi des meurtres ; briser son grand corps abstrait en y laissant s'y exprimer les individualités plurielles de ses membres et faire des droits de chacun les droits du tout.
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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 22/07/08 23:54
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Moui, je dirais que c'est beau : tu rêve, je ne crois pas que "la société" ou "l'entreprise" ait réellement tous les pouvoirs mystiques que tu lui prêtes.
Pour moi il y a surtout un grand salopard, pour ne pas fâcher on va prendre un Hitler qui décide d'envoyer des millions de personnes à l'abatoir,
il y a surtout un B. Tapie (ou un B. Gates) qui décide de créer une illusion juridique qui va lui permettre de regrouper autour de lui des moyens énormes pour lui permettre de payer des parfums de luxe à sa poule !
Je ne crois pas qu'il y ait "une société" abstraite, c'est comme pour "la justice" : si tu trucides ton prochain, il va falloir tomber sur un juge ou un procureur qui n'a pas les dents longues et ne veut pas faire carrière sur ton dos en requérant les peines maximales, si tu veux t'en tirer à bon compte .
Enfin, j'dis ça j'dis rien ; faudrait surtout pas me croire désabusé ou capable de ne plus aller voter pour ne plus être trahi , hein ?
Coyotte 
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Et maintenant sur mon profil, l'ABC du Docteur Gregory House
Une petite fable pour la route ?
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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 18/06/09 16:19
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Des fois quand même, j'ai le vague sentiment que l'épreuve de philosophie est vide de sens.
On pourrait défendre indifféremment l'une ou l'autre position pour chacun des sujets L et S, sans jamais pouvoir convaincre son interlocuteur de quoi que ce soit, puisque les arguments ne se baseront sur rien de concret (si je puis dire).
Les sujets ES pourraient être traités de façon scientifique, à la limite le point litigieux serait la définition de gain pour le premier et celle de transformation pour le second.
Mais bon, c'est de la philo, c'est pas comme si on allait fournir des références pour appuyer le propos.
Raisonner croche sur des questions mal définies. Je me demande ce que ça prouve.
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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 18/06/09 19:49
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je suis en terminale S j'ai prit l'explication de texte.
en gros j'ai paraphraser le texte.
j'ai dit que les citoyens été plus intéressé par la politique locale que par la politique nationale (j'ai mit deux n à nationale tout du long le correcteur d'aurtograff me dit que non) et internationale et j'ai prit pour exemple le manque d'intérêt des média et des citoyens pourélections européennes.
ensuite j'ai dit que pour intéressé le peuple sur le long terme l'état devait lui rendre service en permanence et non faire des coup d'éclat.
avec sa je pense avoir 5 ou 6 sur 20...
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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 18/06/09 22:11
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Citation :Nihilya dans une contemplation à Dlul a dit:
L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien ?
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On a des éléments assez argumentés, quoi que probablement peu référencés, sur le forum, pour traiter le sujet.
De mémoire, on a opposé nos points de vue, avec le camarade Welf, je crois, avec des arguments intéressants au profit de l'Histoire comme science, garantie dans son objectivité par la controverse et une méthodologie qui suppose de l'objectiver... mais avec, en contrepoint, une Histoire de l'Histoire (je crois que sur un sujet donnée, on appelle ça l'historiographie), qui révèle bien que l'histoire est un jeu entre établissement des faits et interprétation des faits. Dans la dimension d'interprétation, il y a une subjectivité de l'historien, mais, bien plus prégnante encore, la subjectivité de l'époque. C'est que l'historien ne peut travailler qu'avec ce qu'il est, c'est à dire le produit d'une culture, d'une classe sociale, d'un état des rapports de forces entre les classes sociales dans leurs relations à la production, au travail, au pouvoir, mais aussi à la sexualité, aux mœurs, aux croyances, aux mythes et aux religions... A chaque époque sa façon d'écrire l'histoire, et je ne parle même pas des récupérations politiciennes et dogmatiques de l'histoire, qui invite à la réécrire selon le sens qu'on veut lui donner a posteriori.
Pour traiter le sujet en philosophe et non en historiographe ou en épistémologue, je suppose que l'essentiel du débat peut porter sur la notion même d'impartialité... et une question plus profonde à faire émerger : pour quoi (ou pourquoi) attend-on de l'histoire qu'elle soit impartiale ? qu'est-ce que ça dit de l'état de nos conscience que d'attendre un rapport objectivé à un passé collectif ? qu'est-ce que ça révèle de notre incapacité à objectiver une mémoire collective ?
Citation :Dissertation n°2 : Le langage trahit-il la pensée ?
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Ma réaction immédiate est de rétorquer : sans langage, point de pensée ! Mais là, je serais dans l'opposition, dans l'antithèse. Je peux reconstituer rétroactivement la thèse à laquelle je m'opposerai avec facilité et engouement ! Ca consisterait par exemple à décrire avec un défaitisme révoltant, les difficultés de la communication : ce que je perds de sens entre l'intention du discours et le discours, et ce que mon interlocuteur perd encore entre le discours entendu, le discours compris, le discours admis et finalement les modifications induites par mes positions de principe sur les positions de principe de l'interlocuteur. Vanité et dérision, convaincre l'autre peut être le but, mais l'amener à accepter qu'on peut penser autrement que lui est souvent la seule victoire qu'on peut raisonnablement espérer... Pour s'en convaincre, il n'est qu'à envisager les possibilités qu'on se donne d'être convaincu par l'autre, c'est à dire la place qu'on se laisse pour changer d'avis alors qu'on vient de le défendre bec et ongles... 
Partant de là, j'aurais du mal à proposer une troisième partie qui soit une synthèse ouverte.
A moins d'ouvrir sur des considérations qui me trottent actuellement trop dans la tête pour que ce soit lié au sujet...
Genre : "et si la controverse avait moins d'importance dans son contenu que dans sa forme ? Et si finalement l'espèce humaine était faite pour s'entre-déchirer conceptuellement voire physiquement ? Et si le clivage n'était pas l'opposition inévitable entre un con qui n'a rien compris et un génie qui a tout compris, mais une stratégie de survie de l'espèce, conduisant non pas à l'émergence d'une Vérité unique et immuable, mais au contraire à ce que toutes les options immaginables des positions possibles soient effectivement assumées chacune par l'un au moins des membre de la collectivité, et survit qui peut (le plus grand nombre si possible)...
Mais bon... je pollue probablement la compréhension que j'ai du sujet par les pensées qui men trottent par ailleurs dans la tête...
Citation :Dissertation n°1 : Que gagne-t-on à échanger ?
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J'aime ce sujet. Pareil : je n'ai d'instinct que deux parties. Il en manquera une.
Rien que sur les implications socio économiques, j'ai un plan immédiat, tripartite et équilibré... Facile :
1) On en gagne rien : en droit, on dit "qui dit contractuel dit juste". Si l'échange est équitable, c'est par définition parce que les choses échangées sont de même valeur. L'échange est donc un "jeu à somme nulle" et peut être modélisé comme tel. Essai sur la théorie de la valeur et tout..
Sauf que :
2) si les choses échangées étaient effectivement de même valeur, quel besoin d'échanger ? S'il y a échange, c'est parce qu'il n'y a pas équilibre, ni équité, ni égalité : chacun n'est motivé à faire l'échange que parce qu'il y gagne. On doit alors modéliser les échanges "gagnant-gagnant", où l'échange se fait dans le contexte de la subjectivité de chacun, qui le conduit à préférer se dessaisir de quelque chose qui a plus de valeur pour l'autre que pour soi, en échange d'une chose qui, toujours pour soi, a plus de valeur, ne serait-ce que parce que ça répond à un besoin plus concret, plus immédiat, ou plus impérieux... Bref, on n'échange jamais des choses de même valeur, mais des choses qui, n'ayant pas la même valeur pour l'un et pour l'autre, donne à chacun l'impression que l'échange est fructueux.
D'où 3) Si le bon échange est par nature bilatéralement inégal, Peut-il y avoir des échanges totalement inéquitables ? La réponse est oui : Lisez Samir Amin ! Embrayez là dessus sur le tiermondisme, et vous aurez brillé par votre culture politique post-moderne voire post-marxiste... mais pas si "post" que ça...
Aurez-vous, pour autant fait un devoir de philo, ce n'est pas sûr. Je vois notamment une façon de reléguer le débat économiste à un vulgaire débat dogmatique : cela consisterait à dire que tous les échanges ne s'analysent pas en rapports économiques...
Blah !
Parce que l'homme est "un animal social", qui ne se construit que dans son rapport à l'Autre, en tant qu'individu (autrui, dans mes rapports duaux avec lui) ou collectivité (la "société" dans son ensemble).
Dit ainsi, on ne gagne qu'à échanger, et sans échange, on n'est pas. Notre essence est l'échange, et sans lui, nous ne serions même pas ! Les échanges que l'on vise ici sont aussi les échanges non marchands, et notamment les échanges affectifs (disons, les échanges affectifs non marchands, parce qu'il en est qui n'excluent pas l'ouverture du portefeuille...), moraux, de pouvoir, et, plus que tous autres, les échanges éducatifs, au sens larges, qui sont tous les échanges par lesquels on se construit, on bâtit la représentation de sa place dans la collectivité, etc.
Dit autrement, dans l'échange, et notamment dans l'échange de pensées, d'opinions, de sentiments, de positionnements sociaux, on gagne très exactement son existence propre ! Sans autrui et les échanges que cela implique, nous ne serions pas... ou ce que nous serions n'aurait pas les moyens d'exprimer son existence, ce qui revient au même et nous ramène au sujet sur le langage...
Citation :Dissertation n°2 : Le développement technique transforme-t-il les hommes ?
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Oui.
Sujet passionnant, sans aucun doute...
Plein d'implications vachement marrantes et complètement hors sujet... mais complètement d'actualité avec la révision en cours des lois de bioéthique...
D'abord, une remarque à la con, qui vaut bien moins dix points : on dit "les hommes", sans majuscules. C'est un sujet sexiste ? Evidemment non : sinon, ce serait restreindre le sujet à une savante comparaison entre ce que le progrès des arts ménagers a apporté à la condition des femmes : c'st bien connu, le lave-linge et le robot multifonction ont changé les femmes...(mais moins que le bas qui tient tout seul...), mais ont-ils bien changé les hommes ? 
Passons quand même sur ce point... si l'on parle des hommes et non de l'Homme, c'est sans doute parce que le sujet est orienté vers l'inégalité parmi les hommes dans l'accès au développement technique. Le progrès technique change certains hommes, c'est sûr, et ça peut faire une première partie, orientée bioéthique : non seulement le progrès technique change les hommes, mais, sur certains points, ça les change assez pour qu'on se pose la question de savoir si ce sont toujours des hommes... A partir de quand les implants, les greffes, les prolongements électroniques, les substituts chimiques et le remplacement des organes font-ils que l'on n'a plus affaire à un homme ? Le cyborg est-il un homme ? Le robot, conscient, autoprogrammable, sensible et conscient, n'aurait-il pas droit à la même protection que l'être humain ? On interdit la manipulation génétique, les cellules souche, certaines formes de procréations assistées, etc. Mais ce sont les auteurs, les professeurs Frankenstein, que l'on condamne ! Si, en violation de nos règles de tels êtres existaient, des surhommes issus de manipulations génétiques, des monstres au patrimoine génétique traffiqués, des sportifs surentrainés et dopés jusqu'à l'overdose, devons nous leur refuser le statut d'humain, et la prise en charge de leurs différences et la protection de leurs droits qui vont avec ? Aurons-nous l'inhumanité de les considérer comme non humains ?
Donc, oui, le progrès technique transforme certains hommes, et peut-être, à terme, l'humanité entière...
Mais supporte-t-on aussi que le progrès ne bénéficient pas à tous les hommes ? C'est la quesiton de la répartition des richesses, mais aussi de l'accès aux soins, à l'amour, à la connaissance, etc. Pour le différentiel de développement, révisez Marx et ceux qui l'ont approfondi. Une grande entreprise de service public national proclamait ily a quelques années que "le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous"... C'est une, manière de reformuler le même sujet.
Mais c'est vitre plus politique que "philosophique", si tant est que ces deux domaines s'excluraient l'un l'autre...
Citation :Dissertation n°1 : Est-il absurde de désirer l’impossible ?
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Un sujet qui me semble accessible...
- oui, c'est absurde : "l'impossible" est inatteignable. Désirer l'impossible c'est "fou", c'est irrationnel, c'est, à terme, générateur de frustrations...
- sauf qu'on parle de "désirer", et non d'atteindre. L'impossible n'est pas atteignable, mais n'en est pas moins désirable, au contraire... D'ailleurs, quel serait la valeur du désir s'il ne portait que sur des choses faciles à atteindre ? Désirer n'est pas se projeter dans une certitude future, ce qui serait la définition du "projet". Désirer se distingue de projeter en ce que ça implique un risque, une mise en danger, une démarge qui n'est ni facile, ni gagnée d'avance.
- ce qui conduit au coeur du sujet, qui est finalement peut-être de définir ce qu'on entend par "absurde", à distinguer, peut-être de "stupide" (ça ne l'est pas), "irrationnel" ou "illogique" (Spoke inside), et autres... Et donc, oui, c'est absurde, mais sans cet absurde, l'humanité perdrait une dimension dynamique qui lui semble indispensable...
Citation : Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
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Fait chier, tiens !
Bah, oui, eh, con !
Ne serait-ce que parce que les sciences ont leur champ d'application, leurs limites, leurs méthodes, leurs objets, leur domaine de validité, et qu'en dehors de ce champ, elles n'ont aucune prétention à répondre aux questions... Prises dans leur ensemble, elles n'ont pas vocation à recouvrir tous les champs du savoir... Incidemment, il est de ces champs couverts par plusieurs sciences, avec les "réponses" tout aussi valables les unes que les autres, chacune dans leur champ, mais qui peuvent sembler se contredire. Y compris la réponse "42".
Et puis d'abord, qu'attend-on de la science ? quelle genre de "réponse" ? Les sciences (on peut différencier les sciences exactes et les autres) n'apportent par définition que des propositions d'explication, provisoires, précaires, falsifiables, et substantiellement - tel est l'approche "scientifique" - contestable ! Donc, bon ! hein ?
Alors bon, à ce stade, je suis d'accord qu'on peut tout dire et son contraire... le tout est de le dire dans l'ordre qui donne l'impression d'avancer 
Peut-être, là encore, en cherchant dans la terminologie même du sujet si les présupposés qu'on n'a dans les définitions ne nous masquent pas la solution des contradictions apparentes (tiens, c'est peut-être une définition de la philo, ça !).
Là, on a bossé sur question/réponse, sur "science" (on peut refaire le coup de la majuscule, mais on peut aussi rapprocher science et savoir... disons par exemple qu'une science est un savoir organisé selon certaines méthodes)... on peut se pencher sur "aucune"... Dit autrement, est-ce que dans les lacunes des sciences qui ne répondent pas à certaines questions, n'y a-t-il pas de place pour l'émergence et l'éclosion d'une nouvelle science ? A rapprocher du langage : on est persuadé, sansz preuve, que toute chose a un nom, ou qu'à défaut, elle peut être décrit par une périphrase ou autre... l'animal apprend des mots, mais seul l'homme a la prétention de croire qu'il peut recréer une image totale et exhaustive du monde avec les mots. Est-ce que cette croyance mythique et géniale vaut aussi pour les sciences ? Là où une question n'entre pas dans le champ d'une science, est-ce l'occasion d'en créer une nouvelle ? Ben.... Comme on dit dans The Holly Grail : "I don't know that !.... WHHyaaaaaôôôôôôwwwwwww *splouâtch*
Cordialement vôtre,
Théodoric
-------------------- Jeune depuis plus longtemps que vous !

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La Chevauchée Fente/Astik

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Réponse au Sujet 'Qu'auriez-vous pu dire ?' a été posté le : 18/06/09 23:00
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Citation :pas_moi dans une contemplation à Dlul a dit:
en gros j'ai paraphraser le texte.
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J'espère que tout en paraphrasasionisant, tu as bien veillé (pardon : veiller) à ton orthographe et à ta grand-maman. 
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Cachée
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