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Sujet : Sauvageons no manga
Sondage : Sauvageons no manga
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Grouïn des Tétynes

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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 04/10/04 22:15
30 ) Les mines du nain

DS 666.0

« ...quand même, ça doit être un bel aboutissement pour vous de commander aux destinées d’un si puissant astronef et de son équipage.
- Si chez les nains, le terme « aboutissement » est synonyme de « source sans fin de tracas et de maux d’estomac », on peut dire qu’effectivement, je suis gâtée.
- Ah ? Ça vous déplait donc d’être capitaine ?
- Mais j’ai rien demandé à personne moi. Ça m’est tombé dessus comme ça, je préfèrerais cent fois être à votre place qu’à la mienne, et je préfèrerais cent fois n’avoir jamais entendu parler de l’Astrocorps qu’être à votre place.
- Ah tiens ? Vous me surprenez, je m’imaginais que votre position était le fruit d’une ambition ancienne et d’un plan de carrière rondement mené, et qu’elle n’était qu’une étape vers le fauteuil du capitaine.
- Pas le moins du monde.
- C’est pourtant un noble objectif pour un militaire.
- Mais JE NE SUIS PAS militaire ! Je suis là par hasard.
- Ah bon ? Comment peut-on devenir officier supérieur par hasard ?
- J’en suis encore à me poser la question.
- Racontez-moi, a l’air intéressant.
- Vous êtes sûr ? Je ne suis pas convaincue que ce soit très bon pour nous tous, dans la situation où nous nous trouvons, de vous révéler mes tristes origines.
- Allez-y, je ne le dirai à personne. Parole de nain. Hache de bois, hache de bronze, si je mens je me fais bonze (*).
- OK, vous l’aurez voulu. Alors donc, voici trois ans, je gagnais ma vie en aidant ma vieille mère, qui tenait un petit commerce à Potegaïa, qui se trouve être ma ville natale, sur une île Bardite de la mer des Cyclopes.
- Et c’est là que vous avez découvert votre passion pour l’espace infini.
- Non, c’est là que j’ai découvert que mon mari était un enfant de... Bref, pour des raisons diverses et variées mais parfaitement légitimes, je l’ai quitté, et il se trouve qu’à Potegaïa, il n’y avait à l’époque pas beaucoup d’or à faire dans le commerce familial, de telle sorte que notre échoppe périclitait lentement.
- Laissez-moi deviner, vous vendiez des armes, et le retour de la paix a ruiné votre affaire.
- Eh bien, si vous considérez qu’une aiguille est une arme et qu’un dé à coudre constitue une armure efficace, effectivement, nous faisions le commerce des armes. Mais par chez nous, on appelle l’habitude d’appeler ça une mercerie.
- Une mercerie.
- Un honnête métier, et fort utile, sauf qu’à Méthylène, la mode est à la toge, ce qui fait que les boutons et passementeries se vendaient mal. Bref, me retrouvant seule avec la charge de ma mère et de mon jeune fils, il fallut bien vite que je trouve une source de revenus. Et j’entendis parler de l’Astrocorps. Ah, que les dieux ne m’avaient-ils pas fait le précieux don de la surdité ! A ce qu’on disait, ils embauchaient toutes sortes de professionnels, et je me suis dit qu’une bonne couturière avait toujours de l’ouvrage à proximité d’une grande concentration d’hommes aux gros doigts boudinés que l’on punit sévèrement s’il leur manque un bouton de guêtre.
- Voici qui semble bien raisonné. Et puis, qui sait, l’un de ces hommes aurait pu faire un père valable pour votre enfant. Un fonctionnaire avec une situation assise, c’est un bon parti.
- Exactement. Donc, je fais le long voyage depuis chez moi jusqu’à l’astroport, je vais pour proposer mes services, et je rencontre un recruteur. Ou une recruteuse, c’était difficile à voir.
- Ah oui, cette vieille gnomesse à moitié cinglée, je m’en souviens moi aussi.
- Je lui parle de moi, je lui dis avec franchise ce que je fais dans la vie, quelles sont mes qualifications, et j’ai pas fini trois phrases qu’il ou elle me saute dessus en me disant que je suis l’homme de la situation, et m’engage sur le champ, en me demandant si telle solde me convient. Vu qu’il s’agissait de me donner chaque mois l’équivalent du chiffre d’affaire annuel de ma vieille boutique, vous pensez bien que j’ai signé des deux mains avant qu’elle ne change d’avis.
- Et puis ?
- Et puis le lendemain, on m’a fourni tout un jeu d’uniformes à ma taille, avec ces galons, là, et tout le monde m’appelait « commandeur ». Au début, j’ai cru qu’ils se fichaient de moi... Allez comprendre.


* Un sacrifice particulièrement coûteux pour un nain, car les bonzes, c'est connu, doivent se raser.


Dernière mise à jour par : Grouïn des Tétynes le 24/10/04 19:42

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Je tendrement dans le huître, avec deux en
plus, et dedans je le. Ordure et mou, l'chaussette
vermine jaune petit sachet de arbre.

(Excusez-moi, je suis dyssyntaxique)


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Grouïn des Tétynes

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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 04/10/04 22:16
- Mais vous lui avez dit quoi, à la vieille, pour avoir ce poste ?
- Rien du tout, juste que j’étais mercière. Ah, et aussi que j’étais chef de la guilde des mercières de ma ville. Il faut dire qu’à Potegaïa, des mercières, il y en a trois, alors ça mène pas loin, mais j’ai fait comme si c’était une organisation influente. Oui, c’est vrai, j’ai un peu exagéré en disant que c’était une guilde, on était juste trois à se rassembler chez moi deux fois par an pour préparer les processions et décider des relations qu’on avait avec le comité des fêtes, des trucs comme ça... C’est le genre de petits mensonges assez courants dans les entretiens d’embauche.
- Ah, je comprends mieux !
- Eh bien pas moi. Je ne vois toujours pas en quoi la vente de napperons votifs devant le temple de Bishturi le jour du Vent-Arrière constitue une expérience utile pour exercer des responsabilités à bord d’un astronef.
- Je vois d’où vient la confusion. Je me souviens qu’elle était sourde comme un pot, la gnomesse. Vous lui avez parlé d’une guilde de mercières, mais elle a dû entendre que vous aviez dirigé une guilde de mercenaires.
- Vous croyez ?
- Je ne vois pas d’autre explication.
- Pourtant, j’ai cherché à faire rectifier l’erreur, qui me semblait manifeste. Ils n’ont rien voulu savoir. Avant d’avoir compris ce qui m’arrivait, j’étais en *********tte bleue sur la passerelle du Disko, à cent-mille brasses d’altitude, en compagnie d’une bande de voleurs, d’assassins et de malades mentaux.
- Ah, ces gratte-papiers... Et puis c’est vrai qu’à l’époque, après l’explosion du Glorious et du Pilpa, les candidats ne se bousculait pas pour devenir cosmatelot, alors comme ils avaient un premier officier vaguement volontaire, ils ont dû s’y accrocher. Bon, c’est là. »
« Là », c’était une porte d’électrargyre entièrement peinte de bandes obliques rouges et blanches, portant les lettres WPN. Pleinechope introduisit une petite clé compliquée dans une serrure discrète, et la porte s’ouvrit. Il pénétra à l’intérieur d’une salle obscure, alluma une torche, et contempla avec satisfaction le matériel qui était entreposé sur deux hauteurs d’homme, occupant la surface d’une petite place de village.
« Encore une salle que vous avez élargie, on dirait. Je vois un inflateur, là.
- Exact. Sinon, tout ça n’aurait jamais pu rentrer dans le Disko. Il y a trois autres entrepôts du même genre à bord.
- C’est étonnant le nombre de salles de cette coque de noix dont je n’ai jamais entendu parler.
- Eh bien en fait, le patron était d’avis que comme vous n’êtes pas Drakonienne, c’était un peu délicat de vous montrer tout ça, et puis, c’était non-nécessaire. ‘petites histoires politiques. ‘suivre les ordres. ‘suis pour rien. En tout cas, les circonstances ayant changé, voilà. L’armurerie.
- Impressionnant. Et vous me dites que le capitaine Punch me fait des cachotteries parce que j’ai le malheur d’être Bardite ? C’est tout de même lamentable d’en arriver là.
- Non, quand je parle du « patron », ça vient de plus haut.
- Quoi ? Vous avez fait ça à l’instigation du Premier Echevin ? Je n’ose le croire.
- Vous n’aurez pas à le croire, ça vient de plus haut que le Premier Echevin.
- Houlà...
- De quelqu’un à qui on ne désobéit pas.
- Oui, j’avais compris.
- Ces petites merveilles viennent de Ses propres ateliers. Alors, par définition, ça marche.
- Et vous pensez qu’on peut utiliser les torpilles cantiques pour défendre le périmètre du Disko ?
- Aucune chance. Elles sont équipées de résonnateurs thauminiques à basse dispersion, c’est bien trop puissant, la voûte s’écroulerait. Je pensais en fait aux mines, que vous voyez ici. »
Les mines étaient des dispositifs de métal brun de deux-cent livres chacun, de deux pieds de diamètre, composés de trois formes lenticulaires se croisant à angles droits. De petites pointes en garnissaient le pourtour, qui devaient sans doute réagir à la proximité d’un intrus pour déclencher la détonation de l’engin.
« Les mines sont aussi dangereuses que les missiles, mais à leur différence, on peut en régler la puissance, avec un outil idoine, que d’ailleurs, ça me fait penser, j’ai égaré. On peut aussi régler la sensibilité pour qu’elles se déclenchent au passage d’un intrus de taille humaine. Mais il faut faire attention à bien les placer, sans quoi l’explosion d’une seule déclenchera toutes les autres, et l’efficacité du dispositif en sera considérablement amoindrie.
- C’est l’évidence même. Bien, on va faire comme ça. Cherchez une équipe d’une trentaine d’hommes de confiance, et qui soient dégourdis. Expliquez-leur le topo, et dépêchez-vous pour bloquer tous les accès au vaisseau et à ses abords. C’est une tâche prioritaire, je veux que ce soit fini dans huit-zéro-zéro. Exécution. »
Pleinechope Troisbras salua, puis descendit désigner les volontaires de confiance, se figurant vaguement dans sa tête de nain fatigué qu’un merciaire devait être une variété de gladiateur ayant la faveur des arènes bardites, lançant sur ses adversaires de cruelles volées d’aiguilles avant de les prendre dans les rets de ses mortels napperons.


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 10/10/04 21:18
31 ) Les dits de Brok

DS 666.4

James T. Punch était, parmi tous les hommes de la Terre, celui qui pouvait au plus juste titre prétendre à une quelconque expertise en matière d’extraterrestres, et ce pour deux raisons. Premièrement, c’était lui qui en avait rencontré le plus grand nombre. Secondement, ceux qu’il n’avait pas rencontrés, il les avait imaginés, car il avait une imagination fertile, beaucoup de temps à perdre et un des rares métiers où ce genre de spéculation peut passer pour une activité professionnelle. Et il en avait imaginé des longs, des gros, des petits joufflus, des grands cornus, des téléscopiques, des gazeux, des poilus, des myriapodes, etc... Mais Brok le Barbouzéen était différent. Il était étranger. Notez bien que si je vous le décrivais ainsi, froidement et sans fioriture, il ne vous semblerait pas si bizarre. Il avait bien une tête, avec des yeux en nombre raisonnable, un nez bien centré et une bouche pas trop mal placée, un torse nettement marqué, quoique gracile selon les critères humains, des membres bien différenciés en bras et jambes, certes fort longs, mais dont la quantité n’aurait pas choqué la raison d’un honnête homme. Mais les descriptions ne sont que belles paroles, et la réalité est tout autre chose.
Car après tout, jusque là, notre capitaine s’était figuré l’extraterrestre moyen comme un sujet à l’allure un peu surprenante, observant de curieuses coutumes, priant des dieux saugrenus, voire pas de dieu du tout, et s’exprimant dans quelque obscur sabir. Mais il demeurait convaincu qu’au fond, tous les êtres pensants de l’univers partageaient l’essentiel. Par exemple, le hamburger volant qu’il avait vu dans la cour était peut-être équipé de capteurs d’infraviolet en guise d’yeux et devait avoir du mal à se gratter le dos vu qu’il n’avait aucun organe préhensile visible, mais dans le même temps, il devait bien manger quelque chose de temps en temps, évacuer ses déchets quelque part, songer à se reproduire à certaines périodes, avoir un métier pour gagner sa pitance, payer des impôts à quelqu’un, s’enivrer de quelque substance propre à l’enivrer lorsque la mélancolie lui pesait, et en cherchant bien, il devait fatalement y avoir une monnaie dans laquelle on pouvait le payer pour qu’il fasse ce qu’il fasse le genre de chose qu’il n’était pas sensé faire. En somme, il y avait une base pour négocier.
Brok n’était pas un extraterrestre comme ça. Il suffisait d’un regard pour s’apercevoir que l’on avait affaire à quelque chose de bien différent. Un regard n’était pas nécessaire, du reste, sa présence seule témoignait de sa grande singularité. Sa peau avait la couleur et l’aspect du cuivre poli qu’aucun vert-de-gris n’avait encore teinté, ses yeux plissés et en amande semblaient remplis d’or liquide dans lequel tournoyaient des serpentins noirs, dont l’aspect rappelait les gigantesques tourbillons qui agitaient les couches supérieures des planètes gazeuses. Il n’avait pas de système pileux, mais en guise de chevelure, une délicate architecture de cornes formant des arches, des piques et des volutes élégantes, auxquelles répondaient les gracieux et lents mouvements de ses mains aux doigts interminables, au nombre de trois seulement. Bien que rien dans ses affables manières ne trahisse une quelconque volonté de domination, il était, de toute évidence, une créature supérieure en tout à l’être humain, et le capitaine comprenait tout de suite ce qui avait poussé les combattants du fortin à le prendre pour chef.
« Xlbnh’h ! » Expliqua le capitaine Punch, ce qui se trouvait être une salutation fort polie en patois dénorien de Nebulor Majoris, mais personne ne releva dans l’assistance, qui n’en comptait aucun locuteur. Le grand Zorkan Eautrouble ne présenta pas Punch à Brok, se contentant de s’incliner devant son maître, en désignant les cosmatelots de sa main ouverte. Au bout de quelques secondes, Brok sembla émerger des cercles étranges de sa réflexion, et parla, sans d’ailleurs faire usage de son orifice buccal.


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 10/10/04 21:23
« La roche Tarpéienne et le Capitole.
- Je vous demande pardon ?
- La roche Tarpéienne, et le Capitole.
- J’ai peut-être omis de vous prévenir, intervint Zorkan, que si le sage Brok consent à s’exprimer dans nos langues vulgaires, il ne s’abaisse pas à le faire de façon aussi grossière que nous, car c’est un sire de qualité.
- Cela se voit.
- Selon l’usage en vigueur à la Digne Cour des Hauts Stellocrates, il ne parle que par métaphores, ce qui est un peu déroutant au début, j’en conviens. Voici pourquoi je me propose de vous traduire ses paroles, dans la mesure où mes pauvres facultés sont aptes à rendre compte des subtiles inflexions de sa lumineuse pensée. En l’occurrence, sa grandeur vous invite à vous approcher de lui. »
Ce qu’ils firent. De près, quelques marques de fatigue apparaissaient sur sa peau, des rides fissurant quelque peu la lisse apparence de l’entité. Sans doute les conditions dans lesquelles il vivait n’étaient-elles pas particulièrement adaptées à un être aussi délicat.
« La presse française.
- Le noble Brok pense, ce qui m’étonne cependant, que vous êtes à la solde des nantis et des puissants, c’est à dire des Vegons. Est-ce vrai ?
- Eh bien pour être honnête... à la solde n’est pas tout à fait juste. Mais il est vrai que nous sommes liés par un marché, nous leur devons un service. Diable, je vois à votre réaction que vous ne les portez pas dans votre cœur.
- C’est le moins...
- Conan, le monologue
- Silence ! Car le noble Brok va vous conter une histoire.
- Les candidats de la Star Academy. Germinal, les héros. En Lozère, les Lozériens. Josume, ses fautes d’orthographe. Le GPSR à Châtelet, un samedi après-midi. La presse française. Le First Tuesday après le dépôt de bilan de Boo.com. Les Corses ensemble. Les Corses et les continentaux...
- Eh ??? »
Sans marquer d’irritation visible, Brok reprit plus lentement.
« Les candidats de la Star Academy.
- Des esclaves. Les Vegons nous avaient réduits en esclavage et nous exploitaient.
- Germinal, les héros.
- Nous étions mineurs.
- En Lozère, les Lozériens.
- Il y avait un peuple d’indigènes attardés et barbares. Il s’agit des Frémistes, ceux qui vous poursuivaient.
- Josume, ses fautes d’orthographes.
- Ils pullulaient.
- Le GPSR à Châtelet, un samedi après-midi.
- Ils nous surveillaient de près et nous traitaient sans égards.
- La presse française.
- Ils étaient à la solde des nantis et des puissants, les Vegons donc.
- Le First Tuesday après le dépôt de bilan de Boo.com.
- Puis brusquement, l’argent des Vegons cessa d’arriver.
- Les Corses ensemble.
- Les Frémistes se mirent à se battre les uns contre les autres en d’absurdes guerres.
- Les Corses et les continentaux.
- Puis, ils s’en prirent aux prisonniers, nous.
- Les Américains en Irak.
- Beaucoup d’entre-nous sont morts.
- Alfred Sirven, quand plurent les mises en examen.
- Pour notre part, nous avons détalé comme des ng'tribulles.
- Les paras à Dien-Bien-Phu.
- Nous nous sommes retranchés dans ces fortifications à l’efficacité douteuse.
- Les bourgeois, quand Mitterrand arriva au pouvoir.
- Nous avons très peur.
- Les Américains en Irak.
- On va tous se faire égorger.
- Le chat, à toute heure du jour ou de la nuit.
- Maintenant, le sage Brok est épuisé, et souhaite se retirer pour dormir. »


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 10/10/04 21:24
Et il joignit le geste à la parole. Profitant que la salle d’audience, une ancienne remise à munitions, était dépourvue d’oreilles indiscrètes, Zorkan poursuivit l’interrogatoire.
« Alors comme ça, vous êtes des amis des Vegons ? Que les sept Naharbluuk Lustrés me dharvak le kolhatgastrah, j’aime autant vous prévenir, ce sont des opinions politiques assez impopulaires par ici.
- Des amis, pas vraiment, tenta de temporiser Punch, que la carrure et la dentition du saurien incitaient à la prudence. Comme je l’ai expliqué, nous sommes en affaires avec eux, nos relations s’arrêtent là. Nous effectuons un peu de transport pour eux, voilà tout...
- De transport ? Comment ça, vous avez un vaisseau ?
- Ma foi, oui. En piteux état hélas... Cela dit, nous sommes étrangers à votre monde et à la situation politique qui y prévaut. Peut-être pourriez-vous nous éclairer quelque peu ?
- Eh bien, c’est simple. Akhereb est le bagne du sinistre empire Vegon. C’est ici que son maudit empereur envoie tous ceux qui lui déplaisent, sans espoir de retour. Ceux qui sont envoyés à Akhereb disparaissent à jamais du monde des vivants, c’est aussi simple que ça. Les gardiens sont rares, car ce lieu de cauchemar est une affectation peu prisée, ils vivent retranchés dans des forteresses et évitent tout contact avec leurs prisonniers, car en plus d’être immoral, le Vegon est lâche.
- Diable. Les Vegons que nous avons interrogés avaient un autre son de cloche.
- Les Vegons sont des brutes sanguinaires, mais lorsque ça les arrange, ils savent être habiles à mentir, ou bien à présenter la vérité selon un angle qui leur convient. Donc, nous tous dans cette cavernes avons été déportés dans ce bagne par ces fils de Gn’hadelbr’hk, ou bien nous sommes des descendants de déportés. Mais voici quelques temps, nous autres maudits de l’Empire avons eu une lueur d’espoir, lorsque le prince Beteljus mena son coup de force contre ces scélérats. Vous avez sans doute entendu parler de lui par nos ennemis.
- Oui, ils nous en ont touché deux mots. En des termes bien différents, comme vous l’imaginez. Du reste, nous l’avons rencontré, le prince Beteljus, et c’est à cause de lui que nous sommes redevables aux Vegons.
- Ah oui ? »


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 10/10/04 21:25
Zorkan invita les naufragés à la table commune, et ils purent, tout en se restaurant de champignons et de bêtes du cru (qui étaient succulentes, malgré leur aspect louche), clarifier la situation. Punch exposa au grand lézard leurs mésaventures, et les deux combats au cours desquels ils avaient affronté le puissant Gonzo, et qui leur valait de se retrouver présentement dans cette pénible situation. Zorkan conclut alors :
« Je vois. Il aura pris votre astronef pour un cargo venu ravitailler les avant-postes, et aura agi un peu impulsivement. De telles méprises sont courantes au cours des guerres, et je comprends qu’en de telles circonstances, vous ayez eu tendance à faire confiance aux fielleux Vegons. Bah, de toute façon, qui que vous serviez, vous êtes tout comme nous condamnés à périr de male mort dans ce trou à rat.
- Allons, mon ami, il ne sert à rien de se lamenter. Ne peut-on pas trouver un terrain d’entente avec ces Frémistes ?
- Ils sont fanatiques autant que stupides. Dans leur religion, Akhereb-les-Mines est le seul monde que leur dieu ai créé et peuplé, aussi considèrent-ils tout le reste comme des hérésies, des témoignages de la décadence des mœurs. Pour eux, tout ce qui ne vient pas de cette planète est impur, et doit être détruit.
- Oui, c’est vrai que dans ces conditions, l’ouverture des négociations s’annonce difficile. Mais sont-ils donc si terribles pour que vous en ayez si peur ? Nous en avons nous-mêmes vaincus quelques uns, et nous n’avions ni votre nombre, ni ce retranchement bien propice.
- Ils agissent stupidement, mais c’est leur nombre qui les rend dangereux. Même les Vegons, du temps de leur splendeur, n’auraient pu donner un ordre de grandeur de leur population. D’après mon expérience, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre en matière de bon sens, mais lorsqu’ils chargent... Si vous leur avez survécu, c’est que vous n’en avez croisé que de petits groupes, mais à chaque rencontre, ils sont plus nombreux. Et lorsqu’ils sont en nombre suffisant, ils estiment qu’il est honorable de sortir les armes à énergie - ne me demandez pas pourquoi ils ne le font pas avant, c’est un mystère. Les temps sont proches où ils se réuniront, par milliers, par centaines de milliers, et ils nous submergeront, c’est aussi sûr que le retour de la Zeoubl’s après le Garzak’shnok.
- Mais non voyons, nous trouverons bien un moyen de nous en sortir. Regardez, nous avons déjà de la chance d’avoir cette belle forteresse. C’est vous qui l’avez construite ?
- Oh non, ce sont les Vegons. Cet endroit était une sorte de porte, le lieu de passage entre le monde des mines, où nous étions en servitude, et leur domaine. Les prisonniers qui comme nous descendaient par ces tubes que vous voyez ici étaient assurés de ne jamais revoir les feux du soleil. Bien sûr, nous rêvions tous de nous révolter, de prendre d’assaut ces fortins et de remonter à l’air libre, mais comme vous l’avez fait remarquer, ce sont des constructions fort bien conçues.
- Pourtant, vous avez pris celle-ci.
- Elle était abandonnée, nous n’avons eu aucun mérite.
- Si j’ai bien compris votre propos, ces deux tubes de métal, là, remontent directement à la surface.
- C’est cela. Il y a un mécanisme, deux grandes plate-formes, l’une montant tandis que l’autre descend, par un système de contrepoids.
- Et qu’y a-t-il en haut ?
- Il y a un petit astroport Vegon désaffecté, des hangars, des bâtiments... Je n’ai pas bien vu lorsqu’on m’a descendu ici, et puis c’était il y a si longtemps.
- Un astroport... Avec des vaisseaux ?
- D’après les renseignements que j’en ai, il y avait deux navettes de classe Rundsteht en état de vol posées sur le ta’hharmak quand la révolte des Fremistes a éclaté.
- C’est intéressant ça. Eh, dites, je viens d’avoir une idée... Pourquoi on ne prendrait pas les tubes pour remonter à la surface, de là on embarque dans les navettes, et puis on quitte cette terre infertile aux mortels relents de tyrannie. Hein ? C’est intelligent non ? Non ? J’ai dit une connerie ?
- Ah mais c’est vrai, tiens, en voilà une riche idée, pourquoi personne ne l’a eue avant ? C’est vrai que nous autres extraterrestres, on est un peu gaol’monh pas vrai ? On ne peut pas remonter à la surface, capitaine Punch, les plate-formes sont en panne, et personne ici ne sait grimper treize-mille klikumètres de paroi métallique verticale à la force des bras.
- Ah, c’est ballot. Et c’est irréparable ?
- Oui, c’est irréparable. A moins que vous ne connaissiez un mécanicien capable de ramper sur cent mètres dans un tunnel de service de quarante centimètres de diamètre chauffé à cent degrés par les sources géothermales, et qui ai encore assez de forces pour débloquer un engrenage qu’on aurait dû changer il y a cinquante ans. »
Sept paires d’yeux se tournèrent, avec un mouvement qu’on aurait pu croire concerné, vers la MOA. La MOA regarda derrière elle. Il n’y avait personne.


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 11/10/04 22:07
32 ) Le caméléon était bien caché

DS 667.8

Le fracas des armes se tut soudain dans l’immense caverne. Puis on entenduit « Longue vie aux com... », suivi de « PschuiZblorch », puis un bruit de corps mou qui tombe par terre. Puis le fracas des armes se retut soudain dans l’immense caverne.
« Docteur, je veux un état des pertes.
- Trois morts et cinq blessés hors de combat lors du dernier assaut. La plupart se sont blessés avec leurs propres armes.
- Je me demande si c’était vraiment une riche idée de distribuer ces engins à rayons. Et les fortifications ? Bralic ?
- Aucun d’ces bestiaux y s’est approché à moins d’six pas. Faut dire, y’en a beaucoup y z’avaient sauté sur les mines avant, et les aut’ on les a dégommés.
- Combien étaient-ils au total ?
- Oh, des dix et des cents, des trucs comme ça. Pas loin d’un pleinplein. »
Le pleinplein était une unité de compte bralicienne, à peu-près équivalente à douze pifotrons, ou six-cent chouïas.
« Je dirais deux-cent cinquante six, environ, compléta Pleinechope Troisbras.
- Vous comptez vite.
- J’ai travaillé à la préfecture de police de ma mine, quand j’étais jeune. En fait, l’estimation exacte est « cent vingt-huit selon la police et cinq-cent douze selon les organisateurs ».
- Envoyez une vingtaine de gars récupérer le matériel sur les cadavres, et qu’ils fassent vite. Envoyez aussi un peloton de redshirts en couverture J’ai dans l’idée que la prochaine vague ne va pas tarder. Seigneur, vous avez vu comme ils se jetaient sur les mines ? Ne tiennent-ils donc pas à leur propre vie ? Ça dépasse l’entendement.
- C’est inquiétant, d’autant que cette fois, ils ont passé les mines. Le prochain groupe parviendra intact jusqu’au glacis défensif, il faudrait changer les mines.
- Je doute qu’ils nous en laissent le temps. »
Depuis son poste d’observation situé à mi-pente, sous la coque protectrice de l’astronef, Diana réfléchit longuement à la situation. Elle se demanda si le thalweg était assez profond pour casser une charge. Elle se demanda si les retranchements n’étaient pas trop en avant de la ligne de crête pour que la puissance de feu des défenseurs neutralise les assaillants. Elle se demanda si sa chaîne de commandement était optimale et si la communication verticale durant la bataille était efficace. Puis elle se demanda d’où elle sortait tout ce vocabulaire. Car sa formation à l’école professionnelle des couturières et modistes de Kallistopolis avait comporté, somme toutes, assez peu d’heures de cours sur les tactiques à employer pour tenir un siège dans les souterrains d’une planète étrangère, ou alors ce jour là, elle avait séché. En désespoir de cause, elle observa autour d’elle, pour voir si d’aventure, la solution de son problème ne se trouvait pas dans son environnement immédiat.
Puis son regard se posa sur une trappe circulaire d’une brasse de diamètre, juste au-dessus de sa tête.
« Au fait, Pleinechope, ils marchent encore, vos turbots-lasers ? »


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33 ) Du cul

DS 666.9

Dès que les plate-formes furent réparées, on organisa le transit du premier groupe, qui comptait une trentaine de gaillards décidés, bien armés et prêts à en découdre si, d’aventure, l’astroport Vegon désaffecté était moins désaffecté que prévu. Parmi eux se trouvaient nos sauvageons, ainsi que Brok et Zorkan, et toute une série de créatures improbables. Les lumières qui auraient dû illuminer le tunnel vertical étaient en panne depuis des lustres, aussi durent-ils se contenter des luminaires portables que les prisonniers avaient sur eux, ce qui leur permettait de constater que les tubes perforaient une épaisseur de roche assez prodigieuse, de l’ordre de mille brasses. La montée dura un bon quart d’heure, seulement troublée dans sa monotonie par le croisement de l’autre plate-forme, qui descendait vers les tréfonds, chargée d’ordures diverses et des squelettes de trois soldats Vegons encore tout encapuchonnés. A cette vue, chacun s’assura qu’il avait son arme à portée de main.
Avec une secousse peu engageante, la plate-forme s’arrêta enfin, et la porte s’ouvrit. Ils arrivèrent dans une vaste pièce en béton d’une tristesse à pleurer, au toit défoncé dans un coin. Diverses affaires jonchaient le sol, vêtements, ustensiles de cuisine, appareils non-identifiés ayant tous pour point commun de n’avoir aucune chance de jamais fonctionner à nouveau. Vu l’aridité de la planète, on se demandait comment tout ça parvenait à rouiller, mais visiblement, ça se faisait sans problème. D’après Zorkan, c’était là que les bagnards étaient triés et examinés avant leur voyage vertical et sans retour vers les tréfonds de ce roc inhospitalier. Des Vegons gisaient un peu partout, morts depuis assez longtemps pour que leurs os blancs n’intéressent plus les mouches. Il y avait des soldats, et aussi des civils, et pas mal de membres de races diverses et variées qui étaient soit des supplétifs, soit des prisonniers. Ce spectacle désolant n’était pas du genre à réjouir l’âme, à part peut-être celle d’un professeur d’anatomie comparée qui y eut trouvé matière à quelques publications mémorables, aussi la troupe progressa-t-elle en silence vers la sortie.
C’était l’aurore, mais il ne ferait pas plein jour avant quelques heures, car Akhereb-les-Mines était un astre paresseux qui mettait un temps fou à tourner autour de son axe. L’avant-poste Vegon était plus vaste que son homologue souterrain, mais construit selon les mêmes méthodes, et entouré du même genre de rempart. Comme il n’y avait pas trace de vie aux alentours, ils sortirent du bâtiment et se hasardèrent dans la base, qui n’était plus que hangars dévastés et pans de murs roussis. La porte de métal avait cédé à l’assaut d’une puissante arme thermique, car ses battants gisaient en flaque solide au milieu d’un trou béant donnant sur un désert encore violacé.
« Les spice girls et leur manager
- Le seigneur Brok suppose que les Frémistes se sont rebellés contre leurs maîtres.
- Eurodisney, ses actionnaires.
- Ils étaient furieux car cela faisait longtemps qu’ils ne touchaient plus un sou des Vegons.
- Il est où, l’astroport ?
- Juste là derrière. »


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 12/10/04 22:00
Ils contournèrent une tour rappelant, en modèle réduit, celle de la Lune Noire, où devaient se trouver les deux navettes dites de « classe Rundsteht », qui étaient là, en effet, bien sagement rangées l’une contre l’autre.
- Les Américains, quand les tours tombèrent...
- Le... noble Brok... est fort désappointé.
- Ah. C’est pas leur aspect normal ?
- Normalement, on n’est pas sensé voir les poutres structurelles, car il y a la coque soudée par-dessus. Typiquement, les cellules à énergie devraient ressemble à des tonneaux de céramique hauts comme ça, et pas à des cratères noircis. Les propulseurs devraient être entiers à l’intérieur des nacelles, et pas en morceaux à l’extérieur. Le train d’att...
- Oui, je vois un peu. MOA, vous croyez que vous pouvez réparer une des navettes avec les pièces de l’autre ? »
La méduse observa un instant le capitaine, puis les navettes, puis le capitaine, mit ses mains de part et d’autre de sa poitrine écailleuse, renversa la tête en arrière, et partit d’un rire tonitruant, d’une durée de quatorze secondes exactement. Puis, elle reprit son sérieux en un instant, désigna Punch, et dit :
« Humour.
- Bon, ben on est bien barrés avec ça. Alors là mes amis, je dois vous avouer que je sèche.
- Bah, soupira Zorkan, comme on dit chez moi, il faut accepter son destin.
- Oui, on dit des choses semblables sur ma planète. Au fait, puisqu’il semble que nous mourrons de conserve, d’où venez-vous donc ?
- Ah, c’est une belle planète que Nolloga ! La plus belle de l’univers, assurément, dont le moindre marigot vaut cent fois tout cet enfer puant d’Akhereb-les Mines. Imaginez, posée sur l’obscure tenture des cieux, une immense bulle d’eau, presque entièrement recouverte de doux et gris nuages, et sagement posé en travers de l’équateur, un continent unique et immense, pour l’essentiel plat comme le flanc de la queue, et abondemment arrosé d’une pluie tiède et pénétrante qui tombe, chaque jour de chaque année, avec la régularité d’un shognol pentu à deux dièdres. Imaginez de larges étendues de sédiments moites et de racines entrelacées, à tous les stades de la décomposition végétale, et dont les rets bulbeux regorgent de maint espèces de succulents batraciens marsupiaux aux barbelures argentées. Imaginez des forêts à-demi submergée s’étendant à l’infini, dans les branches desquelles, la nuit, hululent les poulpanzées au comble de l’extase amoureuse tandis que les lucioles bronzinent à l’unisson. Et songez enfin aux subtils délices de Manalgua l’antique, la plus grande et la plus noble cité du peuple Déotien (dont j’ai l’honneur d’être un représentant), une titanesque cité dont les tours de métal crèvent les cieux, tandis que ses pieds de bronze caressent les contreforts de la mangrove léchée par la houle. Ah, Nolloga... combien j’aurais voulu te revoir une fois, une unique fois...
- Et moi, monsieur, songez combien je regrette de ne jamais l’avoir contemplée, votre planète.
- Bah, au moins en ai-je le souvenir. Se lamenter de ce que l’on a perdu devant celui qui ne l’a jamais eu est une attitude méprisable, et je vous en demande pardon.
- Vous êtes tout excusé. Vous maniez en tout cas la rhétorique et le lyrisme avec une mâle assurance, je vous en félicite. Et maintenant que j’y songe, vous maniez tout aussi bien ma langue. C’est tout de même curieux, maintenant que j’y songe, comment se fait-il que nous nous entendions, alors qu’en toute logique, nous devrions être sourds chacun au propos de l’autre ?
- Ah, oui, cela... Je comprends votre étonnement, et sachez qu’il y a une explication fort rationnelle à ce phénomène. Voulez-vous que je vous conte tout cela ?
- J’allais vous en prier.
- Eh bien voilà. Lorsque les quatre Sephiroth de la conjonction elliptique de Nadorez’dûl entamèrent l’anti-pèlerinage autour des Trois-qui-étaient-uns, il n’y eut pas la moindre raison de se douter que dans l’ombre complice...
- Sire Zorkan, sire Zorkan, venez vite !
- Qu’y a-t-il, mon bon Gugn’aïm ? Demanda le grand reptile à une espèce de dinde reptilienne parlant du nez.
- Il y a deux types bizarres qui se battent, venez, on les a vus sur les écrans de surveillance.
- Allons-y. »


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 12/10/04 22:01
Ils coururent dans un bâtiment parallélépipédigonal qui se trouvait sous les décombres d’une tour. Là, autour d’une demi-douzaine d’écrans, s’amassaient quelques spécimens de la troupe de prisonniers, qui tentaient chacun de faire valoir son point de vue quant à la meilleure manière de faire un zoom.
« Mais c’est ma foi vrai, c’est un pugilat ! Eh, mais par exemple, ce personnage qui a le dessous, n’est-ce pas un membre de votre race ?
- Pas exactement, mais on va dire que c’est tout comme. Disons que c’est bien l’apparence d’une... femelle de mon espèce.
- Vous la connaissez ?
- Oui. Cela dit, je ne pense pas qu’il s’agisse là d’un combat. Ça se reconnaît au fait que dans notre culture, on garde ses vêtements pour se battre.
- Deux panthères dans la forêt.
- Ah. Il est vrai que maintenant que vous me le dites, votre congénère n’a pas l’air de se défendre avec la plus extrême vigueur. Eh mais... ma parole, c’est le prince Beteljus avec elle !
- Ah bon, c’est lui ? Et c’est où que ça se passe, ces réjouissances ?
- Dans le hangar 18.
- Bon, je suggère qu’on attende qu’ils aient fini pour leur demander des explications une fois sortis.
- Et entre temps ?
- Et entre temps, on observe cette scène répugnante avec la plus extrême désapprobation. »
Le prince Beteljus était un gaillard fort bien bâti, d’une peau aussi rouge que l’intérieur d’un communiste, dont le visage large et carré aux immenses yeux bleus s’ornait d’une moustache fort virile et d’une impressionnante chevelure aile-de-corbeau. Il n’avait pas trop de ses quatre bras musculeux pour contenir la fougue amoureuse de Lizzie Lightningstorm, laquelle il besognait avec une constance et une vigueur que bien des jeunes gens pourraient prendre en exemple. La dragonne, pour sa part, lui avait déjà infligé quelques-unes de ces blessures qu’un honnête homme se plait à rechercher. Parce qu’on les interrogea sur le sujet, les humains du groupe improvisèrent une petite conférence, expliquant à ceux que ça itéressait les diverses positions, l’intérêt de telle ou telle pratique, et les contraintes auxquelles on se confrontait en permanence dans le corps d’un humanoïde situé dans le corps d’un autre humanoïde. Lorsqu’ils en eurent fini de leurs acrobaties, ils se rhabillèrent sans mot dire, elle d’un uniforme Vegon qu’elle avait dû trouver sur la base, lui d’une combinaison moulante et bariolée. Ils sortirent enfin, dans le but de se restaurer sans doute.
Puis ils s’immobilisèrent, voyant une troupe d’une centaine de créatures aussi bizarres les unes que les autres qui les observaient.


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 12/10/04 22:01
« Ah bravo, bel exemple.
- Hein ? James ? Ça alors, mais qu’est-ce que tu fais là ?
- Quand je pense que je te croyais morte au champ d’honneur, et voilà que je te retrouve en galante compagnie.
- Quoi ? Mais que vas-tu imaginer, enfin, j’étais juste en train... d’étudier... et de prendre des contacts utiles...
- Ouais, des contacts utiles. Aux dernières nouvelles, la raison d’être de l’Astrocorps n’était pas de se faire explorer par de nouvelles civilisations, mais l’inverse.
- Je proteste ! Que vas-tu croire là ?
- On vous a tous vus.
- Ah bon.
- Et vous, vous êtes le prince Beteljus à ce qu’on m’a dit ?
- Euh... ben... »
L’aristocrate n’avait rien, dans son attitude ou son charisme, qui rappelât la brute sanguinaire décrite par les Vegons.
« C’est grâce à vous que me voilà piéton, si je ne m’abuse.
- Votre officier m’a expliqué votre situation, croyez que je suis navré de la confusion... Je vous avais pris...
- Ouais, ouais, pas le temps. Une seule chose m’intéresse : est-ce que vous pouvez contacter vos alliés afin qu’ils viennent nous chercher ?
- Eh bien pour ne rien vous cacher, nous étions précisément venus dans cette base à la recherche d’un communicateur. Hélas...
- Par Tau Ceti, nous ne quitterons donc jamais cette maudite planète ! Et je suppose que votre astronef est autant en état de vol que les deux navettes d’à côté ?
- Pas tout à fait. Je pense qu’avec énormément de temps, beaucoup de travail et pas mal de matériel, il serait possible de remettre une des navettes en état, alors que mon pauvre Gonzo n’est plus qu’un tas informe de bielles, de modulateurs et de tôles d’iridium.
- Ah, malédiction ! Vivrait-on cent fois cent vies que l’on pourrait mourir sans éprouver le dixième de la frustration qui est la mienne. Dieux capricieux, pourquoi vous riez-vous de votre pauvre créature ! Cieux impropices, ne vous ouvrirez-vous donc jamais plus pour me céder le passage parmi les voiles glacés de vos nébuleuses ? Quelle est donc ma grande faute pour être ainsi... Hein ? Un problème, MOA ? »
La méduse s’était approchée de Beteljus, sans franche hostilité. Les mouvements latéraux de sa tête et sa queue dressée indiquaient au contraire une vive curiosité, attitude qu’on la voyait arborer parfois lorsqu’elle découvrait une fonction inconnue dans un des appareils dont elle avait la charge. Avait-elle, elle aussi, succombé au charme de l’aristocrate purpurin ? Punch se repassa le film des dernières secondes.
« Des tôles de QUOI ? »


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 14/10/04 21:46
34 ) La lance de Longouine

DS 668.4

Les dernières heures avaient été particulièrement éprouvantes, et bien peu avaient trouvé le temps de dormir. Quelques uns étaient tombés, emportés dans la mort glorieuse du soldat, d’autres avaient été blessés, parfois cruellement, par les tirs flamboyants des Frémistes. Mais tous étaient résolus à tenir jusqu’au dernier instant, sans doute parce qu’il n’y avait aucune pitié à attendre de l’ennemi, ni aucune façon d’éviter la funeste issue. Parmi les huit batteries de turbots-lasers, deux étaient en position de cracher leurs bordées mortelles sur les infatigables assaillants du Disko, mais quelle que fut la vigueur des poissons prisonniers de leurs cuves, ils avaient fini par épuiser leur potentiel de frétillement sexuel, et dormaient maintenant, inutiles et sots, comme tous les autres poissons. Ils avaient vitrifié des strates entières de roche, liquéfié la lave sous les pieds de la multitude grouillante, et empli la grotte de vapeurs délétères issues de la pierre agonisante, mais tout ça n’avait pas suffi à décourager les Frémistes, plus butés qu’une marée d’équinoxe. Il y avait longtemps qu’ils ne s’étaient montrés, mais ils reviendraient bientôt, tous en étaient sûrs maintenant. Encore plus nombreux, encore plus furieux.
Diana songeait à tout ceci, dans sa cabine, qui était minuscule.
« Capitaine, capitaine !
- Quoi encore, doc ?
- J’ai des inquiétudes à propos de la santé de l’équipage.
- Effectivement, j’ai noté que se faire tirer dessus était néfaste à la santé.
- Oui, oui, bien sûr, mais je parlais surtout de la santé psychologique. Voyez-vous, il est pesant d’être confronté au danger sur de longues périodes, et je pense que nous sommes arrivés au point où ça pourrait nuire à leur efficacité. Les hommes veulent que vous leur parliez, ce serait bien que vous alliez leur dire deux mots...
- Pourquoi ?
- Eh bien pour les réconforter. Ils ont besoin, en ces temps où la mort menace, d’une figure maternelle, une sorte de substitut...
- Bralic peut s’en charger.
- le lieutenant-commandeur Bralic est en train de pleurer et d’appeler sa mère à côté des latrines.
- Et qui va venir me parler à moi ? Bon, bon, j’arrive. »
Elle se leva. Elle avait remis la combinaison vegonne de la Lune Noire, celle qui la couvrait si peu. Elle avait découvert que le champ de stase émis par ce vêtement pouvait, dans une certaine mesure, protéger contre les tirs des armes à énergie, ce qui était bon à savoir. Elle descendit en bougonnant, revint dans la caverne, et tous les hommes tournèrent leurs yeux vers elle. Lorsqu’elle fut parmi eux, elle dit :
« Alors voilà la situation : on va tous crever. Je compte sur vous pour tuer un maximum de ces salopards avant que ça se produise. Et maintenant, arrêtez de chialer, mettez-vous un doigt et battez-vous, couilles de loups ! »
Un grand silence accueillit ces paroles, suivi d’une longue clameur qui se répercuta d’écho en écho jusqu’à la voûte lointaine de la grotte. C’est alors que de très loin, on entendit une petite voix qui disait :
« Longue vie aux combattants !
- Eh bien voilà, exécution. »
Derrière la crête, deux Frémistes montrèrent leurs têtes rondes, puis douze, puis cinquante, puis trop pour qu’on les compte.
« Soixante-cinq mille cinq-cent trente six ! Par le marteau sacré de Saint Poilaumenton, ils sont encore plus nombreux que la dernière fois ! Misère de nous, ils vont nous hacher menus !
- C’est fort probable, Pleinechope, c’est fort probable.
- Tout est perdu, il n’y a plus d’espoir.
- Si, Pleinechope, il y a encore un espoir.
- Quoi ? Vous voulez dire... Oh non, vous ne songez pas à ça !
- Nous n’avons pas le choix, Pleinechope. Allez chercher la lance de Longouine.
- La lance de Longouine !
- Eh oui, la lance de Longouine. Vite ! »
Le nain fila aussi vite que ses courtes jambes pouvaient le porter jusqu’aux entrepôts du vaisseau, tandis que sur le glacis défensif déferlaient, insensibles aux traits de lumière qui les fauchaient, les premiers rangs de la horde Frémiste. Il mit un temps qui parut infini, durant lequel des pluies de coups de feu passèrent dans un sens et dans l’autre au-dessus du thalweg hérissé de pieux et presque comblé par les cadavres de Frémistes, puis le nain revint, porteur de la lance de Longouine. Diana s’en saisit avec considération, la regarda longuement, songeant au sacrilège qu’elle s’apprêtait à commettre, puis, résolue, elle se dirigea vers le rempart de fortune, courut, et projeta de toutes ses forces la lance de Longouine contre ses ennemis, qui périrent tous d’un coup.
« Qu’on me rase si je m’attendais à ça, vous avez utilisé la lance de Longouine !
- Eh oui, et vous pouvez témoigner du pouvoir de la lance de Longouine.
- Oui, mais maintenant, on a perdu la lance de Longouine.
- Eh oui, on n’a plus la lance de Longouine. »

Eh oui, car ils n’avaient plus la lance de Longouine. Vous vous rendez compte ?


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 17/10/04 21:10
Eh, les aminches, c'est mon post n° 1701, ça se fête !

35 ) La Directive Première

DS 668.9

Lorsque Heckle, le navigateur, vint la réveiller, il sembla à Diana qu’elle s’était écroulée sur son lit une demi-seconde auparavant. Mais à moins que sa montre n’ai changé de sens en changeant de planète, l’aiguille des heures avait presque fait un tour de cadrant.
« Capitaine, capitaine, ils reviennent !
- Qui ça ? Non, ne me dites rien, laissez-moi espérer un moment que c’est James et sa joyeuse bande qui reviennent avec de quoi réparer le vaisseau et un chaudron de cette légendaire potion magique qui rend invincible.
- Eh... désolée, capitaine.
- Bon, puisqu’ils faut y retourner... »
Une nouvelle fois, elle sortit de sa couchette et emprunta les noires coursives de son vaisseau, se disant que c’était probablement la dernière fois. En sortant de la coque d’électrargyre, elle jeta un œil à la situation en contrebas. Si elle n’avait pas connu les dimensions de la grotte, elle aurait pu croire que le sol en était ta*******é d’insectes grouillants formant un tapis continu de membres enchevêtrés. De grosses têtes rondes se croisaient sans se saluer, braillant des sons inaudibles mais qu’elle devinait fort bien. Le seul avantage qu’elle voyait à la situation, c’était qu’un groupe si nombreux mettrait de longues minutes à se mettre en ordre de bataille avant de lancer l’assaut.
« Pleinechope ? Pleinechope ? Où est-il passé ?
- Il creuse un trou, capitaine.
- Pardon ?
- La dernière fois que je l’ai vu, il attaquait la paroi rocheuse, derrière le vaisseau, avec une pioche. Il avait l’air si agité que personne n’osait s’en approcher.
- Je suppose que c’est la réaction naturelle des nains face à un péril mortel. Et Bralic ?
- Le lieutenant-commandeur s’entraîne à imiter les cailloux. Il semble persuadé que si on se concentre très fort et qu’on ne bouge absolument pas, on peut se faire passer pour un rocher. De cette façon, vos ennemis ne vous voient pas.
- C’est grotesque.
- Il a fait une dizaine d’adeptes. Ce sont eux, là-bas, roulés en boule.
- Ouais. Et le docteur Khunduz ?
- Dans la tranchée sud. Il tient à affronter l’ennemi avec l’arme traditionnelle des elfes : la massue à gros clous rouillés elfique.
- Saine attitude.
- Le professeur Al Ahdibal est remonté dans la coupole pour réparer un télescope.
- Que voici une utile occupation. Bon, je crois que c’est la fin. Prenez un ingénieur en artillerie et filez dans les soutes m’armer une douzaine de torpilles cantiques.
- Vous comptez faire quoi au juste ?
- Faire sauter la caverne. Ce qui offre le double avantage d’une mort immédiate et d’emporter nombre d’ennemis avec nous, en plus de la satisfaction intellectuelle de ne pas périr de leur main. »
Il partit sans rien dire, presque content d’avoir quelque chose à faire. Au grand soulagement de Diana, qui put laisser trembler ses mains moites autant qu’il lui plaisait. Son esprit était occupé à des choses que l’on pourrait juger de peu d’importance dans une telle situation, comme se donner bonne contenance devant les hommes, trouver la manière la plus honorable de tuer son équipage, et laisser intact le moins possible d’éléments du Disko, dont par bonheur, la grande vulnérabilité à l’incendie était une des qualités les plus remarquables. Puis, l’esprit du commandeur Kalliplokamos se mit à suivre la pente naturelle qui pousse tout homme à se lamenter sur son sort, à regretter d’avoir dit ceci, de n’avoir pas fait cela, d’avoir un jour approché un astronef, d’avoir eu un instant de faiblesse au moment où on lui donnait quelque chose à signer.
Les grouillants cessèrent un peu de grouiller. Les premiers rangs commencèrent à avancer, sans trop se presser ni tenter de se protéger de quelque manière que ce fut. Les terriens se préparèrent au combat.


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Cent pas séparaient la horde extraterrestre des rangs terriens lorsqu’il y eut un grand éclair blanc, parallèle à la ligne de front, qui sépara en deux la légion hurlante des Frémistes. Quelque chose de grand, de très grand, passa à toute allure en volant en rase-motte, quelque chose qui cueillit délicatement deux Frémistes dans sa gueule semée de crocs aigus avant de reprendre de l’altitude. Et depuis le dos de Lizzie Lightningstorm, où s’accrochaient les meilleurs tireurs de son groupe, fusaient des tirs mortels d’armes automatiques qui en quelques secondes cauchemardesques réduisirent assez considérablement l’effectif des opposants. Volèrent les membres parmi les débris fongoïdes, éclatèrent les têtes sphériques, moururent par centaines les rejetons d’Akhereb-les-Mines dans les obscurs tréfonds de leur maudite planète. Voyant l’étendue de ces pertes aussi étendues qu’elles étaient ennemies, les défenseurs du Disko reprirent espoir et bientôt sortirent de leur retranchement pour devancer ceux qui continuaient à avancer. Pour la première fois, il sembla que les Frémistes eurent un instant de flottement. Peut-être se faisait-il que, par quelque alchimie, ils allaient à l’inverse de l’humanité en ceci que plus ils étaient nombreux, plus ils étaient intelligents, peut-être l’empilement des cadavres de leurs frères avait-il fini par éveiller chez eux le plus simple, le plus naturel et le plus utile des sentiments, qui est la peur, peut-être l’attaque d’un dragon était-elle, dans leur culture, annonciatrice d’un désastre imminent, toujours est-il que certains des quadrupèdes commencèrent à se débander, puis tous les autres les imitèrent, se cognant, se montant les uns sur les autres, se pressant contre les parois qui bientôt se teintèrent du rouge de leur sang, et dans cette bousculade encore, beaucoup périrent. La vengeance des sauvageons fut à la hauteur de leurs épreuves, ils achevèrent tous ceux qui bougeaient, s’acharnèrent sur ceux qui ne bougeaient pas, poursuivirent tous ceux qui étaient en état de s’échapper, et traitèrent très cruellement tous ceux sur lesquels ils purent mirent la main. Et lorsque l’on vit le docteur Khunduz brandir sa terrible massue ensanglantée, debout sur une colline de Frémistes morts, alors seulement, on sut que la bataille était gagnée.

« Tiens, James, bonjour. Alors, cette ballade ?
- La routine. Et toi, tu as des tracas avec les indigènes, on dirait ?
- Ils sont un peu chamailleurs, hein ?
- Oui, ils sont taquins.
- Eh, mais c’est quoi ça ? »
L’étonnement de Diana était bien compréhensible. Après ses exploits aériens, Lizzie avait profité d’un courant ascendant pour ressortir de la grotte, puis y était revenue, traînant derrière elle un câble relié à un engin assez étrange. Certes, en tant que commandant en second du Disko, elle pouvait se vanter d’en connaître un rayon en matière d’épaves volantes, mais le tas de rouille biscornu que hâlait le dragon aurait inspiré les plus expresses réserves à un pilote d’essai suicidaire. A la base, c’était une grande plaque de métal oxydé en forme de L très épais, soutenu par une armature assez courbe et franchement cabossée, découpée dans la coque d’une navette Rundsteht. La MOA avait d’autorité mis sous sa coupe tous les anciens bagnards qui avaient quelque notion de mécanique, et bricolé en quelques dizaines d’heures ce surprenant véhicule, en récupérant des répulseurs de chenillé blindé trouvés encore emballés dans leurs caisses, un propulseur de navette presque intact démonté sur l’épave et remonté en position verticale, tout un système de contrôle d’attitude fonctionnant par jet d’air alimenté par un compresseur ayant, dans une vie antérieure, servi à décaper des façades de hangars, deux générateurs pris l’un sur les élévateurs et l’autre sur le broyeur à ordures de la base, et pour propulser le tout, elle avait fait monter trois hélices asymétriques, certes, mais orientables. La plate-forme, que la MOA appelait « le pont », était encombrée de plaques de métal tordues, sur lesquelles s’étaient assis, couchés, lovés ou cramponnés les bagnards. Lipstick manœuvra pour poser délicatement le truc sur un endroit quasi-plat. Merveille de la mécanique, il tomba en morceaux juste après avoir touché terre, et c’est de décombres que descendit l’extravagant échantillon de vie intelligente ci-avant décrit.


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 17/10/04 21:14
« Et c’est qui ça ?
- D’anciens bagnards tenus en servitude par les sinistres séides des Végons. Ces braves gens nous ont raconté bien des choses à propos de nos amis de la Lune Noire.
- Oui, ils sont méchants, renchérit le prince Beteljus dès qu’il eut rejoint le capitaine.
- Diana, voici le prince Beteljus. Prince, le commandeur Trouille, mon second.
- Enchanté, madame.
- Le prince Beteljus, le même que celui qui nous a tiré dessus voici quelques jours ?
- Eh... euh... Tout le monde peut commettre des erreurs. Toujours est-il que ce sont d’abominables esclavagistes, des impérialistes qui n’ont reculé devant aucune bassesse pour s’approprier les richesses de centaines de mondes, et y font régner la terreur.
- C’est ce que je soupçonnais depuis un moment, approuva Diana. Pourquoi un état pacifique aurait-il besoin de convertir en bagne tout un système stellaire ?
- Voilà qui est puissamment raisonné.
- Moyennant quoi, ces affaires ne nous concernant en rien, pour quelles raisons devrions nous renverser nos alliances pour vous aider, prince Betteljus ?
- Eh bien pour plusieurs raisons. Premièrement, par amour des oiseaux, des fleurs, et par amour des enfants.
- J’ai l’impression que vous vous faites une drôle d’idée de la culture terrienne.
- Ensuite, parce que si j’ai endommagé votre vaisseau, vous avez vous même détruit le Gonzo. Or, mon appareil était la meilleure défense de la base rebelle d’Akhereb-la-mort-lente. Dès qu’ils auront réglé leur petit problème de logistique, les Végons vont déferler sur ce monde et tout ravager. Je dois retourner là-bas pour mener la rébellion lors des heures difficiles qui s’annoncent.
- Je ne saisis toujours pas en quoi c’est mon problème.
- C’est votre problème en ce que, comme l’a confirmé votre capitaine, vous avez fort imprudemment donné les coordonnées stellaires de votre riche monde au général Minus. Akhereb est aujourd’hui un avant-poste isolé de l’empire, mais ce système fournira bientôt aux Végons une base idéale pour une invasion, d’autant que leurs troupes de choc s’y entraînent déjà.
- Ah, c’est vrai que vu sous cet angle...
- Ce n’est qu’une question de temps avant que la flotte du Grand Stratépouète ne déferle sur vos villes et vos campagnes, portant la mort, le malheur et la désolation, comme ce fut le cas sur ma planète. Aussi aurez-vous sans doute l’utilité d’un parti d’alliés au cœur de cette base.
- Ça peut faire sens.
- En outre, j’apporte un plein chargement d’iridium tiré des flancs de mon Gonzo, dont je crois, votre astronef a grand besoin.
- Ah, puisque vous me prenez par les sentiments.
- Sois sans crainte, Diana, nous avons déjà tout prévu. J’ai même ourdi un plan subtil qui pourrait, s’il fonctionne correctement, mettre un terme à la menace que les Vegons font peser dans ce secteur.
- Ah oui ?
- Oui, une arme terrible, que j’ai d’ailleurs quelque scrupule à utiliser, mais que voulez-vous, si les circonstances l’exigent...
- Si c’est de lance de Longouine que vous parlez, j’ai le regret de t’annoncer que c’est compromis.
- La lance de Longouine ?
- Oui, nous l’avons perdu contre les Frémistes.
- C’est quoi, la lance de Longouine ?
- Ben... c’est un truc qu’on n’a plus.
- S’en fout, la lance de Longouine. Moi je te parle de tout autre chose... Eh mais, qu’est-ce regardent tous, là ? »
En effet, tous les extraterrestres qui avaient des yeux s’étaient massés sous la coque du Disko, et devisaient assez vivement en désignant telle ou telle partie de l’appareil.
« Alors, c’est beau hein ?
- Certes oui, capitaine, répondit d’une voix suave une sorte de limule juchée sur des pattes de trois pieds de long, mais c’est quoi au juste, cet objet ?
- Eh bien, c’est le Disko voyons, fierté et honneur de l’Astrocorps ! Haïdi-yo !
- Vous voulez dire que vous avez volé dans l’espace à bord de cette chose ?
- Qu’est-ce qui vous choque ?
- Eh bien, par exemple, comment faites-vous pour assurer l’étanchéité d’une structure en bois ?
- Ben, il est laqué, le bois, c’te bonne blague.
- Le Faucon Millénaire, à Tatooine, dans le hangar.
- Le noble Brok émet des réserves quant aux qualités de vol de cet appareil.
- Foutaise ! Cet astronef est une merveille de la science moderne, il ne nous manque plus qu’à trouver un constricteur nodal des spectateurs polissons.
- Un convercteur central des extracteurs de phlogiston, corrigea distraitement la MOA.
- Un convecteur central des extracteurs de phlogiston ? Demanda Lizzie qui glandait dans les parages.
- Exactement. Le notre est hors service.
- C’est pas une sorte de soucoupe large comme ça avec des tubulures tordues sur le dessus et un machin strié sur le pourtour ?
- Si.
- Et des petits picots rétractables en cupronickel ?
- Précisément.
- Et avec peint dessus « convecteur central des extracteurs de phlogiston, modèle CXT-415 pour astronef de classe Glorious » ?
- C’est tout à fait ça.
- Attendez cinq minutes. »
Elle s’absenta cinq minutes, et revint chargée d’une sorte de soucoupe large comme ça, avec des tubulures tordues sur le dessus, un machin strié sur le pourtour, des petits picots rétractables en cupronickel et l’inscription « convecteur central des extracteurs de phlogiston, modèle CXT-415 pour astronef de classe Glorious » peinte au pochoir.
« C’est soixante ryôs.
- Quoi ?
- Je me suis donné du mal pour me procurer cet appareil, figurez-vous. Et en plus, il est tout neuf !
- Où l’avez-vous trouvé ? S’enquit la MOA.
- Dans un entrepôt du vaisseau.
- Qui l’y avait mis ?
- Allez savoir.
- Comment saviez-vous qu’il y était ?
- Je l’avais aperçu un jour... que je me promenais... dans un entrepôt. Oh et ********, si vous n’en voulez pas, je me le garde. »
Bref, après divers palabres, on convint d’oublier les divers larcins que d’aucuns auraient pu commettre dans les magasins de l’Astrocorps, on donna son or au dragon et on brancha le truc dans le machin.


Dernière mise à jour par : Grouïn des Tétynes le 17/10/04 21:18

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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 17/10/04 21:14
Les turbots ayant recouvré quelque appétit sexuel, on repoussa sans trop de peine les assauts de la vague suivante de Frémistes, ce qui permit aux équipes de l’ingénierie de peaufiner le blindage d’iridium des tubes d’injection thaumique. Les équipes de récupération avaient fini par amasser des monceaux d’armes de poing Frémistes, des quantités prodigieuses d’équipements divers, ainsi que des masses de champignons et des centaines de cadavres de Frémistes, dont Clibanios se targuait de pouvoir tirer quelque succulent ragoût propre à sustenter l’équipage durant le long voyage de retour. Le Disko était maintenant opérationnel, aucun sauvageon ne s’attarda plus qu’il n’était nécessaire sur cette planète, aucun ne se retourna avant de franchir l’écoutille pour jeter un dernier regard ou émettre un soupir de regret. On vérifia la pressurisation, les principaux systèmes, puis le capitaine donna l’ordre de dégager les barres des répulseurs gravistatiques, et lourdement, le Disko se souleva, se débarrassa des menus cailloux qui s’étaient incrustés dans sa coque. Lentement, très lentement, il s’éleva dans l’immense caverne, manœuvra savamment, puis sortit enfin au jour, aussi usé, fatigué et sale que ses occupants.
Akhereb-les-Mines réservait toutefois une dernière mauvaise surprise à nos cosmatelots, en particulier à ceux de la passerelle, qui avaient un bon point de vue sur la surface.
« Morbleu, mais que vois-je aux alentours ? On dirait... Mais non, il ne peut y en avoir autant...
- Oh non, encore !
- Par la pioche barbue de Nainpuissant Ravagemine, des Frémistes ! Des légions de Frémistes, emplissant le désert... Jusqu’à l’horizon...
- Von Paulus à Stalingrad !
- Le noble Brok dit qu’on est perdus.
- Ils sont au moins quatre millions cent quatre-vingt quatorze mille trois-cent quatre !
- Du calme, du calme, expliqua Diana d’un air blasé, leurs armes de poing n’ont qu’une portée très limitée, et nous sommes déjà trop haut pour eux.
- Ah excellent. Mais au fait, j’y pense, avons-nous encore des torpilles cantiques en magasin ?
- Et pour quoi faire s’il te plait ? S’enquit Diana.
- Eh bien... Euh... vu qu’ils sont là... et qu’ils sont peu sympathiques... Et puis je suis certain qu’ils ne manqueront à personne, tous ces Frémistes. Non ? Je sais pas ce que vous en dites...
- Les vendeurs de téléphones portables.
- Le vénérable Brok a parlé : il considère que les Frémistes sont d’abominables créatures indignes de vivre.
- Non ? Allez, Diana, juste deux ou trois, histoire de dire qu’on les a testées, ces torpilles...
- Je proteste énergiquement contre cette violation flagrante de la Directive Première de l’Astrocorps. Directive Première qui spécifie, je vous le appelle, qu’en cas de rencontre avec une espèce intelligente, il faut s’abstenir de l’exterminer. Je dois vous prévenir que je suis tenue, en tant que premier officier à bord de cet appareil, d’en référer à l’Astrocorps si je suis témoin d’un acte d’une telle portée.
- Ah bon.
- Sur ce, je vous quitte, j’ai une petite envie.
- Ah bon.
- Ce qui va bien me prendre cinq minutes.
- Ah bon. »
Diana quitta donc la passerelle, et d’un pas aussi digne et assuré que possible, se dirigea vers les sanitaires. Elle eut quand même du mal à empêcher un vilain sourire de sa commissure vers le haut lorsqu’elle entendit, par la conduction sonore des tubes de métallique, la détente gazeuse caractéristique de la vidange brutale d’un tube lance-torpille.


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 19/10/04 22:02
36 ) Across the stars

DS 670.2

Lorsque Diana revint sur la passerelle, ce fut pour constater que l’équipe habituelle avait repris sa place, et que l’on était en giration. Le capitaine Punch avait, pour ces circonstances, la curieuse habitude d’incliner l’appareil à quatre-vingt dix degrés, de manière à avoir l’orbe planétaire sur la bâbord, et le vide interplanétaire à tribord. Brok, Zorkan Eautrouble et les autres extraterrestres qui avaient pris congé, seul restait le prince Beteljus. De l’athlète rouge et quadrumane émanait une autorité naturelle, ainsi qu’une certaine gaucherie, ce qui était un curieux mélange, mais qu’attendre d’autre d’un être venu d’ailleurs ?
« C’est quoi finalement, ce plan subtil ?
- Le prince m’exposait précisément le meilleur moyen de rejoindre Akhereb-la-mort-lente sans nous faire repérer par les Végons.
- En effet capitaine, comme je vous le disais, il se trouve que les tyrans disposent d’efficaces détecteurs à courte portée, mais nous avons mis hors service leur réseau de détecteurs longue portée. Ainsi, nous pouvons à notre gré naviguer dans l’espace profond. En revanche, dès que nous approcherons d’Akhereb-la-mort-lente à moins d’un million de brasses environ, nul doute qu’ils détecteront sans peine un astronef d’une taille aussi imposante.
- Votre solution ?
- Elle s’inspire d’une très ancienne coutume Zoorfe, que par bonheur les Végons ignorent, car les bons usages du monde ne sont pas leur préoccupation, en général. Sur Zoorfos, ma malheureuse planète, nous avions en effet l’habitude, pour entrer dans une pièce, d’opérer un demi-tour afin de nous présenter par l’arrière. La portée symbolique du geste ne vous aura pas échappée...
- Ben si, justement.
- Mais c’est évident voyons, il s’agit d’arriver de dos en présentant une partie vulnérable de sa personne, afin de montrer que l’on n’est animé d’aucune mauvaise intention.
- Ah, bien sûr.
- Donc, une fois entré, vous opérez un demi-tour, toujours dans le même sens, et vous vaquez à vos occupations. Bref, là n’est pas la question. J’ai cru remarquer que votre appareil disposait, à l’arrière, d’imposants dissipateurs thermiques.
- Ah mais du tout, il s’agit d’extracteurs de phlogiston.
- C’est bien la même chose. Le fait est que ces extracteurs dégagent une thermie impressionnante, dont il s’agirait de tirer parti afin de se dissimuler. Je vous suggère donc de contourner largement Akhereb-la-mort-lente, puis de vous positionner entre la Lune Noire et le Soleil. Là, vous tournerez la partie postérieure de votre astronef vers nos ennemis. Leurs détecteurs ne verront rien, aveuglés qu’ils seront par l’éclat de l’astre du jour, dont les feux de vos extracteurs ne seront que l’ardente continuation.
- Comme le procédé est astucieux !
- N’est-ce pas ? Votre appareil peut-il voguer en crabe ?
- Tout à fait, c’est par pure convenance que nous maintenons la passerelle dans la direction du déplacement.
- J’avoue que sous ses louches atours, votre vaisseau affiche des performances impressionnantes.
- Ah ! Je ne vous le fais pas dire ! Hein Diana...
- Oui, oui. Et après, une fois sur Akhereb-la-mort-lente, on fait quoi ? »

Si les Végons avaient disposé de détecteurs à longue portée, ils auraient observé un bien curieux manège. Tout d’abord, le Disko quitta à toute vitesse les parages d’Akhereb-les-Mines pour plonger vers la fournaise d’Akhereb, petit soleil jaune aux rayons maladifs. Puis, exécutant la manœuvre ci-dessus décrite, le vaisseau obliqua vers Akhereb-la-mort-lente à une vitesse assez faible, de l’ordre de facteur -6, avant de disparaître derrière l’horizon de la planète. Plusieurs heures plus tard, il revint sur ses traces, retournant vers l’étoile avant de décrire une large courbe pour se mettre dans la trajectoire entre la Lune Noire et Akhereb-les-Mines, deux gigabrasses environ. Puis, le Disko fit mine de cheminer droit vers la base Végonne, cahin-caha, à facteur –7, vitesse à laquelle il fallait quatre heures pour faire la distance. Comme il n’était pas pressé, le capitaine en profita pour expédier quelques affaires courantes. Comme par exemple, s’enquérir des premiers résultats de l’audit. C’est à ce titre qu’il reçut donc Ducond et Ducont dans son bureau.


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 19/10/04 22:03
« Alors en guise de préambule, je dois tout d’abord vous signaler que conformément à l’échéancier remis ci-avant par les services de de Jameson Horowitz Malefoy McFinnis Jzdobrinjewszky Partners & De Portnawakz International Tradesman Globalco Consulting Associates Co. Ltd © GMBH – division of Cassini®-Group, le procès-verbal de validation définitif est encore en cours de finalisation, et vous sera transmis pour sign-off à l’issue de l’étude, après mise en conformité par nos services.
- Bien sûr, bien sûr. Et donc, ça dit quoi, votre étude.
- Le bilan est fort positif et l’étude a été très profitable, puisqu’elle a permis de mettre en lumière de nombreux axes de travail.
- C’est marrant parce qu’à lire ce que vous m’avez envoyé, j’avais plutôt l’impression que vous considériez mon équipage comme une bande de bons à rien et qu’il fallait tous les balancer dans le sans et tirer la chasse.
- Êh... bien oui, de manière imagée, c’est un peu ce que je voulais dire par « axes de travail ».
- D’accord. Vous recommandez donc, j’ai lu par ici... oui, c’est là, de mettre en valeur l’espace récréatif situé pont E secteur 2 en optimisant les surfaces de travail du personnel administratif.
- Tout à fait !
- Mais j’ai consulté les plans avant de venir, et vous voyez, ici, pont E, secteur 2, il n’y a pas d’espace récréatif. Il y a juste le réfectoire.
- Oui, voilà, le réfectoire.
- Vous proposez de transformer le réfectoire en bureaux pour le personnel administratif ? Personnel dont d’ailleurs nous sommes dépourvus.
- L’embauche de personnels administratifs est préconisée au titre IV du chapitre VI, volume IV, section VI. Effectivement, nous préconisons de dégager cet espace improductif, ce qui aurait, outre le gain de place, le double avantage du gain de temps et du gain de qualité.
- Ah oui ?
- Le gain de temps étant obtenu en substituant les repas préparés en cours de vol et pris en commun par des conserves apertisées préparées avant le vol, qui seraient réchauffées sur les lieux d’affectation des équipes, individuellement pour chaque membre d’équipage.
- Ils mangeraient leur gamelle sur place quoi. Et le deuxième avantage ?
- Au plan du plan-qualité, nous comptons, et c’est très important, développer la démarche-qualité par un suivi-qualité assorti de la mise en place d’une véritable politique d’assurance-qualité. Or, nous avons noté que la fréquentation des installations à but récréatif, dites « réfectoire » (cf. le document « Terms Of Reference ») induisait des comportements accidentogènes nuisibles à la méthode-qualité ci-dessus décrite, tels que : rixes, démonstrations physiques, consommation de boissons alcoolisées.
- Oui, mais vous savez, on ne peut tout de même pas interdire l’alcool.
- Si. Chapitre IX section III.
- Ah ouais, carrément.
- L’interdiction de la consommation d’alcool à bord permettrait de renégocier dans des conditions favorables les primes d’assurance responsabilité civile qui courent sur le vaisseau, et dont vous n’ignorez pas qu’elles sont 35% plus élevées concernant votre astronef que pour d’autres vaisseaux équivalents.
- A vrai dire, j’ignorais que nous étions assuré. Mais comment voulez-vous que je dise ça à mon équipage ?
- Vous êtes le maître à bord. Vous n’avez qu’à présenter cela sous un jour habile. Faites dire que vous interdisez l’alcool parce que par exemple, vous vous souciez de la santé de vos hommes, ou sous quelque prétexte du même genre. Mais vous tomberez d’accord avec moi, on ne peut plus continuer à perdre autant d’argent en assurance.
- Sûrement. En parlant d’alcool, avant la sécheresse, je vous sers quelque chose ?
- Merci, sans façon...
- Allons, de beaux gaillards comme vous... J’ai là un schnaps de chez moi, comme le faisait mémé... Ah, voilà.
- Je vous assure capitaine...
- Vous me désobligez, messieurs ! Insultez-vous mes ancêtres ?
- Soit, alors juste un godet.
- A la bonne heure, juste un godet. »


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   Réponse au Sujet 'Sauvageons no manga' a été posté le : 19/10/04 22:03
Le capitaine posa deux chopes d’un demi-litre chacune devant les auditeurs, abasourdis.
« Allez, buvez, mes amis ! Soyez sans crainte, c’est très léger, ça descend tout seul ! »
Il suffisait d’approcher de la chope à moins de vingt centimètres pour sentir l’alcool vous griller les poils du nez. Les récipients étaient emplis d’un breuvage à la limpidité suspecte. C’est qu’ordinairement, les vins, bières et liqueurs doivent leur aspect turbide aux micro-organismes en suspension et aux sous-produits de leur fermentation. L’eau-de-vie du capitaine Punch était, au contraire, plus transparente et plus glaciale que l’eau pure d’un torrent de montagne. Les deux béjaunes tendirent les lèvres vers la surface du liquide, avec plus de précautions qu’un buveur régulier, mais avec moins de précautions que celui qui s’y connaissait vraiment en boisson et avait déjà entendu parler des liqueurs que l’on distille en cachette dans les fermes isolées des vallées les plus reculées du Portolan, à la saison où les cols sont trop enneigés pour que les douaniers viennent em********r les honnêtes gens.
« Hmf... C’est vrai que c’est léger, cette boisson...
- N’est-ce pas ? Ce sont les essences de mimosa et de fraise des bois qui rendent ce breuvage si digeste. En fait, c’est plus un sirop qu’un véritable alcool.
- Tout à fait, un sirop. Et maintenant, passons je vous prie, papitaine, à la méthode projets.
- Qu’est-ce donc là ?
- C’est la méthode que vous employez mour mener à bien un projet. Na nomenclature des documents, c’est ça qu’il y a d’important.
- Je suis tout à fait d’accord avec vous.
- Vous avez vu le schéma, na ?
- Ah oui, le schéma. Donc, imaginez que je détecte un dysfonctionnement dans une partie du Disko, et que je souhaite y remédier, je dois d’abord adresser une expression de besoin.
- C’est vrai, une expression des besoins, exactement. Exactement ! Ah ah ah !
- Expression des besoins que j’envoie auprès du Service d’Intégration Fonctionnelle, pour validation.
- OUAIS MONSIEUR !
- Le SIF émet alors un Document de Spécifications Techniques, ainsi qu’un Plan de Recette. Le DST est transmis à l’équipe Réalisation, ainsi qu’au service Méthode Conformité, pour validation, hein. L’équipe Réalisation émet alors un chiffrage, qui doit être approuvé en Comité Stratégique pour que le projet soit approuvé. C’est alors que l’on différentie trois types de projets : le projet standard, le projet important et le projet urgent.
- Ben oui, urgent le projet. C’est un projet UUUUrgent.
- Les projets standards passent simplement par le circuit Assistance, ce qui implique la mise en place d’un Comité de Pilotage Allégé, qui se réunit tous les mardis afin de...
- Pourquoi les gens y nous aiment pas ?
- ...en cours de réalisation, mais doit être contresignée à l’issue de celle-ci...
- ...moi j’y ai dit au commercial, j’y ai dit : « Eh, toi », j’y ai dit...
- ...champs doivent être renseignés dans la feuille de route, à savoir les données relatives à la protection des...
- ...zzzzzz »
Voyant que les deux consultants s’étaient endormis du sommeil sans rêve de l’ivrogne débutant, le capitaine s’éloigna à pas de loups, ouvrit la porte, puis fit signe d’entrer à deux costauds qui attendaient là.


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37 ) Le rusé capitaine

DS 670.2

L'aspect général de l'astronef, associé à la manière hésitante qu'il avait de faire son approche, n'eurent aucun mal à convaincre Girardos et les Vegons que le Disko avait fait une mauvaise rencontre quelque part dans l'espace profond. Ayant revêtu ses plus beaux atours, le capitaine Punch, fort contrit, descendit par l'écoutille de secours - car la salle de chargement était démolie, rappelons-le - et se dirigea vers l'officier juché sur ses longues pattes grêles, qui l'attendait sur le bord du cratère, et qui semblait tout à fait impatient d'obtenir des explications. Le capitaine ayant eu maintes fois l'occasion de fréquenter les arcanes du pouvoir au cours de sa carrière, il avait eu le loisir d'apprendre que le meilleur des mensonges est celui que l'on truffe de pépites de vérité, aussi servit-il à son hôte une version des faits à peine modifiée.
" Ne me regardez pas, général Girardos, je suis indigne que vous posiez les yeux sur moi.
- Eh bien capitaine, que se passe-t-il ? Des ennuis ?
- Hélas, trois fois hélas, nous voguions paisiblement parmi les cieux de votre grand et beau système, lorsque nous fumes attaqués sauvagement par le Gonzo de l'abominable Beteljus.
- Damnation ! Il a donc pu vous rattraper !
- Si fait. Nous avons engagé le combat, manœuvré tant et plus pour le distancer, employé toutes les ruses de guerre connues de notre peuple, mais finalement, l'un de ses missiles eut raison de notre moteur alors que nous approchions d'une planète pour trouver quelque appui. Nous nous écrasâmes sur sa surface, après avoir eu, toutefois, la grande satisfaction de le voir lui-même gravement touché. Nous le perdîmes de vue, sans doute s'est-il abîmé en même temps que nous dans les sables d'Akhereb-les-Mines.
- Les rapports disaient donc vrai ! Une petite équipe chargé d'observer les environs de cette planète nous avait rapportée les bruits de cette bataille, et nous vous croyions perdus. Ah, quelle merveilleuse nouvelle.
- Messire Général, vous êtes bien indulgent, et nous voici toujours vos débiteurs car je rougis de honte à devoir vous le raconter, mais nous n'avons pu mener à bien la mission de confiance dont vous nous aviez gratifié. Les réparations de fortune nous ont permis de remettre notre vaisseau en l'état, nous avons considérablement perdu en vitesse et en puissance. Au lieu de quelques heures, le voyage vers la lointaine Akhereb-dans-ton-slip-mama prendra des semaines.
- Vous m'en voyez navré. Ne peut-on pas vous aider ? Restez donc ici quelques jours, nous réparerons votre vaisseau.
- C'est que, comme du reste vous avez pu vous en rendre compte la dernière fois, il est mû par une technologique qui vous est étrangère. Bah, qu'à cela ne tienne, nous ferons le voyage vers la lointaine planète comme promis, et vous ramènerons vos troupes, même s'il faut pour cela labourer chaque pouce de l'éther cosmique. Nous autres Terriens sommes des gens de parole, voyez-vous.
- Je le constate, et je vous en félicite.
- Toutefois, avant de repartir, je suis contraint de solliciter une petite faveur, et croyez que je crève de honte à abuser encore de votre hospitalité.
- Mais dites, capitaine, dites, et nous ferons notre possible.
- Ah, quel ami nous avons trouvé là. Voici l'affaire, la succession de nos mésaventures m'a convaincu que le voyage dans votre système présentait quelque péril.
- Je n'en disconviens pas.
- Or, nous avons à bord deux personnages de qualité, deux philosophes estimés dont la sagesse est révérée sur notre planète. Comprenez que leurs vies sont à mes yeux plus précieuses que la mienne propre. Bien qu'ils souhaitent partager le sort hasardeux de notre équipage, je vous prie de bien vouloir les héberger parmi votre heureuse communauté, le temps que la situation s'améliore.
- Quel noble sentiment vous anime. C'est avec plaisir que j'accède à votre demande, vraiment.
- Ah, la gratitude m'envahit. Frère d'outre-espace, si nous n'étions tous deux engoncés dans ces tenues spatiales, je te serrerai dans mes bras. Holà, vous autres, faites sortir les deux couil... nobles seigneurs. "


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c|o c|o (°°) c|o c|o
Je tendrement dans le huître, avec deux en
plus, et dedans je le. Ordure et mou, l'chaussette
vermine jaune petit sachet de arbre.

(Excusez-moi, je suis dyssyntaxique)


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