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Sujet : Borg, fléau des steppes

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CONANOUNET

Barbare anar



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   Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 02/03/03 02:17
Les feuillages bruissaient, chuchotaient, frémissaient autour des trois hommes. Tendus à l'extrême, Borg brandissait sa hache, Dorius deux branches enflammées, Ajib tenait son arc bandé, et leurs respirations haletantes se mêlaient au jasement surnaturel de l'ancienne forêt.

Enfin, le murmure sylvestre diminua, et le silence revint. Le souffle coupé, les trois hommes scrutaient les ombres dansantes des grands arbres sur les ronciers et les lianes denses. De longues minutes passèrent avant que les compagnons n'osassent enfin relâcher leur posture.

Dorius expira longuement, et tomba à genoux. Ajib baissa son arc, et Borg ficha son arme au sol en grognant.

"Torr est avec nous. Ces créatures sont nombreuses, mais couardes, commenta-t-il. Tâchez de prendre du repos près du feu, je veille au grain."

Le Némète et le mage impérial s'allongèrent, exténués. Malgré la fatigue, ils ne purent trouver le sommeil.
Le Prince de Skonie jeta une lourde fourrure sur ses épaules nues, et embrassa du regard les frondaisons. Puis il s'agenouilla, et demeura immobile.

Lorsque l'aurore s'éleva, humide et blafarde, Ajib tira ses amis de leur demi-sommeil.
La nuit s'était déroulé sans autre incident notoire, mais les tours de garde avaient épuisé les trois voyageurs. Silencieux, les yeux ternes et le geste lent, ils éteignirent le feu mourant et levèrent le camp, s'enfonçant dans la brume fantômatique.

A mesure de leur avancée, le terrain s'inclinait légèrement vers des hauteurs inconnues, et les chênes se mêlaient de plus en plus aux pins, qui dessinaient de profondes galeries obscures sous les frondaisons épaisses. Les ronces se faisaient plus rares, et la progression devint plus aisée, malgré la pente.

Un silence étouffant régnait sur le brouillard persistant, et aucun des trois compagnons n'osait égayer l'atmosphère par un chant ou quelque bon mot, de peur d'éveiller les créatures qu'ils devinaient tapies dans l'ombre pâle.

Au crépuscule, ils découvrirent une faille providentielle au flanc d'une petite falaise, et préparèrent sans tarder un bon feu, dans lequel gémirent bientôt les branches résineuses et humides qui jonchaient le sol alentour. Les flammes vives réchauffèrent peu à peu les membres engourdis des voyageurs.
Ce fut Borg, mâchonnant de rachitiques racines, qui rompit enfin le silence :
"Ajib, mon ami, demain il te faudra chasser. Nous avons faim, et ces deux journées de marche nous ont éprouvé.
-Je ne me hasarderai pas seul sous la fûtaie. Nous sommes observés, Borg.
-Je sais. Nous irons avec toi."

Dorius acquiesca de la tête, et son ventre produit d'affreux gargouillements, ce qui fit sourire ses deux amis.
Sur ces quelques mots, Borg se leva à contre-coeur et jeta quelques branchages dans l'âtre, avant de se poster à l'entrée de l'abris naturel.

Son regard sombre balaya les ténèbres, et lorsqu'il se retourna, clignant des yeux à la vive lumière du brasier, il constata sans surprise que les deux autres dormaient d'un sommeil de plomb.
Il réprima la tentation de fermer les paupières à son tour et se gifla la joue.

Il en était certain, les silencieuses créatures les avaient suivis toute la journée et attendaient, patientes, dans les fourrés, le moment le plus propice pour attaquer.

Cependant la nuit passa, et nul compagnon n'eut à réveiller ses compères.
Au petit matin, Ajib réveilla Borg et Dorius, qui grimacèrent de faim :

"En route. Allons chasser, gronda Borg qui dégaina son poignard.
-Ouvrez l'oeil, et le bon, dit Ajib. Les choses sont toujours là, j'ai vu les feuillages plusieurs fois s'agiter depuis le lever du soleil."


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Louise Michel (1830-1905)


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   Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 12/03/03 01:02
Les trois hommes quittèrent l'abris sous la roche. Ils traversèrent vivement le sentier pour s'enfoncer dans la pinède.

Dans le silence pesant de la forêt, ils ne pouvaient entendre que leurs pas sur le tapis d'aiguilles sombres. La forêt était plus clairsemée, mais la brume et l'obscurité surnaturelle des lieux mettaient tous leurs sens à l'épreuve. Les compagnons progressèrent quelque temps, sans observer la moindre trace d'animal.

Soudain Ajib mit son arc en joue, fermant un oeil dans la grimace du tireur.

"Quelque chose a bougé.
-Ce n'est pas une bête, répondit à mi-mots le Skonien ; cette forêt est désertée par le gibier. Nous sommes observés ! "

Ajib pivota sur lui-même, et détendit son arme : le projectile fusa vers les frondaisons, et un homme chut en hurlant, vingt pas plus bas.

Borg vit alors avec horreur une vingtaine d'hommes jaillir de nulle part l'espace d'un instant. Son instinct barbare prit la place de son esprit, et le prince projeta son poignard d'un sec mouvement du bras, foudroyant à la gorge un premier homme vêtu d'une sombre tunique.

Roulant sur lui-même pour éviter un projectile, il empoigna sa hache et fit face à la horde hurlante qui s'abattait sur eux, recroqvillé comme un fauve prêt à bondir.

A ses côtés, Ajib fit au même moment pleuvoir ses flèches à une cadence stupéfiante sur les ennemis, qui tombèrent en nombre comme sous l'effet d'une rafale. Les survivants parvinrent au contact, mais la hache du Skonien sema la mort dans les hurlements et d'amples moulinets de sang. Ajib avait dégainé, et parait sans discontinuer les assauts rageurs de trois hommes à la fois.

L'escarmouche balança quelques instants, sous la violence des passes d'armes : virevoltant côte à côte, les deux compagnons entrechoquaient leurs lourdes lames avec une demi-douzaine d'adversaire de front.

Dorius avait reculé, et faisait danser ses mains décharnées. Un homme fondit sur lui en hurlant, mais il fut arrêté net par l'index du mage, à quelques pas de distance, comme foudroyé.

Rapidement, les agresseurs se replièrent, disparaissant aussi vite qu'ils étaient apparus.
Haletants, Borg, Ajib et Dorius tournèrent les talons pour fuir au plus vite.

C'est alors qu'ils aperçurent la prêtresse, émergeant de la brume.

Des hommes leur faisaient face, une douzaine au minimum ; ils s'écartèrent pour faire place à la femme, qui s'avança lentement.

Sa taille était grande et fine, ses cheveux d'or tombaient sur sa longue tunique blanche, brodée de sombres motifs entrelacés. Ses traits auraient pu sembler quelconque, n'eussent été ses yeux, profonds comme la nuit. Le Skonien et le Némète, tétanisés par ce regard, virent impuissants la magicienne s'approcher, pas à pas. Elle sourit froidement, et leva les mains vers les trois indésirables.

Un éclair bleuâtre déchira les airs, mais s'écrasa en vrombissant sur un large écran de flammes soudaines. Dorius, les yeux fermés, baissa le bras d'un geste souple, et lança aussitôt l'autre en direction de la sorcière : la brume fut soufflée, et la femme reçut l'éclair enflammé dans les jambes : elle fut violemment projetée au sol. Ajib reprit ses esprits et pointa son sabre sur la gorge frémissante de le femme, lui indiquant de rester à terre.

Les hommes, éberlués, contemplaient le mage dont l'aura crépitante de flammèches disparut, comme avalée par le corps du vieillard, qui esquissa un sourire et rouvrit les paupières.

Borg ricana :

"Bougre d'Ottoniens, vous nous avez fait une belle peur. Jetez vos armes, et en arrière."

Les guerriers muets attendirent l'ordre de la prêtresse, qui leur fit signe sous l'arc bandé du Némète. Les glaives tombèrent au sol, et les hommes firent quelques pas en arrière. La prêtresse oberva quelques instants sa jambe encore fumante, et prit la parole :

"Deux guerriers qui tiennent tête à dix hommes, un mage capable de terrasser une prêtresse de Torr... murmura la sorcière d'une voix glaciale, le visage crispé par la souffrance. Les Elfes ne nous avaient pas dits que nos visiteurs étaient si dangereux... Mais qui pouvez-vous bien être, étrangers, et que venez-vous faire dans ces lieux interdits ?

-Je crois que les présentations s'imposent, conclut Borg, fichant sa hache au sol humide. Nous sommes loin d'être vos ennemis...

Sur un signe de la tête, Borg demanda à Ajib de détendre son arme, et le Némète aida le sorcière à se relever. Les traits serrés, elle réprima un cri de douleur. Borg prit doucement le visage de la femme entre ses mains sanglantes, et scruta son regard d'un sourire étrange :

-Magicienne d'Ottonie, rebelle à cet Empire indigne de vous, prêtresse du grand dieu du sang et de la vie, je rends hommage à votre bravoure. Cette poignée d'hommes et vous-même, pour avoir fui la servitude en ces contrées sauvages, sauvez l'honneur de votre pays.

La magicienne écarquillait les yeux, comme si elle eût vu le dieu lui-même. Tremblant de tous ses membres, et se jeta au sol, et se prosterna face contre terre, sous l'oeil incrédule d'Ajib et du Vieillard :

-Comment ne t'ai-je pas reconnu plus tôt, héritier de la Fureur, fils de Torr ! Me pardonneras-tu ?

A ces mots, les hommes de la prêtresse se jetèrent au sol, rendant hommage au Prince de Skonie.

Ajib et Dorius, interloqués, se regardèrent amusés :

-Notre ami est plein de ressources, semble-t-il.


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   Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 21/03/03 11:06
Voix du Barbare : "C'est trop facile !"
:D
Alleï alleï, ça va un peu vite, là...

C'est une chose que le respect et l'estime naissent entre Borg et Cythus, au terme de leur baston "amicale" sur le ring...

Mais là, quand Borg passe du Barbare brutal au Leader Charismatique. Je trouve que c'est un chouïa rapide. Et une prêtresse de Torr qui ne reconnaît pas l'Héritier de la Fureur du premier coup d'oeil, eh ben, y a une légère incohérence, non ? Enfin, je dis ça, c'est parce que je suis difficile, hein ? Mais bon public, néanmoins, à quand la suite ;)...


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Considérez-moi comme un rejeton du chat de Schrödinger. Ou alors un lointain cousin du démon de Maxwell...
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"Coupez Bruxelles dans le sens nord-sud, donnez la partie ouest au Royaume-Uni et la partie est aux Allemands. Ainsi, vous mettrez tout le monde sur un pied d'égalité, car toutes les parties râlerons avec la même intensité."

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   Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 21/03/03 18:15
Bonnes remarques, mes explications donc :

Borg approche de son pays, en Ottonie le peuple partage ses croyances. Il se révèle donc un leader charismatique. Mais il demeure un barbare brutal, rongé de haine et d'orgueil, et ça ne va aller en s'améliorant, vus les épisodes qui se préparent (traversée de la Cibérie, Skonie, et... ).

Pour ta question sur la prêtresse, les seuls humains qui traversent rarement les forêts d'Ottonie sont des Impériaux, systématiquement mis à mort par les rebelles. La prêtresse n'a donc pas immédiatement reconnu l'héritier car d'une part elle ne l'a jamais vu, sinon très jeune peut-être. D'autre part elle a eu vent de sa "mort" il y a trois années de cela.

Il est dommage que je sois pris par le travail actuellement (mémoire professionnel à rendre pour le 2 avril), je ne peux pas me consacrer à Borg avec toute la ferveur que je voudrais, à peine poster un épisode de temps à autre, souvent écrits sous la fatigue. Mais ça fait du bien, ça me défoule.
Et puis (pub) ça permet aussi aux gens en retard de se rattrapper... :D

La Skonie est proche, le temps des retrouvailles aussi, émouvantes ou cruelles. Borg de retour, ça va chier !


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   Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 26/03/03 00:02
Les Ottoniens menèrent silencieusement les trois arrivants à leur village sylvestre, à plus d'une heure de marche du sentier qu'ils avaient suivi jusque là. La pente était escarpée, les montagnes de Cibérie n'étaient plus très éloignées.

Une trentaine de vastes cabanes rudimentaires parsemaient une vaste clairière, au pied d'une montagne, dominant les alentours. Des enfants barbotaient dans un ruisseau, et des femmes tissaient sur de larges métiers, que le vent balançait doucement...

Borg respira l'air pur, rasséréné. Ses deux compagnons riaient de bon coeur, à la perspective de faire ripaille.

Les villageois, dès qu'ils surent l'identité des visiteurs, s'approchèrent avec admiration. Des femmes pleuraient, apprenant la mort de leurs époux tombés contre l'héritier. Mais tous restèrent dignes, conscients de recevoir une personnalité importante, le dernier roi des peuples du nord.

Un conseil se réunit rapidement, tandis qu'on offrait des vêtements chauds et propres aux invités. On leur fit signe d'entrer dans une vaste hutte, où brûlait un grand feu. Des marcassins dégoulinants de graisse crépitante tournaient déjà sur des broches de fortune.

Lorsque les trois compagnons eurent fait bombance, le chef de village, la prêtresse à sa droite, rompit le silence respectueux qu'il avait imposé à ses hommes.

-Bienvenue, Prince de Skonie, et bienvenue à tes compagnons. Vous êtes les premiers étrangers à contempler l'un des villages rebelles de la forêt d'Ottonie. Que venez-vous faire ici ?

Borg s'inclina, et prit la parole.

-Merci à toi, noble chef, nous sommes honorés par ton accueil !
Voici mes fidèles compagnons : Dorius, mage impérial, exilé. Et voici Ajib, fier Némète et grand archer, rebelle à l'Empire. Nous nous rencontrâmes à Kartajh, voici quelques mois. Nous traversons l'Ottonie par la forêt, pour échapper aux Impériaux à nos trousses et rejoindre mon pays, par la voie des grands cols de Cibérie. J'espère rencontrer les chefs cibérides.

A ces mots, Ajib et Dorius pâlirent. Ils savaient déjà que Borg souhaitait passer par la Cibérie, mais croyaient jusqu'alors qu'il éviterait soigneusement de rencontrer ce peuple à la réputation légendaire de cruauté et de barbarie...

-Nous avons besoin de votre aide précieuse pour nous mener au plus vite jusqu'à la Skonie, reprit-il. J'espère ensuite reprendre le pouvoir auprès de mon peuple réunifié, afin d'écraser l'Elam, puis l'Empire, et redonner aux peuples du nord la gloire et la liberté du passé.

Les hommes grommelèrent et discutèrent à vois basse... Le chef leva la main pour imposer de nouveau le silence.

-Tu es l'héritier. Ton peuple te reconnaîtra comme nous t'avons finalement reconnu.
Mais vois-tu, la situation a bien changé, au-delà des montagnes. Arslav dit-on pose problème à tes tribus désunies, divisées par l'annonce de ta mort, voici trois ans de cela. Il sera déjà difficile de réunir ton peuple ! Pourquoi donc déclarer la guerre à l'Elam ? Si l'Elam s'allie à l'Empire, la Skonie sera écrasée...

-Les nomades élamites de l'Est sont déjà alliés à l'Empire, et projettent d'envahir tout le nord, appuyés par les légions impériales à l'ouest. Je veux écraser ces chiens, et les chasser définitivement loin de nos frontières.
Mais la Skonie ne pourra le faire seule. Les peuples du nord, autrefois unis, doivent à nouveau ne faire qu'un. Je demanderai leur aide aux Cibérides, et ils l'accepteront. M'aiderez-vous, chef d'Ottonie ?

A nouveau, le tumulte enfla sous la hutte. Les hommes semblaient partagés entre l'admiration pour le caractère légendaire du prince, et l'indignation face à une requête aussi incroyable.

-Les rebelles ottoniens comptent tout au plus deux centaines d'hommes aguerris à travers la forêt... C'est à peine assez pour permettre à nos familles de survivre ! Comment pourrions nous assiéger les forteresses impériales qui jalonnent la frontière, gardée par deux mille hommes ?

-Vous pourriez dresser le peuple. Lorsque j'attaquerai l'Elam, les légions impériales se rueront en Skonie, et délaisseront ces fortins. Ils n'ont plus peur des ottoniens, c'est bien là leur faiblesse. Ce sera pour vous le moment de frapper, et de laver l'affront des Impériaux à votre pays.

-Le peuple nous suivrait, sans nul doute, consentit le chef. Mais combien de temps prendrait l'organisation d'un soulèvement de cette ampleur ? De plus, ajouta le vieil homme, si tu échoues contre l'Elam, l'Empire écrasera nos dernières forces.

-Je n'échouerai pas, gronda Borg. Nos dieux communs viendront à notre secours, comme par le passé ! Moi, je n'ai pas perdu la foi. Affronter dix hommes ne m'effraie pas. Je préfère mourir que vivre à genoux, et voir les peuples du nord tondus et asservis comme ceux de Sylvanie ou d'ailleurs.
Voulez-vous vivre reclus jusqu'à l'heure de votre mort, lorsque l'Elam aura unifié le nord et que l'Empire vous aura traqués jusqu'au dernier, comme des bêtes ? Les Elfes ne vous protègeront pas longtemps des incursions des soldats.

Le débat s'anima, mais le charisme de Borg emportait déjà l'adhésion du plus grand nombre.
Finalement, le chef demanda une dernière fois le silence.

-Reposez-vous, toi et tes compagnons. Vous l'avez bien mérité. Nous t'aiderons à rejoindre la Skonie. Mes hommes et moi allons contacter les autres villages dès ce soir, et nous te donnerons notre rponse dans deux jours.

Borg acquiesca, le visage impénétrable, et se redressa lentement. Il sortit de la hutte, le menton haut, mains sur les hanches.

-Je ne sais pas dans quelle histoire nous nous sommes embarqués, dit Dorius. Borg a l'attitude d'un vrai roi, mais je doute de sa sagesse.

-Tu as raison, cet homme est fou, sourit Ajib. Mais si tous les esclaves de l'Empire étaient aussi fous que lui, le Kaizar serait balayé l'espace d'un seul souffle.


Dernière mise à jour par : CONAN le Cibéride le 26/03/03 08:55

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   Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 04/04/03 13:32
Il avait fallu trois jours aux chefs pour se réunir dans la clairière sacrée d'Odinsaug.
Trois jours durant lesquels Borg sut convaincre les villageois, ainsi que les représentants des communautés rebelles d'Ottonie, de son ambitieux projet.

Dorius le mage et Ajib le fier Némète, écartés de fait des conversations adultes par la barrière de la langue, goûtèrent néanmoins un doux repos, bien mérité. Les deux étrangers purent ainsi vérifier la légendaire hospitalité du Nord, dont leur compagnon leur avait si souvent parlé. Les enfants s'acharnaient à tapoter le crâne luisant du mage, ou à tirer la barbe taillé en pointe du Némète, et les deux compères se laissaient faire de bon coeur.
Le soir, flânant au gré des huttes chaleureuses, ils glanaient ça et là quelques rudiments de l'âpre langue skonienne, partagée par les clans d'Ottonie. Puis Ajib fumait lentement sa longue pipe sous les étoiles étincelantes, tourné vers le sud. A ses côtés, le mage méditait non loin de la mare immobile et glacée. Dorius avait repris les couleurs de la vie, auprès des bons feux, des bons mets, mais aussi de la compagnie des jeunes et vigoureux guerriers ottoniens, qu'il lorgnait sans scrupule.

Borg lui, paraissait tour à tour serein et contemplatif, lorsque son regard planait sur les cimes des monts de Cibérie, ou agité lorsqu'il haranguait les rebelles auxquels il semblait redonner l'espoir, dans des cris rauques et gutturaux, si caractéristiques de cette langue étrange.

Le conseil se tint à l'aube, dans la grande clairière, à quinze lieues au sud du village.

Le discours véhément de l'héritier toucha les coeurs, embrasa les esprits avec un talent surnaturel, promettant sans doute la liberté à ces hommes. Borg fut même proclamé successeur des Ottons, les grands chefs du clan éponyme, décimé jusqu'au dernier guerrier par l'envahisseur lors des grandes batailles des dernières décennies.

Le rituel d'hommage put enfin avoir lieu.
Chaque chef dégaina tour à tour son poignard, s'avançant promptement vers la prêtresse, vêtue de pourpre. Sciant les veines de leurs bras, ils versèrent leur sang dans un crâne humain cerclé d'or. Borg but d'une traite le contenu du vieux calice.
La prêtresse saisit alors les bras du Prince, et trancha brutalement ses veines. Le Skonien fit couler son sang à flot, sans sourciller, dans le réceptacle ancestral. Il connaissait le rituel et acceptait de s'y plier.
Lorsque le crâne fut rempli, des femmes accoururent pour panser les plaies béantes du Prince, qui se maintenait debout à grand' peine.
Tour à tour à nouveau, chaque chef but un peu du sang de leur nouveau roi. Sans mot dire, ils témoignaient ainsi de leur confiance et de leur allégeance totale. Dorius apprit par la suite que ce rituel avait eu lieu, pour la dernière fois, plus de cent ans auparavant, avant que les Ottons ne rejettent l'autorité de l'héritier de Torr, et donnent leur nom à la contrée.

Puis les cris sauvages retentirent dans la brume fantômatique. Les coeurs des vieux chefs bouillonnaient de rage et de vengeance contre l'Empire, qui leur avait volé leurs terres, avait réduit à l'état d'esclaves les gens de leur peuple restés dans la grande plaine...

Le Prince était revenu, et la guerre commencerait.

Les palabres suivirent, et durèrent toute la journée. La prêtresse, du nom de Olsja, traduit chaque parole aux deux compagnons de Borg, qui siégeaient au milieu des chefs. Il fut convenu que l'héritier et elle resteraient en contact télépathique, pour coordonner l'assaut contre les forteresses frontalières fragilisées par le départ des légions ennemies vers la Skonie, une fois que l'Elam serait attaqué par le Prince Borg et ses -potentiels- alliés cibérides, encore à convaincre.

Borg donna finalement deux mois aux chefs pour lever en secret la population de la grande plaine. Des émissaires rebelles seraient disséminés dans les villages pour préparer l'insurrection générale.

Enfin, des danses guerrières et lubriques réunirent tous les membres des villages voisins. L'hydromel coulait sans discontinuer de lourdes barriques, et Borg but toute la soirée, malgré ses blessures, riant de bon coeur. Dorius, à la vision de l'éveil de ce peuple longtemps silencieux, désormais galvanisé par un nouveau roi, comprit que les jours de l'Empire dans le Nord étaient comptés.


Dernière mise à jour par : CONAN le Cibéride le 04/04/03 13:34

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   Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 11/04/03 08:10
Les épaules couvertes de lourdes fourrures, Borg, Ajib et Dorius, ainsi que trois des meilleurs guerriers d'Ottonie qui s'étaient portés volontaires pour les guider dans le dédale des défilés rocheux, gravissaient les contreforts des monts blancs.

Ils comptaient atteindre le coeur des monts sanglants en trois jours, tout au plus. Là, ils trouveraient le labyrinthe des mille grottes, d'où les Cibérides lançaient depuis plus d'un siècle leurs incursions dévastatrices dans les territoires frontaliers.

L'automne était doux en cette contrée, mais les longs manteaux de neiges éternelles sur les escarpements ralentirent progressivement leur ascension. La végétation était abondante en contrebas, mais les quelques bosquets de résineux qu'ils croisèrent, à haute altitude, étaient rachitiques. Ils en profitèrent néanmoins pour s'approvisionner en petit bois. Ils parlaient peu, du fait de l'effort, mais aussi de l'écho caractéristique des lieux, qui les aurait fait repérer plus rapidement qu'ils ne le souhaitaient.

A la fin de la journée, ils étaient parvenus aux premières cimes de la chaîne des Monts blancs, la Wessdrachs. La progression fut plus aisée, car le col faisait une route naturelle sur plusieurs centaines de kilomètres, d'ouest en est. Ce vaste désert de neiges, au-dessus d'un monde tourmenté de montagnes déchiquetées, avait été ainsi nommé par les peuples du nord en raison d'une légende cosmogonique célèbre, que Borg conta avec enthousiasme et grands gestes. Ulfang, le dragon primordial, avait enfanté la vouivre Wessdrachs, qui terrassée au ciel par le dieu Torr s'était abattue dans les monts blancs. Son échine ophidienne était devenue une route naturelle et aisée pour tous les voyageurs, du moins ceux qui allaient d'Elam en Ottonie. Les mille grottes, tanière des clans de Cibérie, étaient la gueule du démon des origines.

Les six compagnons, éreintés par la fatigue, établirent le camp pour la nuit dans l'une des nombreuses anfractuosités de la montagne.
Lors de son tour de garde, Dorius contacta Olsja, la prêtresse de Torr. Elle ne tarda pas à apparaître, lumineuse, dans son esprit apaisé, et se contenta de lui dire que tous les préparatifs de la rebellion se déroulaient comme prévu par le nouveau Roi d'Ottonie.

Dorius jeta alors un oeil à Borg, qui ne dormait pas. Comme à son habitude, il contemplait le paysage, l'oeil fixé vers l'est. Borg ne regardait pas vers la Skonie, plus au nord. Dorius savait depuis longtemps le rêve secret du guerrier. Il espérait seulement que sa politique n'était pas guidée par son coeur. Tant d'hommes allaient périr dans le fracas des batailles à venir...
Comme s'il avait su lire dans les pensées du vieillard, l'esprit alerte, Borg sut qu'il était observé et s'allongea soudain, en grognant.


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   Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 22/04/03 20:36
bouhouhouhouhouhouhou !!!!!!

Je veux la suite !!!

J'ai enfin pris mon courage à 2 mains et me suis lancé dans la lecture de Borg, tout d'une traite, enfin jusqu'ici..

Les débuts quelques peu carrés se sont affirmés et affinés, faisant découvrir au gré de l'histoire les différentes facettes des personnages, petit à petit, tout en dévoilant l'environnement dans lequel ils évoluent et les dangers qu'ils encourrent.

C'est vraiment bon !

De ce vieillard crasseux qui possède des "prémonitions" et qui s'affirme au cours des pages, ou des relations entre Borg et Cythus, qui changent constamment (et dont j'attend la nouvelle rencontre certaine dans un avenir plus ou moins lointain), de cette partie de chasse qui se transforme en une rencontré inoppinée où Borg peut réaffirmer son héritage de prince dans sa langue natale..

J'aime vraiment ton style Conan, tu joues avec l'apercevoir à merveille.

Il est difficile à faire des critiques (sauf positives) au sujet de cet écrit sublime mais je vais essayer de m'atteler à la tâche. Je regrette peut-être un peu l'aspect des langues qui ne se dévoile que vers la fin (ou du moins ces dernières parties) alors que, contrairement à Nyxl, c'est dans ce sens où je vois Borg : légèrement pataugeant dans la langue commune mais empli de royauté et de charisme dans les langues de son peuple dont ils chantent les chansons, pouvant conquérir la foule de ses mots emplis de puissance. Au moment où j'ai lu la phrase au sujet de la télépathie, j'avoue avoir compris que la prêtresse aurait ce lien avec Borg, ce que je ne trouvais pas si bien que ça mais c'est dans la suite que j'ai remarqué que c'était avec Dorius qu'elle "télépathait"..

Et voilà.. je ne peux que t'encourager à continuer car je suis vraiment enthousiaste quand à la suite de l'aventure de nos trois compagnons..

Conan, merci pour le temps que tu consacres au plaisir de nos yeux.

PS : magnifique le moment où Cythius révèle à Onathius la nature de son père, dévoilant tout l'évènement tragique de la persécution des Mages..


Dernière mise à jour par : Deliathfe le 22/04/03 20:39

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CONANOUNET

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   Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 23/04/03 23:40
Merci Deliathfe, je suis très touché par ces compliments enthousiastes. Désolé d'avoir pris un peu mon temps, les épisodes sont plus ou moins longs à maturer.
J'ai conçu le plan général de la prochaine fournée d'épisodes à suivre, reste à les coucher par écrit.

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Les glaciers s'étaient succédés, défilé de crêtes immaculées. Le soleil, irréel, mordait du ciel pur la peau glacée des six voyageurs.
Ils avaient obliqué vers le nord, et entamé la descente périlleuse du mont légendaire de la Drachsmut.

L'astre enflammait lentement les neiges à travers les troncs sombres des antiques résineux, en contrebas. Le sentier descendait doucement, serpentant dans un silence irréel. Seules des traces fraîches de pas indiquaient que des hommes vivaient dans ces contrées sauvages.

"Leur repère se trouve ici, au bas de la montagne, chuchota d'un accent rugueux l'un des guides ottoniens, en langue impériale. La gueule de la Wessdrachs. Mon Roi, j'espère que vous savez ce que vous faîtes.

- Oui. Ce sentier nous mène bien aux Mille Grottes, répondit Borg. Jamais mes incursions ne m'avaient mené aussi près des Cibérides. Nul étranger, ni même nul marchand, n'a jamais foulé ces lieux sacrés. Je les convaincrai de ma cause, ou nous serons torturés, puis tués, ajouta le Prince d'un ton sans ambiguïté.

- Et bien, voilà qui est rassurant, s'exclama le Némète qui arborait un rictus amusé, tout en glissant une flèche dans sa manche d'un geste souple. Nous avançons en plein repère des plus redoutables des hommes. J'ai parfois connu des gens de ce peuple, dans l'arène. De véritables géants, d'une violence inouïe, ne respectant que la force. Heureusement, ils ont toujours combattu de mon côté. J'espère seulement..."

Un Ottonien avait fait signe à ses compagnons de se coucher.

Le visage plongé dans la neige épaisse, tous demeurèrent immobiles, et attendirent, haletants.

Le silence enveloppait les battements saccadés de leurs coeurs.
Après un temps qui leur parut interminable, le guide leur chuchota qu'il s'agissait d'une fausse alerte.

Ils se redressèrent prudemment, tous les sens aux aguets.
Seuls les grands pins se dressaient autour d'eux, réponse muette à leur angoisse.

" J'ai quand même cru voir quelque chose, devant. Restez sur vos gardes...

- Alors nous sommes repérés, répondit Borg. Baissez vos armes immédiatement."

L'Ottonien n'avait pas entendu les consignes du Prince.
Pointant sa flèche avec méthode, il tentait de percer de son oeil aguerri les ombres grandissantes. Soudain, il s'arrêta, en arrêt, mais n'eut pas le temps de décocher son trait.
Une lance jaillie de nulle part transperça sa poitrine, le clouant violemment à un pin. L'Ottonien vomit son sang, qui aspergea la neige fut d'une flaque écarlate comme le soleil...

Surgissant de l'ombre, des silhouettes impressionnantes s'avançaient lentement mais résolument face à eux. Leurs faciès anguleux et massifs semblaient presque ceux de bêtes. Chacun des dix guerriers tenait une lance au fer horriblement denté. Le plus proche fit signe à ses hommes de s'arrêter, et s'approcha jusqu'à dix pas. Son regard bleu perçait, animal et impitoyable, au travers d'un casque grossier, duquel tombaient en cascade de longues mèches blondes.

Il hurla un ordre, dans une langue rocailleuse.

"Nous pourrions nous en débarrasser, siffla Ajib, dont les doigts glissèrent comme des serpents vers la corde de son arc. L'empennage de sa flèche se devinait dans sa manche.

-On voit que tu n'as jamais combattu contre un Cibéride, et encore moins contre dix réunis, rétorqua Borg sur un ton de reproche. Tu pourrais vider ton carquois sur cet homme qu'il trouverait encore la force de te trancher la tête. Jette ton arme, si tu ne veux pas mourir."

Ajib obtempéra de mauvais gré, imitant les Ottoniens.

Borg s'avança alors à pas mesurés, tendant le manche de sa hache au guerrier Cibéride.

"Le moment de vérité, grogna Dorius. J'espère que tu sais ce que tu fais, mon ami."


Dernière mise à jour par : CONAN le Cibéride le 23/04/03 23:45

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   Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 24/04/03 15:16
*******EUUUH !
Je venais de passer deux heures et demi à taper un super-épisode, super-chiadé, relu dix fois, et au moment de le poster mon ordi se bloque, plantage...
Argh... :(
Bon, je retaperai ça approximativement, quand j'aurai le temps et que ma déception sera passée.


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   Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 24/04/03 15:56
Si tu travailles avec un traitement de texte de type "MS Word" ou assimilé, vérifie que tu n'as pas un fichier de récupération : les modifications sont stockées dans une espèce de "log", et seulement actées quand l'utilisateur demande une sauvegarde; en cas de plantage, tu peux "récupérer" ledit fichier "log", car il est sauvé très régulièrement...

Mais si tu travailles à même le Forum, là, pas glop :(...


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   Bravo!! a été posté le : 23/06/03 12:33
C'est positivement une oeuvre litteraire superlative!!

J'ai tout lu d'une traite : on ne s'ennuie pas avec ce barbare ben... barbare, justement, qui sillonne sans relache ces contrees hostiles. J'aurais personnellement prefere que tu t'attardes davantage sur le passage de Borg a Karthaj (Les tribulations d'un homme des steppes en ville). Enfin, j'espere qu'on aura droit prochainement a la visite d'une cite elamite.

Ca m'a decide a lire les aventures de Conan, tiens.

Puisse ta plume ne jamais etre seche, fier ecrivain!!



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