Barbare anar

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Borg, fléau des steppes a été posté le : 30/08/02 09:46
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Comme une forumeuse l'avait judicieusement proposé, je présente en deux lignes ce petit feuilleton.
Genre : Fantasy épique et naïve, à légère tendance parodique.
Inspiration : Conan (de Howard), Gladiator (le film), Kalon (d'ASP Explorer), La légende du Polarien (un livre dont vous êtes le Héros que j'écrivis il y a deux années de ça), Star Wars (pour le personnage de Cythus), une charmante demoiselle (pour certains passages), La Pharsale (Lucain), le tout émaillé de références très détournées de l'histoire antique.
Bonne lecture, et merci à tous.
oxx(]::::::::::::::::>
Le crépuscule projetait ses ombres, purpurines, sur l'immensité vaste et vide comme le ciel. Le vent, soufflant dans les failles déchiquetées de la falaise, avait la voix sans âme des esprits du désert.
Un jeune homme, assis sur la pierre encore tiède, dévorait la chair crûe du maigre rongeur dont il avait découvert la providentielle tanière. Le sang de la bête, poisseux, collait à ses cheveux clairs et poussiéreux.
Des bourrasques de vent s'engouffraient dans la grotte. La nuit venait, et avec elle un froid pénétrant.
Les étoiles, une à une, étincelèrent dans le couchant.
Borg se plut à dessiner dans le ciel les lignes imaginaires et rassurantes qui retraçaient les exploits des dieux de son pays. Son pays si lointain, depuis l'exil. Ce pays où la terre et le ciel se confondaient aussi, par les nuits sans lune.
Son festin achevé, il se glissa sans bruit vers le faîte de la falaise, par une sinuosité de l'escarpement. Au loin, il aperçut les feux de camp de ses poursuivants. Le repas frugal qu'il venait de prendre n'était qu'un répit. S'il ne trouvait pas d'eau très rapidement, il ne survivrait pas deux jours de plus sous le soleil écrasant des steppes brûlantes.
Borg allongea son corps endolori sur le sable de sa retraite, plongeant ses yeux dans le ciel infini. Il lui fallait du repos, s'il voulait encore échapper quelque temps aux marchands d'esclaves. Le redoutable massif du Berg, dont il avait atteint les premiers contreforts, lui permettrait peut-être de gagner du temps.
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Dernière mise à jour par : CONAN le Cibéride le 12/01/03 13:36
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Barbare anar

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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 30/08/02 10:30
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Le bourdonnement des mouches dans ses narines le réveilla brusquement. Ces insectes redoutables du désert, qui pondaient leurs larves parasites par tous les orifices accessibles, auraient pu lui coûter la vie. Pour l'heure, elles sauvèrent le jeune esclave.
Le soleil était presque déjà levé, et Borg bondit, haletant de peur, battant l'air de ses mains.
Il aperçut alors autour de sa cache, adroitement dissimulés derrière des buissons de ciguera, les chasseurs nomades employés par ses poursuivants comme éclaireurs. Des cruels Némètes, tout au plus à une portée de javeline. Il était presque encerclé. Son coeur battit à tout rompre.
Dissimulant d'instinct une longue pierre effilée dans le creux de sa main, Borg réfléchit vivement, dénombrant d'un regard le nombre d'adversaires qu'il aurait à défaire pour échapper à l'étau de ses maîtres. Quatre nomades au minimum, dont il ne voyait que les yeux inexpressifs à travers l'épaisse tunique de lin. Sans aucun doute, ceux-ci seraient sans pitié pour le jeune Skonien.
Il finirait dans la fosse des arènes de Kartajh.
Borg se jeta à terre derrière le rocher, l'oreille collée au sol, l'air alentour vrombissant des essaims mortels. Ses poursuivants se rapprochaient, il pouvait entendre leurs pas délicats sur le sable.
Borg bondit, silex à la main. Un nomade hurla, et son oeil percé vomit un sang noir. Borg roula sur lui-même, entendit une, deux flèches siffler, mais le barbare fondait déjà sur le deuxième éclaireur, dont il trancha la gorge. Il fit volte-face, et une nouvelle flèche se ficha dans le torse de sa victime. Borg recula doucement, son bouclier humain encore tremblant des soubresauts de l'agonie. Deux Némètes, à trente pas, s'avançaient avec détermination, arc bandé dans sa direction. Borg, haletant, sortit de son fourreau le sabre aiguisé de son adversaire, qui expirait dans des râles pitoyables, tout en progressant vers les rochers. Là, il aurait encore une chance de défaire les deux sbires de ses maîtres...
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Dernière mise à jour par : CONAN le Cibéride le 02/09/02 18:15
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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 30/08/02 11:22
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Souffrance, vertiges infinis.
Etait-ce donc ça, la mort ?
La douleur lancinante martelait son crâne. Le paysage, fluide et illuminé, berçait son visage ecchymosé. Le sourire édenté du Némète qui conduisait le chameau semblait un gouffre diabolique. On lui tendit une gourde de cuir puant. Borg eut un haut-le-coeur et vomit.
La caravane progressait sous un soleil accablant, et le barbare sentait sur sa peau claire et meurtrie les morsures du soleil de Némésie. Le vertige se dissipait, des images lui revinrent, par bribes.
Maintenant, il se souvenait. L'embuscade, derrière les rochers. La colère du fouet. Le Némète, fou de rage, gourdin à la main, le battant comme un chien. Ses hurlements, mêlés aux rires sardoniques des maîtres détestés qui s'approchaient, bedonnants. Le verdict impitoyable.
Il finirait donc dans les arènes de Kartajh. Ses maîtres en tireraient sans nul doute un bon prix. Il fallait survivre, encore un peu, encore quelques jours. Dans les souterrains de l'arène, il serait bien traité. Il pourrait boire et manger à sa guise, jusqu'à ce qu'il affronte plus fort que lui.
Borg tremblait de peur maintenant.
Il contracta ses muscles un à un. Il n'était plus en état de se battre; d'ailleurs la sensation des lanières de cuir, qui écorchaient ses chevilles et ses poignets, le dissuada de toute nouvelle évasion. Deux Némètes encadraient sa monture, les marchands avaient pris leurs précautions.
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Crôm, je me suis mis à l'écriture... J'attends donc vos critiques et suggestions avec plaisir.
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Dernière mise à jour par : CONAN le Cibéride le 02/09/02 18:17
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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 30/08/02 13:53
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Citation :Message de CONAN le Cibéride
Crôm, je me suis mis à l'écriture... J'attends donc vos critiques et suggestions avec plaisir.
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La suite ! Par pitié, la suite !
J'aime bien le style. Et l'on peut dire que ça démarre vite ! 
Sinon, je suggère d'intégrer la découverte de l'histoire du personnage au fur et à mesure des dialoques qu'il aura peut être plus tard.
En effet, on se sent frustré de ne quasiment rien savoir du héros, mais un pavé descriptif casserait complètement le rythme.
-------------------- Attention, tête dans le cul powâ.
mad_penguin, pseudo-photographe useless
aka Malko Calaglin sur Eve-Online, membre de Aeden
"Si les pingouins sont mortels et que Socrate est mortel, alors Socrate était un pingouin." (Joystick)
Citation dont on devrait se souvenir un petit peu plus souvent :
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux." (Thomas Jefferson)
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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 30/08/02 16:16
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Merci pour cette suggestion, Mad_Penguin. C'est effectivement ce que je comptais faire 
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Enfin, la nuit s'avança, projetant des ombres inquiétantes sur les dunes battues par le vent du sud.
Deux nomades détachèrent l'homme aux cheveux pâles, qui s'effondra lourdement sur le sable, en tremblant. Quelques instants après, on lui tendait une outre d'eau rance, et ses lèvres tuméfiées, noires de sang séché, palpitèrent au contact de l'eau.
Des feux s'allumaient, tandis que le barbare était enchaîné avec d'autres prisonniers, de provenance diverse. Tous, même l'immense esclave noir dont la carrure avait tant impressionné le jeune Skonien, fixaient le vide, le regard éteint et résigné. Borg, quant à lui, souffrait le martyre et des visions de délire traversaient son âme. Sa peau était crevassée et lézardée par le fouet et le soleil, et une fièvre intense et inhabituelle faisait trembler tous ses membres. Un caravanier dut remarquer les symptômes d'une maladie, car le marchand bedonnant vint à lui, fulminant.
-*********ries de mouches ! Ce colosse va crever comme un chien, et j'aurais perdu 50 dhiraz et deux Némètes pour rien ! Par tous les dieux, bande de larves enturbanées, n'y en a-t-il pas un qui puisse soigner cet esclave ? Il m'est précieux !
Les Némètes se concertèrent un moment du regard. Le barbare avait tué deux d'entre eux : de fait, il ne devait sa vie qu'à la cupidité du marchand, qui tenait visiblement à revendre Borg au meilleur prix.
Il s'avéra que l'homme gras avait dû bien payer les nomades : l'un d'entre eux s'approcha, et releva délicatement le visage du Skonien. Il approcha sa paume des narines du barbare...
et lui fit brusquement inspirer une poudre ocre.
Borg crut que ses narines et son cerveau explosaient. Ses poumons le brûlaient, comme s'il eût été immergé dans les flammes. Il ne fallut pas moins de trois hommes pour le maîtriser. La douleur devenait intolérable, tout devint rouge. Borg hurla comme si mille tisons ardents avaient pénétré son corps. Il vit une dernière fois les yeux porcins et inquiets du marchand, puis sombra à nouveau dans de noires ténèbres.
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Dernière mise à jour par : CONAN le Cibéride le 02/09/02 18:18
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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 31/08/02 09:43
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Kartajh...
Ville des rois, cité des dieux, palais colossaux et millénaires, rues parfumées aux encens de l'Orient mystérieux. Ville de tous les plaisirs, de tous les vices et de tous les crimes. L'or coulait à flots, dans les mains des marchands dont les échoppes colorées couvraient d'un manteau chamarré les venelles des multiples souks et fondouks. Citadelle imprenable aussi, gardée par les mercenaires les mieux payés du monde connu.
Borg, une semaine après avoir recouvré ses esprits, passait les deux lourds vantaux de la porte d'Orient, enchaîné avec ses compagnons d'infortune, sous le regard taciturne de gardes Numites. Il éprouvait à la fois une certaine euphorie, celle d'un lointain étranger qui pénétrait les secrets de la ville aux mille légendes, tout en sentant monter en lui la sombre prémonition qu'il pourrait bien y laisser la vie. Pour l'heure, il essayait de mémoriser le tracé complexe des rues sinueuses, en vue d'une évasion future.
Enfin les rues s'élargirent, et la caravane des marchands d'esclaves se fraya un chemin parmi la foule bigarrée, avant de s'arrêter aux abords d'une estrade de bois. Borg leva les yeux et aperçut les funestes frontispices du Colosséum, théâtre de dizaines générations de combats meurtriers et de jeux sanglants. Des statues d'or et de bronze se dressaient, immortelles images des rois et généraux d'autrefois, foulant aux pieds les indigènes grotesques et grimaçants de peuples asservis.
Le barbare fut tiré de sa rêverie par le claquement du fouet sur sa nuque et sa gorge. Il fut précipité à terre par un mouvement sec du Némète qui le surveillait. On lui passa des bracelets de bronze aux poignets, on le couvrit d'une longue cape de fourrure et on peigna ses cheveux blonds et ébouriffés.
La vente des esclaves avait commencé.
Ils furent tous alignés sur l'estrade. De riches badauds s'avançaient au plus près, ainsi que des hommes vêtus de longues toges blanches, dévisageant le Skonien avec insistance. Borg observait avec haine la sueur ruisselant sur le visage bouffi de son maître. Celui-ci s'efforçait de produire un rictus agréable en ameutant la foule auprès de ses esclaves par moult gestes maladroits et cris aigus. Quelques-uns des esclaves les plus forts étaient vendus aux particuliers, mais Borg était réservé à d'autres clients...
Enfin ce fut son tour. On montra ses dents et son sexe au public, on cassa une planche de bois à moitié pourrie sur son ventre, on leva ses poings enchaînés au ciel, pour exposer sa musculature nerveuse et puissante. Borg eut beaucoup de succès, il venait du nord, ses cheveux étaient blonds, son physique avenant et il faisait bien une tête de plus que la plupart des autres esclaves.
Borg échut comme convenu aux hommes vêtus de toges. Escortés par de noirs Numites, ils conduisirent le barbare vers une herse menant au Colosseum, sans un mot. L'affaire avait été rapide.
Borg respira une dernière fois l'air du dehors, et pénétra dans les entrailles souterraines des arènes de Karthaj.
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Dernière mise à jour par : CONAN le Cibéride le 02/09/02 18:21
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Basement Cat

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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 31/08/02 11:16
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Alors, alors, premier et dernier commentaire en direct (les autres, je vous les PMerai)...
1) Serait-il possible que vous aériez votre texte ? Une ligne blanche entre les paragraphes nous donnerait un bon point de repère pour reposer ses yeux...
2) Le style est ferme et robuste, comme l'auteur et son perso principal, je gage ! Et les petits commentaires en bleu en pas de post montrent clairement la volonté de l'auteur de s'améliorer, ce qui présage bien de la suite...
3) A propos de suite ? *SBAFFF* Aïeuh, dévolé, v'ai oublié...
Vient à bout... Euh ! Bien à vous !
-------------------- Considérez-moi comme un rejeton du chat de Schrödinger. Ou alors un lointain cousin du démon de Maxwell...
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"Coupez Bruxelles dans le sens nord-sud, donnez la partie ouest au Royaume-Uni et la partie est aux Allemands. Ainsi, vous mettrez tout le monde sur un pied d'égalité, car toutes les parties râlerons avec la même intensité."
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Barbare anar

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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 31/08/02 12:09
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Cher Nyxl, tu es trop bon avec moi, et je te remercie de l'euphémistique tournure de ta critique pour désigner mon style, somme toute assez pataud, lourd et carré. De fait, ne compte pas sur une amélioration, j'écris ainsi depuis toujours, malgré tous mes efforts...
Je prends note de ton conseil visant à aérer le récit.
C'est fou, en deux jours seulement je me suis attaché à ce Borg, ce personnage dont je partage les émotions au fur et à mesure de l'écriture...
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Vlad Gratùl

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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 31/08/02 12:23
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Ben si Conan c'est quand même très bien ton texte. Pour l'instant je trouve ça bien écrit, avec juste un reproche : la transition de ton deuxième à ton troisième post. Trop brutale, et surtout pas assez annoncée. Quelques points de suspension judicieusement placés suffiraient d'ailleurs à l'améliorer significativement, mais le mieux serait encore d'ajouter quelques phrases de liaison.
J'espère que je n'ai pas été trop auphémisant à ton goût, et on va passer aux points positifs ("au" avec un "x" parce qu'il y en a plusieurs, donc ton texte est bon ) : d'abord le style, qui me plaît par sa densité. Ensuite le rythme du récit, qui n'est pas précipité (surtout vers le début, le transfert et la vente de Borg étant un peu trop rapides à mon goût). Ensuite le fait que le héros n'arrive pas à détruire tout seul tous ses ennemis (mais après ça va ch***, enfin je pense ). Et puis plein d'autres bricoles qui font que j'aime ton récit.
En espérant que ça t'encourage à continuer, je te souhaite d'avoir plein de copines chez les Muses.
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<Tabouretomane> t'as surtout pas envie qu'on t'emmerde
<Tabouretomane> comme tout le monde, certes
<Tabouretomane> mais un peu plus quoi
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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 02/09/02 19:18
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Merci à vous, j'ai tenu compte de vos -judicieux- avis.
Voici donc sans plus attendre la suite des aventures de notre petit barbare à tête blonde.
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Des corridors émanait une odeur fauve et ancienne. On entendait à peine les pas feutrés des bêtes affamées, tapies dans l'ombre d'obscures cages...
La porte d'une cellule, parmi d'autres, s'ouvrit. A la lueur des flambeaux, Borg put apercevoir les silhouettes d'une demi-douzaine de corps massifs et immobiles, et les lueurs pâles de regards inexpressifs. Ses futurs compagnons, ses futurs adversaires, des survivants plus que des hommes, des bêtes résignées à tuer. On détacha le Skonien, la porte métallique s'abatit derrière lui.
Une éternité passa, le temps n'existait plus. Le silence du cachot suintait une peur atavique et bestiale. Les esclaves promis à la mort ne méditaient plus sur leur sort. Ils se concentraient entièrement sur les combats à venir.
Enfin le geôlier, un Asiate massif, trappu et borgne, apparut dans l'ombre des torches. Il dévisagea le barbare, qui soutint son regard sans ciller.
-Jolie prise... Dis-moi, Skonien, quelle est ton arme favorite ?
-Celle avec laquelle je répandrai un jour tes tripes puantes, chacal.
-Bien, bien, gloussa le gardien. Tu me plais, tu t'adaptes vite... Emmenez-le !
Trois gardes Numites, le visage caché par des casques aux motifs complexes, ouvrirent la porte de la cellule et passèrent une chaîne aux bracelets du barbare, qui se laissa attacher, sans cesser de fixer le geôlier de son regard taciturne. Celui-ci le fit conduire à une armurerie. Des dizaines de casques, de brassières et jambières de métal, d'armes terrifiantes étaient enchevêtrées sur les étagères et les rateliers. Borg embrassa le morbide attirail d'un regard circulaire.
-Ca. Donne-moi ça.
Le visage torturé du geôlier s'illumina.
-Tu as déjà combattu... n'est-ce pas ?
-Enlève mes chaînes, et tu verras.
-Oui, oui... tes chaînes sauteront bien assez tôt... J'ai hâte de te voir à l'oeuvre. Les grands jeux sont proches. Demain, premier combat, sous le regard de tes nouveaux maîtres. Si tu survis, tu auras l'honneur de tuer en l'honneur du Kaizar, gloire à lui.
-Ton Kaizar pourrisse dans sa fiente. Donne-moi cette hache, et tu verras comment se bat un Skonien.
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Dernière mise à jour par : CONAN le Cibéride le 02/09/02 19:39
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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 02/09/02 22:50
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Par-delà la porte de chêne, le vacarme grondait, la clameur montait comme une vague.
-Skonien, prends au moins ce bouclier. Tu y as droit, tu as choisi la panoplie du Thrassus.
-J'ai choisi la hache, pas cette carapace.
Le geôlier sourit.
-J'ai misé gros sur toi. Rends-moi ce service, reviens vivant.
La lumière inonda l'arène. Sur quatre gradins somptueux, les citoyens libres de Kartajh trépignaient d'impatience. Le héraut leur avait promis un combat somptueux : les vainqueurs pourraient participer aux célébrations du triomphe du Kaizar, qui devait sous peu revenir de la guerre.
Borg foulait à présent le sable brûlant, avec pour seul vêtement un pagne, et l'arme lourde qu'il empoignait fermement. La foule, curieuse et dubitative, montrait du doigt ce guerrier qui allait sans armure. Dans les gradins patriciens, de nobles sénateurs en toge regardaient eux aussi, impassibles. L'un d'eux fit un signe nonchalant de la main, et des trompettes entamèrent une mélopée, rythmée par de lourds tambours. Les gladiateurs furent répartis en deux camps. Tour à tour, ils s'affronteraient. Le combat s'achèverait lorsque l'un des deux camp serait décimé.
Borg avait toute la nuit préparé ce combat, et prié ses dieux lointains. Il se savait maintenant investi par la Transe. Tout lui était à présent indifférent hormis une seule chose. Tuer pour la gloire de Torr. La musique lancinante ralentit ; son volume décrut insensiblement, jusqu'au roulement de tambour final, qui plongea les arènes dans un silence total.
La sueur perlait sur son front. Borg avait face à lui un guerrier plus petit, mais nerveux. Un Asiate. Le glaive tournoyait grâcieusement dans ses mains, et ses pas félins ondulaient sur le sable. Borg arma sa hache en arrière, et attendit l'attaque. Autour de lui, le fracas des armes et les premiers hurlements de douleur retentirent, en une effrayante cascade. Adversaires, alliés, peu importait. Seul comptait ce regard attentif, qu'il devinait derrière le heaume effilé de son protagoniste.
L'Asiate frappa, fauchant l'air avec une agilité stupéfiante. Sa lame tourbillonnante lançait des éclairs. Borg, sans sourciller, recula, esquivant lestement les attaques répétées du gladiateur, qui enfin recula pour reprendre son souffle.
Sous le heaume perçait un sourire. Le Skonien avait plusieurs estafilades profondes lui zébrant le torse. Cependant ni son bras, ni son regard n'avaient bougé.
L'Asiate, plus confiant encore, repartit à l'assaut, bondissant au-dessus du corps hurlant d'un combattant infortuné, dont la carotide vomissait des jets de sang. Le Skonien, telle une statue, semblait comme pétrifié. L'Asiate fit pleuvoir sa lame, tourbillonnant sur lui-même. Borg pencha son corps, souple et vif, de droite et de gauche, reculant pas à pas. La foule retenait sa respiration.
L'Asiate fit une erreur ; emporté par son élan il n'eut pas le temps d'armer son glaive de nouveau. En un instant, la hache décrit une puissante courbe avant de fracasser le heaume, le crâne, les clavicules, la cage thoracique de son adversaire. Dans une gerbe de sang, le barbare hurla son cri de victoire, tandis qu'il extirpait sa lame du tronc scindé et éventré de l'Asiate. Telle une bête massive, haletante et ruisselante de sang chaud, il se tourna lentement vers ses adversaires. Il n'en restait que quatre. Sans un regard pour ses alliés, il avança pesamment vers un rétiaire, énorme et gras.
Celui-ci jeta le lourd filet qu'il tenait dans sa main gauche, brandissant de la dextre un trident de métal. Borg jaillit vers le sol, roulant sur lui-même, et frappa au ras du sable. Le rétiaire chut lourdement sur le sable, tête la première, les jambes tranchées. Le Skonien délaissa cet adversaire défait, qui couinait comme un porc.
Des deux adversaires restants, encerclés par quatre guerriers, Borg vit le géant Numite, qui fouettait l'air d'une longue lanière de cuir et tenait en respect ses agresseurs, tandis que son partenaire paniquait sous un bouclier, faisant des moulinets désespérés avec sa hache. Le combattant à la peau d'ébène, aux muscles saillants et huilés, enroula soudain son fouet autour de la gorge d'un Némète, qu'il attira vers lui d'une simple traction du biceps. La suite fut brève, le Némète fut décapité par un glaive impitoyable.
Borg avait attendu une faiblesse de l'un de ses alliés. Il arma sa hache, pivota sur lui-même et la détendit sur le plastron de bronze du Numite, qui sembla imploser sous l'impact. Les côtes enfoncées jaillirent de la peau sombre du géant, qui s'effondra sans un bruit, alors que les alliés du Skonien hérissaient de leurs piques rageuses le cadavre pantelant du dernier adversaire. Borg lâcha sa hache. Torr avait entendu ses prières.
La foule acclama les quatre vainqueurs. D'un geste dédaigneux du doigt, un sénateur mit fin au combat.
Couvert de sang, le Barbare scrutait le vieux sénateur avec haine.
Celui-ci lui sourit.
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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 06/09/02 18:52
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Le silence se fit dans l'arène, lorsque le vieux sénateur se leva. La foule semblait le révérer, comme un dieu.
-Quel sont vos noms, vainqueurs de l'arène ?
Un Némète s'avança, de sa démarche élancée et fière, une pique dentée à la main, et s'agenouilla.
-Mon nom est Ajib le Rusé. Gloire au Kaizar et au gouverneur de Kartajh.
Un Cibéride musculeux à l'épaisse chevelure, armé d'un glaive, fit un pas vers l'avant et s'inclina jusqu'à terre. Ses brassières et épaulettes de métal étincelaient au soleil.
-Stolveig le Cibéride. Gloire au Kaizar et au gouverneur de Kartajh.
Un Elamite large et trappu, borgne et couturé d'atroces cicatrices, ficha ses deux tridents ensanglantés au sol et se courba lentement.
Kolder le Scorpion. Gloire au Kaizar et au gouverneur de Kartajh.
Borg fixa avec mépris ses trois partenaires prostrés. Puis, levant les yeux vers le gouverneur de Kartajh, il demeura un instant silencieux. La foule murmura, et le sénateur prit un air moqueur.
-Quel est ton nom, barbare ? As-tu perdu ta langue au combat ?
La foule explosa d'un rire bruyant. Borg demeurait immobile, son regard balayant lentement les gradins, bondés de spectateurs aux vêtements chatoyants.
Puis il cracha au sol.
-Je suis Borg, et je ris de tes dieux efféminés. Tu n'es qu'un lâche, un vieillard sénile, bon à jeter aux loups. La Skonie ne s'est jamais courbée devant ton empereur et je maudis votre race servile.
-------------------- La révolution sera la floraison de l'humanité comme l'amour est la floraison du coeur.
Louise Michel (1830-1905)
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Barbare anar

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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 14/09/02 14:06
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Lourd de menaces, un silence implacable s'abattit sur les gradins. Déjà les trois autres gladiateurs s'étaient retournés vers le Skonien, armes à la main. Borg empoignait fermement sa hache, prêt à mourir.
Le gouverneur, tremblant de rage, grommelait quelques mots à l'adresse d'autres sénateurs. Son visage était déformé par la colère. Enfin, il se tourna vers le Skonien.
-Barbare, il y a pire que la mort !
Des esclaves affluèrent par des portes dérobées et des trappes, et s'approchèrent en silence, munis de filets. Le barbare n'eut pas loisir de faire voler quelques têtes, il fut vite encerclé et capturé par d'inextricables rets. Borg se débattit comme un diable, mais les filins se resserraient autour de ses membres et de sa gorge. Il fut saisi et reconduit aux cachots, dans un brouhaha des plus indescriptibles. Jamais la foule n'avait entendu de telles paroles de la part d'un gladiateur.
Le regard de Borg plongea dans l'obscurité la plus totale. Il ne pouvait plus entendre que les respirations des esclaves qui le transportaient à bout de bras. Son crâne heurta plusieurs fois la rude paroi de corridors étroits. Enfin, on le jeta violemment au sol.
Les coups de gourdins s'abattirent sur son corps endolori et empêtré, et il lui sembla que son visage explosait dans un magma sanglant. Enfin, les coups s'arrêtèrent. Ses liens furent tranchés. Le barbare gisait sur un sol invisible et froid, incapable de bouger. Des bottes le firent rouler au sol, et soudain il chuta en contrebas, chuta et toujours le sol se dérobait à sa terreur. Les secondes lui semblèrent des siècles. Son esprit fut transpercé d'images saisissantes.
Les steppes, à perte de vue, dévorées par le ciel. Les seins blancs de Janna. Les siens, Mimo, son cheval. Les villages pillés, en proie aux flammes. Les femmes violées, les hommes implorant sa pitié. Le rire de sa mère. Le souffle de l'hiver. Les larmes de Janna. Les yeux révulsés de celui qui avait volé son bonheur. La caresse de la nuit. Le baiser de Janna. Le fouet, l'exil. La rapine. La guerre. Les chaînes. L'arène. Le désert. Le regard de l'Asiate.
Janna.
Borg atterrit sur une chose molle, de laquelle il dévala. Il entendit la porte d'une cellule se refermer, et tout plongea dans le silence.
Borg ne souffrait plus, tant son corps avait été battu. Après un long moment, ses paupières lourdes se mirent à battre. A travers leurs cils, englués dans le sang, les yeux du barbare distinguèrent les contours d'une fosse. Une fosse jonchée de paille, de paille et d'excréments. Des cadavres pestilentiels, suintant de tous leurs liquides, avaient amorti sa chute.
Un homme d'une maigreur effrayante était assis, non loin de lui. Il l'observait en silence.
Ses yeux effrayants luisirent dans les ténèbres.
-Bienvenue en enfer, mon ami.
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Dernière mise à jour par : CONAN le Cibéride le 25/01/03 20:09
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Louise Michel (1830-1905)
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Archange

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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 14/09/02 14:43
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Clap clap clap...
alors la, rarement je n'ai eut envie de lire la suite d'une nouvelle sur mon ecran comme maintenant...
je suis frusté, oui frustré comme un gamin qui doit attendre la semaine suivante pour avoir la suite de son roman favoris...
(ou a la limite comme un menagere qui attends la suite des feux de l'amour...)
SBAFFFF
ok, je retire ce que j'ai dit, c'est excelent, je vois toutes ces scenes, personnages, et lieux, c'est géniale... un seul mot:
ENCORE, mon barbare adoré... 
-------------------- Je met les pieds ou je veux, et c'est souvent dans la gueule
(Chuck "Walker Texas Ranger" Norris)
Une confession, une benediction, un dernier sacrement, tout est possible, il suffit de demander, mais poliment!
visitez un autre monde...
http://www.nox-rhea.org/
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tu ne buteras point !
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Barbare anar

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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 16/09/02 20:36
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Merci à vous pour ces encouragements !
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Lentement, comme une araignée, le personnage squelettique déploya ses membres et rampa vers le barbare. Il vint si proche de lui que son haleine empuantit ses narines.
-Voilà pourquoi l'on t'a battu si longtemps, chuchota-t-il en caressant le torse du jeune Skonien. Ton corps est fort et résistant. Un homme du nord, à n'en pas douter. J'ai bien fait. Avec le temps et un régime spécial, tu survivras.
L'homme étrange, plongé dans l'ombre, sourit de toutes ses dents en désignant l'ignoble tas de charognes humaines.
-Vois, je t'ai fait un coussin délicat des restes de mes précédents repas. Remercie-moi, car c'est à moi que tu dois la vie. Tu as bien dû chuter sept mètres...
Le Skonien rampa sur les coudes. Une douleur atroce lui embrasait la poitrine. Sans doute avait-il une ou deux côtes brisées. L'homme le suivait toujours du regard avec attention...
Borg parvint enfin à grommeler.
-Qui es-tu, parle !
L'homme se rassit alors et expira longuement, dans un abominable sifflement. Il resta immobile, et ses yeux semblèrent scruter un imaginaire passé.
-Que fus-je, veux-tu dire ?...
Autrefois, je fus un homme riche, beau et apprécié pour son éloquence. Je me tenais auprès du trône du Kaizar, et tous craignaient les conseils que je lui prodiguais. Je fis un jour l'erreur de me joindre à une conspiration, dans le but de le renverser.
Tous les aristocrates démasqués furent mis à mort, jetés aux fauves. Le grand roi, quant à lui, me fit torturer, puis descendre ici-bas, avec précaution. Je me retrouvai, comme toi à présent, au milieu de cadavres, dont ceux, défigurés, de mes anciens amis... Je me nourris de leur chair, et bus l'eau croupie et souillée que les gardes firent descendre rarement dans un seau. Depuis, j'étrangle les hommes qui survivent à la chute, et me repais de leur vie. Voilà toute mon histoire.
-Pourquoi ne cherches-tu pas à te nourrir de moi ?
Le visage blafard s'illumina d'un sourire inquiétant.
-Toi, tu es plus fort... Non que tu m'effraies, vu ton état. Mais si je te laisse vivre, j'ai encore une chance de revoir la lumière du jour.
-Depuis combien de temps es-tu ici ? Quel est ton nom, vieillard ?
-Trop longtemps. Une éternité. Pour tous, je ne suis plus rien que le souvenir éteint d'une gloire fugitive. Je ne sais plus mon âge. Quant à mon nom, je l'ai oublié. Appelle-moi donc comme tu le voudras.
-Vieillard, j'ai soif.
-Oui... Vieillard, j'aime assez ce nom. Cette chose, inutile, qui survit loin du regard des hommes et des dieux. Mais bois plutôt. L'eau est rare par ici... Voici un liquide précieux, que je volai il y a peu de temps à un infortuné personnage.
Le Vieillard tendit une outre d'un cuir douteux. Borg la prit à pleines mains, et versa son contenu dans sa gorge ouverte. Il s'agissait bien de sang humain, mais Borg but sans rechigner. Lorsqu'il eut étanché sa soif, lui et le Vieillard restèrent silencieux un long moment. Puis Borg s'allongea à nouveau, et sombra dans un sommeil profond, peuplé d'horribles créatures.
A son réveil, il vit le personnage penché au-dessus de lui, les yeux grands ouverts et un sourire mauvais aux lèvres. Le Vieillard recula prudemment.
-La nuit des songes se termine, et voici la nuit, plus sombre encore, de la réalité... mais enfin, tu n'es pas seul... ton corps est beau, homme du nord. A deux, nous franchirions l'adversité plus facilement. Veux-tu, mon compagnon, qu...
Borg avait saisi le Vieillard à la gorge. Se redressant d'un bond, projetant cette momie vivante à bout de bras, il le plaqua à la paroi suintante de la fosse.
-Trève de bavardages, Vieillard ! Dis ton plan, si tu veux vivre.
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Réponse au Sujet 'Borg, fléau des steppes' a été posté le : 16/09/02 21:09
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Eh bien, je le voyais moins pervers que ça, l'Abbé Farias du cru...
Et Borg fait un Edmond Dantes un rien... comment dire... JCVDesque (voir parodies par Les Inconnus) !
Et Mercédes ? Que devient-elle dans tout ça ? La fameuse Janna ?
Ami Conan, vous en dites trop ou pas assez, vous voilà donc condamné, comme nous tous écrivains, à diffuser la suite dans les délais les plus brefs sous peine d'être fustigé, conspué, tancé, ramené à l'ordre, saisi d'huissiers, etc...
Au plaisir de vous relire !
Et bien à vous ! (Non, pas de copyright, morbleu, cette formule ne m'appartient pas!)
-------------------- Considérez-moi comme un rejeton du chat de Schrödinger. Ou alors un lointain cousin du démon de Maxwell...
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"Coupez Bruxelles dans le sens nord-sud, donnez la partie ouest au Royaume-Uni et la partie est aux Allemands. Ainsi, vous mettrez tout le monde sur un pied d'égalité, car toutes les parties râlerons avec la même intensité."
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