Grand Pourrisseur

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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 21:58
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Note aux éventuels lecteurs :
Je ne pense pas que vous vouliez vraiment que je vous décrive les rêveries du colonel Yodpoäl.
En effet, vous n’êtes certainement pas du genre à vous délecter de violentes effusions de tripailles au cours de combats cataclysmiques, de l’issue desquels dépend le sort du monde civilisé. Le tout opposant des êtres de légende et des créatures aux pouvoirs surhumains sur un gigantesque champ de bataille post apocalyptique. Je ne saurai donc vous ennuyer en vous narrant ce moment tragique mais nécessaire, où l’un des protagonistes accède à une révélation traumatisante sur son passé tourmenté, ce qui alimente sa haine de façon suffisante pour faire basculer la balance en sa faveur, car c’est bien connu, c’est le plus énervé qui gagne. Et franchement, de vous à moi, vous n’en avez rien à fiche du déploiement ultime des pouvoirs colossaux de deux ennemis ancestraux, faisant plier la réalité même sous leur volonté, lors d’une dernière charge héroïque et désespérée mêlant habilement suspense et émotion.
Enfin peut-être que si.
Mais d’une part j’ai la flemme, et d’autre part, on papote, on papote, sauf que l’histoire, elle n’avance pas d’un pouce depuis un moment.
Allez hop, chapitre suivant et que ça saute !
A moins qu’il ne reste quelqu’un ?
____________________________
Un choc terrible fit s’ouvrir la porte grillagée. Puis une odeur de brûlé agressa ses narines sensibles. Son instinct lui fit alors remarquer que ce serait peut-être une bonne idée de déguerpir, il s’exécuta donc. Il lui fallut se frayer un chemin parmi de nombreux obstacles dans le noir, auxquels il se heurta douloureusement. Mais la chaude lumière du jour récompensa finalement son périple. Le sol avait une drôle de consistance, ça lui rappelait sa litière mais en plus grand. Il faisait vraiment très chaud.
Il s’aperçut qu’il n’était pas le seul à être sortit. Elle était là, qui le fixait avec curiosité. Ils s’éloignèrent donc de conserve, loin de l’odeur et de l’obscurité, à la découverte de ce nouveau monde plein de promesses qui leur tendait les bras..
Peut-être même y avait-il des carottes dans le coin ?
-------------------- Les formidables z'aventures de moi...
Bon voilà, j'ai vendu mon âme à Sissi pour 500 PO.
Et je ne préfère pas savoir ce qu'elle veut en faire...
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 22:00
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Recentrons un peu le débat si vous le voulez bien.
Chapteur touelve : Conspiracy.
Très loin de là, un petit bureau absolument quelconque et anodin à première vue, était pourtant le témoin d’une conversation téléphonique des moins banales. La pièce n’était éclairé que par une simple lampe. On distinguait nettement une main tenant un combiné de couleur rouge. Par contre, on aurait dit que la pénombre collait au reste de la physionomie du personnage, quoi que celui-ci fasse. On aurait pu braquer la lampe sur son visage que cela ne nous aurait pas plus avancé. Il restait dans l’ombre. C’était un pro.
« Oui Monsieur je comprends bien... Oui c’est parfaitement clair... Non, je ne crois pas qu’il reste de survivants de notre côté, personne n’a envoyé de signal... Oui, les chasseurs que nous avions envoyés ont été abattus... Il semble qu’ils soient en train d’édifier une structure plutôt haute d’après les dernières images satellites que nous avons pu obtenir avant la mise hors-service de ceux-ci... Quelque chose de très imposant, une sorte de colonne apparemment... Non, nous n’avons que des spéculations à ce sujet... Oui Monsieur, il y a aussi ce signal qui s’amplifie... Non pareil, on n’en sait rien. Quelque chose de très gros également sans doute... Ben non, on ne sait pas grand chose mais... Oui bon, d’accord on ne sait rien... Oui, Monsieur, je suis un incapable... Oui, Monsieur... Oui, je les ai déjà envoyés, je pense qu’ils suffiront largement à clarifier la situation... Oui, c’est plutôt cruel, mais je ne crois pas que les accords de Genève puissent s’appliquer dans ce cas, Monsieur... Bah ! On la reconstruira. De toutes façons, ils ont ordre de le ramener. Sans lui, la base n’a plus vraiment d’importance... Oui, je vous rappelle dès que j’ai de plus amples informations... Mes amitiés à Madame, Monsieur. »
Il raccrocha calmement.
« Connard. »
Il reprit le combiné et composa un nouveau numéro.
« C’est moi. Avons-nous des nouvelles de nos agents... ? Bon. Commencez à préparer le plan B. »
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 22:05
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Chapteur feurtine : The cursed chapteur.
L’objectif était enfin en vue. Du moins, il aurait été visible à condition que dix extraterrestres et les deux énormes dreadnoughts qui les accompagnaient, eussent bien voulu cesser de faire le pied de grue devant lui. Pour l’instant en tout cas, ils n’avaient visiblement rien trouvé mieux à faire que de se retrouver au milieu de ce hangar plein de caisses, de fûts et de débris, et parfois même de débris de caisses de fûts, juste devant la porte d’ascenseur secrète. Ce qui n’arrangeait guère les six paires d’yeux dépassant à peine d’une rangée de caisses, qui auraient bien aimé pouvoir passer sans risquer de mourir. C’était extrêmement agaçant.
« C’est extrêmement agaçant. Fit obligeamment remarquer Lhorelle.
_J’allais le dire. Ajouta Ardit.
_’Tain les bâtards ! Renchérit Wilburg.
_On peut peut-être faire demi-tour maintenant ? Suggéra Johnson.
_Non mais vous allez la fermer oui ?! Icon ! Y’a-t-il un autre moyen de descendre ?
_Non. Répondit l’intéressé.
_Bon, et ben alors on va aller leur asthmater leur gueule.
_Oui mais on va tous mourir.
_Pas forcément.
_Ha bon ?
_Il se peut que deux ou trois d’entre nous en réchappent sans trop de séquelles.
_Et si on faisait un plan, plutôt ?
_Si ça peut vous faire plaisir. Je vous en prie Icon, épatez-nous. Mais je vous préviens : vous avez cinq minutes, après je fais tout péter. »
Le caporal Pitt Icon déplia alors sa carte, griffonna quelques croquis, fit deux ou trois simulations mentales, et organisa les étapes successives d’un plan tout à fait machiavélique. Le tout en deux minutes vingt sept secondes huit dixièmes et des poussières.
« Bien, il ne vous aura pas échappé que nous sommes en légère infériorité numérique, et question puissance de feu, c’est pas trop ça non plus...
_C’est rien de le dire, commenta Johnson.
_Tout ce qui nous reste, se résume donc à l’élément de surprise.
_Et alors, intervint Yodpoäl, vous proposez qu’on se peinturlure le visage en vert, et qu’on court vers eux en gesticulant comme des damnés et en criant Waaagh ! dans l’espoir de suffisamment les effrayer pour qu’ils s’enfuient pleurer dans les jupons de leur môman ? Je sais pas, j’ai des doutes quand même...
_En fait, c’est un peu plus subtil que ça. Si vous observez les positions de nos ennemis, vous remarquerez qu’ils se sont répartis en deux groupes des deux côtés du hangar, probablement pour tendre une embuscade. Ce qui nous aurait sûrement été fatal si nous avions été les premiers à passer par ici, et que n’avions pas vu les impacts d’armes à énergies et les morceaux de nos prédécesseurs. Mais maintenant que nous savons qu’ils ne savent pas que nous savons qu’ils nous attendent sournoisement avec leurs gros robots, nous allons pouvoir exploiter les positions qu’ils ont choisies et retourner la situation à notre avantage.
_Et donc, on leur asthmate la gueule ?
_Pas tout de suite, notre plus gros problème réside dans les engins qui les accompagnent. Or il se trouve que selon le plan de la salle, ces monstres sont placés à côté de containers blindés de C-4. Il nous faut dons les faire sauter pour venir à bout des gros mastocs.
_Et ben je vois pas en quoi ça nous avance, nous n’avons rien d’assez puissant pour traverser ces trucs. Même un lance-roquettes n’y parviendrait pas. Il nous faudrait du C-4, et le seul endroit où on puisse en trouver est celui qui nécessite du C-4 pour être ouvert. C’est mal barré votre histoire, là.
_Nous, peut-être pas, mais eux s’ils s’y mettent à plusieurs, ils n’auront aucun mal à tout faire sauter, avec leurs armes surpuissantes.
_Et comment voulez-vous les convaincre d’annihiler leurs propres troupes ? Les seuls sur qui, ça les amuse de tirer, c’est... »
Un sourire affreux s’étira sur le visage du colonel qui s’était interrompu, car il venait de comprendre enfin où son subalterne voulait en venir.
« Mouais, ça peut marcher... Lhorelle ! Ardit ! Vous êtes volontaires ! Vous allez voir, ça va vous plaire... »
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Dernière mise à jour par : nebulon le 07/02/05 10:42
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 07/02/05 10:44
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Au même instant, dans un conduit étroit, une chose poilue et blanche se trouvait devant un choix cornélien qui allait déterminer son destin de façon capitale. A droite ou à gauche ? Bah allez, à droite.
« ...Et les Tibétains, ils lui disent comme ça : « Eh la Madelon ! vient donc nous servir à boire ! » Arf arf arf ! Rigola bêtement Wilburg.
_Et alors ? Répondit un Johnson blasé.
_Ben... C’est drôle non ?
_Franchement, je ne vois pas ce qu’Alain Delon irait foutre au Tibet.
_Mais c’est pas ça l’important, c’est juste pour la blague, quoi... C’est le décalage... Le ridicule, la chute, le non-sens, le heu... Oh va chier !
_Ben justement on est arrivés, c’est ce panneau. »
Ils étaient arrêtés devant une bouche d’aération que Johnson entreprit de démonter. Un petit courant d’air frais vint leur fouetter le visage, témoignant que malgré les meurtrissures subies par les installations, la principale fonction vitale du bâtiment, celle qu’une base implantée en plein désert se doit impérativement de posséder et de chouchouter, fonctionnait toujours : La clim’, on dira c’qu’on veut, ça pollue p’têtre un chouia, mais c’est drôlement pratique.
Son forfait vandalesque achevé, Johnson tendit la main vers son collègue :
« _Passe moi les fumigènes.
_...
_Okay, ça va, arrête de bouder... Oui bon d’accord, elle était drôle ta blague. Regarde : Ha ! Ha ! Ha ! Là ! Je rigole tu vois ? Tu me les donne ces grenades à la con maintenant ?
_...
_S’il-te-plaîîîîît ?
_Etouffe-toi avec. » fit Will en lui jetant une grappe d’objets cylindriques d’un geste mécontent. John s’en saisit prestement et, après les avoir préalablement dégoupillées, les jeta loin dans le trou béant et frais des canalisations.
« Bon, et maintenant on retourne là-bas vite fait ! Sinon, ça va chier grave. »
La chose poilue et blanche progressait difficilement à présent. Une odeur acre et violente lui faisait monter les larmes aux yeux. Là, venant du fond du conduit, une épaisse fumée grise arrivait sur lui. Il fallait fuir ce nuage à tout prix ou bien ce serait l’asphyxie assurée.
Une grande lassitude l’envahit alors. Fuir encore ? A quoi bon tout cela ? Pourquoi ne pas en finir ici ? Quelle raison de vivre lui restait-il ? Pourquoi ne pas rejoindre Poupinette ? Le doux visage de son aimée flotta un instant devant ses yeux alors que le gaz s’insinuait dans ses poumons chétifs. Il la revoyait courir vers lui par petits bonds mignonnets.
Et puis il revit cet éclair déchirer le ciel et sa vie par la même occasion. Ce souvenir embrasa le cœur du lapin, et refit naître en lui cette ardente haine que la lassitude du voyage avait atténuée.
Non. Il ne pouvait pas mourir avant de l’avoir vengée.
Poupi se releva et courut.
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 07/02/05 10:46
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Au milieu des caisses du hangar une voix plutôt remontée était contrainte de chuchoter afin d'éviter que l’attention d’une bande d’extraterrestres ne s'attarde sur elle :
« Volontaires, tu parles !* Fit Robert Ardit.
_Calme-toi, c’est pas le moment, répondit Franck Lorhelle sur le même ton.
_C’est jamais le moment ! Je commence vraiment à en avoir marre de cet espèce de sadique ! On passe notre temps à subir ses humiliations et à risquer notre peau !
_C’est lui le chef.
_Dans une situation pareille ? Si je lui mettais mon poing dans la figure, comme l’envie m’en chatouille les phalanges depuis si longtemps, que pourrait-il bien me faire qui soit pire que notre position actuelle ? Me traduire en cour martiale ? Où est-ce qu’il va bien pouvoir trouver un tribunal militaire dans ce no man’s land moisi ?
_Je ne suis pas sûr que Yodpoâl s’embarrasse de telles formalités...
_Comment ça ?
_Ben si tu lui fais un coup comme ça, au mieux il te pète le bras, au pire il t’abat.
_Si je lui met un pain ?
_Oui
_Et si je fais en sorte qu’il ne puisse pas répliquer ?
_Tu veux dire...Tu le descendrais ?
_Plutôt deux fois qu’une !
_Et si tu le rates ?
_De toutes façons, nos chances de survie sont aussi maigres que celles d’un chips au milieu d’un congrès de boulimiques... Franck, je te connais depuis toujours, on a toujours fait tous nos coups ensembles... Tu marches avec moi ?
_Certainement pas.
_Comment ça ?
_Est-ce que le froid a gelé tes méninges ou bien ? Tu ne te rend pas compte que le seul moyen de rester vivant, c’est de rester avec lui ? Ecoute, je le connais depuis plus longtemps que toi, pourquoi crois-tu que je m’obstine à m’accrocher à ses basques ? Parce que je serais clamsé depuis belle lurette sans lui, voilà pourquoi ! C’est un malade, je te l’accorde, mais à cent aliens contre un Yodpoäl, je ne suis pas sûr de donner les aliens gagnants. Il a sorti ses hommes de situations inimaginables, avec des pertes considérables et froidement calculées peut-être, mais mieux vaut qu’un dixième du peloton survive, plutôt que personne. Donc, on le suit, on sert les dents, et on la ferme, et puis c’est tout !
_Bon. »
Robert soupira, haussa les épaules, et brusquement, braqua son fusil, sur son frère d’arme.
« Désolé, vieux , mais tu ne me laisse pas vraiment le choix. Tu vas détacher tes lacets et... »
Une grenade l’interrompit en explosant à l’autre bout de la salle, c’était le signal, la diversion, il n’y avait plus de temps à perdre, ou bien les chances de survie seraient effectivement nulles.
« Très bien, on finira de s’expliquer tout à l’heure, s’il y a toujours lieu de s’expliquer. Parce que là, ça va chier grave. »
De la fumée grise s’insinua dans la salle au travers des bouches d’aération, pour rapidement former un léger brouillard surplombant les têtes des marines.
*Au cours de cette conversation, les points d’exclamation ne traduisent pas à proprement parler une exclamation sonore, car si le rusé lecteur a bien noté la phrase du dessus, les personnages chuchotent. Oui bon, ben c’était juste histoire de préciser quoi...
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 07/02/05 10:50
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Robert et Franck se relevèrent dos à dos, au dessus des caisses qui les abritaient. Ils étaient au milieu de la salle, mais plus particulièrement à équidistance de deux régiments d’extraterrestres qui tournèrent aussitôt leurs yeux brillants sur les troubles-fêtes. Un ange passa, ponctué par des respirations haletantes. Les amis vidèrent leurs chargeurs, et se baissèrent juste à temps pour éviter la riposte. Le brouillard avait presqu’ entièrement envahit la salle à présent. Et les premiers extraterrestres tombèrent, victimes des tirs de leurs congénères d’en face, aveuglés par la purée de pois ambiante.
En retrait, Yodpoäl observait la scène, en compagnie de Forester et Icon, ainsi que Johnson et Wilburg qui les avaient rejoint :
« Très bien, ces deux zigotos vont continuer à les occuper le temps que l’un d’entre eux fasse sauter les caisses de C-4, et les monstres qui nous barrent le passage par la même occasion, vous avez tous bien compris ce que vous devez faire ? Je vous préviens, c’est un plan qui ne souffre pas la moindre approximation, c’est clair ?
_Ben, on doit foncer dans le tas, le rapidement possible, en tirant dans tous les sens, et en priant pour que la porte d’ascenseur fonctionne toujours, c’est ça ?
_Vous avez tout compris Wilburg. Tout le monde met son masque à gaz et se tient près : ça va chier grave. »
Et Poupi courait en toussant. Il se cognait à chaque carrefour, les larmes aux yeux. Il fallait que la sortie arrive, et vite. Parce que sinon, ses poumons allaient littéralement exploser. Avec plein de tripailles répandues partout dans le conduit, et de sang, et d’immondes humeurs, et ça ne serait pas très ragoûtant. Surtout parce qu’il préférait garder tout ça à l’intérieur de lui, ce serait meilleur pour sa santé. Et puis il entendit les déflagrations. Encore ce bruit immonde qui avait présidé à l’exécution de Poupinette ! Sa vengeance n’était pas loin. Il fallait suivre cette piste sonore et au bout, il trouverait l’assassin. Il en était sûr. Ca allait chier grave.
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 10/02/05 09:32
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L’explosion eut lieu, comme prévu dans le plan. Ce qui était moins prévu par contre, c’était la quantité exacte de plastique que renfermait chacun des containers. Et là, il y en avait trop. Beaucoup trop même, surtout pour les fondations déjà mises à mal du pauvre hangar qui n’avait rien demandé à personne. Le point positif, c’était que les humains n’avaient plus à se soucier des extraterrestres. Le point négatif, car il y en avait un, hélas, c’était que le toit s’écroulait sur leur gueule.
« TOUT LE MONDE A LA PORTE ! » Hurla Yodpoäl tout en mettant en pratique sa suggestion pleine de bon sens.
Les marines sprintèrent vers l’ascenseur salutaire en évitant de leur mieux les débris enflammés qui tombaient de partout. Robert se releva encore étourdi par l’onde de choc. Un bref examen lui appris qu’il était à peu près entier, et que Franck également même s’il semblait encore un peu sonné. Et puis dans sa ligne de mire, passa le colonel Chesterfield Yodpoäl. Son bras, qu’il aurait cru brisé quelques minutes plus tôt se tendit de lui même et comme un automate il mit en joue, le doigt sur la gâchette, la respiration bloquée. A cette distance, il n’avait aucune chance de le rater, et ce serait la fin du tout-puissant colonel et la fin des brimades qu’il supportait depuis bien trop longtemps déjà. Son doigt pressa la détente une seconde trop tard. Une main de fer jaillit de dessous les gravats enflammés à côté de lui, et sa gorge se mit à lui brûler. Tout d’un coup il n’y eut plus aucun son, il vit les yeux exorbités de Franck qui regardait dans sa direction et qui avait l’air de hurler quelque chose qu’il n’entendait pas. Un goût de cuivre lui emplit la bouche et ses jambes l’abandonnèrent. Avant que le voile noir ne couvre tout à fait ses yeux, il eut la fugitive vision d’un visage haineux et luisant qui le fixait d’entre deux débris.
« NOOOOOOOOOOOOOON ! » Franck Lhorelle se jeta avec une rage inhumaine sur le membre ensanglanté qui était passé au travers de son ami, et le retira de sa trachée. Lorsqu’il fut sûr que le bras ne bougeait plus il se tourna vers la face de marbre qui était coincé sous des tonnes de béton, et dont les yeux brillaient toujours. Méthodiquement, il vida son chargeur sur l’alien. Enfin, sans plus se soucier du monde qui l’entourait il tomba à genoux à côté du corps de son ami qu’agitaient encore quelques soubresauts.
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 10/02/05 09:38
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Poupi allait mourir, c’était sûr maintenant. Il brûlait de l’intérieur. Encore quelques pas, et c’en serait fait de lui. Ses menus petons ne le porteraient pas plus loin. Voilà. Il allait reposer sur cette grille froide et pourrir là pendant les siècles à venir. Il ne bougerait plus. Et puis les vis de la grille cédèrent. Il tomba. Encore une fois.
James Forester avait rarement été sur un champ de bataille, et il se disait que ça ne lui avait pas plus manqué que ça. Il courait à en perdre haleine. Il serait arrivé le premier à la porte s’il n’avait pas trébuché sur un cadavre pour s’étaler de tout son long et buter contre quelque chose de dur et froid. Il se retourna et contempla ce qui l’avait fait tomber. Un personnage tout de noir vêtu, avec une cagoule. On aurait dit une sorte de samouraï. Bizarre. Très vite, il se reporta son attention sur ce qui avait stoppé sa chute, et qui se trouva être nettement plus inquiétant : Un extraterrestre salement amoché qui tenait à peine sur ses pieds. Malgré cela, il n’en pointait pas moins son arme en direction de notre infortuné soldat qui n’en menait pas très large.
Et puis, alors que James se voyait déjà avec un gros trou dans la tête, un objet blanc chut sur la tête de l’alien déjà branlant qui s’écroula. Eh bien, il avait du pot finalement. Il se releva sans plus attendre (rappelons tout de même que l’édifice s’effondrait, ce qui ne prête pas réellement à la rêverie contemplative, il faut bien l’avouer...) et alors qu’il allait reprendre sa course folle, il remarqua que l’alien remuait encore. Non ça n’était pas l’alien, c’était autre chose. C’était... Mais... Qu’est-ce cette bestiole venait foutre dans ce poutine ?
« COURS FORESTER ! COUUURS ! » Les autres l’encourageaient depuis la porte d’ascenseur qui se refermait avec la lenteur que nécessite le suspens d’une telle scène . Il se jeta juste à temps entre les parois coulissantes, pour s’écraser contre le fond, et se faire une bosse. Les portes étaient closes, et une petite musique se fit entendre alors que Icon appuyait sur le bouton le plus bas du cadran. Le niveau sous-terrain vingt-six.
« Et Ardit ? Fit James.
_Il y est resté, répondit Will.
_Comment va Franck ?
_Je l’ai trouvé dans cet état, il a fallut que je le porte. Mais ça lui passera je pense.
_On s’en tire pas trop mal.
_Ouais.
_Ouais, c’est sûr.
_Dis, tu as un lapin dans les bras ?
_Ouais.
_Bon.
_Bon.
_C’était juste histoire d’être sûr, quoi.
_Ouais.
_Bien bien bien...
_Il est long cet ascenseur non ? »
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Dernière mise à jour par : nebulon le 18/02/05 02:27
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 18/02/05 02:28
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Chapteur Fourretine : Brief.
«Vous arrivez dans une grande salle soutenue par des piliers gothiques, avec plein de squelettes et de cadavres putréfiés partout, ainsi que d’impressionnants monticules de fientes de chauves-souris. Au sol, vos bottes usées foulent un tapis racornis qui en a vu, et qui mène à une gigantesque porte de marbre. A côté de celle-ci, il y a une bobinette, et sur la porte elle-même sont gravés d’antiques et sinistres pictogrammes. Donc, vous pouvez vous diriger vers elle ou bien continuer et espérer descendre plus profondément dans le souterrain. Alors ?
_Ben moi je fais un jet de détection des pièges sur les murs.
_Tu réussis ton test, mais ne détectes rien, à part deux ou trois mygales.
_Moi, je soulève le tapis pour voir s’il n’y a pas de trésor...
_ Heu... Si ça te chante, il n’y a rien sous le tapis.
_Et dans les cadavres ?
_Il sont apparemment là depuis très longtemps, rien d’intéressant non plus.
_Bon, et sous le tas de guano, y’a quelque chose ?
_Tu vas fouiller dans le tas de ******** ?
_Bah on sait jamais...
_Hé bé... Soit, non seulement tu ne trouve rien mais tu prends moins un en charisme, à cause de l’odeur.
_Ah, ça le changera pas beaucoup de toute façon !
_Oh ta gueule toi, bouffeur de laitue !
_Va chier !
_OH ! Vous allez pas remettre ça ! Bon et toi tu fais quoi Gribu... non heu Griblonk... Gribul’machin là... Dis-donc, t’as pas seulement un nom d’orc, t’écris aussi comme un cochon !
_Grichnel’Bulonrkkh ! C’est pourtant pas compliqué, espèce de myope ! Ben moi je fonce vers la porte en criant Waaagh ! et en agitant ma hache de guerre à deux mains, pour la défoncer, comme le bon barbare que je suis, huk huk huk !
_Fais un jet, pour voir si tu trébuches sur un pli du tapis ? Ha dommage... Bon tu arrives jusqu’à la porte, mais le coup que tu lui portes (ah ah ah ! Le jeu de mot, vous avez vu ? Non ? Tsss... Bande de cons) ne fais que l’érafler, et le contrecoup te sonne, bien fait pour ta gueule. D’abord je ne suis pas myope, je suis hypermétrope.
_Quant à moi j’utilise mon cerveau et je me dirige tranquillement vers la porte. Je prépare un sort de lumière, et je tire la bobinette.
_Bien joué, la porte s’ouvre effectivement dans un grondement sourd, à moins que ce ne soit le grondement d’autre chose. La pièce ouverte est aussi sombre que le cul d’un yack constipé.
_Je lâche mon sort de lumière.
_Okay, un jet sur la table des rencontres ça vous dit ? Woah ! Dommage pour vous, yek yek... Alors vous voyez une paire de pattes griffues s’avancer vers vous, et en levant la tête vous reconnaissez avec effroi la gueule béante d’un Gros Blarg avec toutes les dents que vous le savez posséder. En gros vous aller morfler. Bon, le démon ouvre encore plus grand sa bouche, et une voix que vos pauvre tympans arrivent à peine à supporter, vocifère sur un ton pour le moins belliqueux...
_NON MAIS QU’EST- CE QUE C’ EST QUE CE BORDEL ? ON EST DANS UNE INSTALLATION MILITAIRE ICI PAS DANS UN LUPANAR ! VOUS ALLEZ ME FAIRE LE PLAISIR DE VOUS EXPLIQUER SUR LA PRESENCE DE CET ALCOOL, ET DE CES IMAGES OBSCENES DANS CE LIEUX DEDIE A LA DEFENSE NATIONALE CONTRE L’ ENVAHISSEUR IMPIE ! BANDE DE LOPETTES ! »
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Et je ne préfère pas savoir ce qu'elle veut en faire...
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 18/02/05 02:32
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L’arrivée pour le moins inattendue du dernier bataillon de Toutouïne Base et de son commandant irritable avait semé le trouble parmi les joueurs qui cherchèrent frénétiquement du regard, qui son arc, qui sa hache, et qui son épée afin de se défendre contre l’horrible cohorte de monstres qui venaient de surgir de nulle part. Et puis la surprise céda la place à un réel effroi : Ils reconnurent Chesterfield Yodpoäl.
« Ca alors, mon colonel ! Quelle heu... joie de vous voir ici... Vous aller peut-être pouvoir nous éclairer sur ce qui se passe dehors ?
_Vous vous foutez de ma gueule ou vous êtes bourré, Anthon ?
_C’est à dire ?
_Vous n’avez vraiment rien noté de bizarre ces dix dernières heures ?
_Ben à part le vol de notre radio, la panne d’ascenseur ainsi que d’électricité, la chose la plus étrange qu’il m’ait été donné de constater est votre arrivée impromptue au beau milieu de notre partie de Streums & Cavernes.
_Maelströms et quoi ?
_Heu... C’est un jeu de rôle... Oui, c’est-à-dire qu’on s’embêtait un peu sans électricité, un groupe électrogène pour dix c’est un peu juste pour travailler, restriction de budget, ‘voyez... Donc bref, on passait le temps quoi...
_C’est bon, l’interrompit le colonel, je ne veux pas en savoir plus sur vos pratiques de détraqué. »
Trente-trois ans, sous une tignasse blonde anarchique, derrière de petites lunettes rondes, d’une corpulence et d’une taille moyenne, Anthon Poulp était le chef des travaux du niveau souterrain vingt-six. Travaux qui couvraient des domaines aussi variés qu’inutiles, allant de la biologie moléculaire jusqu’à l’astronomie, et dont les résultats étaient à peu près aussi nuls que la limite d’une fonction inverse sur l’infini. Ce qui se répercutait d’ailleurs largement sur le budget du département, chaque année un peu plus petit. On aurait bien sûr pu objecter qu’un département de recherche dont le seul but était de faire diversion afin d’éviter que les nombreux stagiaires étrangers ne s’intéressent de trop près aux installations réellement secrètes de Toutouïne Base, n’était pas vraiment tenu d’avoir des résultats probants. Mais pour cela, il aurait fallu le savoir.
Anthon Poulp forçait en tout cas le respect, l’admiration, et l’envie de l’intégralité du personnel de Toutouïne Base, du moins lorsqu’elle comptait encore plus de vingt personnes... Il était effectivement le seul qui parvenait, et ce n’était pas un mince exploit, à mettre Chesterfield Yodpoäl mal à l’aise. Et pour cause : il était de l’espèce rare de ces hurluberlus passionnés par une discipline complètement étrangère à la sienne. Il s’habillait de plus tout en noir, parlait de trolls et de gnomes, et écoutait un bruit étrange et saturé à la place d’une honnête musique. En général, le colonel faisait de mieux pour avoir affaire à lui le moins souvent possible. Mais il n’était désormais plus temps de tergiverser, l’avenir de l’humanité était quand même en jeu bordel de ******** ! Il allait voir ce petit con ! Non mais oh ! C’était qui le chef à la fin ?
« Alors Chesty, c’est pour quoi ? Ne me dîtes pas que vous vous êtes subitement découvert une passion pour la mécanique quantique, je ne vous croirai pas. »
Ne pas s’énerver, rester calme.
« Soit, je vais essayer de résumer les derniers évènements survenus en haut pendant que vous faisiez mumuse avec vos petits soldats, d’une manière assez claire pour qu’ils s’inscrivent dans votre cerveau délabré de junky.
_Je vous en prie, faites donc. »
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 18/02/05 02:34
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Nous passerons au lecteur ce passage fort chiant (ou en tout cas qui risque de l’être, et même encore plus que le reste du récit si je me force à l’écrire, je vous assure que c’est possible) où Yodpoäl narre avec forces d’effets mélodramatiques, l’attaque des extraterrestres, l’héroïque résistance des valeureux marines, le repli stratégique à l’intérieur de la base, les lignes infiltrées on ne savait trop comment, et le plan qui avait motivé leur périple jusqu’à cet endroit malsain qu’était le complexe des laboratoires souterrains, jusqu’à l’escarmouche qui avait coûté la vie à l’un de ses hommes (le meilleur d’entre eux tombé en héros à l’en croire), rendu aphasique un autre, et faillit tuer un troisième qui, finalement, avait été sauvé par un lapin, devenu depuis la mascotte de l’équipe.
Il est certain que raconté par quelqu’un d’autre que le colonel Yodpoäl, ce scénario eut été jugé rocambolesque au possible, sorti tout droit d’un esprit malade et vicieux qui aurait tout inventé au fur et à mesure qu’il écrivait un mauvais récit de science-fiction comme une vaste blague sans jamais se poser la question d’une fin, d’un début, ou d’une quelconque cohérence entre chaque partie, vil qu’il était. Heureusement, donc, que ce n’était pas le cas... ha ha ha !
Après un étonnement compréhensible vu les nouvelles qu’il venait d’apprendre, et après avoir compris que l’on ne se payait pas trop sa tête, Poulp se montra particulièrement intéressé par la dernière partie du récit de « Chesty ».
« C’est marrant ce lapin, parce qu’on aurait dû en recevoir un couple, il y a quelque mois pour nos expérimentations. Mais c’est cette fois là que le cargo ravitailleur s’est écrasé en plein milieu du désert (le pilote avait bu semble-t-il). Et depuis, on nous a coupé le budget « cobaye ». Ca ne vous dirait pas de nous laisser celui-là ? Si vous saviez dans quelles conditions on bosse ici...
_Faudra me passer sur le corps avant ça. » Répondit James Forester portant le carton contenant le rongeur, qui récupérait de sa chute et de son intoxication. Il lui avait sauvé la vie, ça ne s’oublie pas ces choses là.
« Bof, moi je dis ça, je dis rien, hein... Et sinon, vous dites que vous aussi avez vu un samouraï ?
_Je ne suis pas cinglé.
_Jamais dit le contraire, d’ailleurs Horace ici présent est tombé nez à nez avec un ninja il y a une heure.
_Vous plaisantez ?
_Non, habillé en noir avec un sabre et tout et tout... Il se dirigeait également vers le niveau moins vingt-sept, maintenant que j’y songe...
_Attendez, le coupa Yodpoäl, vous êtes en train de nous dire qu’un type encapuchonné se balade dans ma base, et qu’il nous précède ?
_Oui, c’est cela. Amusant non ?
_Et vous ne nous dites ça que maintenant ?
_Pourquoi ? C’est important ?
_Un espion qui profite d’une panne générale consécutive à une attaque extraterrestre pour s’infiltrer au plus profond d’une base militaire top-secrète, sans que lesdits extraterrestres ne l’importunent d’aucune façon soi dit en passant, ça ne vous choque pas, vous ? Vous ne pensez pas que vos supérieurs auraient été intéressés de savoir ça ?
_On nage en pleine Poulp fiction, cru bon d’ajouter Wilburg.
_Maintenant que vous le dites c’est plutôt étrange, qu’est-ce qu’on est stupide quand même ! Pourquoi ne pas vous avoir alerté ? Ah oui tiens, peut-être que nous étions trop coincés à cent mètres sous le sol, dans le noir et sans aucune nouvelle de la surface pour arrêter de ne penser qu’à nous... Ah je me dégoûte moi-même tellement je suis égoïste !
_Eh oh ! Dites, c’est pas vous qui vous faisiez étriper par les misanthropes là-haut, alors un peu de respect, parce que sans nous ils seraient probablement déjà descendus vous descendre !
_Forcément, vous avez des moyens, vous ! On réduit tellement mes crédits chaque année, qu’on a à peine de quoi changer les piles de la lampe de poche !
_Vu ce que vous travaillez, faut pas vous étonner après !»
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 18/02/05 02:37
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Il est toujours intéressant de noter, et ce quelle que soit la structure dans laquelle on situe cette observation sociologique, la manière récursive dont les différents parties d’une administration sont capables de se renvoyer la faute les uns sur les autres, la plupart du temps pour des sujets particulièrement triviaux, lorsque l’on constate une erreur quelque part. Quiconque aura d’ailleurs travaillé un été dans un service municipal ne pourra que me comprendre et acquiescer dans un grand soupir désabusé. Mais laissons là ces galéjades de bureaucrates bornés et poursuivons ce merveilleux récit.
Anthon et le colonel devisèrent donc de cette manière pendant vingt bonnes minutes avant de décider qu’ils feraient chacun leur rapport, et que l’autre aurait intérêt à numéroter ses abatis lorsqu’on le lirait en haut lieu. Ils en vinrent ainsi à l’essentiel :
« S’il y avait un niveau en dessous de celui-ci, fit Anthon, je pense que je serais au courant tout de même.
_Moi je ne l’étais pas. Signala amèrement Yodpoäl.
_Ca ne veut rien dire ça.
_Vous n’étiez au courant ni l’un ni l’autre, car il n’était pas nécessaire que vous le soyez. »
Tout le monde se retourna stupéfait vers celui qui avait énoncé cette évidence sur le ton solennel de quelqu’un qui en savait long et qui se préparait à en dire encore plus, le caporal Pitt Icon.
« Lorsque j’ai demandé quelle avait été ma faute pour être muté dans cet immonde endroit qui ne figurait même pas sur mes vœux, moi dont le curriculum vitae ferait fait pâlir le général Grant, on (et quand je dit on, je parle d’un on plutôt bien placé) m’a fait part des inquiétudes que l’on avait à propos d’une éventuelle attaque terroriste sur cette base, et des sérieux doutes que l’on nourrissait à propos des capacités de son commandant à la défendre sans totalement l’annihiler, ce qui s’était déjà vu une ou deux fois...
_Je vous arrête tout de suite Icon, coupa le colonel, je ne sais pas ce qu’on vous a dit exactement, mais...
_Je parle de la bataille de la baie de Ouatsh entre autre, ou comme on la surnomme encore avec amertume dans les couloirs de l’état major, l’ Infâme Boucherie de Baie Ouatsh. Je suppose que Franck Lhorelle s’en souviendra pour vous, puisque c’est l’un des seuls survivants... »
L’intéressé qui jusque là était resté dans un silence prostré, sursauta à la mention du nom de Ouatsh, et redressa la tête, les yeux écarquillés d’horreur. Une haine sans précédant envers son commandant se peignait sur son visage. Ses camarades eurent un imperceptible mouvement de recul.
« Ca a duré deux jours et deux nuits... Les pires moment de ma vie... Avec aujourd’hui... » Réussit-il à articuler entre ses dents.
« Hem... Bien. Icon s’éclaircit la voix. Donc, pensant que le colonel Yodpoäl serait aussi dangereux pour le contenu de cette base que ceux qui chercheraient à se l’approprier, on me confia la tâche ardue de vous forcer à faire preuve d’un peu de retenue si le cas d’une attaque se présentait, et on me révéla par conséquent le secret de Toutouïne Base.
_Vous nous manipulez depuis le début ! S’indigna Yodpoäl.
_Et heureusement que je vous ai sorti les doigts du cul ! Parce que sinon, on serait encore à se demander comment sortir d’ici vivant !
_Bon... Fit Anthon, puisque apparemment vous savez tout, Comment on y va dans ce niveau secret ?
_C’est-à-dire... C’est ce qu’on pourrait appeler le problème.
_Comment ça ?
_Il n’y a pas d’accès.
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 18/02/05 02:39
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_J’ai dû mal entendre ?
_Non, je suis sérieux, il n’y a aucun accès de prévu sur les plans de la base.
_Non ! Laissez moi l’étrangler ! Cria Yodpoäl à Johnson et Wilburg qui le ceinturaient.
_Pourquoi vous être traîné jusqu’ici dans ce cas ? Intervint Anthon, plus diplomate.
_Parce que c’est le dernier niveau souterrain répertorié.
_En d’autres termes, et selon toute logique, ce que vous cherchez, quoi que cela puisse être, se trouve sous le plancher que nous foulons.
_C’est cela, il ne reste plus qu’à trouver l’infime indice, l’imperceptible détail, la trace qui fait tâche, enfin bref, tout ce qui pourrait se rapporter de près ou de loin à un passage secret. Hauts les cœurs les amis ! Retournons cet endroit de fond en comble et nous saurons de quoi il retourne !
_J’ai une meilleure idée, trancha Wilburg, cette pièce est blindée ? »
Il montrait une porte en acier au bout du couloir.
« Euh... Oui, en effet, admit le dénommé Horace. On n’est jamais à l’abri d’une réaction fortement exothermique... Pourquoi ?
_ Parfait. » Will se dirigea vers la pièce susnommée, l’ouvrit en grand, et s’adressa à ses occupants d’un ton impérieux :
« Tout le monde dehors, ça va péter. »
Ils ne se le firent pas dire deux fois. Alors que le dernier chercheur franchissait le pas, Will saisit une grappe de grenades hors de son paquetage et, avant que quiconque ne songe à l’arrêter, les jeta à l’intérieur, dégoupillées.
La détonation fit perdre l’équilibre de tout ceux qui n’avait pas pris la précaution de se coucher face contre terre et mains sur la nuque.
« Eh ben voilà, y’a un accès maintenant ! » Fit Wilburg en rouvrant la porte triomphalement, dévoilant ainsi, là où cinq minutes plus tôt se tenait un honnête attirail de parfait petit chimiste, un gouffre béant : Les murs et le plafond avaient tenu, mais pas le plancher.
Chesterfield hésitait entre féliciter son subalterne et l’engueuler. Il lui semblait que depuis ces derniers temps, on prenait un peu trop d’initiatives sans le consulter. C’était inquiétant.
« Très bien, qu’on m’amène des câbles, on va descendre. Icon ! Vous avez intérêt que ce qu’on va trouver là-dessous vaille la peine ! Sinon je vous fait bouffer vos rangers ! Et pas par l’orifice prévu à cet effet ! »
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