Grand Pourrisseur

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Réponse au Sujet 'Independence Day Bill.' a été posté le : 02/09/04 20:57
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Dans un autre lieu, et au même... Enfin bon, je pense que vous avez compris le principe maintenant :
Les soldats John Dushmoll et Bob Trucmuch patrouillent dans un couloir particulièrement inquiétant. Seul y résonne le bruit des gouttes de sueur qui perlent sur le sol glacé. La concentration est à son paroxysme, l' œil desséché à force de le maintenir ouvert, le moindre muscle tendu mais maîtrisé, le doigt soudé à la gâchette, la respiration haletante, et L' acuité de leurs sens dopée par l' adrénaline. Les deux marines surentraînés avancent dans les ténèbres qui les engloutissent un peu plus à chaque pas...
Soudain, quelque chose semble émettre un bruit imperceptible dans leur dos. Un instant leur suffit pour faire volte-face. Les deux armes sont braquées sur la porte qu' ils viennent de dépasser. Leurs canons ne tremblent pas. Leur volonté est d' acier et leur courage de fer. D' un signe, ils se mettent d' accord. Une main se tend vers la poignée, se referme dessus, la tourne. Les gonds émettent un grincement sinistre. Puis tout se passe très vite : Un violent coup de pied est imprimé à la porte qui s' ouvre en grand, John effectue une roulade en arrière afin de mettre en position de tir, tandis que son partenaire sans aucune hésitation, a déjà ouvert le feu sur la créature recouverte de filaments qui a surgit de la pièce. Les déflagrations se répercutent un long moment dans les tréfonds du complexe militaire. Puis, à nouveau, un silence pesant se fait, et les deux hommes se regardent, gênés.
Enfin, ils se décident à ranger ce qu' il reste des serpillières dans le placard à balais, avant de le refermer, et de s' en retourner penauds, déclarer qu' il n' y a rien à signaler du côté de la blanchisserie.
Voila voila...
Sans doute avait on remarqué la disparition mystérieuse de plusieurs hommes, ou entendu des bruits suspects comme des coups de feu, des râles d' agonie, des explosions... Ou peut être encore avait on noté l' apparition dans les couloirs de choses qui n' y étaient pas avant, telles que des cadavres calcinés ou des extraterrestres armés jusqu' aux dents... Ou peut être enfin, un petit malin avait il voulu faire une bonne blague, espérant sans doute que le contrôle de maths serait reporté. Quoiqu' il en soit, les hurlements stridents des sirènes d' alarme emplirent la base.
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Dernière mise à jour par : nebulon le 02/10/04 18:50
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 02/10/04 18:40
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Ca faisait longtemps.
Chapteur Hate : Black Ops
Dehors, à deux mille mètres d’altitude, un vieux vautour quelque peu décrépi, planait nonchalamment sur des courants ascendants, regardant d’un œil mauvais les étranges lueurs émanant du désert, qui gênaient sa perception d’un éventuel dîner. Le tout sans se douter une seconde de la fâcheuse posture qui était la sienne. A savoir qu’un avion furtif lui fonçait dessus.
Sans prêter la moindre attention au volatile incrusté sur la carlingue, le pilote enclencha la commande ouvrant le sas arrière. Trois formes sombres plongèrent alors dans le vide. Dans un effort parfaitement coordonné et aérodynamique, ils fendirent les cieux à une vitesse hallucinante, et rapidement le pilote perdit de vue ses anciens passagers :
« Marchandise livrée, on rentre au bercail, je tiens pas à savoir ce que ces gars peuvent nous balancer à la tronche. D’autant que d’ici peu, la Death Valley n’aura jamais aussi bien porté son nom. Je ne suis pas mécontent de m’être débarrassé de ces malades. Sauter à une altitude pareille... Les hyènes n’auront même pas à les mâcher. »
Et pourtant, au sol des barbelés avaient été tranchés. Ca allait probablement chier.
Chapteur Naillne : The Blaireaux Witch Project
Un objet des plus étranges reposait parmi les débris amoncelés dans le couloir. Un hypothétique, bien qu’improbable, visiteur aurait en effet trouvé curieux de découvrir, au beau milieu du chaos qu’était devenu le bâtiment secoué par des explosions spasmodiques, des murs écorchés, des néons instables clignotant ou pendant misérablement, des conduites de gaz, et des portes enfoncées (on comprendra aisément qu’il n’y ait pas un chat, ni un chien, ni même personne), de découvrir donc, un magnétophone poussiéreux.
Or il faut croire que le hasard soit capricieux*, puisqu’un visiteur effectivement assez improbable émergeait avec difficulté de la bouche d’aération du couloir en question, quelque peu hébété par la longue traversée qu’il venait d’achever. Il s’approcha donc de l’étrange appareil et se mit à le renifler frénétiquement, de la façon commune à ceux de sa race. Il n’en fallut pas plus à la cassette pour s’enclencher, ce qui fit s’enfuir le curieux qui retomba dans le conduit dont il venait de sortir dans un squiii strident.
*A moins que le scénariste ne soit particulièrement machiavélique. Mouhahahaha !
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 02/10/04 18:43
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Les interférences ne brouillaient pas assez la voix émergeant du haut-parleur pour masquer les efforts qu’effectuait le locuteur afin de ne pas céder à la panique, si ce n’était la terreur, voire l’air blasé de l’homme qui sait que l’inéluctabilité de son trépas ne fait aucun doute et qui est résolut de l’aborder de façons aigre et cynique :
« ...registrement est destiné aux générations futures, afin que le témoignage des évènements de Toutouïne Base ne disparaisse pas avec ses protagonistes, ce qui, au train où vont les choses, est plus qu’imminent. Si l’ultime champ de bataille qu’il me soit donné d’arpenter doit être celui-là, et que j’y rencontre la Faucheuse, et bien soit, je lui présenterai mes ennemis. Ainsi que mes hommes, lesquels je n’ai pas jugé utile d’informer du dénouement probable qui les attend, ça les déconcentrerait certainement, et ils pourraient essayer de sauver leurs vies. De toutes façons, là où nous nous rendons, personne ne les entendra crier. En effet, nous allons réaliser ce que...
_Mon colonel ! Le recensement des troupes est termin...
_Lhorelle ! Vous ne voyez pas que j’enregistre pour la postérité ?
_Ah ? Ca enregistre là ?
_Non, vous voyez bien, je parle à une boîte. Je fais ça souvent vous savez.
_Ah bon ?
_Lhorelle, je ne vous l’ai jamais avoué, mais vous êtes probablement un des astres de ma vie.
_C’est gentil ça, mon colonel. Mais vous savez, même si vous êtes une brute épaisse doublée d’un caractère de psychopathe, que vous m’avez forcé à me traîner plus souvent qu’à mon tour dans la fange purulente, sous le bruit des balles et les hurlements de mes camarades déchiquetés par les obus pleuvant tout autour de nous, abreuvant de sang le sillon boueux dans lequel je rampais, tandis, que vous décriviez, en nous en injuriant, le sort que vous réserveriez à quiconque oserait se détourner de l’objectif qui se trouvait derrière ces gens qui défendaient leur village, leur vie, et leurs poulaillers, et bien malgré tout ça, et ce qui me reste d’humanité, après les choses que vous m’avez fait faire, je vous aime bien aussi.
_Non, Lhorelle, vous m’avez mal compris, j’ai dit que vous étiez un désastre de ma vie.
_Ah, autant pour moi... Au fait, mon colonel, ça enregistre toujours là.
_Hein ? Mais non, je l’ai arrêtée.
_Si si, le voyant vert, ça veut dire que la cassette défile toujours.
_Ah ******** ! Il a l’air de quoi mon enregistrement pour les générations futures, maintenant ? C’est malin ça ! Bon qu’est ce que vous vouliez me dire avant de m’interrompre grossièrement ?
_Juste vous signaler que le recensement que vous aviez ordonné est achevé.
_Bon, de combien d’hommes disposons-nous ?
_Et bien avec moi, Ardit, Icon, et Thoutwie et vous, nous sommes cinq, mais je pense que nous serons bientôt quatre étant donné l’état de santé du capitaine Thoutwie.
_Eh ! Je vous signale que je vous entend ! Kof kof !
_On ne parlait pas de vous Franz, dormez et tout ira bien.
_Je n’ en crois pas un mot ! Vous aviez dit la même chose à Stanley, kof !
_Oui mais lui, il était brûlé au seizième degré, tandis que vous, vous n’avez qu’une barre de fer en travers de la poitrine, on ne meurt pas pour si peu voyons... Ah tiens ? Si.
Revenons à nos moutons Lhorelle, vous me disiez que nous n’étions que quatre ? Vous n’avez donc rencontré aucune autre chair à... survivant au cours de votre reconnaissance ?
_C’était déjà rare de trouver de trouver des restes, mon colonel, un vrai carnage. De plus, les explosions ont rendu les couloirs impraticables et je doute que...
_Silence ! Quelqu’un vient ! A couvert tout le monde ! »
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 02/10/04 18:45
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A ce moment là de la bande, le son devint confus, comme si l’on frottait quelque chose contre le micro. Puis on n’entendit plus rien, excepté le souffle rauque du colonel Yodpoäl ainsi que l’écho grandissant de bruits de pas et d’une conversation animée :
« Non ! Je maintiens qu’il n’y a pas huit as dans un jeu de trente-deux cartes !
_Ben oui, puisqu’il y en a trente six.
_Tu peux toujours courir pour avoir mon fric ! Tricheur !
_Pfff... mauvais perdant.
_Eh les gars, vous avez pas entendu un bruit ?
_Oh non ! Si c’est encore pour nous annoncer une de tes flatulences, tu seras sympa de nous épargner ce gag plus que dépassé.
_Non ce n’est pas...
_LACHEZ VOS ARMES BANDE DE JEUNES PUNKS ! FACES CONTRE TERRE !
_Heu... Mais mon colonel...
_LES MAINS SUR LA TETE ET LES DOIGTS DE PIEDS EN EVENTAIL ! OU JE VOUS ETRANGLE AVEC VOTRE PROPRE LANGUE !
_Colonel...
_ET LE PREMIER QUE JE VOIS AGITER NE SERAIT-CE QU’UNE SYNAPSE, JE LE TRUFFE DE TELLEMENT DE PLOMB QUE LE TETANOS AURA EUT RAISON DE LUI AVANT L’HEMORRAGIE !
_Mon colonel, s’ils n’ont pas de tentacule* sur la tête, comme j’en ai la vague impression, ces soldats sont certainement avec nous.
_AH VOUS AVEZ RAI... Oups ! Excusez-moi, je n’avais pas déverrouillé les majuscules. Vous avez raison Pitt. Soldats ! Relevez-vous, faites votre rapport, et arrêtez de claquer des dents comme ça, c’est agaçant à la fin.
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 02/10/04 18:48
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_Major James Forest, au rapport, mon colonel ! Mes hommes et moi-même sommes tombés dans une embuscade des plus scélérates alors que nous patrouillions avides de remplir notre devoir envers la nation. Nos vils assaillants sont en effet apparus de nulle part et par milliers sans nous laisser la moindre chance, armés d’engins ressemblant fort à des cotons tiges géants qui, une fois l’extrémité déployée, projettent des boules de feu capables de traverser tour à tour un homme et un mur porteur.
_Diable ! Vous en êtes sûr ?
_Certain, mon colonel. Ils ont tout d’abord ouvert le feu, si j’ose dire, sur Calvin derrière lequel se trouvait le mur en question. C’est d’ailleurs le noble sacrifice de notre camarade qui nous a permis de rester en vie car plusieurs étages de béton armé sont tombés sur l’hideuse tête de notre... de nos assaillants, les réduisant à l’état de bouillie informe. N’écoutant alors que notre courage, nous nous sommes enfuit. Et nous voilà.
_Votre bravoure vous vaudra les honneurs major, et celle du dénommé Clovis les lui vaudra également, mais plutôt à titre posthume je pense. Qui sont ces soldats qui vous accompagnent ?
_C’est John « Triple-Vrille » Johnson, mon colonel, capable de piloter n’importe quoi pourvu que ça ait un moteur et des ailes, ainsi que l’artilleur Will « Mérou » « Gros Bill » « Destructeur De Mondes » Wilburg, capable d’exploser n’importe quoi, pourvu qu’il reste assez de n’importe quoi.
_Bien, Jojo et Wiwi vous nous serez utiles, car vous allez venir avec nous n’est-ce pas ?
_Beuh ?
_Heu... Si vous voulez.
_Très bien, le caporal Pitt « Malin » Icon, ici présent, va vous briefer sur les tenants et les aboutissant de notre mission. Moi, je vais aller terminer mon enregistrement. »
S’ensuivirent de nouveaux bruits étranges, ponctués de « ‘Chier ! », de « Raaah, putain mais ça marche pas !», de « Camelote », de « Bordel, ‘vais pas me laisser em********r par un putain de baladeur !», et de « Si jamais je tombe sur ce Phillips, il va le regretter le charlatan ! », et ainsi de suite jusqu’à ce que le silence retombe dans le couloir délabré.
Les piles, sans doute…
*Pour votre érudition personnelle, sachez qu’on dit un tentacule. Non, ça n’a aucun intérêt quant au déroulement du récit, pourquoi ?
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 03/10/04 14:55
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Chapteur Tène : Battle Royale.
Tel un courant d’air, le trio se faufilait parmi les ruines, se riant avec grâce des obstacles que le destin mettait en travers de leur chemin. Comme la douce brise caressant au printemps les fleurs de cerisiers du Mont Fuji, leurs pas effleuraient le sol sans en déplacer la moindre particule de poussière. Leur résolution était plus mordante que le zéphyr un matin de janvier dans la Toundra, et leur vivacité évoquait les bourrasques d'un septembre pluvieux.
Tels la tempête, ils étaient précédés du calme, tels la tornade ils avançaient inexorablement, et tels la foudre ils frapperaient vite. Et ça ferait mal. Très mal.
Toutefois, ils ne frappèrent pas les premiers.
Rien ne sembla annoncer l’attaque-surprise*. Et pourtant ils réagirent promptement : peut-être obéirent-ils à quelque instinct surhumain ou bien captèrent-ils un infime changement dans l’air, un électron cognant un proton ou autre signe invisible pour le profane comme par exemple quatre extraterrestres vous tirant dessus des rayons lasers ayant la ferme intention de carboniser tout ce qui aurait la bêtise de ne pas s’écarter de leur trajectoire. En tout cas, il y eut une grosse explosion là où se trouvaient, l’instant d’avant, les trois compères, et cela dégagea un épais nuage de fumée noire et acre. Les êtres d’outre espace patientèrent sans broncher le temps que l’écran fuligineux se dissipe, en gardant constamment leur bâtons de mort braqués sur les flammes. Ils ne bronchèrent toujours pas lorsqu’ils ne découvrirent point les cadavres de leurs ennemis, mais se regroupèrent stoïquement en cercle, dans l’attente d’une riposte. Ils n’attendirent pas longtemps.
Dans la vision périphérique d’un alien, une ombre esquissa un mouvement, et celui-ci se retourna instantanément pour constater qu’il n’y avait personne. Alors, un doux sifflement aigu emplit l’espace, un déplacement d’air se fit sentir, un fugace reflet d’argent passa sur les armures d’acier, et enfin on entendit un bruit net et métallique.
L’un des extraterrestres s’affaissa mollement, chacune de ses moitiés de son côté. Un homme, tout de noir vêtu, se trouvait au milieu du cercle formé par les non-terriens, les jambes arquées et la pointe de son sabre vers le sol, dégoulinant d’une substance gluante et jaune.
Il y eut un bref instant de flottement. Un ange passa. Puis tout fut consommé en quelques secondes.
Les belligérants, terriens comme extraterrestres, savaient que ces derniers ne pourraient tirer profit de l’effrayante puissance de leurs lasers dans un corps à corps, sans en subir également les désagréments. Aussi les aliens décidèrent-ils d’utiliser leurs armes en tant qu’armes contondantes, et d’un mouvement fluide dénotant une certaine maîtrise de l’art du bâton, ils lancèrent une attaque parfaitement coordonnée sur l’humain qu’ils cernaient.
*En voilà une phrase qu’elle est crédible et pleine de sens, pas vrai ?
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Dernière mise à jour par : nebulon le 03/10/04 15:03
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 03/10/04 14:58
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Plus rapide que l’éclair, ce dernier dégaina un second katana, et se mit en devoir de parer la mousson de coup pleuvant sur lui, faute de quoi il aurait sans doute eut le crane gravement écrabouillé. L’œil non exercé n’aurait pu suivre le déroulement de ce combat sans une crise d’épilepsie foudroyante tant les attaques, les feintes, et les parades s’enchaînaient à un rythme stroboscopique. Cependant, le guerrier encerclé savait que s’il n’abrégeait pas vite face à ces monstres infatigables, il perdrait.
D’un bond, tournoyant sur son axe tel les pales d’un hélicoptère, il s’élança hors de l’enclave ennemie, non sans avoir coupé quelques tentacules au passage pour la forme. Il s’adossa au mur en faisant des moulinets complexes avec ses armes, plus par souci esthétique que pour autre chose, et attendit que ses adversaires s’avancent. Ce qu’ils firent tranquillement, certains de leur victoire, voyant leur proie acculée.
Hélas pour eux, ils avaient oublié que les humains, qu’ils avaient attaqué au départ, étaient trois. Et que donc, il en manquait deux.
Et qu’ils étaient en train de tourner le dos au reste de la salle.
Et que c’était une grave erreur du point de vue tactique.
Et que tchac tchouc tchic tchoc !
Ses deux comparses aidèrent le troisième à se relever et celui-ci essuya le sang jaunâtre qui le maculait. Ils s’apprêtaient à poursuivre leur périple, lorsqu’une main métallique se referma soudainement sur la cheville de l’un d’entre eux. D’un mouvement saccadé, l’une des têtes tentaculaires se redressa et ses yeux sans émotions se mirent à pulser d’étrange façon. Si l’on n’avait pas su que c’était impossible puisqu’il était dépourvu d’appendice buccal, on aurait juré que l’être souriait. Ses yeux continuaient à clignoter, mais par intermittences de plus en plus rapprochées, tandis que l’homme prit au piège s’efforçait de se libérer de l’étreinte morbide, en pure perte. La main ne cèderait pas. Puis, réalisant que c’était un compte à rebours qui s’égrenait devant eux, ils saluèrent leur camarade condamné, qui fit de même, et s’éloignèrent dans le silence le plus complet et le plus respectueux, mais en courant un peu quand même.
Alors qu’ils s’engouffraient dans un embranchement, le couloir qu’ils venaient de quitter fut inondé de flammes.
Il n’en restait que deux, mais c’était encore plus que suffisant.
Tatsan ! Après des lapins, des extraterrestres, et des militaires, voilà des ninjas !
Je me demande ce que je pourrais encore ajouter comme trucs débiles. Si vous avez des suggestions...
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Dernière mise à jour par : nebulon le 03/10/04 15:02
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Très Gros Bill

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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 03/10/04 16:24
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Citation :Message de nebulon
Tatsan ! Après des lapins, des extraterrestres, et des militaires, voilà des ninjas !
Je me demande ce que je pourrais encore ajouter comme trucs débiles. Si vous avez des suggestions...
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Des dragons ! Des dragons ! Des dragons ! Des dragons !
*comment ça, pas possible ?*
Un joueur de cartes à la Yugi-oh alors ?
Au fait, j'ai déjà dit que cette histoire me fait bien rire ?
J'adore 
Bizzzzzzzz 
Yav', il va avoir un Grand Rôle, au moins, le lapin ? 
-------------------- Boulette-Woman.
Mais puisque je vous dis que je suis une lurkeuse ?! Mon post-count ne veut rien dire, d'abord !
Escaflowne : la signature manga.
Vous aussi, sauvez le monde !
http://www.worldcommunitygrid.org/team/viewTeamInfo.do?teamId=93HHX25VRP1
J'offre un bisou par visite chez mon dragon (qui aurait cru que ces bestioles étaient aussi sociables )
http://yavine.dragonadopters.com/dragon_34624
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 21:24
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Alors voilà, il y a peu, c'était mon anniv', du coup je m'octroie le droit de vous imposer la suite de ce truc. Vous allez voir, le chapitre qui suit est aussi long qu'inutile, si ce n'est qu'on y apprend des choses sur les protagonistes, et que j'ai réussi à y caler deux ou trois trucs que l'on m'a suggérés. J'adore faire plaisir. Mais trève de blabla.
Chapteur Iléveune : Total recall, ou Ze port’nawak chapteur.
Il n’y a rien de tel que de le faire marcher en cadence et en groupe pour laver la tête d’un brave troufion, et n’importe quel bon commandant le sait parfaitement. On lui évite ainsi d’avoir à se poser des questions embarrassantes du genre de celle qu’auraient pu se poser les survivants du corps de Marines rattaché à la sécurité de Toutouïne Base :
« Mais au fait, qu’est-ce qui m’empêche d’abattre dans le dos, comme les chiens qu’ils sont, ces types que je déteste, puis de déserter, plutôt que de continuer à trimer en leur compagnie dans ces ruines humides, froides et infestées d’aliens sanguinaires ? Personne n’en saurait rien, on rejetterait la faute sur les envahisseurs, et Bibi pourrait se tirer dans un coin peinard. Hein ? Franchement ? Qu’est-ce qui m’en empêche ? Tiens oui, c’est une bonne question ça. Qui mérite qu’on y réfléchisse un moment... Mmmh, à priori rien... »
Bref, ce n’était pas très bon pour le moral des troupes que, réalisant l’horrible situation dans laquelle elles se trouvent, elles commencent à s’entretuer sauvagement par désespoir avant même que l’ennemi n’arrive sur le champ de bataille. Cela faisait un peu désordre.
Aussi marchaient-ils, l’arme rutilante au poing, l’uniforme salit par les combats et la sueur, la détermination se peignant sur leur visage, symbole de la force tranquille sûre d’être dans son bon droit, à qui rien ne résisterait, et qui gagnerait à la fin, comme toujours.
. Ils marchaient surtout pour oublier de se lamenter sur leur sort présent, et ainsi éviter à leurs nerfs tendus de se rompre, à leur esprit de légèrement basculer dans la folie, de tirer sur tout le monde, de se mettre à rire bruyamment, et de galoper nu dans les couloirs en gesticulant et en sifflotant un air enjoué, un sourire gâteux et baveux sur les lèvres.
Phénomène étrange mais commun à ce genre de situation, leurs consciences se mirent à errer dans les méandres de leurs souvenirs. Des images hallucinatoires commencèrent alors à ressurgir de leur passé, vestiges lointains d’un âge d’or qui avait sombré dans l’oubli between the drunk of Atlantis and the rise of the sons of Arius et toutes ces sortes de choses nostalgiques disparues à jamais et tout ça...
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Dernière mise à jour par : nebulon le 19/12/04 22:10
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 21:26
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« Espèce de petit galopin ! Votre persistance dans la voie de la fumisterie vous vaudra de vous retrouver en compagnie des rebuts de l’humanité, de la lie de notre belle civilisation ! Vous ne serez qu’un déchet infâme qui ne vaudra même pas le chanvre qui tôt ou tard mettra fin à la misérable vie qui sera devenue la votre ! »
Ainsi s’exprimait fort pédagogiquement madame Folcauche, en essayant de s’extirper de la chaise recouverte de glue, de peinture rouge, de punaises, de boules puantes et de moutarde sur laquelle elle venait de s’asseoir. Le jeune garçon maigrichon avait bien du mal à retenir son fou-rire en se dirigeant vers la salle de retenue que la mégère montrait d’un doigt aussi impérieux et digne que possible compte tenu de sa situation ridicule, mais ô combien jouissive pour les bambins alignés sur les bancs.
La porte grinça alors qu’il pénétrait dans la pièce. Elle était sombre et froide, à l’image de monsieur Strabismeux, le surveillant général qui incarnait, avec une rare maîtrise, les deux caractéristiques principales du pot. A savoir la vacuité et la surdité.
L’enfant alla donc gesticuler devant le personnage afin de signaler sa présence, se trouva une place devant une des rares fenêtres, et se mit en devoir de coller ses déjections nasales sur le mur en face, puis d’y graver des éloges peu flatteuses de gens qu’il n’aimait pas (et plus particulièrement madame Folcauche, les enfants c’est rancunier). Il était en train de se dire comme ça serait chouette d’avoir une mitrailleuse pour pouvoir leur tirer dessus à tous ces connards, quand une boule de papier non identifiée lui heurta la nuque. Se retournant vivement afin d’insulter son agresseur, il vit un petit gros pouffant de rire qui était déjà en train de recharger, arrachant une nouvelle page de son cahier.
Ah c’était comme ça ? Très bien.
Et cela dégénéra aussi rapidement qu’un cessez-le-feu au Moyen-Orient.
Jean-Raoul Strabismeux avait beau avoir perdu ses deux oreilles lors de la guerre des tranchées, il ne lui en restait pas moins des yeux pour voir* la joyeuse ambiance chaotique qui régnait dans la salle : boulettes de papier, encriers, chaises, tables et même chaussures voletaient allègrement d’un bout à l’autre de celle-ci, au milieu des cris et des rires des marmots.
« Bouducon ! Bande de p’tits saligauds ! j’m’en vas vous r’tourner les zoreilles moué, macarel de mildiou ! » S’exclama-t-il fort à propos lorsqu’un projectile s’écrasa sur son nez rubicond.
Et il entra dans l’arène, comme le vétéran expérimenté qu’il était.
Et la bataille bascula.
Le dortoir était plongé dans la pénombre. Le calme y était seulement rythmé par les respirations innocentes de têtes blondes rêvant d’elfes, de chevaliers, de dragons, et de moult autres choses encore dont ils découvriraient bien assez tôt qu’elles n’existaient pas, contrairement aux impôts, au chômage, et aux stages en entreprise.
Troublant également le silence, s’éleva alors un curieux bruit de grattement semblable à celui d’une petite souris creusant son trou. Un canif raclait avec ferveur le vernis du plancher, tandis qu’un petit gros et un maigrichon étaient en train d’y graver leurs noms, témoignages d’une amitié naissante, tout en se massant le postérieur encore endolorit de la fessée vengeresse du surveillant :
Lhorelle et Ardit, copins pourre la vi.
L’un d’eux chuchota : « Quand tu penses... Quand on sera grand, on sera aussi con qu’eux... »
Le lendemain, ils constatèrent que détériorer le mobilier de l’école était loin d’être apprécié par le personnel scolaire. Et que de le faire en y inscrivant son nom, ça n’était pas très malin.
*Plus précisément, il lui en restait un. Et il avait une jambe de bois aussi. Mais sinon ça allait.
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 21:30
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Gnagnagna, "protection contre le flood"... Pfff... C'est bon je peux y aller maintenant ?
Une pluie diluvienne maculait le pare-brise comme la neige d’un écran de télévision. Il faisait nuit, il était seul, il était fatigué. Et par-dessus tout, il était perdu. Depuis quand ? Un kilomètre ? Dix ? Vingt ? Quelle heure était-il ? Où était-il ?
Et qu’est-ce que c’était à la fin que cette forme vague qui grossissait au milieu de la route ?
Il plissa les yeux, comprit trop tard, jura, et enfin freina de toutes ses forces, en imprimant un violent coup de volant sur la droite, ce qui n’était certes pas la meilleure chose à faire par temps de pluie, car les voitures ont alors une certaine tendance à vouloir imiter une balle de ping pong liftée par Patrick Chilla*. Les formes autour de lui devinrent floues alors que l’engin continuait de déraper sur le tapis d’eau qui recouvrait la route pour finalement s’échouer dans le fossé qui bordait celle-ci, dans un grand SCHRONKBINGVLAN ! Ou quelque chose d’approchant.
Quelques minutes s’écoulèrent avant que plusieurs bruits sourds et réguliers ne proviennent de l’épave. La portière céda enfin, et un homme noir de peau, que l’on aurait aisément pu confondre avec un joueur de football américain avant de s’apercevoir qu’il ne portait pas d’épaulette, s’extirpa du véhicule. Les yeux hagards, ruisselant d’eau de pluie, il chercha le corps.
Il ne le trouvait pas et c’était plutôt bizarre. Il était certain de l’avoir percuté de plein fouet. Pourtant il n’y avait de sang nulle part et aucun impact sur la carrosserie qui n’aurait pu être causé par l’accident. C’était comme s’il était passé au travers d’un fantôme...
Son portable ne captait rien, aussi se résigna-t-il, trempé pour trempé, à chercher un endroit plus accueillant que l’épave de sa voiture pour, sinon y passer la nuit, au moins attendre la fin de l’averse au sec.
Alors qu’il s’apprêtait à mettre son plan machiavélique à exécution, une pensée fulgurante lui traversa l’esprit. Le genre de pensée que vous avez lorsque vous vous souvenez subitement que vous auriez du dire avant-hier à vos parents, que Grand-Mère avait appelé pour dire qu’elle attendait qu’ils viennent la chercher à la gare. Le malaise, quoi.
« Putaindebordelde********faischierchuistropcon ! » Lâcha-t-il avant de courir jusqu’au coffre, de l’ouvrir, et d’en sortir précautionneusement le sac kaki qu’il renfermait. Ha ben ça, il avait eu plus de bol qu’il ne l’aurait cru. Il valait mieux qu’il le prenne avec lui pour éviter que quelqu’un ne tombe dessus, auquel cas il aurait beaucoup de mal à se justifier auprès de la base.
Sur cet entre-fait, il se mit en route, gambadant joyeusement dans la riante campagne qui l’environnait.
*Soit, j’admets qu’il se peut qu’il existe encore éventuellement des mécréants et des cuistres ignorant tout du noble art pongiste, et à fortiori de la vitesse de rotation d’une balle topée par Patrick Chilla. Contentons-nous donc de dire à ces incultes qu’à côté, Olive et Tom** c’est de la gnognote.
**Si en plus vous ne connaissez pas Olive et Tom, alors là je ne peux plus rien faire pour vous, désolé.
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 21:33
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Le paysage aurait été assez morne pour déprimer un père Noël sous ecstasy : en plus de l’averse, les arbres étaient morts ou pas loin de l’être, les (rares) habitations en ruines, la faune, si l’on exceptait les moustiques et les loups qui se fendaient de temps à autre d’un hurlement glacial, était inexistante, et enfin la terre cendreuse mélangée à l’eau de pluie formait une boue marécageuse noire et puante. La lune, quant à elle, était cireuse et pleine. Lors de rares moments d’accalmie, elle éclairait de son teint blafard les pas de notre infortuné voyageur qui ne se mit pas à siffloter. Il commençait même à trouver sa situation quelque peu pénible.
Au bout de plusieurs kilomètres de sentier humide et boueux, tandis qu’il se demandait si mourir d’hypothermie était plus désagréable qu’avoir simultanément mal et froid aux pieds, il trébucha pour une énième fois et s’étala de tout son long dans la fange. Après avoir longuement pesé le pour et le contre, il se releva et se mit en devoir de retrouver l’objet de sa chute, et de passer ses nerfs sur lui.
C’est alors qu’il exhuma un vieux panonceau moisi qui clamait à qui voulait bien le lire qu’il indiquait la direction du manoir du comte Vlad Von Trépas, et qu’on était tous invité à venir y boire un coup.
Bien entendu, c’est à cet instant précis que, dans un effet digne des meilleurs films d’horreur, un éclair illumina une colline sur laquelle était bâti un sinistre agglomérat de tours ténébreuses, de piquants pointus, de corbeaux qui tournoyaient au-dessus, et de fenêtres rappelant des yeux qui vous fixeraient dans l’obscurité de la nuit. Au loin, le tonnerre retentit.
Il était clair que c’était plutôt louche et même pas franchement très rassurant...
A partir de là vous en conviendrez, n’importe quelle personne normalement constituée fait demi-tour, et ce sans que sa fierté n’en souffre d’aucune manière, quitte à ne parler de l’incident à personne. Oui, mais alors si c’est comme ça, c’était pas la peine que je me casse le cul ! Non mais c’est vrai quoi, je vous le demande un peu :
A quoi ça sert que Ducroc il saigne des carcasses ?
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 21:35
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Hem...Pardon.
Donc, alors qu’il aurait pu s’éviter plein d’ennuis et dîner à l’auberge du Poney Souriant où il aurait trouvé une chambre pour la nuit à un prix modique et trois kilomètres de là, notre colosse à la peau d’ébène entreprit de gravir bêtement le monticule boueux menant à l’inquiétant bâtiment. Il commença tout de même à se douter de quelque chose lorsque, tendant la main vers le battant en forme de gargouille grimaçante, la porte s’ouvrit d’elle même dans un grincement qu’aurait pu produire le frottement de deux plaques tectoniques, et qu’un rire mauvais et satanique s’exhala de l’entrée à présent béante et ténébreuse à souhait. Il s’aperçut qu’il serrait son sac un peu plus fort que tout à l’heure...
Le hall du manoir était constellé de chandelles incandescentes, ce qui ne suffisait pourtant pas à totalement éclairer la salle tant elle était vaste, regorgeant de portes, d’arcades, d’anfractuosités, et de passages. Toutefois, le seul chemin logique s’imposant à notre visiteur, fut le gigantesque escalier central qui lui faisait face, aussi l’emprunta-t-il.
Au fur et à mesure qu’il montait les marches, des chuchotis et des soupirs vinrent s’insinuer dans ses tympans sans qu’il puisse en comprendre le sens, ni en localiser la source, comme s’ils provenaient de partout et de nulle part à la fois. Enfin, se faisant plus distincte que le reste de ces bruits étranges, la rumeur d’un requiem joué par un orgue commença à s’amplifier...
Parvenu au sommet de l’escalier, il s’arrêta devant une formidable porte de bronze autour de laquelle avait dû être construit le reste du bâtiment. La musique s’accéléra, puis sembla se répercuter sur chaque pierre, pour se conclure en une formidable apothéose alors qu’il poussait la lourde porte. Devant lui, un invraisemblable amas de tuyauterie était raccordé à un clavier que le temps avait jaunit. La pièce paraissait être un salon, soutenu par huit piliers, entre lesquels s’entassaient pelle mêle : meubles surchargés de livres, récipients poussiéreux dans lesquels mijotaient d’instables préparations, bocaux renfermant d’étranges embryons, crocodiles empaillés, boîtes de raviolis et autres objets hétéroclites. Le tout éclairé par un puissant feu de cheminée qui se reflétait également dans des vitraux ouvragés et pourvus de rideaux. Tout cela, il l’enregistra mentalement en quelques secondes, mais ce qui retint véritablement son attention se trouvait devant l’orgue. Un personnage pâle et distingué, en tenue de soirée, les cheveux plaqués en arrière d’un blanc laiteux, les genoux et les doigts croisés, le fixait d’un regard plein d’appétit, assis dans un fauteuil. On aurait même eu l’impression de le voir se lécher furtivement les babines que cela ne nous aurait pas vraiment étonné...
Alors l’être se leva et d’une voix qui donnait une nouvelle dimension au terme « sépulcrale », déclara :
« Bienvenue dans mon aaantre... »
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 21:41
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Ce à quoi, l’autre répondit :
« Ha ben ouais. C’est vachement original ça, dites donc. Je parie que ça fait un bail que vous avez pas cherché quelque chose de nouveau à dire à vos visiteurs, et que vous leur resservez cette réplique moisie à chaque fois.
_Mmmh... Certes vous n’avez pas tort.
_Ha !
_Cependant, personne n’est jamais revenu se plaindre.
_Ha...
_D’ailleurs, personne n’est jamais revenu.
_Ah bon...
_En fait, maintenant que j’y songe, personne n’est jamais reparti.»
Sur ces mots, un affreux sourire s’étira sur son visage, dévoilant une dentition que les spécialistes auraient qualifiée de proéminente, notamment les canines là, ‘voyez ?
« Ha...Heu...Bon...Et bien écoutez ça m’a franchement fait plaisir de vous rencontrer, mais là faut que j’y aille, allez salut et... Bredouilla-t-il en reculant.
_Misérable humain ! » Rugit le vampire (oui parce que je ne sais pas si vous aviez compris mais c'était un vampire, enfin bon je précise, on ne sait jamais)
A ce cri, chaque pilier vit surgir de derrière lui des formes qui autrefois avaient été des hommes, et qui aujourd’hui n’en étaient que l’ombre titubante et gémissante.
« Sache que je ne t’ai attiré ici que dans un seul but : Je vais vider ton pathétique corps de son sang, et ainsi te faire esclave de ma volonté. Puis tu viendras grossir les rangs de mon armée de goules qui, un jour, déferleront sur le monde en mon nom ! Et alors je serais le Maîîîîître de l’Univeeeers ! Muahahahahahahaha ! »
Tout en exposant ses funestes projets à sa proie, il s’en était approché afin de se délecter de la terreur qui en émanait, car il aimait bien ça, ce gros sadique. Cependant, il fut surpris de sentir la peur en face de lui se muer peu à peu en quelque chose dont il était peu coutumier. Lorsqu’ils étaient était en sa compagnie, les humains avaient d’habitude la correction de trembler et de claquer des dents, mais celui-là était différent, car à présent une force inconnue du mort-vivant le possédait littéralement. Quelque chose d’ancien et de farouche, une révolte pleine de rage sourde qui avait traversé les âges, portée par les voix de millions d’âmes tourmentées.
Tout foutait l’camp décidément.
Alors, l’humain prit la parole d’une voix égale et maîtrisée, bien que lourde de menaces :
« Yo, c’est à moi qu’tu parles ? C’est à moi qu’tu t’exprimes ? Sache, immonde exploiteur, que mes ancêtres sont morts d’épuisement dans les champs de coton, sous le cruel joug d’esclavagistes dans ton genre, pendant des centaines d’années. Mais l’heure de la révolte gronde désormais, et il ne sera pas dit que moi, William Barnabé Sébastopol Bonaventure Wilburg, je laisserai leur mémoire souillée impunément par des malfaisants de ton espèce.
Or donc vil exploiteur, sale grofachau, bourgeois enfariné, amène donc un peu par ici ta gueule de vieux beau que je te pète les genoux à grands coups de batte. Ou bien prend tes cliques, tes claques, ton râtelier, et va te faire voir dans ton cercueil avec tes zombies puants avant que je ne réduise cette affreuse bicoque en cendre ! J’ai dit. »
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 21:43
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Vlad Von Trépas était interloqué. On lui parlait rarement sur ce ton et cela l’irrita quelque peu :
« Pour qui te prends-tu infâme vermine ? Insignifiante larve ! Sache que mon regard s’est posé sur des mondes que tes pires cauchemars ne pourraient te laisser ne serait-ce qu’envisager. J’ai combattu et soumis des êtres dont la noirceur te transpercerait le coeur. Je suis passé maître dans les arts ténébreux les plus vils. Je dispose de pouvoirs qui dépassent de bien loin ton chétif entendement humain. Je puis me métamorphoser, mourir et ressusciter à volonté, car le temps n’a pas d’emprise sur moi. Je puis incanter des sorts terribles qui te réduiraient à néant ou t’infliger des souffrances indicibles, jusqu’à ce que tu me craches d’abjectes supplications. Depuis des temps immémoriaux, des légions de spadassins ont tenté de me mettre à bas. Tu peux admirer leurs carcasses putréfiées autour de toi, n’attendant qu’un mot de ma part pour te mettre en pièces. Alors, pitoyable créature, que crois-tu pouvoir faire seul, là où toute une armée d’épées, de fourches et de pieux, fut mise en échec ? Qu’as-tu à opposer à ma toute puissance ? Ta foi en Dieu ? Une croix en bois ? De l’eau bénite peut-être ? »
Un sourire abominable se dessina sur le visage de l’humain.
« Non, un sac bourré de dynamite. »
Sans laisser au nosferatu le temps de comprendre, il jeta le sac susnommé dans la cheminée, se précipita vers le vitrail le plus proche, et plongea au travers, pour atterrir cinq mètres plus bas, dans une épaisse couche de boue.
« Hein ? Mais qu’est-ce que... ? »
Ce furent les derniers mots du vampire, car il fut coupé par le souffle de l’explosion, et ce dans les deux sens du terme. Le bruit cataclysmique fit plier les arbres alentour sous l’onde de choc. Des débris pulvérisés et iridescents retombèrent sur le pourtour de la colline. Le manoir ou ce qu’il en restait, était en proie à des flammes que même l’averse ne put éteindre, et il rejoindrait bientôt le reste du pays dans la désolation. C’en était vraisemblablement fait du comte Vlad Trépas.
Au petit matin, le gérant du Poney Souriant, revenant du marché avec sa charrette, se vit arrêter par un étrange individu absolument recouvert de vase :
« Hola messire l‘autochtone, je me présente, je suis officier dans... Heu...Moi y’en a être soldat et moi y’en a perdu. Moi devoir rejoindre porte-avions Wizburn. Heu... Gros bateau, dans baie de Krakosvika. Toi y’en a comprendre ? »
A la mention du nom de la baie, le vieil homme acquiesça finalement, et fit signe au soldat crotté de monter à l’arrière.
Alors qu’il était ballotté par la mauvaise route, au côté des fruits et légumes, William Wilburg repensait à cette magnifique explosion. Il pensait aussi que dès ce soir, il demanderait sa mutation, dans un endroit chaud et ensoleillé. Et sec surtout. Comme un desert. Oui ça ferait parfaitement l’affaire un désert...
Parce que les Balkans ça allait bien un mois, mais c’était drôlement mal fréquenté..
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 21:46
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Traqué.
Il n’avait plus d’autre choix que celui d’avancer sans regarder en arrière. Qu’il s’accorde une seule pause, et il aurait toute l’éternité pour se reposer. Les branchages lui fouettaient le visage et la chaude humidité lui collait à la peau. Chaque liane écartée en voyait une autre la remplacer dans cet enfer vert.
Vers l’ouest, il n’avait qu’à se diriger vers l’ouest et il atteindrait son salut. Sur cette pensée réconfortante, deux flèches se fichèrent sur le tronc juste à la gauche de son chapeau. Les cris des indiens parvinrent à ses oreilles. Il tira ses deux dernières balles dans leur direction dans le faible espoir de leur faire peur et gagner encore un peu de temps, puis il reprit sa course folle à travers la jungle.
Enfin, alors qu’il pouvait presque sentir l’haleine de ses poursuivants dans son dos, la lumière du jour traversa l’épais manteau vert devant lui, et il émergea de la végétation pour atterrir dans une immense clairière pleine de carcasses métalliques et d’installations rouillées complètement abandonnées que la nature réabsorbait peu à peu.
Cet endroit avait été créé quelques années auparavant, par des entrepreneurs en allumettes qui avaient déterminé à l’aide d’études commerciales très poussées, que les alentours de Quetzil-Draken La Putride Cité Sanglante Maudite et Perdue Aux Milles Serpents feraient un merveilleux site d’exploitation forestière. Ils s’étaient vite aperçus que les autochtones ne partageaient pas le même point de vue ; et que si dans leur dialecte on trouvait plusieurs centaines de traductions pour « mort lente et douloureuse », les termes « négociation » et « contrats » n’avaient, quant à eux, apparemment aucune équivalence.
Et les bûcherons de s’enfuir terrorisés en abandonnant les machines derrière eux, préférant de loin la suppression de leur emploi à celle de leur tête, ce qui paraît plutôt sensé. Depuis, tout était resté en place, dont la piste d’atterrissage bétonnée, qui pouvait aussi servir à décoller, ce qui était à l’heure actuelle la préoccupation principale de notre fugitif.
Tandis, qu’une nuée de flèches très pointues et probablement empoisonnées, rouillées, et explosives, retombait tout autour de lui, il aperçut hors d’haleine l’avion qui l’attendait sagement.
Ah ce brave Johnson ! Il avait eu la présence d’esprit de mettre en marche en entendant les hurlements vengeurs des indigènes superstitieux.
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 21:49
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Bien qu’il s’apprêtât plutôt à détaler en abandonnant lâchement son client, John Johnson (puisque c’était bien de lui qu’il s’agissait) se dit que puisque ce timbré était apparemment encore vivant, il pouvait bien l’attendre encore un peu. Et ainsi toucher la deuxième moitié du salaire promit. Ce serait juste mais faisable. Et lucratif aussi.
Alors que ses obstinés poursuivants étaient presque sur lui, et que l’avion avait commencé à prendre de la vitesse juste histoire de s’assurer un peu d’avance, on ne savait jamais, l’homme au chapeau sortit un fouet de son paquetage. Avec une grande habileté, il le fit claquer en direction de l’avion qu’il avait presque rejoint. La lanière de cuir s’enroula fermement autour du train d’atterrissage qui déjà s’élevait. Et l’explorateur d’osciller mollement dans les airs, se retenant à son fouet comme si sa vie en dépendait, ce qui était d’ailleurs le cas. Péniblement, il se hissa à sa place, derrière le pilote.
Johnson dut crier pour couvrir le bruit du vent :« Professeur Colorado Jones, je présume !
_Très bon timing, mon ami. Un peu serré à mon goût, mais après tout nous sommes vivants !
_Ouais ben c’est certainement pas grâce à vous ! Qu’est ce que vous leur avez piqué pour les mettre en rogne comme ça ! »
Avec la fierté d’un paon, il exhiba de son sac à dos, une pierre complètement lisse et pâle, de forme ovoïde, ce qui tombait bien, car c’était un œuf.
« Ceci, mon ami, déclara l’archéologue, est un œuf ! »
Ha ! Qu’est-ce que je disais ?
« Et c’est pour une omelette que vous nous avez fait prendre tous ces risques ?
_Mais, mon ami, ce n’est pas juste un bête œuf !
_Ah, vous me rassurez, j’ai cru un instant que vous étiez un dangereux malade qu’il faudrait faire enfermer !
_Non, mon ami, ceci est un authentique œuf de dragon !
_Ah ! Dans ce cas, oubliez ce que je viens de dire !
_Mais, mon ami, vous ne comprenez pas ! Ces indiens tenaces qui me poursuivaient naguère, sont les dernier adorateurs du culte de Traxdatah, le Dragon Divin ! Leur devoir de fidèles est, pensent-ils, de protéger la progéniture divine pendant son absence. Et ils abreuvent cette relique de prières et de sacrifices du soir au matin ! On dit que s’il arrivait malheur à l’Oeuf, la vengeance de Traxdatah sur l’immonde blasphémateur serait terrible ! Qu’ils sont superstitieux, ces sots ! Ha ha ha !
_Ah oui, alors ! Comme si ça existait autre part que dans les mauvais récits d’heroic-fantasy, les dragons ! Ha ha ha !
_Ha ha ha !"
Ils rirent et devisèrent ainsi gaiement, tandis que l’avion volait au loin vers le soleil qui se couchait sur la jungle équatoriale, alors que chacun songeait ardemment alors aux moyens les moins risqués de doubler l’autre, et de tout garder pour lui. Et c’est ainsi que tout aurait dû s’achever.
Oui, mais voilà. C’eût été trop facile :
« GROAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAR ! »
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 21:52
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Le rugissement ignoble emplit l’espace au point de le solidifier. Les deux aviateurs blêmirent de concert, et Johnson récupéra de justesse le contrôle de son appareil. Aucun des deux hommes n’arrivait à situer l’origine de ce bruit insupportable car nulle oreille humaine ne pouvaient l’appréhender complètement. Enfin, si ça peut vous aider, disons que c’était à mi-chemin entre le barrissement d’un pachyderme émasculé et le rugissement d’un fauve sous amphétamines.
Une nuée de volatiles s’éleva de l’épais tapis de verdure qui s’étendait à perte de vue. Puis un grondement sourd et continu remplaça le hurlement, alors qu’une tranchée se creusait à vive allure parmi la végétation tropicale. Enfin, une silhouette obscure s’éleva majestueusement, nettement découpée dans le contre-jour orangé du soleil couchant.
En quelques coups d’ailes, la bête fut sur eux, ouvrant grand sa gueule elle cracha brusquement une spirale enflammée. Virant brutalement à droite, Johnson évita le mortel trait, et dépassa le monstre. Il en profita pour noter qu’il faisait deux fois la taille de son biplan, que ses écailles étaient d’un rouge luisant, que ses yeux brillaient d’une lueur mauvaise, que ses dents pointues étaient fort nombreuses, et que selon toutes vraisemblances il s’agissait d’une dame. En outre, elle revenait furieusement à la charge.
S’enchaîna alors un ballet aérien des plus incongrus. Le frêle esquif habilement manié s’évertuait à coup de looping, de vrilles, de tonneaux, et de piqués, d’éviter d’être mis en pièces, alors que son prédateur tournoyait avec grâce et insistance autour de lui. Un pilote ordinaire n’aurait jamais tenu cinq minutes face à un tel adversaire, pour qui le ciel était un milieu naturel. Mais John « triple-vrille » Johnson était né avec un manche dans les mains. Ses anticipations et ses réactions tenaient de la prescience, et le combat dura. Enfin, un peu plus de cinq minutes.
Rapidement lassée des constantes manœuvres d’évitement de cet agaçant petit moustique, la dragonne se remit à projeter des flammes aux risques et périls de sa descendance, la première attaque n’ayant été qu’une simple intimidation. Force fut à Johnson de constater que ses instants étaient comptés : Il aurait bientôt épuisé toutes ses ruses aéronautiques, aucune échappatoire ne paraissait possible, et la réserve de fuel n’était pas éternelle. Il ne restait qu’une seule solution, bien qu’il lui en coûte, il devait se résoudre à bafouer ses principes :
« Professeur Jones ! Elle ne nous lâchera pas ! Tant pis pour l’argent ! Rendez-lui son putain de gosse !
_Ca, mon ami, jamais ! Sa place est dans un musée !
_Nos vies, ou en tout cas la mienne, valent plus qu’une vulgaire relique !
_Pas question de laisser tomber ce trésor inestimable !
_Z’êtes sûr ?
_Oui !
_Bon, gardez-le alors. »
Le dragon fonçait sur eux en une ultime charge, que Johnson savait fatale. Il devait agir au plus vite, et il savait ce qui lui restait à faire :
« Jones, je ne vous ai jamais dit...?
_Quoi donc, mon ami ?
_Je ne suis pas votre ami ! »
Johnson abaissa brusquement le manche, et l’avion monta brutalement à la verticale. Alors, il activa la manette qui l’avait démangé depuis le début de cette odyssée : l’éjection du siège arrière.
« AAAAAAAAAaaaa... ! »
Au dernier moment, le reptile détourna son attaque afin de plonger à la suite de son cher petit. Ses mâchoires se refermèrent sur l’archéologue, dans le but probable de le recracher indemne au sol, de récupérer son bien, puis de ravaler l’humain. En le mâchouillant longuement, afin de le donner en becquée à ses dragonneaux, qui attendaient sans doute le retour de leur petit frère dans la caverne en piaillant.
Johnson vit que de ce fait, il avait perdu tout intérêt aux yeux de madame dragon, et qu’il était relativement sauf. Certes, il avait un peu triché, mais pas plus que d’habitude.
Il ne put toutefois tricher avec le carburant qui fut épuisé bien avant son retour. Aussi se crasha-t-il dans la jungle, où il erra des jours durant, avant d’être secouru par des marines qui passaient par là.
Comme ça, on est raccord.
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Et je ne préfère pas savoir ce qu'elle veut en faire...
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Cachée
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Grand Pourrisseur

-= Chaos Servants =-
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Réponse au Sujet 'Independance Débile' a été posté le : 19/12/04 21:55
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Mais quelle galère... Mais c’était pas vrai... Il devait être maudit. Quel acte à ce point blasphématoire avaient-il donc commis pour mériter un tel châtiment ? Quel sombre nécromant barbu avait-il pu ourdir dans les tréfonds de son antre ténébreux, un complot aussi tordu à son encontre ? Avec quel être abyssal et cyclopéen avait-il conclu un tel pacte ignominieux pour le plonger à ce point dans les affres et les tourments les plus abjects que la Création ait jamais connu depuis l’éveil de Dayrr’hik Celui Qui Jamais Ne Se Termine ? La cruauté des Dieux n’avait elle donc de limite que leur imagination, ô combien prolifique si l’on en jugeait par les stratagèmes machiavéliques qu’ils tissaient patiemment, chaque jour qu’ils faisaient, pour le simple plaisir de voir les pauvres mortels se débattre vainement dans ces toiles inextricables ? Et surtout, qu’est-ce qui sent le cramé derrière moi pendant que j’écris ce paragraphe ? Ah ********, la pizza ! ‘Chier.
Ainsi pensait James Forester, alors qu’il croisait l’énième carcasse fumante d’un ancien camarade, preuve selon le colonel qu’ils étaient sur « la bonne voie ». Selon James, la bonne voie n’était ni parsemée de destruction ni de chaos, mais empruntait plutôt les escaliers, à condition qu’il en restât, afin de se retrouver libre de respirer l’air et pur de la surface. Enfin, à condition qu’il en restât également.
Il observa alors ses compagnons d’infortune pour constater qu’ils étaient tous plongés dans une sorte de transe. Ils avaient le regard vitreux et les yeux aussi expressifs que ceux d’un candidat de télé-réalité. Et ils avançaient, tels des somnambules intoxiqués au psylo.
Mais enfin, est-ce qu’il était le seul type à peu près normal au milieu de ce ramassis de tarés ?
Bien sûr, il ne s’était posé la question que de façon rhétorique, toutefois un doute affreux vint s’insinuer dans ses pensées : Peut-être bien...
Alors, il commença à les envier.
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