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Tidus

Grand Troll du Chaos



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   Histoire et maléfices a été posté le : 06/11/03 17:51
Ces temps-ci, la section histoire et maléfice connait une légère recrudescence des interventions et recommence peu à peu à bouger (il fut un temps où les messages de la semaine se comptaient sur les doigts d'une main).

Depuis un certain temps, l'idée de ce thread me trotte en tête, j'en avais déjà parlé mais jamais vraiment approfondi l'affaire. Des thread divers ont déjà été ouvert sur les contes, légendes, d'ici, d'ailleurs mais toujours de manière disparate et finissaient toujours par disparaitre.

Donc voilà, le thread dédié aux histoires, contes et légendes diverses, horrifiques, féeriques, merveilleuses ou glauques. Les histoires contées ici doivent être des histoires du folklore (la légende du bois à côté de chez vous, c'est du folklore, oui, oui ;)), tirées de livres, entendues au coin du feu mais en aucun cas inventée (commencez pas à parler des elfes qui sont partis à bord d'un overcraft pour poursuivre l'assassin de la guilde des voleurs sidérale qui complotent contre l'empire, la section "nouvelles et écrits" est la pour ça) Pour ce faire, je demande simplement à ceux qui posteront d'être honnête, ce qui ne devrait pas trop poser de problème sur ce forum.

Le but n'est pas de s'engueuler à propos d'une source ou de l'origine des histoires mais bien d'avoir un échange enrichissant.

Pour finir cette intro ch***tissime, je poserais un interdit qui marchera ou ne marchera pas, j'attend vos avis: un seul conte ou histoire par jour

Je commencerais donc en vous livrant ce conte de notre plat pays glané sur le net.

Le trou des Nutons

J'avais travaillé toute la semaine au milieu de la grisaille et des coups de klaxon. Mon escapade à la campagne était bien méritée. Sac sur le dos, bâton de marche, vieux blouson et mes bottines qui en ont vu d'autres, me voilà parti à la conquête des bouffées d'oxygène. La région d'Houffalize m'ouvrait ses bras. Il faisait beau et la route qui mène à La Roche-en-Ardenne était déserte. Je savourais ce moment.

J'ai soudain vu une crête de rocher. Elle m'appelait. Je n'ai pas résisté. J'ai grimpé jusque là comme un gamin épris de liberté. De là-haut, je dominais l'Ourthe. La vue sur cette eau qui ruisselait doucement était éblouissante. J'avais envie de garder cette image en moi. J'ai enlevé mes vielles chaussures trouées. Mon blouson comme coussin et les orteils à l'air, je me suis étalé de tout mon long sur la mousse et j'ai fermé les yeux. Longtemps. Je me suis endormi, bercé par l'odeur pure et moelleuse de la nature qui m'entourait.


A mon réveil, il faisait nuit. J'ai rassemblé mes affaires mais je n'ai pas trouvé mes chaussures. J'ai imaginé mille choses. Sauf celle-là. J'ai entendu un crépitement dans un buisson puis quelque chose a couru très vite jusque dans une crevasse qui se perdait dans la roche. J'ai voulu en savoir plus.


Le trou faisait environ deux mètres de haut et cinq mètres de large. Je m'y suis englouti, nus pieds, à la recherche de l'inconnu. L'espace autour de moi se rétrécissait. Je devais marcher à quatre pattes pour ne pas me cogner à la paroi. Le sol gelait mes pieds, mes genoux et mes mains. Des toiles d'araignée ou de la végétation, je ne sais pas, se déposaient sur ma tête, mon visage et mes vêtements. La curiosité m'avait quitté. J'avais peur. Il y faisait plus noir que dans la gueule d'un loup.


J'étais sur le point de faire demi-tour, désespéré, et laissé pour fou. Mais un point lumineux que je percevais à peine m'a fait changer d'avis. J'étais tout près du but. La crevasse s'est ensuite élargie. Je me suis mis à marcher normalement, mais pas trop vite. La peur avait laissé place à la panique.


Je suis arrivé dans une salle immense éclairée par des torches dont la lumière faisait danser des ombres mystérieuses sur la roche. Les parois de cette caverne étaient entièrement recouvertes d'étagères reliées entre elles par de petites échelles en bois. Et dans cet endroit, des milliers de chaussures toutes plus étincelantes les unes que les autres semblaient attendre impatiemment des pieds à leur taille.


Tandis que je cherchais tant bien que mal une paire qui me convienne, j'ai aperçu un petit bonhomme avec un chapeau pointu de couleur rouge qui observait mon manège apparemment depuis un bon moment. Il a froncé les sourcils, s'est approché de moi d'un pas vif et a demandé sèchement : "Vous cherchez quelque chose ?". J'étais ébahi. J'ai répondu sans être sûr que je vivais toujours : "Oui, mes chaussures". Il a eu un petit rire sournois et il est parti comme un éclair en marmonnant "idiot".


Je n'ai encore aujourd'hui rien compris à la scène qui venait de se jouer et dont j'avais été un acteur maladroit, un idiot, oui, peut-être… J'ai attendu là jusqu'à ce que le froid m'oblige à bouger pour ne pas mourir gelé. Mais c'est surtout l'envie d'en connaître davantage, pour ne pas mourir idiot, qui m'a entraîné plus loin dans cette aventure. De plus petites salles succédaient à de grandes, mais jamais elles n'atteignaient l'ampleur de celle que je venais de quitter.


Partout, des dizaines de nains au chapeau rouge et pointu s'activaient autour de centaines de chaussures. Elles arrivaient trouées, crottées, sans lacet ou sans semelle. Puis elles étaient prises en charge de salle en salle, de main en main, par des groupes de nains qui effectuaient leur tâche respective avec une telle précision et une telle rapidité que nos cordonniers en mourraient d'envie. Les bottines remises à neuf étaient ensuite transportées dans la première salle où elles étaient soigneusement rangées sur les étagères. Et de temps en temps, un nain venait en chercher une paire et partait en courant vers une des ouvertures de la grande caverne. D'autres venaient d'on ne sait où avec des loques qui ne ressemblaient plus à rien.


J'ai senti qu'on tirait sur mon pantalon. C'était le petit bonhomme que j'avais vu la première fois. Il m'a tendu ses mains sur lesquelles se trouvaient mes chaussures, plus belles que jamais. Je n'avais pas envie de paraître idiot une seconde fois mais je n'ai pu que dire simplement merci. Il m'a fait un clin d'œil, un sourire aux lèvres. Il a ensuite fait au revoir de la main, puis il s'en est allé ainsi que tous les nains au chapeau rouge et pointu. Je crois qu'ils sont partis dormir. Dehors, le soleil montrait le bout de son nez.

Tidus, à votre service.


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keridwen

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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 09/11/03 20:13
Personnelement, j'aimerais bien profiter de ce thread pour recenser toutes les histoires de Mélusine. Car c'est fou le nombre de mélusine qu'il traine vers les puis et chateaux. D'habitude, c'est au chateau de Lusignan qu'elle crèche. Mais nous à Maulnes, dans l'yonne, on en a une aussi. Et si vous racontez des histoires, please, faites le avec vos propres mots, ce sera tellement mieux...

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Zien Nith

Dixit Eo



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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 10/11/03 16:44
Bon... J'ai fait ma recherche sur internet, je n'ai rien trouvé concernant cette légende, ce conte...cette histoire....
Donc, j'ai téléphoné à ma grand-mère pour qu'elle me rapelle cette histoire qu'elle me racontait quand j'étais petit. Enfin...quand j'étais un enfant... parce que je suis toujours petit.

A Esneux, existe un château. Le château "Le Fy".

A Esneux, tout le monde connait le château Le Fy. D'ailleur, à Esneux, tout le monde sait que le château Le Fy est connu dans le monde entier. Preuve en est; le château de Disney, qui est, aucun Esneutois n'oserait mettre cela en doute, inspiré par le Château Le Fy, Monsieur Disney ayant fait des croquis du Château Le Fy de sa propre main, lors de l'une de ses visites à Esneux.

Le château Le Fy, donc, est un chateau neuf. Il a été bâtit en 1904 par un homme profondément athé.. ou voulant faire la nique à la communauté catholique d'Esneux. En effet, il a acheté le terrain le plus haut d'Esneux et y a fait bâtir son château, de sorte que celui ci toise l'église d'Esneux de plusieurs disaines de mètres, comme illustré sur la page que je vous ai donné en début de ce récit.

On raconte que l'homme en question avait une femme.. une femme qu'il ne supportait pas. Aussi, comme cet homme était un grand commique et aimait s'exprimer à travers ses bâtiments, ainsi qu'on l'a vu avec ses différents en rapport avec l'Eglise, il a donc fait sculpter un portrait de sa femme légèrement diabolisée en....Gorgone, plus précisément; en reprenant les traits de Médusa, la femme aux cheveux composés de serpents qui avait la faculté de pétrifier les audacieux qui croisaient son regard, et a édifié cette sculpture de bas reliefs en symbole sur un des pans d'une des tours du château Le Fy.

Dans le parc du Château Le Fy, il y a beaucoups de promeneurs, admirant le point de vue, les fontaines, se prélassants sur les pelouses, des amoureux manifestant leur attirance mutuelle sur les bancs prévus à cet effet, des vieilles gens se remémorant une époque révolue, admirant les mésanges, les moineaux qui volent d'arbres en arbres, de buissons en buissons.... se posant sur des statues.... des statues sans age et sans nom... des statues qui, de mémoire de centenaires, s'étaient toujours trouvées là.... des statues d'hommes et de femmes, de promeneurs, d'amoureux et de vieilles gens... des statues sans origines précises, sans sculpteur en revendiquant la propriété.

Si vous allez un jour au parc du château Le Fy, contemplez ces statues, mais si vous entendez un bruit inhabituel, ne cherchez pas à comprendre et partez. Dessendez au bas d'Esneux, et racontez la légende du château Le Fy, si vous vous sentez prêts à affronter des Esneutois ayant enfouis cette légende dans leurs mémoire de pierre.

Sinon, vous aurez peut etre l'occasion de contempler les promeneurs, les amoureux, les passants et les oiseaux pour l'éternité.


Dernière mise à jour par : Iron Ant le 10/11/03 17:13

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Théodoric

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Membre Lord of Graveyards   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 10/11/03 18:25
Et bien à mon tour, alors...

La roche de Solutré est célèbre à plusieurs titres :

- Pour son site préhistoique si riche qu'il a donné son nom à la période la plus représentée parmi les ossements. Il y aurait plusieurs choses à dire à propos de ce site historique, et notamment une légende à contester scientifiquement : on ne jetait pas les chevaux sauvages du haut de la roche.
- Pour ses vignes
- Pour les fondus d'escalade pas trop dure, qui montent à la roche par le côté abrupte,
- Pour Miterrand, qui la montait par l'autre côté, peu pentu...

En fait, la roche de Solutré est la plus spéctaculaire d'un alignement de roches de même type. Parmi elles, c'est la roche de Vergisson qui nous arrêtera aujourd'hui.

Il traîne sur cette roche le souvenir d'une époque ancienne où un monstre effroyable y nichait, connu sous le nom de la Bête Faramine (ou Pharamine).

C'était un oiseau gigantesque et puissant qui terrorisait les environs. Le rapace n'était peut-être pas un oiseau-roc, lequel, dit-on aurait pu emporter un éléphant dans ses serres. Mais il était assez puissant pour emporter des moutons, et même des vaches.

Bon sang, Keridwen, Tidus et vous autres, vous voudrez bien m'excuser, mais j'ai trouvé la version originale de cette légende, et ce lien vous la racontera bien mieux que moi, avec des illustrations, qui plus est ! Et vous apprécierez le ton extraordinaire de cette légende récente (du XVIIIè), toute imbue encore d'un patriotisme héroïque que je ne pourrai égaler et qui manquerait à l'histoire.
Voici donc la légende de :


Cordialement vôtre,
Théodoric


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Zien Nith

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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 11/11/03 12:18
Aaah, j'aime ces contes, en vers, qui, en plus, prennent la liberté audacieuse de se payer la fiole des contes en général :D

Sinon, moi, en faisant ma recherche sur "Légende" et "Belgique", je suis tombé sur une très bonne légende:


+++++++++ ..... Frontières nationnales.

TTTTTTTTT ..... Frontières régionnales.

--+--+--+-- ..... Frontières provinciales.

========= ..... Autoroute.

------------ ..... Route nationnale.

------------ ..... Chemin de fer.

o .................... Capitale nationnale.

o .................... Capitale de province.

o .................... Ville de plus de 100 000 habitants.

. ..................... Ville de moins de 100 000 habitants.

o_Ô ................. Vous êtes ici.

F'in... j'ai trouvé ça assez intéressant, je suis sur qu'il doit y avoir un sens caché à cette oeuvre.... cryptologues, vous êtes les bienvenus!


Dernière mise à jour par : Iron Ant le 11/11/03 12:32

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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 11/11/03 17:04
Ah, la bête pharamine, mon père m'en parlait quand j'étais gamine ! Mais il n'a jamais précisé que c'était un oiseau.On savais juste qu'il fallait craindre la bête pharamine.

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Gerald

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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 12/11/03 00:01
Savez-vous que je descends de la fée Mélusine?
Je suis très sérieux:mo9
Mélusine a laissé sa trace et sa descendance au château du Rousset, près d'Aix-en-Provence, mais ce n'est pas de ce côté-là qu'on est parents. Elle a aussi satisfait dans le château de Sassenage, en Dauphiné, son goût pour les jeunes seigneurs toujours infoutus de frapper avant d'entrer dans une salle de bains. Et il se trouve que j'ai dans mes ancêtres (je suis très sérieux) des seigneurs de Sassenage.
A part ça, je fouille désespérément mes vieilles disquettes pour retrouver un texte que j'avais écrit sur Jean de l'Ours...


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Je n'irai, plus tard, ni au café perdre ma santé, ni aux courses perdre mon argent, ni au cinéma perdre mon temps à voir des films dont les héros sont des voleurs et des assassins dignes de mépris.
(Extrait d'un manuel de morale à l'usage des classes, première moitié du XXe siècle)

Karolinus sum.


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Tidus

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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 12/11/03 17:13
J'aimerais aussi entendre ne fût-ce qu'un conte évoquant la fée Mélusine, puisqu'à part une bd, je ne connais rien de cette charmante (je suppose) demoiselle.

Sur ce, je vous livre une légende d'un village de la région:

A Casteau, village de la banlieue Montoise, demeure un bois aux arbres apaisant le jour, inquiétant la nuit. En retrait de la grand route, à quelque distance dans la campagne, le silence apporte repos aux riverains âgés vivant à la lisière du bois, tandis que les plus jeunes le trouvent parfois inquiétant. Les anciens, blasé de sa vieille légende, ne s’en inquiètent plus et rient sous le couvert de la jeune génération si naïve et craintive.

Il n’est pas rare qu’une vénérable grand-mère conte aux enfants turbulents cette légende, pour les calmer et leur enseigner le respect. Et lorsque le vent souffle dans les arbres remuant les branches fébriles et faisant grincer les clôtures, ils se réfugient sous leurs couvertures en songeant au vieux bûcheron du bois dont grand-mère parle parfois.

C’était une nuit de Toussaint, à l’heure où tous les enfants dorment sagement depuis une heure ou deux, à l’approche de la minuit. Un couple de jeune gens avait décidé de passer une nuit romantique dans la voiture, sous le couvert des arbres protecteurs, loin des maisons et des bruits de la ville. S’embrassant tendrement, les tendres amants ne prêtaient plus attention au étoiles qu’ils avaient contemplées auparavant et ne souciaient d’ailleurs plus d’admirer quoi que ce soit du paysage, la buée sur les vitres brouillait la vue de toute façon et ils avaient d’autres soucis en tête. Il faisait froid, très froid même pour un mois de novembre mais là encore ils n’en furent pas fort incommodé.

Cependant, alors qu’ils s’apprêtaient à s’allonger pour dormir bien entendit, la demoiselle entendu des craquements dans les fourrés entourant la clairière et craignant que sa chère mère les aient débusqués malgré leurs précautions, elle en informa son amants qui décida d’aller voir afin de la rassurer et d’enfin aller sur la banquette arrière, pour dormir bien entendu.

Sortant de la voiture, il s’enfonça dans les buissons. Cinq minutes plus tard, s’inquiétant de l’absence prolongée de son ami, elle s’apprêta à partir à sa recherche lorsqu’un BONG sonore et mat retentit sur le pare brise. Terrorisée, elle retira sa main de la poignée et se cala dans son siège. Ne voyant rien à travers la buée, elle sursauta à deuxième BONG et se mit à trembler avant d’entendre un troisième BONG, plus mou cette fois si mais encore violant. Se ressaisissant, elle verrouilla les portières et se cacha sous la boite à gant, sous le vacarmes des BONG répétitifs. Un quart d’heure épouvantable pour la jeune fille s’écoula, lorsque le dernier bruit retentit et que le silence mortel s’installa.

Au petit matin, le garde forestier retrouva la voiture au vitres teintées de pourpre, au pare-brise morcelé et à la carrosserie bosselée. Au pied d’un arbre gisait le corps humain, du moins semblait-il, décapité, déchiqueté. Sur l’une des branches basses du même arbre, un jeune fille pendue, la face bleuie, tenant entre les mains une tête ensanglantée, la lame d’une hache enfoncée jusqu’au manche au milieu du crane…

…Dit la légende.

Tidus, à votre service.


Dernière mise à jour par : Tidus le 12/11/03 17:41

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Taelendel-M

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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 17/11/03 00:30
Une petite histoire du coeur de la France

Le pic du Puy-Chamaroux à Mongreleix est habité par des fades qui appellent les jeunes gens pendant la nuit et les font danser follement jusqu'à ce qu'ils meurent.

Dans cette même région du Cantal, des fées venaient former leur ronde sur la montagne auprès du lac des fées;
une légende romantique raconte qu'un garçon, qui passait par là un samedi, fut aperçu par elles et dut entrer dans le tourbillon magique;
épuisé de fatigue, il tomba presque anéanti sur le sol, pendant que la ronde continuait.
A minuit, la lune se voila davantage, et en cet instant, ces belles filles se métamorphosèrent et il ne vit plus que des squelettes hideux dont la tête creuse lançait des flammes par ses ouvertures.
Le corps fétide d'un enfant mort sans baptême fut apporté, et la troupe allait se livrer à un festin épouvantable, lorsque l'homme se signa en se recommandant au grand saint Geraud : aussitôt un désordre se manifeste parmi la bande infernale.
Celle des fées qui lui avait paru la plus séduisante s'approche, exhale sur sa tête un souffle enflammé, le feu calcine ses cheveux et une main brûlante imprime sur sa joue un stigmate aux reflets sanglants.
L'homme avait perdu connaissance, il ne put voir la fin de cette vision satanique : quand il se réveilla, la colline avait repris son aspect accoutumé, mais il conserva ses plaies.



Actuellement les fées et leurs congénères se montrent rarement sur les montagnes;
quelques légendes racontent à la suite de quelles circonstances elles les ont abandonnées.


D'apres la legende orginal des fées qui se reunissaient sur le pic du Chamaroux (je n'ai pas pu la retrouver sur internet mais j'ai pu l'entendre apres tout c'est a la base comme cela que l'on vehiculait les plus ancienes legendes ...) il serait que ces demoiselles seraient apercues (a un momment precis dont je ne me souvien plus ...) Dancant sur les pentes de ce pic. L'ambiguïtée de leur presence reside dans leur but dans cette region car selon la legende ces taches de terre (volcaniques ?) serait a l'origines des pas acceleré des jeunes fille mais il est dit que sur ces marque l'herbe et aucune plante ne repousserra.

VAla je m'emploie a retrouver cette legende mais c'etait juste pour un ptit avant gout :p


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Tidus

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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 17/11/03 17:49
J'ai déjà entendu parlé de ces fameuses rondes de fées et de farfadets qui entrainaient les infortunés dans leurs folles sarabandes jusqu'à ce que mort s'en suive mais le reste de la légende m'était inconnue.

Merci à toi Taelendel-M pour cette légende et soit le (la) bienvenu(e) sur le forum ;)

Tidus, à votre service.



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Taelendel-M

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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 17/11/03 22:47
Tout d'abord merci de l'acceuil :)

Je n'arrive malheureusement pas a remettre la main sur l'histoire des fées du Chamaroux ... Le peu que j'en ai retrouve est qu'elles attiraient de jeunes gens par leurs beautées qu'on ne revoyais pas (ca devait vraiment etre bien ...)

En revanche pour ne pas avoir dit dans le vide que je posterais une histoire (oui celle la est plutot presentée sous la forme d'une histoire) en voila une petite toujours dans le theme des cercles des fées originaires d'auvergne :

La pierre des Fées

Au nord-est de Langeac, dans des broussailles, entre Saint-Èble que domine le château du Cluzel et Rongeas, se dressent sur deux lignes les pierres des Fées, douze énormes blocs de basalte noir très rapprochés les uns des autres. Le sol, entre les deux rangées de pierres, est couvert d'une dalle de 70 cm d'épaisseur en moyenne. Ce sont sans doute là les restes d'une allée couverte monumentale.
Au sud-ouest de Langeac, près de Tailhac, la tombe des fées a, au début du siècle dernier, fait l'objet d'une étude par un certain M. Duranson. C'étaient deux dolmens de taille différente dont le plus petit était nommé la crèche de l'âne. Sous le plus grand, qui était dallé au sol, quelques marches conduisaient à une espèce de caveau presque entièrement obstrué. Peu après, un paysan voulut fouiller ce caveau dans l'espoir de trouver un trésor. Il ne fit que ruiner le monument dont il ne reste plus que quatre blocs.

La légende s'en est emparée ; jadis, quand venait le soir, de petites fées blanches et noires sortaient des bois et venaient en ce lieu filer la laine noire et blanche de leurs quenouilles. Elles portaient sur la tête ces blocs énormes qui leur servaient de sièges. Une nuit, l'enchantement cessa et les sièges des fées, écrasant celles qui les portaient, leur tint lieu de sépulture. De là est venu le nom de " tombe des Fées ". La tradition ajoute que ce caveau signalé par M. Duranson se prolonge par un souterrain qui aboutit près d'Espigoux.

Voila pourvu que ce Thread continue ! :D


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Membre Lord of Graveyards   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 19/11/03 19:10
Citation :
Taelendel-M déclarait :
pourvu que ce Thread continue !


J'aimerais bien, moi aussi... Personne n'a de légende à nous raconter ?

Cordialement vôtre,
Théodoric


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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 20/11/03 18:08
Bon, eh bien, puisqu'il n'y a pas de préposé légendes, je m'y attèle:



Il y avait une fois un château qui dominait la colline, dans une région fort proche de Mons, ville proche de la frontière française. On disait qu'il était hanté. Les dernières personnes qui avaient habité cette demeure s'en étaient allées, car le fantôme qui y avait élu domicile était particulièrement remuant... Tous les villageois en avaient peur, si bien que plus personne ne voulait habiter le château, et même, on évitait de passer à proximité. On en parlait beaucoup au village, mais personne ne se décidait à faire quelque chose.

Un jour, Octave, le cordonnier, releva le défi et, en bon belge qu’il était, (ce qui ne manquera de faire naître un sourire sur le visage de nos compatriotes français ;)) décida d’aller se faire des couquebakes ( je suis pas absolument sur de l’orthographe, Deliathfe à l’aide), ou des crêpes si vous préfèrez. Il réclama les ingrédients nécessaires aux villageois, qui évidemment le prirent pour un fou. Le soir même, il partit vers l'étrange demeure...

A la nuit tombée, il pénétra dans la cuisine du château. Il alluma un grand feu et commença son ouvrage. Il s'apprêtait à verser la première louche de pâte dans la poêle quand il entendit frapper un grand coup au plafond et une voix rauque qui disait:
- Est-ce que je peux tomber?
Et Octave répondit calmement:
- Oui, mais pas dans mes crêpes!
Un bras tomba du plafond, allez savoir comment ?
Octave, le plus naturellement du monde, le jeta derrière lui afin d'avoir plus d'aisance pour continuer à faire cuire ses couquebakes. On cria encore:
- Est-ce que je peux tomber?
Sans se démonter davantage, Octave répondit à nouveau :
- Oui, mais pas dans mes couquebakes!
Un autre bras tomba, puis ce furent les jambes, le tronc et la tête... Alors on n'entendit plus rien, tout était calme. Mais quand Octave se retourna, il tomba nez à nez avec un squelette! Gardant son sang froid, Octave lui adressa la parole et lui demanda s'il voulait une couquebake. Mais le squelette ne répondait pas. Octave commençait à s'énerver quand le squelette lui dit de l'accompagner dans la cave...
- D'accord, mais tu passes le premier, répondit Octave, car il se méfiait quand même, et il le suivit. Au fond de la cave, le squelette indiqua trois pots à notre villageois. Le premier pot était plein de pièces d'or, le deuxième de pièces d'argent et le troisième de pièces de monnaie ordinaire. Octave n'en croyait pas ses yeux. Le squelette lui dit:
- Le pot d'or, c'est pour faire dire des messes pour les défunts du château, l'argent, c'est pour distribuer à tous les pauvres du village, et le troisième pot, celui rempli de monnaie, c'est pour toi.
- D'accord, dit Octave, mais le squelette avait déjà disparu.
Honnête homme, Octave était décidé à faire ce que le squelette lui avait dit. Il remonta donc avec les pots, et pensait tellement à faire son devoir qu'il en oublia ses couquebakes...

Octave regagna le village et alla directement trouver le curé pour lui remettre le pot d'or. Ensuite, il alla distribuer l'argent aux pauvres. Enfin, il garda la monnaie pour lui. Le curé dit donc des messes pour les défunts du mystérieux château. Peu après, les villageois s'aperçurent que le château n'était plus hanté: le fantôme l'avait abandonné car les messes de monsieur le curé lui avaient permis d'entrer au paradis. De nouveaux châtelains intégrèrent alors la demeure, et y vécurent en paix. Octave, quant à lui, vivait toujours au village, mais à présent, il était devenu un héros, riche de surcroît.

End...

Je suis heureux de voir que ce thread plaît et vît un peu. Jusqu'à maintenant, je n'ai pu lire que des légendes inconnues à mon grand plaisir...

Allez hop, au suivant ;)

Tidus, à votre service.


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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 22/11/03 13:28
Hop encore une petite legende (c'est de plus en plus difficile en ce momment de trouver des legendes, internetnotament ne fait plus la difference entre contes mythes et legende)

Les Fades

Les Fées - qu'on appelle plus souvent en Auvergne les " Fades " (cela peut signifier " folles " également) - sont propriétaires de quantité de fontaines (Le Fouont de las Fadas), de grottes (Cave des Fades), de monts (le suc des Dames ou des Demoiselles - le Puet Madame) et d'innombrables roches : à La Bourboule, à Saint-Victor dans la montagne thierrioise, et encore près de Bourg-Lastic. On montre en Margeride la " Trioura das Fadas ", dans le Cantal, près de Saint-Flour, c'est la " thieule de las Fadas ". Dans le Val d'Arzon, la Terrasse des Fées est un petit belvédère, formé par une roche plate, d'un mètre carré à peine, suspendue - comme par miracle dans une faille, au-dessus d'un vertigineux abîme. On ne peut l'atteindre qu'au prix de mille périls. Cependant, pas un couple du pays ne s'unirait avant d'être venu danser une bourrée sur la "Terrasse des Fées "... On ne cite pas un seul cas de chute dans le gouffre. Tous les amoureux venus là en sont sortis indemnes.
La plupart des fées d'Auvergne et du Velay sont de méchantes créatures jouant des tours aux bergers, brisant les outils des paysans, défaisant les andains de foin et les pignons de blé. Dans le Livradois, elles enlevaient les petits " saladous " (salés au baptême par le sel de la sagesse) à leurs mères. Cela se savait et on évitait les endroits où l'on voyait au matin, dans la rosée, les ronds qu'elles avaient faits la nuit en dansant - là, l'herbe était plus sombre et toute mêlée de mousserons.
On raconte dans le Cantal l'histoire de ce Pierre Mousset qui, en 1632, avait fait le pari, un soir d'été, d'aller avec sa musette faire danser les fades au suc des Dames. " Il était resté là, sur la place, dans l'herbe, un bon bout de temps, les regardant de tous ses yeux, à travers leurs robes blanches qui semblaient des toiles d'aragne ou de brouillards; il les voyait comme des filles qui sortent de l'eau. S'il avait été bien à lui, il se serait avisé alors qu'elles n'étaient point pourtant des personnes, de même que les feux follets ne sont pas des feux ordinaires. Elles étaient pâles de teint et fluettes, comme faites de lait de la lune et quand elles tapaient dans leurs mains, cela sonnait le creux, comme des os sans viande. Quelque chose qui n'était pas de cette terre. Mais la tête de Pierre Mousset s'était échauffée, tout enchantée de cette danse. Il avança […] et, tout à coup, se saisissant de sa musette, il se mit à en sonner sous les rais de la lune.
Jusqu'à cet instant la fantasmagorie s'était jouée dans complet silence, comme la fête volante et folle d'un autre monde de minuit, qui n'aurait pas été fait pour les humains. Dès qu'éclata cette musique mordante de la musette, ce fut comme si la nuit même partait en morceaux. De tous côtés, les fées tourbillonnèrent et se sauvèrent.
Il n'en demeura là que deux. Elles durent le joindre; Pierre Mousset les vit soudain toutes proches. L'une lui enleva son chapeau, puis elle ne fut plus là. L'autre - c'était la plus belle au revers de la veste lui enleva ses trois roses. Il voulut les reprendre et la prendre elle-même. Elle s'esquiva. Il se jeta à sa poursuite. Il lui semblait toujours qu'il allait la tenir, à peine si elle paraissait courir, et cependant, lui, tout courant, tout lancé, il n'arrivait pas à la joindre. Chaque fois qu'il croyait se saisir d'elle, l'enfermer entre ses bras, comme une vapeur de l'aube entre deux branches, elle se coulait hors de ses mains. Elle lui riait, le regardait, échappant toujours et elle le mena ainsi jusqu'au dessus de Belliac... Là, le pays s'escarpe et le revers se coupe sur un à pic. Pierre Mousset a dit qu'il s'arrêta. Il voulait revenir en arrière. Mais savait-il encore ce qu'il voulait? La folie le tenait de cette demoiselle. Il n'était plus que cette folie, cette passion de la joindre. Il suffit à la fade de se pencher à peine comme un bouleau dans un souffle d'air, de le rappeler d'une parole : il la suivit à corps perdu...

Ce fut bien sa perte. On le trouva là au matin tout rompu, baignant dans soie sang. Il put tout juste faire savoir ce qui lui était arrivé et dire que pour finir il avait senti une main le précipiter de la roche. Près de lui gisait sa musette. Mais, pas plus que le chapeau, ne furent retrouvées les trois roses. Il put encore demander son pardon à Dieu, puis recevoir l'absolution et il mourut *. "
On conte la même chose de Jacquillou, le cabrettaire qui ne croyait pas aux fades et qui mourut sitôt après qu'on l'eût tiré du gourg de la Marmite. Du côté de Marcenat, au froid pays de Montgeleix, le garçon qui passe nuit au puy Chamaroux, risque d'être pris dans les danses des fées, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à en mourir.
Toutes les fées, pourtant, ne sont pas si méchantes. A La Bourboule, ce sont elles qui ont montré aux humains les fontaines d'eaux minérales et leur en ont enseigné les vertus...

Tire de : Henri Pourrat, Légendes.


Voila un petit pavé pour passer vos soirées en cas de solitude :)

Au suivant :p


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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 23/11/03 21:52
Voici l'histoire du Doudou, grande fêtes populaire de Mons, en Belgique...


LE LUMEÇON - MONS (DOUDOU)

Une vieille légende rapporte qu’en 1132 survint en pays de Hainaut un fléau qui sema la terreur. Un animal hideux, monstrueux qui dévorait bêtes et gens. C’était une sorte de dragon de grande taille, doté d’une mâchoire immense, d’énormes pattes, d’ailes à l’avenant. La panique était telle que les seigneurs du pays offrirent des récompenses princières à qui l’exterminerait.
Le jeune et vaillant Gilles de Ghin fit vœu de tuer le monstre. Après une préparation minutieuse, il s’en alla au devant du dragon. La lutte s’engagea, dragon et Chevalier déployant, l’un toute sa cruauté et sa ruse, l’autre tout son courage, son intelligence et son astuce. Le combat durait depuis longtemps déjà sans que les adversaires faiblissent, quand tout à coup une jeune fille survint, portant une lanterne à la main. Elle jeta devant Gilles un fagot d’épines, que Gilles, de la pointe de sa lance, enfourna dans la gueule du monstre. La jeune fille y mit le feu de sa lanterne, puis disparut. Gilles profita du désarroi du dragon pour lui plonger sa lance dans le cœur.
Comment Gilles de Ghin devint après les siècles le grand Saint Georges, la légende n’en souffle mot. On sait cependant que dès 1390, une procession où figurait la Confrérie de Saint Georges précédait le combat du Lumeçon; le Chevalier Gilles de Ghin était personnifié par Saint Georges lui-même. De là vient sans doute la confusion des deux personnages.
La population de la région revit tous les ans avec le même enthousiasme ce combat épique au cours duquel, tandis que Chins-chins et hommes sauvages se livrent à maintes culbutes, la queue du dragon garnie de crins et de rubans, balaie la tête des spectateurs.



Pour un peu plus d'informations sur ce qui tourne autour de ce combat de lumeçon de la ville de Mons:

Tout les ans, en Août se fait le doudou, à Mons, qui est la grande fête dont vous avez pu lire l'histoire ci-dessus. Les habitants de la ville doivent faire monter une rue en pente à un carosse (en or). Quand le carosse à atteint la grand place, le combat de lumeçon peut commencer. Il est dit que si le carosse n'atteint pas le sommet de la côte (la Grand Place) qu'il doit franchir, à l'aide des Montois, il arriverait un grand malheur...
En 1939 les Montois n'ont pas réussis à faire leur devoir... et vous savez ce qui s'est passé cette année-là.

Ouranos.




Dernière mise à jour par : ouranos le 23/11/03 22:31

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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 24/11/03 23:16

Voici l'histoire de Menneken Pis, la célèbre statuette de bronze Bruxelloise. (Cette légende est directement téléchargée d'internet mais je vous la livre car elle me semble interressante et enrichissante) (Quant à la veracité des propos, j'en appelle aux Bruxellois pour la critiquer)

MANNEKEN PIS:

La statuette de bronze, réalisée au début du XVIIe siècle par Jérôme Duquesnoy et qui se trouve rue de l'Etuve, à l'angle de la rue du Chêne, non loin de la Grand-Place, fut appelée Manneken Pis. Manneken Pis, le plus ancien bourgeois de Bruxelles, incarne l'esprit bruxellois, frondeur et espiègle. La très célèbre statuette, haute d'à peine 60 cm, joui d'une réputation mondiale.

Malgré des recherches précises et approfondies, on ne peut, aujourd'hui, déterminer avec exactitude l'origine de Manneken Pis. Un document datant du XIVe siècle fait mention d'une statuette en pierre qui se trouvait au même endroit et qui se nommait "Juliaenekensborre" ou fontaine du "Petit Julien". Cette fontaine approvisionnait les habitants du quartier en eau potable. En 1619, les autorités de la ville demandèrent à Jérôme Duquesnoy père de réaliser une statue en bronze. On y ajouta deux bassins et, en 1770, une niche en pierre bleue vint compléter l'ensemble.

Depuis sa création, le célèbre "Manneken" a vécu bien des aventures. En 1695, durant le bombardement de la ville par les troupes de Louis XIV, la statuette fut mise en sécurité. Après la canonnade, le Manneken Pis fut promené à travers la ville, accompagné par de la musique et escorté par une foule enthousiaste. La statue fut ensuite replacée sur son piédestal et devint une sorte de fétiche pour les Bruxellois.

Durant la guerre de Succession d'Autriche, en 1745, la statuette fut enlevée pour la première fois par des soldats anglais. On la retrouva à Grammont. On raconte que les Bruxellois auraient offert une réplique du Manneken Pis à la ville de Grammont, mais, en fait, ce n'est pas exact. En effet, le Manneke Pis de Grammont (qui s'écrit d'ailleurs sans n) est le plus vieux de Flandre. C'est une statuette originale qui date de 1455.

Deux ans plus tard, le 31 mai 1749, des grenadiers français s'emparèrent du Manneken Pis, mais ils furent pris en flagrant délit. Les Bruxellois, irrités, se révoltèrent et ce ne fut que grâce à l'intervention du roi de France Louis XV que ses soldats échappèrent à la mort. Le roi fit jeter les voleurs au cachot. En réparation de cet outrage, le roi de France offrit au Manneken Pis un habit de brocart, brodé d'or et décoré de la croix de Saint-Louis. Le premier habit avait été offert en 1698 par l'électeur de Bavière, à l'occasion des festivités des arbalétriers. Depuis, Manneken Pis a reçu plus de quatre cents habits, qui sont conservés au musée Communal, installé dans la maison du Roi, sur la Grand-Place. Manneken Pis, honoré par les rois, les princes, les ducs, les comtes, les nobles et les politiciens, reçut également de nombreuses distinctions.

Dans la nuit du 4 au 5 octobre 1817, la statuette fut à nouveau volée. Un forçat français nommé Antoon Lycas était l'auteur du larcin. Une certaine indignation régnait alors parmi la population bruxelloise. La statuette fut retrouvée, mais elle était brisée. Les fragments réassemblés servirent à fabriquer la copie qui, aujourd'hui encore, fait de la fontaine du Manneken Pis une attraction touristique de renommée mondiale. La statuette originale de 1630 est exposée au musée Communal de la ville. En 1818, le jour de la Saint Nicolas, la statuette de Manneken Pis fut remise en place, à la grande joie des Bruxellois.

Manneken Pis fait partie intégrante de la vie de Bruxelles. Le plus ancien bourgeois de la ville a été le témoin des nombreux événements survenus depuis l'époque où Bruxelles n'était pas encore une ville mondiale jusqu'à aujourd'hui. Il est devenu un personnage fétiche: son petit air espiègle, nonchalant, coquin, fripon, symbolise parfaitement l'esprit moqueur et le sens de l'humour des Bruxellois.

Les sources d'inspiration du Manneken Pis sont incertaines. A son propos, un grand nombre de légendes ont été racontées. Ainsi certains rapportent qu'une sorcière habitant à l'emplacement de la statuette aurait ensorcelé un enfant qui faisait pipi sur son trottoir et l'aurait condamné à répéter ce geste pendant plusieurs siècles. Pour alléger la peine du gamin, les Bruxellois décidèrent de le remplacer par une statuette en pierre.

Une autre légende raconte que, lors de la bataille de Ransbeke (Neder-overHeembeek), en 1142, les soldats du duc de Basse-Lotharingie, Godefroid II, avaient pris comme mascotte le petit-fils du duc, âgé à peine de trois mois. et l'avaient suspendu à un chêne, dans son berceau. Selon la légende, le gamin aurait alors fait le geste qui l'a rendu célèbre.

Une autre légende prétend encore que les troupes du duc, ayant remporté une victoire éclatante, auraient déterré le chêne qui se trouvait sur le champ de bataille et l'auraient planté, en signe de victoire, dans la ville. Plus tard, on aurait placé la fameuse statuette à côté du chêne.

Certains prétendent que le gamin représenté est le fils d'un certain comte d'Hove, qui serait parti lors de la Première Croisade. Le gamin, âgé de cinq ans, aurait fait pipi sur le trottoir au moment où la procession du Saint Sacrement passait dans la rue. Depuis lors, sa statuette en bronze répète son geste frondeur.

Une autre légende raconte :


"Ce n'est pas toujours un jet d'eau qui s'est écoulé de la statue.
Autrefois, pendant les jours de fête, Manneken-Pis lançait de
l'hydromel ou du vin, pour le plus grand plaisir des habitants qui
profitaient de l'aubaine.

En 1890, au cours de grandes fêtes bruxelloises qui se déroulèrent
durant deux jours, le petit bonhomme distribua une dernière fois du
vin et du lambic (bière bruxelloise).
"

Ce n'est pas pour me déplaire d'y penser, mais je me plait à le croire.

Ouranos.


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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 25/11/03 15:30
Le cheval Bayard

Monture légendaire des 4 fils Aymon qui a laissé ses saintes traces dans les croyances, le folklore, la typologie et la mythologie française. Ce cheval aurait été donné par Charlemagne aux 4 fils Aymon. Il ressemblait à n'importe quel autre cheval, on le dit destrier blanc, mais il est parfois représenté noir, mais il avait la capacité de parler et d'adapter sa taille à celle de son cavalier. Il était aussi capable d'une extrême rapidité.
Cette célèbre légende ardennaise raconte l'histoire du Cheval Bayard et des quatre fils Aymon; elle date du XIIième siècle et elle est aussi connue sous le nom de "Renaud de Montauban".

Très populaire au moyen-âge, la légende relate l'histoire des quatre fils du duc Aymon, Renaud, Allard, Richard et Guichard qui font partie de la cour de Charlemagne et le servent honorablement. Mais à la suite d'une discussion qui survint au cours d'une partie d'échecs, Renaud blesse mortellement Bertolais, le neveu de Charlemagne. Pour fuir la colère de l'empereur, il est obligé de quitter la cour et il est poursuivi en même temps que ses frères, dans la mystérieuse forêt d'Ardenne.

Tous quatre, Renault, Allard, Richard et Guichard, sur leur cheval magique Bayard, fuient sans cesse et franchissent la Meuse d'un bond immense. La colère de Charlemagne ne s'apaisera qu'avec le sacrifice de Bayard, précipité dans la Meuse une pierre attachée au cou. Mais par les nuits sans lune, le fougueux destrier revient parfois hanter la forêt d'Ardenne.

On affirme que tous les sept ans, revenant dans les forêts des Ardennes, le cheval Bayard se tient quelques minutes sur une roche qu'il frappa jadis de ses quatre pieds au point de laisser très visible l'empreinte de ses fers. Il hennit très fortement et disparaît mais s'il est possible d'entendre ses hennissements, il est fort difficile de le voir, car personne ne peut se vanter de l'avoir vu. Il apparaîtrait surtout dans les environs de Château-Regnault, entre les « Pointes des quatre fils d'Aymon » ; et à cet endroit qui fut « la Table de Maugis ». Voici ce que nous lisons dans l'Histoire des vaillants Chevaliers, quatre fils Aymon, chap. XXX : « Quand Regnault fut parti, Richard et ses frères se préparèrent pour aller trouver Charlemagne ; aussitôt ils sortirent de Dordogne et s'en allèrent à la tente du roi qui fut joyeux quand il les vit ; il ordonna à ses barons d'aller au devant. Roland dit : « ; Voici les trois frères fort dolens que Richard amène. » Quand ils furent devant le roi, ils s'enorgueillirent, puis Allard dit : « Notre frère Regnault vous salue et se recommande à vos bontés, il renvoie le duc Richard de Normandie et l'a prié de nous recommander à vous, car il est outre-mer pour faire votre commandement ». - « Amis, dit le roi, soyez les bienvenus puisque nous sommes bons amis, si je peux voir retourner Regnault, je l'aimerai autant comme Roland, mon neveu, car il est de grande valeur. »

« Quand il eut parlé aux frères de Regnault, il baisa Richard et lui demanda : « Quelle prison, quelle viande Regnault vous a-t-il donné ? » - « Sire, répondit-il, je n'ai, de ma vie, été si bien traité». Ils s'en furent sur le pont de la Meuse, il vit amener Bayard, le bon cheval de Regnault. Quand il le vit, il lui dit : « Ah ! Bayard, tu m'as irrité bien des fois, mais je suis venu à bout de me venger. » Alors il lui fit lier une pierre au cou et le fit jeter par dessus le pont, dans la rivière de la Meuse, Bayard alla au fond. Quand le roi vit cela, il en eut grande joie et dit : « J'ai tout ce que j'ai demandé enfin le voilà détruit. » Bayard frappa tant des quatre pieds qu'il vint à bout de casser la corde et il revint sur le bord. Il se mit à hennir hautement, puis il prit sa course avec tant de rapidité qu'il semblait que la foudre le poussait. Il entra dans la forêt des Ardennes. Charlemagne, voyant que Bayard était réapparut en fut fort irrité. Mais tous les barons en furent fort satisfaits. Beaucoup de gens disent que Bayard est encore vivant dans le bois des Ardennes ; mais quand il voit homme ou femme, il fuit et on ne peut l'approcher... »

Cette légende est, à coup sûr très différente de celle que raconte M. H. DE NIMAL dans ses fantaisistes Légendes de la Meuse. En voici un extrait :
«Dans l'emportement de leur course folle, les fils Aymon et à leur suite toute l'armée impériale n'ont guère fait que parcourir un immense cercle. Si bien que, vers le soir, ils étaient à peu près revenus à leur point de départ. Les quatre frères toujours poursuivis, arrivèrent ainsi au sommet du rocher qu'on a, depuis, appelé la roche Bayard et qui, à cette époque, n'était pas encore séparée du reste de la montagne comme il l'est aujourd'hui. « A leurs pieds, la Meuse grondante et profonde. Derrière eux et les serrant de près plus de mille chevaliers, la lance en avant. Plus d'espoir! « - Vive Dieu! s'écriait déjà Charlemagne, enfin je les tiens, les louveteaux. Qu'on ne les tue pas. Je les veux vivants pour les déshonorer. Je les ferai tondre, je les enfermerai dans un couvent où ils confesseront les femmes et les enfants ; ils mourront très gras et très vieux. »

« _ En retard, Charles, trop en retard! » Les quatre frères ensemble, ont enfoncé leurs éperons d'or dans les flancs palpitants de leur monture. Bayard a levé sa tête, s'est ramassé sur ses quatre pieds. Furieux, il bondit comme un cheval ailé et, après un bond prodigieux, il va retomber tranquillement, de l'autre côté de la Meuse, pendant que les quatre frères se signent et remercient Notre-Dame. »

En ce qui concerne les sauts plus ou moins prodigieux faits par Bayard et l'empreinte de ses sabots plus ou moins fortement incrustée sur les pierres, les légendes sont nombreuses dans les Ardennes françaises et belges. Dans la vallée de la Lesse, sur un roc près de Dinant, se voient deux empreintes figurant les pieds d'un cheval. Les quatre fils d'Aymon, poursuivis par Charlemagne, sont montés sur Bayard qui, d'un saut, franchissant la Lesse, pique droit vers la Meuse et arrive par le chemin d'Herbeuval au-dessus des rochers où se trouve la fameuse « aiguille » laquelle il a donné son nom. De là, il passe par dessus la Meuse et laisse encore sur le rocher l'empreinte de ses sabots. Le Pas de Bayard se trouve non loin de la frontière franco-belge, sur le territoire du hameau de Remonohamps. Dans son bon prodigieux, le cheval aurait franchi une lieue ! Nous lisons dans SEBILLOT : les Personnages historiques dans la Tradition. « D'après une légende locale constatée par l'abbé Boucheron et Ducrest de Villeneuve, on appelle « Saut de Rolland » deux groupes de rochers non loin du bourg de Dampierre, entre lesquels coule la rivière de Cantacha. « Rolland aurait, un jour, franchi avec son cheval la distance de cent mètres qui sépare ces doux rochers, et cela à plusieurs reprises. Une première fois, ce fut pour le bon Dieu, un bond de son coursier le lança sur la rive opposée. Une seconde fois, ce fut pour la bonne Vierge, et un effort de son généreux palefroi le reporta à l'endroit d'où il était parti. Enfin, il essaya de sauter une troisième fois pour sa dame. « Mais ce fut pour son malheur. L'infortuné Rolland et son coursier tombèrent au fond du précipice et périrent dans leur chute. On voit encore, gravé sur la pierre, les empreintes d'un fer à cheval.


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   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 25/11/03 18:50

Un castar de chez nous.. j'ai nommé, Ulenspiegel ou Uilenspiegel et je pense qu'il y a encore d'autres orthographes..

Intro un peu plus théorique de la légende d'Ulenspiegel :

"Écrite dans une langue truculente, inspirée de Rabelais, La Légende d’Ulenspiegel met en scène un personnage de farceur (Thyl Ulenspiegel) issu du folklore flamand. Né le même jour que Philippe II, empereur d’Espagne et des Pays-Bas, il est aussi joyeux et drôle que l’autre est sinistre et mortifère. Le joug espagnol asservit la Flandre et la Zélande. Ulenspiegel le subit dans sa chair lorsque son père, Claes, est brûlé comme hérétique et quand sa mère, Soetkin, meurt des suites de la torture pour avoir voulu garder une fortune à son fils. Il va alors incarner l’esprit frondeur et libre face à l’oppression exercée par Philippe II et le duc d’Albe. Dans toutes les villes de Flandre et de Zélande, Ulenspiegel sème la révolte : « Debout ! disent ceux de Bruxelles ; Debout ! disent ceux de Gand ! » Au terme d’aventures héroïques, accompagné du bon et honnête Lamme Goedzak, il libérera la Flandre."


Source

Et voici donc un extrait de la légende car en fait, c'est devenu un livre..

"Au bout de la rue Notre-Dame, étaient plantés, l'un en face de l'autre, deux saules, au bord d'une eau profonde.
Ulenspiegel tendit entre les deux saules une corde où il dansa un dimanche après vêpres, assez bien pour que toute la foule des vagabonds l'applaudît des mains et de la voix. Puis il descendit de sa corde et présenta à chacun une écuelle qui fut bientôt remplie de monnaie, mais il la vida dans le tablier de sa mère et garda onze liards pour lui.

Le dimanche suivant, il voulut encore danser sur la corde, mais quelques garçonnets vauriens, jaloux de son agilité, avaient fait une entaille à la corde , si bien qu'après quelques sauts, la corde se cassa et qu'Ulenspiegel tomba dans l'eau.

Tandis qu'il nageait pour gagner le bord, les petits bonshommes entailleurs de corde criaient:
- "Comment est ton agile santé, Ulenspiegel ? Vas-tu au fond de l'étang enseigner la danse aux carpes, danseur inestimable ?"

Ulenspiegel, sortant de l'eau et se secouant, leur cria, car ils s'éloignaient de lui de peur des coups:
- "Ne craignez rien, ; revenez dimanche, je vous montrerai des tours sur la corde et vous aurez votre part de bénéfice."

Le dimanche, les garçonnets n'avaient pas coupé dans la corde, mais faisaient le guet autour, de peur que quelqu'un y touchât, car il y avait une grande foule de monde.

Ulenspiegel leur cria:
- "Donnez-moi chacun un de vos souliers et je gage que, si petits ou grands qu'ils soient, je danse avec chacun d'eux."
- "Que nous payes-tu, si tu perds, demandèrent-ils ?"
- "Quarante pintes de bruinbier (bière brune), répond Ulenspiegel, et vous me payerez trois patards si je gagne."

Et ils lui donnèrent chacun un de leurs souliers. Ulenspiegel les mit tous dans le tablier qu'il portait et, ainsi chargé, dansa sur la corde, mais non sans peine.

Les entailleurs de corde criaient d'en-bas:
- "Tu as dit que tu danserais avec chacun de nos souliers; chausse-les donc et tiens ta gageure !"

Ulenspiegel dansant toujours répondit:
- "Je n'ai point dit que je chausserais vos souliers, mais que je danserais avec eux. Or, je danse et tous dansent avec moi dans mon tablier. Ne le voyez-vous pas, avec vos yeux de grenouilles tout écarquillés ? Payez-moi donc mes trois patards."

Mais ils le huèrent, s'écriant qu'il devait leur rendre leurs souliers.

Ulenspiegel les leur jeta l'un après l'autre, en un tas. Ce dont advint une furieuse bataille, car aucun d'eux ne pouvait clairement distinguer, ni prendre sans conteste, son soulier dans le tas.

Ulenspiegel alors descendit de l'arbre et arrosa les combattants, mais non d'eau claire. "

(La Légende d"Ulenspiegel, de Charles De Coster, Livre Premier XXIV. Editions de la Toison d'Or Collection "La Porte ouverte") Source

D'accord pour que les légendes viennent de n'importe quelles sources mais il serait quand même bien de les citer... Ne fut-ce que par respect pour l'auteur ou le type qui l'a retranscrite.. Et puis bien sûr, pour les personnes qui veulent en savoir plus... ;)

Et c'est pas des carabistouilles.. :D



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Pourquoi vous regardez ca ?
   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 26/11/03 14:10
Citation :
Message de Gerald


Savez-vous que je descends de la fée Mélusine?
Je suis très sérieux:mo9
Mélusine a laissé sa trace et sa descendance au château du Rousset, près d'Aix-en-Provence, mais ce n'est pas de ce côté-là qu'on est parents. Elle a aussi satisfait dans le château de Sassenage, en Dauphiné, son goût pour les jeunes seigneurs toujours infoutus de frapper avant d'entrer dans une salle de bains. Et il se trouve que j'ai dans mes ancêtres (je suis très sérieux) des seigneurs de Sassenage.
A part ça, je fouille désespérément mes vieilles disquettes pour retrouver un texte que j'avais écrit sur Jean de l'Ours...

elle s'est peut-être pas fait tous les seigneurs de sassenage(à moins qu'on tue tout les cadets dans vos belles régions).et si elle s'était tapée le frère de ton ancêtre?
hahahaha tu dis plus rien la!!!
tu te tais hein?!!!
c'est parfois si facile de trouver la faille dans certains raisonnements.....:mo9


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Théodoric

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Pourquoi vous regardez ca ?
Membre Lord of Graveyards   Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 26/11/03 15:08
Citation :
Deliathfe déclare :

Un castar de chez nous.. j'ai nommé, Ulenspiegel ou Uilenspiegel et je pense qu'il y a encore d'autres orthographes...


Au moins une : celle qui a servi à Richard Strauss (le plus jeune de la famille Strauss, celui d'Also Spracht Zarathoustra (musique du début de 2001 l'odyssée de l'espace), pas ceux des valses...) pour son poème symphonique "Till Eulenspiegel", qu'on traduit souvent en français par "Till l'espiègle".

Merci pour ta légende, Deliathfe. Je suis d'accord avec toi pour les sources, en espérant toutefois que la transmission orale de certains contes ait perduré assez pour qu'il nous en arrive ici dont la source se sera perdue dans un anonymat mystérieux...

Cordialement,
Théodoric


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Jeune depuis plus longtemps que vous !
:dem3
L'abus de modération est dangereux pour la santé.
Merci de jeter votre dévolu dans les réceptacles prévus à cet effet.
Restons fer-plaie !


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