Légionnaire du Chaos

-= Chaos Servants =-
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Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 26/11/03 18:18
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S'il y a bien une région qui regorge de contes, légendes, histoires et maléfices divers, c'est bien l'Alsace (comme toutes les régions montagneuses ainsi que la bretagne d'ailleurs ! ) En voilà une qui, comme toutes les bonnes histoires, parle... de Nains évidemment !
Oyez, beaux forumeux (hahaha !) et pucelles pas farouches, la triste mais véritable histoire du Roi des Nains...
Dans la vallée de la Bruche, après la disparition des géants, ce furent les Nains qui apparurent. On savait qu'ils amassaient d'immense trésors dans des souterrains et qu'ils étaient avares (comme il est de tradition parmi gens de cette race). Leur Roi était encore plus riche et pouvait s'asseoir sur une montagne d'or.
Ce Roi tomba amoureux d'une belle jeune fille de la vallée et il osa lui faire une proposition :
- Voudrais-tu m'épouser ? Si la réponse est oui, tu seras la femme la plus riche et la plus heureuse dans tout le pays !
La belle éclata de rire et lui répondit qu'il était bien trop petit, que toute la population se moquerait de ce couple et qu'enfin elle aimait un solide gaillard de son village avec lequel elle comptait bien se marier.
Le Roi des Nains entra dans une rage folle (et on le comprend: elle lui avait même pas donner deux ou trois cheveux). Il jura qu'il se vengerait de cet affront. Il se plaça en embuscade sur le chemin que prenait habituellement son rival. Et lorsque celui-ci passa près d'un précipice, le Roi des Nains le poussa dans l'abîme. La belle ne survécut guère à son chagrin. De leur côté, tous les Nains disparurent de la contrée en emmenant avec eux leurs immenses richesses... Enfin, c'est ce que la plupart pense...
En tout cas, il en reste au moins un !
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Cachée
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Primus inter paresse

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Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 26/11/03 18:51
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Je ne sais pas trop si l'on doit considérer ça comme une légende. En fait, c'est plutôt une coutume, un rituel, un acte symbolique attaché à un objet dont j'ai parlé dans le sujet "à la poursuite du diamant vert".
L'objet en question est une bague. Elle porte le nom impropre d'alliance turque, alors que je la connais comme étant d'origine jordanienne. C'est un de mes amis, qui a fait son service militaire à la FINUL au Liban qui en a ramené une avec sa "légende"...
L'ami en question a vraiment un coeur d'or et des facultés d'empathie et de sympathie très au dessus de la normale. C'est ainsi qu'il a pu accéder à des coins du pays normalement fermés aux occidentaux, et a fortiori aux occidentaux en uniforme. Il avait même pris quelques habitudes dans un débit de boisson local et s'était fait des ami(e)s parmi les gens du quartier.
Il a si bien sympathisé avec une jeune femme qu'un jour celle-ci lui a proposé une bague... A son doigt, le bijou avait l'air d'un anneau unique (non ! pas l'Anneau Unique ! UN anneau unique !) gravé d'entrelacs. Une fois oté du doiggt la bague révèle sa vraie nature : ce sont quatre anneaux imbriqués les uns dans les autres. Mais une fois ces anneaux séparés les uns des autres, il n'est pas évident de rendre à la bague son unité d'origine.
Le fille lui dit : Si tu arrives à la remonter, je t'offre le restaurant pendant un an. La fille ne prenait aucun risque. remonter les quatre anneaux est un casse tête de fort bon niveau. Après plusieurs tentatives infructueuses, on renonce vite à relever un tel défi.
C'est ce qu'a fait le type en question. La fille, alors, lui a montré en temps réel les mouvements qui étaient nécessaires pour remonter la bague, en disant : "maintenant, si tu y arrives, je te paye le restau ce soir, et la bague est à toi".
Là encore, le risque est faible pour le possesseur de l'anneau, de perdre ce pari : même en ayant vu une fois le remontage, c'est impossible d'y arriver. Mais ça permet quand même de se familiariser avec la bague, ce qui est utile pour l'étape suivante...
La fille lui a alors montré, étape par étape, le remontage, et lui a dit : maintenant, tu peux y arriver... et la bague te revient. Si une telle épreuve vous est proposée, vous mesurerez à la lenteur des mouvements décomposés l'estime et l'amitié qu'on vous porte. Mais quelle que soit cette estime ou cette amitié, vous avez intérêt à vous concentrer pour mémoriser précisément la marche à suivre et prendre les bons points de repères, car chacun des quatre anneaux a sa position propre... il faut savoir bien les distinguer.
Mon pote a réussi le remontage. La fille lui a alors donné la bague en lui expliquant que cette coutume se perpétuait depuis longtemps. La bague en question était d'argent, mais, précisa-t-elle, la vraie bague traditionnelle était faite de quatre sortes d'or différentes, donnant à chacun des anneaux une teinte propre. Dans le monde de farication traditionnelle, il n'y a pas de trace de soudure : les anneaux devaient être coulés déjà imbriqués l'un dans l'autre, puis retravaillés pour s'ajuster de la façon la plus jointive.
Depuis probablement des centaines d'années, ces anneaux se transmettent ainsi, mais jamais celui qui le donne ne doit le transmettre à quelqu'un de la même "race" que lui, car l'anneau symbolise l'union des peuples des quatre couleurs... et de fait, c'est un sacré casse-tête que de réaliser l'union des peuples de toutes les couleurs. Peut-être est-ce par ces gestes symboliques, pratiqués entre amis, qu'elle sera un jour rendue possible.
On trouve l'alliance turque dans le commerce. En général elle est en argent, et une étude attentive vous révèlera que chaque anneau est fermé par une petite soudure. Le marchand, j'en prend le pari, ne connait rien de la valeur symbolique de cette bague. Mais rien ne vous empêche de la lui acheter quand même et de perpétuer à votre tour cette tradition rituelle...
Corrdialement vôtre,
Théodoric
-------------------- Jeune depuis plus longtemps que vous !

L'abus de modération est dangereux pour la santé.
Merci de jeter votre dévolu dans les réceptacles prévus à cet effet.
Restons fer-plaie !
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Grand Troll du Chaos

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Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 27/11/03 22:47
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Eh bien ce sont là de bien beaux contes qui apparaissent dans vos post, et toujours pas de légendes que je connaissais ou alors de loin.
Je voudrais juste apporter une petite anecdote de plus ou une variante de la légende de Manneken Pis qui se superpose à la description un peu plus historiques d'ouranos.
Plus la peine de le présenter, je crois cela a été fait avec succès , je vous livre donc la version que je connaissais:
Il y a bien longtemps, dans la belle ville de Bruxelles, habitait une sorcière. Comme souvent, en ce temps-là, les sorcières étaient vilaines et méchantes. Celle-ci n'échappait pas à la règle: dès qu'elle en avait l'occasion, elle faisait du mal aux gens. On la craignait beaucoup. Un mystère planait autour d'elle car on ne la voyait jamais pendant la journée, elle ne sortait que le soir, et, alors, personne ne savait où elle allait.
Dans le quartier où habitait la sorcière vivait aussi un vieillard qui était tout son opposé. C'était un homme bon et aimé de tous.
A cette époque, les enfants se promenaient souvent dans les rues et y rencontraient leurs petits copains. Un jour, un petit garçon passa dans ce quartier. Soudain, il fut pris d'une envie violente de satisfaire un besoin naturel, et c'est sur la façade de la maison de la sorcière qu'il se mit à *******er... Evidemment, il ne savait pas qu'elle en était le propriétaire. Remarquant le gamin en train de *******er sur la façade de sa maison, la sorcière se mit en colère et lui cria:
- Tu oses venir souiller ma maison! Et bien, pour ta punition, tu continueras toute l'éternité! Ensuite, elle disparut. Le bon vieil homme n'avait rien perdu de la scène: il sortit de chez lui avec une statue de pierre qu'il posa juste à la place de l'enfant. Il prit ensuite le gamin par la main et le reconduisit chez ses parents. Depuis, c'est la statue, et non le petit garçon, qui accomplit la tâche exigée par la sorcière...
Une autre variante trouvée sur le net...
Il y a bien longtemps, Bruxelles fut assiégée par un ennemi puissant. Pourtant, aussi puissant qu'il était, il ne parvenait pas à entamer le courage et la vaillance des bruxellois: il fut donc bien obligé de lever le siège. Mais puisqu'il ne pouvait pas posséder la ville telle qu'elle était, il décida que personne d'autre ne l'aurait: il brûla tout.
Les bruxellois, heureux d'être délivrés avaient abandonné toute défense. La ville commença donc à brûler. Elle aurait sans doute brûlé tout entière si un petit garçon, ayant aperçu la mèche qui détruirait tout, ne s'était mis à combattre le feu grâce au seul moyen que la nature lui avait donné. Il urina tant et tant qu'il eut raison du feu. Les bourgeois, mis au courant de cet exploit, érigèrent une statue en l'honneur de l'enfant comme preuve de leur reconnaissance.
Tidus, à votre service.
-------------------- l ortograf c nul
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fou de bassin

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Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 28/11/03 01:50
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Une histoire des Pyrénées, à lire de préférence à voix haute et avec l'accent local (mais je suis sûr que ça passerait aussi très bien avec l'accent belge )
JEAN DE L'OURS
Il y avait une femme qui ramassait du bois dans la montagne, et elle a vu un orage qui arrivait. Elle rentre dans une grotte pour se mettre à l'abri, mais voilà un ours qui y rentre après elle. Elle a cru qu'il allait la manger, mais voilà l'ours qui se lève sur les pattes de derrière et qui fait le signe de croix, comme un bon chrétien. Et puis le voilà qui se met à parler, parfaitement, à parler comme vous et moi. Ne me demandez pas ce qu'il lui a dit, ni comment ils se sont arrangés ensemble, mais neuf mois plus tard la femme avait un garçon. Il était fait tout comme un homme, mais il avait le corps tout couvert de poils, comme un ours. Ça a été Jean de l'Ours.
Bien sûr, tout ce temps, elle était restée dans la grotte. Elle ne pouvait pas sortir, parce que quand l'ours partait pour chercher à manger, il roulait une grosse pierre devant la porte. Quand Jean de l'Ours a eu sept ans, il est devenu assez fort pour pousser la pierre, et lui et sa mère sont partis. Ils sont allés au village de sa mère, où tout le monde a été bien étonné de les voir arriver. Quant à l'ours, il a tourné quelque temps autour du village, en essayant de revoir sa femme et son fils, et puis il s'est fait tuer par des chasseurs.
Et Jean de l'Ours est resté au village. Sa mère s'était mariée avec un forgeron, alors il a appris le métier de forgeron, mais ça ne marchait pas très bien, parce que chaque fois qu'il tapait sur l'enclume elle s'enfonçait dans le sol. Quand il en a eu assez, il est allé voir son beau-père, et il lui a dit:
"Je veux que tu me fasses une barre de fer de quatre quintaux."
"Et qu'est-ce que tu vas faire avec une barre de fer de quatre quintaux," dit le forgeron. "Moi-même, j'ai une barre de fer qui pèse un quintal, et j'ai du mal à la soulever."
"Fais-la moi toujours," dit Jean de l'Ours, "tu verras après."
Alors, le forgeron lui a fait une barre de fer de quatre quintaux. Quand elle a été finie, Jean de l'Ours l'a prise, il l'a fait tournoyer dans l'air et l'a mise sur son épaule, exactement comme si elle ne pesait rien.
"Tu es vraiment fort," dit le forgeron. "Je ne connais que deux hommes qui soient plus forts que toi, c'est Rase-Montagne et Arrache-Pin."
"Et qui c'est, Rase-Montagne et Arrache-Pin?"
"C'est des hommes qui vivent dans la montagne."
"S'ils sont si forts que ça," se dit Jean de l'Ours, "il faut que je m'en fasse des amis."
Il prend sa barre de fer, et le voilà parti. Au bout d'un moment, il arrive dans la montagne, et il y avait un homme avec une pioche, qui donnait des coups de pioche dans la montagne.
"Comment tu t'appelles?" demande Jean de l'Ours.
"Rase-Montagne."
"Moi, je suis Jean de l'Ours. Qu'est-ce que tu fais là, Rase-Montagne?"
"C'est le roi du pays qui m'a donné l'ordre de raser cette montagne."
"Il est fou, ton roi," dit Jean de l'Ours. "Combien gagnes-tu pour ça?"
"Un sou par jour."
"Veux-tu venir avec moi? Tu te fatigueras moins et tu gagneras plus."
"Je veux bien," dit Rase-Montagne. Il prend sa pioche, et les voilà partis tous les deux. Ils arrivent dans une forêt, et il y avait un homme avec une hache, qui abattait des arbres.
"Comment tu t'appelles?" demande Jean de l'Ours.
"Arrache-Pin."
"Moi, je suis Jean de l'Ours, et lui c'est Rase-Montagne. Qu'est-ce que tu fais là, Arrache-Pin?"
"C'est le roi du pays qui m'a donné l'ordre de raser cette forêt."
"Il est fou, ton roi," dit Jean de l'Ours. "Combien gagnes-tu pour ça?"
"Un sou par jour."
"Veux-tu venir avec nous? Tu te fatigueras moins et tu gagneras plus."
"Je veux bien," dit Arrache-Pin. Il prend sa hache, et les voilà partis tous les trois. Ils arrivent dans un village, c'était l'époque de la moisson. Ils trouvent une maison pour se loger, et Jean de l'Ours décide:
"Demain, Arrache-Pin et moi nous irons travailler, et toi, Rase-Montagne, tu resteras ici pour garder la maison et pour faire la soupe."
"D'accord," disent les deux autres. Le lendemain, ils font comme ils avaient dit, Jean de l'Ours et Arrache-Pin vont travailler, et Rase-Montagne reste là pour garder la maison et pour faire la soupe. Il était à la faire chauffer, quand voilà un petit nain qui tombe par la cheminée, qui renverse la marmite et qui commence à tout bouleverser dans la maison (apparemment, la créature qui tombe par la cheminée est un grand classique). Rase-Montagne allait lui donner une bonne correction, mais c'est le nain, qui était un diable, qui lui en a donné une, qui l'a laissé à moitié mort et qui est reparti comme il était venu.
Le soir, Jean de l'Ours et Arrache-Pin reviennent, et Rase-Montagne leur raconte ce qui lui était arrivé. Seulement, comme il avait honte de dire que c'était un nain qui l'avait battu, il leur a dit que c'était un géant.
"Tu ne sais pas te défendre," dit Jean de l'Ours. "Demain, c'est toi qui viendras travailler avec moi, et c'est Arrache-Pin qui restera ici pour garder la maison et pour faire la soupe."
"D'accord," disent les deux autres. Le lendemain, ils font comme ils avaient dit, Jean de l'Ours et Rase-Montagne vont travailler, et Arrache-Pin reste là pour garder la maison et pour faire la soupe. Il était à la faire chauffer, quand voilà le petit diable qui tombe par la cheminée, qui renverse la marmite et qui commence à tout bouleverser dans la maison. Arrache-Pin, qui ne se méfiait pas puisque Rase-Montagne avait parlé d'un géant, allait lui donner une bonne correction, mais c'est le diable qui lui en a donné une, qui l'a laissé à moitié mort et qui est reparti comme il était venu.
Le soir, Jean de l'Ours et Rase-Montagne reviennent, et Arrache-Pin leur raconte ce qui lui était arrivé. Seulement, comme il avait honte de dire que c'était un nain qui l'avait battu, lui aussi il a dit que c'était un géant.
"Toi non plus tu ne sais pas te défendre," dit Jean de l'Ours. "Demain, c'est vous deux qui irez travailler, et c'est moi qui resterai ici pour garder la maison et pour faire la soupe.
"D'accord," disent les deux autres (j'adore les histoires "à refrain", au temps où c'étaient des conteurs qui les disaient ça permettait de les mémoriser plus facilement, et aujourd'hui ça permet de faire du copier-coller). Le lendemain, ils font comme ils avaient dit, Rase-Montagne et Arrache-Pin vont travailler, et Jean de l'Ours reste là pour garder la maison et pour faire la soupe. Il était à la faire chauffer, quand voilà le petit diable qui tombe par la cheminée et qui renverse la marmite. Mais avant qu'il ait pu faire quoi que ce soit d'autre, Jean de l'Ours lui a donné un coup de barre de fer qui l'a laissé à moitié mort, et il s'est sauvé tout sanglant.
Jean de l'Ours s'est mis à sa poursuite, c'était facile avec tout le sang qu'il laissait derrière lui. Les traces s'arrêtaient au bord d'un puits, on n'en voyait pas le fond. Jean de l'Ours va chercher Rase-Montagne et Arrache-Pin, et il leur raconte ce qui s'était passé. Il leur dit: "Voilà ce qu'on va faire: on va prendre toutes les cordes qu'on pourra trouver, on va attacher un panier au bout, je vais me mettre dedans et vous allez me descendre dans le puits. Quand je vous le dirai, vous remonterez le panier." "D'accord," disent les deux autres. Ils font comme ils avaient dit, ils prennent toutes les cordes qu'ils peuvent trouver, ils attachent un panier au bout, Jean de l'Ours se met dedans et ils le descendent au fond du puits. Et au fond du puits c'était comme au-dessus, il y avait un ciel, des montagnes, des champs, et un château dans le lointain.
Les traces de sang menaient au château. Jean de l'Ours y va, et il trouve le diable qui était mort de sa blessure. Il lui coupe la tête et il la met dans son sac, il lui coupe la langue et il la met dans sa poche. Il cherche dans le château, et il trouve le trésor du diable. Il cherche encore, et il trouve les deux filles du roi du pays, la grande et la petite, que le diable avait enlevées. Il prend le trésor et les deux filles, et il retourne à l'orifice du puits. Il met la tête du diable dans le panier et crie à Rase-Montagne et Arrache-Pin:
"Remontez le panier, j'ai coupé la tête du diable."
Le panier remonte. Jean de l'Ours crie encore:
"Redescendez le panier, j'ai aussi le trésor du diable."
Le panier redescend, Jean de l'Ours y met le trésor, et les deux autres le remontent. Jean de l'Ours crie encore:
"Redescendez le panier, j'ai aussi les deux filles du roi du pays, que le diable avait enlevées."
Le panier redescend, Jean de l'Ours y met les deux filles, et les deux autres le remontent. Jean de l'Ours crie encore:
"Redescendez le panier, que je puisse remonter moi-même."
Le panier ne redescend pas. C'était les deux autres qui avaient pris la tête du diable, le trésor, les filles du roi, et qui étaient partis avec.
Jean de l'Ours reste bien embarrassé au fond du puits, quand un grand aigle passe par là, et lui propose de le remonter à la surface, à condition qu'il le nourrisse en route. Jean de l'Ours va prendre une carcasse de veau dans la réserve du château, l'aigle le prend dans ses griffes et les voilà partis. Au bout d'un moment, l'aigle dit qu'il a faim, et Jean de l'Ours lui donne un quartier du veau. Ils continuent à monter, au bout d'un moment l'aigle dit qu'il a encore faim, et Jean de l'Ours lui donne un deuxième quartier, puis il lui en donne un troisième. Finalement, ils n'étaient pas encore arrivés que le veau était terminé, et que l'aigle avait encore faim. Alors, Jean de l'Ours se coupe un bout de cuisse et le donne à l'aigle, et ils arrivent enfin à la surface.
Il va en boitant jusqu'au château du roi, c'est là où étaient allés Rase-Montagne et Arrache-Pin. Ils avaient montré la tête du diable au roi, en lui disant qu'ils avaient tué le diable, et le roi leur avait donné ses filles en mariage. Les deux filles n'osaient rien dire, parce qu'ils leur avaient dit qu'ils leur couperaient la tête si elles parlaient.
On préparait la noce. Jean de l'Ours entre dans le château par les cuisines, justement la plus jeune des filles du roi était venue voir s'il n'y avait pas un gâteau à manger. Jean de l'Ours l'attrape au passage:
"Me reconnais-tu?"
"Oui, tu es Jean de l'Ours."
Et elle lui raconte tout ce qui se passait. Jean de l'Ours entre dans la salle où tout le monde était rassemblé, et il dit:
"Roi, on s'est foutu de toi. Ces deux-là t'ont montré la tête du diable, mais ils ne t'ont pas montré sa langue, parce que sa langue, c'est moi qui l'ai."
Et il sort la langue du diable qu'il avait toujours dans sa poche. Quand Rase-Montagne et Arrache-Pin ont vu ça, ils ont sauté par la fenêtre, et ils courent encore.
C'est ainsi que les deux filles du roi ont été sauvées. Jean de l'Ours a épousé la plus belle, quant à l'autre, ne vous inquiétez pas, on est tout de même arrivé à la caser.
-------------------- Je n'irai, plus tard, ni au café perdre ma santé, ni aux courses perdre mon argent, ni au cinéma perdre mon temps à voir des films dont les héros sont des voleurs et des assassins dignes de mépris.
(Extrait d'un manuel de morale à l'usage des classes, première moitié du XXe siècle)
Karolinus sum.
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Vlad Gratùl

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Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 28/11/03 20:50
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Citation :Message de Gerald
Jean de l'Ours reste bien embarrassé au fond du puits, quand un grand aigle passe par là, et lui propose de le remonter à la surface, à condition qu'il le nourrisse en route. Jean de l'Ours va prendre une carcasse de veau dans la réserve du château, l'aigle le prend dans ses griffes et les voilà partis. Au bout d'un moment, l'aigle dit qu'il a faim, et Jean de l'Ours lui donne un quartier du veau. Ils continuent à monter, au bout d'un moment l'aigle dit qu'il a encore faim, et Jean de l'Ours lui donne un deuxième quartier, puis il lui en donne un troisième. Finalement, ils n'étaient pas encore arrivés que le veau était terminé, et que l'aigle avait encore faim. Alors, Jean de l'Ours se coupe un bout de cuisse et le donne à l'aigle, et ils arrivent enfin à la surface.
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Dans quelle légende, grecque il me semble, y'a-t-il ce même passage ? Comme quoi les contes médiévaux n'ont pas été inventés au Moyen-Âge...
-------------------- Liquor ruins country, family and life.
Tamil Nadu state
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<Tabouretomane> t'as surtout pas envie qu'on t'emmerde
<Tabouretomane> comme tout le monde, certes
<Tabouretomane> mais un peu plus quoi
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fou de bassin

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Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 01/12/03 19:03
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C'est dans la mythologie grecque, tu es sûr Aucune idée, et pourtant sans me vanter j'en connais un rayon.
Sinon, il existe une "version longue" où, au début de son voyage, Jean de l'Ours avait aidé la famille d'un type qui venait de mourir, et où l'oiseau était en fait l'âme du type.
-------------------- Je n'irai, plus tard, ni au café perdre ma santé, ni aux courses perdre mon argent, ni au cinéma perdre mon temps à voir des films dont les héros sont des voleurs et des assassins dignes de mépris.
(Extrait d'un manuel de morale à l'usage des classes, première moitié du XXe siècle)
Karolinus sum.
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Cachée
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Battle Mage

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Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 02/12/03 08:50
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Beowulf
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Chaque nuit, une épouvantable créature appelée Grendel se rend au palais du roi Hrothgar et dévore les hommes qui s'y trouvent. Malgré les guerriers du plus grand courage qui s'interposent à Grendel, tous périssent.
"Quand descendit la nuit Grendel vint aux abords
de la demeure infortunée.
Qu'y vit-il ? Il y vit
les nobles compagnons dormant après ripaille,
oublieux du souci,
que bien pourtant on sait que l'homme ne peut éluder.
Le damné fou de rage et de sang assoiffé
sur les couches se précipite,
d'hommes prend trente
et ce butin emporte
en ses réduits."
Arrive alors Beowulf qui fait la promesse à Hrothgar d'éloigner du pays le péril qu'est la bête. Grendal fait alors une nouvelle apparition au château et, bien qu'invulnérable, Grendel fut capturé par Beowulf et ne parvint à se libérer de sa puissante étreinte qu'au prix d'un bras.
Mortellement blessé, Grendel ne put que rejoindre le lac tout proche pour s'y éteindre.
"Le féal d'Higelac épie
comment il va la bête prendre,
mais elle agrippe sans l'attendre
un de ceux qui sont endormis,
le déchire sans retenue, lacère de ses dents
sa chair et à ses veines boit son sang.
Son corps elle met en morceaux et le dévore.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire
elle en a pieds et mains dans sa panse englouti.
Puis son repas fini
la bête vers Beow s'avance
et s'en veut saisir
mais l'arrête le bras du vaillant,
et le monstre, vivant berceau
de tous les crimes, voit bientôt
que jamais sur la vaste terre il ne lui fut donné
de rencontrer un homme à la poigne aussi forte.
Il a peur, mais sa peur ne le délivre point."
...
"Béow, de ses frères aimés de la forteresse, en aucun façon,
ne veut laisser vivant partir cet hôte de la mort
car ses jours à personne
il ne juge utiles.
Les compagnons leurs vénérables lames brandissant
à leur seigneur veulent porter secours,
ignorant, les vaillants
qui frappant et frappant
pensent sa vie à la bête arracher
que nul métal terrestre
aussi noble fût-il
ne la saurait atteindre,
qu'une sorte d'enchantement
la garde.
C'est ce jour cependant
que de sa vie
Grendel se doit séparer misérablement et cet esprit maudit
aller porter ailleurs ses maléfices.
Car il voit maintenant,
celui qui tant l'humaine gent persécuta,
et que ses crimes contre Dieu dressèrent,
que de son corps les forces le trahissent
et que Béow sa prise ne desserre.
La vie de l'un à l'autre est odieuse
et le monstre blessé ah quelle large plaie
voit dans son dos s'ouvrir !
Et ses muscles se rompent
et toutes les attaches de son corps.
Béow triomphe, ah oui !
Grendel à mort navré doit fuir
et sans joie regagner ses gîtes des marais,
car il sait que ses jours sont accomplis
et qu'à sa fin touche sa vie."
Très satisfait par la force et le courage de Beowulf, Hrothgar le couvrit de cadeaux car son royaume était maintenant débarassé de toute menace.
"Hrothgar sur le perron s'arrête
et sous la voûte voit la main.
Sa voix s'élève et dit :
"Au Tout-Puissant que grâces soient rendues !
Par cette main j'ai tant souffert
que je n'espèrais plus
(sachant pourtant que Dieu peut accomplir miracle sur miracle)
que rien tant que je serais vivant
viendrait jamais mom mal guérir."
...
"Mais voici que doué d'une force divine
un homme a réussi
ce que timides nous n'avions osé même tenter.
Bien a sujet la femme si vit-elle
qui cet homme a porté dans la race des hommes
de louer le Père Eternel,
et toi Béow parmi les foudres des combats
je veux comme mon fils en mon coeur te chérir."
...
"Hrothgar à Béow donne en prix de sa victoire
enseigne d'or,
heaume et cotte de mailles,
épée
dont tous les yeux voient scintiller la gloire."
La faute que Beowulf et Hrothgar ont commise fut d'oublier la mère de Grendel, créature bien plus redoutable encore. Elle vint alors chercher vengeance et fit d'autres victimes.
"Mais, hélas, à cette heure,
qui donc pourrait nier qu'il avait un vengeur ?
La mère de Grendel, affreuse, se lamente
et la perte de son enfant point ne se console.
Ses demeures elle a dans les fonds épouvantables de l'eau."
...
"Point n'en fallait-il plus pour que sa génitrice,
à féroce tristesse réduite,
de venger son enfant en la tête se mît.
Elle vient dans Héort où les Danois sont endormis.
Quand elle tombe au milieu d'eux quel émoi les saisit !"
Beowulf se mit à sa poursuite, la suivit dans un lac et plongea jusqu'à la caverne qui lui servait de repaire. Au cours du combat qui s'ensuivit, Beowulf s'aperçut que son épée lui était inutile et impuissante face à un tel monstre. Fort heureusement il eut la chance, tout comme Arthur, de trouver une autre arme magique dans l'eau et l'utilisa pour achever sa victoire sur la mère de Grendel.
"De son épée l'assaut lui donne,
sur sa tête le fer résonne
et l'étranger comprend que contre l'étranger
nulle arme ne saurait valoir,
que toute faut
dès l'instant qu'on a besoin d'elle.
Et cependant Hrunting vainquit maint ennemi,
rompit maint heaume et mainte cotte
et jusqu'à ce jour d'hui jamais ne mentit à sa renommée.
Mais ne faut à Béow ce qu'il a de plus cher,
son coeur de neveu d'Higelac.
Son épée inutile
il jette à terre
et dans sa force nue met son espoir.
Ainsi doit en user qui longue gloire veut avoir.
Sa vie sans crainte de la perdre il doit mettre en péril."
...
"Car il avise alors entre les armes qui là dorment
un glaive antique que mains de géants
seules ont pu porter.
Sa lame est sans pareille et de si grande taille
que force humaine ne la saurait soulever.
Lui s'en saisit
et sans penser à sa vie frappe
et tranche le cou de la bête
et lui brise les os.
Dans sa chair
la lame sanglante s'enfonce,
elle chancelle
et le héros se réjouit."
Ayant une nouvelle fois sauvé le royaume du roi Hrothgar, Beowulf rentra chez lui dans le sud de la Suède, où régnait son père, un souverain populaire. Mais un dragon attaqua le pays.
"Crachant son feu le ver
les riches maisons incendie
et sa terreur sur les hommes s'étend.
Celui qui vole en l'air n'en veut aucun laisser vivant.
Partout no voit la marque de la guerre
et partout les stigmates de l'envie et de la haine
inextinguibles de ce ravageur.
Avant que l'aube pointe,
ayant noyé le peuple goth dans un déluge de feu et de flammes,
il a regagné ses pénates
et croit en sa candeur que le sauront défendre
ses murs et sa force et son art."
Parti avec douze compagnons pour tuer le dragon, tous sauf un l'abandonnèront à la vue du Dragon, terrorisés. Beowulf, aidé de son fidèle Wiglaf, le seul qui réussit à dominer sa peur grâce à sa fierté et sa fidelité, ira défier le ver dans son antre, triomphera mais y laissera lui-même la vie.
"Alors poussant un cri terrible
le serpent il appelle
et sa voix sous la pierre grise
claire comme aux champs de la mort retentit.
Le gardien du trésor le son d'une voie d'homme a reconnu
et comprend que pour lui le doux temps de la paix est perdu."
...
"Les combattants se font à nouveau face
et le dragon renflamme son courage
et sa poitrine se soulève
et tant crache de feu
que le héros étouffe,
et de ses compagnons
aucun ne vient à son secours.
Tous vont dans la forêt chercher asile.
Un seul a le coeur assez lourd,
et c'est qu'au nu devoir de l'amitié
celui dont saine est la pensée rien ne saurait soustraire."
...
"Wiglaf est le nom de cet homme.
Du bien-aimé Weoxtan il est le fils,
prince des Suédois, du propre sang d'Aelfhere,
et voit son prince endurer la chaleur à travers sa visière
et se souvient de tout ce qu'il lui diot,
jusqu'à la terre de son père,
où les enfants de Waegmund coulent d'heureux jours."
...
"Et la flamme à la vague semblable l'assaille
et son bouclier brûle tout entier.
Et le parent
va sous le bouclier de son parent
(le sien le feu l'a consumé),
et le foudre de guerre à ses exploits repense
et sa lame s'abat sur la tête de la chimère
et s'y brise
et la grise Naegling à l'instant fond et disparaît.
Elle a failli cette arme vénérable,
et ne peut plus son maître secourir.
Mais en est la raison
que le bras du héros est trop fort.
Toutes les armes dans sa main
ont subi même sort,
et ce hasard n'est certes point pour le servir.
Une troisième fois, sa haine rassemblant
et voyant que la route est libre,
la bête sur Béow se rue.
Sur son cou se referme la mâchoire amère.
Le roi des Goths son propre sang arrose
et le rouge liquide en vagues se répand."
...
"Ô combien à cette seconde
auprès de son seigneur
on voit montrer le preux de bravoure et de force !
Or l'ayant de trop près
approchée de la gueule de la bête,
voici qu'à flamber toute se met sa dextre.
Mais elle a la force de plonger encore
en ce ventre écaillé l'arme resplendissante
et fait tant et si bien que le feu diminue,
et Béow, ses esprits recouvrant,
de sous sa cotte ayant tiré son poignard au terrible tranchant
s'élance et coupe en deux le ver.
Oui, c'est ainsi que de deux frères d'armes la vaillance
à bout de la bête exaltée est venue.
Telle doit être en la nécessité la conduite des hommes.
Mais pour Béow
cette victoire est la dernière.
Il ne doit point d'autre oeuvre en ce monde accomplir."
Beowulf est poème à l'origine écrit en Old English dans les alentours du VII-VIIIè PCN si je me souviens bien..
Sur des sites anglais, il est possible d'en trouver la traduction en anglais moderne mais qui ne garde pas les sonorités originales.. pas toutes en tout cas..
En français (en vieux français), voici le premier chapitre (lieu où j'ai trouvé le résumé ci-dessus également),ici.
Ceci est une des plus vieilles sources concernant l'Old English et est donc un mythe pour la culture anglo-saxonne..
Bonne lecture..
Anecdote : Dans la version longue des Deux Tours, le chant de Eowyn est en Old English et apparemment, une de ses phrases serait en partie issue de Beowulf.. Sacré Tolkien ! 
L'auteur est inconnu.. 
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Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 08/12/03 23:08
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Voila encore une petite legende, tres connue et populaire mais je vient de tomber sur un site qui disait qu'elle provenait d'Auvergne (ca changera un peu des cercles de fée )
Loups-garous et Galipots
Depuis des siècles et des siècles, on crut en Auvergne à l'existence des hommes-loups, les "loups-garous " comme on les appelait, ou encore des " galipotes ". Ces êtres n'avaient, à vrai dire, rien d'humain et pas grand-chose d'animal. C'étaient des sortes de masses noires quasi sans membres qu'on entrevoyait, dans la nuit, filer le long des haies ou des murailles. Elles guettaient les attardés, leur sautaient sur le dos et exigeaient qu'ils les portassent. Il s'agissait, pensait-on, de bâtards que leur disgrâce aurait conduits à faire un pacte avec le Malin. À la pleine lune, ils se voyaient changés en loups et tous ceux qui les apercevaient pouvaient les prendre pour tels, revêtus qu'ils étaient de la peau remise par le Diable. Ils couraient sur les pieds et les mains avec une vitesse que jamais homme n'aurait pu avoir. Dès que la nuit était noire, la fièvre les prenait. Ils sautaient du lit et s'échappaient par la fenêtre. Leur marché stipulait qu'ils devaient courir, dans la nuit, sept paroisses. Ils étaient lancés par la campagne, prêts à sauter sur le premier passant. Ils ne craignaient rien, pas même les balles à moins qu'elles ne fussent bénites et les chiens restaient à leur approche. Si l'on rencontrait un loup-garou, la seule chose était de le piquer du couteau ou de le frapper d'une pierre, en tout cas d'en tirer du sang pour qu'il reprenne sa forme humaine. On mettait toujours sur les berceaux quelque rameau de capillaire; cette élégante fougère qui pousse dans les vieux murs avait le pouvoir de faire reculer les loups-garous.
Dans son Discours sur les Sorciers, Boguet raconte l'histoire suivante : vers la fin du XVIe siècle, dans un village distant de deux lieues d'Apchon (Cantal) un gentilhomme était un soir à sa fenêtre quand il aperçut un chasseur de sa connaissance et le pria de lui rapporter quelque gibier. Le chasseur promit. Arrivé dans la plaine, il vit un gros loup qui venait à sa rencontre. La lutte s'engagea. Le chasseur coupa la patte droite du loup mais l'animal parvint à se dégager et se sauva, estropié. Le chasseur rapporta la patte à son ami mais quand il la tira de sa gibecière, il en sortit une main de femme avec un anneau que le gentilhomme reconnut aussitôt : c'était celui de sa femme. Il alla la trouver : elle était auprès du feu et cachait son bras droit sous un châle. Lorsqu'il lui montra la main, la malheureuse éperdue avoua qu'elle avait poursuivi le chasseur sous la forme d'un loup-garou. Son mari la livra à la justice et la dame sorcière fut brûlée à Riom.
J'ai aussi trouvé quelques texte faisant etat de lyacanthropie datant de l'antiquitée. Si quelqu'un en sait plus ca m'interresserait beaucoup d'en savoir un peu plus 8)
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Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 07/01/04 19:40
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Alors, concernant les loups garous, il y a 4 trucs:
_Il s'agitssait pour presque tout les cas connus d'une anomalie génétique qui faisait que les poils des pesonnes atteint étaient anormalement long et dévellopé, fesant pensé au poils de loup.
_Cependant, il y a eu certains vrai loups garous. Il s'agit d'un rituel qui augmentait notre force, notre agilité, notre endurance en nous transformant en mi-homme, mi-loups. Cependant, il faut exécuter ce rituel le premier jour de la pleine lune, et il faut du sang de loup et du sang humains en grande quantité, ainsi que de la peau de loup et diverses plantes. Mais il doit y avoir extrèmement peu de personnes qui y ont eu recours.
_Sinon, il peut aussi s'agir d'un maléfice jeté sur quelqu'un, mais il est aussi très dur à réaliser.
_Enfin, Quelques extrèmement rares personnes ont dans les veines le pouvoir de se transformer en loup garou et en loup.
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Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 31/07/04 18:26
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C'est rigoloo de voir l'histoire de jean de l'ours suivie par celle de Beowulf, parce que ce sont , je pense, deux légendes scandinaves. Jean de l'ours ressemble beaucoup à celle de Bjarki. Issu des amours d'une jeune fille avec son fiancé transformé en ours par une vilaine sorcière. si vous voulez connaitre l'histoire, je vous reporte à l'excellente saga de Hrolf Kraki de poul anderson.
Je vous reviens ici pour vous parler de mélusine. Je suis actuellement en train de lirre un livre à sa gloire. D'ailleurs je tiens une bibliographie complète à ce sujet pour ceux qui auraient des envies de thèse de littérature ou d'histoire.
Mélusine, donc, est très étrange, car on la retrouve à des endroits très différents. En effet, on ne peut pas dire que l'yonne, le poitou , le luxembourg et Aix en provence, ça se touche. Ou alors faut vachement bien plier la carte. D'aucuns subodorrent que ladite Fée est beaucoup plus ancienne que ce qu'on veut bien en dire.
Ladite histoire, transcrite sur commande par Jean D'arras par les comtes de Lusignan est la suivante, en très très gros.
Un jour de chasse, un seigneur trouve près d'un point d'eau une fille si belle qu'il en tombe instantanément amoureux. Il lui propose le mariage sur le champ. La belle accepte, à deux conditions : 1- Il ne doit jamais essayer ed l'approcher ou de poser les yeux sur elle le samedi (ou le vendredi, suivant les versions).
2- Il doit accepter, en cadeau de noces, un chateau construit de ses mains.
La belle part donc avec son aimé, ils avisent un promontoire sur lequel elle désire s'établir. La nuit tombe. au jour le lendemain, un chateau se dresse fièrement. Le seigneur est emballé.
Tous les samedis, Mélusine s'enferme dans la salle d'eau, et son mari s'en va vaquer à ses occupations de seigneurs. Ils ont 10 enfants ensemble. Mais un jour, un proche, jaloux, tente de mettre dans l'esprit de Raymondin (c'est comme ça qu'il s'appelle dans l'histoire) que si Melusine est si secrète, c'est quelle a un galant. RAimondin voit rouge, et s'embusque près de la porte, le samedi. REgardant par la serrure, il voit mélusine dans son baquet, nue, lissant la soie de ses écailles naissant de ses hanches et dévorants ses pieds. Le mari ne peut réprimer un cri de stupeur. Découvrant la trahison, Melusien lui rappelle son serment, l'enguirlande, et déployant des ailes reptiliennes s'échappent du chateau par la fenêtre. Exit Mélusine.
Mélusine pourtant reviendra. a chaque fois que la famille va avoir des ennuis, elle préviendra par son apparation sa descendance.
Là où il y a une Mélusine, il y a toujours une mélusine et un chateau. quand j'en saurait plus, je reviendrai.
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Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 15/08/04 13:48
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Après 200 pages, on voit l'histoire de mélusine de façon différente de celle contée plus haut. si ça intéresse quelqu'un faudra me demander. Le postulat du bouquin (toujours pas fini) c'est que melusine, présente dans toute une bande traversant le millieu de la france, est l'émanation d'une déesse antique dont le culte a laisé des traces sans laisser véritablement de souvenir. Juste une idée de culte. Où il y a une mélusine, il y a un chateau, de l'eau et une hauteur. L'idée , c'est qu'elle représente une antique déesse mère, annonciatrice de fertilité et convoyeuse de morts vers les entrailles de la terre. L'idée est restée, mais la déesse a disparu au profit de la fée à queue de serpent. Le tout lié à un culte lunaire probable. Cette Mélusine est décidément de plus en plus interessante !!
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Réponse au Sujet 'Histoire et maléfices' a été posté le : 21/03/05 01:07
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*creuse*
*creuse*
Ça y est, je savais bien que j'allais retrouver le thread sur les légendes en général (et pour répondre sept mois après à la question de changeforme: des landes? Des pins qui ont été plantés relativement récemment? Ha oui, je crois voir à peu près l'endroit )
Je remonte ledit thread après avoir trouvé ce blog sur les légendes bretonnes: dameshadow.skyblog.com Je ne sais pas si l'auteuse rédige elle-même ou copie des extraits de livres, mais en tous cas, moi qui connais très mal le coin en haut à gauche de la carte de France, j'ai découvert des tas de choses. Comme quoi il y a plein de skyblogs intéressants
-------------------- Je n'irai, plus tard, ni au café perdre ma santé, ni aux courses perdre mon argent, ni au cinéma perdre mon temps à voir des films dont les héros sont des voleurs et des assassins dignes de mépris.
(Extrait d'un manuel de morale à l'usage des classes, première moitié du XXe siècle)
Karolinus sum.
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