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Chaos Genitor

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Réponse au Sujet 'Cadavres pas si exquis 2' a été posté le : 31/03/08 08:00
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Quand j'étais un petit garçon, plein de vie et de joie
Un jour que j'étais très gentil, mon père me rapporta
Un jouet extraordinaire avec de gros yeux verts
Je l'ai pris dans mes bras mais quand je l'ai posé par terre
{Refrain:}
Il faisait "Zip" quand il roulait
"Bap" quand il tournait
"Brrr" quand il marchait
Je ne sais pas ce que c'était
Et je crois que je ne le saurai jamais
Tout étonné la première fois, quand je l'ai retourné
J'ai vu qu'il avait sur le ventre deux gros boutons dorés
J'ai poussé l'un et l'autre après, puis les ai tirés tous les deux
Mais quand je l'ai reposé par terre, j'ai ouvert de grands yeux
{Au refrain}
Il marcha comme un militaire, tout à coup il s'assit
Il passa sous une chaise et puis, soudain disparut sous le lit
J'ai pleuré tandis que mon père, lui, riait aux éclats
Car en me retournant, je vis le jouet qui était derrière moi
{Au refrain}
Les années ont passé trop vite, et justement hier
Dans le grenier j'ai retrouvé ce jouet extraordinaire
J'ai appelé mon petit garçon, et le lui ai offert
Il était vieux et tout rouillé, mais quand on l'a posé par terre
{Au refrain}
Claude François - Le jouet extraordinaire
-------------------- It's never lupus.
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Chaos Genitor

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Réponse au Sujet 'Cadavres pas si exquis 2' a été posté le : 02/04/08 11:38
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Please allow me to introduce myself
Im a man of wealth and taste
Ive been around for a long, long year
Stole many a mans soul and faith
And I was round when jesus christ
Had his moment of doubt and pain
Made damn sure that pilate
Washed his hands and sealed his fate
Pleased to meet you
Hope you guess my name
But whats puzzling you
Is the nature of my game
I stuck around st. petersburg
When I saw it was a time for a change
Killed the czar and his ministers
Anastasia screamed in vain
I rode a tank
Held a generals rank
When the blitzkrieg raged
And the bodies stank
Pleased to meet you
Hope you guess my name, oh yeah
Ah, whats puzzling you
Is the nature of my game, oh yeah
I watched with glee
While your kings and queens
Fought for ten decades
For the gods they made
I shouted out,
Who killed the kennedys?
When after all
It was you and me
Let me please introduce myself
Im a man of wealth and taste
And I laid traps for troubadours
Who get killed before they reached bombay
Pleased to meet you
Hope you guessed my name, oh yeah
But whats puzzling you
Is the nature of my game, oh yeah, get down, baby
Pleased to meet you
Hope you guessed my name, oh yeah
But whats confusing you
Is just the nature of my game
Just as every cop is a criminal
And all the sinners saints
As heads is tails
Just call me lucifer
cause Im in need of some restraint
So if you meet me
Have some courtesy
Have some sympathy, and some taste
Use all your well-learned politesse
Or Ill lay your soul to waste, um yeah
Pleased to meet you
Hope you guessed my name, um yeah
But whats puzzling you
Is the nature of my game, um mean it, get down
Woo, who
Oh yeah, get on down
Oh yeah
Oh yeah!
Tell me baby, whats my name
Tell me honey, can ya guess my name
Tell me baby, whats my name
I tell you one time, youre to blame
Ooo, who (x3)
Ooo, who, who (x4)
Oh, yeah
Whats me name
Tell me, baby, whats my name
Tell me, sweetie, whats my name
Ooo, who, who(x7)
Oh, yeah
Rolling Stones Sympathy For The Devil
Coyotte, en VO 
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Zombie

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Réponse au Sujet 'Cadavres pas si exquis 2' a été posté le : 30/05/08 18:09
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La petite phrase sèche, qui n'a l'air de rien mais qui en dit beaucoup, se porte bien en ce moment. Pascale Roze applique scrupuleusement la recette. Elle ne présente que des avantages : d'abord ce n'est pas fatiguant pour l'auteur. Ensuite c'est confortable à la lecture, on ne risque pas de déraper dans les subordonnées ou de buter sur un mot difficile. Rien de tel qu'une suite de petites phrases pour faire intense, pour faire voix entrecoupée, dans une scène d'amour par exemple :
"Il vient sur moi. Je ne sais plus qui est là. Il devient fou. Il s'acharne. Il cogne pour entrer. Il va rentrer. Je lutte et tout d'un coup j'entends un hurlement suraigu. Et ce hurlement me pénètre, me traverse"
(tout y est, folie, hurlements, il entre, il va rentrer, il n'est pas encore entré, il ne va pas tarder à entrer, il tire la chevillette, etc.)
Pierre Jourde, La littérature sans estomac, ouvrage critique très très drôle.
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Pourrisseur

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Réponse au Sujet 'Cadavres pas si exquis 2' a été posté le : 04/06/08 11:04
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L'homme est un loup pour l'homme.
Plaute, La Comédie de l'âne (puis repris par Hobbes)
Aouuuuuuuuuh 
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Zombie

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Réponse au Sujet 'Cadavres pas si exquis 2' a été posté le : 04/06/08 20:22
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Des hommes, ah partout des hommes !
- Et pourtant, poursuivit Lord Henry, de sa voix grave et mélodieuse, faisant de la main ces mouvements gracieux si caractéristiques, qu'il avait déjà quand il était à Eton, je crois que si un homme vivait pleinement et complètement sa vie, donnait une forme à tous ses sentiments, une expression à toutes ses pensées, une réalité à tous ses rêves - je crois vraiment que le monde retrouverait une telle capacité d'allégresse que nous oublierons toutes les insanités du médiévalisme, et reviendrions à l'idéal hellénique, peut-être même à quelque chose de plus beau, de plus riche, que l'idéal hellénique. Mais les plus courageux d'entre nous ont peur d'eux-mêmes. La mutilation que s'imposent les sauvages survit tragiquement dans l'esprit de renoncement qui défigure notre vie. Nous sommes punis par nos refus. Tout élan que nous nous efforçons d'étouffer pèse sur notre esprit, et nous empoisonne. Que le corps pèche une fois, et c'en est fini de son péché, car l'action est une forme de purification. Il n'en reste rien ensuite, si ce n'est le souvenir d'un plaisir, ou le luxe d'un regret. La seule façon de se débarrasser d'une tentation, c'est d'y céder. Résistez-y et vous verrez votre âme infectée par le désir des choses qu'elle s'est interdites, par le désir de ce que ses lois monstrueuses ont rendu monstrueux et illicite. Quelqu'un a dit que c'est dans notre tête que se produisent les événements importants. C'est également dans notre tête, et seulement dans notre tête, que se produisent les grands péchés du monde. Vous-même, Mr. Gray, oui, vous, qui portez les roses vermeilles de la jeunesse et les roses blanches de l'enfance, vous avez connu des passions qui vous ont effrayé, des pensées qui vous ont rempli d'épouvante, des rêves, la nuit ou le jour, dont le simple souvenir pourrait vous faire rougir de honte -
- Arrêtez ! balbutia Dorian Gray [...] Ou plutôt, laissez-moi essayer de ne pas réfléchir.
Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray, chapitre II, traduction Jean Gattégno.
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Réponse au Sujet 'Cadavres pas si exquis 2' a été posté le : 04/06/08 20:29
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Citation :CONANOUNET dans une contemplation à Dlul a dit:
Merci Tiltizz pour cette splendide citation, dont les propos valent bien tous les philosophes du monde - excepté Nietzsche, mais il dit ça lui aussi. 
Oscar, forever.
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Je t'en prie. Oscar Wilde is my homeboy.
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Nowhere Man

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Réponse au Sujet 'Cadavres pas si exquis 2' a été posté le : 04/06/08 22:29
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Ca faisait longtemps que j'avais envie de caser ce texte :
Quand il y avait eu au Colisée de Rome grande fête, grand carnage, quand le sable avait bu le sang, que les lions se couchaient repus, soûls de chair humaine, alors, pour divertir le peuple, lui faire un peu oublier, on lui donnait une farce. On mettait un oeuf dans la main d'un misérable esclave condamné aux bêtes, et on le jetait dans l'arène. S'il arrivait jusqu'au bout, si par bonheur il parvenait à porter son oeuf jusque sur l'autel, il était sauvé... La distance n'était pas longue, mais qu'elle lui semblait longue ! Ces bêtes, rassasiées, dormantes ou voulant bientôt dormir, ne laissaient pas de soulever, au petit bruit du léger pas, leurs paupières appesanties, elle bâillaient effroyablement, et semblaient se demander s'il fallait quitter leur repos, pour cette ridicule proie... Lui, moitié mort de frayeur, se faisant petit, courbé, tout affaissé sur lui-même, comme pour rentrer dans la terre, il eût dit (s'il eût pu dire) : "Hélas ! hélas ! je suis si maigre ! lions, seigneurs lions, de grâce, laissez passer ce squelette; le repas n'est pas digne de vous..." Jamais bouffon, jamais mime n'eut tel effet sur le peuple; les contorsions bizarres, les convulsions de la peur jetaient tous les assistants dans les convulsions du rire; on se tordait sur les bancs; c'était une tempête effroyable de gaieté, un rugissement de joie.
Je suis obligé de dire, quoi qu'il en coûte, que ce spectacle s'est renouvelé vers la fin du Moyen Âge, lorsque le vieux principe, furieux de se voir mourir, crut qu'il aurait encore le temps de faire mourir la pensée humaine. On revit, comme au Colisée, de misérables esclaves porter à travers les bêtes, non rassasiées, non assoupies, mais furieuses, atroces, avides, le pauvre petit dépôt de la vérité proscrite, l'oeuf fragile qui pouvait sauver le monde, s'il arrivait à l'autel...
D'autres riront... malheur à eux!... Moi, je ne rirai jamais à la vue de ce spectacle... Cette farce, ces contorsions, pour donner le change aux monstres aboyants, pour amuser ce peuple indigne, elles me percent de douleur. Ces esclaves que je vois passer là-bas sur l'arène sanglante, ce sont les rois de l'esprit, les bienfaiteurs du genre humain... O mes pères, ô mes frères, Voltaire, Molière, Rabelais, amis chéris de ma pensée, est-ce donc vous que je reconnais, tremblants, souffreteux, ridicules, sous ce triste déguisement ? ... Génies sublimes, chargés de porter le dépôt de Dieu, vous avez donc accepté, pour nous, ce difforme martyre, d'être les bouffons de la peur ?...
Avilis ! ... oh, non, jamais ! Du milieu de l'amphithéâtre, ils me disaient avec douceur : "Qu'importe, ami, qu'on rie de nous ? qu'importe que nous subissions la morsure des bêtes sauvages, l'outrage des hommes cruels, pourvu que nous arrivions, pourvu que le cher trésor, mis en sûreté sur l'autel, soit repris par le genre humain qu'il doit sauver tôt ou tard. Sais-tu bien quel est ce trésor ? La liberté, la justice, la vérité, la raison. "
Jules Michelet, Histoire de la Révolution Française (Introduction)
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