Basement Cat

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Les Pensées de Nyxl... a été posté le : 28/01/03 20:06
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Eh bien voilà, il me semble que c'est assez à la mode pour le moment, de faire des petits essais en prose...
Alors je me suis dit, "pourquoi pas moi ?", hein ? C'est vrai, ça, pourquoi n'aurais-je pas le droit de piquer ma crise de narcissisme ? Pardon ? Je ne suis qu'une crise de narcissisme ambulante ? Aaaaaah, merci, snif, ça me va droit au coeur, ça !
Au programme :
- Des câlins et cajoleries, tous les petits gestes de tendresse (ça fera plaisir à certain(e)s !).
- Des phénomènes climatiques puissants et de leur influence sur le psychisme (pluie, vent, neige, orage, etc.).
- De la colère, une sensation qui m'est très familière, et de ses usages positifs (comment l'utiliser, la canaliser et la recycler pour vaincre ses propres travers).
- De la mémoire, ses origines, son usage, son entretien, sa compréhension.
- Quand le Conteur Marginal devient mégalomane, c'est parce qu'il veut le bien du plus grand nombre.
- Et puis on verra bien...
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"Coupez Bruxelles dans le sens nord-sud, donnez la partie ouest au Royaume-Uni et la partie est aux Allemands. Ainsi, vous mettrez tout le monde sur un pied d'égalité, car toutes les parties râlerons avec la même intensité."
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Câlins 1/3. a été posté le : 29/01/03 07:40
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Des câlins et autres marques d'affection.
Aujourd'hui, j'aimerais vous entretenir des petits gestes d'amitié/d'amour.
En wallon - je crois qu'il s'agit bien d'un terme wallon - nous avons un mot, "betchaud" (je ne suis même pas certain de l'orthographe), qui désigne une personne particulièrement encline à dispenser baisers, bisous, câlins et caresses. Il est dans ma nature d'être une telle personne. Cependant, il fut une période de ma vie (oh, quelque dix années, une paille), où le moindre contact physique m'était insupportable, assez curieux...
Quoi qu'il en soit, j'ai "besoin" de ce genre de marques d'attention, tant de les prodiguer que d'en bénéficier. Malheureusement, il y a toujours ces barrières, ces a priori qui font que je réfrène cet instinct qui me pousse à enlacer certaines personnes qui me sont chères. Toujours cette question "et si il/elle le prenait mal ?" qui me taraude.
Encore que je me comporte légèrement différemment vis-à-vis d'un homme ou d'une femme. Avec un mec, ce sera plutôt la poignée de main bien ferme, plutôt que l'accolade virile teintée de gêne. Eh oui, car il y a toujours ce préjugé ridicule, qu'un homme ne voudra pas passer pour homosexuel en étreignant un autre homme. L'image masculine, telle qu'elle est véhiculée par la publicité et les médias en général, à l'heure actuelle, n'admet pas l'expression visuelle/sensuelle des émotions !
Vis-à-vis d'une femme, heureusement, je peux être beaucoup plus souple. La bise, c'est chouette, vous ne trouvez pas ? Et encore, chez moi, la bise se limite le plus souvent à l'accolade pure et simple, un joue-à-joue instantané où l'on ne véhicule rien d'autre que quelques cellules épidermiques, parfois un cil si on a de la chance (greu). Moi, ce que j'aime, c'est réellement déposer un baiser sur la joue, un geste plus intime qui dit "bonjour, toi je t'aime bien et tu m'as manqué depuis la dernière fois que nous nous sommes vus", un bisou sincère, sans fausse pudeur. De préférence avec mes mains sur les épaules de la dame, ou mieux, la dame dans mes bras. J'adore ça. Surtout gratuitement, sans raison apparente. Nyerk, je suis un grand fou. Et pourtant, je me retiens. Je reste modéré. J'ai peur de choquer, d'être mal compris, comme dans tout ce que je dis ou fais. Snif.
Hum, broum...
Maintenant, avec les rencontres IRL, j'ai pu me "libérer" un peu de cette gêne. Vis-à-vis des messieurs, il y en a certains qui prennent avec beaucoup de bonne humeur l'embrassade virile (Indy, très solennel; Conan, très Zen; Rôdeur, très émouvant; Neits, très... euh, très Neits; etc.). Pour les dames, c'est évidemment autre chose. Certaines poseront leur main sur mon épaule (geste que je réciproque, bien sûr) pour la bise (Portyz, Pen-Pen); d'autres se pencheront simplement en avant, sans chercher d'autre contact (Céleste, relativement pudique); d'autres encore se recroquevilleront et se laisseront enlacer sans opposer la moindre résistance (Shayleigh, "Resistance is futile, you'll be assimilated" ). Evidemment, celles que je n'ai vues que pour la première fois, je ne peux guère émettre d'avis, hein ?
Bref, euh...
Mais évidemment, si tous ces petits gestes ne servaient qu'à saluer, ce serait un peu vain, pas vrai ? Une chose que j'ai remarquée, au fil des ans, avec les femmes. Quand une femme commence à se confier à moi, m'exposant ses petits problèmes, ses petits complexes, les mots consolateurs que je peux leur offrir sont toujours bien accueillis, mais un câlin passe toujours mieux ! A croire que le geste est encore mieux apprécié que l'intention, arf. Est-ce que je me fourvoie ? Et alors, autre fait, être le seul d'une bande de phallocrates à ne pas chercher misère à une nana, être celui qui lui dira "mais non mais non, nous ne sommes pas tous méchants" en lui caressant le dos, alors qu'elle "pleure" sur mon épaule, c'est... gratifiant ! J'ai alors l'impression d'exister. D'être présent, d'être quelqu'un dont on apprécie la présence. Et je dois admettre que je suis gâté, pour le moment !!!
Avec mes collègues de travail, c'est un peu la même chose. Ce sont trois femmes à la forte personnalité (respectivement 32, 29 et 20 ans) et ce fut assez cocasse au début, quand j'ai commencé à être un peu plus "chaleureux" avec elles (en tout bien tout honneur, n'allez pas croire, comme d'autres, que Nyxl + Nana = rolala). Et maintenant, je suis un peu plus détendu. Les petits gestes se multiplient de part et d'autres : une main sur l'épaule quand je propose d'aller chercher le repas à midi; écarter une mèche rebelle d'un geste délicat, alors qu'on papote; la main sur la joue après un gros fou-rire; après une vaisselle (wî, je fais la vaisselle avec une collègue, de temps en temps, dans la cuisine du bureau), quand je me fais asperger par la farceuse qui se secoue les mains "comme par hasard" en direction de mon visage...
J'adore ça... (Eh oui, Nyxl + Nana = grosse_envie(câlins)...)
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Câlins 2/3. a été posté le : 29/01/03 07:41
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Parlons un peu des différentes sortes de câlins, voulez-vous ? Eh bien, oui, un câlin n'est pas l'autre, et dépendra tant des protagonistes que de l'humeur du moment, des circonstances...
D'abord, le câlin par défaut : l'accolade directe et brève, on s'étreint un instant, on se tapote le dos, puis c'est fini. Je l'appelle le "câlin asexué", car les protagonistes peuvent être tant de même sexe que de sexe différent. Il dénote d'une camaraderie qui va un peu plus loin que le simple "kheuping", sans toutefois forcément atteindre le rang d'amitié véritable...
Ensuite, dans la même veine, il y a le câlin des retrouvailles, la bonne étreinte bien costaude, bien sincère, qui dit "Morbleu, tu m'as tellement manqué". A éviter si un des protagonistes à des problèmes respiratoires. Plus chaleureux que le précédent, il dénote déjà d'une certaine intimité entre les protagonistes.
Maintenant, tous les câlins que je vais tenter de décrire sont "sexués" (les protagonistes sont de sexe différent).
D'abord, le câlin "respectueux", quand au moins l'un des protagonistes a un compagnon (qui n'est pas l'autre protagoniste, soyons mathématiques dans notre présentation). Mains posées sur les épaules de l'autre, échange de une ou plusieurs bises bien chaleureuses sans chercher à se rapprocher davantage qu'une demi-coudée de distance (distance naturelle quand on a les bras collés les uns aux autres). Je l'appelle "câlin désinvolte", pour son côté nonchalant. Spécialité de Pen-pen, de Portyz ("Salut !" *Smack !* "Salut, twâ !" *Smack !* "Tu vas bien ?" *Smack !* "Wî, bien sûr, et twâ ?" *Smack !* "Ca peut aller..." *Smack !* etc.).
Ensuite, le câlin de "l'ours", quand on étreint l'autre complètement, les bras entourant l'autre sans lui laisser la possibilité de s'échapper. Même recommandation que pour le câlin-retrouvailles : à éviter avec une personne asthmatique. Spécialité d'Allyamaeth ("BISOUUUUU !" *Bruit de cavalcade* "Au secouuuuurs !" ), et de Conan ("Par Crôm !" *Craquement de colonne !* "Rrrrrreuh !" ).
Bien entendu, comment oublier le "câlin-cadeau", quand le monsieur est assis et la dame sur ses genoux ? Celui-là dispose d'une grande variété de déclinaisons, de la plus tendre à la plus polissonne, en passant par la joyeuse, la grivoise et la tranquille. Je connaissais une jeune femme qui s'était fait une spécialité de ce genre de câlins; elle adorait s'asseoir sur les genoux d'un garçon, sans prévenir, et lui sussurer à l'oreille un "dis-moi que tu m'aimes", sur un ton différent à chaque fois (langoureuse, coquette, angoissée, nonchalante, etc.). Difficile d'y résister !
Puis vient le "câlin-surprise" . Ca commence par une papouille ou une chatouille (fonction de la sensibilité tactile de la victime). Puis la riposte vient sous la forme d'un câlin-ours, le plus souvent. Ou alors, c'est une attaque en traître, où l'assaillant enlace sa victime par derrière. Dans la même veine, il y a le "câlin-réflexe", celui qui a lieu presque automatiquement, parce que les deux protagonistes y sont habitués ou en meurent d'envie. Spécialité d'Armorphée ("Kruyo-kruyo !" *Guili-guili !* "Weuhah ! Viens là, toi !" *câlin-ours* "Brouf !" *Sproutch !* ).
Alors, il y a le "câlin-orienté" ou "regardons dans la même direction". Encore une fois, l'assaillant enlace sa victime par derrière, passant son bras gauche autour de la taille, le droit autour des épaules, et dépose un baiser derrière l'oreille gauche (ou à la naissance de la mâchoire, ou dans le cou, ou sur l'épaule, ou tout ça successivement). Ce câlin-là porte déjà en lui une plus grande intimité. C'est ce que j'appelle le "câlin cuvée spéciale", ma spécialité ("Muahahahahah !" *Kiss !* "Hiiiiii !" ).
Dans la lignée du câlin-orienté, il y a le "câlin-réconfort" ou "je serai toujours là pour toi". Celui-là, en général, se déroule mieux en station assise. Les deux protagonistes sont lovés l'un contre l'autre sur un divan, prenant juste la place d'une personne quand on peut en mettre trois ou quatre. Il nécessite un fort contact, et se passe très bien de gestes ou de paroles supplémentaires. S'accompagne parfois de larmes. Le but, comme le nom indique, est d'apporter à l'autre consolation. Est tout indiqué quand les deux protagonistes sont tristes. La plupart du temps, aide à surmonter un moment difficile dans l'adversité. Spécialité de Shayleigh ("Y sont méchants avec moâ !" "Mais non, Shay, mais non..." )...
Enfin, il y a le câlin dit "des amants". Plus intime que celui-là, c'est directement sous les couvertures. Il est impératif (selon moi) que les deux protagonistes soient compagnons, amants, fiancés, époux, ou bien tous deux célibataires. Sinon, l'un des deux en sortira le plus souvent fort meurtri. Cette fois, l'étreinte est complète sans être étouffante. Les deux protagonistes sont tendrement et étroitement enlacés (de face), se caressant mutuellement le dos, la nuque (pas le crâne, là, parce que ça dénote d'une possessivité qui n'est pas toujours de bon aloi), les reins (pourquoi pas ?). Parfois, le contact sera renforcé en caressant à même la peau (les mains glissées sous la chemise ou le t-shirt). Ce câlin nécessite une grande force d'âme, car la séparation qui suit est très dure, presque douloureuse. Ou alors, il y a simulation (pas bien). Vu son implication émotionnelle, ce câlin se prête bien aux déclarations d'amour/d'amitié, aux petits mots tendres, etc. Pas d'exemple pour celui-ci, ce ne sont pas mes affaires ...
En conclusion, il est évident que cette liste n'est pas exhaustive. Loin de là. De plus, elle se base sur l'hypothèse que les protagonistes sont hétérosexuels et que, lors d'un câlin "prédateur", l'assaillant est droitier. Les homosexuels et/ou les gauchers feront la transposition tout à leur aise, sans difficulté aucune, je gage. Quoi ? Les bisexuels et les ambidextres ? M'enfin, la question ne se pose même pas, dans ce cas !!!
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Câlins 3/3. a été posté le : 29/01/03 07:41
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Les cajoleries (les gestes de tendresses).
S'il faut en croire les dictionnaires, câlin et cajolerie sont presque synonymes. J'aimerais toutefois nuancer cette vision Académicienne des choses et expliquer en quelques phrases comment je perçois la chose...
Celui qui n'a jamais reçu ou prodigué de ces petits gestes ne connaît pas son malheur, à moins d'en avoir été témoin. Celui qui est sensible au point de ne pas supporter de telles attentions est bien malheureux (je parle en connaissance de cause, j'étais comme ça autrefois). Les cajoleries sont des éléments essentiels (d'après moi) du langage corporel. Elles n'impliquent pas forcément de contact physique, un contact visuel peut être amplement suffisant. Evidemment, le contact tactile, eh bien, greu, c'est toujours chouette.
Les cajoleries visuelles regroupent toutes les mimiques, les expressions du visage, les postures, les attitudes, les mouvements des bras et des jambes. Un clin d'oeil est une cajolerie. Un baiser sur le bout des doigts que l'on souffle dans la direction d'une personne qu'on apprécie, c'est une cajolerie. Un regard appuyé peut être une cajolerie. Une attitude lascive, un mouvement des hanches ou des épaules (comme un pas de danse esquissé), tout ça peut être une cajolerie. Le but étant de susciter chez le spectateur une sensation de plaisir et, surtout, de provoquer une réaction affective, émotionnelle, positive. Les grimaces véhiculent énormément d'émotion, elles aussi. Et le sourire. Le sourire, et son corollaire, le rire ! Le sourire est la forme la plus pure de cajolerie...
Les cajoleries tactiles, ce sont toutes les formes de caresses et de petits gestes de contact visant à attirer l'attention, manifester une présence (souvent pour un réconfort muet). Les caresses, qu'elles se prodiguent du bout des doigts, de la paume de la main ou du dos de la main (et même avec les pieds, si si, et ces caresses-là peuvent être particulièrement sensuelles), ont toutes un caractère fort intime, même si on ne le perçoit pas au premier abord, même si cela relève d'automatismes. Que l'on effleure un sourcil, une lèvre, le contour d'une oreille ou d'un menton, la ligne d'une épaule ou la courbe d'un genou; que l'on frotte gentiment les bras d'une personne qui grelotte tant il fait froid; que l'on masse le dos, les jambes, la nuque de la personne aimée; que l'on écarte une meche indisciplinée du front de son vis-à-vis; tous ces petits gestes trahissent l'intérêt tout particulier que l'on porte à l'autre.
Les baisers sont une autre forme de cajolerie. Et là, la gamme est d'une infinie variété, et les mélodies tactiles que l'on peut composer du bout des lèvres, à pleine bouche, en mordillant, en donnant des coups de langue, sont tellement diversifiées qu'une vie ne suffirait pas pour en parler. Il vaut mieux le vivre...
Une forme plus virile de cajolerie, est le coup "amical". Le coup de poing gentil dans l'épaule pour dire "hélà, fais un peu attention". La claque dans le dos à la "comment vas-tu vieille branche". Le "coup de cul" pour dire "remue-toi les fesses, on t'attend". Les mains plaquées sur les yeux, par surprise, à la "Coucou, devine qui est là ?". Et bien d'autres encore. Je me souviens, lors de ma dernière année d'Humanités, il m'est arrivé un truc que je range volontiers dans cette catégorie. Nous autres rhétoriciens (classe de terminale) disposions d'un local réservé où nous pouvions passer nos temps de midi ou nos heures creuses. J'étais assis, bien tranquillement, un livre à la main, quand une camarade de classe est venue s'installer à côté de moi et, tout de go, a étendu ses longues jambes pour les poser sur mes genoux, avant de s'abîmer dans la lecture d'un de ses cours. Sans ouvrir la bouche, sans prononcer le moindre mot. Et pourtant, ça disait clairement : "Toi, tu ne bouges pas de là tant que je ne l'ai pas décidé"... ou bien "reste un peu près de moi". Rien de plus, mais rien de moins. Eh bien, mesdames et mesdemoiselles, vous comprendrez aisément que ce genre de geste me fait TRES plaisir. Je pourrais narrer une foule de petites anecdotes qui, à l'époque, ne m'ont guère frappé (quel imbécile j'étais), mais je m'en tiendrai là...
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Climat 1/4. a été posté le : 29/01/03 13:18
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Citation :Message de CONAN le Cibéride
NYXL, CALIIIIIIIN !
Bon sang Nyxl, si je n'étais pas fidèle à Troll Singer, je te ferais un bisou sur-le-champ !
C'est vrai mesdemoiselles, n'êtes-vous pas ému par ces mots ?
Allez, une accolade virile pour toi, sans briser ta colonne vertébrale cette fois-ci 

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Nyxl arrive en cavalant...
Tu m'excuseras, vieille branche, mais j'ai pas trop l'temps de m'arrêter, j'ai un All déchaîné aux trousses, là... 
Nyxl repart en quatrième vitesse...
Ahum ! Après cet interlude burlesque, reprenons...
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Quoi de plus impressionnant qu'un phénomène naturel ? Quoi de plus impressionnant qu'un climat déchaîné ? De tout temps, l'Homme a craint ce qu'il ne pouvait contrôler, ce qu'il ne pouvait prévoir. Cette fameuse "peur de l'inconnu" qui, blabla, blabla... Allez hop, à la trappe les discours pseudo-philosophiques. Tous ces événements que la Nature peut produire sont autant de mécanismes régulateurs que l'on peut retrouver au niveau du corps humain. Je n'entrerai pas dans les détails, faites fonctionner votre imagination. Par contre, j'aimerais m'attarder un peu sur l'influence qu'on certains phénomènes climatiques sur la psyché (sur l'état psychologique et émotionnel d'une personne)...
Prenons la pluie. En Belgique, nous sommes parmi les plus gâtés en terme de litres de pluie au mètre carré et par année (en Europe, il y a aussi le Royaume-Uni et l'Irlande, qui sont pas mal). Rares sont les personnes qui ne se plaindront pas de la pluie et qui n'éructeront pas un "temps de chien" ou un "temps pourri" rageur. Ces rares personnes savent et apprécient. J'en suis, de ces initiés. Je vais tenter de clarifier ce point de vue qui risque de choquer les plus frileux d'entre les lecteurs.
Le commun des piétons dira "la pluie, c'est ch... , ça mouille et c'est froid et on peut pas sortir" ; le commun des automobilistes dira "la pluie c'est ch... , on voit moins loin et ça rend la route glissante". Deux points de vue tout à fait valables, je n'en disconviens pas. Mais ce sont des points de vue extrêmement limités. D'abord, il y a des parapluies pour ceux qui n'aiment pas l'eau, et la technologie actuelle permet de conduire sous la pluie dans de bonnes conditions pour autant que les ducteurs ne se réduisent pas à de simples cons (essuie-glace, pneus-pluie, phares grande portée ou anti-brouillard si la pluie est très dense, direction assistée, ABS, etc.)...
Mais faites l'expérience une fois. Faites cette expérience, sortez sous la pluie, la vraie, l'averse puissante qui vous assomme dès les premières gouttes, pas la bruine qui vous glace jusqu'à l'os, non, l'ondée, la pluie qui vous fait dire "il tombe des hallebardes"...
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Dernière mise à jour par : nyxl le 29/01/03 17:41
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Climat 2/4. a été posté le : 29/01/03 13:19
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La pluie parle à tous vos sens ! La pluie vous parle ! La pluie est vivante. Voyez et méditez : on est toujours persuadé que la pluie implique grisaille et ternit les couleurs. C'est faux, c'est archi-faux. La pluie tend à provoquer d'étranges jeux de lumière, par réflexion et réfraction. Elle semble provoquer d'innombrables et minuscules illusions d'optique qui, paradoxalement, peuvent révéler la vraie nature des choses et des êtres. Voyez et méditez, les cercles et les éclaboussures, les gouttes d'eau qui rebondissent, s'éclatent, se dispersent et pénètrent dans le sol, les murs et les vêtements, tout cela contient un fabuleux mystère qui ne demande qu'à se déployer devant les yeux de l'observateur réceptif...
Ecoutez et méditez : On ne prête jamais l'oreille à la pluie. Et pourtant, c'est le bruit de la vie, c'est un bruit qui existe depuis qu'il y a de l'eau sur Terre. Quand l'ondée cogne sur une vitre, telle un long et irrégulier solo de percussions, elle occulte complètement tous les autres bruits assourdissants qui polluent notre espace sonore - c'est ce qu'on appelle un bruit de "saturation", qui "nettoie" les canaux de communication auditive. Quand elle goutte d'une corniche, rebondissant sur le garde-fou en fer forgé qui borde votre balcon, c'est comme un battement de coeur, clair, net, régulier, apaisant. Ecoutez et méditez : le bruit de la pluie peut remettre d'aplomb votre oreille interne et affiner votre sens de l'équilibre, le bruit de la pluie peut oblitérer les problèmes d'audition comme les accoufènes (pas sûr de l'orthographe), ces sifflements perpétuels qui vous pourrissent les pensées. Il y avait ce film remarquable, avec Val Kilmer dans le rôle d'un kiné aveugle, qui emmène sa compagne dans une bicoque en ruine, pour lui faire découvrir la musique de la pluie qui cogne, ruisselle, s'infiltre et coule dans la maison. Scène gé-niale, selon moi. Si si.
Respirez et méditez : la pluie révèlera la vérité sur votre environnement en stimulant votre odorat et en accentuant les odeurs dominantes du lieu où vous vous trouvez. Etes-vous en forêt ? Vous sentirez nettement l'odeur de résine des cônifères, celles des fleurs et des fruits des bois, l'odeur des champignons et celle des fougères. L'odeur des animaux, également. Etes-vous en ville ? Vous sentirez plus nettement les odeurs de gaz d'échappements si vous êtes dans les heures de pointe, ou vous saurez grâce à votre nez si le quartier est propre ou est une porcherie. Respirez et méditez : l'odeur d'ozone qui accompagne souvent les pluies orageuse, cette odeur métallique qui purifie quasiment instantanément votre horizon olfactif.
Goûtez et méditez : la pluie est une des expressions les plus pures de l'eau, elle résulte de la condensation directe des molécules d'eau en suspension dans l'air. Bien sûr, les pluies acides, bien sûr, les pluies sales... Quel indicateur de pollution, n'est-ce pas ? Ceux qui n'osent pas présenter leur langue aux gouttes qui tombent du ciel doivent être bien malheureux. Goûtez et méditez : on dit que les gouttes de pluie sont les larmes du ciel. Pourquoi la pluie n'est-elle pas salée, dans ce cas ?
Sentez et méditez : ouvrez vos bras, étendez vos doigts, accueillez la pluie comme une amie. Ne vous laissez pas influencer négativement par des "beuh c'est froid" ou des "beuh c'est mouillé". C'est froid parce que la vapeur d'eau se condense, à pression normale, aux environs de 38 degrés Celsius, ce qui correspond à peu près à la température du corps humain (que les scientifiques me reprennent si je me trompe), la pluie ne peut donc être que tiède ou froide. C'est mouillé, ben oui, parce que c'est de l'eau ! Faites donc fi des lieux communs, la pluie est la pluie. Le contact répétitif et irrégulier des gouttes d'eau sur votre corps a un côté anesthésiant (contrairement au fameux supplice de la goutte) qui occulte la plupart des autres sensations. Sentez et méditez : le contact de la pluie a quelque chose de profondément réparateur, régénérant, cela vous restaure et vous nettoie au plus profond de votre être. Quand je suis triste, en colère ou simplement déstabilisé, une demi-heure passée à errer sous la pluie suffit à me ressourcer de la racine de mon subconscient jusqu'aux sommets de mon ego...
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Climat 3/4. a été posté le : 29/01/03 16:12
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Le vent aussi mérite qu'on s'attarde un peu sur son cas, quand bien même lui ne s'attarde jamais nulle part. Jusqu'à il y a quelques jours je détestais le vent. Pour des raisons que je trouvais excellentes, sans doute, à l'époque, mais qui me semblent bien navrantes aujourd'hui. C'est fini, désormais, cette barrière s'est trouvée réduite en cendres par ma dernière crise de colère. Et ces cendres se sont dispersées au gré du vent...
Assez curieusement, le vent génère chez la plupart des réactions contradictoires : en hiver, on le déteste, en été, on lui souhaite la bienvenue (je schématise très fort, en rapport avec la température saisonnière). En ce qui me concerne, j'étais assez uniforme dans ma "non-réceptivité" du vent : je détestais sentir ces courants d'air qui font voler mon veston et mon écharpe sans que je puisse y changer quoi que ce soit. Du jour au lendemain, ç'a changé. Du jour au lendemain, j'ai trouvé cette sensation exaltante. Et puis, quand on apprécie et le vent et la pluie, y a-t-il spectacle plus désolant que ces parapluies qui se retournent brutalement au détour d'une bourrasque ? Hé hé hé... Ahum, désolé, c'était mesquin... C'est vrai que ça doit être désagréable pour la personne qui espérait esquiver et l'un et l'autre (air et eau) derrière ce dérisoire abri portatif. Le vent... Lui aussi s'adresse à tout votre être.
Voyez et méditez : ne fut-ce qu'en Automne, observez le ballet des feuilles mortes au gré des courants, vous verrez que le vent prend rarement une direction rectiligne, mais se propage le plus souvent en tourbillons, de proche en proche. En hiver, si vous avez la chance de vous trouvez dans un endroit calme quand la neige tombe dru, étendez-vous sur la pierre et regardez le ciel vous tomber sur la tête, un regard vertical vous montrera tous les courants aériens, tous les chemins de traverse qu'emprunte le vent, toutes les trajectoires qui vous auraient échappé avec un regard horizontal. C'est une leçon que les Fées aiment enseigner en vous faisant trébucher : c'est en changeant son point de vue qu'on peut espérer accéder à une plus grande connaissance, une plus grande sagesse. Voyez et méditez : quand il y a un brusque coup de froid, dans une vaste cour plate et propre, qu'une brume rampante vous assaille, à peine plus haute que la semelle de vos souliers, observez les volutes évanescentes que le vent y dessine, peut-être y trouverez-vous certaines images évocatrices...
Ecoutez et méditez : le bruit du vent dans les arbres, dans les feuillages, en forêt ou dans un parc. Cette espèce de bruissement continu qui se mêle aux battements d'ailes des oiseaux, au bourdonnement des insectes, n'est pas sans me rappeler le bruit de la pluie. Un genre de bruit de "friture" qui disperse tout autre bruit "artificiel" et apaise le corps et l'âme. En musique, il est une classe d'instruments de musique qu'on appelle instruments "à vent". On y retrouve les clarinettes joyeuses, les flûtes primesautières, les grandes orgues au son majestueux, et le hautbois au timbre si pénétrant, si poignant. Ecoutez et méditez : dans l'enfer des villes, le vent s'engouffrant dans les interstices des grands bâtiments génère une musique tantôt discordante, tantôt cohérente et sinistre. La musique du vent est particulièrement effrayante quand elle jaillit de l'architecture des églises, basiliques, cathédrales ou toute construction religieuse.
Respirez et méditez : le vent apporte son lot de messages olfactifs, et vous annonce de très loin l'approche de certains phénomènes. Une odeur métallique ? C'est sans doute de l'ozone et l'orage n'est pas loin. Vous pouvez percevoir les odeurs animales et humaines bien plus fortement, bien plus rapidement, si vous vous trouvez sur le chemin du vent. De nombreux animaux se basent sur la direction du vent pour procéder à certaines activités requérant une immobilité plus ou moins prolongée : c'est le vent qui porte les odeurs des éventuels prédateurs. Respirez et méditez : en ville, il fait d'ordinaire irrespirable, à cause des gaz d'échappement, des odeurs de déchets que les gens sans éducation abandonnent juste à côté d'une poubelle qui ne demande pas mieux que de nous débarrasser de nos détritus, des odeurs de constructions (je déteste l'odeur du béton frais), des odeurs de fumées d'origines diverses. Vient le vent, et tout ça disparaît comme par enchantement. Ne reste plus que cette odeur neutre, piquante et vivifiante, qui anesthésiera bien vite vos muqueuses nasales ! N'oubliez quand même pas votre veste et votre écharpe, on prend vite froid...
Goûtez et méditez : entr'ouvrez votre bouche et laissez le vent circuler entre vos dents, le long de votre langue et votre palais. Ne trouvez-vous pas que cela génère des saveurs d'agrume ? Citron le plus souvent, pamplemousse parfois, plus rarement orange. Goutez et méditez : quand votre nez d'homme des villes, votre nez d'Homo Sapiens Sapiens vous trahit, votre langue peut vous révéler bien des choses. Quand vous ne sentez pas l'odeur d'un gaz toxique, vos papilles gustatives peuvent vous signaler un danger, par ce goût amer qui vous fait déglutir à répétition...
Sentez et méditez ! Le vent, s'il fallait le décrire par une seule sensation, serait purement tactile ! Le vent est caresse, le vent est gifle, le vent est transport ! Sentez le vent glisser sur votre visage, sentez-le remodeler le contour de vos joues et de votre front, sentez-le retravailler votre coiffure à sa manière. Sentez le vent vous rendre plus fort, plus puissant ! Ecartez les bras, ouvrez vos mains et sentez le vent ruisseler entre vos doigts. C'est une sensation érotique, par moment. Sentez et méditez : le vent vous indique le chemin de moindre résistance. Luttez contre le vent, et vous vous épuiserez rapidement, à moins d'être un surhomme. Suivez son courant, laissez-vous porter, vous pourriez très bien escalader des montagnes le temps d'une respiration...
-------------------- Considérez-moi comme un rejeton du chat de Schrödinger. Ou alors un lointain cousin du démon de Maxwell...
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"Coupez Bruxelles dans le sens nord-sud, donnez la partie ouest au Royaume-Uni et la partie est aux Allemands. Ainsi, vous mettrez tout le monde sur un pied d'égalité, car toutes les parties râlerons avec la même intensité."
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Climat 4/4. a été posté le : 29/01/03 16:13
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Il est encore tant de phénomènes climatiques, de phénomènes telluriques que j'aimerais observer de près. L'un d'eux, en particulier, m'interpelle vivement. J'aimerais, suivant les pas de feu Haroun Tazieff, descendre dans le cratère d'un volcan actif. Si la pluie et le vent forment la respiration de la Terre, la lave en est le sang, et j'aimerais découvrir de près le sang de la Terre. J'aimerais approcher la roche en fusion, redécouvrir la notion de chaleur en cotoyant cette substance qui jaillit du coeur même de notre planète, cette substance qui contient le soufre, l'obsidienne, et le diamant. Moi qui me pique d'être une créature du Feu, j'adorerais jouer les vulcanologues. Ce serait une merveilleuse forme d'accomplissement...
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Dernière mise à jour par : nyxl le 29/01/03 17:43
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Interlude Burlesque (encore un !)... a été posté le : 30/01/03 22:27
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Citation :Message de Oph
Ah, mon bon vieux Nyxl, ça fait du bien de te voir discourir de belles choses d'aussi belle manière, et tant pis si ça me fait multiplier les "belles" dans la même phrase!
*s'accroche à Nyxl*
*soupire*
Que veux-tu, je suis une câlinophile frustrée!
Forcément, tes mots me parlent!
Ceci dit, indépendamment du thème, tes mots m'ont toujours parlé. Il semble que tes mots aient la curieuse faculté de parler à beaucoup de monde.
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Câlin ? Cââââââl... Sent le regard de Nounours lui hérisser les petits cheveux dans la nuque... ...Tous mes remerciements ...
Citation :Et voilà que je me sens d'humeur à m'autoriser une tirade climatique un peu plus tropicale... Mais nous sommes chez toi, ici, je ne sais pas si l'idée est bonne. J'aurais même tendance à penser le contraire.
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Mais vas-y, vas-y ! Il n'est pas dit qu'Oph n'aura pas sa place dans les pensées de Nyxl...
*SHBARF !* Tu parles d'un "câlin de Nounourf" ! Felui-là n'était pas dans ma lifte !
Plus sérieusement, Oph, tu peux sans complexe jouer les branches de gui sur le chêne de mes réflexions (où vais-je chercher des images pareilles ?), je ne suis pas un tyran, que je sache. Et, comme nous le rappellerait qui tu sais "nul n'est propriétaire du thread qu'il lance" ! 
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Climat Bonus... a été posté le : 31/01/03 14:24
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Je viens de rentrer du boulot, en train...
A peine sorti de la gare qu'une bourrasque m'assomme d'une volée de flocons de neige.
Eh bien, figurez-vous que j'ai éclaté de rire ! Parfaitement ! Et les gens se sont retournés, me regardant (une fois encore) comme un extra-terrestre. Bon sang, quelle sensation revigorante, mes aïeux ! Et je ne pouvais m'empêcher de sourire, sans raison apparente, mais sourire ! A tel point que le trajet de la gare jusque la maison, je l'ai fait avec une main plaquée sur la bouche, tant je me sentais ridicule...
Arf !
La neige...
Je suis tellement bien que je vais surseoir un temps à ma tirade sur la colère. D'ailleurs, je ne suis guère content du premier post, je m'en vais le virer...
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Dernière mise à jour par : nyxl le 31/01/03 14:27
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Réponse au Sujet 'Les Pensées de Nyxl...' a été posté le : 31/01/03 20:19
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Cyclone. Encore un.
Vu depuis les sphères tempérées, ça semble une catastrophe insurmontable, un cyclone. Une énorme spirale de destruction qui emmène tout sur son passage, et ne laisse que des larmes et de la misère.
C'est oublier que la nature tropicale a évolué avec ces caprices de la nature, et que si le passage d'un cyclone n'est jamais anodin, il fait partie de la vie.
Cette fois encore, les consignes sont strictes: calfeutrez-vous dans vos maisons, attendez que ça passe. Si vous sortez, et que vous échappez à la mort, c'est une belle amende qui vous attend.
Mais n'écoutons pas les consignes. Ouvrons les volets avec précaution, en les tenant fermement pour qu'ils n'échappent pas à notre prise, et asseyons-nous sur le rebord de la fenêtre, pour découvrir un monde parallèle à notre quotidien.
C'est un paysage familier, mais la colère des éléments le rend quasi irréel. Le jour tombe, ou du moins, le jour devrait tomber, car avec un ciel aussi noir, comment distinguer le jour de la nuit? Le cyclone est un monde à part. La pluie ne tombe pas, non! Ce vent incroyable, qui plie presque à angle droit un cocotier isolé que l'on distingue entre les toits des maisons, l'emporte avec une vitesse telle qu'elle semble passer à l'horizontale. Ce sont des litres d'eau qui passent devant la fenêtre, si vite que l'on se demande s'ils toucheront le sol un jour.
Partout où le vent s'engouffre, il pousse d'étranges plaintes, ponctuées par le martèlement incessant de la pluie. Difficile d'écouter autre chose que ce son-là. Difficile de voir autre chose que tous ces morceaux de feuilles qui volent, ces tissus qui volent, ces papiers qui volent, ces tôles qui volent... Les oiseaux ne volent pas, ils se cachent. Comme tout le monde.
La nature est ainsi faite. Elle a parfois d'étranges colères. Face à ces colères, on se surprend à comprendre un peu mieux la place de l'homme là-dedans: une créature comme les autres, tout aussi vulnérable et guère plus puissante. Que serions-nous sans nos abris de bois, de tôle, de pierre, de béton?
Après la colère?
Le paysage est aussi dévasté que le moral d'une personne qui a cédé à une effrayante crise de rage. De l'eau partout, des débris qui jonchent le fond des ravines, des arbres par terre, des toitures écrasées au sol, loin de leur charpente. On a l'impression que la désolation mettra des années à disparaître.
Et puis les choses reviennent en quelques semaines. La végétation est comme revigorée par ce coup de fouet: la savane reverdit à vue d'oeil, et les flamboyants ne sont jamais aussi beaux qu'après un cyclone. Il n'y a guère que les infrastructures humaines qui puissent porter des traces indélébiles.
Voyez-y la morale que vous voudrez. Pour moi, c'est la preuve que l'on peut se remettre de beaucoup de choses, même des plus dures.
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Action <--> réaction ! a été posté le : 31/01/03 21:13
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Citation :Message de Oph
Après la colère?
Le paysage est aussi dévasté que le moral d'une personne qui a cédé à une effrayante crise de rage. De l'eau partout, des débris qui jonchent le fond des ravines, des arbres par terre, des toitures écrasées au sol, loin de leur charpente. On a l'impression que la désolation mettra des années à disparaître.
Et puis les choses reviennent en quelques semaines. La végétation est comme revigorée par ce coup de fouet: la savane reverdit à vue d'oeil, et les flamboyants ne sont jamais aussi beaux qu'après un cyclone. Il n'y a guère que les infrastructures humaines qui puissent porter des traces indélébiles.
Voyez-y la morale que vous voudrez. Pour moi, c'est la preuve que l'on peut se remettre de beaucoup de choses, même des plus dures.
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Eh bien... Cette fois, c'est toi qui me touche, Oph... Petit sourire d'auto-dérision...
Serais-tu devineresse ? En une phrase, tu viens de résumer l'état dans lequel je me trouvais il y a un peu plus d'une semaine...
Et c'est vrai qu'on peut s'en remettre, morbleu ! Sans cela, je n'aurais même pas eu l'idée d'ouvrir ce topic ! Ca va me permettre d'enchaîner harmonieusement sur la colère, ça...
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Colère 1/7. a été posté le : 31/01/03 22:40
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Oui, la colère...
Cette fois, j'espère en "parler" un peu mieux, de façon un peu plus structurée...
Il y a tellement de raisons de se mettre en colère, et aucune n'est valable, selon moi, si cette crise finit par blesser les autres...
Je vais tenter de décrire les diverses formes de colère qui peuvent m'emporter, ainsi que leurs "causes" respectives...
Offense (colère rouge).
Cette forme de colère me prend quand on m'agresse verbalement ou physiquement sans raison apparente. Je peux alors avoir des réactions très vives. Neitsabes a failli en faire les frais une fois (il ne comprend pas, visiblement, que certains de ses comportements peuvent être perçus comme des agressions). Neits, si tu me lis, c'est sans passion aucune que j'écris ces mots. Colère rouge, donc, rouge comme ma peau quand j'en suis pris. Cette rage retombe aussi vite qu'elle ne fuse, et me laisse pantelant, voire honteux si je n'ai pas su la contrôler. Il m'est arrivé deux fois dans ma vie de céder à une telle pulsion, et la première fois, j'ai envoyé un type à l'hosto (j'avais 13 ans, il était beaucoup plus grand et plus lourd que moi). Ca n'est pas un bon souvenir. La deuxième fois, j'ai fait peur à une conductrice du dimanche (une plaque française... 75, c'est Paris, non ?) qui avait manqué me renverser après avoir grillé un feu rouge. Rouge, en effet...
Indignation (colère verte).
L'incivisme, voilà quelque chose qui m'indigne au plus haut point. Voir un crétin jeter ses papiers ou sa boîte de cigarettes vide à même la rue alors qu'à deux pas il y a une poubelle vide (elle aussi). Voir une vieille madame qui promène son chien d'un air suffisant et qui le laisse faire vidange sur la pierre bleue à l'entrée de la maison de son voisin. Voir un zouave s'installer comme un nabab avec son pétard allumé au bec dans le compartiment non-fumeur de la voiture du train où je me trouve. Entendre les gloussements d'une bande de béotiens qui singent mes attitudes alors que je lis tranquillement un livre sans rien demander à personne. Tout cela m'indigne et me met en colère. Dans des cas pareils, il m'arrive de hausser le ton. Pas crier, surtout pas crier, mais enfler la voix de sorte que tous à vingt mètres à la ronde puissent entendre ma diatribe. Et j'humilie verbalement le ou les fautifs. Enfin, humilier, c'est un bien grand mot. Il faudrait qu'ils comprennent le français pour se sentir humiliés. Bref, ma réaction typique est le mépris ouvert...
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Dernière mise à jour par : nyxl le 03/02/03 22:20
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Colère 2/7. a été posté le : 31/01/03 22:56
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Frustration (colère bleue).
Ne pas atteindre un objectif. Ne pas parvenir à dépasser mes limites. Ne pas obtenir ce que je désire. Ne pas trouver ce que je cherche. Ne pas avoir assez de temps pour lire tout ce que je voudrais lire. Ne pas. Ces deux petits mots sont très souvent à la source d'une frustration. Et les frustrations répétées génèrent la colère. C'est une colère de lassitude, qui se manifeste par un coup de poing sur la table à côté de l'écran de l'ordinateur, quand je n'arrive pas à déboguer mon programme, ou le soupir rageur à la "rien ne va aujourd'hui". Cette colère est la plus facile à dominer et à recycler, selon moi. Il me suffit d'apprendre quelque chose pour récupérer complètement toute cette énergie. Et j'adore apprendre...
Mensonge (colère noire).
Qu'on déforme ce que je dis ou j'écris pour me faire passer pour ce que je ne suis pas. Qu'on guette le moindre de mes lapsus pour me cataloguer dans les pervers ou les crapules. Qu'on me cache la vérité quand je suis directement concerné. Qu'on me mente par action pour me nuire directement, ou par omission en m'amenant à me tromper lourdement par manque d'information. Qu'on me fasse des compliments avec ce sourire faux de Tartuffe. Qu'on me critique sur ce que je peux dire ou écrire sans même m'avoir écouté ou lu (ou qu'on fasse ça avec n'importe qui d'autre, si si). Qu'on me taxe de censeur, de despote ou d'hypocrite. Tout ce qui a rapport de près ou de loin à une falsification des faits ou impressions me met hors de moi. Et c'est une des colères les plus violentes que je peux éprouver. C'est, je crois, ce qui me rapproche le plus de la "haine". Mes réactions sont, à ce moment, les plus vénéneuses, mes propos, oraux ou écrits, sont les plus virulents, les plus vitriolés que ma verve puisse sécréter. Assez curieusement, la moindre intervention extérieure dans le ton "houlà on se calme" suffit à me désamorcer (à bon entendeur)...
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Dernière mise à jour par : nyxl le 03/02/03 22:21
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Colère 3/7. a été posté le : 31/01/03 23:22
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Faiblesse (colère jaune).
Apparentée à la colère de frustration. Elle survient quand je me sens faible. Tant physiquement qu'intellectuellement... Ou émotionnellement. Quand je n'arrive pas à porter certain fardeau plus loin que quelques centaines de mètres, alors que je me fustige "non, je ne laisserai pas tomber !". Quand je n'arrive pas à venir à bout d'un problème cérébral alors que je sais en être capable. Quand je n'arrive pas à répondre à une question d'examen alors que je sais qu'un peu plus d'étude aurait pallié cette faiblesse. Quand je n'arrive pas à gérer mes propres sentiments. Quand je me retrouve pris dans une situation telle que, quel que soit mon prochain mouvement, je vais briser un de mes principes (une situation de pat sentimental, par exemple). Quand il m'arrive de me dire "Je ne peux pas, je n'y arriverai pas"... Cette colère se nourrit essentiellement de ma honte. Et justement, elle me permet de surmonter mes moments de faiblesse. Car cette colère me force, tôt ou tard, à redresser l'échine et à aller de l'avant...
Vanité (colère blanche).
Me démener, donner le meilleur de moi-même, aller jusqu'au bout de mes capacités et même au-delà, quitte à compromettre mon équilibre physiologique et ma santé mentale. Tout mettre en oeuvre pour quelqu'un d'autre. Tout tenter pour gagner respect, estime, voire amitié. Peut-être même affection. Tout donner, tout remettre en question pour s'adapter à une situation qui ne m'est pas naturelle, aller jusqu'à déposer mes principes. Renoncer à une partie de mon identité, de ma personnalité, pour tâcher de faire plaisir à d'autres. Puis m'entendre répondre "C'est bien, mais ça n'a servi strictement à rien" ou "on s'en fout"...
Voilà la forme la plus sublime de colère que vous me verrez jamais exprimer. D'ailleurs, je ne souhaite à personne d'être le témoin de cette forme de courroux chez moi. Car là, on peut dire que je bascule complètement. Aucun mobilier n'est plus à l'abri de mes mouvements désordonnés, presque des spasmes. La plus belle, la plus pure, la plus exacte des colères qui soit. La plus mienne. La vanité. Vous connaissez l'aphorisme : "vanité des vanités, car tout est vanité". Je ris, dans des cas pareils, je ris de moi-même comme si j'étais la chose la plus dérisoire, la plus risible de l'univers. Je ris comme un dément et je balaye tout sur mon chemin. Puis, le plus souvent, je pleure d'angoisse. Puis plus rien, je me redresse, et je regarde ailleurs.
Cette forme de colère est celle qui me laisse le plus meurtri, car elle est entièrement, dans ses moindres étincelles, dirigée contre moi-même. Jamais je ne récupère complètement, j'y perds toujours quelque chose, même si, quand je m'en relève, je suis plus fort, plus "sage"...
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Dernière mise à jour par : nyxl le 03/02/03 22:22
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