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La SF ses motivations, ses buts, son intéret a été posté le : 05/11/02 22:41
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Suite à une réponse de theodoric, sur le sujet: ce qui vous fait trembler.
Il m'est venu à l'esprit un sujet qui me passionne, La SF et son impacte dans nos société. (il est vrai que je me demandais depuis longtemps comment étaler ma science et ce n'est pas une fiction)
Donc voici mon propos, la SF comme toute oeuvre litteraire et à mon avis certainement plus que d'autres types de littératures est le reflet des craintes, aspirations, travers de nos sociétés (la liste n'est pas exhaustive).
Certaines figures de style telques les dystopie et les uchronies, en particulier les oeuvres d'Orwell, Huxley, le prouvent aisement.
Mais d'autres oeuvres majeures on tout autant d'impacte la relecture de Dune de Franck Herbert en ces périodes troublées par le fanatisme religieux (quelqu'il soit je ne veux pas polémiquer inutilement et les trouve tous dangereux) en est un exemple.
L' écris de Spinrad sur le milieu du Showbiz (Rock machine) nous éclaire bien sur notre télé réalité et/ou les ****** que nous pondent les maisons de disques.
L'autre pendant selon moi est l'impacte que les écris des écrivains de SF ont sur la société.Bien que le sujet me soit moins famillier quelques exemples me viiennent à l'esprit: les lois de la robotique d'Isaac Azimov, l'origine du mot robot, la place que possède la Sf dans la conquète de l'espace. Beaucoups d'auteurs tout du moins par le passé était des scientifiques qui se sont servi de leur livres pour exprimé leur vision de cette conquète l'influençant par la même.
Tous ces exemples pour expliiquer ceci:
Je pense que les récits de science fiction sont un mirroir, on part d'une situation réelle X et par l'imagination on la développe pour arrivé à une situation Y (l'histoire).Je tiens à signaler que "le coté réel" peut être très minime.
Et là par déformation, amplification, modification, extrapolation ou inversion notament pour les uchronies . L'auteur Montre les limites de nos sociétés et ceci dans tout sorte de champs: politique, économique, sociétale, ethnocentrique, culturel etc
C'est d'ailleur grâce à la lattitude que leur permet la notion d'imaginaire que ces livres peuvent avoir un regard fort critiques sur nos société et un impacte important:
Un auteur dont le livre est basé sur ses comtemporains est obligé de respecter certaines contraintes pour garder la cohérence de son histoire. Alors que pour l'écrivain de SF le problème ne se pose pas, ses seules contraintes sont dues à l'histoire qu'il narre, lui permettant de ce concentrer sur son sujet et ce qu'il veut denoncer.
De plus le fait d'être dans l'imaginaire permet une distanciation du lecteur face à ce qu'il lit, ce qui rend les thèmes abordés moins violent à ses yeux, ou tout du moins cela remet moins en question sa vie quotidienne. Ce qui permet de faire passer des idées et des concepts plus facilement.
Je termine ce premier message en signalant que bien entendu la forme (ce qui malheureusement n'est pas mon cas) n'est pas à négliger, que le fond ne justifie pas un livre indigeste et que bien sur ce que j'ai écris ne s'applique pas automatiquement et à la lettre pour tout les ouvrages de SF. Certains n'ont d'autres buts que de divertir, certes mais beaucoups soulèvent des problèmes de fond et c'est ce qui fait pour moi tout le charme de ce type de littérature: s'aérer l'esprit tout en refléchissant c'est pas le bonheur ça?
Donc si il y a des gens qui sont intéressés par le sujet je me ferai une grande joie d'en discuter avec eux. (les priants par avance d'excuser mon français parfois limite du point vu de l'orthographe)
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 06/11/02 17:18
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Comme je te le disais lors d'un autre échange de vue, j'adhère complètement à ce point de vue. On pourrait l'illustrer en prenant certains thèmes propres à la science fiction :
- Les robots (avant les 3 lois) ou l'intelligence artificielle prenant le contrôle des detinées humaines : celà correspond aux questions de société sur le progrès, sur l'appropriation de l'histoire...
- Les utopies : elles affirment l'idée que d'autres formes d'organisation sont peut-être possible, mais qu'elles ont leurs revers
- Les dystopies et romans post-cataclysmiques : ils s'agit souvent d'une dénonciation d'un travers actuel de la société, qui, exagéré, remet en question la survie de l'espèce.
- Le Mutant : dans la littérature, il est le plus souvent bon, poursuivi aux fins d'exploiter ses pouvoirs dans un sens mercantile ou manipulatoire. Il symbolise l'autre dont on se méfie, et nous renvoie à nos propres réflexes d'intolérance,
- L'extraterrestre : Il intervient à de nombreux titres. Il peut être le "persan" de Montesquieu, par lequel on voit notre monde avec d'autres yeux. Il peut être l'exemple de société parfaite que la nôtre va corrompre, ou celle de la société dominatrice dont nous nous lbèreront. Dans ce cas, il incarne nos peur des puissances étrangères. Ce n'est pas si le cinamé américain insiste plutôt sur le dernièr aspect.
On pourrait multiplier les exemples. Ces parrticularités font de la SF une littérature philosophique et "politique" (au sens de "citoyen" ou "sociétal") par nature. C'est dire si le cinéma grand public la dénature.
Cordialement vôtre,
Théo.
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 06/11/02 17:34
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Très bon sujet ça, si si, avé des reflexions plus que pertinentes! Bon, laissez moi juste digérer tout ça, et on en recause.
Théodoric, à ta liste je rajouterai juste l'uchronie, manière de concilier histoire et SF: à la question "que se passerait-il si", correspond la même interrogation, tournée, elle, vers le passé, "que se serait-il passé si". Ce qui permet de contourner le froncement de sourcils du prof d'histoire lorsque l'on lui demandait "et si...", et débride donc complètement l'imagination. Je reste personnellement convaincu qu'intérêt pour l'histoire et pour la science fiction ne s'excluent pas l'un l'autre et permettent d'élargir considérablement notre réflexion dans un domaine...comme dans l'autre!
Eldave, historien en herbe et fan de SF qui défend son bout de gras!
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 06/11/02 19:51
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tu dis que la Sf et l'histoire ne s'exclut pas, je dirais plutot quelle se compléte de façon fondamentale pour apprécier Le maitre du haut chateau de K dick il faut connaitre le résultat de la seconde guere mondiale.
Au même titre 1984 mis en parrallele avec l'histoire du régime soviétique est élloquent.
Mais j'irais plus loin, je pense que la Sf au même titre que beaucoups d'autre oeuvre gagne à être lu avec un recule non pas seulement scientifique: vérifiable par l'expérimentation mais aussi au niveau des sciencce sociale(économie,etnologie, sociologie, anthropologie,etc). Un exemples "Les amant etranger" de philippe José Farmer qui est un très beau plaidoyer pour la différence et la tolérance mais qui recèle une critique sociologique du modèle religieux protestant assez bonne notament sur la notion de plaisir.
Cela dis l'interet de la SF, je ne parle pas d'heroïc fantasy qui est généralement plus plate de coté là bien que l'on puisse trouvé des sujets telque l'existentialisme (Elric de Moorcock en est l'exemple).
Donc l'intéret de la Sf repose comme je le disais plus haut sur le fait quelle permet sans pour autant avoir un savoir académique de réfléchir sur des sujets qui nous touche directement. On pourrait dire quelle "vulgarise" des thèmes ardus.
CF l'echelle de Darwin romans de Greag bear ,si je ne me trompe pas, qui parle des avancé de la sciences moderne sur l'etude des retrovirus et qui soulève notament les problèmes de santé publique. Comment réagir en cas d'épidémie, à partir de quel moment l'intéret générale prime sur l'individuel. Avec aussi au passage un flirt avec les thèses évolutionistes de Darwin.
Ce sont des Sujet pour lesquels nos analyses ne sont pas neutres, car on touche notament à l'individualité. Le poids des religions notament en est un exemple car cela touche et à des notion telque la foie et la liberté d'opinion.
Donc voila pour le moment je dois aller manger donc j'arrete là pour l'instant. Je sais vous vous en moquer mais je dois dire que les nourritures intellectuelles ne suffisenrt pas tout le temps.
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 08/11/02 13:48
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* J'aimerais faire une petite distinction (je ne suis pas sûr qu'elle ait été assez clairement mise en valeur) entre deux types (grossièrement parlant) de SF:
- la SF à la sauce Lovecraft (et je défie quiconque d'y voire une réelle inspiration philosophique, la seule chose qui éclate dans ses écrits étant sa xénophobie); celle-ci est disons une "littérature d'effet" jouant plus sur la forme que sur autre chose: ses histoires se ressemblent toutes, ce qui compte est l'effet provoqué sur le lecteur au moment de la lecture (et ne vous méprenez pas, je dis cela dans le plus grand respect de Howie);
- la SF "des maîtres" (Dick, Asimov, etc...), qui se trouve plus être une littérature de réflexion, et se place plus souvent sur le front de la forme (attention! je ne dis pas que les deux sont exclusifs l'un de l'autre, cependant quand bien même le contenu de ses livres est passionant, Zelazny écrit stylistiquement comme un pied); le problème en ce qui les concerne, à présent, est que la réflexion peut prendre trop de place dans le concept du livre (je n'ai commencé à saisir réellement la portée du 'Maître du Haut Château' que depuis que j'ai lu plus profondément sur le Yi-King); on risque trop d'arriver à une littérature certes de haute volée, mais qui ne se base plus que sur l'auto-citation (si on n'a pas les mêmes connaissances que l'auteur, inutile de le lire)!
Bien sûr, rien n'est ni noir ni totalement blanc; et j'ai l'impression qu'après la période "des maîtres", les auteurs de SF actuels écrivent plus 'lisiblement' (ou alors je me fourvoie, mais indiquez-moi les noms à lire, alors).
En dernier lieu, et en tant qu'anecdote, je dois admettre que le roman de Spinrad qui m'a le plus fait vibrer est 'The Process' (le processus), traduit en français sous le titre 'les miroirs de l'esprit', je crois. C'est une fiction, on touche à la fiction scientifique sur certains points, mais ce qui fait vraiment peur (et je pèse mes mots, cf. le thread que j'avais lancé: ce qui fait peur), c'est que si l'on observe l'histoire de cette secte, et qu'on la compare à la Scientologie et le background de son gourou, on se rend compte qu'on n'a pas dans les mains un livre de fiction...
Ce qui me permet de retomber sur mes pieds, car en parlant de Scientologie, rappelons-nous que Ron L Hubbard est au départ un auteur de SF... Et qu'au vu de la prolifération de cette secte, on peut se questioner sur les motivations de ses livres de SF.
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 08/11/02 14:27
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Bon, là on touche un sujet vraiment tentaculaire.
Qu'est-ce que la SF ?
On pourrait dire c'est un genre littéraire fictif qui s'appuie sur des faits scientifiques plus ou moins imaginaires qui ont une origine dans notre présent (ou passé).
La première SF (celle du début XXe), comme l'a dit Ashmeu, comprenait à la fois ce qu'on pourrait appeler la fantasy (dont la dark-fantasy de Lovecraft), et la "scientifiction", c'est à dire un récit dénué de stylistique littéraire faisant trait à un avenir relativement proche et techniquement utopique.
Aujourd'hui les genres se sont multipliées au point que le problème de définition de la SF est totalement et esthétiquement impossible à résoudre. On ne peut plus la limiter à un genre qui inclut des trouvailles scientifique. Aucun auteur qui se respecte ne donnera une définition fermée.
Autrefois, les histoires de héros musclés aux hormones tombant amoureux de vénusiennes bustées en chaleur après les avoir sauvé d'horribles monstres mutants verts et dotés d'une douzaine de tentacules ne faisaient aucun doute sur leur nature. Un film avec des fusées, des robots, et des extraterrestres hideux, c'est ça la SF.
Mais maintenant... c'est quoi la SF ? Un monde exagéré, créé sur mesure par un démiurge à plume afin de prévenir plutôt que de guérir un futur faussement utopique?
La SF provoque tantôt attirance ou répulsion par sa principale caractéristique. Plongé dans un monde totalement différent, ou alors si identique au nôtre qu'il faut chercher l'anomalie, le lecteur doit comprendre le fonctionnement de ce monde, et déduire comment on en est venu là à partir de son présent, si telle chose avait été possible.
Le futur dystopique est exorcisé lorsque l'on écrit ou lit la SF. Parce que la SF ne parle que d'une chose, sous ses couverts scientifiques et technologiques : de notre monde, de l'humanité, de nous, lecteurs et spectateurs. De ce qu'il va devenir.
Aujourd'hui, donc, il est impossible de recenser les rejetons hybrides et magnifiques de la SF. Regardez Werber, regardez Dantec, et plus loin encore, regardez Huxley et Orwell. Regardez même s'il le faut Wells et Vernes, et vous y verrez un curieux mélange entre la SF et tous les autres genres existants. A l'heure où j'écris, naît sans doute un nouveau genre de SF. A la manière des créatures de la saga Alien, la SF évolue sur la même base, passant d'un auteur à l'autre sans jamais se ressembler, en perpétuelle mutation.
Comme le disait si bien Spinrad, il n'existe qu'une définition de la science-fiction qui me paraisse utilisable et sensée : 'la science fiction c'est tou ce qui est publié sous le nom de science-fiction'.
CQFD.
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 08/11/02 15:21
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Je pense que la SF est beaucoup plus en prise avec la réalité que les autres formes de littérature : Un roman contemporain ou historique est indéniablement une déformation de la réalité ( quand bien même le roman est historiquement "irréprochable", ce n'est qu'une aproximation, tout les aspects ne pourront être étudiés). Lorsque le lecteur ouvre un livre classique, il sait d'instinct que c'est une fiction.
Par contre avec la SF, le problème se pose à l'envers : ce qui se passe dans le livre (ou le film) est la résultante directe du présent, c'est notre avenir. Le fait de s'imaginer dans le futur transforme le présent en passé, toutes nos actions d'aujourd'hui conditionne ce qui va se passer dans le livre.
D'ailleurs comme vous l'avez dit plus haut, il y a pléthore d'exemples qui montrent que la SF peut prevoir notre avenir (bon d'accord c'est pas la Psychohistoire ) : Le Cyber Punk et sa "toile", le Meilleur des Mondes avec la procréation assistée et ses pillules du bonheur (prozac). (******** .... j'avais pas pensé à "des hommes protégés" !!!!).
Sur le sujet, j'ai lu, il y a quelques années un article dans le Monde Diplo fort intérressant. Je vais chercher.
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 08/11/02 20:33
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sur l'article du diplo je suis intéressé, si y'a moyen que tu puisse le mettre en ligne je suis preneur (j'adore ce canard, ces publications sont en générale très critiques, pertinentes, et écris par des gens qui savent de quoi ils parlent ce qui n'est pas forcément toujours le cas chez les journalistes. mais le but n'est pas d'en faire l'apologie).
Avant toutes choses je dois vous remercier de vos réponses elles correspondent à ce que je souhaitais quand j'ai lancé ce sujet.
bon je voudrais réagir à plusieur choses qui ont été écrites la première par rodeur (toi t'es un copain de speudo cf le mien).
Tu parles des parutions du début du 20 eme siécle ce que l'on appelle "les pulps" avec en premier des parutions hebdomadaire telque Amazing Stories ou Astouding Stories, il faut savoir que ces publications étaient destinées à un public jeune et adolescent limitant par la même la portée intellectuelle des oeuvres.Cf le livre de Jacquye Sadoule La Sf au 20 ème siècle (je crois que c'est cela le titre)
Mais des oeuvre telque 1984 d'orwell (écrite dans les années 30) et d'autres récit majeures ont été écrite au début du siècle dernier, je ne les aies plus en tête mais je vais faire des recherches et je les communiquerais ensuite.
Ashmeu nous parle du coté éllististe de certains livres notament chez dick je ne voudrait pas enfoncer des portes ouvertes mais chez dick c'est assez courament le cas, la totalité de son oeuvres est caractérisé par une mise en abimes des récit et une logique que l'on qualifiera pour être gentil de bisard si on ne partages pas ces névroses. Ce qui n'enlève en rien la qualité immense de ses livres.
A propos d'éllistisme c'est d'ailleurs un des reproches qui à longtemps courut vis à vis de la Sf francophone un réputation de prise de chou phénoménal, due à un intellectualisme forcené de ses auteurs au détriment du plaisir de l'histoire.
: quand le fond prime sur la forme.
Ce qui n'est pas le cas chez nos amis de langue anglaise, j'en veux pour exmples les livres d'Ursula Leguin auteur anarchiste et féministe des années 60 et 70 qui dans un de ses livres les plus célèbres: Les dépossédés dresse une peinture au vitriole des deux super puissances et de leur systhème économiques respectifs sans pour autant lasser son lecteur ou sa lectrice.
On peut trouver nombres d'exemples différents: spinrad, Gibson, herbert, Ian m. Bank, brunner, Asimov,Card j'en passe et des meilleurs qui ont la capacité de nous faire rêver
tout en nous donnant un fond très pertinent et intéressant.
Quand à la simplification des idées dans les récits, je ne sais pas trop. C'est vrai qu'une tendance générale va vers une simplification, mais il reste des livres que l'on peut considérer comme de la Hard science (l'expression n'est pas de moi) ex: la trilogie de Mars( rouge, verte bleue) de Kim Stanley Robinson (ancien de la Nasa) qui véhicile es concepte scientifique assez costaud et d'autre histoires qui on des raisonnements plus profonds.
Je crois que l'une des raisons de ces simplifications est la place de l'image ans nos sociétés. Le lecteur doit pouvoir comprendre vite, sur un rythme éffréné ce qui pose des contraintes à l'écrivain. Car ne nous leurrons pas les livres sont en compétition directe avec la télé et le cinéma ce qui les obligent plus ou moins à utilisé les mêmes types de codes que leurs adversaires. Mais Le problèmes de fond ici est à mon avis plus la marchandisation de l'oeuvre et sa rentabilité. Bien que ceci soit un autre débat.
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 10/11/02 20:31
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En voilà un qui connaît bien son sujet. Dommage que davantage de personnes ne participent pas au débat. Je suis heureux de voir quelqu'un qui connaît aussi bien la SF!
Bon alors je n'ai strictement rien à dire par rapport à ce que tu as dit, Hyaragorne, mais je pense que nous pouvons faire un petit quelque chose pour nos amis forumeux.
Je propose de recenser quelques bouquins documentaires sur la SF qui m'ont été très utiles (et le sont toujours, d'ailleurs!).
Le Guide Totem de la Science-Fiction, par Lorris Murail, aux éditions Larousse.
Une histoire de la SF, par Jacques Sadoul, récemment aux éditions Librio (cinq ou six tomes, et je vois que tu l'as cité Hyaragorne!)
Escales sur l'Horizon, préface à lire de toute urgence. Il y a trois tomes de ce livre, un pour chaque année. Celui-ci pour 1998, rédigée par Serge Lehman; Escales 2000 pour 1999, par Jean-Claude Dunyach; Escales 2001 pour 2000, par Sylvie Denis, le tout aux éditions Fleuve Noir. Ce sont des recueils de nouvelles passionnantes, et dont les préfaces sont extrêmement utiles pour se faire une vague idée de la définition du terme science-fiction, son origine, ses motivations, son intérêt...
Tiens, c'est bizarre, ça me rappelle un thread du forum... m'enfin passons.
Je pourrais vous citer des douzaines de bouquins de SF géniaux, mais je préfère vous laisser avoir une opinion par vous-même. De plus, le sujet a déjà du être ouvert par le passé.
Sinon c'est quoi le "Diplo" ? Un mag de SF, de littérature ? Pourquoi que je le connais pas, alors???
Bien à vous!
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 11/11/02 22:13
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Une reréponse à chaud, parce que je viens de rentrer d'un éprouvant week-end de ski passé à perfectionner mon tarot.
Alors, en SF, j'adore la hard science. Pourquoi ? A première vue c'est viscéral, à deuxième vue aussi. Ce qui me plaît c'est l'imagination dévorante projetée aux concepts les plus abscons de la science, tout ça en respectant une certaine rigueur. Et alors, bien amenées, les idées les plus folles deviennent aussi concrètes que possible. En même temps ça permet de rêver à l'infinie complexité de la nature. Rien que ça.
J'aime aussi l'aspect critique sociale, on a vu tout ce qui est imaginable comme société passer sous nos yeux de lecteurs émerveillés. Sans devoir se plier aux contraintes du roman historique, ou contemporain.
Et puis aussi l'exploration de l'esprit humain, dont Philip K. Dick donne sans doute les meilleurs exemples. En confrontant par l'imagination l'Homme aux situations les plus diverses (les scientifiques diraient "en réalisant une expérience de pensée") l'auteur révèle comme par les tarots de Nova de Delany les tréfonds de l'âme humaine. Et là je m'aperçois que j'ai commis l'exploit d'être encore moins clair que dans mon post précédent.
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<Tabouretomane> t'as surtout pas envie qu'on t'emmerde
<Tabouretomane> comme tout le monde, certes
<Tabouretomane> mais un peu plus quoi
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 12/11/02 14:12
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Merci, Krachunka, pour cet excellent article. J'en profite à mon tour pour vous recommander, à tous, la lecture mensuelle du Monde Diplomatique. A la longue, on finit par prévoir comment Ignacio Ramonet et sa bande commenteront l'actualité, mais, au moins au début, vous trouverez ce point de vue structuré, argumenté, original et cohérent, ce qui est indispensable et salutaire en ces temps de "pensée unique".
Mais revenons à la SF.
Pour les livres qui m'ont guidés dans ma jeunesse, sur les chemins de la SF, j'avais le "catalogue des âmes et cycles de la science fiction" de Stan Baretts (orthographe du nom incertaine...) chez Denoël, coll. présence du futur. Il a été réédité, après réactualisation, en deux tomes sous le titre "le science-fictionnaire". Depuis le rachat de la collection PdF par Folio, je ne sais pas si il est encore disponible.
Cordialement vôtre,
Théodoric
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Dernière mise à jour par : Théodoric le 12/11/02 14:15
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 12/11/02 14:38
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Holà ! Ne partez pas sans moi dans cette discussion !
La SF à mon sens, apporte à l'auteur un avantage intéressant, tout comme la fantasy : traiter d'un sujet (on n'invente rien à ce niveau là) en s'afranchissant des limites de "la réalité". Ainsi je peux parler de religion sans parler de christianisme ou d'une autre religion existante, je peux parler de guerre sans parler d'une guerre qui a eu lieu, je peux parler de pollution sans parler de la couche d'ozone de notre terre.
Bref, la SF c'est la liberté.
Evidémment, la SF d'anticipation des années 70, celle qui annonçait la fin du monde sous diverses formes est un superbe outil pour dénoncer les problèmes du monde (je sais pas si vous avez lu des recueils de l'époque, c'est que des histoires qui finissent mal !)
Un autre axe, celui défendu par Asimov, est motivé par une passion de la technologie que partagent certaines personnes. A son époque, l'idée qu'il puisse exister un robot était suffisamment curieux pour donner envie de lire une histoire qui en parle. Aujourd'hui, on en est à des questions plus profondes (la possibilité pour une machine d'avoir une âme, d'être vivante, par exemple).
Asimov et ses pairs ont amené la notion de hard-science car ils aimaient la science, la vraie, et s'en inspiraient largement, plutôt que de délirer comme on le ferait dans de la fantasy (nul besoin de justifier l'existence de la magie). Du coup, le hard-science ne plaît pas à tout le monde, mais celui qui aime la science se régale dans les méandres de logique technique qui soutiennent la structure de ces histoires.
On obtient ainsi à mon avis d'excellents récits, dans lesquels il n'y a ni guerre ni combat, ni haine, ni sexe, mais simplement une structure logique qui ravit l'esprit.
Je dois avouer qu'en grandissant, tout comme mes goûts cinématographique ont évolué, j'ai découvert des auteurs qui poussaient plutôt du côté "humain", dans la SF, et j'adore Dan Simmons et Pierre Bordage, par exemple.
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 12/11/02 14:47
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Citation :Message de overzaz
On obtient ainsi à mon avis d'excellents récits, dans lesquels il n'y a ni guerre ni combat, ni haine, ni sexe, mais simplement une structure logique qui ravit l'esprit.
Je dois avouer qu'en grandissant, tout comme mes goûts cinématographique ont évolué, j'ai découvert des auteurs qui poussaient plutôt du côté "humain", dans la SF, et j'adore Dan Simmons et Pierre Bordage, par exemple.
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effectivement on a d'excellents récits avec des notions humaines dans un monde SF, même des récits de chez ZAZ!!
perso moi j'adore 
ps: il est quand le tome 3?
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 12/11/02 15:36
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je suis d'accord avec theodoric le science fictionnaire est un très bon ouvrage, qui a le mérite de donné des définitions assez précises des différent type de SF existant ainsi que dans le deuxièeme volume une bibliographie assez exhaustive de différents livres dits de réference.
krachunka l'article du diplo va tout a fait dans dans ma vision de la SF comme litterature maximaliste. j'en profite pour vous conseiller aussi les cahiers du monde diplomatique qui s'appellent: Manière de voir.
A propos de la Hard science en Sf genre que j'apprecie au plus haut point à cause de l'alliance entre imaginaire et science reelle ou plutot, je devrais dire que j'apprecie les extrapolations faitent sur une base scientifique rigoureuse.
Je dois tout de même mettre un bémol que l'actualité m'a fait découvrire (toujours à mon avis).
En effet ce genre de roman à tendance parfois à tomber dans le scientisme (je crois que c'est comme cela que l'on dit) C'est à dire dans un positivisme scientifique qui tendrait à faire croire que toutes les découvertes que l'on fait sont bénéfiques, que si l'on laissait les scientifiques décidé d'eux même l'avenir serait beaucoups mieux.
Par rapport à cela je dis attention c'est très dangereux car il ne faut pas oublié et la SF
le prouve aussi. les progrès scientifique ne sont pas obligatoirement bénéfiques, les scientifiques ne sont pas exempts de tout reproche notament lorsqu'ils ya collusion entre eux et les interets financiers ou le pouvoir (quel qui soit). L'on peut trouver nombres d'exemples actuellement dans les milieux de la recherche médicale et pharmacologique qui prouvent cela.
Raisons qui permettent de rebondir sur les mesages d'overzaz et d'Elric sur la Sf humaine.Là je dis "banco" car c'est à mon avis une des principales qualités des oeuvres de SF. Je dirais même plus humanisme, un grand nombre d'oeuvre sont caractèrisé par un humanisme profond, où l'on considère l'autre sans préjugés ni a prioris, ou parfois le contraire de façon très poussé pour en montrer l'horreur.
Les amants etrangers de Farmer, le Cycle de tschai de vanvogt (ou vance je ne sais plus j'ai tendance parfois à les confondre) en exemples du premier arguments, et la romance de ténébreuse de marion Zimmer Bradley qui nous décrit une société de type patriarcale, phallocrate, mysogine et moyenageuse sans ambages. Pour y denoncer la place de la femme, qui y est considéré comme quantité négligeable voir presques comme un animal en exemple de mon 2eme arguments.
Pour changer de sujet, dans un messages précedent je parlais d'oeuvres de réferences écrites dans les années du début du 20 ème siècle j'ai pas eu trop le temps de rechercher: j'ai été pris par l'organisation d'un championnat de france et je suis en déménagement perpétuel depuis + de 6 mois.
Mais en y repensant il me vient à l'esprit les oeuvres de Lovecraft qui font tout de même références dans leur genre. Même si on est en desaccord total avec les vision xénophobe de leur auteur, ainsi que les cycle des épées de fritz leiber.
Je sais que c'est de la Fantasy mais c'est tout de même un cycle qui est considéré comme une des pièces créatrices du genre.
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Dernière mise à jour par : hyaragorne le 12/11/02 15:45
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Réponse au Sujet 'La SF ses motivations, ses buts, son intéret' a été posté le : 12/11/02 15:39
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Overzaz, je partage ton point de vue, mais lorsque tu parles de la liberté de l'auteur de SF, il me semble souhaitable de nuancer ton propos.
Asimov, que tu cites à juste titre à propos de "Hard science" a également posé d'intéressantes règles sur l''usage de la liberté : en substance, il estime qu'un roman, policier, par exemple, est intéressant lorsque le lecteur est placé en position de déterminer à l'avance l'issue de l'enquête. La chute de l'histoire lui permet d'infirmer ou de confirmer ses hypothèses, et, par là même, de se mesurer avec l'auteur.
Evidemment, l'auteur pourrait tricher aisément, en ne donnant pas toutes les informations, ou en faisant intercvenir un "deus ex machina", comme ultime clef de l'énigme. Le lecteur est alors frustré par le fait qu'il lui était impossible de deviner la solution. Mais il comprend aussi que l'auteur n'a pas joué le jeu en lui cachant une information essentielle.
Or, dans la littérature plus ou moins réaliste, l'auteur peut supposer que certains éléments de son récit sont acquis par l'expérience. L'auteur de science-fiction, lui, doit vraiment jouer carte sur table. Il doit tout décrire, tout révéler, tout expliquer des rouages de son scénario, par le fait même que nul n'a l'expérience du robot, du voyage dans l'espace, ou de la vie des colons terriens sur Mercure.
En outre, là ou un auteur de romans réalistes ou historiques n'a qu'une obligation (certes non négligeable) de cohérence historique et sociale, et peut s'appuyer, à cet effet, sur une solide documentation, l'auteur de SF doit lui rendre cohérent et crédible, précis et sensible un monde et des faits issus de sa seule imagination. Cette démarche de projection de causes et d'effets "ex nihilo" est une démarche spécifique de la SF, mais en n'est pas forcément plus aisée que le travail de documentation historique, géographique ou social des autres auteurs.
La nécessaire crédibilité de cette littérature de l'imaginaire permet également de renouer avec les idées développées par les précédents intervenants de ce sujet : Il faut nécessairement au lecteur des points d'accroche au récit. La SF est donc imaginative en à peu près tout, à l'exception de l'Homme (il faut que nous, lecteurs, puissions nous identifier aux personnages) et des situations sociales, politiques ou économiques, empruntées au réel.
En ce sens, j'ai du mal à imainer un roman de SF dans lequel il n'y aurait pas une forte dimension humaine, puisqu'il s'agit d'un des seuls points d'attache possible entre d'une part, l'auteur et son monde, et d'autre part le lecteur.
La "liberté" de l'auteur de science-fiction, du fait de ces contreparties très lourdes, n'est peut être pas si enviable... en tout cas, elle pousse nécessairement les meilleurs auteurs, comme je l'ai déjà affirmé, à explorer des problèmes de société avec cette distance et cette transposition qui a caractérisé, à d'autres époques, le conte philosophique (comme par exemple, Gargantua, Zadig, Candide, Emile, ou Les voyages de Gulliver)
Cordialement vôtre,
Théodoric
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Dernière mise à jour par : Théodoric le 12/11/02 15:42
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-------------------- Jeune depuis plus longtemps que vous !

L'abus de modération est dangereux pour la santé.
Merci de jeter votre dévolu dans les réceptacles prévus à cet effet.
Restons fer-plaie !
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