Bleu

-= Chaos Servants =-
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"Translucilve et l'archange" transformation a été posté le : 31/08/05 12:12
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Comme c’est beau…Comme c’est beau toutes ces étoiles, toutes ces lumières, celles qui ne sont regardées par personne sont plus éclatantes encore…
Le disque brillant là haut, comme la coupole de l’archange dirige les pas, les destinés.
L’archange se meurt, l’archange expire, il agonise et se laisse prendre loin de lui.
Chapitre Premier
Transformation
Là, une étoile filante. Comme c’est beau. Translucilve admire, chaque nuit ce spectacle pourtant si délaissé par les siens. Elle sait combien une beauté ignorée n’est que plus charmante. Elle retourne toujours au même endroit, elle le connaît par cœur et seul Leucite sait ou la trouver. Cette passion pour la nuit, quelle drôle d’idée, ne pas en parler est la meilleure des choses… Que diraient les siens… Ils l’accuseraient de complots, de sorcellerie et de toute une multitude d’absurdités sans chercher à comprendre qu’il ne s’agit peut être que d’une différence de caractère. Dans son village Translucilve est un peu, comment dire, différente… Ses goûts, ses idées, sont bien loin des conventions établies. Malgré tout, elle a une présence et une originalité qui lui donne une charme hors du commun. Toute petite déjà elle ne faisait rien comme tout le monde et plus entêtée qu’autre chose elle semait le désordre dans sa famille. Ne supportant aucune autorité, elle fut le calvaire d’une mère qui jamais ne lui pardonnera ses années difficiles, installant entre elles un mépris et une incompréhension qui blesse chaque jour un peu plus la jeune fille... Elle aime ainsi à se retrouver dans ce lieu isolé loin d’une société qui ne lui ressemble pas.
Il est bien tard, Translucilve contemple une dernière fois le ciel brillant. Il faut partir. Elle se relève, soulevant sa longue jupe blanche. Le pas nonchalant et à contre cœur elle rejoint son toit, ce qui lui sert de maison et qui pourtant dans son cœur n’a aucune valeur. Tout pourrait brûler elle est persuadée qu'elle n’en aurait aucune larme. Les chemins de terre sont vides, la Lune pâle et grise. Elle aime cette atmosphère livide et sans vie, ces couleurs froides et brillantes. C’est inhabituel pour une demoiselle de son âge…
Comme chaque soir elle refait le même chemin. Mais ce soir il faut qu’elle accélère le pas. Plus vite, plus vite. La nuit avait rarement été aussi sombre. C’est la première fois qu’elle revient si tard, même les esprits du Grand Lac sont éteints.
Tout en accélérant, elle admire encore et toujours ce seul moment où le monde se révèle sous sa vraie identité.
Alors que les environs sont plongés dans un silence anonyme, une petite lueur au loin attire le regard bleu de la jeune humaine. Il fait froid, il est tard, ses yeux se brouillent, plus elle approche et moins elle voit, plus elle approche et plus ses jambes fléchissent. C’est au bout du chemin. Juste avant le village. Là. Elle accélère encore et toujours le pas, de plus en plus avide de curiosité. La lueur devient de plus en plus grande, de plus en plus floue, un ombre s’avance. Alors que Translucilve ne peut s’empêcher d’approcher, une goutte de pluie tombe sur son front, puis une autre, encore une autre, et c’est finalement une grosse averse qui s’abat sur la contrée. La lueur pâlit mais en aucun cas ne disparaît du centre d’intérêt de la demoiselle. Elle s’en rapproche de plus en plus, les yeux noyés par la pluie diluvienne, par la fatigue et une sensation étrange qui s’accroît. Le pas de plus en plus lourd, chaque mètre parcouru devient un effort impossible. A la fois lourdes et molles, Translucilve a l’impression que ses jambes ne la portent plus et elle manque à chaque instant de s’écrouler dans la boue. Les yeux toujours fixés sur cette lueur qui ne faiblit pas, elle résiste. La pluie tombe toujours. La lueur si lointaine est devenue proche. Plus que quelques pas. Elle y est. La pluie de plus en plus forte, créé un rideau opaque entre Translucilve et cette lumière. Les yeux dégoulinants d’eau elle s’approche. Ça ressemble à un être vivant, elle ne distingue pas bien les traits mais l’aspect général est celui d’un humain grand et fort. Elle s’approche encore. Les contours se précisent. C’est un homme. Le corps ruisselant, comme porté par la lumière il est en lévitation à quelques centimètres du sol, tête inclinée, inconscient. Translucilve s’approche jusqu’à presque le toucher. Les longs cheveux de l’homme flottent dégoulinant d’une eau lumineuse. La jeune fille tend le bras, attirée par une force invisible. Elle pose sa main sur la lumière. Aussitôt celle-ci disparaît, l’homme s’écroule. Le corps inerte, Translucilve perd conscience…
Il fait jour, le soleil est timide mais présent. Translucilve ouvre les yeux sur un beau visage. C’est Leucite. Il lui sourit gentiment et l’aide à se relever.
« Ça va ?
-Euh…oui je crois, j’me sens bizarre…
-Qu’es-ce que tu faisais là?
-J’en sais rien… »
Le silence devient gênant. Mais dans une compréhension silencieuse, Leucite ne pose pas plus de questions. Ses souvenirs sont vagues, et pourtant elle sait qu’elle a vu le visage de l’homme, mais impossible de se le rappeler. Elle se relève les jambes tremblantes, avec un mal de tête comme seule la liqueur de son père en avait le secret. Leucite la prend par la taille, l’aidant à marcher. Ils rentrent ainsi sans dire un mot. Leucite est son meilleur ami, elle le connaît depuis l’enfance, leur confiance est fusionnelle. Jamais l’un sans l’autre, des frères jumeaux que la nature aurait séparés dès la naissance. Leucite n’a pas eu la chance d’avoir ses parents, il vit d’amour et d’eau fraîche, comme on dit si bien, traînant dans les rues, cherchant chaque soir un toit pour la nuit. Il ne vit que pour elle, devenue sa seule famille.
Après un bon bain et un bon café, Translucilve va rejoindre Leucite. Se dirigeant tous deux vers le Grand Lac, elle décide de tout lui expliquer. Aussi indécis qu’elle, il ne sait que répondre. Ils s’assoient au bord de l’eau. Les esprits du Lac s’amusent à se regarder dans ce grand miroir, pendant que les plus espiègles éclaboussent les autres, troublants les reflets bleutés. Les deux humains ne se lassent jamais de ce spectacle. Alors que Translucilve chante doucement, Leucite reste perdu dans ses pensées.
Et puis la pluie revient. En quelques minutes ils sont trempés. C’est beau un visage ruisselant, Leucite regarde Translucilve. Il la trouve si jolie, ses yeux sont bleus et clairs, remplis d’une lumière ténébreuse, ses cheveux longs et dorés. Translucilve lui sourit. Elle aime tant la pluie. Souvent elle s’y abrite mêlant de manière invisible ses larmes à celles du ciel. C’est si facile de pleurer sous la pluie, de pleurer avec les Dieux.
« Je sais que tu adores la pluie mais je vais quand même te chercher une veste, tu vas te rendre malade. Bouge pas j’arrive ».
Leucite se lève rapidement et fonce vers le village. Seule, Translucilve regarde le Grand Lac. Alors qu’elle fredonne encore et toujours sa chanson, l'averse devient étrangement chaude et l’eau du Grand Lac presque lumineuse. La pluie qui y tombe est une pluie de lumière. Translucilve se relève rapidement. Soudain sur le Lac l’ombre flottante de la veille réapparaît, Translucilve n'en croit pas ses yeux. Elle est encore plus belle et plus brillante que la dernière fois. Debout, le corps impuissant, la jeune fille est comme paralysée, elle ne peut ni fuir ni approcher. Elle regarde alors cette lueur s’approcher doucement, volant au dessus du Lac. Elle vient à Translucilve, complètement fascinée par la beauté de cette apparition. Le corps inerte de l’être est le même que celui de la veille. Porté par la lumière qui le conduit à Translucilve, son visage se précise. Les traits sont aussi fins et féminins que bruts et durs. Sa peau bleutée, parsemée de reflets mauves et d'étincelles blanches semble être de cristal. De longs filaments lumineux ondulent sous la pluie, semblables à une chevelure divine. Les yeux de l’homme s’ouvrent brusquement, éclatants, ils renvoient un éclair aveuglant. Le corps brillant est alors pris de convultions violentes, son torse se contracte et se tord comme pris d'une douleur silencieuse. La tête en arrière, il semble possédé. La lumière le dépose devant Translucilve. Les rayons si aveuglants s’évanouissent. L’homme repose à terre. Ses paupières se sont refermées et sa peau brillante s’est éteinte. Son corps et silencieux et immobile. Translucilve s'approche doucement. Il ouvre doucement les yeux. Son visage est angélique, ses cheveux blonds cendrés sont d’une longueur incroyable, dansant sous une brise légère comme des serpents suivant leur charmeur. Sous ses yeux extrêmement pâles, d’un bleu presque blanc, un liseré noir se dessine et des larmes indélébiles coulent et s’estompent au fur et à mesure des joues. Il est vêtu entièrement de noir et de grandes cuissardes de cuir masquent une grande partie de ses jambes. Translucilve le reconnaît aussitôt, elle l’a vu tant de fois dans ses rêves. En bien ou en mal cet homme fait partie d’elle, elle le sait. Il a les mêmes yeux blancs et envoûtants qu’elle retrouve dans ses rêves, dans ses cauchemars. Elle en avait souvent parlé à Leucite, lui expliquant qu’elle rêvait d’une personne qu’elle n’avait jamais vu et dont malgré tout elle était persuadée de l’existence.
Il la regarde. Aussitôt une étrange sensation trouble la jeune fille. Elle est comme inexorablement attirée. Elle ne peut rien faire. Ses gestes ne sont plus les siens, ses mouvements ne lui appartiennent plus, la sensation étrange et nouvelle de n’être qu’un pantin la submerge. Elle se penche et aide l’homme à se relever. La pluie est redevenue glaciale. Les esprits du Grand Lac ont disparut et une brume légère envahit les alentours comme un fantôme qui envelopperait sa proie dans un linceul étouffant. Un petit vent frais vient rafraîchir le visage de Translucilve, faire chanter les feuilles et danser les ombres dans la nuit. La Lune semble grandir et observer le monde sous une lumière spectrale. La pluie balaye les formes, les contours et Translucilve se surpend à admirer le visage ruisselant du jeune homme. Spectatrice de ses propres mouvements, elle prend l’homme dans ses bras, il la sert fort contre lui et sans dire un mot, caressant son visage, pose ses lèvres sur les siennes. C’est une douleur atroce qui s’empare alors de la jeune fille, tout son être brûle et ses yeux se remplissent de sang noir. Elle sent un désir et un dégout l'emporter loin de la réalité. Ses veines se gonflent. Son corps tout entier est paralysé de douleur. La racine de ses cheveux si pâles devient soudainement foncée et une ombre semble descendre le long de la chevelure. Impuissante, elle s’horrifie de voir ses mains caresser le visage du jeune homme.
« Translucilve ? »
C’est Leucite. Surprise, elle voulu se jeter dans ses bras, mais rien de ce qu’elle essaye de faire ne se fait.
« Quoi ? Qu’es-ce que tu veux ? T’as vraiment le don d’être là quand on n'a pa besoin de toi…, répond-t-elle d’une voix sèche et dure.
-Je… euh… », complètement désemparé par la réaction de son amie, Leucite jette la veste à terre. Il s’enfuit sous le regard moqueur de l'inconnu. La rage et la jalousie l'envahissent et il lance un regard noir et mennaçant à celui qui sert fort sa Translucilve, à celui qui embrassse sa seule amie, à celui qui lui prends sa raison de vivre.
« Quel caractère demoiselle, il faudra corriger celà à l’avenir, dit-l'homme dans un rire sarcastique.
-Qui êtes-vous ?réussit à articuler Translucilve.
-Je suis Opale demoiselle », souffle-t-il dans un baiser.
La même sensation saisit de nouveau la jeune fille. Les lèvres d'Opale sont froides, sa bouche glacée. Comme si on lui transperçaient les lèvres Translucilve sent de grandes et fines aiguilles. Une douleur aïgue foudroie son âme. Des larmes de souffrance coulent sur ses joues et sa seule idée est de se libérer pour retrouver Leucite. Un filet de sang pourpre apparaît au coin de sa bouche et parcours tout son cou jusqu'à se noyer sous la pluie. Elle s’efforce de se contrôler, se concentre, rassemble toutes les idées de son esprit uniquement pour celà. Sa main parvient à se dégager de celle de l’homme, sa bouche meurtrie également. Elle reprend le contrôle. Surpris par cette résistance, le visage si angélique d'Opale devient pâle et dur. Elle se dégage de son étreinte et s’enfuit, courant de toute ses forces. L’homme se lance à sa poursuite. Les paysages se confondent, coulent, se mélangent et se fondent. La vision de translucilve est encore trouble, ses yeux remplis de noir. Elle tente dans une course éfrénée de se reconecter à la réalité. Elle s’essouffle très vite et réalise qu’elle ne pourra égaler en vitesse. L'homme est de plus en plus proche, sa rapidité est presque irréelle. Elle sent son souffle froid sur sa nuque et il manque à chaque instant de lui attraper le bras. Mais connaîssant l’endroit comme sa poche Translucilve fonce droit dans les arbres, les buissons, les talus, par delà les chemins les plus sombres, les endroits les moins accessibles, les plus dangeureux. Elle tourne en rond mais par un chemin bien défini. Le pas incroyablement efficace de l’homme est de moins en moins proche, elle l’entend hésiter, tourner, hurler de rage comme un loup affamé. L'atmosphère est pesante et hostile, harmonisée de complaintes bestiales, c'est le chant langoureux de la nuit. Des hurlements de plus en plus stridents et des grognements sourds et rauques colorent le silence. Toutes les bêtes sauvages de la contrées semblent s'être réunies pour un chant lugubre et glaciale. Ce qu'elle entend l'horrifie et remplit son coeur d'une peur déroutante. Elle s'engouffre dans une panique frénétique et un instinct animal dirige désormais ses pas. Elle ne fait qu'un avec la nature et ses mouvements s'y fondent et y deviennent invisibles. Elle s'éloigne progressivement du danger. Le bruit est de plus en plus confus jusqu’à disparaître totalement. Après quelques minutes d’écoute attentive, elle s’écroule par terre, à bout de souffle. Commandée par l'instinct animal son corps n'était qu'une enveloppe de chair. Ne ressentant plus aucune douleur, elle a couru par delà les buissons d'aiguilles et d'épines. Ses jambes tous comme ses bras sont couverts de griffures et décorchures d'où le sang s'écoule abondamment. La pluie redouble de puissance lavant le rouge qui coule le long de sa peau blanche. Elle ne voit presque plus rien, ses yeux sont noyés dans un sang noir qui n’est pas le sien. Cette pâte sombre qui coule sur ses joues est visqueuse et brillante. Complètement désemparée, ne comprenant rien à ce qui vient de se passer, recroquevillée, elle pleure sous la pluie et la nuit qui tombe. Le ciel est noir et profond, la Lune a disparu, mais l'eau ne cesse d'inonder le monde, noyant de tristesse le corps de Tranclucilve.
« Bonjour petite fée, dit une voix douce et chaleureuse, comment te sens tu ? »
C’est la gentillesse de Leucite qui vient de tirer Translucilve de son sommeil. Elle n’est plus sous la pluie, recroquevillée dans le froid mais étendue sur une natte, les bras et les jambes pansées. Elle sourit en regardant Leucite.
« Leucite, je…
-Chut…, repose toi dit-il en lui posant un doigt sur les lèvres, tu as perdu connaissance depuis plusieurs jours. Repose toi, tu n’est pas encore rétablie. Nous reparlerons plus tard. »
Translucilve ouvre les yeux, toujours aussi douloureux, elle les frotte de sommeil. Elle a l’impression d’avoir dormi plusieurs mois.
« Bonjour. Comment vas-tu ?
-Leucite ! Elle se lève précipitamment et plonge dans les bras rassurants de son ami.
"Je t’aime tant, pardonne moi, pardonne moi Leucite, je ne veux plus jamais te quitter, je…"
Leucite pose sa main sur sa bouche comme pour retenir les mots de la jeune fille, et dans un élan doux et calme la sert fort contre lui.
-Tu m’as fait si peur, je n’arrivais plus à dormir… murmura t-il
-Qu’est-ce qui s’est passé ?demanda-t-elle
-C’est toi qui demande ça ? Je te retrouve dans la boue, meurtrie et inconsciente, les yeux remplis de sang noir, les cheveux à demi bruns… Et tu me demandes ce qui s’est passé ?
-Je ne sais plus…Je ne comprends pas…je…".
Des larmes vermeilles ruissellent sur ses joues désormais tatouées de noir.
-Ne pleure pas. Tu es si belle quand tu souris. Raconte moi ce dont tu te rappelles, j’essayerai d’en reconstruire la logique. »
Elle lui dévoile sans omettre aucun détail tout ce qui c’est passé. Le regard de Leucite reste plongé dans le vide, il ne veut pas montrer le mal qui le ronge à chaque fois qu’elle lui parle des baisers de cet homme, de son étreinte, de son souffle… Il ne supporte pas l’idée qu’elle embrasse un homme, qu’on lui fasse du mal, qu’on profite d’elle…
-Leucite ? Tu m’écoutes ?
-hein ? Euh…oui, oui je réfléchissais… Tu sais Translucilve, il s’est passé beaucoup de choses cette nuit là… Lorsque je t’ai ramené dans mes bras au village, il... Enfin… Le village n’existe plus... Il a été détruit, tout était en feu quand je suis arrivé… Tout était saccagé, pillé... Ils étaient tous réunis dans l’église, quelqu’un avait du donner l’alerte, ils ont voulu se protéger... Tu comprends ? Ils ont voulu se protéger... Mais de qui... L’église aussi a brûlé… J’ai… J’ai vérifié… Il n’y a aucun survivant." Leucite est inhabituellement troublé et son regard se remplit d'eau brillante.
Les yeux de Translucilve deviennent étrangement pâle et de grosses larmes rouges coulent sur ses joues. Le pas las et désespéré, elle se dirige vers le lavabo pour boire un peu d’eau glacée. Leucite se lève aussi et la rejoint, se tenant derrière elle. Il regarde dans le miroir. Levant la tête elle fait de même. Elle a du mal à croire ce qu’elle voit, ses cheveux si pâles sont devenus à demi bruns, sous ses yeux les larmes de sang noir sont devenues indélébiles, laissant des marques semblables à celles d’Opale et enfin une cicatrice encore fraîchement recousue couronne le dessus de sa lèvre. Dans un hurlement de rage, elle brise le miroir d’un violent coup de poing.
« Qu’est-ce que je suis devenue Leucite ?" Hurle t-elle.
Leucite prend son amie dans ses bras et essuyant les larmes rouges, il la serre contre lui. Ils restent ainsi un long moment se perdant dans leur réflection, oubliant la terrible réalité qui tente desepérément de les envahir.
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Réponse au Sujet ' a été posté le : 06/09/05 15:14
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Eh bien, pour quelque chose qui n'est que "juste une trame de l'histoire, un petit scénario plus qu'autre chose, pas vraiment bien écrit, sans effets, etc.", c'est drôlement réussi, avec un univers propre, ce qui est très important. Par contre, un petit reproche que je te ferai avec grand plaisir (bah oui, c'est le tout premier que j'ai eu, vengeaaance) : espace plus ton texte , pour que ce soit plus facile à lire
Et puis, continue ! 
Maismais, t'as oublié de leur dire que tu le dessines, cet univers (et bien en plus de ça, ah la garce !)
  
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Réponse au Sujet ' a été posté le : 07/09/05 19:28
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merci ma petite tiltizz
mais tu es bien trop gentille avec moi
c'est pas grand chose ce que j'ai écrit et il ne sert à rien de me lancer des fleurs inutiles!
je suis heureuse que ça te plaise
si tu le désire je te ferai lire le deuxième chapitre qui, à mon gout, et j'ose le dire pour la première fois, réussi!!
si tu veux je pourrai aussi te montrer les dessins!
gros bisous
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Réponse au Sujet ' a été posté le : 09/09/05 19:05
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merci merci
moi qui pensais que personne ne lirai...
merci merci
peut être que si un jour ça vous interresse je posterai la suite!
bisous!
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chapitre 2 "regarde moi" a été posté le : 09/09/05 19:19
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Regarde moi
Il est là. Ses yeux sont pâles, son visage angélique et fin, son regard vide est maquillé de noir, son sourire rassurant. Dans un mouvement calme il prend la main de Translucilve. Doucement il la conduit sur un chemin droit et blanc. Ses cheveux blonds cendrés ondulent sous le vent iodé. La marche est lente et progressive comme un long défilé symbolique. Les paysages sont troubles, d'une blancheur très floue. Et puis le chemin s'arrrête au bord d'une falaise. Le regard de Translucilve s'émerveille devant la beauté de cette nature sauvage. La mer agitée s'engouffre dans les rochers avec un grondement assourdissant. L'écume blanche danse avec les algues et c'est un magnifique mélange de couleurs qui fusionne harmonieusement. La jeune fille a l'impression de connaître cet endroit, d'y avoir passé sa vie, de lui appartenir. Elle sourit à Opale. Le ciel d'un bleu azur dévoile des oiseaux marins pleins de vie, qui tournoient et se donnent en spectacle devant le regard admiratif de la jeune fille. Opale lui propose d'avancer encore, au devant de la falaise, vers l'horizon. Translucilve, fascinée par l'atmosphère si plaisante et si magique, le suit. Opale la précède et c'est le premier qu'il marche au delà de la falaise. Debout sur un sol invisible, il avance dans le vide tout en souriant à Translucilve. Cet incroyable miracle n'étonne même pas la demoiselle qui est comme euphorique et inconsciente. Elle s'avance à grands pas, impatiente de marcher elle aussi sur cette terre inexistante. L'horizon lui tend les bras et elle est inérorablement attirée vers cet homme si différent. Son pied s'engouffre par delà la falaise sous la brise salée, avec une confiance aveuglante.
Mais le sol invisible qui maintient Opale n'existe pas pour elle. C'est en regardant celui-ci, comme un ange noir marchant dans les nuages, qu'elle bascule dans le vide. La chute est interminable, comme un magnifique et gracieux saut de l'ange. Translucilve ouvre les bras et se prépare à embrasser sa propre fin, indifférente à la mort. Qu'est-ce qui peut bien la retenir de toute façon? Mais les rochers sont de plus en plus proches. Elle repense à ceux qu'elle avait aimés. La roche aiguisée se précise. Elle repense à tous ceux qui l'ont trahis. La mort est de plus en plus saisissable. Elle repense à celui qu'elle aime... Où est-il? Peut-être est-il toujours en vie... La résignation quitte soudain son esprit et elle hurle de désespoir, cherchant un moyen impossible de ralentir sa chute. Mais les rochers sont de plus en plus proches. De plus en plus proches. Ses mains comme seule protection, se débattant dans l'air marin, elle voit les rochers face à elle, elle se voit s'y briser, elle y voit sa fin, elle y voit sa mort.
"NON!Je ne veux pas!NON! hurle-t-elle dans une dernière secousse d'espoir.
-Translucilve? hey oh? Translucilve? tu m'entends?
Leucite secoue son amie tremblante. Elle rouvre ses yeux qui se plongent aussitôt dans ceux de Leucite, penché sur elle.
"Tout va bien?
-Euh...Oui...Je...J'ai fait un cauchemard je crois. Begaye-t-elle
-Oui je le crois aussi. Tu t'es mise à hurler j'ai été réveillé en sursaut. Tu tremblais et tu te débattais.
-Toujours le même rêve... Soupire-t-elle
-J'aimerai comprendre ce que ton esprit veut te dire.
-Moi aussi."
Le silence noue leur regard.
Il la sert fort contre lui et l'aide à se relever.
"Partons maintenant, la nuit palit et le jour se lève, nous ne sommes plus très loin de Rafflésie."
Celà fait presque un mois qu'ils ont quitté leur contrée. Marchant à travers les paysages les plus beaux, les plus purs, ils vagabondent en direction de Rafflésie La Grande. Les landes sont infinies et légendaires, comme parsemées d'une couleur d'iréel. Les arbres caressent le ciel, coupole large, dôme puissant, comme des aiguilles d'émeraude, magestueuse et impressionante. Ville de puissance et de pouvoir, Raflésie est une des plus grandes métropoles humaines. Espérant y trouver une nouvelle vie et un nouveau départ, ils se dirrigent vers cette lumière comme le berger suivant sa douce étoile.
La saison des pleurs est finie et le temps des glaces approche. Le froid se fait. La pluie a cédé la place à la neige. Le sol gelé craque sous des pas tremblants d'épuisement. Une douce pluie cristallisée glisse sur leur visage, comme un Dieu aux mains mal fermées qui laisserait échapper de blancs pétales de roses parfumées.
Translucilve chante. Sa voix est claire et limpide. Dans le calme d'une nature vaporeuse, les notes mourantes coulent sur la cruauté du monde. Comme de blancs sanglots sa mélodie glissant sous l'azur d'un ciel marbré de corolles, enchante les coeurs. Leucite est porté par ce chant si puissant et si profond.
Il sourit à son amie. Le froid a transformé le visage de Translucilve. Ses lèvres sont devenues presque mauves, sa peau plus blanche que jamais, ses yeux d'un bleu transparent. Les larmes noires coulant sur ses joues ont viré au bleu ciel. Comme une poussière d'étoile bleuté elle scintillent sur son visage, illuminant son regard qui semble givré par le froid. Leucite la trouve encore plus belle, plus fragile. Il la regarde chanter, fermant les yeux il se perd une fois de plus dans ce monde si étrange qui n'est pourtant que le fruit de Mon imagination...
Encore un jour de marche, encore un jour anonyme, un jour parmis tant d'autres.
L'obscurité commence à s'étendre. Des rayons lumineux s'étendent dans le ciel et de longs rubans de fumée s'élèvent vers la Lune. Rafflésie est proche, ils y seront certainement demain soir. les nuages envahissent le ciel comme de vaillants conquérants de la nuit.Au bout de quelques minutes ils se trouvent dans une obscurité soudaine et impénétrable. Le disque brillant a disparu. Leucite cherche la main de son amie, brassant l'air comme s'il chercher à en attraper les doux parfums. Il attrappe enfin l'épaule de Translucilve. Tous deux s'affaissent dans la glace et l'un contre l'autre s'endorme dans cette étrange osbcurité où toute lumière semble avoir été banie.
Opale s'avance vers elle. Il lui prend la main et lui souriant doucement la dirrige vers un trône d'argent. Elle s'y assit, regardant cet homme qu'elle reconnaît de plus en plus, qu'elle voit partout dans ses rêves. Opale plonge son regard dans le sien et d'une voix mélodieuse et profonde, murmure:
"Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule hélas ! cesse d'être un problème
pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême
Elle seule sait les rafraîchir, en pleurant."
Translucilve se reveille en sursaut. Opale... Encore cet homme... Parlait-il vraiment de lui même ? Est-il possible que lui aussi soit hanté par la vision de Translucilve tout autant qu'elle par la sienne ? Où est-il en ce moment ? Est-il...
Une foule de questions se bouscule dans son esprit, elle ne sait plus quoi penser. Le regard perdu, elle se relève. Leucite dort encore le visage plus livide que jamais. Le froid la recouvre comme un manteau de fourure, engourdissant toute bonne humeur. Le ciel est blanc, le ciel est bas. Comme un couvercle il étouffe la nature et oppresse Translucilve. Hantée par la vision d'Opale, elle voudrait comprendre ce qui s'est passé, le village, cet homme, cette course, ces morts, ces flammes... Leucite n'avait pas eu le courage de l'enmener voir ce qu'il restait du village. Translucilve ne peut qu'imaginer le désastre, les cadavres, le sang noir et les cendres. Ils s'étaient jurés d'oublier mais Translucilve ne cesse d'y penser. Besoin de souffler, besoin de tout oublier... Elle se dirrige vers la forêt qui borde leur route, cherchant, dans cette petite balade solitaire, le moyen de respirer un peu.
Le pas las et indifférent elle se laisse aller à travers les arbres. Les souches se brisent sous ses pieds comme des os creux et pourris. Une mousse grise et visqueuse grimpe sur les arbres. Le souffle de Translucilve semble résonner comme un écho, les arbres se rapprocher comme un étau. La nature est immobile, stagnante, lourde, comme une morte dans son blanc linceul. Elle s'enfonce un peu plus dans la forêt. Elle distingue une clairière au loin. Les arbres se rangent dans une ronde incroyablement grande et parfaite. Au centre de cette espace libre une grande croix celte, magnifiquemet sculptée, s'impose. Le granit est argenté et les scultures s'entrelassent dans un tourbillon magique. Elle s'approche foulant une herbe où la neige ne tombe pas, où le vent ne souffle pas, où le froid ne semble même pas avoir pu entrée. Comme hors du temps et du monde cet espace est gris et lugubre. Une atmosphère douce y coule et translucilve marche seule et sans bruit dans une brume limpide. Elle caresse la croix, passe son doigt entre chaque esquisse de la sculture. La pierre semble tout juste taillée, le temps inexistant. Au bas de la splendide croix une inscription, dans les plus belles lettres qui soient, annonce : " Sous la coupole brillante repose l'archange, maître du monde et des destinés." Touchant chacune des lettres, translucilve en repasse le contours émerveillée par autant de beauté. Alors qu'elle admire ces paroles divines, la pierre se met trembler doucement et des filets lumineux fusent un peu partout sur la sculpture. Chaque veine lumineuse converge vers le doigt de Translucilve toujours posé sur la pierre. Elle relève la tête. Chaque parcelle du granit qu'elle a effleuré s'est mise à briller doucement comme de petites lucioles flurorescente. Elle retire alors son doigt de la pierre pour mieux admirer cette croix si étrange. Mais la lumière disparaît, en même temps que son doigt quitte la froideur de la pierre sans âge. Translucilve reste immobile devant cette vision inaccessible. Quelque chose bouge derrrière la pierre et attire son attention. Une petite Oolithe pointe alors le bout de son nez. Son corps est noir, brillant de toute part comme recouvert de verre finement pilé. La petite créature ne mesure pas plus de dix centimètres de hauteur et de ses grands yeux blancs elle épie Translucilve. Elle sort alors de derrière la pierre et laisse apparaître de longues ailes blanches aussi fines que de la dentelle et aussi brillantes que des joyaux. Elle fixe toujours Translucilve et dans un timide sourire s'approche d'elle. La jeune fille avait déjà entendu parler de ses petite fées aussi noires que précieuses. Chassées de la contré pour leurs ailes de valeur inestimable, elles étaient devenues aussi rares que la bonté dans le coeur des hommes. Translucilve n'en avait vu qu'une, pétrifiée dans du verre, fièrement exposée dans la vitrine de la grosse bijoutière du village. Mais celle-ci est encore plus grande, plus brillante et la jeune fille ne peut s'empêcher de laisser couler une larme d'admiration. Mais un craquement sinistre et proche fait sursauter les deux créatures. Avant même que Translucilve puisse la retenir l' Oolithe a disparu. Le craquement est maintenant juste derrière la jeune fille. Elle se retourne vers les arbres. Les branchages remuent doucement. Les souches se brisent sous un pas qui est tranquille et proche. Deux points lumineux fixent alors Translucilve. Une masse blanche est svelte sort des arbres et s'approche de l' humaine. C'est un magnifique loup blanc, au pelage aussi pure que la neige. Ses yeux sont comme de grosses azurites brillantes. Il s'approche de Translucilve qui ne bouge pas devant la cruelle beauté de l'animal. Il se plante devant elle et incline sa tête comme saluant la jeune fille. Elle tend la main et carresse ses flancs. Ses poils sont doux et soyeux. Elle passe sa main sur l'échine de l'animal. Elle caresse doucement le pelage blanc, incroyablement blanc, blanc comme la fourure que Leucite avait volé une fois pour elle...
"Leucite"souffle-t-elle.
Elle avait totalement oublié son ami. A présent il est certainement réveillé et doit la chercher partout, il faut absolument qu'elle rentre. Mais par où ? Encerclée par des arbres tous semblables, elle ne sait par où elle est arrivé n'y comment revenir. Tournant la tête de tout côté elle sent la panique lui carresser l'esprit. Le loup blanc attrape un morceau du long manteau de translucilve et l'attire vers lui. La jeune fille le regarde et le loup relâche le manteau s'engouffrant dans les arbres. Il se retourne et de ses grands yeux azurites s'assure que Translucilve le suit. La jeune fille s'engouffre sous les arbres et quitte la croix de l'archange pour mieux la retrouver.
Quelques minutes à peine suffisent au loup blanc pour conduire Translucilve jusqu'à Leucite.
Au grand étonnement de celle-ci le jour n'est toujours pas levé et Leucite dort encore, au même endroit et dans la même position qu'elle l'avait laissé. La jeune fille a l'impression d'être partie plusieurs heures, une éternité, une vie. Seules quelques secondes semblent s'être écoulées. Une grande fatigue s'empare de son esprit et elle se couche près du loup blanc. L'astre livide et sans vie réaparaît à travers des nuages d'illusion. Le loup regarde le ciel et la Lune se reflète dans ses yeux vitreux. Il se couche près de Translucilve posant sa tête sur son ventre. Il regarde au loin, il regarde la jeune fille, puis Leucite, puis la jeune fille sur laquelle ses yeux se perdent. Dans un hurlement sinistre, gonflé d'une violente tristesse, il laisse tomber son regard blanc dans l'abîme de la nuit.
Leucite ouvre les yeux. Le jour est presque là et la Lune fuit le soleil.
Il se relève doucement. Devant lui Translucilve dort sur la glace, le visage bleu de froid. Un loup merveilleusement blanc est couché sur son ventre se confondant avec la neige qui la recouvre déjà. Leucite s'approche rapidement intrigué par ce loup protecteur. Aussitôt celui-ci relève ses yeux. Les oreilles interpelée par les pas de Leucite il tourne la tête. Son regard d'azurites semble palir. Il grogne et son souffle est rauque. Leucite recule. Le loup s'approche. Son regard est devenu vitreux, morbide, aussi blanc que ses crocs menaçants. Le ciel est opaque mais les nuages disparaissent. Le jeune homme reste paralysé devant la puissante machoire du carnivore. Un doux rayon de soleil vient caresser son visage comme pour apaiser sa peur. Le loup tourne la tête vers le ciel qui s'illumine de lumière. Il bondit alors vers Leucite. D' une vitesse fulgurante il plante ses crocs aussi fins que des aiguilles dans le bras du jeune homme et s'enfuit dans les ténèbres de la forêt. Leucite, saisit de douleur tombe à genoux. Paralysé par le froid et la souffrance il a grand peine à retirer sa manche. Le cuir de son grand manteau est déchiré, tout comme celui de sa deuxième veste et le tissu de sa chemise. Son bras est bleu. Une large plaie ruiselle de sang, colorant magnifiquement la neige. La coupure est large et profonde, la chair coupée, la peau déchirée. Le sang mord le bord de sa lèvre jusqu'au sang, cherchant un moyen d'oublier la douleur viscieuse. Son bras est devenu karmin comme une magnifique pierre précieuse. Le rouge ne cesse de s'écouler et Leucite sent une haine et un plaisir devant ce rouge autrefois si pur. Comme s'il pourrissait de l'intérieur un dégout et une nausée s'emparent de lui. Vomissant sa vie et son âme il se traîne jusqu'au cours d'eau glacé derrière l'arbre qui lui servait de repose tête. Rampant et tremblant d'une fièvre paralysante, il brise la glace peu épaisse et plonge son bras dans l'eau pure et limpide. Le froid engourdit son bras, étouffe la douleur. Le petit cour d'eau devient écarlate. Comme un mal vaporeux, le sang se répend sur toute la glace du cours d'eau, absorbée de poison. Les plantes qui bordent la rivière se fanent et noicissent. Le regard perdu de Leucite se gonfle de sang noir et visqueux. Telle une charogne son âme pourrit. Dans une détresse silencieuse, dans une souffrance maleureuse il se laisse aller à la mort. Il tourne ses yeux morbides et regarde Translucilve qui dort, Translucilve qu'il aime. Il aimerai tant revoir ses doux yeux bleus. Dans un mumure profond il appelle son amie:
"Regarde moi...Translucilve je t'en supplie, regarde moi...regarde..."
Sa tête bascule sur le sol marbré de rouge.
besoin de votre avis!!!!
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Réponse au Sujet ' a été posté le : 09/09/05 20:20
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je ne l'ai montré qu'à un ami et il ne voyai pas du tout les sous entendus lui
par contre c'est trop marrant parce qu'il était complètmeent perdu..
je suis contente d'avoir réussi cet effet de mystère, on ne sait plus où on en est..
merci issar de ton commentaire jtaodre et jadore ton smili!
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Bleu

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Réponse au Sujet ' a été posté le : 09/09/05 20:28
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ENCORE BON ANNIF papa chéri!!!
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Troll du Chaos

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Réponse au Sujet ' a été posté le : 11/09/05 19:08
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décidémment, j'adore !
c'est vraiment bien écrit, malgré les petites fautes.
Je te l'ai déja dit en privé, mais j'ai vraiment été épaté, déja, je savais que tu dessinais bien, mais alors, que tu écrives magnifiquement, ca m'a étonné.
J'attends la suite, parce que je pense qu'il ya moyen de faire quelque chose de vraiment intéressant.
Ah, et j'espère pouvoir un jour voir la version illustrée !
Allez, bonne continuation !
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Bleu

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Réponse au Sujet ' a été posté le : 11/09/05 19:33
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merci merci simon!
bon bin si ça vous interresse peutètre qu'un jour yora la suite
le travail illustré il sera plutôt sur mon blog
j't'embrasse fort
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