Toujours un peu plus loin

-= Chaos Genitor =-
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Réponse au Sujet ' a été posté le : 10/11/06 09:01
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Citation :Mouny dans une contemplation à Dlul a dit:
Ca n'a rien d'une grande litérature mais ça détend et n'est-ce pas ce qu'on demande à la litérature aujourd'hui ?
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Voila le coeur du problème (qu'on retrouve aussi avec Da WC Code, par exemple):
"On" prend de la littérature que nous qualifierons de "de gare" pour nous faire comprendre (même s'il y a d'excellentes choses dans la littérature de gare), simple (pour ne pas dire simpliste), écrite à la truelle, avec une profondeur faible et une recherche documentaire aussi rapide que Vincent Perrot quand il bat un record, et on nous vend ça comme "le nouveau grand auteur de la SF"/"le renouveau du thriller ésotérique"/"une réflexion profonde sur l'être et le devenir"/whatever.
Alors forcément, on s'attend à quelque chose de retaillé, on est déçu, et donc on va être encore moins indulgent...
Regards,
Skro
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Un intégriste, c’est quelqu’un qui a des convictions que je ne partage pas. Et qui ose le dire, en plus !
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plongeur dans le stupre

-= Chaos Legions =-
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Réponse au Sujet ' a été posté le : 11/11/06 01:14
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Citation :Skro dans une contemplation à Dlul a dit:
Citation :Mouny dans une contemplation à Dlul a dit:
Ca n'a rien d'une grande litérature mais ça détend et n'est-ce pas ce qu'on demande à la litérature aujourd'hui ?
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Voila le coeur du problème (qu'on retrouve aussi avec Da WC Code, par exemple):
"On" prend de la littérature que nous qualifierons de "de gare" pour nous faire comprendre (même s'il y a d'excellentes choses dans la littérature de gare), simple (pour ne pas dire simpliste), écrite à la truelle, avec une profondeur faible et une recherche documentaire aussi rapide que Vincent Perrot quand il bat un record, et on nous vend ça comme "le nouveau grand auteur de la SF"/"le renouveau du thriller ésotérique"/"une réflexion profonde sur l'être et le devenir"/whatever.
Alors forcément, on s'attend à quelque chose de retaillé, on est déçu, et donc on va être encore moins indulgent...
Regards,
Skro
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JE dirais même pliuus on attends pas de la litterature qu'elle nous divertisse, elle peut le faire mais elle se doit aussi de nous instruire de nous faire réfléchir. Pour uniquement du divertissment je vais voir un block buster hoolywoodien.
La littérature peut divertir mais elle se doit aussi de faire passer de notions plus poussé et plus détaillé je dirais moins maniquénne que le reste car cette dernière à le temps et la place pour c'est là la grande différence.
Après je ne connaois pas weber et me garderai bien de juger ces oeuvres , par contre j'ai adoré l'echelle de darwin et son coté un peu hard science qui utilse certains concepte de point comme les rétro virus pour développé son intrigue.
-------------------- LES LIVRES C'EST COMME L'EAU C'EST UN BESOIN VITAL
Idem pour les femmes
Pourquoi les requins n'attaquent-ils pas les économistes? D
courtoisie professionnelle.
Jacques Sapir économiste
Bernard Henri Lévi est à la philosophie et à l'intelligence ce que Mac Donald est à la gastronomie
Moi même et j'en suis fier
Ne croyant pas au paradis, je m'évertue à faire en sorte que ma vie y ressemble plus possible
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Réponse au Sujet ' a été posté le : 11/11/06 06:39
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Qu'est-ce que c'est que ce débat oyseux d'arryère-garde sur le fond ? En matyère de lyttérature, seule la forme ymporte.
Par aylleurs je ne pense que Werber soyt sy relygyeux que cela, certes yl aborde des questyons spyrytuelles mays bon, ce serayt assez dyffycyle d'écryre tout un essay sur l'éthyque protestante sans parler relygyon. Et on sent assez byen, je trouve, qu'en somme yl adhère assez peu. Mays pour pouvoyr commenter une doctryne, yl faut byen à un moment donné s'i attacher et la suyvre afyn d'étudyer ses tenants et ses aboutyssants, sans pour autant la faire nécessayrement syenne. Pour rester dans le domayne parpayllot, Théodore Monod parlerayt de la dyfférence entre adhésyon et adhérence...
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Très Gros Bill

-= Chaos Servants =-
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Réponse au Sujet ' a été posté le : 11/11/06 08:23
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Citation :Mouny dans une contemplation à Dlul a dit:
Ca n'a rien d'une grande litérature mais ça détend et n'est-ce pas ce qu'on demande à la litérature aujourd'hui ?
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Hélas, mademoiselle, hélas ! Vous avez touché du doigt le problème fondamental, et la raison du succès de M. Werber : il écrit ce que le public demande.
De nos jours, stressés sans doute par un tas de contingences matérielles, par leur travail, par leurs problèmes familiaux, les gens n'ont plus le courage de se dépasser et de tenter d'accéder à des choses, sinon très intelligentes, du moins belles. Ils se complaisent dans la fange de la facilité et recherchent des oeuvres d'art consommables, pour se vider la tête.
Entendons-nous bien, l'art a toujours eu pour but le divertissement, hormis pour le cercle illuminé des quelques théoriciens ou amateurs fous : je doute que Marie-Antoinette allait ouïr l'Iphigénie de Gluck pour autre chose que pour se divertir. Mais elle échappait à cette dimension fort moderne de l'art en tant que loisir lénifiant ne devant surtout pas être "prise de tête".
Ayant souvent oublié qu'ils disposaient d'un cerveau, les lecteurs d'aujourd'hui recherchent en effet une littérature "de gare", agréable, facile, qui ne nécessite aucune culture et qui fait ressentir de vraies et pures émotions quand Brenda annonce à Brendon qu'elle est enceinte de son meilleur ami, ah c'est trop affreux. C'est ce que propose Bernard Werber.
Mais il fait pire, le perfide, bien pire. Et c'est peut-être là son seul talent. Il parvient à nous faire ingurgiter une soupe insipide et indigeste, bête comme un lampadaire de salon, tout en nous faisant croire qu'elle est très cultivée et qu'elle va nous apprendre un tas de choses. Je frémis à chaque fois que je lis, dans ce sujet, le mot "érudit". Sachez que Bernard Werber est à l'érudition ce que le raisin sec est à Saturne. Ce n'est pas de la connaissance qu'il propose, c'est de la vulgarisation. Mais pas n'importe quelle vulgarisation : de la vulgarisation vulgaire, qui nivelle tout par le bas, qui simplifie les choses pour les faire comprendre à tous tout en les érigeant pourtant comme des dogmes absolus.
Un exemple très concret : demandez à n'importe qui ayant quelques notions en mythologie gréco-romaine et égyptienne de lire Nous les dieux, et vous le retrouverez horrifié. [Il serait intéressant, à ce propos, que Daïna nous donne son avis là-dessus.] Bernard Werber n'hésite pas à écrire, je cite : "L'ankh, autrement appelé croix ansée, est dans l'Egypte antique le symbole des dieux et des rois. Il a pour forme un "T" surmonté d'une boucle. Il est aussi nommé "Noeud d'Isis" car, pour les Egyptiens, cette boucle figure l'arbre de l'énergie vitale identifiée à Isis." Déjà, là, stop. Erreur. Voici ce qu'est l'ankh, et voici ce qu'est le noeud d'Isis. Ce n'est absolument pas la même chose. Comment continuer, ensuite, à le prendre au sérieux ? Et ce n'est qu'un exemple pris au hasard, parmi tant d'autres (je ne citerai pas sa liste ridicule des dieux et de leurs attributs, aussi simpliste qu'un cours de collège : oui, on commence par apprendre qu'Athéna est la déesse de la sagesse, mais on se rend bien vite compte qu'il y a quelques nuances de taille).
Je reproche donc à Bernard Werber d'être aussi mauvais écrivain - puysque JWRK nous fayt l'honneur de s'ynteresser à notre sujet - que mauvais savant. Peut-être est-il très calé sur les fourmis, mais visiblement certaines choses le dépassent en mythologie et en religions. Tout comme je ne m'aventurerais pas à écrire sur les principes de la fusion nucléaire, qu'il ne s'aventure donc pas à écrire sur des choses qu'il ne maîtrise pas.
Enfin, j'aimerais répondre à Mlle Civa, qui véhicule à mon sens de graves préjugés : avez-vous lu Proust, ma chère ? Si oui, vous n'avez pas pu vous empêcher de remarquer qu'il est lui aussi tout à fait capable de faire des phrases courtes et simples. Un petit exemple vaut mieux qu'un long discours : "Nous nous asseyions entre les iris au bord de l'eau. Dans le ciel férié, flânait longuement un nuage oisif. Par moments oppressée par l'ennui, une carpe se dressait hors de l'eau dans une aspiration anxieuse. C'était l'heure du goûter." Sauf qu'encore une fois, ce sont de belles phrases, riches de sens et suggestives. Et pas un brouet dégoûtant et niais.
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Dernière mise à jour par : Anonymus le 11/11/06 08:25
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-------------------- .: Militant proustien :.
"Longtemps, j'ai fait chier tout le monde avec Proust."
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Plus bavard qu'une Elfe

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Réponse au Sujet ' a été posté le : 11/11/06 10:19
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J'ai lu pas mal de bouquins de Werber pour des raisons diverses. On nous obligeait à lire Les Fourmis au collège, mais j'ai également eu des raisons sentimentales et/ou des moments d'ennui profond et "rien d'autre à lire".
Bon, en gros : les fourmis et les Thanatonautes, ça m'avait pas mal plu, avec des nuances (le troisième tome des fourmis, c'est quand même très peu crédible). J'étais plus jeune, ce qui peut expliquer ce plaisir relatif, mais je pense aussi que ce sont ses meilleurs bouquins. Ah, et puis, ce plaisir n'est pas vraiment le plaisir artistique. Juste une sorte de divertissement pour ados.
Quoi qu'il en soit, oui, c'est du roman de gare, et un amalgame de mythes divers comme on en fait tant en ce moment, d'Harry Potter à Da Vinci Code en passant par le seigneur des anneaux (même si oui, celui-ci est plus vieux, et oui, c'est peut-être plus qu'un roman de gare, mais c'est un mélange de mythes européens qui structure le récit). Bref, le côté vulgarisation mythologique et historique, ça a l'air de bien marcher en ce moment. Pensez-y, si jamais vous voulez écrire un best seller.
Et pour les anti-Proust, je vous rappelle qu'une étude a révélé que seul 25% des phrases de la Recherche étaient longues.
-------------------- Je n'espère rien.
Je ne crains rien.
Je suis libre.
S = k log W
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