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Skro

Toujours un peu plus loin



-= Chaos Genitor =-
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Messages : 8314



Homme  Age : 45 ans
Lieu de résidence : Kook's Kastle

Pourquoi vous regardez ca ?
   Terra Incognita a été posté le : 06/07/05 09:00
Hi!

Voila, pour fêter mes 5000 posts, et pour changer des sujets débiles parlant d'animaux sauteurs, de gazinières, de poésie foireuse et d'auteur auvergnat, je vais vous faire un cadeau!

En espérant que vous l'apprécierez...

Bonne lecture!

Regards,
Skro


Chapitre 1: Arrivée


"Village en vue!"
Les yeux de Yilenia étaient plus perçants que ceux de ses compagnons, et elle avait repéré les quelques habitations serrées au creux du vallon avant eux. Lins sortit de leur étui une paire de longues-vues, que lui avait légué son père quand il avait quitté la maison. Ces longues-vues étaient un artefact de l'Ancien Temps, et Lins ne s'en servait que rarement, car ces objets rares excitaient souvent bien des convoitises. En dehors des siennes, il n'en avait d'ailleurs vu que deux fois: A Litez, la grande ville marchande des Terres de l'Ouest, sur l'étal d'un marchand, et au cou d'un autre Coureur qu'ils avaient croisé quelques semaines auparavant dans les Marches.
"Une dizaine de huttes, et une palissade de bois. Nous ferions mieux de nous hâter si nous ne voulons pas trouver porte close."
Les gens accordaient toujours l'hospitalité aux Coureurs du Vent, mais ne poussaient tout de même pas l'amabilité jusqu'à ouvrir les portes de leur village au milieu de la nuit. Le monde extérieur était trop rempli de menaces.
Comme pour donner raison à Lins, une bourrasque de vent froid vint frapper les trois Coureurs. Humger remonta le col de sa veste en bougonnant
"Bon, assez bavassé. On y va"
Et joignant le geste à la parole, il lança sa monture dans la pente. Ses deux compagnons piquèrent des deux à sa suite. Sur les steppes des Marches du Fleuve de l'Est, les ombres commençaient à s'allonger.

****

Lorsque les trois cavaliers atteignirent la palissade, le soleil commençait à disparaître derrière la colline qu'ils avaient quittée. Un homme grand et roux était sorti du village et s'avançait vers eux, suivi à quelques pas par une demi-douzaine de villageois à la fois curieux et méfiants. Lins descendit de son hippodonte, détacha ostensiblement le ceinturon en cuir sur lequel était accroché le fourreau de son épée de céramite et l'accrocha au pommeau de sa selle, puis prit l'animal par la bride et s'avança de quelques pas en direction du groupe de villageois. Aucun des villageois ne semblait armé, aussi fit-il signe à ses compagnons de laisser leurs épées dans leurs fourreaux. Néanmoins, il avait gardé sa dague de chasse, sans parler des deux couteaux de lancer qu'il portait toujours attachés à son avant-bras gauche. En face, l'homme, en signe de confiance, écarta les pans de son manteau de peau, dévoilant un torse musclé, pour montrer qu'il n'était pas armé, lui non plus. En tout cas, qu'il ne dégainerait pas tout de suite. Lins parcourut la moitié de la distance entre ses compagnons et le groupe des villageois, et laissa à celui qui semblait être leur chef le soin de faire l'autre moitié du chemin. Si les Coureurs bénéficiaient d'un a priori favorable, il s'avancerait, et les salutations seraient de pures formalités. Dans le cas contraire, il faudrait montrer patte blanche et être convaincant…
"Salutations! Je suis Lins, fils de Jorg Yotaer, de la cité de Namess, dans les Terres de l'Ouest"
Tant de détails n'étaient pas nécessaires. Les habitants de ce petit village reculé des Marches du Fleuve de l'Est n'avaient probablement pas entendu parler de Namess, et sûrement jamais du père de Lins. Mais c'était la formule traditionnelle, utilisée des Terres de l'Ouest aux confins du monde connu.
Le colosse roux s'avança de quelques pas, sans toutefois rejoindre Lins.
"Salutations, Lins fils de Jorg. Je suis Kirz, fils de Kirz, Intendant de ce village. Quel motif vous amène-t-il parmi nous?"
Ce village avait l'air de suivre le mode d'organisation typique de la région. Le chef était généralement le doyen, qui déléguait son pouvoir à un ou plusieurs intendants, dont le rôle était de veiller au bon fonctionnement de la ville.
"Mes amis Humger Frier et Yilenia Holeowine, et moi-même sommes des Coureurs du Vent. Nous sommes de passage sur vos terres."
La réponse de Lins était aussi convenue qu'évasive. Un Coureur du Vent n'annonçait jamais le but de sa visite, et les sédentaires avaient appris à s'en accommoder. Une réponse vague vaut toujours mieux qu'un mensonge éhonté…
"Notre village est pauvre. Nous ne pouvons vous offrir qu'un toit, un peu d'eau et une place au coin de notre feu."
"Nous avons nos propres vivres, et nous serons honorés que vous partagiez notre repas."
Kirz s'avança, la main tendue. L'affaire était conclue. Lins étouffa un soupir de soulagement, avant de saisir l'avant-bras du colosse roux, comme il était de coutume. L'ambiance de ce village était étrange, il le sentait. Cet accueil était trop formel pour être naturel… Autour des trois cavaliers, les villageois avaient commencé de se rassembler, regardant le chargement des hippodontes, les habits des voyageurs. Humger et Yilenia descendirent à leur tour de leur monture, et c'est à pied que les trois Coureurs entrèrent dans le village.

****

Suivant leur hôte, Lins, Humger et Yilenia traversèrent le village, en tenant leurs hippodontes par la bride, jusqu'à l'enclos des bêtes. L'intendant leur désigna ensuite une hutte, à quelques pas de l'enclos.
"Cette hutte sera la votre pendant le temps qu'il vous plaira de passer parmi nous."
Lins le remercia en quelques mots, au nom de ses compagnons et de lui-même, puis les trois voyageurs prirent possession de leur nouvelle demeure.
A peine avaient-ils passé le seuil qu'Humger s'exclama en Ouestien, que ses deux compagnons comprenaient, mais que personne ici ne devait maîtriser, en tout cas pas suffisamment pour percer le fort accent de l'Océanique.
"Ca sent le sapin, tout ça…"
"Mais non. Ils ne doivent pas avoir l'habitude de voir arriver des voyageurs en cette saison…"
"Pour une fois, je partage l'avis d'Humger, mon cher Lins…"
Les deux compagnons étaient en effet toujours en contradiction l'un avec l'autre. On aurait d'ailleurs pu le dire rien qu'en les regardant. Humger possédait la majorité des traits des Océaniens: grand, brun, mince, presque frêle, il contrastait avec Yilenia, qui était petite, athlétique, avec des cheveux blonds noués en deux tresses dont l'une, conformément à la tradition des tribus des Montagnes du centre, était teinte d'un vert profond et enroulée sur elle-même, comme pour protéger son oreille. Leurs caractères, eux aussi, divergeaient. Au calme bourru de l'un répondait l'expansive impétuosité de la seconde. Pourtant, bien qu'ils ne fussent jamais d'accord sur rien, ils étaient devenus les meilleurs amis du monde. Et les rares fois où les deux émettaient le même avis, il avait toutes les chances d'être vrai.
Ce village cachait donc quelque chose. Encore fallait-il découvrir quoi.
En attendant, il fallait commencer à sortir les couvertures et les installer en prévision de la nuit, et à sortir quelques provisions pour le dîner. Déjà, la maigre lumière qui passait par l'ouverture de la hutte se teintait de rouge. Dans une heure tout au plus, on n'y verrait plus rien. Les trois aventuriers installèrent des lits sommaires, utilisant leurs selles pour leur servir d'oreillers, puis Humger, qui en était responsable, inspecta le contenu de ses fontes pour en sortir de la viande séchée et le sac de préparation pour brouet. Lins prit leur chaudron de voyage, noirci et cabossé par les ans, et les deux hommes se dirigèrent vers le feu, tandis que Yilenia alla s'occuper des hippodontes. Après trois jours de chevauchée dans les terres sauvages, ils avaient besoin d'être bouchonnés et bien nourris.
Lorsque Lins et Humger arrivèrent auprès du grand feu communautaire, ils furent saisis d'un certain malaise. Autour du brasier, s'affairant à préparer le repas du soir, il n'y avait que des femmes. Celles-ci s'écartèrent pour laisser une place aux deux Coureurs, mais ne les en dévisageaient pas moins. Lins se maudit intérieurement de n'y avoir pas pensé. Les hommes chassaient et protégeaient la communauté, et les femmes s'occupaient des tâches domestiques, et des enfants.
"Je vais chercher Holeo" glissa-t-il à Humger en posant le chaudron devant l'Océanien. "Va falloir qu'on se plie aux coutumes du coin…"
Lins repartit en direction de l'enclos où étaient parqués leurs hippodontes. A mi-chemin, il trouva Yilenia, visiblement excédée.
"Bande de sales machistes. Ils n'ont même pas voulu que j'entre dans l'enclos. 'Ce n'est pas ton rôle'… Non mais qu'est ce qu'ils en savent?"
"Calme-toi… On va se plier à leur système tant qu'on reste ici. On rattrapera les tours quand on sera à nouveau entre nous"
"Ah non! Je n'ai aucune envie de faire la cuisine, la vaisselle et la lessive pendant trois semaines sous prétexte que c'est ce qui se fait ici! On avait convenu d'un tour, on se tient à ce tour."
"Attends, c'est ça ou se retrouver dehors dès demain matin… C'est la règle numéro un. Se plier aux traditions locales. Et si tu veux savoir, je crois que ça énerve autant Humger de s'occuper des hippodontes que toi de faire la cuisine. Tu sais à quel point il a ce genre de choses en horreur."
"Et toi, dans l'histoire?"
"Moi, je m'occuperai de la vaisselle. Je sais que tu préfères encore la cuisine, et la vaisselle peut se faire discrètement dans un coin, sans choquer les villageois. La cuisine, ce n'est vraiment pas possible."
Yilenia bougonna encore quelques instants, pour le principe, puis se dirigea vers le feu. Humger rejoignit Lins peu de temps après.
"Elle a l'air remontée, l'Holeo…"
"Tu parles, tu la connais. De toutes façons, on ne va pas s'éterniser dans ce village. Le site est dans le coin, mais je ne pense pas qu'on puisse se servir de ce bled comme d'une base arrière. Je pense qu'il est encore à quelque chose comme deux jours de voyage vers l'est… Bon, allons nous occuper des hippodontes. Je vais te filer un coup de main, on a pris du retard…"
L'Océanien acquiesça, et les deux hommes rejoignirent les montures.
Deux villageois gardaient la porte de l'enclos, ce qui ne manqua pas de les surprendre. On était encore dans l'enceinte du village. Humger leva un sourcil interrogateur, qui ne manqua pas à l'attention de Lins.
"Aucune idée", répondit-il à la question muette de son compagnon. "Ils doivent être là pour éviter que les enfants ne viennent s'approcher de trop près de nos montures. Tu sais ce que peuvent faire les hippodontes…"
"Mouais" maugréa Humger.
Alors qu'il avait douze ans, il avait été mordu par un hippodonte. Le coup de dents de la bête lui avait arraché les deux dernières phalanges de l'auriculaire droit, avant qu'elle ne le jette à terre, et commence à le piétiner. Sans l'intervention de son frère, Humger y serait resté, et il en gardait encore une peur et une rancune envers ces animaux, qui lui avaient cependant rendu bien des services depuis lors…

****

Après avoir pris soin de leurs montures, Lins et Humger se lavèrent rapidement les mains dans un baquet qui avait été déposé devant leur hutte, puis rejoignirent Yilenia auprès du feu. La jeune femme avait visiblement pris sur elle, et plaisantait même avec sa voisine, une jeune femme d'à peine une vingtaine d'année. Visiblement, les deux femmes avaient trouvé un langage commun qui n'était ni l'Ouestien, ni la langue commune. En tendant l'oreille, Lins reconnut les accents du dialecte des Montagnards. Apparemment, la langue parlée dans ce village s'en approchait…
Lins s'approcha des deux jeunes femmes, et tapota légèrement sur l'épaule de Yilenia. Comme par habitude, l'autre se détourna et replongea les yeux dans le plat qu'elle préparait.
"N'aie pas peur, Welda" lui dit Yilenia en langage commun, afin que Lins puisse aussi comprendre. "Je te présente Lins, un de mes compagnons de voyage. Lins, voici Welda."
"Je te raconterai…" ajouta-t-elle à mi-voix en Ouestien.
"Bonjour Welda. Que vos jours soient toujours joyeux" hasarda Lins dans un montagnard haché, tout en se reprochant de n'avoir pas plus travaillé cette langue.
"Bonjour Maître Lins" répondit la jeune femme, les yeux toujours baissés.
"Welda est la fiancée de Kirz, l'intendant. Et en fait, elle vient d'un village des Montagnes. Son mariage devrait être célébré à la fin des prochaines moissons, pour sceller l'alliance entre les deux villages."
"Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, mesdames." Lins était revenu au langage commun "Je voulais juste savoir quand le repas serait prêt."
"Une dizaine de minutes. N'oublie pas de rappeler à Kirz d'amener la bière" lança Yilenia en Ouestien, avant de traduire… librement pour Welda.
Lins masqua un sourire, et retourna vers Humger.
"Dix minutes avant le dîner. C'est le moment d'aller inviter les notables à partager notre soupe…"

****

Le dîner fut relativement détendu. Outre Kirz étaient présents le fils du chef, sa compagne et Welda. Outre la bière, les villageois avaient apporté un plat de légumes, du pain et de petits fromages, ce qui transformait le relativement frugal repas des Coureurs en quelque chose de fort consistant. Contrairement à ce que craignaient les trois voyageurs, on ne ressentait pas d'inégalité entre les hommes et les femmes. Visiblement, la répartition des tâches à l'intérieur du village n'influait pas sur la préséance d'un sexe sur l'autre. Yilenia l'avait senti, et sa rancœur s'était apaisée. Elle allait même de bonne grâce chercher les plats maintenus au chaud près du foyer, en compagnie de Welda.
La discussion roula sur des sujets banals: aux questions des trois aventuriers sur la vie dans la région répondaient celles des villageois sur les endroits qu'ils avaient traversés. Chacun se renseignait sur les domaines qui le tenaient à cœur, mais chaque groupe évitait soigneusement les questions indiscrètes. Pas un mot ne filtra sur le but du voyage des trois Coureurs, et rien ne filtra sur les causes de la méfiance des villageois.
Après le dîner, les plats furent empilés dans un coin, et tous rejoignirent le coin du feu, où ils continuèrent de discuter, en buvant de temps à autres une bière. Au bout d'un moment, la compagne du fils du chef, Keloe, alla chercher un pot dont elle proposa le contenu aux deux autres jeunes femmes. Du lait, au cas où elles seraient lassées de la bière. Et presque naturellement, deux groupes se formèrent: les buveurs de bière d'un côté, qui parlaient un peu fort, et partaient souvent dans de grands éclat de rires, et celui des femmes, plus discrètes, qui parlaient plus bas en buvant du lait.
Au bout d'un temps, le feu mourant et les yeux un peu lourds sonnèrent le signal du coucher. Dans un ensemble parfait quoique fortuit, les hommes se levèrent, pour se souhaiter une bonne nuit. Les femmes suivirent leur exemple, et bientôt, chacun se dirigea vers sa hutte.
"Je reviens dans un instant" annonça Humger alors qu'ils arrivaient devant la leur.
"Attends-moi, je t'accompagne" lui répondit Lins. Les effets de la bière commençaient à se faire sentir…
Yilenia se contenta de hausser les épaules, et entra dans la hutte. Les deux hommes se dirigèrent vers l'enclos des chevaux. Derrière celui-ci, ils avaient repéré un coin qui était relativement discret et éloigné des habitations. L'endroit idéal…
Humger venait de terminer, et se retournait en remontant son pantalon, quand une silhouette se glissant furtivement de l'autre côté de l'enclos attira son attention.
"Lins, regarde"
"Heu… Ca ne peut pas attendre un instant?" répondit l'autre, encore occupé
"Tant pis, c'est raté"
La silhouette venait de disparaître derrière la palissade qui bordait le fond de l'enclos. Humger resta un instant à regarder dans cette direction, en attendant que Lins ait terminé. Celui-ci se retourna à son tour, l'air visiblement soulagé.
"Alors, c'était quoi?"
"Quelqu'un, de l'autre côté de l'enclos. Apparemment, il ne voulait pas qu'on le voie… Attention, il repasse!"
En effet, la silhouette réapparut au coin de la palissade, revenant vers le centre du village.
"Bah, sans doute un de nos amis qui se sera trouvé dans la même situation que nous" déclara Lins. "Allons plutôt nous coucher. Le second effet de la bière commence à arriver…"
Les deux hommes regagnèrent leur hutte. Yilenia était déjà enroulée dans sa couverture, mais encore assise.
"Il faut que je vous raconte…"commença-t-elle, mais elle s'interrompit en voyant ses deux compagnons bailler à s'en décrocher la mâchoire. "Le deuxième effet bière, hein? Pas grave, je vous dirai demain. Bonne nuit les gars."


Alors, c'est encore un work in progress, mais pour une fois, je sais où je veux aller... mais j'y vais très lentement, hélas...


Dernière mise à jour par : Skro le 07/07/05 08:06

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