Taxidermiste

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Souffrance et Grandeur a été posté le : 07/06/05 12:31
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Après l'échec de sa première Symphonie, Rachmaninov décide de déchirer le manuscrit pour entre en silence durant trois longues années.
Il sera sauvé par un hypnotiseur qui lui proposera d'écrire un concerto pour piano, ce qui donne un immense succès.
D'autres artistes et écrivains comme Dostoïevski, Moussorgski, Modigliani, Jean Genet,... ont passé une partie (ou l'intégralité) de leur vie dans la souffrance, certains sont restés méconnus malgré leurs talents. A nous de leur rendre hommage.
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Dernière mise à jour par : Conquistador le 08/06/05 07:00
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Taxidermiste

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Réponse au Sujet 'Souffrance et Grandeur' a été posté le : 08/06/05 12:40
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Un autre compositeur (je ne connais que ça):
Frederic Delius, un grand compositeur de la fin du XIXème siècle.
J'ai piqué le détail suivant d'une biographie que j'ai trouvée sur Internet, à méditer:
"Après un séjour en Angleterre durant la deuxième guerre mondiale, Delius revient à Gretz-sur-Loing où il succombe lentement à la syphilis contractée dans sa jeunesse : il est aveugle et à moitié paralysé. Après avoir entendu sa musique en 1928, un jeune anglais, Eric Fenby, lui offre ses services. Sous la dictée du compositeur, il écrit une série de pièces, notamment, Songs of a farewell ( 1932).
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Moine Sataniste.

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Réponse au Sujet 'Souffrance et Grandeur' a été posté le : 08/06/05 17:51
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Tiens, marrant ça, Frédéric Délius est un des personnages clés du roman Délius, une chanson d'été de David Calvo, j'ai toujours cru que c'était un compositeur de son invention, de plus un certain Fenby (mais pas Eric) est une sorte de Dr. Watson accompagnant le héros botaniste du roman.
Et si le sujet est ouvert à tout les artistes, Paul Gauguin a un parcours assez difficile même si le bonhomme n'a peut-être pas toujours été des plus aimables, né dans une famille de bourgeois, possédant un emploi à la banque marquant un rang social élevé, il abandonne tout pour se consacrer petit à petit à la peinture et va finir lui aussi victime de la Syphillis après avoir forniqué à tout va dans les îles, il meurt dans sa cabane qu'il s'est construite d'une dose trop importante de morphine...
Son camarade Van Gogh n'a pas eut un sort très heureux non plus.
Les derniers mots des artistes sont aussi parfois marquant... sans qu'on sache vraiment pourquoi, un peu comme le "monde de ********" de ce brave George, ainsi je me pose encore des questions sur le "de la lumière, plus de lumière !" de Goethe sur son lit de mort juste avant qu'il n'expire.
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Taxidermiste

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Réponse au Sujet 'Souffrance et Grandeur' a été posté le : 23/09/05 12:54
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Beaudelaire n'est pas mal non plus dans ce domaine.
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Fourbus Addict

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Réponse au Sujet 'Souffrance et Grandeur' a été posté le : 23/09/05 15:50
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Je pense que Romain Gary a sa place dans ce sujet.
Romain Kacew (Gary), est né en 1914 en Russie. Il vit à Moscou jusqu'en 1921, puis en Pologne à Wilno puis Varsovie. Il arrive, avec sa mère, en France, à Nice, en 1927. Il raconte cette partie de sa vie dans La Promesse de l'aube, le livre que j'affectionne particulièrement car moins grinçant que ses derniers écrits, émouvant par rapport à sa relation avec sa mère.
Toute la vie de Romain Gary est une lutte pour l'espoir, une lutte qui devient une lutte contre le désespoir. L'image de la mère chez Gary, c'est celle de la lutte.
" Je me suis bien amusé. Au revoir et merci ", il s'est suicidé un an ou deux après cette annonce.
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Zombie

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Réponse au Sujet 'Souffrance et Grandeur' a été posté le : 21/10/05 23:30
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Je ne sais pas si vous connaissez Le chef d'oeuvre inconnu de Balzac, une nouvelle qui m'a... comment dire... Toujours est-il que je vous expose ici la post-face très intéressante écrite par Roger Laporte (pour les éditions Climats) qui dit tout, je crois:
"
"Frenhofer, c'est moi": telle est l'amère conclusion de Cézanne lorsqu'il achève la lecture du "Chef-d'œuvre inconnu" de Balzac. Frenhofer, rappelons-le, peintre de génie, travaille à son chef-d'œuvre, mais il aboutit à une peinture nulle, quasiment nulle. Frenhofer ne découvre le désastre qu'au moment où il montre son tableau à deux témoins:
«Apercevez-vous quelque chose demanda Poussin à Porbus? - Non. Et vous?
- Rien... Frenhofer contempla son tableau pendant un moment et chancela: - Rien! Rien! Et avoir travaillé pendant dix ans!»
Le lecteur de Balzac apprend sans étonnement que Frenhofer se donne la mort après avoir brûlé ses toiles.
"Le chef-d'œuvre inconnu" n'occupe dans la "Comédie humaine" que trente-cinq pages sur plus de douze mille, place infime et pourtant suffisante pour menacer l'énorme édifice: Frenhofer, c'est en effet Balzac lui-même; c'est Cézanne lorsqu'il abandonne ses toiles, les crève à coups de pied furieux, ou les contemple en pleurant comme un enfant; c'est Kafka lorsqu'il nous dit « sa grande aversion pour la Métamorphose ».
Pouvons-nous lire "La Métamorphose avec l'œil de Kafka/Frenhofer ? Certainement non, et pourtant ne doutons pas de la sincérité - de la lucidité? - de Kafka, de tous ces artistes, généralement les plus grands, qui s'identifient à Frenhofer. Reconnaissons plutôt à l'artiste un privilège: non pas l'heureuse plénitude de la création, tenace cliché, mais le doute sur soi et sur son œuvre, une solitude radicale, ou, pour le dire autrement, la modestie.
Roger Laporte
janvier 1990
"
***
Et tout autrement, je travaille présentement sur Arthur Schnitzler, un écrivain viennois de la Jung Wien que ses études de médecine et son intérêt pour la psychiatrie ont beaucoup influencer ses oeuvres. L'un d'elle, Fräulein Else raconte vu de l'intérieur, par le flux de conscience, la journée d'une jeune femme qui se suicidera. Sa fille Lily se donnera la mort de la même façon que Mademoiselle Else, l'héroïne qu'à créé son père...
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Grand Pourrisseur

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Réponse au Sujet 'Souffrance et Grandeur' a été posté le : 25/10/05 16:01
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Citation :Message de Sanjuro
Un parmi les grands qui a souffert fut Vincent Van Gogh.
Entre problèmes psychologiques, crises d'epillepsie probablement due à l'absinthe. Un des moments culminants de son malaise fut son automutilation, se tranchant son oreille pour l'offrir à une prostituée.
Série d'internement, amitiié torturé avec Gauguin, il finit par se suicider avec un revolver.
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Des crises qui étaient dûes en fait au Saturnisme, que le mercure contenu dans la peinture lui a transmit, à force de léchouiller ses pinceaux pour les lisser.
Ca le rendait complêtement incapable de peindre, et c'est sans doute ce qui a motivé son geste.
Donc, lors d'une de ces crises, il se tire une balle dans le bide, alors qu'il est au beau milieu d'un champ.
Ce qui est drôle, c'est qu'il s'est raté.
Donc, il se traine jusqu'à son hotel, où il demande sa clé et monte dans sa chambre dans l'indifférence générale, pour se mettre au lit, où on le retrouvera mort quelques jours plus tard, alors qu'on venait certainement réclamer le loyer.
-------------------- Les formidables z'aventures de moi...
Bon voilà, j'ai vendu mon âme à Sissi pour 500 PO.
Et je ne préfère pas savoir ce qu'elle veut en faire...
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