Chaos Genitor

-= Chaos Genitor =-
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Age : 52 ans
Lieu de résidence : Belchique
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Les correspondances de Luuna a été posté le : 02/05/05 17:08
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Soudain surprise par un bruissement de feuilles, je me réveillai. Il tomba une douce pluie. Je cherchais en vain un signe de lui mais rien. La journée passa, longue et sans soleil. Enfin, lorsque je me décidai à rentrer dans mon arbre, un rayon de soleil apparu. Le chant des oiseaux me signala une approche imminente. Amie, ennemie ? Je voulais y croire mais j'avais peur aussi du monstre qui pouvait apparaître et tout détruire. Un long instant passa. Le silence. Cachée derrière mon arbre, invisible, je vis alors s'approcher un bel elfe. C'était la première fois que je le rencontrais. Il était beau, son visage semblait fatigué. Il était habillé de blanc, d'une armure étincellante. Ses longs cheveux clairs recouvraient une cape couleur de brume. Il semblait chercher quelque chose. Il portait une lettre faite de feuilles ... celle-là même que j'avais écrite hier. Il était venu lui-même répondre à mon message. Je ne pouvais pas me montrer. Il pouvait être déçu, il pouvait peut-être m'annoncer la fin de notre amitié ... Je ne voulais pas savoir. Je l'observa jusqu'à ce que la nuit soit tombée. Il s'installa au pied d'un arbre voisin. Il scrutait les arbres, à ma recherche je suppose. Il ne dit rien, ne parla pas. Mais sa présence suffisait à me réchauffer le coeur. Il finit enfin par s'en aller. Pourquoi n'ai-je pas bougé ? Je ne le sais. Il est tellement intimidant ...
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Lindalë, Lindalë, Lindalë ... je me réveillai en pleurs. La vision que quelque chose lui était arrivé m'avait envahie pendant la nuit. Je ne pouvais supporter de ne pas savoir s'il était encore en vie ou non. Un si long moment sans avoir de ses nouvelles étaient vraiment insupportable. Cette nuit, je rêva longuemment et passionnément. Ses étreintes étaient douces et tendres, ses mots glissaient sur ma peau comme une cascade, raffraichissante et apaisante. Ensuite, un trou noir et la réalité de son absence. Et enfin, un choc : son corps reposant dans les feuilles mortes au fin fond de la forêt. S'en était-il sorti de son lourd combat ? Je ne pouvais que lui envoyé mon compagnon la licorne afin de le retrouver et de le sauver.
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Oh gentil et doux Lindalë, j'ai bien reçu ton doux message, ce matin. Ton combat fut difficile, je le sens dans tes mots mais tu t'en sors encore. Cette vision maudite où je t'apercevais allongé sur un tapis de feuille, sans un semblant de vie, m'avait mise hors de moi mais me voilà rassurée par cette lettre écrite sans doute avec le sang de tes ennemis. J'espère toujours sentir ta présence dans ma forêt afin que nous puissions continuer à rêver ensemble ... J'attendais ce tendre message depuis si longtemps ... cela me paraissait une éternité ! Le bonheur que tu m'apportes est sans borne et me donne des ailes.
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Oh mon bel et tendre elfe
L'amour que tu me portes est-il réel ou n'est-il qu'illusion ?
Je m'imagine notre vie ensemble
Mais tu ne sais à quoi je ressemble
Cet amour nous est interdit
Même s'il ne se mêle que mots et tendresses
Ton coeur est pris par d'autres âmes
Que j'envie et je redoute avec drâme
Celle qui est ta compagne, je la dessine
Comme étant la plus noire des fées
Mes rêves, la nuit, se passent à tes côtés
Dans ce rêve, rien ne pourra jamais nous séparer
Mais dans cet univers
Le bonheur ne peut pas être dans mes yeux
Mon tendre et cher ami
Jamais nous ne pourrons être uni.
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Une petite dryade au cheveux de feu voit son coeur se vider de son sang. Ses yeux pleins de larmes cherche parmi les arbres de la forêt, son ami l'elfe au cheveux d'or. Hélas, la forêt est vide et ne le voyant plus revenir, elle ne pu qu'espèrer encore croiser son chemin une nuit dans un rêve ... Est-ce que tous les mots qu'il écrivit sur ses lettres n'étaient que mensonges ? Toute la nuit elle pleura et son arbre ne sut pourquoi.
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A la lueur d'une aurore boréale, la petite dryade attendait patiemment la fin du combat qui faisait rage. Allait-il survivre ? Sans doute que oui. Elle sentit un doux présage, une vision d'une amitié renaissante. Ce qu'elle avait rêvé auparavant, n'était qu'une illusion. Elle ne pourrait de toute façon pas quitter son arbre pour le suivre dans ses batailles. Elle ne pouvait qu'attendre qu'il désire encore discuter avec elle grâce à ses parchemins magiques fabriqués de feuilles et de brindilles. Elle pris à nouveau une goutte de son sang et elle lui écrivit en espérant que jamais il ne changerait son doux regards aux reflets d'azur ...
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Ce matin là, elle se réveilla difficilement. Cette nuit, elle avait dû elle aussi se battre avec tout son amour afin de conserver son arbre. Elle versa tout son sang dans ce combat. Mais peut-être avait-elle réussi à faire ressentir à son arbre la détresse dans laquelle elle était depuis si longtemps ? Oui, il semblerait. Il fallait qu'elle partage ses heureux sentiments avec son ami sur une missive plus que optimiste.
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A la lueur de ce beau soleil, la douce dryade chanta une hymne à la joie. Les feuilles et les arbres ne résistèrent pas à l'envie de se joindre à elle. Dans cette forêt chantante, un être de lumière s'approcha en suivant l'ode exquise. La dryade ne l'aperçu pas immédiatement. Il l'a surpris en lui offrant une belle rose rouge. Tant elle avait attendu son retour, elle se volatilisa sous l'émotion. Un instant plus tard, elle réapparut derrière son arbre à quelques mètres de là. En l'observant, il avait l'air préoccupé. Son combat avait-il été rude aujourd'hui au point d'effacer son sourire ou est-ce le fait qu'elle avait encore disparu. Elle approcha doucement en souriant en espérant qu'elle le ferait sourire à nouveau.
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Quel étrange matin. Lorsque l'aube se leva, la dryade s'étira péniblement. Elle avait cru entendre chanté cette nuit. En fait, ce n'était pas un chant mais des lamentations. Elle n'en avait pas fermé l'oeil de la nuit. Inquiété par les paroles de cette plainte, elle décida de lui écrire pour en savoir plus. D'abord, elle réunit quelques feuilles mortes, quelques brindilles et un peau d'eau de pluie. Elle broya le tout et incanta un sort mineur. Et voilà un parchemin magique ne pouvant contenir que l'essence de ses mots. Ensuite, elle se piqua le doigt et laissa couler 3 gouttes de son sang. Tant qu'il était encore chaud, elle devait se dépêcher d'y ajouter quelques pétales de rose, quelques fleurs de jasmin, de la poudre de racine de mandragore et un aussi quelques unes de ses larmes. Elle mélangea le tout et lança à nouveau une incantation mineure. Voilà qu'elle venait de créer son encre. Il manquait la plume. Elle rejoignit le lac aux milles souhaits et demanda au plus des cygnes argentés de s'approcher. Après un pourparler difficile, elle finit par obtenir une de ses plumes. Seule une plume magique telle que celle-ci pouvait transcrire toutes les étincelles de son coeur. Enfin, elle peut commencer à lui écrire.
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Pour chaque mot qu'elle écrivit sur son parchemin magique, la dryade se sentit faiblir. Il fallait qu'elle écrive tout ce qu'elle avait ressenti et rien ne pourrait l'empêcher de continuer. Tout d'un coup, la pluie mouilla son doux visage. Elle sentit son soeur chavirer et elle tomba dans un coma immédiat. Dans son délire, elle appela son ami à l'aide bien qu'elle sut qu'il ne pourrait répondre à ses mots. La lettre ne fut pas envoyée et se dissipa parmi les cendres des arbres morts.
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A la lueur d'une luciole, elle s'empressa d'ouvrir son message. Elle lut avec empressement sa petite lettre à l'écriture singulière. Elle fut heureuse d'avoir de ses nouvelles et pria les étoiles pour que sa bataille ne soit pas trop rude. De toute façon, il savait que s'il avait besoin d'aide et de réconfort, une petite dryade au coeur d'or n'attendrait qu'un signe de lui pour intervenir. Au fond de sa forêt de saules, de chênes, de charmes et de noisettiers, la vie continuait son cour telle une rivière au multiple tumulte. Le printemps n'était plus très loin et bientôt, le froid glacial laisserait place à la chaleur d'un doux et tendre soleil.
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A chaque minute, elle regarda par derrière la branche si un oiseau était venu lui apporter des nouvelles mais rien, toujours rien. Les nuits furent froides et sans chaleur. Elle n'avait pas idée s'il était encore en vie ou non. Avait-il eu son dernier message ? Peut-être avait-elle mis trop de magie dans son encre ou bien le parchemin n'avait pas tenu l'enchantement par lequel il avait été créé ? Comment le savoir ? Elle décida à chanter de toute son âme en espérant qu'il l'entendrait du fin fond de la forêt ...
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Une fine pluie tombait ce jour-là. S'approchant de la lisière de la forêt, il pressentit que quelque chose s'était passé. Une aura maléfique planait sur sa forêt bien-aimée. Se precipitant vers l'arbre de son amie au fin fond de la forêt, il découvrit la scène, horrifié. La licorne gisait sur le sol dans un bain de sang. Elle avait encore un souffle de vie. Mais ce qui le meurtri, c'est la vision de l'arbre de sa dryade. Il avait été brûlé, massacré, criblé de flèches. De nombreuses traces de pas balayaient le sol. Il trouva un peu plus loin, en direction des marécages, la couronne de feuilles et de brindilles qu'elle portait habituellement dans ses cheveux. Elle était à moitié écrasée dans la boue et couverte de sang ...
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Sous la pleine lune, la petite dryade se réveilla. Elle souffrait énormément. Elle avait les poings et les jambes liées. Elle avait une blessure au bras, une flèche l'avait transpercée. Elle ne reconnu pas le lieu où elle se trouvait. Elle avait peur et froid. La neige commençait à tomber. Elle aperçut malgré ses larmes une bande d'hommes habillés d'armes et d'arcs. Ils ne semblaient pas sympathiques. Elle ressentit tout d'un coup un haut le coeur. Son arbre ! Elle avait un horrible présentiment. Elle savait qu'il n'était plus et qu'elle n'avait pas su le protéger. Elle eut envie de mourrir, elle aurait dû mourrir avec son arbre.
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La forêt semblait trembler tout autour d'elle. Elle passa dans une transe qui l'emmena loin de son corps meurtri. Elle se sentit légère et libre. Elle rejoignit les nuages où une brise mouvementée l'emmena à des dixaines de kilomètres de sa forêt. Elle se laissa transporter. Puis, tel un oiseau, elle aperçut ce qui ressemblait à une cité. Seulement, c'était plus qu'une cité, c'était une harmonie entre les arbres et le crystal de roche. Partout la lumière se reflétait. Comme le soleil se levait, la cité s'étincella de mille feux. Elle se laissa déposer à l'entrée de la magnifique citadelle de verre. En pénétrant entre les murs, il semblait que les crystaux poussaient depuis les arbres. Tout semblait tellement naturel qu'il était difficile à croire qu'une magie elfique était derrière cela. Les portails étaient ornés d'émeraude et de verre. Elle remarqua qu'un rideau d'eau était le seul voile qui fermait les portes et fenêtres des demeures. Par un geste simple et rapide, un elfe ouvrit le voile comme s'il s'agissait de tissus. L'eau sécoula tout autour des ornementations représentants autant de fleurs rares et de signes singuliers. jamais une dryade n'avait découvert autant de beauté à la fois. Des escaliers de nacre rose permettait de monter les étages, tout en harmonie avec la hauteur et le feuillage de la forêt. Par hazard, elle s'aventura dans la plus haute tour du complexe. Elle monta doucement et discrètement. Arrivée devant une pièce circulaire et remplie de magnifiques et anciens parchemins. Elle aperçu un elfe à l'allure raffinée et d'une beauté sans pareille. Elle le reconnut de suite. C'était lui. S'approchant doucement, elle eut une larme qui s'écoula sur sa joue. Le revoir après tant de souffrance lui était tout aussi douloureux. Sa larme toucha le sol et d'un coup, il se retrouva recouvert d'herbes, de fleurs, de lierre ... Ce qui donna à la pièce une transposition du mystère sur le naturel. Surpris, l'elfe se retourna et vit une créature translucide, mi-ombre, mi-consistente. Elle était là, plantée au milieu d'un champ de fleurs aux douces senteurs. Il la reconnut. Il remarqua sa larme tel une perle glissant sur sa joue. Il s'aprocha délicatement sans écraser la moindre fleur et la saisit dans ses bras. Là il fut frapper par la vision horrible qu'elle n'était pas morte et un sentiment de grande douleur le prit. Elle souffrait tellement là où son corps se trouvait. C'est alors que son image se dissipa tout doucement, les fleurs flêtrirent, l'herbe sécha. N'écoutant que son coeur, il se précipita pour empoigner sa monture et courrir délivrer sa tendre amie. Traversant mille sentiers, cent rivières, ... Il arriva à l'orée de sa forêt. Repérant traces et marques, il suivit le parcours des monstres qui avaient détruit le lieu mythique de sa rencontre avec son ange. Une longue journée passa. Il arriva enfin à un campement d'humains plus grossiers les uns que les autres. Ils mangeaient et buvaient comme pour fêter une victoire facile. Tout à coup, il vit le corps de sa douce, sans vie, pieds et poings liés, dans la boue et couverte de sang. Entrant dans une rage incommensurable, il incanta un sort foudroyant pour ses âmes sans coeur. Le combat fut rapide et efficace. Son épée virevoltait entre les têtes de ses ennemis, le feu les consumma rapidemment s'ils n'étaient déjà morts. Se précipitant vers la belle créature, il la serra doucement contre lui. Un fin souffle sourtait de son corps amoindri. Malgré les coups, le sang et la boue, elle restait belle à en mourir. Il l'emmena avec lui, lui détacha ses liens et l'envelopa dans une couverture. L'elfe ne put s'empêcher de pleurer pour son retard et promis de ne plus la quitter.
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Il est grand temps que je t'envois mes milles soldats de terre et d'argile afin de repousser les assauts répétés de ces charognards. A quand notre prochaine rencontre dans la forêt des mille et un soupirs ? Toute la végétation se met à vibrer lorsque tu approches de l'âme de cette forêt. Les fleurs s'ouvrent, les feuilles s'agitent et la lumière diffuse tout autour une aura de bonheur. Même la pluie chante une douce musique en harmonie avec le ciel et la terre. Cette musique me rappelle les douces nuits chaudes passées au creux de tes rêves. Un arc-en-ciel apparait lorsque nos esprits se rejoignent. Des étoiles scintillantes éclairent mes songes empreints d'affection et de romantisme. Mon bien-aimé elfe, que tu sois de la lune ou du soleil, tes mots me donnent une seconde vie, un second souffle.
Que ta journée soit emplie de bons moments et de doux rêves, mon audacieux Lindalë et j'espère que tu seras bientôt libre pour pouvoir converser à nouveau avec la petite dryade qui ne garde son essence que pour toi.
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A la lisière du lac, le scintillement du soleil sur les eaux calmes attirait l'attention. Pourtant, non loin de là, une elfe, assise sur un tronc séché, contemplait les oiseaux qui virevoltaient ça et là. Amusée, elle voulut se joindre à cette joie sans pareil. La scène ne pouvait montrer plus de beauté. Ses longs cheveux couleurs de cuivre étincelaient en tout sens sous la lumière ambiante. On aurait dit un trésor pour le plus fou des voleurs. Sa peau, telle la couleur du nacre rose des plus beaux coquillages, contrastait de manière élégante avec sa crinière. De douces boucles ondulaient tout autour de son visage, illuminant son regard perçant. Ses yeux couleurs pommes de pin étaient en harmonie avec la nature qui l'entourait. Son corps oscillait tel une sirène dans un océan. Sa jolie tunique de soie et son pantalon de lin épousait doucement son corps aux courbes voluptueuses. De motifs à se fondre dans la nature afin de se prémunir de tout danger, elle ne portait que des couleurs naturelles : du vert tendre, du lin et de l'anthracite. Dans ses cheveux, de fines tresses étaient tournées avec des feuilles de chêne. Sa ceinture était confectionnée de plusieurs plaquettes de bambous ficelées entre elles. Sur ses bras étaient gravés plusieurs symboles complexes connus seulement par les seuls érudits elfiques.
Dans un mouvement dessinant une harpe invisible, une musique étrange, fondante comme de la glace au soleil, et pénétrante commença à s'éxécuter comme si la nature elle-même chantait ses sons. La belle elfe débuta un long chant mélodieux sur fond de cette musique troublante.
Un elfe, beau comme un archange divin, attiré par cette clairière illuminée par tant d'énergie, s'arrêta et s'attarda à écouter ce psaume ...
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Elle marcha lentement, empreintant un couloir bordé de crystal. Une lumière vive pénétrait ces murs, c'était le soleil se reflétant sur les parois. Le couloir reliait un arbre millènaire à une tour de glace. Sur cet arbre, une petite maison de bois y était soutenue par d'épaisses branches. Son toit était faite de feuilles et de branches. Le crystal semblait avoir fondu dans les rondins de la cabane, ouvrant un passage vers le couloir de crystal. Ce couloir suspendu dans les airs semblait flotter tel un nuage dans le ciel. A l'autre bout de ce conduit crystallin, une porte givrée, tel un manteau de glace, donnait accès à la tour frigorifiée.
Elle continua son avancée au-dessus du vide. Une sensation étrange la pénétrait au fur et à mesure qu'elle approchait de la porte. Cette sensation la prit par ses pieds nus, remonta le long de ses jambes douces et glaça ses cuisses et son bassin, elle se sentait figé. Son ventre semblait pris d'un froid indescreptible au point qu'elle ne sentait plus son corps. Un souffle glacé se fit sentir sur sa poitrine, son cou, sa nuque. Ses cheveux se frisèrent sous la sensation de temblement qui la prit. Elle chercha ce qui la touchait ainsi. Elle ne voyait rien. Tout à coup, elle fut propulsée vers la porte de glace. Elle traversa la porte comme elle traverserait un voile léger et soyeux.
Elle se retrouva alors dans une chambre où la chaleur y était intense. Un grand lit au drap de satin et de soie d'un beau rouge carmin se trouvait au milieu de la pièce. De nombreux étagères couvertes de milliers de livres, de fioles, de parchemins et d'objets les plus divers. Un lustre de cent bougies était allumé au-dessus du lit. Les murs étaient fait de pierre.
Son corps se réchauffa instentanément au point même qu'elle commenca à transpirer. Elle souhaita alors pouvoir se désaltérer. Comme par magie, une coupe d'eau fraiche apparut près d'elle sur un guéridon. Elle ne put s'empêcher de boire cet offrande alléchante. Une main la saisit alors à la taille et l'emmena lentement vers le lit. Effrayée, elle s'accrocha à une armoire qui se trouvait près d'elle. La main la lâcha alors. Une rose rouge fut déposé sur le lit, puis une deuxième et ainsi de suite jusqu'à ce que le lit en soit recouvert complètement. Elle scruta les ombres afin de pouvoir déceler une présence mais rien ne trahissait cet être.
Pendant un long moment, plus rien ne se passa. Elle commença alors à parler, à demander qui était présent. Tout à coup, elle eut quelque chose qui lui caressa l'épaule et ensuite le bras. Elle se retourna et essaya alors de l'attraper mais rien, impossible de le capturer. Elle recula regardant ça et là ce qui pouvait l'observer. Elle sentit plusieurs fois une présence face à elle. Tout à coup, elle bascula. Elle venait de se retrouver sur le lit sans avoir fait attention.Elle voulut alors se redresser mais une masse se coucha sur elle. Elle sentit à nouveau ce souffle dans son cou mais cette fois-ci, il n'était plus glacé mais chaud, très chaud. Elle essaya de repousser de toutes ses forces la chose qui se trouvait sur elle. Sous ses doigts, elle sentit un tissus et un corps. Elle tira de toutes ses forces sur la tunique qu'elle tenait. Projetée en arrière, elle tenait dans ses mains, une robe d'invisibilité. Elle chercha alors la créature qui l'avait capturée. S'approchant du lit, elle regarda de l'autre côté et découvrit sur le sol, un peu sonné, un elfe d'une grande beauté. N'était-ce pas celui là même qu'elle avait aperçu dans la forêt quelques jours plus tôt ? Pourquoi avait-il joué cette comédie ? Ses souffles, ses caresses étaient tellement douces qu'elle ne savait plus quoi penser.
Il se réveilla doucement et cru reconnaître son ange. ...
A la lueur du soleil, la chaleur réchauffait son petit corps meurtri. Elle attendait depuis des jours d'avoir un signe de lui. Mais hélas, son ami était pris dans de grandes batailles presque éternelles. Le temps semblait si long sans lui. Son coeur palpitait de craintes et d'inquiétudes, se demandant s'il s'en sortait bien et s'il survivait à ses combats intenses. Ces derniers jours, elle était triste. Surtout le jour où tous les amoureux de la terre se retrouvait puisqu'elle, elle était à nouveau seule. Toutes ses pensées étaient allée vers lui. Elle espérait secrètement qu'il avait entendu les cris de son coeur solitaire. Elle lui envoya une lettre sur un parchemin très spécial, fait de ses larmes, d'épines de roses et de branches de saule pleureur. Les ingrédients étaient liés par un chant triste et accablant et séché au soleil d'hiver. Le papier devint givré comme recouverte de neige. Elle l'écrivit avec des gouttes de pluie et parfois quelques larmes qui s'écoulait de ses yeux sombres. Elle écrivit avec tant de passion et d'ardeur qu'elle en trembla de tout son corps. Mais qu'allait-il répondre à ses mots aventureux ?
-------------------- -- L'orage est au temps, ce que la passion est au coeur ... magnifique mais violent --
-- Destin, vient à moi, comme une lame sous ma gorge, comme une larme sur ma joue, comme l'écume sur les vagues, comme l'aube de ce paysage --
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Cachée
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