Ca germe?
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Petite nouvelle heoric fantasy a été posté le : 04/03/05 19:28
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Les damnées
Chapitre premier
La sortie du livre
L’heure approche. Le monde va changer. Plus rien ne sera comme avant. Les ténèbres, le diable, les démons vont frapper à nos portes. Et de ces temps troublés, j’en verrais la haine, le désespoir des hommes, des peuples devant la destruction de leurs biens. J’ai vu un monde s’effondrer, et personne pour l’empêcher. Mais cela m’importe peu, car dans ces temps noirs qui viennent de plus en plus vers nous, je sais que j’aurais ma vengeance.
Johan Guterfly
La sortie du livre
Un orage dans la nuit, une ville qui s’assombrit, malédiction des cités quand vient le mauvais temps, et Ronen n’échappe à la règle. Les rues si souvent agitées la nuit sont d’un calme juste troublé par la pluie et le tonnerre qui frappe derrière. Seul les miliciens osent s’aventurer dehors, et encore, juste pour les rondes, ainsi qu’un chevalier qui cherche asile dans une petite église.
Il descend de sa monture, c’est un bel étalon marron, un cheval de noble. Il frappe deux fois à la porte, et voilà le prêtre qui ouvre. L’étranger est casqué, et le prêtre qui cherche son regard est comme troublé, comme s’il n’arrivait pas à lire comme dans un livre ouvert.
-Entrez mon fils.
Comme l’étranger entre, l’homme de foi peut voir sa cape, une fleur de lys blanche sur fond bleu, une fleur d’une famille qui a sombré dans l’oubli suite à la mort des membres de celle-ci.
-Mais de quelle famille êtes vous mon fils ?
C’est une voix calme et sereine qui lui répond.
-Quelle importance prêtre ? Où est le livre ?
-Mais de quoi parlez-vous ?
-Je ne vous veux aucun mal, mais s’il le faut, vous souffrirez cette nuit. Alors ou est ce livre ?
-Je…je ne vois pas de quoi vous parlez !
Une main gantée attrape l’épaule du prêtre.
-Etes vous sûr de vouloir souffrir ?
Dans une rue alentour, les miliciens du capitaine Frenz font une ronde. Cette nuit fut plus calme que d’habitude pour eux, avec ce temps même les brigands restent chez eux. Le groupe ressent de la lassitude face à cette nuit sans histoires, mais le calme de la pluie est coupé par un hurlement, un cri en direction de l’église. Et le capitaine Frenz ne peut s’empêcher de se plaindre.
-C’était trop beau pour être vrai. Allez les gars ! Suivez-moi !
Plus ils avancent, et plus une silhouette qui semble être un homme sur un cheval se rapproche. Ils distinguent mal, et le capitaine voyant ces hommes nerveux face à cette approche se sent obliger de menacer l’inconnu dans une posture défensive, sa lance pointée vers l’avant.
-Halte homme ! Halte ! Ou il t’en coûtera cher !
Sur ces dernières paroles, le chevalier sort une lame et une fois à portée, évite la lance, et d’un geste irréprochable tranche la tête du capitaine qui ne retombe pas par terre. Les miliciens regardent leur capitaine, ils pensent que le temps les a trompés, mais celui-ci ne bouge pas, sa lance toujours pointée vers le même endroit. C’est alors que l’un d’entre eux lui pose une question.
-Vous…vous allez bien …mon …capitaine ?
En s’approchant plus près, il réalise alors que la où la tête devrait être coupée, un filet de glace retient celle-ci, et il ne peut s’empêcher de faire brusquement un bon en arrière et de pousser un « Ho Mon Dieu ! ».
Porte-Ouest, le calme et encore ce calme de mauvais de temps, les deux miliciens qui gardent la lourde grille de la bâtisse et le pont-levis qui est derrière sont sous le portique de celle-ci. Ils s’abritent pendant leur garde, tout en pestant contre leurs collègues qui sont à l’intérieur. La grille se soulève, puis le pont-levis s’abaisse, les gardes sont surpris, et le plus gradé des deux s’engage dans le bâtiment.
-Hernst !
Son énervement s’entend par ses lourds pas dans l’escalier.
-Espèce d’abruti, tu veux qu’on se fasse tuer ou quoi ?
Il pénètre dans la salle des gardes, une table au milieu avec des chaises, quelques lampions accrochés aux murs, et des étagères où sont rangées des armes et quelques papiers, mais pas de miliciens.
-Ha c’est une farce, et bah c’est pas drôle ! Ou que vous êtes bande d’abrutis ?!
Il s’engage alors dans la salle de fonctionnement de la grille et du pont-levis, les lampions sont éteints, l’obscurité l’agace.
-Hahaha, vous croyez me faire peur, allez montrez-vous. Et ho y a quelqu’un ?
Le doute envahit son esprit, il ressent les poils de sa nuque se hérisser, il fait un pas en avant mais son pied heurte quelque chose, il ressent la peur l’envahir dans l’obscurité. Il commence à se retourner mais fait de suite un bond en arrière et tombe sur les fesses en laissant tomber son bouclier. Il vient de voir deux points rouges dans la nuit, comme les yeux d’une créature, puis plus rien. Juste le froid et une drôle de sensation à la gorge. Il essaye de parler mais c’est un gargoulli qui sort de sa bouche, il met sa main droite sur sa gorge et réalise qu’elle est tranchée. Il panique, se met à ramper, puis tout s’arrête, une dague vient d’être retirée de son dos.
Entre l’église et la Porte-Ouest, les rues sont vide, l’orage fait fuir les gens mais trois chevaliers ne fuient pas le mauvais temps. Le chevalier à la fleur de lys en tête, et deux paladins le précédant de peu avec leurs épées sorties de leurs fourreaux. Une course poursuite s’engage, le chevalier se met tout à coup à ôter son casque, laissant ainsi ses cheveux bruns arrivant jusqu'à sa nuque flotter dans le vent. Il a gardé son casque dans sa main droite, se retourne une fois, puis brusquement le refait en jetant son casque de toutes ses forces sur son poursuivant le plus proche. Mais celui-ci pare son attaque en donnant un coup d’épée vertical, et la course poursuite reprend son cour normalement jusqu'à la Porte-Ouest.
Le dernier milicien gardant l’édifice finit par voir les chevaliers arriver, il se dépêche d’ouvrir la porte de service de ce qu’il garde, puis soudain l’incompréhension l’atteint et deux yeux rouges devant lui. Il avance la tête vers celle de son agresseur, et quand il la voit bien, on lui retire deux dagues de son ventre, le faisant plier et tomber par terre en essayant de retenir le sang qui s’écoule de ses blessures. Et dans un dernier soupir, voit l’ombre qui est venu prendre sa vie sortir du bâtiment, une large cape, une queue de rat.
L’assassin en sortant permet aux chevaliers de voir sa forme légèrement voûtée et ses vêtements noirs comme la nuit, son visage est caché par une capuche qui ne laisse apercevoir que deux points rouges dans la nuit. Mais cette apparition ne trouble en rien les chevaliers dans leur course effrénée, puis une étoile s’envole de l’ombre vers le dernier des poursuivants. Celui-ci n’arrive pas a parer cette attaque si soudaine et tombe de son cheval, le projectile planté dans sa poitrine. Le regard de cette ombre à queue de rat fixe les deux derniers cavaliers encore en selle quitter définitivement la ville, avant de se retourner vers le malheureux qui est tombé. La démarche sereine il se rapproche, puis se penche vers sa victime qui se met à lui parler avec peine.
-Haaaa…, qu’est ce que tu es ? Tu es tout droit haaa… sorti de mes pires cauchemars.
Une voie crissante par moment lui répond, on sent en celle-ci une légère difficulté pour prononcer les s.
-J’appartiens pour beaucoup d’entre vous à une racce qui n’exxisste que dans les légendes de votre peuple. Regarde par toi-même.
L’assassin révèle enfin son visage en ôtant sa capuche, laissant découvrir ainsi une tête de rat, des dents pointus et deux yeux rouges ressortant de l’obscurité.
-Tu es un homme-rat, un skaven…, que nous veux-tu ?
-Rien jusstement.
Il sort de sous sa cape une dague, et tranche la gorge de l’infortuné paladin, mettant fin ainsi à cette conversation. Il se rapproche du cheval de sa victime qui s’est arrêté non loin d’ici, et une fois les rennes saisies, un applaudissement venant d’un des toits se fait entendre d’une manière ironique, et cette voie hypocrite.
-Félicitations, vraiment je dois reconnaître que faire en sorte de sortir ce livre de la ville n’était pas une mince affaire, et se débarrasser d’une escouade de miliciens non plus.
Le skaven a repéré son interlocuteur, c’est un homme grand et mince au visage fin et au sourire moqueur, il porte une robe de mage mauve à capuche, sûrement un sorcier. Ils se fixent tous deux, un avec le regard de la haine et l’autre caché par sa capuche, avec ce sourire moqueur.
-Tu ne parles plus ? Je te fais peur peut-être ? Mais non c’est vrai, un assassin de ta trempe n’a jamais peur, n’est ce pas Snik, non c’est Snikit que suis-je bête, vraiment excuse-moi.
L’incompréhension se lit dans le regard du skaven qui en baisse les yeux un instant pour retrouver devant lui à cinq mètres son mystérieux interlocuteur. Il se met alors à le charger en sortant c’est deux dagues suintant un liquide légèrement verdâtre des runes fines de celle-ci. Le sorcier pousse sa main dans le vent en direction de son agresseur qui se retrouve poussé sans aucun contact dix mètres en arrière. Ses armes sont tombées par terre, il peine à se relever la haine dans les yeux, le sorcier laisse échapper un sourire moqueur, puis le voyant essayer de ramasser une arme, ramène sa main vers lui et attrape à la gorge le skaven comme une poupée jetée dans le vent, et d’un visage menaçant délivre ces paroles.
-Ce que tu trouveras dans le livre, ne feras que confirmer tes craintes. Trouves Thorken, ramène Edouard à lui ainsi que les autres. Fait en sorte que la prophétie se réalise ! Sinon, la prochaine fois que nous nous reverrons, je ne serais pas du bon côté.
Il jette sa proie quelques mètres devant lui, comme une poupée encore une fois, et quand celle-ci revient à elle, plus rien, plus de sorcier. Juste un sentiment de peur, un sentiment oublié depuis longtemps.
Les deux chevaliers sont maintenant loin de la ville, ils vont quitter la plaine pour pénétrer dans la forêt. Le poursuivi est bien en tête, et la distance qui les sépare s’allonge toujours un peu plus à chaque pas des chevaux. Le paladin réalise qu’il ne le rattrapera pas et qu’il le perdra dans la forêt, il décide de descendre de son cheval et de hurler ces mots.
-Tu n’es qu’un lâche !
Le chevalier fait demi-tour tranquillement, et avance vers celui qui l’insulte, toujours aussi tranquillement.
-Tu n’es pas aussi lâche que je le pensais, viens m’affronter si tu es un homme !
Une voie calme, sereine lui répond.
-Souhaite-tu vraiment mourir ?
-Impudent ! Je suis la plus grande fine lame de Khelben, et son plus grand champion.
-Tu te caches donc derrière ton dieu, mais sache qu’il ne te sauvera pas aujourd’hui si tu choisis la voie que tu es en train de prendre
En s’approchant, le paladin distingue de plus en plus les traits de visage d’un trentenaire qui inspire la bonté. Le chevalier s’arrête à cinq mètres de son ennemi, se penchant légèrement vers lui, puis reprend.
-Ote ton casque que je vois qui va mourir.
Il ôte son casque, laissant une barbe et des cheveux châtains être mouillées par le temps, son regard est clair, il a les yeux bleus.
-La seule chose que nous ayons en commun paladin, ce son nos yeux, et notre regard. Tu es peut-être un homme brave, mais pars. Pars, si tu veux vivre.
-Je ne te crains pas.
-Tu devrais.
Il saute de son cheval, malgré sa lourde armure, celle-ci est un peu crasseuse et abîmée par les coups qu’elle a reçu. Il sort sa lame, Le tranchant fait à peu près un mètre, elle est en acier de nain d’une clarté juste troublée par le froid qu’elle dégage, ce froid qui imite la brume. Le pommeau est finement décoré avec des fleurs de lys gravé, et une rune, petite mais brillante. Son adversaire sort son épée lui aussi, elle est à deux mains, il reçoit un regard haineux, mais garde son calme, et comme si de rien n’étais, lui fait une proposition.
-Renonce au livre. Vas-t’en. Après il sera trop tard.
La réponse n’est autre qu’un hurlement et une charge contre sa personne, suivit d’un coup d’épée de haut en bas en diagonale, un coup facilement paré par un pas de cotée et une épée mis entraver. Les deux lames se touchent, elles se frottent, des regards se croisent, un haineux et en lutte, l’autre calme et serein
-Renonce.
-Jamais !!!
Le paladin sur un élan de rage repousse la lame de son adversaire qui semble déstabilisé, il s’empare d’un air triomphant et donne une série de coups qui semble paré à la limite du chevalier, et à chaque coup son sourire de victoire s’élargit. Le chevalier recule toujours de plus en plus, sans changer l’expression de son visage, comme si de rien n’était. Puis un coup violent sur la grande lame vient achever ce moment de victoire, celle-ci s’ancre dans la terre, et un coup de poing ganté cogne une tête. Le paladin est à terre, son épée à trois mètres de lui, les jeux sont faits. Dans une tentative désespérée il tente de se relever, mais cela ne lui permet que de mieux voir une lame gelée fonçant vers sa tête.
Je met ce texte sur ce forum pour avoir votre avis dessus. Je ne demande pas des corrections, premièrement par ce que je suis orgueilleux, et deuxièment par ce que je veux pouvoir dire que je l'ai fait moi même et tou seul.
Mais vous pouvez toujours me donner des conseils.
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Dernière mise à jour par : Vitto le 29/04/06 14:18
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Troll du Chaos

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Réponse au Sujet 'Petite nouvelle heoric fantasy' a été posté le : 05/03/05 10:22
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mon avis ?
c'est plutôt bien écrit, il n'y a presque pas de faute, juste quelques tournures un peu maladroites, mais dans l'ensemble, c'est facile à lire, interessant, prennant, clair...
En bref, je pense que tu devrais mettre la suite !
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Cachée
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Mercenaire du Chaos

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Réponse au Sujet 'Petite nouvelle heoric fantasy' a été posté le : 08/03/05 16:49
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Je trouve ça assez bien mais il manque un titre(il y abien quelque fautes de syntaxe mais sinon...).J'attend la suite avec impatience
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Ca germe?
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Réponse au Sujet 'Petite nouvelle heoric fantasy' a été posté le : 29/04/06 13:52
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Chapitre second
Au fort du comte
Deux hommes sont dans une pièce sombre, malgré les rayons du soleil qui viennent frapper sur une lourde vitre ronde d’un verre étrange et à l’allure teintée. Un bureau en chêne vernis est près de cette vitre ainsi que deux chaises misent chacune d’un coté du meuble, elles aussi sont en chêne vernies. Les seules choses qui éclairent la pièce et les quatre étagères, elles aussi en chêne vernis, sont les quatre lampions de la pièce. Les étagères sont remplit de toutes choses, parchemins, crânes, livres et nombres d’ustensile de magie. Les murs sont décorés presque partout par des tissus où figure sur chaque le même emblème, une tête de loup aux yeux rouges sur fond bordeaux. Là où rien n’est sur les murs, on y voit les briques grises un peu crasseuse qui ressortent. La seule chose qui peut rassurer dans cette pièce, c’est le bureau. Car il n’y a dessus que des papiers, de quoi écrire, et signer avec la cire, que de choses normal que l’on trouve sur un bureau. Une ambiance particulière, dérangeante pour la plupart des mortels, mais pas pour les deux hommes de la pièce.
Le plus grand d’entre eux regardait de par la vitre, les cheveux d’une noirceur rarement égalée. Il était droit et fier dans ses vêtements élégants presque tous bordeaux et noir, cape noir extérieur, bordeaux intérieur. Une épée était attachée à sa ceinture, il y avait un beau pommeau pour cette épée, de l’or gravé en tête de loup. L’autre individu était plus petit, il faisait dans les un mètre soixante et était plus trapu, c’était un nain. Mais sa barbe était courte pour un nain, celle-ci ne dépassait pas plus d’un centimètre d’épaisseur. Son regard lourd était à moitié caché par un chapeau aussi sombre que ses vêtements, cela cachait ainsi ses cheveux châtain foncés qui tombaient juste en dessous de ses yeux d’un sombre marron. Ses vêtements laissaient un peu plus que ses avants bras découvert, mais ses mains étaient couvertes par des gants en cuir noir. Trois armes étaient accrochées à sa ceinture, un pistolet, une épée, et un katar. Pour un nain, il n’était pas très barbu, ni très trapu, il était même plutôt fin pour appartenir à cette race, mais on sentait la force qui était en lui, une force inquiétante.
Il était assis sur la chaise la plus près de la porte, les pieds croisé sur le bureau. Son attitude désinvolte dérangeait son interlocuteur qui lui fit remarquer sa gêne d’une intonation élégante.
-Etes-vous obligé de vous mettre dans cette position pour parler ?
Le nain le regarde calmement, et de sa voix dure et sévère lui répond.
-C’est vous qui m’avez dit de venir ? Ou moi qui suis venu à vous ? … Vous finirez par vous faire à mon tempérament si vous avez vraiment besoin de mon aide. Car du travail, j’en ai partout. Et je peux très bien me passer de celui-ci.
-hum… Vous êtes toujours d’accord sur la somme ?
-Oui, si c’est bien trois milles pièces d’or voir plus, et qu’on peut toujours dépouiller les morts de leurs objets valeurs. Si tel est bien le cas, alors comptez sur moi, mes hommes sont à vous.
-Vous me suivrez bien vous et vos hommes jusqu'à de la l’empire Ronien.
-Jusqu’à la tour des mages comme convenu. Après, cela ne me concerne plus.
Le comte enfin se retourne, laissant voir son visage d’une pâleur cadavérique exprimer un peu mieux des menaces.
-Si vous ne tenez pas parole Thorken, je vous le ferais payer cher, très cher.
-Je suis un nain et je n’ai qu’une parole, alors pas la peine de me menacer. N’oubliez pas à qui vous parlez, je suis Thorken Proudens, chef mercenaire réputé, alors si vous tenez à la vie. Ne me menacez plus à l’avenir !
Les regards des deux hommes sont devenus orageux, et cette conversation commence agacez le comte qui le congédie.
-Allez rejoindre vos hommes, nain. Nous partons d’en moins d’une heure.
-Ainsi soit-il, comte.
Et voilà le nain sortit de la pièce, permettant au comte de continuer à observer de par la vitre. Quand tout à coups rentre un homme aux vêtements similaire au comte, certes moins ouvragé, mais plus équipé en protection, il porte surtout en plus une sorte de chemise de mailles sombre. Son visage est pâle, contrastant avec ses cheveux bruns en arrière et son bouc relié à sa moustache. Les traits de son visage sont durs, et son regard ne rassure en rien. Sans que le comte se retourne, celui-ci interpelle l’homme qui vient de troubler le calme de sa pièce.
-Vost, Dîtes aux nécromants de se préparer, dîtes-leur de réveiller aussi nos frères, nous partons en guerre dans moins d’une heure.
Une voix grave et râpeuse lui répond.
-Je pars sur le champs accomplir votre volonté comte, Tout sera près en temps et en heure.
Vost referme la porte, laissant le comte méditer encore un peu. Il arrive dans un couloir sans fenêtres, la seule lumière ici, sont les torches sur les murs. La faible lumière, les tissus avec l’emblème d’un loup, et les grosses briques crasseuses ressortant des murs par endroit, donnent une allure inquiétante aussi aux couloirs en cette demeure. Un homme attend Vost, il ressemble à un mage mais son allure est bien plus sombre, et des crânes ornent ses habits.
-Alors ?
-Dit à ton maître de préparer ses disciples et réveiller les morts, le comte a dit que nous partions dans moins d’une heure.
Vost avance dans le couloir, et quand il arrive près de son interlocuteur, celui-ci baisse la tête sous son regard inquiétant, un signe de respect ou de craintes de plus pour lui. Et il s’enfonce dans les ténèbres du couloir.
Le soleil est haut dans le ciel, Thorken chevauche sur un cheval noir la petite plaine entourant le fort jusqu’au campement de ses hommes. Ce campement est fait de toutes sorte de tentes. Les hommes qui sont ici, sont tous de vétérans, des guerriers qui ont résisté aux temps et aux batailles. On trouve des nains, des elfes, et même des halfelings parmi les humains de ce groupe de plus de deux cents âmes. Ils ne sont là que pour l’argent, une sorte de bande de mercenaires ne souhaitant que de l’or, c’est la seule chose qui les rassemblent. Même si l’on pourrait croire qu’ils sont totalement désorganisés, c’est loin d’être le cas. Malgré leur différence en expérience et en équipement, leur dévouement pour leur objectif les rendent plus professionnel. Cela explique que l’on retrouve des nains et des elfes cotes à cotes, ils leur arrivent même de partager leur idées et leur techniques.
A coté d’une tente, deux nains et un elfe conversent. Ce dernier ressemble à un humain dans sa veste de cuir, mais sa silhouette est plus élancé, plus fine que ceux de cette race. Et surtout, son visage est fin et ses oreilles sont pointues. Les deux nains sont quant à eux en armure, l’un est roux et l’autre brun. Ils regardent leur interlocuteur d’un air paternel, il faut dire que cet elfe semble avoir la jeunesse pour lui, alors que peut-il bien faire ici ? La jeunesse n’a pas sa place dans un groupe de mercenaires.
-La bataille de la passe du pic d’Altest c’était quelque chose.
L’elfe les regarde avec respect et admiration.
-Qu’est ce qu’il avait de si particulier ?
Le nain roux parle en accentuant ses dires par des grands gestes, comme pour épater un public d’enfants. Et cela semble l’excité.
-C’était effrayant, mais aucun d’entre nous ne tremblait. Une horde de gobelins tout droit sortis des entrailles de la terre se ruait vers nous, imagine bien l’image que cela peut avoir. Ils semblaient innombrables, mais nous étions là et malgré le peu que nous étions, nous avons vaincu.
L’autre nain prend la suite avec plus de modestie et de tristesse.
-Moi je n’avais qu’une hache et un bouclier pour me défendre de cette marée, je me souviens encore de la tête de certaines de ces créatures pendant que je les pourfendais. Mais… Je me souviens aussi de celle de mes compagnons qui ne sont jamais revenus. Chaque… Nain qui tombait, nous faisait redoublé d’effort. Nous n’étions pas là pour rien, nous étions là comme ultime rempart, derrière nous c’était les portes de notre royaume. Je sais qu’un gobelin ce ne sait pas grand chose, en face à face presque n’importe qui gagne, mais quand tu es entouré par une dizaine d’entre eux c’est autre chose.
Le nain se tait et semble regarder le sol à la recherche de quelque chose, alors son compatriote qui a ouvert la conversation reprends, mais cette fois avec un fond de tristesse et de tourments.
-Je ne te souhaite pas de connaître une bataille où tout semble perdu d’avance, car c’est de cela qu’elle en avait l’air. C’est la pire des choses que j’ai connu, car de penser que l’on en emportera le maximum dans sa tombe c’est horrible. On a l’impression de s’avouer vaincu, et quand on y survit, on ne comprend pas pourquoi. On se demande pourquoi on est encore vivant et pas son camarade. Après cette bataille… Nous n’avons plus jamais été les même.
L’elfe reste perplexe face à une telle histoire, se serait-il trompé d’endroit ? Il ne peut s’empêcher d’avoir de la compassion pour ces nains qui ont du connaître un enfer, et de la peur. Celle de connaître ce vécu. Un des chefs mercenaires passent alors devant cette tente, et ces hommes.
C’est Elfanen, un elfe aux pouvoirs magiques. Ses yeux ont tendances à changer de couleurs quand il fait usage de ses pouvoirs, et des fois sans qu’il fasse quelques choses, alors du vert à de la lumière doré passent ses yeux. Il porte une lourde et ample cape qui est rouge et en fer vers le haut, elle est de tissu noir pour le reste. Cette cape cache tout même une dague qui reste près de sa ceinture. Il a de longs cheveux blonds, un visage dur malgré ses traits fin, et on a toujours l’impression qu’il regarde vers le loin avec nostalgie. Alors quand il parle à quelqu’un dans les yeux, il a tendance à mettre mal à l’aise. Personne ne sait grand chose de lui, à part qu’il vient de l’archipel elfique.
Il ne peut s’empêcher de s’arrêter un instant et de rentrer dans la conversation avec sa voix élégante.
-Vous parlez de la passe du pic d’Altest ?
Les nains restent fidèle à leur pensés tandis que le jeune elfe semble quelque peu gêné qu’on vienne lui parler, mais il répond quand même.
-Euh… Oui.
Elfanen le regarde alors dans les yeux, et sans le vouloir, les lui fait baisser.
-C’est un mauvais souvenir, nous n’en connaîtrons pas un tel dans les temps à venir. Vous n’êtes pas obligé de baissé les yeux jeune elfe, je ne vous lance pas une provocation.
Et le chef mercenaire reprend sa marche, comme si aucun sentiment n’était en lui. Ils le regardent s’effacer à travers les tentes, et le nain roux rajoute quelque chose.
-J’ai foi en lui, il nous mènera à la victoire.
Si des nains parlant à un elfe sans s’énerver peut paraître quelque peu étrange, il y a un être qui semble bien plus étrange qu’une telle conversation. Un minotaure d’une belle stature se trouve parmi ce groupe d’individus. Cette créature semble être un croisement entre un homme et un taureau. Les deux jambes sont de cette bête, alors que le torse est plus de l’humain malgré le poil qui le recouvre. Il n’a que quatre doigts à chaque main, et sa tête d’où ressorte deux cornes ressemble plus à celle d’un taureau qui semble calme et sage. Il fait plus de deux mètres cinquante de haut, et plus d’un mètre de large. Il ne porte que un pagne comme habit où y est accroché nombres de bourses. Il ne craint pas le froid à cause de son poil marron clair fort épais. Ses deux cornes sont encore intactes, laissant ainsi son visage toujours aussi bienveillant. Ses yeux montrent le calme de ces êtres, et la gentillesse qu’ils possèdent en fond d’eux. Un harnais de cuir est accroché à son torse, lui permettant ainsi d’accrocher en son dos une lourde hache. Elle fait presque sa taille, et le tranchant est gravé de runes brillant faiblement d’une lumière rouge. Pour utiliser une hache de cette taille, il faut une force dépassant de loin celle des hommes, et les minotaures la possèdent tout comme celui-ci, et vu sa stature, il doit la posséder peut-être plus que d’autres encore.
A la vu d’un nain chevauchant un cheval, le minotaure en gagne un sourire. Et quand Thorken s’arrête près de lui, sa voix grave et bienveillante l’accueille.
-Les nouvelles sont bonnes ?
Et c’est avec le sourire que Thorken lui répond.
-Au que oui. Nous partons dans moins d’une heure tellement elles sont bonnes.
-Je vais dire à Etan de prévenir tout le monde.
Et voilà le minotaure qui s’engouffre dans une tente à quelques pas de lui, il trouve un petit-homme. Un être ressemblant à un enfant joufflu, mais aux grands pieds velus. C’est un halfeling blond sans chaussures et aux cheveux courts, il est en train de mangé avec une créature reptilienne allongée a ses côtés. Cette dernière a les écailles sombre et attend patiemment que son maître fasse quelques chose. Cette créature ailée qui s’est allongé sur le sol fait une taille de deux mètres de long environ, et cela sans conté sa queue qu’elle laisse à moitié enroulée en ce moment. En voyant le minotaure, elle n’a que juste un peu relevé la tête avant de la reposer calmement. Jambon fumé, vin rouge, un bon repas en perpective pour l’halfeling. A part l’arbre coupé qui sert de table et l’équipement mis en vrac par terre, il n’y a pas grand chose.
-Etan, prends ton cor et monte sur ta bête.
-Mais je n’ai pas finit de manger, n’est ce pas Skrouik.
-Etan, nous partons dans moins d’une heure, alors s’il te plaît, met lui sa selle et prévient tout le monde avec le cor. Nous n’avons pas beaucoup de temps.
Un air triste est déçu saisit Etan.
-Et le jambon fumé !
-Met le dans ta gibecière, tu le mangeras plus tard.
-Tu peux au moins en contre partie démonter ma tente, s’il te plaît.
-Hum, bon d’accord, mais range ton équipement d’abord.
Et voilà Etan qui range son repas et ses affaires, met ses vêtements d’aventurier, monte la selle ou ses armes sont accrochées, sauf sa dague qui est à sa ceinture. Le temps qu’il a mis pour se préparer à sortir a fatigué le minotaure qui ne cache plus son exaspération. Enfin l’halfeling sort avec sa bête, monte dessus et s’envole au-dessus du camp pendant que le minotaure soulager de cette absence démonte la tente. Thorken, toujours monté sur son cheval et le sourire aux lèvres, regarde le démonteur de tente.
-Il t’a encore eut hein ?
-C’est ça ou il mettra une heure au lieu de cinq minutes à la démonter.
-Quelle bonté Tauran, quelle bonté.
Le bruit du cor résonne enfin dans le camp, et les hommes démontent les tentes. Dix minutes plus tard, il ne reste que quelques déchets sur le sol, et tout le monde est à cheval, enfin sauf trois. Etan qui est sur sa vouivre sombre comme toutes les autres. Tauran qui lui est sur une sorte de buffle si poilu qu’on ne voit même pas les yeux de la bête, c’est un buffle musqué, les seules capable de porter de telle charge. Et le dernier est Rigor, lui est sur une grande carriole, traîné par six chevaux. Il est chargé de s’occuper des objets ramassés après les batailles. Rigor n’est autre qu’un paysan, habillé comme paysan. Tout le monde l’appelle le gueux, mais tant qu’on le paye, il ne se plaint pas, et son crâne dégarni ainsi que sa moustache sont toujours là.
Deux groupes en rang se font face, les chefs d’un côté, Thorken, Tauran, Etan, Elfanen, Gulvad.
Un homme barbu et torse nue à la constitution impressionnante. C’est un quinquagénaire qui est tatoué de partout. Il n’a plus un seul cheveux sur le crâne, mais possède encore son épaisse moustache. Un vétéran certain, il aurait participé à la dernière guerre des princes marchands et en serait revenu. C’est un farouche guerrier maniant une hache à deux mains comme une brindille.
Farantis, un elfe sylvain de vert comme la plupart d’entre eux. C’est un archer émérite et il possède un certain talent comme troubadour. Cet elfe châtain ne s’intéresse qu’aux femmes, plus il s’en fera, et mieux il se portera.
Le dernier des chefs est Wolkins, le plus mystérieux et énigmatique de tous, c’est un homme de taille normale, élégant sans être vraiment beau. Ce trentenaire brun possède un charme dépassant l’entendement pour certains. Mais son aura dérange les sorciers, qui eux ne le trouve pas charmant. Son regard aux yeux bleu envoûtant fait perdre la raison aux esprits faibles, et après n’obéissent qu’à lui. Tout son mystère est excusé par ses talents dans les arts magiques. De l’autre côté, on trouve les hommes qui obéissent à leurs chefs pour l’argent.
Thorken est au milieu des sept chefs, il est le leader d’entre eux et s’apprête à s’exclamer à ses troupes. Son visage est mauvais, et tout en parlant, il se déplace avec sa monture pour accentuer ses dires.
-Soldats ! Nous allons traverser tout l’empire Ronien, d’ici jusqu’au nord de celui-ci, et nous mettrons la tour des mages à sac ! Si certains d’entre vous ont peur des sorciers, qu’ils s’en aillent maintenant ! Car après je tuerais chaque fuyard moi-même !
Un des soldats les plus vieux se met à prendre la parole.
-Pour qui travaillons-nous ? Et avec qui allons nous combattre ? Je n’ai pas vu un seul soldat à part nous.
Tauran lui répond.
-Nous travaillons pour le comte Wilnof, et son armée est constituée de morts-vivants. Mais aucun parmi vous n’a peur des morts.
-Des morts-vivants, ai-je l’air d’un enfant ?
-Crois en ce que tu veux, Je m’en moque du moment que tu te bats.
Thorken reprend la parole.
-Alors, qui est avec nous ? Je veux vous entendre me le crier à haute voix !
Et d’une seule voix, c’est tous ses hommes qui lui répondent avec une sorte de moi catégorique mêlé à des cris de guerre.
-MOIIIIIIII !
Le ciel s’obscurcit tout à coup, et d’épais nuages noirs se créent au-dessus de la plaine. Vost sort de l’intérieur du fort en poussant une lourde porte de chêne, il ne prête guère attention à l’emblème gravée sur celle-ci, mais bien plus à ce qui emplit la cour. Une masse de cadavres en décomposition qui ressemble à une montagne et cette odeur de putréfaction qui l’accompagne. Malgré la mort qu’il voit souvent, il ne peut s’empêcher d’avoir un certain dérangement face à cette scène. Il se rapproche des cinq nécromants qui s’affairent autour de cette masse pour réanimé un par un chaque cadavre, des centaines de corps a réanimé, mais tout cela semble aller vite. Les premiers réanimés commencent déjà à se mettre en rang et à s’en aller vers le nord, une odeur encore plus malsaine les accompagnant. Prouvant que des vers et de la vermine s’agitent en eux dans cette chair pourrie. Vost regarde d’un air froid le suivant que l’on réanime. Ce corps où juste la vermine vit à la peau noircit par la décomposition avancée, son ventre est entaillé laissant quelques lambeaux de tripes à l’air libre. Il regarde plus particulièrement le visage, le seul œil qu’il y reste est laiteux, le mort donne un sourire révélant des dents noircis et la partie droite de sa mâchoire. Plus un seul cheveux, plus d’oreilles, plus de nez. Mais malgré tout, le corps se réveille sous l’effet d’une goutte de lumière verte et les mots d’un nécromant : « réveille-toi mon frère ». Cette créature qui n’a plus rien d’un homme se relève, et cela malgré des muscles visible par endroit où toute sorte de petites bêtes tombent. Vost regarde ce corps sans âme sans l’ombre d’un sentiment, il le voit marcher sans tenir de compte de lui et se mettre en rang avec les autres. Son malaise est passé, il détourne alors le regard et demande son cheval de sa voix râpeuse.
-Ma monture !
Une créature abjecte sort de l’écurie, probablement un homme boiteux au dos courbé et au visage atteint par la petite vérole. Il tient dans ses mains les rennes d’un cheval noir aux yeux rouges comme le sang. Il s’approche de son maître et avant de s’éloigner, il le remercie d’une sorte de grognement.
-Merci seigneur Vost.
Vost le regarde partir d’un œil mauvais avant de monter vivement sur sa monture. Il commence alors à se rapprocher de la porte de la cour, mais quelque chose le fait arrêter. Une large trappe vient de s’ouvrir de la terre comme un trou béant des enfers. Il n’en sort qu’une horde de squelettes à pieds et sur monture tout aussi osseuse. Tous ces morts ont les os dans état correct malgré la poussière qui les recouvrent, ils sont tous bien en rang et coordonnés. Cette sortie à quelque chose d’inhumain, une discipline d’outre-tombe, tout semble si bien réglé. Cette vision semble rassurer Vost qui ne peut s’empêcher d’avoir un léger sourire de satisfaction.
Les mercenaires regardent avec étonnement les nuages noirs qui emplissent le ciel et drapent le soleil d’un voile de ténèbres, le temps a changé si brusquement. Mais ce qui les étonnent le plus en général, c’est ce flot de morts qui sort de la cour du fort pour se mettre en marche vers le nord. On ne leur a donc pas mentis, ils combattront avec des morts, peut être même leurs ancêtres. Les zombies et leur odeur mauvaise en avant et des squelettes justes à côté montrent la route qu’ils vont prendre. Cette vision aurait pu faire fuir de peur la plupart des mortels, mais pas ces hommes, pour qui l’argent est plus fort que tout. Ils ne bougent pas, ils attendent leurs ordres.
Un cavalier avance vers les chefs, c’est Vost qui est sur son cheval noir aux yeux rouges comme le sang. Il avance vite vers eux avant de s’arrêter brusquement en faisant cabrer sa bête à juste quelques mètres d’eux. Il se met alors à parler aux chefs des hommes.
-Vous mènerez une partie de vos hommes derrière les nôtres, comme le comte vous l’a demandé.
Thorken se met alors à lui répondre de son ton mauvais.
-Je ne suis pas un idiot et ce n’était pas la peine de venir me le répéter.
-Si vous le dites.
Et voilà le cavalier partit rejoindre plus ou moins ses troupes. Elfanen met en garde Thorken de sa voix élégante.
-Tu es sur de pouvoir lui faire confiance ?
-De quoi as-tu peur Elfanen, nous avons combattu avec des hommes-bêtes, n’était-ce pas pire ?
-Oui, mais les circonstances étaient différentes.
-Peut-être, mais pas le but.
Thorken fait alors cabrer sa monture et se met à hurler.
-En route soldat ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire !
Les mercenaires se dispersent en six petits groupes, tous mené par un chef. Mais un seul chef n’en dirige pas un, c’est l’halfeling qui du ciel observe le lointain. Chaque groupe s’occupe d’une zone autour de l’armée, mais les plus petits se dispersent dans le couvert des bois alentours. Le plus grand groupe est à l’arrière des morts-vivants, ce groupe est dirigé par Thorken en personne, il assure ainsi la protection des nécromants qui se terrent dans une énorme roulotte tirée par les restes en décompositions de chevaux. Il est bientôt rejoint par Vost qui tient à s’assurer une fois de plus que tout se passe comme prévu.
-Vos hommes sont bien sur les flancs en train de s’assurer que personne ne nous surprendra ?
-Parfaitement. Vos frères s’assurent-ils bien que vos troupes ne tombent pas par terre ?
-Cessez votre insolence avec moi.
-Serait-ce une menace ?
-Non, pas encore.
-Alors pardonnez-moi de prendre congé.
Et voilà le nain qui s’enfonce un peu plus dans ses troupes, faisant ainsi cesser cette conversation. Vost ne peut s’empêcher de pester contre ce mercenaire qui ne cesse de l’agacer. Le cortège prend enfin une réelle forme, laissant le fort vidé de presque tout occupant. La seule personne que l’on y voit, c’est le serviteur au corps tordu regardant du haut du fort toute cette marée s’éloigner. Il n’exprime pas de tristesses, mais juste une profonde solitude, peut être aurait-il souhaité partir ? Ce drôle de cortège ne lui prête par contre nul attention, car personne ne prend la peine de se retourner un instant. Cette armée s’en va donc sans se soucier de quoi que soit, elle n’est composée que de zombies et de squelettes à l’avant, de cavaliers squelettes justes derrière, de mercenaire sur les flancs et tout à l’arrière. Cette masse faite presque entièrement de morts vivants est dirigée par les hommes du comte, et n’a qu’un seul but, détruire la tour des mages. Cela enclenchera ainsi un nouvel essor pour la magie noir, abaissant par la même occasion la puissance des royaumes de ce monde. Et les chefs mercenaires le savent très bien.
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Réponse au Sujet 'Petite nouvelle heoric fantasy' a été posté le : 07/05/06 17:03
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Chapitre trois
Rencontre
Sur un sentier traversant une épaisse forêt, le chevalier à la fleur de lys continu son périple avec son cheval aux sacoches fort bien remplit. L’orage a laissé place au soleil et la nuit au jour, le printemps a retrouvé ses droits. Il semble joyeux, et on l’entend chanter d’une voix claire en parfaite harmonie avec sa nature calme, malgré les paroles parfois douteuses.
-Je me souviens de cette jeune fille
Grand dieu elle avait l’air fragile
Mais quelle poitrine
Elle était si belle
Quelle en était pucelle
Je mis fin à cette malédiction
Avec ce vieux dicton
Si elle est une fort belle ribaude
Et que ton esprit s’échauffe
Cours, vole, séduis-la
Eclaire la
Et après fuit-la
Quatre années plus tard
Je rencontrais Louise
Qui se disait Marquise
Quatre heures plus tard
Elle me montrait ses prouesses
Et c’est là où le bas blesse
Car quand elle vint dans mon lit
C’était une catin je vous dis
Et après l’avoir éclairé
Je m’en suis allé
La la lalalalala…
Cette chanson se retrouve troublée par une voix douce et féminine qui semble amusée.
-Serait-ce la seule chanson que vous connaissez, preux chevalier ?
-Je ne crains que les seules chansons que je ne connaisse, et encore que des parties, ne blessent vos chastes oreilles.
Le chevalier cherche du regard partout, il semble amusé de la chercher des yeux et cela se ressent dans sa voix.
-Vous y êtes presque chevalier. Regarder juste un peu plus haut.
Il lève la tête en direction des arbres, il découvre alors une jeune femme d’une taille modeste, l’air fier, et avec une poitrine avantageuse. Elle a les yeux verts comme son manteau capuchonné, et son visage angélique est coupé par de longs cheveux châtains clairs, voir presque blonds à certains endroit. Il est troublé par ces forts beaux atouts, tellement qu’il n’en remarque pas l’arc qu’elle tend en sa direction.
-Vous avez la poitrine de la jeune fille de la chanson, enfin, il me semble.
-Garder vos idées perverses pour vous-même.
-Je ne crains que votre beauté soit trop élevée pour que je n’en sois troublé.
Elle laisse échapper un petit rire accompagné d’un léger sourire.
-Je vais vous décevoir, mais je ne m’intéresse qu’à votre bourse et à vos biens.
-C’est volontiers alors que je me laisserais délester.
-Jetez votre épée, votre bourse et les sacoches de votre cheval par terre.
Il jette sa bourse par terre et continue sa conversation en s’appuyant un peu plus sur sa monture.
-Je risque de vous décevoir moi aussi, mais je ne puis vous donner plus.
Le ton et le regard de la jeune femme changent et deviennent menaçant.
-J’ai dit l’épée et les sacoches aussi.
-Il y a trente six pièces d’or par terre, vous faites déjà une belle prise.
-Ne jouez pas au malin, avec moi vous y perdrez.
-Tout dans la sacoche ne m’appartient, et cette épée est celle de mon père. Alors je ne crains ne pouvoir vous en donner plus.
-C’est votre problème, pas le mien. Souhaitez vous mourir ou être délesté ?
-Vous oseriez me tirez dessus ? Je ne pense pas que vous réalisez réellement à qui vous parlez, en temps normal je vous aurais déjà tué.
-Evitez donc cette flèche.
Une flèche part en sa direction, il bascule de son cheval et fait une roulade par terre, lui permettant ainsi de se relever aussi vite qu’il est tombé. Il se met alors à donner un violent coup de pied dans l’arbre où elle siège, et la voilà les fesses par terre. Le chevalier s’abaisse à son niveau sans menace, lui laissant sortir une épée et la lui mettre à côté de sa gorge.
-Tuez-moi. Allez y je me laisse faire.
Leurs regards se croisent quelques secondes, et sans un mot, elle abaisse son arme ainsi que son regard. Le chevalier se relève en direction de son cheval, la laissant seule et éperdue sur le sol.
-Une jeune femme comme vous, même avec ce métier devrait faire plus attention. Et en tant que belle âme, je vous offre ma bourse et ma protection. Enfin, si vous suivez ce chemin bien sur.
Il accompagne ses propos d’une main en direction d’un côté du sentier, et elle acquiesce d’un léger hochement de tête. Le chevalier resserre sa selle et monte dessus en même temps qu’il laisse échapper ces quelques mots.
-Auriez vous un cheval par hasard ? Car mon fidèle compagnon aimerait bien avoir un compagnon de jeu.
Le chevalier commence à partir avec le calme. Elle acquiesce encore d’un léger hochement de tête et se met à siffler, et voilà un cheval qui débarque des bois. Elle se relève avec vivacité, se met de suite en selle et rejoint son interlocuteur en posant cette question.
-Où, où allez-vous ?
-Vous oubliez votre bourse.
-Je…, gardez la votre bourse ! Je n’ai que cure de votre charité !
-Excusez-moi de vous avoir énervé, cette bourse sera alors pour un chanceux.
-mmmm.
Leur marche commence, le chevalier avec le sourire, et la jeune femme avec l’énervement. Ils marchent une demi-heure sous l’ombre des arbres, sans un mot, jusqu'à ce qu’elle trouble ce drôle de silence une fois son esprit calmé.
-Où allez-vous ?
-Voir un ami, pourquoi cela jeune fille ?
-Juste comme ça.
-Auriez-vous l’amabilité, je vous prie, de m’autorisez à vous tutoyez ?
Un sourire se dessine sur son joli visage, ainsi qu’un ton amusé.
-Et pourquoi vous donnerais-je cette autorisation ?
-Parce que j’ai un joli sourire, mais pas autant que le votre je dois reconnaître.
-Et bien soit, je vous l’accorde.
-Alors comment t’appelles-tu ?
-Judith, et toi ?
-Edouard de Sanont.
-Tu es noble ?!
-Non… enfin, je l’ai été… Sinon où vas-tu Judith ?
-Là où souffle le vent, là ou les bourses sont pleines.
-Tellement que la mienne est derrière.
-Ta bourse est à toi ! Tu n’avais qu’à la ramasser au lieu de la laisser. Maintenant ne te plains pas si tu dois mendier.
-Oublions cela, ce n’était que trente six pièces d’or, ce n’était pas grand chose.
-Elle n’était quand même pas aussi remplie ?
-Si.
Elle se met à le disputer pour avoir laissé sa bourse par terre, et une fois calmée, ils se mettent à parler de tout et de rien jusqu’à la fin de leur trajet.
Le crépuscule finit par arriver, ils sont en vue d’une clairière où une statue de pierres représentant une forme vaguement humaine aux oreilles pointues siège au milieu, le socle est gravé de nombreuses inscriptions d’une langue antique. La jeune femme met alors en garde le chevalier et leur marche s’arrête un instant.
-C’est un site elfe, on devrait peut-être l’éviter alors.
-C’est là que j’ai rendez-vous, et de toute façon les elfes ont abandonné l’endroit depuis longtemps…Tu devrais partir maintenant, il vaut mieux que nos routes se séparent ici.
La jeune femme semble blessé par ses mots.
-Et si je veux rester ?
Edouard relève bien la tête.
-Tu ne me connais même pas, tu suis un étranger dont tu ignores de quoi il est capable.
La jeune femme pend un air fier.
-Peut être, mais j’ai envie de suivre cet étranger qui m’a fait tomber de mon arbre et n’avais contre moi aucune rancune. J’ai envie de voir ce qu’il est.
Le chevalier laisse échapper un léger sourire.
-très bien. Quand mon ami viendra. N’ai pas peur de lui, il ne te fera rien.
-Pourquoi ?
-C’est un skaven.
-Mais ça n’existe pas. Pour qui me prends-tu ?
-Quand j’étais jeune, je ne croyais aussi qu’en ce que je voyais. Mais j’ai vu tellement de choses, ou de cauchemars… Que j’arrive à croire toutes nos légendes aujourd’hui, aussi vielles soient-elles…J’espère que tu ne croiras jamais en tout ce que je crois…Bon, allons dans cette clairière.
Et c’est sans un mot qu’ils pénètrent dans la clairière, elle est troublée par les mots de Edouard, et elle ressent une forme de tristesse en lui. Le visage de celui-ci a totalement viré en quelques instant, de la joie qu’il exprimait, c’est maintenant la tristesse et une certaine nostalgie d’avant que l’on lit sur les traits de son visage. Sa tête s’est emplie d’images, de souvenirs, des voix lui reviennent à l’esprit, son père en particulier, avec ce moment de son enfance.
« Il n’était qu’un petit garçon à l’époque, il n’avait même pas douze ans. On lui enseignait déjà l’art de la guerre, comment tenir une arme, comment riposter, et comment tuer. Puis un jour, il eut la malchance de critiquer le travail de ceux qui lavaient l’écurie, il ne réalisait pas encore la chance qu’il avait. Son père, cet homme droit et fier, avec sa courte barbe et ses cheveux en arrière d’un brun profond. C’était un homme fort, à la stature impressionnante. Mais en ce jour qui le marqua, son père ne portait que son plastron d’audience, finement décoré avec des filets d’or pour impressionner ceux qui demandaient à le rencontrer. Et c’est dans la salle d’audience qu’il commit cette erreur qui devait le marquer à vie. Ce n’était qu’une phrase, une de trop.
-Père, les garçons d’écurie n’ont pas fait leur travail correctement, l’écurie sent terriblement la bouse et le crottin.
Malheureusement pour lui, son père en revenait, et le travail ne faisait que commencer. Il fut donc emmené par son père dans l’écurie, il le vit congédier les garçons d’écurie et il entendit ces dires de la forte voix de son père.
-Tu es mon fils aîné, c’est à toi que reviendront mes biens. Je veux que tu apprennes à respecter et à réaliser le travail de tes futurs sujets. Et pour ce faire, tu nettoieras, tout seul, l’écurie. Et que cela te serve de leçon. Maintenant tu apprendras à réfléchir avant de parler pour te venger. N’oublie pas non plus cette chose mon fils, la vengeance ne mène jamais à la véritable satisfaction.
Son père s’en alla, refermant derrière lui les portes de l’écurie crasseuse en le laissant au dépourvu laver l’intérieur de cette bâtisse, ce qu’il n’avait jamais fait et à quoi il n’était pas préparé. Il lui fallut la journée entière pour tout nettoyer et comprendre qu’il ne devait plus essayer de se venger par l’intermédiaire de son père. L’odeur du crottin de cheval lui revient en tête et il reprend ses esprits »
Pendant qu’il pensait, il avait attaché à un arbre son cheval, et s’était assis sur une grosse branche tombée des arbres depuis un temps certain. Quand il reprit ses esprits, Judith avait fait un feu à deux mètres de lui et le regardait encore à moitié plongé dans ses songes. Quand il remarqua qu’elle était assise à côté de lui, il se mit à la rassurer avec un petit sourire et ces quelques mots.
-Excuse-moi de ne pas t’avoir aidé, je…J’étais perdu dans mes pensées.
-Ne t’excuse pas, j’ai vu ça
Tout en lui rendant son sourire elle reprend.
-Qu’est-ce que l’on mange ?
-Mon ami doit normalement apporter le repas.
C’est alors que d’un des arbres est jeté un lièvre, juste à côté du feu. Judith se jette dans les bras de Edouard suite à cette surprise. Et des arbres vient une voix crissante au ton sarcastique.
-Le voilà ton repas.
Et voilà un skaven capuchonné à l’allure sombre arrivé en sautant d’un arbre, une réception parfaite et une démarche tranquille en direction du feu. Judith se serre encore plus sur le chevalier qui tente de la rassurer en lui parlant tout bas, et en la serrant un peu dans ses bras.
-N’ai pas peur, il ne te fera rien.
Petit à petit, elle se rassure, elle attrape même le lièvre pour le dépecer. Le skaven ôte sa capuche, révélant ainsi ses dents pointues, ses yeux rouges et sa fourrure d’un marron très sombre. Il s’amuse de voir Edouard en si bonne compagnie et de le voir avec cet air protecteur dans les yeux. Edouard se relève, et sort d’une des sacoches de sa monture un livre marqué par le temps, il est en cuir, et on ne peut même plus lire la page de couverture. Il tend cette sorte de trophée au skaven qui ne cache pas son excitation à la vue de ce livre.
-Tiens, ton livre.
-Enfin. J’étais ssur que cce prêtre l’avait.
Il lui arrache le livre des mains et se met à le feuilleter frénétiquement, tournant chaque page sans réellement les regarder.
Qu’y a-t-il d’écrit ? Je ne sais pas lire l’elfique.
Sur ces mots, Judith est étonnée. Elle ne pensait pas voir de sa vie un livre écrit dans la mystérieuse langue des elfes, et encore moins le voir lu par un skaven. Elle ne peut s’empêcher d’entrer dans la conversation.
-Tu sais lire l’elfique ?!
Le skaven la toise du regard, et lui répond sur un ton dédaigneux.
-Oui, même ccertains des nains ssavent le lire.
L’expression du visage de l’homme-rat change. Edouard le connaît si bien qu’en voyant son air gêné, il lui demande de suite ce qu’il veut.
-Snikit, que veux-tu de moi ?
En voyant le silence de Snikit, il ressent la peur et la crainte de son ami. Ca l’inquiète, car ça fait des années qu’il ne l’a pas vu comme ça.
-Rien…Enfin, si. Il faut que l’on retrouve Thorken.
-Thorken ! Cela fait des siècles qu’on ne l’a pas vu. Qu’est ce tu veux de lui ?
-Nous avons fait un pacte, et il n’a qu’une parole.
-Je ne te suis pas et de toute façon je ne peux aller à sa recherche de suite.
-Tu es ssur les *******tes de Wesssner, n’est cce pas ?
-Oui, et j’approche du but. Et ce n’est pas maintenant que je vais faire demi-tour pour Thorken !
-Wesssner est à l’Esst d’icci, à à peu près sseizze kilomètres, dans la ville de Vakenof. Ssi tu vas dans ccette ville. Ss’il te plaît, attends trois nuits et va à l’auberge de la bière du dragon, je t’y rejoindrais.
Le visage de Judith est horrifié quant à celui de Edouard, il est déterminé. Mais malgré sa détermination apparente, elle tente de le faire changer d’avis.
-Il y a d’étranges rumeurs sur Vakenof, il ne vaut mieux pas y aller.
-Vakenof est une ville de vampires Judith.
Il se met à lever le doigt et hausser le ton pour que tous lui prêtent bien attention.
-Mais si Wessner est à Vakenof, J’irais à Vakenof ! Tout ce que vous pourrez me dire ne me fera pas changer d’avis.
Snikit commence à s’éloigner, Edouard l’interpelle.
-Tu pars déjà ?
Le skaven se retourne un instant.
-Je ne peux pas resster, j’ai une longue route. Et de toutes faççons tu n’es pas sseul, je ne voudrais vous déranger.
Edouard en sourit en voyant l’air malin de son ami.
-Dans trois nuits Snikit.
-Je sserais là.
Le skaven s’enfonce dans les arbres avec son livre, pendant que le chevalier se rassoit sur la branche.
-Il est étrange ton ami, à peine arrivé qu’il repart déjà.
-C’est un skaven, il appartient à un autre monde. Je suis sûr qu’il nous a épié une bonne dizaine de minutes avant de descendre de son arbre.
-Et tu appelles ça un ami.
-Nous avons fait un bon bout de chemin ensemble, et je sais que je peux conter sur lui.
La jeune femme lui sourit.
-Tout comme tu peux conter sur moi.
Le chevalier répond à son sourire.
-Je vais me reposer un peu, une longue route m’attend aussi demain.
-Tu ne manges pas avant ?
-Le lièvre peut attendre, bonne nuit.
Le chevalier la laisse seule au coin du feu avec une déception dans le regard.
J'aimerais bien avoir plus d'avis la dessus, ca me ferait plaisir d'avoir des critiques aussi bien bonne que mauvaise. Et n'hésitez pas à dire que c'est de la grosse ******** si vous le pensez, ça se trouve ça l'est.
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Réponse au Sujet 'Petite nouvelle heoric fantasy' a été posté le : 22/05/06 15:46
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Chapitre quatre
La ville de Vakenof
Le soleil est haut, midi est sûrement passé. Edouard et Judith ont pris la route vers Vakenof, ils ont choisi de prendre un petit sentier traversant des bois pour éviter la foule de la route principale, plus sur, mais plus cher et plus bondé de monde. Le chevalier s’est changé, son armure est dans une sacoche de sa monture, il porte des vêtements d’aventuriers, plus pratique qu’élégants, mais il a gardé ses gants. Liquette blanche, et pantalon de cuir, telle est son allure, il a même rangé sa cape. Il s’arrête, forçant Judith à faire de même, son visage se met triste d’un coup pour parler à la jeune femme.
-Judith.
-Quoi ?
-Il vaudrait mieux que tu retournes chez toi.
-Pourquoi ?
-Je ne suis pas sur de pouvoir te protéger là où je vais, il vaut mieux que tu retournes dans ta famille.
-Je n’ai plus de famille.
-Je suis désolé mais…
Elle le coupe, en prenant un air triste.
-Je n’ai rien, je n’ai plus rien. Alors tant pis si je meurs en te suivant, j’aurais au moins eut cette impression, celle d’avoir un ami qui m’aura rendu la vie un peu plus rose.
-Tu es sur de ce que tu fais ? Là où je vais, je n’ai peut-être pas de retour possible. Et me suivre, c’est suivre la même voie.
Elle lui prend la main en lui échangeant un regard.
-Tant pis.
Ils reprennent la route, le sourire n’est vraiment pas sur le visage de Edouard, il ne voulait vraiment pas qu’elle le suive. Et même s’il refuse de l’admettre, il tient à elle car il n’écoute sa raison. La voir mourir ne ferait que le blesser encore plus qu’il ne l’est en ce jour.
-Qui était ton père ?
-Pourquoi cette question ?
Cette question a permis d’effacer un peu la tristesse du chevalier, l’image de son père lui donnant de la fierté.
-Je me demandais qui il pouvait être pour que tu sois comme ça.
La nostalgie se lit dans ses yeux, son père il l’admirait, et il n’a pas été assez la pour lui.
-Mon père c’était quelqu’un. Un grand homme, un guerrier redoutable et un sage. Tu n’as jamais entendu parlé de la famille des De Sanont ?
-Non.
-Ca fait un certain temps que tout le monde la croient éteinte, pourtant je suis toujours vivant.
Elle écoute attentivement, elle est comme envoûtée par sa nostalgie.
-Les De Sanont étaient une famille féodale croyant aux règles de la chevalerie, mais l’arrivée de la poudre fit disparaître ses grandes familles d’autrefois, la mienne fut la dernière. Le progrès ne nous fit pas changer d’avis, nous croyions à nos valeurs et nous moquions de la science. Mon père m’inculqua ces valeurs, je les ai toujours d’ailleurs. Mais l’empire Ronien n’aimait pas ces valeurs, mais comme mon père avait beaucoup d’allié, ils n’osaient rien faire. Le risque d’une guerre civile entre noble était trop grand, et ils ne pouvaient pas se le permettre. L’influence de mon père sapait leur autorité, et ça il ne pouvait pas le permettre non plus. Ils finirent par réussir à faire baisser l’influence de mon père, et ça jusqu'à ce qu’il n’est presque plus d’alliés. A la vieille de sa mort, ils lui avaient dit que s’il renonçait à ses principes féodaux, aucun assaut n’aurait lieu et sa descendance vivrait en paix. Car des troupes attendaient sa mort pour effacer de l’histoire ce nom de famille qui faisait du mal à l’empire. Mon père refusa de se rabaisser et dés sa mort l’assaut fut lancé. Ils étaient trop nombreux et le château pris les flammes. Il n’en reste que des ruines aujourd’hui.
-Je ne comprends pas, ton histoire date de quand ?
-Un certain temps.
-Ce n’est pas possible, le temps des chevaliers est révolu depuis longtemps. Seul les vampires peuvent vivre si longtemps, et encore se ne sont que des histoires pour effrayer les enfants.
-Mais la plupart de nos légendes et histoires sont vraies. Malheureusement…Tu peux me prendre pour un fou, mais comme tu as choisis de me suivre, tu verras que tout est vrai.
Judith ne semble pas le croire, et elle devient septique face aux propos du chevalier.
-Alors comment as-tu fait pour vivre si longtemps ?
-As-tu déjà entendue parlé de la source de vie ?
-Oui, mais c’est une légende.
-Elle existe, elle existe. Et j’en suis revenu. Mais boire son eau, c’est se maudire soit même et je ne m’en suis rendu compte que trop tard.
-Pourquoi ?
-J’ai l’air jeune, mais je ne suis pas. J’ai enterré mes proches un à un, et moi je suis resté. Je n’ai plus personne qui m’attend moi non plus. C’est pourquoi l’immortalité n’est faite pour personne, chaque race a sa durée de vie, et aller à l’encontre de celle-ci, c’est choisir d’être maudit.
Les mots de Edouard sont devenus tristes et pesants, Judith aimerait partager sa peine mais elle n’y arrive pas. La seule chose qu’elle puisse faire, c’est prendre un air aussi triste que celui du chevalier.
-Tu regrettes tes choix ?
-Oui, car si je ne m’étais pas lancé dans cette quête insensée, mon père m’aurait reconnu tout de suite sur son lit de mort. Et surtout, le château serait toujours debout…Quand j’ai appris qu’il était mourant, j’ai couru à son chevet au plus vite. Personne ne m’a reconnu dans le château de mon enfance, pas même mon frère. Mon père n’était plus que l’ombre de lui-même, sa force l’avait quitté depuis longtemps. Il me demanda qui j’étais, et je lui répondit « Edouard, Edouard De Sanont ». A ces mots mon père me regarda de ses yeux usés, pour répondre cette phrase née de l’incompréhension « Mon fils est mort depuis longtemps, il est vain de me donner de faux espoirs à la veille de ma mort ». Ces quelques mots me firent mal, une douleur que je n’aurais pas du connaître. Ca m’a fait tellement mal que je me souviens encore de mes mots et de ces paroles.
Sa voix est devenue un peu râpeuse, et une larme coule de son œil.
-Mais je répondit à mon père « Vous, vous vous souvenez de la source de vie, elle existe, regardez-moi. Acceptez de voir votre fils ! Acceptez, je vous en conjure père ». Les larmes me vinrent, et il sut que j’étais bien celui que je prétendais être. Il fit venir mon frère, et nous dit à tous deux de fuir, que le château était condamné. A sa mort aucun de nous deux ne voulut partir, nous voulions affronter notre destin, et nous attendîmes l’arrivée des troupes au château. Ils étaient trop nombreux, nous n’étions pas assez, mon frère périt pendant la bataille. Moi je l’ai fuit vers la fin, emportant avec moi la lame des De Sanont, qui fût mon seul, et bien triste héritage de la part de mon père.
Il sèche ses larmes avec sa main sur son visage et Judith ne trouves rien à dire, elle ne sait pas si elle doit le croire. Même si ses mots semblent vrai, et qu’il fixe maintenant le pommeau de sa lame, dernier vestige avec sa cape des De Sanont.
Son moment de faiblesse est passé, malgré la tristesse qui est toujours un peu là. Il voit au loin trois hommes qui attendent, et armés.
-Judith, cache-toi sous les arbres, je vais à la rencontre de ces gens.
-Tu es fou ! C’est peut-être des brigands.
-Je verrais bien, va sous les arbres.
Elle lui obéit avec son regard inquiet. Edouard, lui continu d’avancer vers ceux qui bloquent son chemin. Ce sont bien des bandits, ils ont chacun le visage masqué par un foulard et un chapeau. Ils sont habillés pauvrement, mais ils ont tous une épée, et leur chef a aussi une arbalète ainsi qu’une langue.
-Holà, jeune home. N’aurais-tu pas une bourse ou deux à nous offrir.
L’arbalète est braquée sur Edouard, mais il ne perd pas son calme.
-Je ne crains de n’avoir aucune bourse pour vous, on m’en a déjà délesté.
-Nous nous contenterons alors d’une sacoche ou deux.
-Je… Ayez pitié, je ne fais que passer.
-Nous aussi nous ne faisons que passer, alors donne-nous une de tes sacoches pour commencer.
-Je suppose que je n’ai pas le choix, laquelle voulez-vous en premier ?
-La plus lourde.
Edouard prend celle où son armure repose, il regarde une seconde les brigands qui tentent de le délester.
-Qu’est ce que tu attend pour la jeter ?
-Comme tu veux, ne t’énerves pas.
De sa main droite il jette sa sacoche sur celui qui le tient en joug, il saute de sa monture, et sort sa lame pour recevoir ses ennemis. Le chef est par terre, bloqué par la sacoche trop lourde pour lui, sous la surprise son carreau est partit en l’air. Les deux autres brigands se sont quant à eux jeté sur leur victime. Le premier tente une attaque maladroite sensée éventrer mais sous l’effet d’une autre arme, l’épée se retrouve la pointe dans le sol, et il n’arrive pas à sortir rapidement de l’étreinte de la lame de son adversaire. Le second brigand tente alors de planter Edouard dans son flanc gauche, mais celui-ci l’esquive, laissant ainsi la lame passée entre son ventre et celui de son premier adversaire. Il saisit l’occasion pour attraper au poignet le lâche qui a tenté de lui faire un trou dans le ventre, et de cette façon le désarme en lui donnant un coup de coude dans le nez. Il pousse son premier brigand, le libérant ainsi de son étreinte et se baisse vite pour ramasser l’arme tombée par terre. Le désarmé est paniqué, et maladroitement va chercher l’épée de son chef qui est bloquée sous la sacoche, mais sous l’empressement il n’y arrive pas tout de suite, laissant ainsi un duel se produire. Edouard fait tourner ses deux armes en même temps dans ses mains, et lance un sourire provocateur qui est répondu par une charge. Une tentative de coup vertical, paré par une épée usée, et cette parade mène à l’éventration de l’infortuné brigand par une épée de famille, la lame attaquante toujours en l’air. Le désarmé est maintenant armé, et sur le coup de la surprise du à la mort de son ami qu’il remarque, il perd l’attention qu’il avait sur Edouard, et celui-ci en profite pour lacérer le flanc gauche de cet agresseur. Les deux brigands se sont effondrés par terre , et le dernier est toujours bloqué. Edouard s’en approche, le regarde, voyant ainsi la peur qu’il inspire maintenant avant de lui poser une dernière question.
-Besoin d’aide ?
Sur ces mots, le chevalier tranche la tête du dernier des brigands. Aucune goutte sang n’a coulé, la lame des De Sanont ayant permit le gel du sang des brigands. Il jette son épée de fortune par terre et range l’autre dans son fourreau avant de se mettre à crier.
-Judith !
La route principale, bordée d’une forêt d’un côté et de cultures de l’autre. Une route où le peuple passe en permanence, la masse s’y croise, les marchands ambulants aussi. Ceux la sont tous avec une petite charrette ou un chariot, ils vendent plus des bibelots qu’autre chose. Ces marchands ne font qu’accentuer un peu plus le bruit fait par les petites gens qui empruntent ce chemin.
Au loin on aperçoit Vakenof, cette ville accrochée aux montagnes et bordée par des sombres forêts juste coupées par cette fameuse route. Ce lieu ne cesse de monter vers les cieux, telle une continuité de la montagne cherchant à atteindre cette lumière qui semble l’avoir quasiment oublié. Car de presque tout temps elle est cachée par de sombres nuages où volent sans cesse des corbeaux noirs qui n’attendent que leur prochain repas, les prochaines victimes de quelques ruelles où les ténèbres semblent avoir conquis. Si le soleil ose malgré les nuages frapper cette ville, alors c’est la roche même qui vient arrêter très tôt ce signe de belle journée. L’ombre de la montagne ne quittant jamais totalement cette ville, même en plein été. Laissant ce lieu emplit d’une obscurité qui semble venir d’une large et haute tour. Une tour accroché à la roche même, et arrivant presque au ciel. Tout semble avoir été construit autour d’elle, et telle une descendance, les bâtisses qui l’entoure semblent avoir héritées de la noirceur qui l’accompagne, même les plus distingués. Point de fleurs, point de verdures sur les bords des fenêtres, sur les bords des rues, dans les petits jardins. Juste cette noirceur venant de la pierre et de la crasse. Peut être est ce le choix de Vonrenst, seigneur de la région qui se terre dans cette tour, coupé du monde qui l’entoure.
Judith et Edouard débouchent enfin sur la route principale, et ils peuvent apercevoir la ville au loin. Cette vision qui est à quelques kilomètres d’eux saisit la jeune femme.
-C’est sinistre.
Le chevalier a les yeux fixé sur ce lieu, il est déjà venu, et ses souvenirs ne sont pas bien gais si on en croit son regard qui est devenu haineux.
-Et encore, tu n’as encore rien vu.
Au bout d’un petit quart d’heure, ils finissent par arriver à la porte de la ville, une lourde porte en bois sombre, ouverte, faisant ainsi un trou dans les murailles de la ville. Quant ils dépassent la porte, Edouard regarde au-dessus de lui, voyant ainsi deux gargouilles aux fasciés grimaçant et la sombre grille qui est abaissée la nuit. De l’autre côté de l’entrée, on peut remarquer les rues étroites et sombre, les plus grandes rues ne dépassent pas les six mètres de large, cela change de Ronen, où les plus grandes font plus du double.
-Ils nous faut trouver un endroit ou laisser les chevaux.
-Pourquoi pas à la bière du dragon ?
-Non, si y a des problèmes, on aura beaucoup de mal à récupérer nos chevaux sans faire plus d’histoires. Tiens regarde là bas.
Edouard indique une bâtisse de son doigt, la maison est comparable aux autres, hormis une écurie qui est en plus. Le chevalier descend de son cheval et regarde Judith.
-Attend moi ici un instant, je vais faire en sorte qu’on puisse laisser nos chevaux.
Il rentre dans la bâtisse, un homme chauve, avec une bonne panse et un visage marqué par le temps est derrière un comptoir.
-Qué que vous voulez-vous ?
Edouard fixe le regard du chauve, il sort une bourse un peu rouge et la pose sur le comptoir.
-Combien pour laisser deux chevaux chez vous ?
Le commerçant rapproche son visage vers celui d’Edouard avec un sourire intéressé.
-Ca dépend msieur. Ca dépend de vos bêtes.
-Six pièces d’or et tu ne touche pas aux bêtes, tout ce que tu te contente de faire, c’est donné du foin, compris ?
-A ce prix la, je me pose pas de questions mon bon msieur.
-Bien.
L’homme chauve ramasse la bourse et se met à conter les pièces, la joie se lit sur son visage. Puis il se redresse et sort de son comptoir.
-Si vous voulez bien me suivre mon bon msieur.
Il accompagne ces mots avec un geste de la main et un sourire plus large que le précédent, laissant ainsi ses dents crasseuses se faire éclairer par la lumière du jour.
Chapitre cinq
Imprévue
Les arbres ne laissent passer que de légers rayons de lumière, mais la chaleur se sent quand même. Elfanen est sous les arbres avec le petit groupe qu’il dirige, son lieutenant est juste à côté, un guerrier humain comme en on voit souvent. Ils ne se parlent pas, l’elfe scrutant l’horizon qu’il ne peut voir à cause des arbres. Leur marche est lente, tout le monde va à son rythme. Puis Elfanen a ses yeux qui changent de couleurs, passant du vert à la lumière doré. Il entend une voix enchanteresse dans sa tête, et il saisit d’une vision du passé.
Il est adolescent, presque tout autour de lui est blanc, sauf une fontaine où une elfe se baigne nue, elle est grande, belle à faire damner un homme. Il la regarde, il ne sait pas quoi faire, il ne bouge pas, il est figé comme s’il était une statue. La femme sort de la fontaine, elle se rapproche de lui avec grâce, ses longs cheveux blonds tombant sur ses seins, elle se met juste en face de lui, laissant son visage à quelques centimètres du sien. Leurs regards se croisent et un sourire est donné au jeune elfe qui voudrait baisser la tête, mais il y résiste, et reste fixe comme s’il était fait de pierre.
-Ecoutes les esprits Elfanen, écoutes-les.
Un léger rire s’ensuit, le faisant revenir d’un coup à lui, ses yeux toujours brillant, puis sa tête bouge d’une manière rapide et saccadé. Il voit des hommes dans des arbres, leurs vêtements les camouflent dans les feuillages, ils ont des arcs, et commencent à bander leurs armes. Elfanen se met alors à hurler.
-Repliez-vous vers la plaine!!!
Puis il voit autre chose, une flèche qui part dans sa direction. Il regarde vers les arbres, enlève sa main gauche des rennes, et la lève vers les arbres. Des flammes jaillissent de sa main, et une flèche s’arrête, brûlée par la magie. La tension se sent sur l’elfe, il se met à faire demi-tour avec ses hommes. Une volée de flèches s’abat sur ses troupes, plusieurs hommes tombent à terre, Elfanen voit d’ailleurs s’écrouler par terre son lieutenant. Pendant qu’il fuit, il est saisit d’une autre vision. Il voit une ombre légèrement voûté sauté d’arbre en arbre, donnant la mort aux archers camouflés, des étoiles fusent, et toujours les mêmes lames se plantent dans les chairs. Il essaie de voir le visage de ce mystérieux allié qui esquive les flèche avec une agilité défiant la gravité. Puis d’un coup il voit autre chose, une flèche partant vers sa tête, il a juste le temps de pencher celle-ci, une mèche de ses cheveux tombe sur le sol, la flèche est maintenant derrière lui.
Wolkins est lui aussi sous les arbres, mais de l’autre côté de la forêt. Ses hommes sont à terre, sa monture n’est plus et il ne reste que lui encore debout face à la vingtaine d’adversaires qui s’approche de lui. Des flèches fusent vers lui mais aucune ne l’atteint, elles sont comme déviées de sa personne. Ces sortes d’archers aux allures d’hommes des bois ont sortit leurs épées, et ils se rapprochent toujours plus du sorcier. Mais celui-ci ne fait rien, il attend. Les guerriers lancent un assaut pour prendre la vie du sorcier, les deux plus rapides plantent leurs armes dans son ventre, mais pas une goutte de sang, juste un sourire moqueur, et une voix caverneuse.
-Pauvres créatures, vous ne pouvez rien contre moi!
Les guerriers commencent à reculer sous l’effet de la peur, le sorcier ôte de ses deux mains les lames qui sont dans son ventre. Et quand il les touche, celle-ci deviennent incandescentes. Ses yeux deviennent ardent, il fixe ces hommes qui ont osé s’en prendre à lui avant de lâcher les épées qui se mettent à danser toutes seules autour de lui.
-Fuyez, que je me délecte de votre peur.
Les deux lames s’envolent vers la masse apeurée qui tente de fuir. Puis des mains de Wolkins, des boules de feu apparaissent, et avec le sourire, Le sorcier lance celle-ci sur ses malheureux adversaires.
Sur la plaine bordée par les bois, des nuages noirs et surnaturelles viennent hanter les cieux, cachant ainsi les morts de la lumière du soleil. Le bruits des armes qui s’entrechoquent est l’unique mélodie de la bataille, celle-ci est juste troublée par le son des arquebuses et de quelques mortiers. Les étendards de ces troupes sont celles de la tour des mages, cette petite armée est dirigée par le magos Tiris, un puissant mage tout de bleu vêtu, avec des cheveux blancs coiffés en arrière. Il est à l’arrière de ses troupes, il fixe d’une colline la bataille. Son apprenti est avec lui, un jeune mage qui a la peur dans les yeux. La bataille tourne en faveur des morts, mais le magos est toujours aussi calme, comme si c’était une distraction banal.
-Magos, je sens plusieurs sorciers sur le champs de bataille, et un... est…
Le magos interromps son apprenti de sa voix calme et sûr de lui.
-Oui je sais, un est particulièrement puissant, même plus que moi. C’est à cause de lui que nous sommes chargés de diriger ces troupes.
-Imaginé s’il utilise ses pouvoirs.
-Il ne les utilisera pas, ne t’inquiète pas.
Le magos tourne la tête un instant vers son apprenti.
-Va voir le capitaine, et dit lui de se tenir près.
-Pourquoi ?
-Ne discute pas, vas-y.
-Bien mais où, où est-il ?
-Sur le flanc gauche, va maintenant.
-Je ne suis pas sur que...
-Va!!!
La peur se lit sur le visage de l’apprenti, mais il craint plus la sévérité de son maître que la mort. Il s’enfonce dans les troupes en direction du flanc gauche, seule l’espoir de trouver vite le capitaine le fait avancer. Son maître le regarde disparaître dans ces hommes, lui sait qu’il ne reviendra pas. Maintenant qu’il se retrouve seul, il se tourne vers trois artificiers qui s’occupent du mortier le plus proche.
-Des que le flanc gauche faiblira, tirez dessus.
Les artificier le regardent d’un air étonné.
-Mais il y a des hommes qui sont avec nous là bas !
-Peu importe. C’est vous ou eux qui mourrons, alors faites votre choix.
-Je..., nous ferons ce que vous nous demanderez.
L’apprenti c’est rapproché du flanc gauche et de la ligne front, il distingue enfin ce fameux capitaine, la joie se lit sur son visage et il se met à l’interpeller.
-Capitaine ! Capitaine !
Le capitaine, un homme d’un certain âge est sur le bord du flanc, il donne ses ordres aux troupes alentours. Il interrompt cela pour se tourner vers celui qui l’interpelle.
-Quoi ?
Juste ces mots avant qu’il ne se retourne à nouveau vers les arbres, il ouvre grand les yeux, la peur est entrée en lui. Elfanen et ses hommes arrivent enfin sur le champ de bataille, l’elfe à une flèche planté dans l’épaule, mais il est toujours sur son cheval et plus déterminé que jamais. Il lève le bras vers ces guerriers, et une boule de feu part sur le capitaine en même temps que les mercenaires s’enfoncent dans les fantassins. Aucune pitié n’est accordée, leurs ennemis tombant un par un, et le capitaine est maintenant à terre, horriblement brûlé. L’apprenti du magos est tombé sur les fesses en tentant de reculer, il commence à faire demi-tour à quatre pattes, puis se relève, puis la terreur. Thorken est à pied et devant lui.
Le nain est seul et entouré de fantassins ennemis. Ses alliés les plus proches sont Vost et trois mercenaires, Ils ne font qu’élargir la faille laissé par le nain. Vost arrive à se rapprocher de lui, et reçoit une interrogation en guise de récompense.
-Auriez-vous peur Vost ?
Thorken fait à lui seul un carnage, sa danse mortelle fauchant à chaque coup une vie, ses compagnons ne font que le suivre. Chaque coup dirigé contre lui est soit esquivé ou paré, tout cela pour mieux punir l’impudent qui ose s’en prendre à lui.
-Je peux prendre votre place si vous voulez ?
Thorken finit par voir l’apprenti.
-Attrapez plutôt celui-la avec mes hommes avant que vos cavaliers ne s’en prennent à lui.
Juste un signe de la tête et ces mots comme approbation.
-Avec moi guerriers!
Rien n’arrête le nain, tout ce qui se dresse devant lui, tombe irrémédiablement. Il ne reste derrière lui que des cadavres de vaincu, une telle maîtrise de l’arme blanche est presque une insulte à ce qui vit. Personne ne devrait pouvoir prendre des vies aussi facilement, aucune coupures, aucune blessures en retour. Il ne glisse pas, il ne chute pas. Même si la gravité le voudrait, ses capacités empêchent les lois de la logique de s’appliquer. Thorken est indemne, et ce malgré la quantité d’homme qui l’ont défié. Vost et les trois mercenaires arrivent près du sorcier qui tente de fuir, mais celui-ci n’a plus beaucoup d’alliés à côté de lui, ils sont soit mort ou en fuite. Il se retourne et tombe face à Elfanen sur son cheval.
-Si tu veux vivre, ne bouge plus.
L’elfe tend sa main en direction de l’apprenti, puis l’abaisse brusquement. Le jeune homme est plaqué à terre et ne peut plus rien faire, comme si quelqu’un l’immobilisait. Les cavaliers squelettes commencent à arriver, finissant ainsi le travail fait en grosse partie par les zombies et les squelettes. Vost attrape avec l’aide des trois mercenaire le sorcier apeuré sous le regard de Elfanen qui en remet sa main droite sur les rennes de sa monture.
-Vous pourriez au moins me remerciez ?
L’arrogance de Vost répond à l’elfe.
-De quoi ?
-Faites comme bon vous semble vampire, mais n’attendez plus rien de moi.
L’elfe repart lentement et s’enfonce dans les troupes morts-vivantes.
Le comte Wilnof est avec une escouade de cavaliers squelette, il passe juste à côté de Thorken, l’empêchant ainsi de continuer son massacre. Il ne reste plus beaucoup de troupe ennemi, le comte est ravi, et il finit par arriver près du magos qui attend calmement. Un sourire de la part du sorcier et le comte constate avec horreur que ses cavaliers viennent de s’effondrer face à une puissance magique. Il charge l’épée pointé vers l’avant et l’esprit sur de lui. Une simple main qui se tend vers le comte, et voila celui-ci qui tombe de son cheval. Il tente de se relever, et encore une main se tend vers lui, il ne peut plus bouger. Il est bloqué par une force invisible, complètement inoffensif et apeuré, et ce malgré sa lame dans sa main. Le magos se rapproche de sa future victime, et se met à parler à celle-ci.
-Vampire, vous ne boirez pas mon sang aujourd’hui.
Il abaisse un peu plus la main tendu vers le comte, un hurlement se fait entendre, et qui ne fait que s’accroître avec les secondes qui passent. De plus en plus de fuyards arrivent près de cette scène, puis une ombre noir, deux yeux rouges. Le magos tourne sa tête vers cette vision, rien. L’hurlement s'éteint d’un coup. Le magos se redresse, il ne comprend pas ce qui se passe. Il se plit, et tombe à terre. Il tremble, les sons commencent à diminuer, tout devient plus sombre. Son âme a commencé à quitter son corps, on lui permet toutefois de voir des pieds griffus et une goutte verdâtre tombé sur le sol. Tout est noir maintenant. La bataille est finit.
Le comte reprend ses esprits avec une respiration douloureuse, il regarde cette forme légèrement courbée ayant une dague suintant du poison dans chaque main. Il regarde cet assassin sortit de nulle part rangé ses armes.
-Qui êtes-vous ?
-Un ami.
L’assassin ôte sa capuche, Snikit laisse ainsi son visage être découvert. Il laisse le vampire mal en point se relever de lui-même.
-Pourquoi m’avez vous aidé ?
Un silence est laissé entre la question et la réponse.
-Vous sseriez mort ssans moi.
Le skaven montre de sa main l’artillerie ennemie, les artificiers qui s’en occupaient sont tous morts par ses mains.
-Ssans moi cces mortiers auraient eut raisson de vous.
-Pourquoi me dîtes vous cela ?
-Vous n’avez aucune chancce de vaincre les ssorciers. Renonccez ou vous irez à votre perte.
Le comte commence à être agacé par les paroles de son sauveur.
-Je n’ai pas besoin de vos conseils skaven! Je ne vous tolère que par ce que vous m’avez sauvé la vie. Partez maintenant !
-Vous n’êtes pas en messure de me donnez des ordres.
Des cavaliers squelettes passent tout autour d’eux, mais aucun ne leurs prêtent attention, ils ne font que rattraper les fuyards sans se poser de questions sur le reste.
-Voulez-vous que je vous anéantisse.
Le comte appuit sa phrase par un geste de sa main montrant ses cavaliers. Le skaven a l’air amusé.
-Vous ne ssavez pas qui je ssuis, vous ne valez rien contre moi.
Le comte charge l’assassin avec sa lame en avant, un coup en diagonale, de haut en bas, mais même vif, la lame est esquivée, et un sourire ne fait que s’agrandir. Le skaven donne ensuite un coup de sa main dans la gorge du comte, sous l’impact celui-ci retombe à terre, et encore une fois sa lame fait de même. Le skaven éloigne l’épée de la main de son agresseur, et se penche sur le vampire qui a la main à la gorge.
-Vous êtes pitoyable, vous ne ssavez pas vous battre. Je ne veux pas votre mort, je ne m’en ssuis pris qu’à votre orgueil. Mais je peux m’en prendre à autre chosse.
L’ombre s’efface une fois de plus dans la masse des guerriers, laissant le comte ravaler sa colère tout seul. Quelques secondes passent, et Thorken arrive juste quant tout est finit. Son katar gravé de runes n’est pas salit d’une seule goutte de sang, quant à son épée, c’est autre chose. Aucune rune n’est sur l’arme, pas même une inscription sur la garde crochu. Mais la lame de celle-ci est noir et irradie d’une aura étrange une fois celle-ci hors de son fourreau. Une goutte de sang coule de celle-ci. Thorken regarde le cadavre du magos, l’empreinte d’une dague y a été laissé en son dos. Il se tourne ensuite vers le comte tout en rangeant ses armes.
-Vous êtes plus pâle que d’habitude. Heureusement qu’une ombre vous a sauvé. Que cela vous serve de leçon à l’avenir.
Thorken plisse les yeux en direction des fuyards, il sait qu’ils seront tous rattrapés par les cavaliers squelettes. Dans le camp ennemi, seul l’apprenti du magos sera encore vivant.
La vrai nuit à finit par tomber, les mercenaires ont dressé un camp de tentes, le calme est tombé ensuite dessus. Et dans une de ces tentes perdues au milieu des autres, les chefs se trouvent. Une table, et eux tout autour sur des chaises. Tauran se met à demander les pertes subit à Gulvad, sous le regard d’un halfeling mangeant du jambon fumé juste à côté d’une vouivre, d’un nain songeur, et des autres chefs l’écoutant avec assiduité.
-Combien d’entre nous ne sont pas revenus ?
Gulvad semble embêté, les archers dans les arbres ont fait payer un lourd tribu aux mercenaires.
-Un quart d’entre nous ne sont pas revenu, dont plusieurs de nos lieutenants.
-Hum, ça s’annonce plutôt mal.
Le minautore baisse la tête, et Farantis en profite pour rentrer dans la conversation avec son air joyeux.
-Ho, on est pas mort! Des hommes ça se retrouve. Un de perdu, dix de retrouvés.
Elfanen passe la main sur son visage, il est exaspéré par les paroles de son cousin elfe.
-Tu crois vraiment que nous avons le temps de faire du recrutement ?
-De toute façon au pire, on peut toujours les abandonner à leur sort. Aussi bien nos mercenaires, que ces vampires.
Thorken prend la parole, il est énervé par ce qu’il vient d’entendre.
-J’ai donné ma parole! Si tu te sens l’âme d’un lâche, je t’en pris la sortie est par-là.
Il montre l’ouverture de la tente par un vif coup de main.
-Je suis des vôtres, pas la peine de me crier dessus si j’envisage le pire !
-Il n’y a pas besoin d’envisager le pire.
Une voix venant de l’ouverture se fait entendre.
-Et ssi on devait vraiment envissager le pire.
Tous se retourne au son de la voix de Snikit, même Etan lève sa tête de son jambon fumée. Thorken reprend la parole avec un ton méfiant face au skaven.
-Je t’attendais. Qu’est ce que tu nous veux ?
Snikit sourit, et Elfanen poursuit.
-C’est toi qui à tué les archers, et c’est toi aussi qui t’en est pris à l’Artillerie.
Thorken reprend juste après les paroles de l’elfe.
-Et pourquoi es-tu venu ? Pas pour nous aider je suppose ?
Le skaven se rapproche de la table, pose son bras sur celle-ci, et plonge son regard dans celui de Thorken.
-Tu te souviens du pacte ?
-Oui et alors ?
-Il est temps que toi et Tauran l’asssumiez.
Le minotaure se redresse totalement et sa voix se fait entendre.
-Quoi! Lequel d’entre nous à des problèmes ?
Le skaven fait un pas en arrière, et parle tout en faisant des petits pas.
-J’ai trouvé un livre, elle contient une prophétie.
Thorken l’interrompt.
-Et alors, qu’est ce tu veux qu’on en fasse ?
-Laissse moi finir, tu comprendras après. Le livre dissait que les immortels marqueront les temps à venir. Wesssner, Edouard, Tauran, toi et moi. Nous faissons partie de cces élus.
-Les élus de quoi! Tu crois que je vais avaler tes histoires ?
-L’avènement du chaos est proche, et nous ssommes des pions important de ccette partie.
-Donne-moi une seule preuve que c’est bien nous, une seule.
-Nous faissons touss des rêves en cce moment, nous revoyons notre passsé. Cc’était écrit que ccela sse produirait, dans cce livre.
Snikit arrête de faire des petits pas, et pose un livre sur la table, Tauran reprend ensuite la parole.
-C’est vrai, nous faisons tous des rêves en ce moment, notre passé nous rattrape, et la magie s’intensifie. C’est peut être les signes d’un avènement du chaos, mais je ne vois pas pourquoi, nous en serions les élus.
Elfanen regarde Tauran avant de prendre la parole.
-Quand nous avons plongé nos lèvres dans une de ces fontaines, nous avons scellé notre existence. Nous avons accepté d’être gorgé de magie, et de ce fait, avons lié notre destin au chaos... Nous ne sommes pas les seuls concernés skaven, il y a d’autres immortels comme nous. Je suis d’ailleurs la preuve de mes propos, je n’ai pas bu l’eau de vie au même endroit et en même temps que vous.
Farantis, Gulvad, et Etan ne comprennent plus rien, leur trouble est un peu plus accentué par le sourire de Wolkins. Snikit s’appui sur la table, replonge son regard dans celui de Thorken, et sur le ton de l’amusement lache ces mots.
-Mais de toute faççon, Wesssner est à Vakenof. Et tu iras là-bas, pas au nom du livre mais de l’amitié.
Les sourcils du nain se plissent, la méfiance est tout ce qu’il exprime.
-C’est toi qui nous a emmené dans ces histoires, c’est à cause de toi que nous avons bu cette eau. Et maintenant, c’est toi qui m’oblige à ouvrir mon passé. Soit damnée pour tout ce que tu vas encore m’obliger à faire.
-Tu iras bien aider Wesssner.
-Tu as fait en sorte qu’il soit là-bas, et maintenant nous sommes obliger d’aller lui prêter main forte.
Le sourire du skaven s’abaisse quand la voix de Wolkins se met à troubler son esprit.
-Et Soldinir ?
Tout le monde fixe le sorcier qui reprend.
-Vous l’oubliez, n’est-il pas l’un des vôtres. Ta prophétie doit parler de lui, celui qui voit les ombres du passé mais ne peut plus voir celle du jour. N’est ce pas Snikit ?
La méfiance envahit le skaven, il est troublé une fois de plus en entendant son nom.
-D’où connais-tu mon nom ? Ssorccier.
-Je sais beaucoup de chose, et la première est que les personnes ici concernées par ton livre iront à Vakenof avant la prochaine lune. Tu peux déjà repartir, ton objectif est atteint.
Le sourire du sorcier est à son zénith. Il se lève et quand il passe près du skaven, pose sa main sur l’épaule de celui-ci. Deux regards se croisent, un se baisse, il sort alors de cette tente emplit de tension. Il regarde vers le ciel, une nostalgie l’atteint. Cette lune, ces étoiles. Il est trop tard pour faire demi-tour, son destin est scellé depuis trop longtemps.
Snikit ne parle plus depuis qu’un manque à la table. Tous le regardent avec méfiance pendant qu’il s’interroge, serait-ce le sorcier qu’il a croisé à Ronen. Puis il reprend ses esprits en s’adressant à Thorken.
-Qui est cce ssorccier ?
-Il s’appelle Wolkins.
-Co… Comment ssait-il pour Ssoldinir ?
-Il sait beaucoup de chose sur nous. C’est un individu étonnant, tout comme toi.
Tauran prend le livre sur la table et le feuillette.
-De l’elfique, de qui est cet ouvrage ?
Snikit ne parle plus.
-De qui est cet ouvrage ?
Le skaven se tourne vers le minotaure.
-D’un prophète elfe, sson nom devait être Nazarine. La dernière page devrait t’intéresser.
Le minotaure l’écoute et lit à haute voix.
-Je sens déjà les sombres dieux se réveiller, des autels impies se remplissent de disciples. Des créatures viles sentent un appel qui les tiraille, cela les poussera vers le continent majeur. Ils n’y apporteront que sang et destruction.
Tauran redresse la tête et reprend.
-Où le livre parle-t-il d’immortels ?
-Lit jusste les dernières lignes.
-Des êtres s’élèveront de la masse, entraînant des engrenages sans se rendre compte. Ils seront tous poussés vers le même lieu. Les plus faibles y résisteront, les autres iront. Ils penseront tous avoir choisit le bon camp, mais ce camp aura été choisit pour eux depuis longtemps. Ils se battront, croyant en une cause, mais aucun d’entre eux ne sera réellement vainqueur. Il n’y aura comme récompense que ruines et tristesses. Mais ces êtres auront tous deux points communs, ils reverront tous leur passé et seront tous immortels.
Tauran repose le livre et pose cette question
-Tu voulais plutôt dire Daradine au lieu de Nazarine ?
Snikit reconnaît son erreur.
-Oui
-Est-ce que l’un d’entre nous sait qui était Daradine ?
Seul Etan répond face à ce silence interrogé.
-Non.
Tauran sourit de son innocence avant de peser ses mots.
-Daradine se disait le disciple de Halek le fou, le plus puissant maître des pierres à avoir foulé cette terre. Selon les légendes, Halek était un nain des dunes, cette race mythique emplit de mystères. Il voyagea à travers le monde, rencontrant les êtres les puissants pour que l’on lui inculque des connaissances que l’on croyait perdu. Après plusieurs siècles d’études il revint parmi les siens dans les territoires interdits, et se servant des connaissances qu’il avait appris, il créa treize armes. Certaines paraissaient grossières, d’autres finement ouvragés. Chacune était d’une puissance défiant l’imagination, mais il n’y avait pas que cela, elles étaient toutes douées de conscience et leurs forces ne venaient pas des runes. On prétend qu’elles avaient toutes leur propre caractère et communiquaient entre elles. Après son œuvre achevé, il repartit à travers le monde, cherchant des disciples à qui confié ses connaissances. Il enseigna à chacun qu’il trouva digne tout ce qu’il savait et leur donnait à chaque une de ses armes, mais aucune de ses connaissances ne furent enseigné à un membre des peuples civilisé, sauf Daradine. Il était le cinquième, mais il n’eut pas la chance des précédant. Halek mourut avant la fin de son apprentissage. Sur son lit de mort Halek lui confia les huit armes restantes tout en lui disant qu’une lui était destinée, mais que c’était à lui de la trouver. S’il se trompait, alors son âme serait balafrée à jamais et il sombrerait dans la folie. Daradine pris peur, et préféra de ne jamais touché d’une de ses mains une des armes. Avec les connaissances qu’il avait appris, il partit à la recherche d’un des disciples qui avait finit son enseignement pour éclaircir ses idées sur les armes. Mais il n’en trouva jamais un seul malgré que sa quête dura toute sa vie. Il arriva à son tour sur son lit de mort, et c’est là qu’il eut le courage de choisir une arme. Il choisit celle qui représentait le plus la persévérance, et il ne se trompa point. Les légendes disent que cette arme lui parla, et lui conta tous les secrets de ce monde. Daradine périt ensuite, une fois les secrets révélés. Les armes furent ensuite dispersées aux quatre vents et furent perdues.
Nombreux furent ceux qui les cherchèrent, mais personne n’a jamais prétendu en posséder une.
Tous l’ont écouté attentivement, même s’ils ne voient trop le rapport avec le livre.
-C’est une chouette histoire, c’est quoi le rapport avec le livre ?
-Hum, Daradine était forcément puissant, même sans avoir finit son apprentissage. Il se peut que ce qu’il ait écrit soit vrai, qu’il voyait l’avenir. Mais il se peut aussi que cet ouvrage ne soit pas de lui.
Snikit s’offusque de ce manque de confiances.
-J’ai fait des recherches pousssées pour trouver cce livre. Je ne connaisssais peut être pas l’hisstoire de Daradine, mais je te ccertifie que cce qui est sur ccette table est de lui.
Tauran le regarde avec calme.
-Il n’y a pas que ça, pour que tu viennes nous voir. Ne nous prends pas pour des imbéciles et dits-nous réellement ce que tu sais.
Snikit fuit la question.
-Comment connaisssais-tu l’hisstoire de cet elfe ?
Tauran lui sourit d’un air bienveillant.
-Cela fait partie des légendes de mon peuple.
-Cce ssont des légendes humaines.
-Nos contes parlent d’un nain perdu du nom de Halek, il serait venu trouver la foi en sa mission chez les miens. Après, j’ai entendu parler de lui dans des écritures. Et j’ai lu son histoire, Daradine en faisait partie. Réponds à ma question maintenant.
Snikit est embarrassé de se sentir obligé de répondre, il s’assoit à son tour, prenant la place de Wolkins. Puis sa voix est devenue inquiète, ou apeurée.
-Il y a quelques mois, j’ai tué un prêtre. Il faissait des recherches ssans importancces ssur des parchemins antiques. J’ai pris les parchemins, et je les ai lu. Et les rêves ont commenccé. Je revoyait le passsé au début, puis un ssorccier est venu me hanter à chaque nuit. Me forççant à chercher des livres, des manusscrits, des babioles. Touss en rapport avec des prophéties pour m’ouvrir les yeux. Je n’y croyait pas, jussqu’au jour où je l’ai croissé. Il m’a maîtrissé en quelques insstants, et il conaisssait mon nom, ccelui de Edouard, et le tien Thorken. J’ai pris peur, la première fois depuis des ssiècles où je n’étais rien. Et ccette nuit, j’ai relu ccertains textes, et tout me paraisssait enfin clair. Les royaumes vont tomber, et nous allons être au bord de la fin de toute vie !
Tauran ne lui répond pas, il pense. C’est Elfanen qui continu alors.
-Combien d’êtres ont écrits de telles prophéties.
Snikit hésite à répondre.
-Des ccentaines, de tout peuples, de toutes racces.
Thorken s’énerve de voir le sens que prend la conversation.
-Je me moque de ces prophéties ! Il y a toujours eut des fous pour les écrire, et ce n’est pas près de changer !
Il se lève, s’apprêtant à sortir à son tour. Mais arrivée à l’ouverture de la tente il se retourne, et fixe de son regard noir son vieil ami qu’il n’avait pas vu depuis des siècles.
-Nous irons aider Wessner, quant à tes prophéties. Elles peuvent avertir l’enfer, ça n’a pas d’importances pour moi.
Thorken sort de la tente en poussant un tissu d’un coup rageur de sa main. S’il ne semble pas prendre cette prophétie au sérieux, ce n’est pas le cas de Tauran qui semble plus sérieux que jamais.
-Pourrais-tu nous ramener d’autres textes ?
Snikit ne s’attendait pas à une telle réaction de Thorken, il en est encore choqué.
-Snikit !
Le skaven répond enfin.
-Je… Oui, je le ferais.
Si l'a je n'ai pas d'avis, c'est probablement le dernier post que je fais.
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Réponse au Sujet 'Petite nouvelle heoric fantasy' a été posté le : 22/06/06 16:19
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Je trouve ça plutôt bien écrit... Bon, d'accord c'est un peu long, 'faut être acharné(e) pour lire tout ça, mais c'est bien d'avoir le courage de publier ses écrits !
J'ai crée un p'tit blog encore jeune et fragile avec des textes de ma composition donc voilà, si je pouvais avoir quelques avis aussi.... merciiii http://histoiresfantasy.canalblog.com/
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