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Réponse au Sujet 'La malédiction de la planète rouge' a été posté le : 11/06/05 17:34
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C’en était trop pour le docteur, qui était sorti du rang, jouant des coudes et de l’oriflamme pour parvenir jusque devant les caisses.
« Mais de que ? S’exclama l’orateur interloqué.
- J’extirperai de vous la folie qui vous ronge, dussè-je pour cela vous empaler là-dessus jusqu’au dernier. Allez, sors de là, bête de l’apocalypse, que tous voient ton groin répugnant. Viens te battre comme un homme !
- Emparez-vous de ce réactionnaire ! Hurla Sam Shortlife d’une voix tremblotante. »
D’un auguste moulinet, Khunduz tint en respect les trois gros bras du service d’ordre qui avaient fait mine de s’approcher. Il ne gagnait ainsi que quelques secondes, mais espérait que ça suffirait.
« Allez, montre ton vilain museau, et affronte moi. On va enfin savoir si un tigre de papier peut vaincre un gros ours plein de ******** !
- BraaaAAââoooth... » rugit soudain la bête.
Et le bolchomorphe se dressa alors de toute sa hauteur. Il n’avait plus rien de l’ourson chétif recueilli sur Nabout, c’était maintenant une créature plus lourde qu’un taureau de combat, au pelage noir comme la suie, aux yeux rouges et lumineux, et de sa gueule immense et béante, on ne distinguait qu’une rangée de crocs éburnéens. C’était un monument de malévolence, un démon d’autant plus terrifiant qu’il n’était pas issu d’une création mystique, mais de la volonté d’êtres pensants. Et d’un seul coup, Khunduz sentit sa résolution fondre comme neige au soleil, il aurait juré que tout le sang s’était retiré des muscles de ses bras, et que ses jambes étaient désormais aussi incapables de le porter que celles d’un bébé.
« Camarade ours, mais je ne... » Commença Sam Shortlife avant d’être déchiré par un coup de patte d’une force prodigieuse. Puis le monstre fou de rage fit voler les caisses en éclats et s’avança vers Khunduz, qui se vit alors assailli par une violente attaque mentale. Et il entrevit alors tous les avantages sociaux que l’on pouvait obtenir d’une négociation paritaire tripartite et comprit la nécessité de l’action syndicale comme seule force de proposition capable de faire pièce au dogme économique dominant. Horreur ! Bravement, notre elfe repoussa ces pensées étrangères hors de son cortex, se cramponna à la hampe de sa lance et remercia le dieu des cuites de l’avoir fait ivre. C’est sur le terrain physique qu’il contre-attaqua, visant le cœur de la bête furieuse dès qu’il eut une ouverture. Las, son allonge était approximative et il manqua son but, effleurant le flanc du monstre. Il eut le temps de porter une seconde attaque, mais alors qu’il allait lancer la troisième, l’ours immense empoigna la lance, l’arracha sans peine des mains du docteur et la projeta négligemment derrière lui.
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Je tendrement dans le huître, avec deux en
plus, et dedans je le. Ordure et mou, l'chaussette
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Réponse au Sujet 'La malédiction de la planète rouge' a été posté le : 11/06/05 17:34
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Ah, quelle arme bien piètre ! Cette bannière qui aurait dû lui assurer la victoire n’avait eu aucun effet sur les sortilèges du bolchomorphe, c’était une trahison désespérante, et pourtant, dès qu’elle lui fut ôtée, le shaman se prit à la regretter car, pour inefficace qu’elle eut été, elle n’avait pas moins constitué une défense contre la violence déchaînée du plantigrade maléfique. Ne pouvant combattre, il résolut de fuir aussi longtemps qu’il le pourrait les griffes et les crocs de la bête qui n’avait plus pour objectif que sa destruction. Il trouva refuge derrière de lourdes bobines de fil de fer, contourna un empilement de câbles usagés qu’on avait oublié de jeter, grimpa sur trois caisses parvint à monter sur une passerelle. Hélas, si l’ours n’était pas très véloce, lui-même ne l’était guère plus, engoncé dans son scaphandre, et son ennemi n’avait à aucun moment perdu sa trace. Au moins pouvaient ils combattre à leur aise dans la vaste arène de la salle de chargement, car les convives de la réunion, frappés d’horreur par l’incompréhensible combat et ne sachant quel parti prendre, avaient d’un bel ensemble regagné la sortie et soigneusement verrouillé les écoutilles internes. Massés devant les vitres blindées qui entouraient la salle de chargement, ils regardaient maintenant se dérouler ce duel prodigieux, n’osant s’en mêler.
Jusqu’au moment où l’un de ces braves spectateurs décida de tirer le levier qui actionnait l’écoutille extérieure, sans qu’on sut jamais s’il désirait par là aider le bolchomorphe, secourir Khunduz ou simplement rigoler un coup.
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Réponse au Sujet 'La malédiction de la planète rouge' a été posté le : 11/06/05 21:42
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16 ) La lutte finale
DS 619.8
Reconnaissant le son caractéristique du lourd verrou, il n’eut que le temps d’enrouler un filin autour de son bras gauche, priant pour que l’autre extrémité fut solidement attachée quelque part. La porte s’ouvrit d’un coup, et l’irrésistible force de succion l’expédia en une fraction de seconde dans le vide interplanétaire. Il n’eut pas le temps d’avoir peur. Un choc d’une violence extraordinaire lui déboîta l’épaule. Ce maudit filin était bien accroché quelque part, mais dieu, qu’il était long ! Lorsqu’il rouvrit les yeux, ce fut pour apercevoir des planches, des tôles et divers débris catapultés avec lui par la dépressurisation, filant en trombe autour de sa personne. La grande écoutille du Disko, bouche ouverte sur un monde de lumière, était à cinquante brasses, autant dire à l’autre bout de la galaxie, mais le solide câble qui le reliait à son astronef semblait avoir parfaitement résisté au choc. Soudain, notre docteur eut un mouvement si rapide que même l’action réflexe d’un nerf n’aurait su l’expliquer, sans doute s’agissait-il d’un pur instinct de conservation qui avait décidé d’agir directement par les muscles sans passer par les lentes allées d’un système nerveux capricieux. Sa main droite se tendit pour attraper un objet long qui tournoyait trop vite pour être identifiable. Il le regarda. Et malgré sa situation précaire, suspendu au-dessus d’une planète morte, tournoyant à quelques brasses d’un astronef fou et uniquement séparé de la mort par une mince épaisseur de verre et de métal douteux, il ressentit une allégresse aussi immense que brève en constatant que de nouveau, il était en possession de l’oriflamme sacré.
De courte durée, car dans le même temps, il vit du coin de l’œil la forme noire et massive du monstre sortir du vaisseau, agrippé à la coque par ses griffes rivées dans les plaques d’électrargyre, il évoquait irrésistiblement une tique obèse. Ni le froid, ni le vide ne semblaient l’atteindre le moins du monde. Il poussa un hurlement muet, et soudain, horreur, il trancha sèchement la corde, dernier lien de Khunduz avec le monde des vivants. Le docteur crut déceler chez son ennemi, pendant une infime fraction de seconde, l’éclat d’une joie mauvaise lorsqu’il le condamna à une mort lente et solitaire.
Existait-il sort plus abominable que d’être projeté dans l’espace, sans secours aucun à attendre de quiconque ? Le docteur avait peine à se le figurer. L’horreur de sa situation le frappait de tout son poids tandis qu’il tournoyait, s’éloignant lentement de l’immense soucoupe. Aurait-il seulement accompli sa mission qu’il aurait pu périr l’esprit en paix, sachant sa planète sauvée, mais il fallait qu’il lui soit donné d’assister au triomphe de l’ours maléfique qui rampait avec obstination vers le sommet du vaisseau. Qu’allait-il donc y faire, ce rejeton du malin ? Khunduz frémit lorsque le rayon nu d’un soleil impitoyable éclaira pleinement le monstre. De prime abord, il était devenu informe et gras. Mais l’œil acéré de l’elfe décela dans sa silhouette distordue les prémisses de l’horrible transformation qui l’affectait : une petite tête lui avait poussé sur l’épaule, semblable en tout à la véritable tête de l’ours. Des embryons de pattes suivaient, ils s’agitaient déjà. Le monstre était en train de se reproduire, de se diviser. Sans doute était-ce pour cette raison qu’il cherché trouvé refuge à l’extérieur du vaisseau, pour se livrer en toute quiétude à l’abominable scissiparité qui était son mode de reproduction. De toute évidence, le monstre était vulnérable durant cette phase délicate.
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Dernière mise à jour par : Grouïn des Tétynes le 11/06/05 21:44
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Ah, quel cruelle plaisanterie ! Khunduz flottait là, à moins de cent pas de son ennemi exécré, son arme à la main, et pourtant, il n’avait aucun moyen de le rejoindre pour l’achever. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était voir le Disko s’éloigner, seconde après seconde, dans la nuit étoilée, rapetisser jusqu’à n’être plus visible, puis périr de froid ou d’asphyxie, selon lequel de ses systèmes rendrait l’âme le premier. Aurait-il seulement le courage de mettre fin à ses jours avant d’agoniser dans son scaphandre ? Le docteur songea qu’il avait encore, dans le compartiment idoine, la petite flasque de liqueur 4D. Il y porta la main, puis se souvint qu’il n’avait aucun moyen de la porter à ses lèvres. Il fut prit d’un rire qui tenait plus du hoquet amer.
Le plan s’imposa alors à lui avec la force d’une évidence. Dans d’autres circonstances, il n’y aurait même pas songé, mais le dénuement dans lequel il se trouvait réduisait considérablement les variables de cette fatale équation qui ne connaissait que deux issues, la vie ou la mort. Tout était devenu simple dans sa tête. Il calma ses tremblements, il aurait besoin de toute sa dextérité. Il palpa du bout des gants la valve d’admission de son système de stockage de l’oxygène. L’étendard serré entre ses genoux, il dévissa le bouchon de sa flasque et la colla aussitôt contre la valve caoutchouteuse, qui s’y aboucha hermétiquement. Il secoua le récipient pour faire couler le contenu dans les tuyaux qui alimentaient le phoque nain en eau potable. Et les mains crispées sur les buses d’expulsion des gaz, attendit les premiers tressaillements.
Lorsque le fluide étrange pénétra dans les entrailles du phoque nain, cet alcool plus pur que de l’alcool pur entra en contact avec l’oxygène surconcentré stocké à l’intérieur du pinnipède. Par une réaction d’oxydoréduction extrêmement exothermique, comme disent les chimistes qui veulent expliquer l’apparition inopinée d’un cratère à la place de leur laboratoire, l’animal se mit soudain à se consumer et à émettre d’énormes quantités de gaz incandescents sous pression. Avec adresse, Khunduz parvint à les expulser dans les tuyères articulées de son scaphandre de manière à contrôler sa rotation, puis prit de la vitesse et se mit sur une trajectoire d’interception du Disko. Brûlant de se venger, il parvint même à viser l’ours mitotique avant de se retrouver à cours de carburant. Il serra alors sa précieuse lance contre sa poitrine et la pointa contre la bête pulsante et bavante qui se tortillait maintenant dans les douleurs de quelque monstrueux enfantement, la bête qui se rapprochait d’ailleurs à une vitesse bien plus élevée qu’il ne l’avait escomptée.
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Réponse au Sujet 'La malédiction de la planète rouge' a été posté le : 11/06/05 21:42
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Le choc lui fit sans doute perdre conscience l’espace d’une seconde, mais étrangement, il ne lâcha pas sa lance. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il la tenait toujours bien serrée. Le problème, c’est que l’autre bout était planté dans une créature extraterrestre furieuse d’avoir été dérangée à un moment délicat. Expulsé de la coque par la collision, Micha et Khunduz flottaient maintenant à quelque distance du vaisseau qui défilait sous eux. Au moins, se dit le praticien avec quelque motif de satisfaction, il emporterait l’animal maudit avec lui dans son voyage éternel autour de Nabout. Las, bien que blessée, la créature ne manquait pas de ressources. Il était donc vrai que le bolchomorphe pouvait changer d’aspect : il lui suffit de tendre une patte qui s’allongea démesurément, et accrocha un sabord externe. D’un spasme douloureux, l’ours expulsa l’arme fichée dans sa chair – si l’on pouvait appeler ça une chair – et tenta de recouvrer quelques forces avant d’en finir avec cet agaçant bipède.
En des circonstances plus ordinaires, Khunduz aurait été catastrophé d’un tel revers et aurait sans doute noyé sa déception dans la boisson. Mais notre héros en était au point où la rage obscurcissait son jugement autant que sa vue. Lorsqu’il retomba sur la surface d’électrargyre, il trouva sans peine une prise, et n’hésita pas une seconde avant de charger derechef son adversaire.
Et c’est alors que cédèrent les cordelettes dorées qui maintenaient la bannière contre l’oriflamme, après des millions d’années de vieillissement et les fatigues d’un violent combat. Il n’y avait pas de vent dans l’espace, et pourtant, la bannière flottait bel et bien, comme agitée d’un souffle divin. Tandis qu’il se ruait contre l’ours furieux, Khunduz contempla l’ancien oriflamme de l’Union. Treize bandes horizontales, blanches et rouges alternativement, rappelaient les treize cités évacuées avant qu’elles ne tombe sous le joug du péril rouge, tandis qu’un large rectangle reprenait l’ancienne bannière de la Rivière Bleue d’Etoiles qui avait donné asile à leurs réfugiés. Et le pouvoir de l’antique artefact se déploya enfin, emplissant le docteur d’une force qui, l’espace d’un instant, lui sembla infinie. Reconnaissant d’instinct les couleurs de ses antiques ennemis, le monstre se figea devant l’imminence du péril. Les mâchoires de Khunduz se desserrèrent, et laissèrent sortir un cri de bataille.
« Meurs, vermine bolchevique ! »
Embroché, transpercé en plein cœur, tel fut le destin du mal ancien venu de Nabout, qui périt ainsi d’une mort douloureuse, quoi que brève, tandis qu’au loin se levait la Terre, innocente étoile bleue pâle émergeant de l’horizon de la planète morte.
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Réponse au Sujet 'La malédiction de la planète rouge' a été posté le : 11/06/05 21:43
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Et malgré la fatigue qui engourdissait ses membres et l’oxygène qui se faisait rare dans son scaphandre, le noble guerrier trouva encore la force de se redresser, de porter la main à son cœur, et d’entonner l’antique chant de glorification de la Bannière Etoilée.
Oh, say can you see, by the dawn's early light,
What so proudly we hailed at the twilight's last gleaming?
Whose broad stripes and bright stars, through the perilous fight,
O'er the ramparts we watched, were so gallantly streaming?
And the rockets' red glare, the bombs bursting in air,
Gave proof through the night that our flag was still there.
O say, does that star-spangled banner yet wave
O'er the land of the free and the home of the brave?
Et c’est ainsi, amis lecteurs, que la paix et la liberté de notre planète furent à jamais préservées du gauchisme. C’est ainsi que grâce au vaillant docteur Khunduz, digne défenseur du bon droit, nous fut épargné la peste communiste, n’oubliez jamais le nom de ce fier héros de la démocratie. Car sachez, jeunes gens, que partout où menace l’hydre bolchevique, il se dressera des hommes probes et décidés qui, les armes à la main et la vertu chevillée au corps, défendront les nobles idéaux de la Paix, la Liberté et la Justice pour tous. Ainsi en a-t-il toujours été, et ainsi en sera-t-il toujours ainsi.
God bless America.
Eh voilà que se termine cet épisode des sauvageons
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Réponse au Sujet 'La malédiction de la planète rouge' a été posté le : 17/06/05 20:31
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C'est toujours aussi bon, dommage que ce soit du second degré...
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