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Armorphée

Fée raille



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Membre Chaos Elite Troops   On n'aime pas toujours les barbies a été posté le : 25/12/04 00:50
eh hem...

voici le début d'une nouvelle qui deviendra peut-être un roman ?

Hem bon. Voilà. Bonne lecture ! ;)



Le rêve de Yunie


Vous avez été une petite fille ?
SI oui, vous pouvez continuer à répondre à ce fabuleux quizz. Si non, vous pouvez continuer de lire. Vous avez joué à la barbie étant petite ?
Ca peut arriver. Moi-même d’ailleurs… mais si oui, vous n’étiez pas Yunie.

Yunie, une poupée dans chaque mimine, animait les choses, ses histoires vont plus vite ainsi.
Et tout reste dans sa tête, elle ne fait pas parler les personnages, à voix haute. C’est d’un ringard « Bonjour Cindy ! Allons acheter des chaussures »
« Oh oui Jessica, achetons aussi un caniche et un pull».
Naaaaon, chez Yunie, ils parlent à l’intérieur. De sa tête.

En fait, elle ne pouvait pas les faire parler comme elle voudrait. Elle était trop petite, elle ne possèdait pas encore assez de vocabulaire. Comment leur faire dire :
« Dame Walstrade ! Il est nonne et le fief est à nouveau attaqué par une horde de vassaux félons. »
« Ah ! Cet alleutier mâconnais nous a bien trahi. Vous avez fait installer la deuxième rangée de hourds ? »
« Oui mais l’ennemi est en surnombre »
« Cul vert ! Ils sont de pute foi… leur fidélité avait pourtant été réglée par l’ancienne convenientia. »
Alors en pensée, ça marche mieux.

Et non, Yunie n’est pas un esprit malade.
Elle tient un perso dans chaque main, immobile, et le film, débute, dans sa tête.
Et comme on se sert de l’idée, pas de mots inexistants. Pratique. Des chutes de polysty… de polysti… ‘rènes, bref, servent de réserves de grains.

Et puis, vers quatorze ans, paf, Yunie arrête de jouer. Elle écrit, elle dessine, ça se passe bien aussi. Toujours, elle imagine la petite.
Mais les barbies toutes habillées de costumes multi-univers et multi-époques dorment au fond du tiroir du fond. A côté de la fenêtre.

C’est comme ça. On attend de vivre sa vie dehors, d’être indépendant. Yunie aime prendre des photos, et veut visiter tous les coins qu’elle a repéré. De préférence, ceux qui remuent les viscères. Ou qui ont servi de décor à ses histoires. Mais il faut éviter la haine du retour, quand on redécouvre (tiens ? Ah oui..) qu’on habite à Paris, dans le béton. Ou la brique. Et qu’on veut briser les murs.

Ca lui est arrivé parfois de faire ces drôles de rêves angoissants. Elle rêve qu’elle cherche l’espace naturel, des arbres, des forêts, des lacs, elle survole tout ça, s’y pose heureuse et blam. Non, il y a une ville à côté. Elle s’envole à nouveau, et vu du haut, tout est pire. A chaque fois, une ville est quelque part. Au lieu de considérer ces villes comme établies au milieu de la nature, elle a l’impression que la nature est encerclée par la ville. Qu’elle ne peut plus respirer. C’est idiot. Mais bon, c’est un rêve. C’est très con un rêve.

Quand la ch’tite se réveille, ça va mieux, la logique a repris sa place. La ville c’est pas que de la ******** quand même. Ce que c’est con les rêves.

A ce propos, une fois elle a fait un autre rêve bizarre comme ça, justement j’en parle parce que ça concerne ses jouets. (On tourne en rond dans cette histoire).

Alors qu’elle a arrêté d’y jouer et qu’elles ont été refilées à d’autres membres de la famille (les barbiespowa), elle rêve du temps où elle y jouait encore dans la prairie. Et les barbiesgirl barbieworld pensent. Et Yunie entend leurs pensées. Elles râlent, à cause de Ken, qui les snobe. C’est toujours mieux que de râler sur les robes de bure que Yunie leur a confectionnées.

Ou sur le fait qu’en guise de repas elles ont à chaque fois des morceaux de papier kraft. Colorés au feutre, hein.

Mais le problème, c’est pas ça. Vous allez rire. C’est qu’y a qu’un Ken. En plus, celui de Yunie a une barbe (ou un bouc plutôt) griffonnée au stylo bic noir. Bref, donc c’est grave qu’il les snobe. Parce que déjà que y’a qu’un mec pour quinze filles (comment ça, c’est une situation très enviable ? Vous avez répondu non à la première question du quizz vous, laissez-moi deviner)

Bref again ! Quand Yunie apprend ça (le coup de la snobe-attitude, pas du bic noir), elle est déçue et rageuse. Ken a fait Charlemagne, Napoléon, Mercure, et un corsaire malouin, un mage noir, un aventurier de l’espace (et sûrement d’autres choses) tout ça avec des cas de conscience, des expériences nouvelles, des morts, de la réflexion, de la maturité. Elle croyait qu’il partageait ses goûts, sa pensée, elle lui avait laissé le choix dans ce qu’elle lui insufflait et faisait vivre.
Ou en tout cas, elle le croyait.

Et Ken ne serait qu’un SALAUD ? Un beaugosse fini, un gros connard imbu de ses fesses?

Elle chope le Ken et attend ses explications histoire, une bonne fois pour toute, de mettre son cœur en pièce. Et c’est là que tout bascule. Non, Ken n’a pas changé mais désolé, il ne peut pas choisir une copine parmi toutes ces gonzesses qui… l’indiffèrent ? (Oui bon, d’accord, elles sont mal proportionnées de corps, mais d’habitude ça plaît ?).

Mais soudain ! Yunie, la petite Yunie, qui lit les pensées se sent toute mal, toute gênée.
Rouge robe-de-Mina, elle le repose toute muette dans le fond du tiroir. Et voilà. Et elle est triste de ce que la réalité soit ce qu’elle est. Et ça se meurt en autre chose (peut-être un rêve avec Peter Pan).

Au réveille, ça va mieux. Ce n’était qu’encore, un rêve con. Mais Yunie se rendort et rêve à un fait réel, qui s’était passé quand elle a refilé les poupées, il y a quelques mois. Elle avait regardé le Ken qu’elle n’avait plus sorti depuis un bout de temps. Et c’est là que c’est bizarre, car c’est la réalité : il semblait à Yunie que le Ken était mort. (Le prochain qui crie « Vive le Ken ! » a euh… me fait chier).

Que son regard était éteint. Alors que c’est idiot. Un objet en plastique au regard peint n’a pas un regard vivant. Mais beaucoup de choses sont idiotes autour de Yunie, vous allez voir ça.

Et puis elle oublie tout ça.

Voilà pour Yunie. Car beaucoup de choses idiotes se passent aussi autour de Madame deux-étoiles.




Madame deux-étoiles-pas-d’espace-(aucun-jeu-de-mot)


Passons donc à Madame **. Madame ** n’arrive pas à fermer l’œil du matin, dans son petit camping-car avec vue sur la mer sur le parking à touristes payant du Mont St Michel (à côté du parking à touristes gratuit, mais qu’on ne voit qu’après le parking payant, une fois qu’on a payé 60 francs). Madame ** donc, a les yeux qui piquent, une irrésistible envie de dormir et une impossibilité majeure à répondre à l’appel de la couette.

Alors elle est là à la mettre au-dessus, en-dessous, sous le lobe, à droite, à gauche. Bon. C’est comme ça quand on ne ferme pas le store. Il est sept heures, toute la lumière rentre et voilà. On se dit « lève-toi, l’aube est déjà loin », alors qu’on est en vacances, qu’on s’est couché tard après avoir joué les beaufs dans un pub à touristes du coin.

Madame ** ne peut pas fermer les yeux. Et c’est peut-être tant mieux car en se retournant encore une fois pour tester la position couettale la plus divine, elle tombe sur une vue magnifique. Une vue de toute beauté.


Ecoutez bien. Le soleil est doux et nuageux au dessus des flots bleu clair, bleu vert. Tel une Vénus qui serait en fait, un homme, un type nu sort progressivement de l’eau. Battu par l’écume, soit la mer se reflète dans ses yeux, soit effectivement, son iris est de la même couleur. Beau comme un gars de la Renaissance florentine. Beau comme un gars beau.
Là, c’est un peu moins bien. En fait, il n’est pas complètement à poil.

Un slip blanc lui barre le bas du ventre. Mais il a de belles cuisses, un torse enviable, des épaules à manger, et de beaux cheveux bruns soyeux, en dégradé.
Nonchalant, de « content et féerique », il passe à «un peu plus perdu » les nano-secondes qui suivent. Puis à « totalement congelé ».

Un… comment qu’on dit ? Un… original que ce type là !
Nan, c’est pas ça. Pas un énergumène (je sais pas pourquoi je pense à ce mot), ni un baba cool, ni un incongru non plus. Un excentrique ? ça serait bien, mais je ne sais pas pourquoi, excentrique me fait toujours penser au vieux barbu qui a conçu un parc du jurassique. Bon. Un type comme ça, quoi.

Tout simplement un mec qui se baigne en Février en Bretagne. (Ah ? J’aurais du dire en Normandie ? Mais c’est vous qui dites ça. L’autre là, me dit le contraire… raaah, laissez-moi raconter).

Madame ** va se rendormir et vers 10h12, et elle se dira « bordel, je l’ai vu ou j’ai rêvé ? » mais elle le racontera quand même à Madame*** (sa sœur).

Pendant ce temps, le Vénusien, qui est humain, et ne marche pas sur les flots, commence à prendre froid. Mais sur le sable, exactement là où il débarque, il y a une serviette. SA serviette, d’ailleurs, ne me demandez pas comment il le sait, c’est comme ça.
Il y a aussi son pantalon, ses chaussettes (bonnes grosses chaussettes), son T-shirt, son gros pull, sa veste, ses chaussures, et un slip blanc sec. Botticelli passe la serviette sur ses hanches et s’essuie comme il peut les fesses pour enfiler le slip. Puis le reste des fringues. Il arrive devant les remparts et rentre dans la ville. Et il trouve tout ça superbe.

Yunie avait adoré le Mont St Michel elle aussi d’ailleurs.
Elle a tout de suite reconnu la rue où aurait pu se situer le Poney Fringuant. Elle a aimé le micro-climat, la pierre, la gueule des maisons, des rues, des pavés. Ce qui est génial au mois de février, c’est que la lumière est belle et que sorti de la rue principale, il n’y a presque personne. On peut découvrir des escaliers donnant sur des jardins invraisemblables.

On peut imaginer du Moyen-âge ou de la Fantasy. Ou rien, juste regarder et être remué si ça nous prend.
Et au pire, on peut manger une crêpe.

Je dis qu’il n’y a presque personne, c’est en ce temps là. (Une époque avec des francs et pas de DVD, mais il y a des cds et L’Empire Contre Attaque est passé il y a un an à la télé. Je crois). Donc Yunie est tombée sur des escaliers, des jardins cachés, des recoins, des venelles, elle en était folle. Un vrai toutou qui accueille son maître.

Elle voulait tourner un film là, faire une course-poursuite, manger une crêpe avec du sucre en train de fondre et habiter là. En évacuant les touristes. Mais c’était une touriste. Enfin bon.

Tout à fait le genre de lieu à lui plaire. Plus petite, elle devenait folle en se baladant dans les châteaux fort et nous faisait déjà chier avec son Moyen-âge (non, je ne suis pas la seule à aimer le Moyen-âge, la preuve. Mais j’ai jamais dit que j’aimais la peste noire. Ou le clergé séculier). En tombant sur un vieux dragon magazine et en découvrant la fantasy un peu plus « directement » qu’au travers du monde des légendes et de Bilbo qu’elle avait lu en CM2, ça ne s’était pas amélioré tout ça.
Pauvre petite.
Le carton pâte ne la séduisait pas vraiment, elle n'était plus touchée que par un petit côté authentique, vécu, puissant, vivant et autre chose. C’est comme ça.

Bon, bien sûr cette découverte comme toutes les autres allait s’accompagner de la haine de ses congénères scolairiens. Comme toujours. Avant ce n’était que sa personnalité qui les gênait. Maintenant c’étaient ses goûts.

Ce sont les lois de l’évolution, hein.

La malheureuse avait des goûts, imaginez ! Elle osait aimer ce qui lui plaisait (faut-y pas vouloir mourir jeune ?).

Bon, elle aurait pu s’arrêter là, à aimer ce qui pourtant ne passait jamais à la télé. Mais la pauvre enfant se servait parfois de son cerveau, en fait assez souvent. Du coup ça se voyait, elle ne ressemblait pas à une bête mâchonnant de l’herbe comme les autres. Erreur fatale, petite Yunie allait se prendre des coups dans la vie. Et être seule.

Commencer très tôt à penser beaucoup, à analyser, réfléchir, avancer, mûrir, de plus en plus. Prendre des coups. Et être seule. Vivre, pleine d’énergie, rire, être seule. Être là et seule.

Un jour peut-être découvrir des gens plus ouverts, moins cons que les autres. Et rester seule. Yunie allait même perdre son énergie, et…

Non, attendez, on n'y est pas encore (non, elle ne se prostitue pas à la fin, je suis désolée. Non, ce n’est pas non plus du Zola madame, je suis désolée si on vous a menti… oui, je sais madame mais je n’y peux rien, je suis l’auteur pas le jeune homme qui vous a renseigné à la Fnac. Je... je sais madame, mais j’aimerais bien continuer. Oui, la jeunesse c’est ça… oui, ici aussi madame, y'en a qui travaille... au revoir… conn’.. non je disais « qu’on est bien ici »… au revoir…).

Mais pour l’instant, elle croit juste que tout le monde est comme il est et qu’elle est est comme elle est (c'est-y pas mignon ?). Qu’elle aime la musique qu’elle aime, qu’elle ne suit pas la mode sans s’en créer une. Qu’elle ne cherche pas à être ceci, cela. Qu’elle aime ce qu’elle aime et c’est tout. Elle sait qu’elle réfléchit un peu sur les autres et en même temps, que se prendre la tête c’est pas toujours bon.

Elle pense que ça passera sûrement. Bien sûr que les autres lui font mal, mais elle pense qu’il y a, d’un côté, cette vie tangible et obligée, où elle est obligée de les côtoyer et à côté, ses goûts et elle.


Et il y avait elle au Mont St Michel, et c’était bien. Elle était venue grâce à Monsieur ***. Son oncle. (Aucune parenté avec la soeur de madame **). Monsieur *** habite pas loin. Monsieur *** a une petite camionnette avec laquelle il a amené Yunie là, pour qu’elle découvre le coin.

Yunie est toute mélancolique en repartant, le voyage avant, même sur de la saleté de route à voitures avait été bien parce qu’elle savait qu’elle allait voir le Mont St Michel. Sur le radiocassette, les morceaux un peu craignos mais qu’elle adorait par nostalgie ou excès de fan attitude, avaient rendu la scène encore plus mythique. Il s’est mis à pleuvoir quand elle est repartie. Ou peut-être que ça a commencé déjà avant mais qu’elle ne s’en était pas aperçu. Tout allait mal ensuite, le béton, l’enfermement, le rien à faire. L’impossibilité de s’occuper son vide de vie.

Mais pendant ce temps, que la famille *** prenait le café de fin de repas, et regardait le journal télé du soir, Botticelli avait froid. Ou peut-être s’appelait-il Lorenzo ou Raphaël ? Il avait froid. C’est bien beau le Mont St Michel, mais sans argent, en marchant au hasard, au bout de dix-sept heures et des brouettes à rallonge, ça commençait à devenir dur.

Il n’avait pas trouver. Assis en bas d’un escalier, près de la chaleur d’un café, au pied du café même, le florentin se serrait contre le mur, avait froid. Aurait eu envie d’un câlin. Il n’avait pas trouver, quel naze. Rien n'était venu.

[... la suite, prochainement si vous la voulez ;)...]




Dernière mise à jour par : Armorphée le 25/12/04 22:35

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hibouman

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   Réponse au Sujet 'On n'aime pas toujours les barbies' a été posté le : 25/12/04 23:35
Excellent, on se marre bien. Je te conseille de continuer (bien que moi je n'ai jamais eu le courage d'ecrire plus que 5 pages. C'est pas que je sois flemmard ou que j'ai tres vites mal au poignées, c'est a cause du nombre de sequoia ou acacia ou je ne sais quoi qui doit crever pour que j'ecrive des conneries dessus. Bon ok je suis un flemmard et j'ai un poignet en verre)
Donc je te souhaite bonne chance si tu veux continuer, et essaies de garder le meme esprit.javascript:smilie(':D');
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Recuicuir

moustache



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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'On n'aime pas toujours les barbies' a été posté le : 28/12/04 14:20
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Message de hibouman


Excellent, on se marre bien. Je te conseille de continuer (bien que moi je n'ai jamais eu le courage d'ecrire plus que 5 pages. C'est pas que je sois flemmard ou que j'ai tres vites mal au poignées, c'est a cause du nombre de sequoia ou acacia ou je ne sais quoi qui doit crever pour que j'ecrive des conneries dessus. Bon ok je suis un flemmard et j'ai un poignet en verre)
Donc je te souhaite bonne chance si tu veux continuer, et essaies de garder le meme esprit.javascript:smilie(':D');
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ben justement, je ne dirais pas que "on se marre bien". certains passages font sourire, certes, surtout au debut, mais dans l'ensemble j'ai plus ressentit une sorte de tristesse un peu decalee qu'autre chose.
enfin quelqu'un qui reussit a faire quelque chose de bien avec les barbies.
j'ai jamais vu le mont saint michel, mais si j'y vais un jour peut etre le regarderai-je avec les yeux de yunie.
j'aime bien le style, assez sobre, simple enonce des faits, alors qu'il se passe tant de choses dans l'esprit de yunie. et les commentaires du narrateur qui rajoutent quelques touches de legerete.
une derniere question: serait-ce un tantinet autobiographique? (:D?)


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Membre Dungeon Keeper   Réponse au Sujet 'On n'aime pas toujours les barbies' a été posté le : 28/12/04 16:45
Pour ce que j'en sais, c'est très largement autobiographique, mais telle que je connais notre auteur, elle dira probablement le contraire.
"Ah mais non, c'est pas du tout moi, parce que moi, là... alors que Yunie, là..."
Comme si notre vie n'était pas la base de nos textes.:7


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Armorphée

Fée raille



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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'On n'aime pas toujours les barbies' a été posté le : 28/12/04 21:07
Bah ;) Comme tout le monde le sait, il n'est pas vraiment possible d'écrire un bouquin qui ne soit pas "autobiographique" dans le sens où raconte des élements d'une vie "vraiment" vécue, souvent celle qu'a connu l'auteur, ou la perception qu'il a eu de celle d'une personne extérieure.

Déjà, comme le dit Obispo, ça permet d'être "mieux" (c'est inexplicable) car paraît-il, ce qui a vraiment été vécu, ressenti, ce qui est franc, passe mieux que du blabla (la preuve en est certains passages de Balzac :D contre certains autres :( ).
Ensuite, c'est aussi plus simple que d'inventer et de se perdre ou d'être incohérent avec la personnalité du personnage.

Après, on modifie plus ou moins selon ce que l'on a déjà vécu, ou aurait aimé vivre... 8)7


Bref. Mais effectivement ce n'est pas "autobiographique" au sens où déjà, je ne raconte pas que la vie de Yunie mais aussi celle de Lorenzino ou Yvaldo ;) Mais ensuite parce que je n'ai pas vécu la même vie que Yunie.

Cependant, comme je le disais, je ne vois pas comment créer un bon personnage, que je vais aimer, si je ne le décris pas avec ce que je connais et que j'apprécie :D Et si je ne lui fais pas vivre un peu de ma vie.

Je serais incapable de "bien" raconter la vie d'une midinette fashon victime qui passerait sa vie à s'acheter des pull moulants... je n'y arriverais pas. Et je n'aimerais pas le personnage.

Donc voilà toute ma ruse d'écriture. J'aime ceci ou cela, je faisais ceci ou cela, je n'aimais pas ceci ou cela. Pour qu'un de mes persos au moins me plaise, je lui donne à aimer les mêmes choses. Ensuite, je vais dévoiler un peu de la suite mais bon, je vais surtout faire grandir petite Yunie dans cette histoire.

Or, oui, je suis bien du côté obscure en voulant choisir la voie la plus facile ;). Une des voies les plus faciles pour créer un perso crédible dans son évolution, c'est de lui refiler ça et là des éléments de votre propre vie.

Et de toute façon, un perso qui a une enfance et une adolescence heureuse (berçé par des cons et des conneries) ne m'intéresse pas :D

Donc voilà, la vérité est entre les deux Mulder.


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Dixit Eo



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   Réponse au Sujet 'On n'aime pas toujours les barbies' a été posté le : 30/12/04 02:10
Puis-je me permettre une petite critique objective, qui est elle même sujette à critique ?

J'aime bien le thème, j'aime bien le fond... mais j'avoue avoir du mal avec la forme. Je trouve que ça se précipite vite, que le rythme est saccadé, ce qui rend les choses difficile à suivre. Suis-je le seul à penser ça comme ça ?

Sinon, bien entendu, j'aime bien, hein ! Il ne faut pas croire ! C'est du Féé, et on reconnait la demoiselle, en se surprenant à regretter le bon vieux temps où on pouvait la lire plus souvent en ces lieux...

Mais j'avais envie de donner un avis totalement objectif concernant le texte. Il se peut que je sois le seul à voir les choses de la sorte, évidement.



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   Réponse au Sujet 'On n'aime pas toujours les barbies' a été posté le : 30/12/04 13:15
ici Fée, pas Zaz, je répète ici Fée, pas Zaz


Non... tu as trouvé ça encore moins compréhensible que Millième Génération :? Waaaaouh ;)

Sinon, c'est très vrai. Je n'aime pas m'étaler dans la description ni amener le sujet (ce qui se fait d'habitude) ça fait trop... "j'écris un bouquin. je suis auteur de livre" :D

C'est bête hein ? ;)

J'ai jamais compris, c'est peut-être le fait d'avoir beaucoup (trop ?) lu depuis toute petite et en continue jusqu'à trop tard, mais il n'y a aucun auteur dont j'apprécie le style ET le fond. Généralement, quand le fond est vraiment bon, j'adore le bouquin, et généralement le style porte bien le fond, y'a rien à redire là-dessus (Tocqueville a un super style).

Mais pour moi, quel que soit le style que prend l'auteur, ça reste un "style" de bouquin. J'ai l'impression d'être en train de lire un livre, et en un sens c'est normal : j'en lis un.

Sauf que... je suis devenue de plus en plus allérgique à ce phénomène. C'est comme quand on va au ciné, qu'il y a les bandes annonces et qu'aux premières images on peut dire "film français". C'est pas pour autant qu'un "film français" est un mauvais film (malgré les limites qu'il se pose) mais... voilà.

J'ai du mal à expliquer ça. Mais je n'ai pas envie de m'étaler dans un style, dans des descriptions, dans des... finalement j'écris ce que je vois, ce qui se passe, en un minimum qui malgré moi, fout des références et crée finalement un style. J'écrie comme je raconterais par écrit. L'autre phénomène, c'est que je remplaçe parfois une "impression" ou un sentiment, par la description de l'action. Si je veux qu'une image soit brève, ou parler d'un évènement qui "surgit" je vais le faire en l'expédiant au premier plan, sans préavis.

Si je veux qu'on ne fasse pas attention à un détail important, je vais passer dessus, tout en insistant tout en le saccadant tout en le virant de la scène, mais de sorte qu'on le retienne tout en... pensant qu'on ne l'a pas retenu.

Pffff, je me prends plus la tête à essayer de décrire/comprendre ma façon d'écrire qu'à écrire ! Marrant :D

PS : Arf, ici Fée pas Zaz, je répète, ici Fée, pas Zaz. Merci de votre compréhension


Dernière mise à jour par : overzaz le 30/12/04 14:30

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Enfin mon nom de domaine :D
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Armorphée

Fée raille



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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'On n'aime pas toujours les barbies' a été posté le : 13/03/05 00:40
[Hé, hé, d'ailleurs vous allez voir, plus on avance, plus c'est pire :]

[La suite]

Mickaël le sauveur

Stefano Lenzo di Preto remuait des orteils et gratouillait ses chaussettes. Il avait un gros creux dans le ventre. Il était tout triste aussi. Ca allait mal. Tout allait très mal. C’est une ********* de vie. On vous fait croire que là ça va aller mieux bien sûr, on vous élève là-dedans et quand vous débarquez c’est déjà la ********.

Il ne lui restait que son regard de cocker pour pleurer. Il ne savait pas encore que ça allait être utile. Que l’observateur homosexuel y succomberait.

D’ailleurs quand le gars est sorti du café et qu’il s’est approché, Romualdo a eu un mouvement de recul. Il n’y croyait plus trop.
L’autre lui a proposé quelque chose de chaud (qu’est-ce que vous allez imaginer là ?) et tous les deux ont bu un CAFE (je suis désolée pour la répétition du mot à deux phrases près mais comprenez-moi, il fallait bien que je dise le mot sinon ça allait continuer à avoir des idées tordues derrière mon dos (d’ailleurs là vous continuez).

Et non je n’allais pas écrire qu’ils buvaient un chocolat chaud puisqu’ils buvaient un café. Vous m’ennuyez à la fin).

Bref, ils buvaient leur café, leur Jacques Bave, quand Filippo découvrit la douceur fondante de la crêpe. LA crêpe. Tant entendu parlé, jamais mangé. Spongieuse de sucre et de gras. La crêpe ultime. Soudain la vie avait un sens, le froid n’était plus une ********, manger c’était bon et peut-être qu’on s’était juste gouré de lieu pour son rendez-vous. Un nouvel espoir était né.

Il apprit vite que son sauveur n’était autre que le co-gérant du café. Que son sauveur s’appelait Mickaël (tant d’originalité l’étouffa à sa 7ème bouchée de crêpe) et qu’il avait de beaux yeux. Lui, pas Mickaël. Mais selon Mickaël. Enfin bref, une romance allait peut-être naître.

Mais Emmanuelo, malheureusement, ne connaissait pas son propre prénom.
- Et comment tu t’appelles ?
- Je sais pas.
Des fois ça arrive. Il avait beau cherché, c’était très bizarre tout devenait brumeux dans sa tête. Aussi brumeux que son souffle quand il était sorti de l’eau.
- Tu sais pas comment tu t’appelles ?
- Bah non.
La bouteille de vin à côté s’appelait Nicolas. Alors il s’est provisoirement appelé Nicolas. Sans avoir aucun lien de parenté avec la bouteille.
Mais pourquoi tout n’était pas plus simple ? Vous allez vite le savoir :
« Tu n’a pas de prénom ? Vraiment pas ?
- Je vois pas.
- C’est facile, comment t’appelaient tes parents ?
- … prrt, je sais pas.
- Comment t’appelaient tes profs ?
- Je ne me souviens pas avoir eu de profs.
- Tu n’as jamais été à l’école.
- Euh… je… non.
- Bon ! Comment on t’appelle ?
- Je vois toujours pas.
- Mais tu te souviens même pas de ce que tu venais faire là ?
- Bah si, j’avais rendez-vous.
- Avec qui ?
-…
Sourire de l’énigmatique (ne pensez pas à Mona Lisa, Mona Lisa n’est pas du tout énigmatique. Trop tard vous pensez à Mona Lisa. C’est à cause de tous ces italiens).
- Bon, c’est ton petit secret.
Sourire niais et heureux de Nicolas. Ooooh, ça lui va pas ce prénom. Bon tant pis. Il est choisi maintenant. (ça y’est tous ceux qui s’appellent Nicolas me détestent).
- Et donc tu avais rendez-vous là ?
- Bah oui.
- Mais personne n’est venu.
- C’est exact.
- Qui te dit que tu n’es pas amnésique aussi quant au lieu et à l’heure de rendez-vous ?
- Amnésique ?
- Oui.
- Amnésique ?
-… euh… oui ?
- Je comprends pas le mot.
- Amnésique ?
- Oui.
- Bah ça veut dire, sans mémoire, qui a perdu la mémoire… t’as pris une vague de trop dans la gueule et pouf, plus rien.
- Mais j’ai pas perdu la mémoire, j’avais rendez-vous là, sinon j’y serais pas.
Tant de candeur dans ses yeux.
- En un sens, ça se tiendrait… mais personne n’est venu ?
- Non.
- Et tu ne sais pas ton nom, ton âge, ton travail, où t’as laissé tes papiers (qu’on t’a sûrement volé en fait) ni bref, rien ? Je résume mais c’est ça ?
- Oui.
- Donc tu es amnésique.
- On fait quoi pour les gens comme moi ?
- Alors là… je me suis jamais posé la question. Je sais pas, des avis de recherche ?
- On peut pas juste rester comme ça ?
- Non, sans papiers t’es mal barré.
- Comment on obtient des papiers ?
- Avec d’autres papiers.
- Et avant ?
- Bah avant euh, enfin c’est… tu te débrouilles, on a toujours des papiers des numéros, des signes, des trucs. On est trop nombreux maintenant sur Terre pour passer inaperçu.
- Bah…
- Oui, je sais pas si c’est logique en fait…
- C’est pas simple.
- Non c’est pas simple.
Voilà, les choses n’étaient pas simples. Heureusement pour lui, Nicolas à peine arrivé dans ce petit bled avait pu compter sur son physique avantageux pour se faire tout de suite des amis, enfin un ami.


Mais Yunie elle n’avait PAS d’amis. Et au même moment elle n’avait pas encore en tête l’idée qu’elle gâchait son existence et son temps mais presque.

Car elle stagnait dans un appart’ bétonneux et… c’était moyen. Elle attendait que le temps passe, jusqu’à ce qu’elle fasse quelque chose.
Ce qui est, après tout, une technique.
De toute façon tout en perdant son temps elle ne le perdait pas non plus car, à son maigre et jeune âge, quelle personne qui aurait pu l’intéresser se serait intéressée à elle ? Hein ? Bon eh ben on connaît la réponse.

Donc Yunie étant condamnée à perdre son temps et ne le perdait pas vraiment. Fallait passer par là c’est tout. Non elle ne pouvait pas utiliser ce temps pour partir en tournée musicale, ni réparer un manoir XVe, ni autre.
Il fallait attendre. Attendre que les gens n’ai plus peur d’accoquiner avec un membre de son espèce.

Alors stagner dans une chaise, réfléchir, mûrir, bon. C’est mieux que pleurer. Pleurer ça viendra après. La on a encore l’espoir, un nouvel espoir. Passé le temps de « la vie c’est normal elle est là » et celui de « mais à quoi ça sert ? » on tombe assez vite sur « bon, qu’est-ce que je peux faire de pas trop chiant mais qui reste dans mes moyens » ? des crêpes. C’est bien de faire des crêpes.

Elle aurait pu lire ? Bof. Quoique… mais non, pas là. Elle a l’horrible manie d’emmener (et pas amener) en vacances des bouquins qu’elle ne lira pas. Ce sont des bouquins qu’elle aime bien en fait qu’elle emmène. Mais pas qu’elle veut lire.
Comme un recueil de 10 pages de poèmes Tolkiennien par exemple.

Youpi lecture, n’est-ce pas ?

(Hum je vais créer un magasine qui va s’appeler « Youpi Lecture » c’est bien comme nom)

Yunie, Yunie…
Enfin… ton livre c’est pas ton nounours en peluche ! C’est pas ton ami que tu emmènes, ce n’est pas ton jouet préféré, allo ? La prochaine fois, amène un pavé, amène le vicomte de Bragelonne, une saine lecture qui occupera ton temps perdu.

Yunie était déjà au bout du couloir de toute façon, elle allait faire des crêpes. On ne va pas l’en dissuader. Tant qu’elle ne pleure pas dans la pâte.

Pendant que Yunie avait autant de boutons sur le visage qu’il y avait de grumeaux dans le saladier (peu, il y en a peu, sa pâte à crêpe est toujours réussie), Nicolas était content...


(à suivre toujours...)



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Son ami le gérant était vraiment sympathique (qui a dit intéressé ?).

Il l’avait invité à passer la soirée là, au bar-café et Nicolas apprit de nouveaux mots, ou plutôt plein de noms de bières.
Il a aussi appris le sens de « hétéro », parce que « sexuel » et « homo » il connaissait déjà. Mais « hétéro » on lui avait jamais dit.Il n'avait pas eu l'occasion de l'entendre beaucoup ni d'en parler. Mickaël, avec l’alcool,devenait de plus en plus indiscret. Il posait des questions. D’où le ci-dessus.

Et Nicolas devait être un peu bourré aussi parce qu’il sortait des trucs vraiment bizarres de mec bourré ou encore des trucs d’un gars qui parle d’un truc qu’il connaît pas, sans oser avouer qu’il ne connaît pas, tout en maladroitement pouvant qu’il ne connaît pas, et de… watcha, ça y’est vous êtes perdu ?

Je donne un exemple :
Mickaël :« mais t’a jamais fait l’amour ? » Nicolas : « bah si, mais jamais sans slip»
Mickaël apprit donc que Nicolas n’était pas attiré par les mecs, mais qu’en même temps les filles autour de lui ne lui faisaient ni chaud ni froid et qu’il aurait aimé joué à Héros Quest. Que s’il lui disait d’où il venait il ne le croirait pas et que lui-même était pas sûr, à cause de la Mnésie.

Nicolas quant à lui apprit que Mickaël avait été pistonné pour ce boulot, que son chat quand il était content de le voir faisait des tas de souris mortes au pied du lit et que son ex qui ne venait que les week-ends, un jour, n’est plus venu du tout.
Des discussions très riches donc et encore partiellement construites.

Au bout d’un moment, la tête de Nicolas tomba de plus en plus bas sur la table, il regardait par la fenêtre, par le carreau entouré de bois peint en rouge. Il regardait bizarrement les murs dehors.

Il les trouvait bien décrits.

Ils étaient bien vert gris et bleu et un peu rose. Granitudinaux. Ils étaient bien pierreux et mousseux. Massifs, l’air d’être naturellement là et pourtant construits. Bien décrits, non c’est ça.
Et d’ailleurs lui aussi les trouvait chouettes. Avec ces pitites ardoises avec des tons divers, des découpes diverses.

Mickaël passa sa main devant le regard dudit rêveur, terminé par ces petits cils écossais. Enfin ça c’est la bière qui fait cet effet. La bière des Highlands. Nicolas acquiesçait lentement mais sûrement de la tête.
- Eh oh ? ça va ?
- Huuuh… c’est joli.
- Ouiii… … de quoi ?
- Le dehors.
- Oui… c’est ça… exactement.

Mickaël regarda encore Nicolas quand il se leva pour aller aux chiottes, non, décidément non, on ne pouvait pas laisser de tels yeux et un tel cul ferme et musclé dormir dehors. Il fallait l’inviter à la maison. Sans idées derrière la tête.

Nicolas revint, la nuit passa, le bar ferma, et il dormit dans le canapé. Le lendemain il aida Mickaël à faire 2-3 courses, le surlendemain il passa le balais dans le bar avant l’ouverture, passa le «qui-sent-bon » et puis la semaine d’après, il servait, et puis celle d’encore après, il y bossait.

Mais tandis qu’il passait frénétiquement le balais, et astiquait les tables et les banquettes de cuir, il n’oubliait pas. Non, non, il n’oubliait pas son but ultime. Car sa quête n’était pas finie. Et il TROUVERAIT.



Armelle joueuse de Trivial Pursuit

Les vendredis soirs de certaines semaines, tout à l’air parfois glauque. Errer en ville à s’enfumer de café en café n’apporte pas grand’chose de plus.
Alors que jouer au Trivial Pursuit, avec ses potes, ça c’est puissant. C’est Armelle qui lança le truc.

Elle avait de belles boucles blondes mais pas un très joli nez (enfin je trouve). Elle habitait une super maison massive et dans la campagne mais pas loin de la route. Et elle jouait au Trivial Pursuit avec ses zamis.

En mangeant des pots de yaourt et des petits gâteaux.
Une fois une parente (nous tairons le lien de parenté) de Yunie, nommée Carole, et qui était à la même école primaire qu’Armelle était venue. Et avait emmené petite Yunie.
Tout ça pour augmenter le nombre de joueurs.


Et parce que laisser Yunie à la maison c’était pas cool. Yunie qui avait bien papoté, a semble-t-il plu à l’ex Carole. Ses mots, et puis sa façon de pensée derrière, ça fit mouche… et le poisson prenait.

Oui.

La situation était grave, quelqu’un devait se sacrifier. Carole fit ce choix, et balança comme ça, l’air de rien, une donnée concernant Yunie. Une donné chiffrée. Aussi froide qu’un nombre. Tout en buvant son thé. Et ça calma le fan.
Même si un doute l’envahissait encore, même si ça laissait un goût amer.

Alors Yunie, se disant que demain de toute façon, on irait à Saint Malo, termina la soirée en mangeant tranquillement les apéricubes. Sans honte, car Yunie finit toujours par trouver un truc qui rattrape tout.

Et elles rentrèrent ensuite se coucher.


Cet épisode de la saga Armelle c’était passé il y a longtemps (un an ? et demi ?) avant ce nouvel épisode.

Armelle c’était aussi l’amie de José. José était un ami de collège de Mickaël. Et donc Mickaël participait lui aussi aux soirées Trivial. Et un jour il ramena Nicolas.

Et ma grande excuse c’est que le monde est petit.

Allait-on s’intéresser au cas de l’amnésique ? Nein. Car de toute façon les gens ne se posaient pas de questions à part « tu crois qu’ils sont ensembles? ».
- Camembert. Histoire.
- Quel explorateur italien a écrit le « devisement du Monde » autrement intitulé…
- … « le Livre des Merveilles ». Marco Polo.
Silence de l’assemblée. Jet de dés
- Littérature.
- OK. Pfff… Comment s’appelait l’épouse d’Ulysse qui f…
- Pénélope 31.
- Ha ha
(Rire de l’assemblée)
- T’es une bête en culture toi…
Un étonnement ravalé pointa dans cette remarque d’Estelle. Qui n’aimait pas perdre. D’ailleurs il trichait. A cause de son physique. C’était évident. Comment rester insensible au charme du Prince de Lu assis en face d’elle ? Et qui chantait à présent « Je suis Nono, le petit robot, l’ami d’Ulysse » ?
Mais il fallait résister.

[... à souivre]


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Bon allez, un petit bonus pour les demandeurs : des photos des recoins du Mont-ST Michel abordés dans ladite nouvelle

http://membres.lycos.fr/yuniedream/



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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'On n'aime pas toujours les barbies' a été posté le : 13/04/05 22:22
Argh qui le pourrait ?

Garder son calme. De toute façon il était mauvais en Géographie et en Actualités. Et je vous dis pas en sport.
Et il avait tout à fait une gueule à s’épiler le torse. Et rien que ça, ça calma Estelle.

Et il avait un air niais. On a beau être beau gosse, quand on a un air niais, ça gâche tout. Il n’est pas niais. Mais son brushing parfait (******** il a l’air naturel ?!) lui donnait un air niais.

Estelle n’en pouvait plu, allant subrepticement dans la cuisine chuchoter des secrets avec Mickaël elle dit ceci :
« C’est ton nouveau petit copain ?
- Pourquoi ça… ? On dirait ?
- Non, c’est pour savoir.
- Eh bien désolé, non je ne l’intéresse pas.
- Ah.
- Les garçons ne l’intéressent pas, pour être plus clair.
- Ah… ?
- Et les filles non plus d’ailleurs. »
Et gniark sourire narquois du fourbe. 15 0. Il quitta la cuisine.


Vengeance. Elle allait chercher des questions bien vicieuses. De toute façon il n’allait pas gagner, Marc était devant.
- Les Serments de Strasbourg. Je peux même vous les réciter en langue originale « Pro dei Amo… »
- Stop.
- On te croit. Tiens prends ton camembert.

Yunie avait eu les apéricubes et Nicolas lui avait les camemberts. Je sens là comme un signe du destin.

- Alors ? Quel sportif c’était ?
Vengeance…
- … On n’attend.
Vengeance…
Ils étaient tous les 5 là, autour de la petite table. Le canapé était moelleux, les coussins sur le sol sympathiques, le fauteuil bien élevé. La pénombre était douce…
- Dis un nom, au hasard.
- Je sais pas.
- Au hasard.
- John Johnson.
- C’est un sportif ?
- C’est quelqu’un ?
- Je sais pas.
- Trop tard ! Il l’a dit ! Bon, t’as perdu ! Au tour d’Armelle…

Armelle elle aussi pensait à autre chose. Dans la chambre d’Armelle il y avait un panneau où étaient punaisées plein de photos : elle à 2 ans, elle et Estelle, elle et Stéphane, elle et Marc et je sais plus quelle copine, je sais pas quel chien, je sais pas quelle rue de quelle ville etc.
Et maintenant elle voulait punaiser une photo de plus. Nicolas. Il fallait le photographier.
- Faut qu’on fasse une photo de groupe !
- Armelle, tu vas bien ?
- Ca vous dit pas, une photo de groupe ?
- Mais pourquoi ?!
- Bah comme ça, parce que c’est sympa.
- Ah oui…
Certains restaient perplexes, d’autres étaient content/es.
- La partie tire en longueur, ça nous fera une pause, je vais chercher l’appareil.
Mickaël se tourna vers Nicolas :
- Cherche pas, elle est tout à fait normale.
- Oh, moi je trouve ça marrant tu sais.
- Oui, lui, c’est quelqu’un de bien
La dent brillante d’Armelle appuya son affirmation. En faisant « chting ».
- Bon ! petite pause alors.
- Ouais…


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Et voilà, ça allait encore faire du n’importe quoi. Armelle est redescendue en trombe avec son appareil photo et ça a pris des photos. Et puis ça a terminé la partie (Nicolas n’a pas gagné).

Mickaël était content de la soirée, content d’avoir réussi à sortir un peu Nicolas. Complètement agrippé au comptoir et au Mont jusqu’à présent. Avec la peu frénétique de se barrer comme s’il attendait encore quelque chose. Comme s’il n’avait pas compris.
Mickaël s’est dit que tout ça allait changer maintenant.

Nicolas devait arrêter de se nourrir de crêpes et de pommes. Il devait voir autre chose que le paysage en colimaçon du Mont. Il devait sortir. Il fallait qu’il voit. D’autres trucs. C’a n’avait pas été trop dur de lui parler d’autres coins sympas.

De temps en temps c’était même Nicolas qui proposait. Il proposait à l’aveuglette un paysage, et de temps en temps Mickaël voyait à quoi ça pouvait correspondre. Amusante séance medium. Dans ces moments là Nicolas était fou, il voulait aller voir tout de suite, maintenant. Puis se renfrognait.

Jusqu’à présent, à ce moment précis, il avait encore les yeux clairs et brillants. Qui reflétaient quelque chose d’étranger à ce monde.

Oui je sais, ça ne veut rien dire.

Bon, disons qu’il avait des yeux que quand vous les regardez comme ça, en tombant dessus, d’un coup, vous ne vous dites pas « oh il a de beaux yeux ».

Absolument pas.

Tout s’arrête. Le temps paf, existe plus. Le son, c’est un gros silence tout autour de vous. Vous êtes bloqué sans même prendre conscience de votre immobilisation.

Et vous en êtes presque à pleurer (certains pleurent). Quelque chose vous estomaque dans le plexus. Quelque chose de pas descriptible (au moins j’aurais essayé). Quelque chose de vaguement antithétique (vous vous sentez serré et à la fois libéré).

C’est un moment où vous êtes vraiment ailleurs. On se met à croire en des trucs qu’on ne croirait pas. Qu’on ne pensait pas qu’on pouvait croire.

Toutes les dimensions sont ouvertes, les plans s’ouvrent à l’infini et quelque chose de vivant, d’émouvant se propage jusqu’à vous. En fait c’est à cette nanoseconde près que vous vous mettez à pleurer. Tout autour de vous est vivant. Et un sentiment sortit de nulle part vous cogne dans le sein.

Juste en regardant ses yeux.

Ce petit ne connaît pas son potentiel, moi je vous le dis.

A l’autre bout des routes et des grisailles, une personne connaît ce truc là. Et elle se fait avoir à chaque fois comme une débutante. Yunie est enfermée, elle écoute un bon morceau, et fait un puzzle sur la moquette.

A peine vécu, elle est déjà nostalgique de centaine de milliers de choses, d’instants qu’elle croit n’avoir pas pu saisir, de légères déceptions, de temps enfermé, de choses trop étendues et qu’elle n’a pas pris la peine d’embrasser à fond.

Je crois que ça l’énerve tout en la rendant triste tout en étant repoussé au loin histoire qu’elle pense à autre chose.



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