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Allyamaeth

Grand Chouchou Dispensateur de Turpitudes Infernal



-= Chaos Elite Troops =-
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Membre Chaos Elite Troops   Le réveil du guerrier a été posté le : 29/05/04 07:14
Je commence ce que j'esperes pouvoir finir et qui est mon premier "roman feuilleton".
C'est un peu sur un coup de tête, ce n'est pas d'une originalité folle, mais je ne sais pas, j'ai voulu l'écrire ici.



C’était un rêve… c’était forcement un rêve.
Impossible qu’il en soit autrement. Je ne voyais pas comment expliquer autrement les cris, le fracas d’armes métalliques et le brouillard qui m’entouraient. J’étais debout, en équilibre sur un sol inégal, la main droite serrée sur l’empennage d’une flèche fichée dans ma poitrine. De la main gauche je tenais quelque chose d’énorme, sans doute une arme, qui ne semblait pas peser excessivement lourd et sur laquelle je m’appuyais.

J’arrachais la flèche et une douleur aiguë me perça la poitrine, troublant ma vue et emballant mon cœur. Je baissais les yeux pour m’apercevoir que je portais une armure métallique d’une rare complexité. Une œuvre guerrière forgée sans doute par un artiste dément. J’avais l’impression de porter un simple manteau de cuir, mais mes yeux voyaient un amoncellement de lames métalliques qui s’entrecroisaient, se chevauchaient et saillaient par endroit pour former une armure imposante. La flèche m’intrigua plus encore car nulle pointe n’ornait son embout. On aurait dit qu’elle avait été sectionnée net par une lame acérées ou un puissant laser.

Par la visière du heaume qui me recouvrait le visage je commençais à me rendre compte du spectacle qui s’offrait à moi. Si mon équilibre était incertain, c’était parce que je me tenais debout sur des corps amoncelés.

Le spectacle était terrifiant car en relevant la tête je m’aperçut que le sol était recouvert de cadavres sanguinolents à perte de vue, c’est à dire sur moins de 30 mètres devant moi car le brouillard m’empêchait de voir au-delà.


Je commençais à pivoter sur moi-même pour bien me rendre compte de ce qui m’entourait.

J’eut à peine le temps de faire un quart de tour qu’une silhouette hystérique et imposante sortie du brouillard pour se ruer sur moi en hurlant. Je ne pus que réagir instinctivement en relevant brusquement ce que j’avais dans la main gauche. L’horrible agresseur, qui ne semblait pas tout à fait humain fut stoppé net par le tranchant aiguisé d’une lame. Sans doute avait-il pensé que mon immobilité ferait de moi une proie facile.

Je dégageais ce qui s’avéra être une hache du corps de la créature et, toujours dans un état second, continuais mon tour d’horizon. Jamais rêve n’avait été plus réaliste. Je pouvais sentir l’odeur du sang et des excréments qui sortaient des viscères répandus sur le champs de bataille. Mon corps prenait de plus en plus conscience de l’armure qui le recouvrait et ma vision ne se troublait pas de formes changeantes.

Je pris une profonde respiration pour m’éclaircir les idées et pris une décision. Si je pouvais ainsi agir à ma guise sur mon rêve, je n’avais aucune raison de fuir les combats, ainsi je me dirigeais vers le vacarme le plus proche.

Sortant du brouillard, un amas de corps empêtrés dans un féroce combat s’offra à moi. D’hideuses créatures harcelaient sans cesse quelques guerriers visiblement humains et recouvert d’une armure semblable à la mienne. Trois d’entre eux portaient des étendards fichés à même leur armure dans le prolongement de la colonne vertébrale. Deux autres, puissamment armés de lourdes épées moulinaient avec agilité tandis que le dernier restait prostré au milieu de ses compagnons, son armure constellée de flèches et le corps tremblant. Ce dernier guerrier portait la plus rutilante armure et s’appuyait sur une incroyable hache ouvragée comme dans les plus beaux livres d’illustration d’heroic-fantasy.

Je n’aimais guère me battre, mais dans un rêve la situation était différente, je pouvais à loisir extérioriser ma violence sans risquer de préjudices à l’égard de quiconque et laisser claire ma conscience. Ainsi, dans un hurlement de joie extatique, je me précipitais au devant de la mêlée.

La légèreté de mon équipement guerrier fit des ravages. Je frappais de toutes mes forces les créatures difformes qui mirent plusieurs secondes à s’apercevoir de ma présence. J’en avais tailladé trois quand les autres se tournèrent vers moi. Une peur glacée me paralysa une fraction de seconde. Rêve ou non, l’aspect de mes adversaires était terrifiant et je dû me faire violence pour ne pas m’enfuir.

Du coin de l’œil je vis que les cinq guerriers harcelés étaient toujours aux prises avec quelques adversaires, mais mon intervention leur avait rendu courage. Je ne ressentais aucune fatigue, ce qui n’étaient pas le cas des créatures qui semblaient soufflés comme les forges de l’enfer. Je pus ainsi parer sans difficulté leurs attaques. Je n’avais aucune connaissance du combat à la hache, ni d’aucun combat au corps à corps, mais face à des adversaires aux armes trop lourdes, je pouvais aisément tirer mon épingle du jeu.

La passe d’arme fut courte et je reçus pas moins d’une dizaine de coup qui, sans véritablement entamer mon armure, me sonnèrent quelque peu. Mais mes adversaire étaient à terre et je pus reprendre mon souffle avant de me porter au devant des créatures qui restaient. Elles n’étaient plus qu’une dizaine et furent mise en pièce en quelques minutes sans que j’eus à porter un seul coup.

Mon intervention avait été efficace et c’est en criant victoire que je levais ma hache bien haut en me dirigeant vers ceux que j’avais aidé.

-Cesse de faire le fanfaron Ulfwar ! Il en reste encore, me dit l’un des porte-étendard.

Ainsi je m’appelais Ulfwar et visiblement ces guerriers me connaissaient. Je dressais l’oreille et entendis autour de moi des combats acharnés qui ne semblaient pas faiblir. Je voulus me diriger vers un autre affrontement, grisé par mes prouesses, quand l’un des deux guerriers à l’épée me héla :

-Reste Ulfwar ! Darquin est à l’article de la mort, il faut l’évacuer loin du champ de bataille.
-Je ne sais pas comment tu t’appelles, mais les combats ne sont pas finis ! Il reste encore des ennemis.
Pendant une seconde le guerrier ne bougea pas et les quatre autres s’arrêtèrent de s’affairer autour du nommé Darquin. Mes paroles n’avaient pas dû leur plaire, mais je m’en fichais, je n’étais pas dans mon rêve pour me laisser commander par l’une de mes créations oniriques.
-Tu ne sais pas comment je m’appelle ? Demanda le guerrier sur un ton suspicieux.
-Non, je ne crois pas que nous ayons été présenté, répondis-je.
Le guerrier leva son épée et se dirigea d’un pas décidé vers moi. Je levai ma hache et attendis l’affrontement.
-Arrête Gwidon ! hurla une voix derrière le guerrier. Regarde le, il n’est pas sous influence, il est simplement grisé par le combat. Laisse le reprendre le dessus sur sa hargne.
Mon esprit fut plus vif que je ne m’y attendais car je répondis en une fraction de seconde :
-Oui Gwidon, je suis désolé, je ne sais pas ce qui m’a pris… Allons aider Darquin…

Le guerrier baissa son épée et me rejoignit. Il me donna une accolade sur le devant de mon armure et m’entraîna vers Darquin en s’excusant de son attitude. Cet échange de propos m’avait dégrisé et je commençais à regarder mon rêve d’un autre œil. Il ne semblait pas vouloir s’estomper et semblait si réel que je me disais qu’il devait être plus intéressant de l’explorer plutôt que de me faire massacrer dans un combat inutile. Néanmoins je gardais à l’esprit qu’il pouvait disparaître d’une seconde à l’autre et qu’il fallait que je sois vigilant pour ne rien en perdre.

Une flopée de flèches ensanglantée gisaient autour de Darquin, ce qui me remit en mémoire l’étrange aspect de la flèche que j’avais retiré de mon armure. Le guerrier ne pouvait plus se tenir debout et les porte-étendard furent obligés de le porter pendant que le deuxième guerrier, Karlat, décidait d’une direction à prendre.

Il choisit le nord grâce à une boussole incrustée dans le gant droit de son armure et protégée par une bulle d’une matière translucide.
La complexité de nos armures n’empêchait pas qu’elles étaient silencieuses et ainsi nous pûmes progresser entre les divers groupes de combattants pour nous éloigner du champ de bataille. J’eus tout le loisir d’examiner celle que je portais. Il ne semblait exister aucun point faible dans cette cuirasse. Même les plis aux coudes et aux genoux étaient protégés par des plaques métalliques qui glissaient sur de minuscules rails metalliques à chaque mouvements. De plus le métal utilisé semblait d’une dureté sans égale, ce qui expliquait que seule les flèches, qui en y regardant de plus près étaient en faites des carreaux d’arbalètes, à pointes métalliques avaient put transpercer l’armure de Darquin.

Mon cas était plus troublant. J’avais un trou dans la cuirasse de mon armure au niveau du cœur mais nul pointe métallique n’avait transpercé mon corps. Avant que je puisse y réfléchir plus sereinement, nous tombâmes sur une dizaine de guerriers et de porte-étendards. Le plus proche se précipita vers nous et demanda d’une voix paniqué si Darquin était mort. Karlat le rassura et nous repartîmes sous bonne escorte.

Notre nombre était moins discret qu’auparavant et il ne fallut pas cinq minutes à quelques créatures pour nous repérer et nous sauter dessus. Ils étaient une trentaine. Les guerriers entourèrent Darquin et les porte étendard qui purent ainsi utiliser leurs arbalètes.

Le combat fut âpres et sans pitié. J’en sortis meurtri et chancelant. Ce rêve commençait à devenir pesant et j’avais maintenant hâte de quitter le champ de bataille. Notre progression reprit et au bout d’un quart d’heure les bruits de la bataille étaient derrière nous. Je me rendis alors compte qu’il faisait froid et que le sol était recouvert de neige.

-Il nous faut rejoindre le fort, dit Karlat. De là-bas, nous devrons repartir vers l’ouest pour contourner les monstres et revenir sur Kernwef par le sud. Mais il faut absolument que nous guérissions Darquin au fort avant de repartir. Embert, dit-il en désignant un porte-étendard, tu attendras un quart d’heure après notre départ pour sonner la retraite et tu nous rejoindras ensuite. Je ne sais pas combien des nôtres sont encore debout, mais dirige les vers l’ouest, que nous puissions faire la jonction le cas échéant.


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soron elendil

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   Réponse au Sujet 'Le réveil du guerrier' a été posté le : 29/05/04 12:21
Tu éspères finir ?
moi aussi !
tu trouves ça pas original ?
peut être pas, (quoique j'en doute quand même) mais c'est passionant, des le début, on n'en ressort qu'une fois l'extrait finit !

allez, j'attends la suite !



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Allyamaeth

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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Le réveil du guerrier' a été posté le : 31/05/04 13:00
Yop j'esperes finir, d'ailleurs la suite ne devrait pas tarder.

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