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-= Chaos Servants =-
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Réponse au Sujet 'Dan Simmons' a été posté le : 23/04/04 13:28
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C'est clair que les derniers Simmons (Les Forbans de Cuba, Vangence, l'Epée de Darwin et Les Chiens de l'Hivers) sont assez mineurs. Ils font un peu romans de garre à coté des autres... Et c'est clair que Nuit d'Ete est parfait pour passioner les fans de Stefen King, meme maniere de s'axer sur ses personages dans la culture americaine et meme personification du mal. Cela dis je trouve quela vision de Simmons aporte quand meme des differences importantes: principalement dans le sens donné à l'histoire qui dépasse le manichéisme de base, et dans "l'amour" dont il fait preuve à l'egard des enfants, malgrés le deversement de violence qu'il utilise...
Dans les plus vieux romans j'ai oublié de parler des Feu de l'Eden qui fait un retour assez interessant sur la mythologie Hawaienne et les récits de voyages de Mark Twain au mileu d'une histoire horrifique sur les engueulades d'une bande de dieu qui gennent un peu les derniers ocopants d'un hotel de luxe. (avec éruption volcanique en opsion)
Les Fils des Tenebre m'avais laissé un trés bon souvenir, et il me semble plus international que Nuit d'Eté puisqu'il se passe pour la majeure partie en Roumanie. La maniere dont Simmons voit les vampire est plutot interessante (sorte de société hierarchisée melant politique et commerce), de meme que l'idée d'aprocher le probleme par celui d'un medecin étudiant le sang d'un bébé (vampire) aux propriétés liées au sida et à de nombreuses maladies incurables. Aprés bien sûr on retrouve pas mal d'obsessions classiques de Simmons: la religion (anti clericalisme secondaire), la guerre (antimilitarisme primaire), les enfants (Simmons etait instit et ca se sent) et les pays détruits... Beaucoup de choses qu'on retrouve dans ses nouvelles (deux recueuils trés bon: l'Amour la Mort, et le Styx Coule à l'Envers)
Pour ce qui est de la vision du tier monde il a aussi parlé de l'inde ou de l'asie quelques fois, dans son premier roman Le Chant de Kali, un espece de truc gothique plein de haine et pas toujours trés maitrisé, ou dans des nouvelles, en particulier l'une des meilleures de l'Amour la Mort sur les themes encore une fois des Vampires et du sida...
Tout ca pour dire que je trouve l'ensemble de l'oeuvre de Dan Simmons passionant, y compris les romans plus annecdotiques, par la totale cohérence des themes abordés et la réfléxion permanante qu'il y menne. Par exemple il y a dans le Styx Coule à l'Envers une nouvelle que je trouve géniale basée sur son aproche de Madame Bovarie et des formes de la violence en litterature.
J'ai lu tout ses romans à peut prés dans l'ordre d'écriture (par hazard) et toute son évolution a en quelque sorte marqué mon adolecence... J'ai découvert ca quand je me lassait de King et il y a beaucoup plus de nourriture pour l'esprit chez Simmons à mon avis. Donc voila, j'aime bien en parler de ce mec.
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Basement Cat

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Réponse au Sujet 'Dan Simmons' a été posté le : 23/04/04 14:06
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Voici quelques semaines que j'ai fini "Ilium", le fameux roman réinterprétant la guerre de Troie.
C'est la première fois que je lis du Dan Simmons, et je dois dire que ça m'a beaucoup plu. J'ai été diablement surpris de voir trois intrigues se déployer en parallèle, n'ayant a priori aucun rapport les unes avec les autres. J'ai même baigné dans un surréalisme proche d'un belgicisme érodé pendant quelques dizaines de pages.
Au programme : un robot vaguement androïde qui hante les endo-océans d'Europe (le satellite jovien, pas le continent terrien) à bord de son submersible, tout en analysant l'oeuvre de Shakespeare (principalement ses sonnets) et en échangeant une correspondance abondante avec un autre robot (originaire d'Io) passionné par Marcel Proust.
En parallèle : un érudit de la fin du 20e siècle qui joue les journalistes de guerre en plein siège de Troie, pour le compte de la Muse (oui, la, une seule), voyageant entre l'Olympe et l'Ilion d'Homère au moyen d'une technologie loin d'être aussi romantique que des pouvoirs divins tels que décrits dans la mythologie.
Enfin : la Terre, longtemps après. Après quoi ? Mystère. Il reste une poignée d'Humains vaguement standardisés, vaguement hédonistes. Tous ont une espérance de vie d'exactement cinq fois vingt ans, les notions de culture, d'identité, de civilisation n'existent plus guère que dans les technologies de "fax" (dispositifs de téléportation) et les "voynix" (espèces de serviteurs mécaniques à l'origine inconnue).
De quoi en dérouter plus d'un. Surtout en VO : l'anglais de Dan Simmons m'a semblé fort abâtardi et parsemé de figures de style empruntées aux langues latines.
Mais au final, la réaction qui me dit que décidément, c'est d'la bonne : "Morbleu, c'est déjà fini ?!?"
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"Coupez Bruxelles dans le sens nord-sud, donnez la partie ouest au Royaume-Uni et la partie est aux Allemands. Ainsi, vous mettrez tout le monde sur un pied d'égalité, car toutes les parties râlerons avec la même intensité."
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Réponse au Sujet 'Dan Simmons' a été posté le : 23/04/04 16:24
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Marrant que tu préfere Endymion, pour moi c'est une belle histoire mais sans plus... et franchement des histoires comme ca raconté si simplement y'en a quand meme des caisses, alors que Hyperion niveau naration c'est du grand art !
Dans le meme ordre d'idée les romans les plus simples de la serie de la Culture (l'Homme des Jeux...) de Iain Banks m'em********nt alors que des romans comme l'Usage des Armes ou Excession ou la narration est bien plus fouille me passionnent.
Et raport au gore de l'Echiquier... lis le reste et tu vera que Dan Simmons est capable de faire trés cru et violent que ce soit dans le sanglant ou le sexuel (ou les deux à la fois). Il y a dans le Chant de Kali un reve qui traduit bien le coté abjecte de l'esprit occidentale face aux autres culture, rabaissant une divinité maléfique au rang d'objet sexuel...
Pour le manichéisme de l'Echiquier il faudrais peut etre que je le relise mais dans mon souvenir il n'y a aucun developement positif, donc ca me semble difficile de parler de ca comme manichéen si meme les heros sont incapables de faire beaucoup mieux que les monstres (lequels sont régulierement présentés avec des traits trés "humains"). Il me semble qu'il faut voir le roman dans l'optique historique, c'est plus une condamnation qu'une simple histoire entre deux partie, et la morale c'est que le coté fantastique du roman ne change pas grand chose à l'histoire . . .
Ah oui et pour finir, les adaptations de Stefen King... c'est un autre débat mais pour moi ca reviens à suprimer tout ce qu'il y a de bons chez lui. La ou il superpose a une histoire simple sa maniere de raconter, son style et son aproche du theme du mal, ben presques toutes les adaptations ne gardent que l'histoire sans interet en oubliant rapidement le reste.
Cool, on est d'accord sur rien
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Réponse au Sujet 'Dan Simmons' a été posté le : 28/04/11 23:00
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Jamais lu Dan Simmons, sauf Terreur, un gros pavé (720 pages) de 2007, que mon goût pour les aventures dix-neuviémistes ne pouvait pas laisser passer. C'est tiré d'une histoire vraie et jamais complètement élucidée: la disparition dans l'Arctique de l'expédition Franklin en 1848 (deux gros bateaux et plus d'une centaine d'hommes, quand même). C'est apparemment ultra-documenté, et ultra-fidèle à ce que les historiens savent de l'affaire: les personnages sont les vrais membres de l'expédition, on pourrait redessiner le plan des bateaux... On imagine très bien ce que Jules Verne aurait pu tirer de cette histoire, et Terreur pourrait presque être un roman de Jules Verne, sauf qu'en plus...
Ça part un peu en longueur vers la fin avec l'idylle esquimaude, alors qu'on trépigne pour savoir ce que deviennent ces hommes qui marchent dans la neige. Ça en rajoute un peu sur le côté "gentils Esquimaux proches de la nature vs Blancs abrutis", mais cette image n'est peut-être pas très éloignée de la réalité: si la description de l'expédition est fidèle à la réalité comme je le pense, on se demande comment l'Amirauté a pu envoyer une pareille catastrophe dans l'Arctique! Ça touche à la correction politique quand, les gros fourbes de l'histoire étant un couple d'homosexuels, l'auteur se croit obliger de montrer à côté un couple d'homosexuels gentils. Mais, au total: c'est monumental, glaçant et ça laisse plein de choses à découvrir sur les régions polaires. Un roman-iceberg, quoi
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Dernière mise à jour par : Gerald le 28/04/11 23:02
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-------------------- Je n'irai, plus tard, ni au café perdre ma santé, ni aux courses perdre mon argent, ni au cinéma perdre mon temps à voir des films dont les héros sont des voleurs et des assassins dignes de mépris.
(Extrait d'un manuel de morale à l'usage des classes, première moitié du XXe siècle)
Karolinus sum.
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