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Haine expansée mais polie



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Pourquoi vous regardez ca ?
   Prisonniers du donjon a été posté le : 27/11/03 18:52
Il pleuvait. Ce n’était pas ces petites pluies fines, habituelles au MEXOR mais une grosse pluie qui pénétrait les vêtements et passait jusqu’à la peau, faisant sentir à Andor qu’il aurait intérêt à vite trouver un abri s’il ne voulait pas que la maladie le rattrape. Bien que solidement bâti, il s’était aperçu qu’il était étrangement vulnérable aux maux de ce pays. Malgré sa solide constitution, il se sentait faible et son visage, d’habitude rayonnant était pâle et émacié. Andor était un jeune homme d’une vingtaine d’année mais dont le visage paraissait plus. En arrivant dans ce pays, ç’avait été la pluie qui l’avait le plus surpris. Les attitudes des hommes et femmes de DERRO, bien qu’étranges à son point de vue, ne l’avait pas dérangé plus que ça, habitué qu’il était depuis quelques années à voyager de pays en pays. Mais la pluie… C’était comme si DERRO avait un climat bien à lui, qui commençait et s’arrêtait à ses limites géographiques. Il ne s’était pas méfié de la première et avait du dépenser une grande partie du peu d’argent qui lui restait pour payer un rebouteux local. Et bien que le résultat escompté n’ait pas été excellent, il avait pu se remettre et continuer son voyage. Malgré tout, il était encore faible et savait que cette pluie n’arrangerait pas les choses, ni pour lui, ni pour sa monture, un cheval plus prévu pour les courses sur courtes distances que pour les longs trajets. Il fut donc plus que soulagé quand il vit se dessiner dans la brume l’ombre de quelques maisons, annonçant un village et, allant de pair, une auberge où ils pourraient se reposer et se mettre à l’abri. Ses vêtements paraissaient bien légers ici. Bien que l’heure ne soit pas tardive, son voyage lui pesait et il désirait se reposer durant quelques jours.
Ce village n’était pas différent des dizaines qu’il avait croisé dans ce pays ou ailleurs. Crasseux, sentant la sueur des paysans locaux malgré la pluie, petit et minable. Un village comme un autre. L’auberge s’appelait « Au dragon flamboyant », bien que le patron n’ait jamais du voir de bêtes plus grosses qu’une vache dans sa vie et cela s’en ressentait dans le panneau qui pendait de travers au dessus de l’entrée représentant quelque chose qu’il eu mieux valu ne pas montrer à un dragon sous peine de se voir réduit en un tout petit tas de ce que le dragon aurait décidé. Après avoir attendu en vain qu’un garçon d’écurie vienne s’occuper de sa monture, il se résolu à l’installer lui-même dans un des box et à lui servir de quoi se restaurer. Enfin, il entra dans l’auberge, son maigre paquetage à la main, qui comprenait un sac contenant ses affaires personnelles(un sac bien maigre)et un bâton courbe presque aussi grand que lui.

Immédiatement, l’odeur de sueur rance et de bière à peine brassé lui sauta aux narines, ainsi que la chaleur quasi insoutenable des corps réunit ici habituellement. Et la cheminée sur un des murs n’arrangeait rien au tout. La pièce n’était pas grande, environ dix mètres sur quinze avec un escalier menant à l’étage du côté opposé et une porte qui menait vraisemblablement à l’extérieur juste en dessous. Il nota soigneusement l’emplacement de cette porte, qui lui avait bien des fois permis de s’échapper de situations délicates. Le comptoir était situé immédiatement à gauche de l’entrée. La salle était vide à cette heure ci où la majorité de la population locale était encore au travail des champs. Il se dirigea vers le comptoir et l’inévitable aubergiste en train de nettoyer ses verres. Il était gros et gras, sans doute un des notables de la ville, mais pas aussi rougeaud que ceux qu’Andor avait pu croiser. Preuve que celui-ci ralentissait sur l’alcool ou le tenait d’une façon exceptionnelle, ce dont il se félicita.

- Bonjour j’aurais besoin d’une chambre pour cette nuit le temps qu’il arrête de pleuvoir. En auriez vous de disponible ?
- Mouais, répondit l’aubergiste d’un ton bourru. Il n’y a que deux chambres ici et elles sont rarement utilisés. Par contre pour ce qui est de la pluie, il y a des chances pour qu’elle dure plus longtemps. Vous avez de quoi payer ?
- Oui, fût la réponse qui vint à Andor spontanément bien que ce fut le cas uniquement pour un temps très limité. Il sorti alors sa maigre bourse, dénouât le cordon et sorti quelques pièces de monnaies. Cela suffira-t-il ?
- Pour quelques jours du moins.

Puis l’aubergiste sortit de derrière son comptoir, passa devant lui sans le regarder et monta à l’escalier dans le fond. Supposant qu’il le mènerait aux chambres, Andor le suivit, également sans un mot. Arrivé au premier, il retrouva l’aubergiste devant deux portes menant à des chambres contiguës. « Choisissez et installez vous » lui dit-il comme s’il parlait à une carcasse de viande avant de commencer à redescendre.

- Excusez moi, lui demanda alors Andor, j’aimerais me restaurer. Que pourrais je avoir ?
- Nous avons du porc et des pommes de terre si cela vous convient, répondit l’aubergiste d’un ton rien moins qu’aimable. Apparemment il considérai presque comme une offense qu’Andor ait pu lui demander ceci.
- Uniquement du porc ? dit-il après une grimace à ce nom.
- Oui c’est tout ce qu’il y a.
- Alors des pommes de terre suffiront s’il vous plait. Quand pourrais je en avoir ?
- Descendez dans la salle commune quand vous voulez nous vous en préparerons.
- Très bien je vous remercie.

Et sans lui donner la possibilité de poser la moindre question supplémentaire, l’aubergiste redescendit. Il s’était formalisé au début de tant de nonchalance et de colère contenue envers les étrangers, allant même jusqu’à protester envers le tenancier. C’est à ces occasions qu’il avait découvert qu’une porte de derrière peut s’avérer réellement utile. Il examina les deux chambres, ne les trouvant différentes que par le bruit de vermine qui s’en dégageait et s’installa dans la plus silencieuse. Elle comprenait un lit, une armoire, une bassine d’eau à la couleur douteuse et une table qu’il entreprit de pousser jusqu’à ce qu’elle soit à coté du lit. Il posa ses alors affaires sur le lit et entreprit de les déballer. Andor prit ce qu’il semblait être un long bâton courbe enroulé dans un chiffon sale et le posa délicatement contre un mur. Puis le peu d’affaires qu’il avait pu garder dans son périple : quelques vêtements de rechange, deux petites fioles et un médaillon rond gravé d’un panda. Bien que cela lui en ai coûté, il avait renoncé à le porter autour du cou, ayant eu trop souvent à se défendre contre des pickpockets. Sur ce, après avoir posé les fioles et le médaillon sur la table et mis les affaires dans le placard, il s’allongea sur le lit et s’endormit immédiatement.

A son réveil, la nuit était tombé. Il pouvait le déceler non pas en regardant le ciel, qui était toujours nuageux mais au rai de lumière qui se dégageait de sous la porte, signe que l’on avait allumé les bougies dans l’auberge. Bien que craignant pour la qualité de l’eau, il entreprit néanmoins de se laver un peu avant de descendre manger. La salle était presque comble. Comme à l’habitude, tous les hommes attablés ici, des paysans revenant de leur dure journée de labeur, se retournèrent et l’examinèrent d’un air suspicieux, ne le lâchant pas des yeux pendant plusieurs secondes. Habitué depuis qu’il était sur les routes à de telles réactions dans les petits villages, il ne réagit pas ni ne fit attention aux hommes attablés. Il allât voir l’aubergiste, lui demanda le souper et s’assit au fond de la salle dans une des seuls tables libres. Son repas lui fut apporter par une dame qui devait être la femme de l’aubergiste. Ce qu’il y vit ne lui donna pas envie d’y goûter tant les pommes de terre avaient l’air d’être sorti de terre depuis longtemps. Mais devant la faim qui le tiraillait, il dut se résoudre à y toucher et même à le finir. Il n’était pas en position de pouvoir gâcher quoi que ce soit.

Soudain, des éclats de voix se firent entendre à l’extérieur. La porte s’ouvrit en grand pour laisser la place à un personnage des plus extraordinaire, dans son apparence du moins. Ses vêtements étaient un mélange de ce qui pourrait se faire à une cour royale adapté aux besoin de la campagne. Ce curieux mélange de couleurs chatoyantes d’habits nobles et de doublure aussi discrète qu’efficace faisait qu’il aurait pu tout aussi bien apparaître chez un noble que dans cette auberge sans avoir l’air pour autant déplacé dans aucun de ces lieux. Bien que ne pouvant pas être considéré comme vieux, il n’était plus de première jeunesse mais une vie passé sur les routes lui avait forgé des muscles, que l’on devinaient sous ses vêtements, encore intact. Il prouva bien vite que le domaine vestimentaire n’était pas le seul où il était extraordinaire. Il avait une voix puissante et s’écria :

- Ola, aubergiste que signifie ceci : j’ai fait un long voyage, moi Leknann le barde, pour pouvoir arriver ici et donner représentation et que vois je ? Pas même un garçon d’écurie pour veiller au soin de ma noble monture. Cela ne me donne envie ni de rester, ni de revenir ici à l’avenir.

En le voyant tout d’abord, l’aubergiste avait exprimé tous les signes extérieurs d’une jubilation extrême. En effet, les bardes itinérants n’étaient pas monnaie courante, les gens fortunés préférant se les attacher en continu. Et sa venue était le signe de recettes faramineuses pour lui pendant la durée de son séjour. En effet, non comptant de raconter les mythes et légendes de la terre de Fangh, il apportait également des nouvelles de l’extérieur. Le mot allait passer qu’un barde se trouvait ici et les hommes allaient venir de très loin pour l’écouter. Il tenait dans la main gauche son paquetage, aussi maigre que celui d’Andor et dans sa main droite une petite harpe de toute beauté. Ses paroles avaient fait passé l’aubergiste par toutes les nuances d’émotions jusqu’à l’abattement. Abattement qui ne dura que quelques secondes. A peine Leknann avait-il fini de parler que l’aubergiste, qui se nommait Goas, prit le relais.

- Messire barde, c’est un honneur pour nous de vous accueillir en ces lieux. Entrez, je vous en pris entrez. Et ne vous inquiétez pas pour votre cheval nous allons en prendre le plus grand soin. Goal, hurla-t-il, vient ici immédiatement. Apparu alors un jeune garnement qui ne devait pas avoir plus de douze ans. Malgré son âge et son air crasseux, son regard indiquait une espièglerie ainsi qu’une intelligence certaine. L’homme que tu vois ici, dit-il en désignant Leknann, est barde. Ce qui signifie qu’à partir de maintenant tu dois te mettre à son service et faire tout ce qu’il te demandera de faire. Commence par aller s’occuper de son cheval et prends en le plus grand soin.

Le jeune garçon hocha la tête sans un mot et parti, visiblement de mauvaise grâce. Le barde souriait, son discours en entrant ayant eu l’effet escompté. Sans un regard pour les hommes qui le regardaient avec le plus grand respect, il alla s’asseoir à la seule table de libre, voisine de celle d’Andor. La femme de l’aubergiste lui apporta immédiatement une pinte de bière locale que Leknann but avec entrain. Andor, en raison de sa proximité avec le barde fut le seul à déceler la petite grimace qu’il fit en humant d’abord puis en avalant le breuvage. Il sourit à son tour et le barde, en reposant sa chope vit le sourire et lui fit un clin d’œil de connivence. A peine eut-il finit sa bière qu’une autre lui fut apporté, ainsi qu’une assiette de porc et pommes de terre sans doute à peine sorites du four et ramassé du jour. Il attaqua, toujours sans un mot le plat et le fini entièrement. Déjà la nouvelle se répandait dans le village et très vite la salle fut comble. Tous les tables étaient débordés, exception faite de celle d’Andor et des gens se tenait debout en attendant la représentation.


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Prisonnière du Donjon

Malkav du 11e siècle avec 2 px

Membre des forumeux en vacances

Chef de la guilde des mercenaires et gérant de l'Archerie Rouge


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Pourquoi vous regardez ca ?
   Réponse au Sujet 'Prisonniers du donjon' a été posté le : 27/11/03 18:56
Lorsque Leknann se leva, le silence se fit immédiatement dans la salle. Au désarroi général, il annonça que la représentation attendrait demain, mais qu’il allait bientôt leur donner des nouvelles du monde. Sur ce, il se leva pour se rendre dans sa chambre. Goas, en tenancier avisé, avait anticipé l’action et se tenait déjà au pied de l’escalier. En montant vers les chambres, il tenta de le convaincre de commencer dès le soir les représentations mais Leknann fut inflexible et Goas du rapidement s’avouer vaincu et redescendit peu après.

Andor resta quelques minutes encore dans la salle commune, captant des bribes de conversations. Il semblait que son arrivée ici fut relégué aux oubliettes, chose dont il se félicita. Ensuite, il se leva et se dirigea vers l’escalier en vue d’aller dormir. Il connaissait les nouvelles de l’extérieur. Elle n’avaient pas du trop changer depuis deux mois qu’il était sur des routes de campagne et les nouveaux dénouements ne l’intéressaient pas. Guerres, famines, maladies étaient le lot courant de ce que le barde allait leur annoncer. Ainsi, ils se diraient que rien n’est mieux que leur petit village et se méfieraient encore davantage des étrangers. La spirale infernale. Arrivé devant sa chambre, il en ouvrit la porte et entra. Quelle ne fut pas sa surprise de voir le barde déballer ses propres affaires, sans aucune traces du paquetage d’Andor. La surprise fut mutuelle et Andor fut le premier à réagir :

- Puis je savoir ce que vous faites dans ma chambre et où vous avez déposé mes affaires ?
- Je puis vous assurer, jeune homme, que je n’ai jamais touché à vos affaires. Cette chambre m’a été loué par l’aubergiste pour la durée de mon séjour, répondit Leknann.
- Eh bien cela nous fait un point commun alors. Elle m’a également été loué cet après midi même.
- Alors je crains que nous ne soyons devant un dilemme, dit-il un sourire en coin. Ne vous en faites pas, je connais ce genre de pratique des aubergistes qui consiste à vider le ou les occupants de la meilleure chambre pour la réserver au barde. Laissez moi aller voir ce brave Goas et tout sera réglé dans quelques minutes. En attendant pourquoi ne patienteriez vous pas ici ?

Leknann sortit alors de la chambre et revint quelques minutes plus tard. Visiblement, il avait du sermonner Goas, qui était plus obséquieux que jamais. En voyant Andor, il lui jeta un regard de colère mais accepta de régler le malentendu. Le barde allait déménager dans l’autre chambre et Andor pourrait dormir ici.

- Il serait inutile de déplacer nos affaires respectives d’une chambre à l’autre, intervint alors Andor. Par contre, je pense que l’autre pièce pourrait être nettoyé un peu. Il m’a semblé y entendre quelques bruits. Le regard que lui jeta alors Goas n’était rien moins qu’inamical mais, en présence de Leknann, il se retint de lancer quelque remarque acerbe.
- Et bien voila qui s’arrange, dit alors Leknann, qui voulait faire redescendre la tension. Occupez vous de ceci Goas, s’il vous plait. En attendant, ce cher jeune homme va rester avec moi et nous allons faire connaissance. Sur ce, Goas quitta la chambre en bougonnant, laissant les deux hommes seuls.
- Je vous remercie de votre intervention, messire barde. Je pense que si vous ne l’aviez pas demandé, j’aurais du dormir au milieu de la vermine.
- Mais c’est tout naturel mon cher. Vous avez l’air assez mal en point et cela n’aurait rien arrangé. De plus, je suis curieux et vous ne m’avez pas l’air d’être né dans ce pays. Me tromperais je ?
- Non vous avez tout juste messire. Je me nomme Andor d’Imer et je suis originaire de MEXOR. Je parcours ce pays en voyage d’agrément comme j’ai déjà parcouru SALSH et NINTUR auparavant et ma destination actuelle est SANMYTEC.
- Eh bien. Que voila un grand voyageur. Mais cessez donc de m’appeler messire, Andor. Mon nom est Leknann et dorénavant je vous demande de m’appeler comme ça.
- Très bien, mes….Leknann, hésita un instant Andor avec un sourire.
- Voila, claironna Leknann en réponse avec un grand sourire. Maintenant nous sommes presque intimes. Et quand partez vous de cet endroit ? Il se trouve que mon chemin va me mener sur la route de SANMYTEC quelque temps. Peut être pourrions nous faire un bout de chemin ensemble. Il y a des lustres que je parcours ces routes et un peu de compagnie cultivée me fera le plus grand bien. Ces braves paysans sont francs et spontanés et je préfère leur présence à celle des nobles imbus de leur personne que l’on croise dans ces parages (croyez bien que vous ne faites pas partie de cette catégorie) mais ils n’entendent rien à la culture et leur conversation est limitée aux champs et au temps, ce qui est assez assommant au bout d’un moment.
- Ce serait avec plaisir, Leknann, malheureusement mon voyage est suspendu au temps. Je ne compte repartir que lorsqu’il fera meilleur. Ma santé, vous comprenez.
- Mais bien entendu, mon cher. Je resterai le temps qu’il faudra. Ce brave Goas n’en sera que plus ravi et se fera une joie de me faire un prix.

A ces mots, une grimace intérieure se fit en Andor. Lui n’aurait sûrement aucune remise et sortirait de cette auberge complètement fauché. La conversation entre eux continua quelques temps encore jusqu’à ce que Goas vint frapper à la porte et annoncer que la chambre était prête. Lorsque Leknann lui annonça qu’il comptait rester plus longtemps que prévu, un sourire illumina son visage à tel point que la moitié supérieure de sa tête ne fut pas loin de se décrocher. Sourire qui fut néanmoins atténué par le fait que le barde lui dit que ce serait grâce à Andor, sans pour autant lui révéler pourquoi. Puis Goas se retira en lui annonçant que les hommes dans la salle espérait le voir descendre pour écouter les nouvelles.

- Descendrez vous avec moi pour écouter ces fameuses nouvelles ? demanda Leknann d’un air espiègle.
- Je crains que non. Je pense les connaître déjà.
- Je m’en doutai. Reposez vous bien alors. Nous nous verrons demain dans la journée.
- Très bien. A demain

Sur ce, Leknann passa devant Andor et lui tint la porte ouverte : « Messire d’Imer, après vous » avec un sourire que n’aurait pas dénié le jeune fils de Goas. Un sourire en coin, Andor passa, salua Leknann puis entra dans sa chambre, aussi silencieuse que celle de Leknann désormais. Il vérifia d’abord que toutes ses affaires avaient bien été déplacé, inspecta son bâton, puis les deux fioles et enfin se senti rassuré. Il les rangeât à la même place que dans la première chambre et s’allongea sur le lit. Rapidement, la fatigue, qui l’avait déserté durant la discussion avec le barde revint et il sombra dans un sommeil sans rêves.

Quand Andor ouvrit les yeux, près de douze heures s’étaient écoulées depuis qu’il s’était endormi et il sentait mieux. La matinée touchait à sa fin mais le temps ne s’était guère amélioré depuis la veille et la pluie continuait à tomber. En ouvrant sa porte, quelle ne fut pas sa surprise de voir Goal, allongé à même le sol devant la porte en face de la sienne, celle de Leknann. Puis il se souvint des instructions de son père et comprit. Un barde est un invité précieux qu’il faut savoir satisfaire à toute heure du jour et de la nuit. Il descendit ensuite dans la salle commune où il déjeuna d’agneau et de choux. Quand il demanda où se trouvait Leknann, il lui fut répondu qu’il dormait encore, ayant eu à veiller tard le soir précédent.
Puis il sorti s’occuper de Marec, sa monture. Après avoir vérifié le bon état de santé du cheval, puis son approvisionnement, il entendit un bruit venant de la stalle voisine. Il passa la tête et vit alors un solide cheval de ferme. Rien à voir avec Marec. Ce cheval la était assez musclé pour porté une demi douzaine d’hommes. Même pour un cheval de ferme, il était exceptionnel. Curieusement, à coté de celui-ci reposait une selle comme si quelqu’un l’utilisait pour monter. A la vue de la réserve d’avoine, bien supérieure à la sienne et à l’eau, de meilleure qualité, il en déduisit que ce devait être la monture de Leknann. « Cet homme est fait pour se faire remarquer » pensa-t-il avec amusement. Près de la selle reposait un sac de toile volumineux. Sans doute que les affaires d’un barde n’avaient pas besoin de surveillance, assurées qu’elles étaient de rester à leur place grâce à la renommée de leur propriétaire. En sortant de sa stalle il faillit heurter Goal, qui arrivant en courant.

- Du calme, mon petit, du calme.
- Faites excuse monsieur, mais messire barde a besoin de quelque chose se trouvant dans sa sacoche. Il vous demande aussi si vous pourriez le rejoindre dans sa chambre dès que vous le pourrez.
- Messire barde ? fit Andor d’un air étonné. Ne t’as-t-il rien dit à ce propos ?
- Si, répondit Goal, un grand sourire se dessinant sur son visage. Il m’a dit de l’appeler Leknann. Même mon père n’a pas le droit de le faire. Mais je ne doit pas le faire devant lui. Je pensai que vous auriez aussi pu mal prendre que je parle de lui aussi familièrement.
- Tu es bien prévoyant pour un garçon aussi jeune. Mais ne t’en fait pas. J’ai moi aussi acquis le droit de l’appeler comme ça. Ce sera notre secret, lui lança-t-il en lui faisant un clin d’œil. Transmet lui que je le rejoindrai dans quelques minutes.
- Très bien, messire Andor.

Andor le regarda fouiller dans les affaires du barde, trouver ce qu’il était venu chercher ( un autre sac plus petit d’où provenait des bruits de poteries s’entrechoquant ) et repartir en courant. Puis il se saisit d’une brosse posé là et commença à peigner Marec pour le débarrasser de ses tiques et autres parasites. Ce travail fini, il remonta dans sa chambre, se lava les mains, puis alla frapper à la porte du barde devant laquelle ne se trouvait pas Goal.

- Entrez, entrez donc. Je ne peux pas vous ouvrir pour le moment mais entrez, lui dit le barde de l’intérieur.
- Si vous êtes occupé, Leknann, je peux repasser, répondit Andor pour s’excuser.
- Au contraire, bien au contraire, entrez Andor. Mon occupation vous concerne de toute façon.

Andor ouvrit la porte, entra, et vit alors Leknann un bol à la main, un pilon dans l’autre en train de mélanger des produits issues vraisemblablement des fioles ouvertes situés sur la table. Une odeur douce-amère s’échappait du mélange situé dans le bol. Andor resta sur place, sans dire un mot, attendant que Leknann, concentré sur son mélange n’ait fini. Celui-ci resta les yeux rivés sur son bol mais lui adressa la parole :

- Ce que vous voyez ici, mon cher pourrait vous aider à vous sentir mieux. Depuis le temps que je suis sur les routes j’ai appris deux trois choses par ci par là et notamment à me prémunir efficacement contre les maladies liées à la pluie. De plus cela nous permettrai de repartir plus tôt si vous étiez remis. Je ne tiens pas à m’attarder dans cette auberge plus que dans les autres.
- Si cela fonctionne, je serai plus que ravi de passer le reste de mon voyage à vos côtés. Les personnes que j’ai vu ne m’ont pas paru extrêmement fiable. Votre petit aide est parti ?
- Non je l’ai envoyé dormir dans son lit après avoir passé la nuit devant ma porte. Mais ne vous fiez pas aux apparences dans la campagne, fit Leknann, le regardant pour la première fois. Certains sont peut être des charlatans mais d’autres sont réputés sur bien des lieux et leur science des herbes et des plantes est réellement efficace.

En disant ces mots, Leknann paraissait extrêmement sérieux. Andor pensa qu’il avait du vivre une expérience avec l’un de ces rebouteux à la science fiable. Tout de suite après ces paroles, le barde redevint souriant et commença à discuter avec Andor de choses et d’autres, tout en préparant sa mixture, rajoutant de temps en temps des produits, herbes ou liquides, qu’il tirait des différents fioles, goûtant parfois son mélange ou le humant pour en vérifier la qualité. Enfin il parut avoir terminé. Dans le bol restait une pâte visqueuse à la couleur décourageante. Un brin inquiet, Andor demanda au barde :

- Tenez vous vraiment à ce que j’avale ça ? Je crains que le remède ne soit pire que le mal.
- L’avaler ? Mais vous n’y pensez pas. Cela vous foudroierai en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, éclata alors de rire Leknann. Non je vous rassure, il vous suffira de vous l’appliquer régulièrement sur la poitrine en allant vous coucher et cela devrait vous libérez
- C’est tout ? Vous voulez que je me mette sur la poitrine quelque chose qui pourrait me tuer si je l’avalais ? Restez barde car vous feriez un tueur assez peu habile je vous l’avoue, Leknann.
- Mais non mon ami, mais non. Je vous assure que ceci vous aidera à vous sentir mieux. Très rapidement vous serez aussi frais qu’un gardon. Tenez, voici l’instrument de votre guérison. Leknann lui tendit alors le bol d’un air on ne plus fier et sérieux. Maintenant parlez moi de vous. D’où venez vous et que faites vous en ce lieu, bien loin de votre pays ?
- L’histoire est on ne peut plus simple : j’ai décidé que la vie de château ne me convenait guère. Alors j’ai décidé de partir visité le vaste monde. Cela va bientôt faire un an que je suis sur les routes.
- Et votre famille, vos amis ne vous manquent pas ? Votre femme ?
- Ma famille…répondit Andor d’un air pensif. Non elle ne me manque aucunement. Nous avions beaucoup de divergences d’opinions. Quand à mes amis, il ne le sont plus puisqu’ils ont condamné mon départ. Quand à une femme, je n’ai encore trouvé aucune femme qui puisse me convenir plus d’une semaine alors…..
- Effectivement vu comme ça le départ était la meilleur solution.
- Et vous Leknann. Qu’est ce qui amène un barde à voyager dans des contrées si éloignées ? Vous pourriez vous prélasser dans la chambre d’un château en ce moment au lieu de cette chambre d’auberge dont modeste serait un qualificatif bien justifié.
- Sans doute. J’ai mainte fois reçu des propositions dans ce genre des seigneurs voulant s’attacher mes services. Malheureusement pour eux, j’ai comme idée que tous devrait pouvoir profiter du savoir et des histoires relayés par les bardes. C’est ainsi que mon maître m’a éduqué et c’est ainsi que je resterai. Je voyagerai tant que j’en aurai la force, passant d’auberges en auberges, distrayant ceux qui forment l’ossature d’un pays et les informant sur les malversations et autres coups bas fomentés par leurs dirigeants. N’allez pas croire que l’un est plus important que l’autre. Ces deux fonctions sont parties intégrantes du barde. Sans cela, il n’est pas meilleur qu’un quelconque musicien de bar. Le rôle du barde en ces lieux reculés est non seulement de rapporter l’information aux habitants mais aussi de les aider à l’interpréter correctement.
- Que voilà un discours plein de conviction. Je vous envie d’avoir un but aussi noble, comparé à moi qui ne voyage que pour le plaisir.

Ils continuèrent à parler ainsi durant toute l’après midi jusqu’à l’heure du dîner. A un moment Goal frappa à la porte et annonça qu’il était revenu. Leknann lui dit d’attendre dehors. Au fur et à mesure que le temps passait, l’un comme l’autre pensait qu’une amitié pourrait naître de cette connaissance. Le soir vînt et la faim qui allait avec. Andor voulut descendre dîner mais Leknann l’en déconseilla. Il ne devait pas y avoir une table de libre, lui expliqua-t-il, en raison des chants qu’il allait faire ce soir et il lui conseilla de faire comme lui et de manger dans sa chambre, ce qu’Andor accepta. Le barde se leva alors et ouvrit la porte. Goal était là, en train de jouer avec une toupie.

- Peux tu demander à ton père de nous monter le dîner dans ma chambre à Andor et à moi-même s’il te plait ? Et dis lui qu’immédiatement après je descendrai pour les récits, lui demanda-t-il.
- C’est vrai ? Un grand sourire illumina son visage quand il entendit ces paroles. Et qu’allez vous raconter ? La geste des chevaliers dragons ?
- Cela tu le verras ce soir. Je ne puis le révéler car je l’ignore. Allez file.
- Bien, Leknann.

Il partit en courant avertir son père. Quelques instants après, Goas, qui devait avoir prévu la chose, frappa à la porte. « Vos dîners, messire ». Leknann alla ouvrir. S’ensuivit un conciliabule pour savoir le récit de ce soir que Goas pourrait aller annoncer aux clients. Leknann lui fit la même réponse qu’à son fils, tout en lui demandant de réserver une bonne place à Andor, puis referma la porte au nez de l’aubergiste.

- Le pauvre, vous auriez pu lui faire la grâce de lui annoncer quand même.
- Mais je n’ai menti ni au père ni au fils. Je ne décide jamais à l’avance ce que je vais raconter. Cela vient spontanément. Avez-vous déjà assisté à un récit de barde ?
- Dans mon pays oui, pas ici. Je pense que les récits les plus en vogue doivent être notablement différents.
- Je le pense aussi. C’est ce que je pensai, c’est pour cela que j’ai demandé cette place pour vous à Goas. Mais je vous conseillerai néanmoins d’y aller sans tarder après avoir fini votre dîner. Il n’est pas sur qu’il la garde toute la soirée. Au bruit que j’entend d’ici la salle doit être comble.
- Je vous remercie. Je serai honoré d’écouter vos chants ou récits.

En effet un brouhaha arrivait jusqu’à leurs oreilles même à travers les solides murs de bois plein. Ils finirent de manger en échangeant quelques paroles, puis Andor se leva et descendit. La salle était effectivement comble et même archi-comble. Il semblait impossible d’y faire entrer plus de monde. Les gens se serraient les uns contre les autres, certains attendaient aux fenêtres, et les places assises étaient toutes prises sauf une, gardé fièrement par Goal, qui lui fit signe de s’approcher. Andor parcourut la salle des yeux en descendant l’escalier. Des hommes forts avaient été engagés par Goas. Certains étaient à l’entrée, d’autres dans la salle répartis pour pouvoir contenir le plus rapidement possible une éventuelle bagarre qui pourrait se déclencher. Le début d’enthousiasme qui avait suivi son apparition en haut de l’escalier fût rapidement terminé quand on vit qu’il venait s’asseoir en tant que spectateur. Une attente fébrile commença alors. Un barde était une attraction rare et il pouvait se passer toute une vie sans que l’un d’entre eux ne rejoue face à ces hommes. Andor remarqua que n’étaient attablés que des bourgeois ou presque. Andor supposa que Goas devait faire payer l’accès à ses tables ce soir. Il comprenait pourquoi l’aubergiste était si heureux de l’arrivée du barde. Avec des soirées comme celles-ci il pouvait espérer doubler ou tripler ses tarifs et voir encore les gens acheter à boire. De plus les consommations devaient être bien plus importante ce soir que d’habitude. Goas devait accumuler les recettes d’un mois ce soir. Il comprenait à présent pourquoi le barde ne payait pas son séjour. Goas se rattrapait sur cette soirée. Et pas qu’un peu.

Une immense clameur s’éleva de toutes les gorges aux alentours. En levant les yeux, Andor aperçu Leknann en haut de l’escalier, son instrument à la main. Il s’assit à cet endroit car c’était le seul où tous pourraient le voir. La clameur dura des minutes entières mais le barde ne parût pas s’en apercevoir. Il était visiblement occupé à accorder sa harpe, bien que cela sembla impossible à Andor tellement le bruit était puissant. Lui-même pouvait à peine entendre sa voix. Soudain, le barde redressa la tête en direction de la salle. La clameur qui avait paru forte à Andor monta encore de volume jusqu’à en faire trembler les murs. On devait maintenant l’entendre à une lieue à la ronde. Leknann leva un bras pour faire taire ces acclamations et aussi soudainement qu’il apparu, le bruit cessa. Il put alors prendre la parole :

- Bonne gens de DERRO, je me présente pour ceux qui ne me connaîtrait pas. Je suis Leknann le barde, grand voyageur devant l’éternel et dispensateur de récit.

Sur ce, il s’inclina ce qui fit repartir les applaudissements. Du même geste, il les arrêta net.

- Ce soir continua-t-il, je vais vous faire le récit d’une aventure extraordinaire qui s’est passé il y a bien longtemps. Cette aventure vous fera frissonner de peur ou de joie, d’espoir ou de résignation. Cette aventure est situé dans…..un donjon.

Au mot de donjon, ce fut comme si l’auberge explosait. Cette fois ci même Leknann eut du mal à rétablir le calme. Profitant d’un instant de calme, Andor demanda à un de ses voisins, un bourgeois mis sur son 31, la raison de cette explosion de joie. « Vous êtes étranger, vous ne connaissez pas l’aventure du donjon ou plutôt des prisonniers du donjon. C’est l’aventure la plus célèbre dans ce coin de DERRO mais elle est tellement longue qu’elle a du être fractionné en plusieurs récits distincts. Elle raconte l’histoire d’aventuriers enfermés dans un donjon et de leurs efforts héroïques pour s’en échapper. ». Andor hocha la tête. Ce ne ressemblait guère en effet aux contes de son pays où de jeunes hommes en armure allaient délivrer des princesses gardées par leur méchante belle mère.


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styr

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   Réponse au Sujet 'Prisonniers du donjon' a été posté le : 28/11/03 12:45

- Je vous interpréterai ce soir le premier récit de la geste des prisonniers. Et je vous demanderai le plus grand silence pour que tous puissent entendre, dit-il, anticipant ainsi la clameur naissante. Mais tout d’abord, comme le veut la coutume, je vais vous présenter ces prisonniers, que dis je, ces héros des temps anciens. Grumph la barbare, dont la force est légendaire tout comme sa maîtrise de l’épée. Zevangile le mage, dont le nom est synonyme de mort et de destruction pour ses ennemis. Skro le courageux ranger, qui, avec ses griffes pouvait transpercer armure et chair. Styr le voleur, dont l’intelligence était sans pareille. Horgrim Tet' de Rock deuxième du nom le nain, dont le maniement de la hache est encore aujourd’hui inégalé. Gherbad l’elfe, dont la beauté est encore chanté dans bien des poèmes courtois. Et Avid le gobelin, dont la boulimie faisait frémir les plus courageux.

A chaque énoncé de nom, un cri sortait de toute les bouches, répétant le nom du héros dont on vantait les mérites. Leknann semblait considérer cela comme normal, aussi Andor pensa que ce l’était et il se mit également à crier le nom de ces héros.

- L’aventure de ces héros commence dans le terrible donjon de Naheulbeuk. Et dans ses geôles plus précisément où tous ce sont retrouvés enfermés.
- Comment se sont ils retrouvés enfermé là ?

Cette question, c’est Andor qui l’avait posé à un de ses voisins. Le silence était alors total dans la pièce, toute acquise au barde, et elle s’était répercuté jusqu’à atteindre les oreilles les plus lointaines. Leknann sembla marquer un temps d’hésitation lorsqu’elle parvint à ses oreilles. Le regard du voisin, mais aussi celui du reste de la salle, en disait long sur l’offense qu’il venait de commettre. Andor paraissait étonné. Qu’avait-il fait. Etait ce parce qu’il avait interrompu le barde ou bien parce que cette question ne devait pas être posé ? Il décida de se taire et d’attendre de se retrouver avec le barde en tête à tête pour la lui reposer. Leknann reprit son histoire comme si de rien n’était :

- Nos courageux compagnons se retrouvaient pris au piège. Mais rien au monde n’aurait pu les retenir. S’armant de patience, ils cherchèrent la faille dont est pourvu toute prison. Ils la trouvèrent sous la forme d’une trappe caché au milieu des pierres mais qu’il eurent aucun mal à déceler et à ouvrir. Malheureusement pour eux, cette trappe était étroite, très étroite et seul Gherbad à la taille fine put s’y glisser, portant en elle tous les espoirs de ses compagnons. Ces derniers se tinrent près de la porte, attendant que l’elfe réussisse à l’ouvrir. C’est alors que Styr, avec le sens de l’observation qui le caractérisait, trouva de l’or près de la porte et entreprit de le garder. Mais l’enfermement avait fait monté la tension et une altercation commença entre Grumph et Styr. Cette dernière empocha bien l’or de Styr, mais pour quelques secondes seulement avant que ce dernier ne lui subtilise tous son or.

Andor ne put s’empêcher d’être embêté par ces vols entre membres d’une même équipe, surtout de cette équipe, défini comme la meilleure ayant existé. Entre ses membres, la confiance aurait du être de mise, mais il ne dit rien, mémorisant ses questions pour Leknann pour plus tard.

- Mais l’action se déroulait vraiment en dehors de la salle. Gherbad avait réussi à passer le tunnel, visqueux et gluant, et en sortait, pestant contre les tunnels sales et visqueux qui lui ternissait son maquillage. Il lui fallu plusieurs minutes pour dépoussiérer ses vêtements en les enlevant et les secouant, après quoi elle s’occupa de ce qu’il y avait autour d’elle. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle vit une dizaine de gobelins la regarder avec des yeux exorbités. Elle en fut effrayé. Elle avait déjà vu un gobelin, Avid, mais s’il était à peu près présentable, ses congénères étaient sales et crasseux, vêtus de haillons et puant. Une moitié d’entre eux était pourtant sous le charme, ne pouvant pas détacher les yeux de sa superbe silhouette, de curieuses formes se dessinant sous leurs hardes. De l’autre en revanche s’élevait des bruits qu’elle mis un moment à identifier. C’était des gargouillement de faim, du genre de ceux qui s’échappent des gens n’ayant pas fait un bon repas depuis très longtemps. Mais l’horreur ne faisait que commencer. En effet, une énorme gobeline aussi grande que Gherbad arriva alors en hurlant. Ce en quoi Gherbad est prête à la suivre à sa vue. Ce n’était pas tant sa puanteur et sa crasse, bien pire que celle des autres mais plutôt son entrée dans le dur monde des aventuriers où tous le monde doit vivre à la dure et supporter les pires épreuves. Cette gobeline était la première femelle qu’elle voyait sans maquillage. Ses parents et amis l’avaient préparé à bien des choses mais elle failli craquer à se moment là et s’écrouler de terreur. Au fur et à mesure que la gobeline s’approchait de Gherbad, cette dernière crût déceler des sens à ses hurlements. Pour autant qu’elle puisse comprendre cela donnait : « AVIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIID !!!!!!Ou te caches tu espèce de chancre purulent de gobelin atrophié du cerveau ? ».

A ces mots, Andor, et le reste de la salle également, sursauta. Leknann venait d’interpréter le cri de la gobeline comme si c’était elle-même qui était dans la pièce et l’avait poussé. C’était criant de vérité et c’était de cette façon qu’Andor, à présent plongé complètement dans le récit, se le représentait.

- Même les autres gobelins semblèrent effrayé par elle, ce qui était compréhensible. Une idée germa alors chez l’elfe. Elle révéla à cette furie que son mari se trouvait dans la cellule situé juste derrière elle. La gobeline, un instant interloqué se reprit vite et s’approcha de la porte, un trousseau de clé à la main. Mais reportons nous à l’intérieur. En attendant ce dénouement, le reste des héros n’était pas resté inactif. Ayant repéré un liquide verdâtre s’écoulant des murs, Horgrim s’en était approché avec sa torche et, l’avait enflammé. Le feu se répandit rapidement sur tous les murs puis se communiqua à la paille disposé sur le sol de la cellule. Mais nos héros ne perdirent pas leur sang froid. Zevangile incanta pour lancer un sort destiné à éteindre toute ce feu, pendant que Grumph tapait dessus avec un squelette trouvé dans la cellule, espérant l’éteindre de cette manière. Un mouvement malheureux fit que le squelette heurta le crane de Zevangile. Ce dernier, vexé et pensant qu’on l’attaquait, ne pouvait plus arrêter l’incantation sous peine d’une douleur insoutenable. Il décida donc de lancer le sort à son maximum. Des nuages se formèrent quand il eut fini près du plafond de la cellule et des trombes d’eau commencèrent à tomber. Rapidement, le feu fut éteint, mais un nouveau danger se profilai. L’eau n’arrêtait pas de tomber des nuages, tant et si bien que dans cette pièce fermé, le niveau commença à monter, atteignant vite une hauteur critique pour Horgrim et Avid. Ce dernier n’avait cependant pas de problème pour se maintenir à la surface, ayant sorti de sa poche un accessoire jaune dont la tête ressemblait à celle d’un oiseau et formant un cercle. C’est à ce moment que la gobeline ouvrit la porte. Ce geste fut salvateur pour nos amis, qui se retrouvèrent catapultés hors de la cellule, retrouvant enfin la liberté. La gobeline, plus forte, put résister à la déferlante, tout comme Gherbad, mais ses acolytes furent emporté par la vague. Se remettant vite de cette émotion, la gobeline envisage de s’en prendre aux héros, mais est vite arrêté net par la vue d’Avid et de son accessoire. Commence alors une scène de ménage comme on en vit rarement. La gobeline s’approcha de son mari et entreprit de lui faire comprendre en termes on ne peut plus fleuri qu’elle n’était pas content de lui et qu’une fois rentré elle allait lui demander des comptes. Avant l’ouverture de la porte, un bout du squelette de Grumph s’était détaché et était aller atterrir près d’Avide qui avait commencé à la mâchonner distraitement. Dans un réflexe propre aux gobelins, il avait serré son casse croûte dans sa main lors de la vague et avait réussi à le garder. Tout occupé qu’elle était à l’apostropher, elle ne s’aperçut pas qu’il sortait le bout de squelette et qu’il amorçait un mouvement pour lui fracasser le crane avec. Bien que cela lui arracha un cri de douleur, le coup ne fut pas mortel, mais suffisant pour la désorienter. Cela donna plus de temps qu’il n’en faut à son mari, bientôt veuf, pour lui en asséner un deuxième qui la mit au tapis définitivement. Pour fêter l’évènement, il lâcha son bout de squelette et en arracha un de sa femme qu’il entama avec une joie évidente. Les autres le regardant avec mépris, il s’expliqua comme seuls savent le faire les gobelins : « Akinawa nana glouglou blafawana » et cela régla le problème. Les aventuriers l’acceptèrent dans leur groupe. Styr félicita Gherbad : « Merci de nous avoir fait sortir et j’admire ton plan. Lui faire ouvrir la porte en lui mentant était une idée géniale. ». « Ah bon ? Moi je pensai juste qu’une personne aussi laide qu’elle devrait être en prison, c’est pourquoi je lui ai dit d’ouvrir » répondit l’elfe, sans doute par un accès de modestie. Ils décidèrent de continuer de plus belle afin de sortir de ce donjon, ce qu’ils appréhendaient pour l’instant. Ils avaient en effet été dépouillé de toutes leurs armes et craignaient la première rencontre hostile qu’ils feraient. L’elfe ayant été renversé par l’eau, Styr alla galamment l’aider, toute mouillé et habillé en blanc qu’elle était. L’elfe étant indépendante de nature, la proposition du voleur fut refusé. Ces aventuriers se retrouvaient maintenant dans l’expectative. Où aller ? Que faire ? Devant eux s’ouvraient deux chemins : le premier montait en pente douce et l’on pouvait voir de la lumière au bout ressemblant à la lumière du jour et le second descendait assez fortement vers les ténèbres. C’est alors qu’intervint à nouveau Avid avec sa verve habituelle : « Agadoudou doupoussla banané moulkafé ». Car il faut signaler que ce gobelin était auparavant un des serviteurs de l’immonde Zangdar, le maître de ce donjon, mais qu’il avait évidemment changé de bord. Il connaissait donc bien ce donjon et la mentalité de son créateur. Mais l’eau restait un problème car le nuage invoqué par Zevangile continuait de déverser des torrents d’eau et un courant de plus en plus fort se déversait entre leurs jambes. Ils furent bientôt contraint d’avancer et se dirigèrent vers le côté sombre. L’elfe, encore faible à cause du choc de la déferlante plus tôt, ne pus résister longtemps et fut entraîné par le courant. Les autres essayèrent bien de la retenir, de lui tendre la main, mais ils étaient trop occupés à ne pas se faire emporter pour que cela soit efficace. Ils se demandaient tous où allait les conduire ce courant : la mort ou bien la sortie. Avid montra encore une fois son utilité en éclaircissant la situation : « Tatayo *tchii* yokes kiya *tchii* souton *tchii* grochapo . Yu dontaf toubi rishtoo bimaïgeurl ». Pas vraiment rassuré par ces nouvelles, ils continuèrent néanmoins tant bien que mal, progressant à petit pas en se tenant les uns aux autres. Un bruit soudain retentit et se poursuit quelques secondes durant suivi d’un choc sourd. Puis une bordée d’injures comme on en entendit peu. Reconnaissant la voix de Zevangile, ils furent rassuré. Il avait simplement pris la tête et avait glissé dans un escalier qui descendait. En bas de l’escalier se trouvait une porte qu’il n’avait pu éviter.

A ce niveau du récit, Andor, bien qu’émettant encore quelques réserves sur le fait que ce fut la meilleur équipe qu’on vit en ces temps, était complètement dans l’histoire. Les voix changeantes de Leknann interprétant les personnages la rendait plus réaliste que jamais et lui donnait l’impression de se trouver en leur compagnie dans ce donjon, ressentant le froid de l’eau coulant entre leur jambes et la peur de l’inconnu qui se profilait. L’engouement de Goas n’était pas que professionnel finalement, car il le voyait, lui aussi captivé par ce récit.

- Cet incident avait eu au moins un point positif. Zevangile avait retrouvé l’elfe. Gherbad se trouvait au pied la porte, assommé, par le choc pensa-t-il, mais vivante. La confiance et l’engouement était revenu dans l’équipe et tous se pressèrent d’aller l’aider. Lorsqu’elle fut réveillé et qu’elle alla mieux, ils purent s’occuper de la porte et de la façon de l’ouvrir. C’était autour du voleur d’entrer en scène. Si les gardes lui avaient dérobés ses armes, lui avait réussi à cacher son matériel de crochetage, matériel qu’il n’avait pu utiliser sur la porte de prison, les mécanismes de celle-ci étant trop énormes et rouillés. Tous s’éloignèrent de la porte et remontèrent un peu sur l’escalier afin de lui laisser l’espace nécessaire pour se concentrer. Cependant, Avid, qui était déjà venu dans les parages auparavant, se rappela d’un passage secret caché quelque part. Malheureusement le quelque part se situait maintenant sous l’eau. Il sortit alors de sa poche un objet curieux, mou et jaune, et entreprit de souffler dedans. L’objet pris du volume et fit ce qu’il appela un « Yéllowe Subhma Rinne Gonffe La Bleu Depeauch». Etonné qu’ils ne le connaissent pas, il leur expliqua que c’était un des objets les plus important de la culture gobeline . Puis il rentra dedans et plongea. Alors que l’elfe avait courtoisement frappé à la porte et était reparti vexé de ne pas s’être fait répondre, Grumph s’apprêtait à user de sa force quand le gobelin plongeur actionna la trappe secrète en déplaçant un des cailloux situé là. L’eau, qui s’était accumulé devant la porte, se déversa alors dans le passage, entraînant encore une fois les courageux aventuriers. Lorsqu’ils furent remis et purent à nouveau se tenir droit, ils s’aperçurent qu’un Troll géant à quatre bras se tenait en face d’eux et qu’il semblait en colère : « NON MAIS C’EST PAS BIENTOT FINI CE BORDEL ?! PEUT MEME PU TORTURER TRANQUILLE ». Il est à noter que ce Troll était couvert de sang, appartenant sans doute aux pauvres hères répartis un peu partout dans la pièce sur les différents instruments de torture disposés dans cette pièce régulière et rectangulaire. Il tenait d’ailleurs à la main une jambe arraché et sanguinolente. « AVID ! Qui sont ces gens ? T'es pas censé bosser à cette heure là ? J'ai du boulot moi ... Et mon Playelf alors ? Tu me le ramène quand ? Et toi l'ahurie aux oreilles pointues, tu veux ma photo ? Je déteste qu'on me dérange en plein démembrement ! C'est que c’est délicat un prisonnier !! ». Ce dernier, sortant tout juste de son Yéllowe(c’est ainsi qu’on l’appelait couramment ), pris la parole pour tenter de raisonner le monstre : « Wazlov gateudou wizit . ». L’inquisiteur en face d’eux parut considérer l’explication et fit mine d’y réfléchir. Mettant ce temps à profit, ils se réunirent tous pour décider d’un plan, chacun donnant son avis, pas forcément en attendant que les autres aient fini le leur, car ils étaient en grand danger et la panique semblait poindre. Lassé de toute ces jérémiades, Zevangile attrapa son grimoire et le feuilleta en vue de lancer un sort destructeur sur Robert. Celui-ci, sentant le danger approcher passa à l’attaque : il se jeta sur Grumph qu’il commença à marteler de ses poings. Pas en reste, la barbare répliqua vivement et un combat impitoyable s’engagea. Pas pour longtemps cependant car Zevangile ayant trouvé le sort qu’il cherchait s’apprêtait à le lancer. Ce sort se nommait Bomlémor . La salle parut alors s’embraser dans l’explosion de tous les cadavres qui s’y trouvait. En plein milieu de cette salle, Grumph et Robert reçurent les différentes explosions de plein fouet et furent propulsés à travers la salle. Le Troll succomba, le crane fracassé contre une poutre, tandis que la barbare, blessée, alla buter contre une pile de morceaux de ferraille qui s’abattirent sur elle, la laissant prisonnière et évanouie. Gherbad, blessé par le bruit de l’explosion, trouva refuge entre les bras accueillant du voleur. C’est alors le chaos dans la salle de torture. Des suppliciés de toutes races tentent de s’échapper, récupérant ça et là leurs morceaux manquants. L’eau, qui continu de s’écouler du passage ouvert par Avid, se teinte par endroits de rouge sang. Sentant que la situation leur échappe, nos héros prennent alors les choses en main : le gobelin se lance à la poursuite des évadés et leur boulotte à chacun les jambes. Cela peut paraître cruel, mais il le faisait pour le bien du groupe :s’ils avaient pu s’échapper, ils auraient donné l’alarme, sonnant ainsi le glas de cette évasion. L’eau atteignant un niveau critique pour tous, Zevangile essaya de lancer un sort de lévitation de groupe, qui échoua à cause de la fatigue généré par ceux lancés précédemment. Gherbad était alors complètement paniqué, ce qui était compréhensible vu la situation, et commençait à perdre la raison : «
- Suffit d'enlever le bouchon du fond de la salle... Avid, trouve le bouchon et je te donne un susucre!
- On peut sortir la caverne dehors, pour la faire sécher par le vent? Mais seul le barbare en est capable.
- On peut créer une boule de feu majeure pour tout évaporer?
- Je sais! nous épongeons avec nos vêtements et nous allons porter l'eau en haut des escaliers!
- Le nain peut boire toute l'eau qui se trouve dans la pièce. Allez, je t’encourage!»
- Ce faisant, elle commence à éponger l’eau avec ses vêtements en vue de la porter plus haut. Sentant la même folie les gagner, les autres se réunissent, en vue de faire ce que dans le jargon des aventuriers, on appelle un « breïn stor mingue », c'est-à-dire un consensus afin de voir quelle tendance se dégage, en vue de préparer la création d’un plan d’action. Cependant, leur folie naissante les avaient fait oublié Grumph, qui se réveilla au bout d’un long moment. Se sentant mouillé et en train de couler ( en fait elle ne bougeait pas c’était l’eau qui montait mais elle était encore trop sonné pour s’en apercevoir ), elle cria de toute ses force, déclinantes et ne fut pas entendu. Mais ces aventuriers étaient béni, les dieux devant sentir leur grande destinée car une voix s’éleva alors, forte et impérieuse, issue de partout et de nulle part : « BON ELLE EST EN TRAIN DE SE NOYER LA. FAITES QUELQUE CHOSE SINON…. »

Si Andor avait encore quelque doute quand au talent du barde, ils furent balayés. La voix qui s’éleva de lui à ce moment là aurait bien pu appartenir à un dieu, tant sa force et sa prestance étaient grande. Reprenant ses esprits un cours instant, il en profita pour jeter un œil au reste de la pièce : il n’y avait plus une conversation, plus un verre de servi, plus un client qui osait bouger. Bien que l’heure soit de plus en plus tardive et que beaucoup devraient se lever tôt le lendemain, personne ne faisait mine de partir. En MEXOR, les commentaires pendant les récits étaient monnaie courante et les conteurs ne s’en offusquaient pas mais ici….Quiconque aurait fait un commentaire à ce moment là aurait soit été haché menu, soit n’aurait même pas été entendu. Lui-même, s’aperçut-il, faisait en tournant la tête, le moins de bruit possible pour ne pas perdre une miette du récit qui se poursuivait en même temps.

- Cette voix mystérieuse et puissante, en même temps que les rappeler à la situation présente, leur fit oublier la folie qui avait commencé à les gagner. Se reprenant, ils s’approchèrent de Grumph, dont ils percevaient à présent les jurons et les demandes d’aide, et dégagèrent les morceaux de ferrailles qui la retenaient prisonnière. Cependant, bien que la folie ait été éradiqué chez tous, ce n’était pas le cas de la peur, bien compréhensible, vu la situation dans laquelle ils se trouvaient. Et c’est la peur de mourir noyé qui monter Skro le ranger sur le ventre de la barbare. Il disposait habituellement de griffes rétractiles sortant de ses mains et il avait bien fait attention à ne pas les mouiller. Malheureusement pour lui, il n’avait pas eu le choix quand le passage secret s’était ouvert. Et la vue du Troll et des morceaux qu’ils tenaient l’avaient alarmé au point que ses griffes étaient sorties toute seules. Le problème était que ses griffes étaient en fer. Et au milieu de l’eau, le fer avait rouillé. Ses griffes, redoutables en temps normal, étaient à présent bloqués et la rouille avait émoussé leur tranchant. Cet état, en plus de l’eau qui montait avait suffit à le terrifier assez pour le faire monter sur Grumph. Cette dernière commençant à protester, il l’assomma d’un coup de poing, ne désirant pas un radeau parlant. Mais cette peur leur fit tous reprendre conscience, comprenant l’idée de génie qu’avait eu le ranger. Ils se mirent alors tous à chercher des débris afin de flotter avec, car plus aucun n’avait pied. Avid fut envoyé collecter des outils avec son Yéllowe au fond de la salle. Ainsi chacun s’attela à construire un radeau. Quand trois radeau furent construit, ils décidèrent d’arrêter, cela leur paraissant suffisant. La barbare fut hissé sur l’un des trois, le plus léger, qui ne portait que Styr. Se rapprochant dangereusement du plafond, nos héros aperçoivent alors un passage dans ce dernier barré par une grille en fer. C’est alors que l’eau s’arrêta de monter. « Le sort a du se terminer quand l’eau a atteint les nuages »expliqua Zevangile. Mais l’eau arrêté à ce niveau ne les arrangeait pas le moins du monde car Grumph était la seule à pouvoir atteindre la grille, et encore avec difficulté sur la pointe des pieds. Mais elle n’avait déjà navigué que sur des bateaux stables, des solides drakkars, et elle ne s’attendait pas à ce que ce radeau ait une telle instabilité. Ce qui fit qu’elle tomba à l’eau en essayant de voir ce qui pouvait se trouver au dessus de la grille. D’où ils étaient, ils ne pouvaient voir qu’un plafond en pierre, semblable à celui qui se trouvait dans le couloir où ils avaient progressé avant de passer par le passage secret. N’ayant rien à faire et ne pouvant rien faire, Avid, dont le Yéllowe rencontrait quelques problèmes de rangement décida de l’adapter au radeau. De cette manière, il pouvait aller beaucoup plus vite. Il en profita pour faire le tour de la salle afin de chercher des objets utiles ou des passages autres que ceux qu’ils connaissaient déjà. Il ne trouva rien. Styr proposa alors d’utiliser un produit d’antan, disparu de nos jours : un Chwi Ngom, objet qui servirait à attacher un bout de ferraille assez long et un miroir afin de voir sans danger de l’autre coté de la grille. Et, bien que gardant son sang froid, ce qu’elle vit la fit frissonner. Le frissonnement, d’abord, cantonné à la tête, se répandit dans tous ses membres et, le radeau étant toujours instable, elle retomba à l’eau, furieuse que sa crasse et son odeur ( deux de ses meilleurs armes, toutefois pas meilleure que sa lame, quand elle en a une)se soit envolé à force de bains forcés et répétés. Styr la repêcha et lui demanda ce qu’elle avait vu de l’autre côté. « Elle m’a vu, moi » répondit quelqu’un avant même que Grumph ait pu esquissé un mouvement de lèvre. Ces paroles n’avaient pas été prononcés mais étaient apparu dans la tête de chacun. Ils levèrent tous les yeux alors que quatre tentacules arrachaient la grille comme on le fait d’un couvercle de pot de yaourt. Et on comprenait facilement pourquoi les paroles avaient du être envoyé de la sorte à chacun. La créature qui se tenait à cet endroit était dans l’impossibilité physique de prononcer quoi que ce soit car c’était un poulpe immense, presque aussi grand que Grumph. Une tentacule attrapa chacun des aventuriers, Grumph comprise, et le fit monter à l’étage supérieur. « En temps normal, expliqua le poulpe, j’aurai du vous tuer. Mais je suis retenu ici depuis trop longtemps, Zangdar ne me donnant ma ration d’eau quotidienne nécessaire qu’avec la plus grande parcimonie. Alors on va faire un accord. Je m’en vais et je ne dis rien de vous et vous en faites pareil pour moi. Vous êtes d’accord ? ». Son expression était indéchiffrable, mais on pouvait deviner à son aura qu’il ne serait pas bon de refuser. Tous hochèrent la tête sans un mot. « Sur ce, je vous salue » termina le poulpe qui plongea à travers la trappe. Il toucha l’eau sans bruit et s’en fut aussi vite qu’il le pouvait. Les aventuriers regardèrent alors la pièce dans laquelle ils se trouvaient : c’était un petit couloir, pas plus de deux mètres sur cinq, barré à ses extrémités de deux portes. En voyant l’une d’entre elle, Skro s’exclama : « Mais c’est la porte devant laquelle nous étions bloqué tout à l’heure ! Ou en tout cas elle a les mêmes motifs. Ce qui veut dire, si c’est le cas, que c’était un piège. Cette créature nous attendait pour nous tuer mais nous l’avons libéré. » Nos héros n’en avaient pas pour autant fini avec le donjon et en étaient toujours prisonniers de ce couloir dont les deux portes étaient fermés.

A ce moment, Leknann, qui n’avait pas fait la moindre pause depuis le début du récit, s’arrêta quelques instants, puis reprit : « Ainsi se termine la première histoire des prisonniers du donjon. »


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   Réponse au Sujet 'Prisonniers du donjon' a été posté le : 28/11/03 12:49


(1) "Eh bande de ploucs euh... ola amis aventuriers attendez moi, je suis sûr que je puis aidez vos pauvre carcasses... euh vos nobles personnes vous échappez de ce somptueux euh... dangereux donjon glauque et pourri, je sais que je vous ai fais venir ici mais bon en fait c'est parce que je me sentais seul sans pouvoir torturer euh... jouer avec de débiles euh... gentils aventuriers comme vous donc si vous vouliez bien m'accepter dans votre désastreuse euh... superbe compagnie"

(2) "hum je pense chers aventuriers débiles... euh perspicaces qu'il serait plus judicieux pour votre mort... euh survie de suivre le chemin des ténèbres car connaissant mon patron la lumière du jour pourrait être un leurre pour vous amener devant un monstre bien plus gros encore qu'un golbarg géant..."

(3) Eh eh eh euh... chers cloportes... euh amis vous ne devinerez jamais ce que je viens de trouver dans mes poches... euh ce sont les clefs de la prisons... et euh en fait bah j'avais oublier de les rendre a ma femme... oui la grosse moche qui pu c'est ma femme et maintenant elle va sûrement demander le divorce je vais me faire virer de mon boulot je vais vivre sous les pont et je vais devoir piller les villages pour survivre BOOOOOOOOOOUUUUUUUuuuuuuuuuuuhoooooooouuuuuuuuuuuuHOOOOOOUUU

UUUUUUUUUUUUUUUUUUUU!!!!!

(4) "Bien alors on sollicite mon aide?! aha donc je fais partie de votre compagnie alors? c'est cool alors chuis content!!! bien alors euh... je peux vous dire *tchii* que euh... 'fin j'm'en rapelle pas trop mais euh je crois que par le sud on va aller vers la salle de torture... mais euh elle gardé par Robert... et il est pas très commode... sadique maso et surtout casse couille... *tchii* hum... euh... je sais aussi que euh il devrait y avoir un moyen de regagner les niveaux supérieurs mais bon là je peux pas vous en dire plus... le patron apparaissait comme ça et il disparaissait donc c'est peut être un de ses nombreux et terrifiant pouvoir... *tchii* et aux nord bah c'est mieux de pas y aller... *tchii*"

(5) "hum... eh bien... en effet le patron apparaissait comme ça dans le couloir avec un gros bruit genre CRRRRRRrrrrrrgrrrrrrrrRRRRRRcrrrr!! on aurait dis un bruit de meuble ou de truc comme ça qui glisse sur le pavé... hum sinon bah euh Robert... bah disons que j'ai un petit différent avec lui parce que je lui ai piqué son magazine porno ya un mois et je lui ai pas rendu... hum et en fait je l'ai même vendu a une liche... 'fin bon on va dire que ce gros poulet n'est pas une poule mouillée... si tu vois ce que je veux dire..."

(6) "héhéhé... euh salut Robert... mon pote... euh yo tape m'en 5... shake it up...hum euh... ça va? héhéhé... euh... bah ce que je fais ici? euh bah en fait... euh... bah euh... j'emmenais ces aventuriers dans... euh... bah ta salle de torture... pour... euh... bah leur faire visiter... ce sont euh des invités du patron et euh... bah ils avaient envie de te voir torturer les prisonniers et donc bah comme il faut pas aller a l'encontre des ordres du boss bah euh... je joue le guide...et si tu nous laisse pas passer tu as tort, gnoll (remarquez le jeu de mot...) parce que je le dirais au patron... et euh sinon bah euh pour ton magazine... euh... c'est le boss qui l'a il me l'a confisqué parce que je suis rester un peu trop longtemps aux toilettes avec... mais euh je vais te le ramener t'inquiète...héhéhé"

(7) Nom: Bomlèmor
Famille: Mortadel
Description: Fait exploser les morts, cadavres et morceaux de chair.
Historique: Ce sort fut utilisé durant la guerre de Pourriture opposant le
Magistra Poiouqedr à son Majordom Ngze, une fois que tous les occupant du
chateau soient mort. En effet tous deux étaient entourés des cadavres des
serviteurs diverses, certain fidel au Magistra, les autres raliés au
Majordom, soi environ 150 cadavres. L'explosion qui en suivie fut
désastreuse: le chateau décola comme une fusée transformant les contrées en un vaste royaume de feu, devenue par la suite Les Enfer de Xwilsqe; lieu
bien connue des Bourreau car on peut y trouver toutes sortes d'outils et
objets bizards pour la torture. Il paraît que le chateau est actuellement en
orbite autour de Jupiter ou une de ses lunes.







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Prisonnière du Donjon

Malkav du 11e siècle avec 2 px

Membre des forumeux en vacances

Chef de la guilde des mercenaires et gérant de l'Archerie Rouge


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Kirdinn



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Pourquoi vous regardez ca ?
   Réponse au Sujet 'Prisonniers du donjon' a été posté le : 15/03/04 15:45
alors, j'ai quelques menues critiques à formuler, cher Styr !

le ton donné par ton histoire est sérieux. ce qui ne colle pas exactement à l'esprit. mais cela se tient ! ceci dit, pour que cela reste crédible, il te faut passer plus de temps à chaque action, à chaque personnage. quelles pensées a t il ? qu'est ce qu'il voit ? aère un peu plus le texte, fait des paragraphe et va à la ligne dans tes dialogue, ce sera plus digeste.
de plus, dans mon souvenir, Gherbad meurt juste apres la sortie de la prison ... et là, je sens que tu va la faire mourir sous les coups des saurus apres le passage secret. mais je ne sais plus exactement comment ça s'est déroulé !


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Kirdinn
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dit aussi l'Ecureuil, dit aussi l'Ours
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