Zombie

-= Chaos Legions =-
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Réponse au Sujet 'Honte et Fierté' a été posté le : 01/01/05 22:11
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wep... on attend la suite Waz !!!
en tout cas, merci pour ce nouvel épisode.. et bonne année 
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Cachée
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moustache

-= Chaos Elite Troops =-
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Réponse au Sujet 'Honte et Fierté' a été posté le : 03/01/05 14:21
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pour ce qui est de la description, je la trouve tres bien, bien integree aux souvenirs qui sont attaches aux lieux sur lesquels taraz pose les yeux, et nous projette derriere ces yeux - et en plus j'aime bien l'image de la ville que tu nous fait imaginer, ce qui ne gate rien.
pour ce qui est de l'ensemble (puisque je n'avais pas lu avant), j'aime beaucoup, c'est clair et fluide, pas de longueur, bref c'est bien.
euh...
on peut avoir la suite dans pas longtemps? 
-------------------- penser a ne pas oublier
"Ce n’est pas l’homme qui arrête le temps, c’est le temps qui arrête l’homme." Chateaubriand
"on ne va tout de même pas s'empêcher d'être heureux sous prétexte qu'une relation finit toujours mal (et au mieux, par la mort de l'un des protagonistes)." conanounet
"If common sense were a reliable guide, we wouldn't need science in the first place." A.Gefter, New Scientist
requyem for a domina...
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Cachée
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Barak Spiegel

-= Chaos Legions =-
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Réponse au Sujet 'Honte et Fierté' a été posté le : 15/10/05 05:08
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Neuf mois entre les parutions, ça te va ? 
On peut prendre ma réaction pour de la paranoïa, mais les relations qu'entretient ma famille avec la communauté des «Beaux Quartiers», les quartiers qui ne sont pas pris dans la fumée des forges, n'étaient pas vraiment cordiales, c'était vraiment le moins qu'on puisse dire... Nous n'avons jamais versé le sang (avec une arme du moins...) dans les combats nous opposant à eux, mais à cause de certaines défaites peu glorieuses (en effet, il n'est jamais agréable de se faire honteusement laminer dans une rue fréquentée...), de vulgaires bagarres nous sommes passés à de vraies rixes... Un de nos amis fut ainsi pris à parti au détour d'une allée et fut sévèrement blessé... Ils s'étaient armés, cette fois-ci... Aussi avais-je pris l'habitude de me préparer, dans le doute, à me battre sans retenue aucune.
Je plaçai donc ma main sous la tête de hache de combat, que je porte à droit, et avançai d'un rythme égal, pour ne rien laisser paraître de mon trouble à ces possibles assaillants. Mes bottes claquaient sur le sol d'un son métallique étouffé et tout mon paquetage leur faisait écho. Mes oreilles bourdonnaient légèrement et le sang battait à mes tempes au rythme de la marche... J'approchais des inconnus qui m'avaient repéré d'ailleurs... Ils me faisaient face à présent et attendaient que j'arrive à leur niveau... Alors qu'il ne restait qu'une centaine de mètres entre nous, je les reconnus et partis dans un éclat de rire nerveux.
En effet, ce n'était que Tharkûn, Bhanâd et Tarag, mes chers amis ! Quelle joie de les voir (et quel soulagement...) ! Tharkûn était l'assistant de mon Maître Forgeron et Bhânad et Tarag les fils de l'Ancien de Telekul, notre quartier, le quartier de la forge...
Goguenards, ils semblaient fiers de la frayeur qu'ils m'avaient faite, ce qui ne m'empêcha pas de leur offrir une franche accolade, car j'étais vraiment heureux de les voir une dernière fois.
«Alors salopard, tu allais t'en aller sans même nous dire au revoir ?» me lança Tharkûn avec un air de reproche. «Tu croyais vraiment que tu pouvais nous esquiver ?» continua-t-il, avec un air amusé.
Tharkûn avait le profil type du forgeron: queue de cheval et barbe courte noires, bourru, doté de puissants muscles, il portait son tablier de cuir comme une seconde peau (au point que je ne me souviens pas l'avoir vu sans) qui se rapprochait de la sienne, tannée par le feu du foyer.
«On ne t'en veut pas, remarque. On aurait sans douté été aussi pressés de partir à l'aventure...» me dit Bhânad, l'air faussement conciliant.
«Sauf que nous, nous n'aurions pas oublié de prévenir les copains !» ajouta Tarag, qui me frappe du poing sur l'épaule.
Tarag et Bhânad étaient jumeaux, grands, aux traits assez fins pour des nains. Ils portaient tout les deux simplement la moustache qu'ils tressaient avec grand soin et gardaient les cheveux courts, pas au delà de la nuque. Cependant, autant Tarag était noir de cheveux que Bhânad était roux. Ce dernier était le plus sage des deux et était de bon conseil. Ces deux-là savait mettre de bonne humeur, quoiqu'il arrive !
«Je ne voulais pas vous vexer, vous savez...» dis-je benoitement...
«Ben c'est raté...» murmura Tarag, bougon.
«... mais je ne voulais pas que ça se sache, pour des raisons évidentes de sécurité...»
«Ca aussi, c'est raté.» ricana Bhânad. «Tu sais bien qu'on l'aurait tu ! Pourquoi ne nous as-tu rien dit, alors ?!»
«Tu veux qu'on reparle de votre soeur ?»
Tharkûn rit et les jumeaux se regardèrent l'un l'autre, gênés.
«Bon, on te le concède. Elle ne sait pas vraiment tenir un secret.» commença Tarag
«Pas vraiment ? La dernière fois que vous lui avez confié un secret, même les Hauts-Quartiers le savaient dans les douze heures qui suivaient...» l'interrompit Tharkûn.
Tarag regarda ailleurs et commença à siffler, de cet air parfaitement idiot dont il se parait quand il savait qu'il avait tort.
«Oui, bon, d'accord, mais ça n'empêche pas que tu aurais pu nous prévenir ! Franchement, si on n'avait pas su par Tharkûn que tu t'en allais...»
«Moi-même je ne l'ai sû que parce que le Maître me l'a dit...» grogna Tharkûn.
«... nous n'aurions pas pu te dire au revoir et là, on t'en aurait voulu à mort !» dit Bhânad en agitant un doigt lourd de reproches sous mon nez.
«Ne croyez pas que ça me faisait plaisir de m'en aller sans vous saluer ! Seulement, je n'avais pas le choix... Si jamais je vous en avais parlé, vous savez pertinemment qu'un autre commité de départ m'aurait ceuilli et avec autres choses que de chaleureuses embrassades, alors cessez de me casser les enclumes !» répondis-je, assez mécontent... «Cela étant dit, je suis heureux que vous l'ayez sû, ça me permet de vous faire mes adieux. J'avoue que c'était un de mes regrets que de partir sans vous revoir une dernière fois...»
«Et tu nous regretteras encore davantage quand on t'aura offert nos cadeaux d'adieux !» me lança Tarag,
«Eke ?!» fis-je, l'air probablement hébété et complètement débile.
«Ben vi, cadeaux. Tu sais, les machins qu'on refourge à quelqu'un quand ça encombre la maison, là !» se moquat Bhânad. «Tiens, attrape, c'est le nôtre celui-là.»
Il me lança un objet brillant que je ne pus distinguer avant de le saisir au vol. J'ouvris alors ma main et découvrit une magnifique bague en argent sur laquelle se croisaient deux tresses en ubuzun courant sur toute la surface de la bague.
«Elle... Elle est superbe...» réussis-je à balbutier.
«Pas vrai ?» répondit fièrement Tarag. «C'est notre réalisation ! Il nous en a fallu du temps pour tailler et incruster l'ubuzun, mais le final est plutôt pas mal.»
«Plutôt pas mal ?! Tu te fous de moi ? Tu pourrais la vendre une fortune aux gens des Hauts !» m'écriais-je, toujours bouche-bée devant cette pièce de maître. Ils avaient énormement progressé depuis l'anneau tordu et frustre de leur début, anneau qu'ils m'ont forcé à porter pendant des mois...
«Bah, content que ça te plaise.» me répondit Bhânad avec un grand sourire.
J'enfilai l'anneau à mon doigt; il y glissa sans problême. Ils avaient même calculé sa largueur...
«A mon tour de te donner mon cadeau, je crois.» Tharkûn me tendit alors une dague dans son fourreau. Je la saisis par le chemin et la sortis de son étui de cuir et là encore, j'étais passablement surpris. Tharkûn me donnait une de ses meilleures dagues; une lame légère et équilibrée, gravée de runes de protections, rivée dans un manche de bois avec une garde taillée. Elle n'impressionnait peut-être pas, mais je savais que j'avais en main une pièce de très haute facture.
«Tu as cette mauvaise habitude de ne jamais te servir de dagues. Là encore, tu as une hache de combat et une de jet, mais pas de dague. Je t'ai pourtant répété qu'une dague pouvait être d'un grand secours mais têtu comme tu es... Alors je te force la main en t'offrant cette dague. Au moins, je suis sûr que tu en seras équipé !»
Il posa sa main sur mon épaule.
«Prends soin de toi, Taraz. Il serait dommage qu'on perde un artisan de ta trempe.» Sa voix se brisait dans l'émotion.
Les jumeaux m'encadrèrent.
«Ouais, prends soin de toi.» Tarag retint des larmes. «Si là-haut, ça devient trop dangereux, retourne illico parmi nous. On sera ravi de te revoir...»
Bhânad me souriait, les yeux embrumés.
«Allez, viens par là... On a ramené un tonneau pour nos adieux... Tu as un peu de temps devant toi, non ?»
Et nous bûmes tous les quatre, pour nos adieux, chantant une dernière fois nos chansons à boire...
Reprise après une longue pause... Je suis un peu rouillé ^_^ Critiques et avis bienvenus...
Merci Ratounette pour la relecture 
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Dernière mise à jour par : Wazatiste le 15/10/05 15:21
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-------------------- "Welcome to your Prostate, Professor"
"On est les enfants oubliés de l'histoire mes amis, on a pas de but ni de vraie place, on a pas de grande guerre, pas de grande dépression, notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c'est nos vies"
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Cachée
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Réponse au Sujet 'Honte et Fierté' a été posté le : 19/10/05 15:07
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eh ben, la comme ca juste apres avoir fini de lire, j'aime toujours autant. je trouve ta description des adieux inattendus tres bien faite, les personnages et leurs relation a mon avis bien rendues, avec ce melange de bravades, rigolades, souvenirs et emotion que j'imagine tout a fait pour des adieux entres bons amis.
bref, la suite? (comment ca je me repete?)
-------------------- penser a ne pas oublier
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