Dixit Eo

-= Chaos Doomed =-
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Réponse au Sujet 'Noir Jaune Rouge....' a été posté le : 10/11/04 18:25
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- Bonjour Grégory, j'suis contente de t'voir !
- Moi aussi, Mémée. Je peux t'embrasser ?
- Bien sur ! Pourquoi tu n'pourais pas ?
- Je t'aime.
- Moi aussi m'chou. Mais pourquoi tu pleures ?
- J'ai mal.
- Qu'est ce qu'il y a ?
- C'est une femme.
- Quelle femme ?
- Celle dont je t'ai déjà parlé.
- Ah, cette femme. Tu l'aimes, non ?
- Oui. Mais elle plus.
- Ahlà... Ne't'tracasse pas... C'est qu'elle n'en valait pas la peine !
- Mais je l'aime !
- Je sais. C'est dur. Le moral, ça va ?
- Non. Je passe mon temps à m'amuser pour essayer d'oublier, et je ne m'amuse qu'à moitier. Tiens, demain, je vais en Bretagne jusqu'à lundi.
- Et la santé ?
- Ca va.
- Ne te laisse pas aller. Tu m'promets ?
- Je.. je ne peux pas le promettre.
- Grégory, tu n'peux pas t'laisser aller.
- Ca fait des années que ça dure. Je pensais qu'enfin, j'alais redevenir quelqu'un...
- Je sais. Promets-moi.
- Je ne peux pas te le promettre.
- Tu veras. Ca ira mieux avec le temps. T'en trouveras une autre. Tiens, t'faudrait un p'tit chat. C'est distrayant.
- Je ne veux pas un chat, je ne veux pas me distraire.
- Je sais, m'chou... ça m'fait mal de t'voir comme ça.
- Je suis désolé. J'ai l'impression de ne plus être capable de rien.
- T'es le seul à être sortit de la maison et à t'être débrouillé tout seul mon p'tit. C'est déjà beaucoup.
- Ce n'est pas assez.
- T'en trouveras une qui te plais tu veras.
- Je m'en fous des autres femmes.
- Je sais... C'est dur.
- Oui.
- Tu veux que j'vienne ? J'peux p'têtre v'nir le week end.
- Je m'en vais demain jusqu'à lundi.
- Ah ? Où ça ?
- En Bretagne.
- J'suis sotte, tu m'en as parlé, déjà.
- Ce n'est pas grave.
- Te tracasse pas.
- Je voudrais bien... Je vais devoir te laisser.. bonne soirée.
- Je t'aime. Je pense à toi.
- Moi aussi. Au revoir.
- Au revoir.
***
- Bonjour Grégory, j'suis contente de t'voir !
- Moi aussi, Mémée. Je peux t'embrasser ?
- Bien sur ! Pourquoi tu n'pourais pas ?
- Je t'aime.
- Moi aussi m'chou. Mais pourquoi tu pleures ?
- J'ai mal.
- Qu'est ce qu'il y a ?
- C'est une femme.
- Quelle femme ?
- Ce n'est pas grave.
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Dernière mise à jour par : Zien Nith le 09/12/04 01:40
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Réponse au Sujet 'Noir Jaune Rouge....' a été posté le : 11/11/04 23:39
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je me permets une intrusion sur ce thread mais voilà ceque je voulais te dire Greg l'autre soir suite à un de tes textes. Je sais, c'est sûrement très déplacé venant de ma part, mais tant pis, c'est le fond de ma pensée et c'est que je t'encourage à faire
Citation :Message de Zien Nith
...
- J’en ai mare.
- Prends sur toi. Tu souffres et tu souffriras encore, encore bien plus.
- Je ne suis pas fait pour ça.
- Tu es fait pour vivre. Alors vit.
- Peut-être.
- Sûrement.
- … Peut-être.
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- assurément ! parce que vivre les choses pour ne les ressentir à moitié, ça ne sert à rien. Autant ne rien faire.
- et souffrir ?
- Au moins tu auras vécu, tu auras aimé, tu auras été immensément heureux, même un cours temps. A tenter les choses, autant les vivre jusqu'au bout, les vivre intensément, même si on doit se brûler les ailes après et sombrer. Tu auras vécu. C'est l'essentiel.
- peut-être...
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Dixit Eo

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Réponse au Sujet 'Noir Jaune Rouge....' a été posté le : 16/11/04 03:12
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Si pour aimer, pour chérir,
Il faut par après haïr,
Payer le travail fournis,
Ca n'en vaut pas le prix.
Si pour vivre heureux,
Traverser destins fameux,
Il faut en devenir pourris,
Ca n'en vaut pas le prix.
Si pour être fier de son chemin,
Il faut le regretter sans fin,
Après avoir amerrit.
Ca n'en vaut pas le prix.
Si pour vivre la joie
Il faut exploiter autrui,
Y jouer de mauvaise foi,
Ca n'en vaut pas le prix.
J'ai recherché le doux rêve
D'un homme qui n'avait rien
J'ai recherché le doux rêve
D'un homme sans destin.
J'y ai trouvé la vérité
Dure à entendre et à lire,
J'y ai vu la réalité
Qui ne pouvait me suffire.
Une illusion s'est éteinte,
Un rêve s'est démonté
Mais sortis de cette étreinte
Mortelle un homme s'est levé
Nouveau pour traverser
Un monde de profit, d'autorité
De paroles insensées
D'actes désintéressés.
Un homme qui n'accepte plus
De se traîner en faible
Un homme qui n'acceptera plus
La démarche pitoyable des faibles
Comme ne l'ont pas acceptée
Ceux face à la sienne
Sur qui il croyait compter,
Avant que réalité ne revienne.
Moins prompt à aimer,
Moins prompt à croire,
Mais encore plus passionné
Et encore plus en son art
Pour qui saura lui dicter
Des paroles moins variables
Des sentiments moins instables
Une conduite moins animée.
Car en fin de compte, après tout, lorsque je revois mes traces de pas, dans le sable, à moitié effacées par le vent, je ne puis que me dire que quelque soit l'amour que j'ai éprouvé, il ne sera jamais assez grand pour palier à la folie dans laquelle j'ai sombrée ces dernières semaines, il ne sera jamais assez grand pour panser les blessures qu'il a lui même créées. Cet amour s'est contenté de se présenter, de me titiller puis de s'en aller. Sans aucuns scrupules, avec une ignorance déconcertante, cet amour m'a brisé le coeur en fins morceaux de mercure et m'a gentiment proposé de tout ramasser. Cet amour a tué la part de rêve qui était en moi et à déconstruit la charpente qui m'aidait à supporter le poids des années. Nu, face à lui, je ne peux maintenant que recommencer à espérer qu'un jour, cet amour revienne pour une autre et ne me laisse plus me débrouiller seul, désarmé.
J'en ressort finalement grandit, mais entraîné dans une direction qui ne me sied guerre. Tel le marin qui apprend à survivre sur une île déserte suite à un naufrage, mais qui n'en reste pas moins perturbé, jusqu'à sa fin. Ca plait peut-être aux animaux, mais pas aux marins.
Pas aux humains.
Du moins, ça ne me plait ni ne me sied pas.
Je suis né pour vivre, je suis né pour aimer, je suis né pour être aimé et pour construire autour de moi ce qui me plait. Je ne puis désormais plus me permettre la vie d'un homme pressé, celle qui consiste à vivre intensément pour ensuite sombrer. Je ne puis plus le faire, car si ça m'a beaucoup donné, ça m'a tout autant pris. J'ai faillis trépasser et ça en est la cause. J'ai profité sans sourciller de tout et de tant d'autres choses encore. Oubliant que si j'avais adopté cette idée depuis le début, je ne serais déjà plus de ce monde pour en parler.
Il est temps pour moi d'être raisonnable et sensé. Il est temps pour moi de vivre avec la conscience de l'homme qui sait ce qu'il a à perdre, et qui sait ce qu'il a à gagner.
Il est temps pour moi de reprendre mon sourire d'antan et de revivre en harmonie avec lui. Je me vois enfin contraint à vivre pour ne pas mourir.
Continue à te brûler les ailes si telle est ton envie. Moi, j'en prendrai soins et les bénirai chaque jour que Dieu fait, car viendra bien assez tôt celui où elles ne porteront plus le poids du passé.
Car c'est un cadeau qui m'a été fait et que je me dois de considérer.
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Dernière mise à jour par : Zien Nith le 09/12/04 01:40
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Réponse au Sujet 'Noir Jaune Rouge....' a été posté le : 30/11/04 22:56
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Les gens normaux.
J'ai traversé grandes rivières,
Grands fleuves, j'ai vu grandes mers.
Les gens normaux m'ont dit "toi, là !
Tu ne fais rien, sers-toi d'ton bras !"
Au doux matin, dès le levé,
Aux lueurs roses du soleil,
Les gens normaux s'en émerveillent..
Je vois des biles ensanglantées.
Les gens normaux, pour pas tripettes,
Perdent sang froid et volonté.
En face la mort j'ai affronté,
Je l'ai invitée à la fête.
Les gens normaux, quand ils me voient,
Se disent "qu'est-c’que c'est ce gars ?"
Il fout rien de ses pauv'journées !
Il mérite donc qu'on joue d'son nez !
Les gens normaux, fiers et droits,
De n'avoir jamais combattu,
De ne devoir baisser les bras,
Me traitent comme un chien battu.
Pitié, mensonge, haine et mépris,
Les gens normaux dans leurs regards.
Folie désir, J'ai tout pris,
Venant de ces gens sur le tard.
J'avais pourtant tout affronté.
J'étais pourtant toujours vivant,
Face à ce qu'Elle m'avait donné,
Face à ma tare, assurément.
Mais l'égoïste individu
Ne reculera devant rien.
Pour vivre rêve étant son dû,
Il va agir comme un chien,
Faire les yeux doux à l'homme faible,
Quand enfin il le fut le plus,
Doucement lui plumer ses ailes,
Tout bas lui intimer ses vues.
L'homme si faible et pourtant fort,
Ayant empalé ses démons,
Se croyant enfin à bon port,
N'y voit aucune déraison.
"Je suis franc, honnête et droit
Je suis homme de bon aloi
Restons nous-même et jouissons
Bien de cette douce passion !"
"Qui diable oserait me mentir
Quel-est le démon qui os'rait
Jouer avec mes ressentirs
Pour soulager sa puberté ?"
"Quelle créature ainsi dotée
D'une humanité sincère
Pour ma mie se ferait passer
Sans succomber sous les ulcères ?"
Oui mais les gens normaux ne savent
Ce qu'ils ont dit, ce qu'ils ont fait
Les gens normaux se croient si braves
Qu'ils en oublient tous leurs méfaits.
J'ai eu la naïveté de croire
Que cette femme aux yeux fermés,
Parlait en son nom, en son âme
Sans artifices pour se cacher
Qu'elle voulait avant tout ma force,
Qu'elle voulait avant tout mon âme,
Pour y régler ses propres blâmes,
Pour renforcer sa propre écorce.
Va au diable petite fille,
Mesquine enfant, douce dauphine,
Va ailleurs faire d'autres ruines,
Prendre dans d’autres mains tes mies.
Je ne t'en ai jamais aimée.
Car mon affection je ne l'ai,
Pour les gens normaux et les leurres,
Mais pour ceux qui sont dans mon coeur.
Je m'en vais vivre comme avant,
Au gré de l'eau, dans l'air du temps,
Affronter mes peurs quotidiennes,
En attendant que le jour vienne,
Où une femme sans parures
Dame de bien haute carrure,
Se montrera digne de voir
Mes faiblesses et mes espoirs.
Alors nous serons deux amants,
A nous aimer passionnément.
Alors nous vivrons tendrement,
Affrontant nos matins de sang.
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Dernière mise à jour par : Zien Nith le 09/12/04 01:40
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Réponse au Sujet 'Noir Jaune Rouge....' a été posté le : 21/12/04 15:24
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Femme de vingt-cinq ans.
Assise sur une chaise, dans le coins d'un hôpital, tu attends. Marqué par la douleur et par les cris, par la famine et par l'envie, marqué par les doutes et par la jalousie, ton visage tanné se tord vers ta poitrine. Le dos courbé d'avoir tant porté, le dos pris par vingt-cinq ans de vie, vingt-cinq ans de souffrance, le dos écrasé par le poid du passé oublié, du présent à oublier, du futur oubliant, qu'attends-tu en ce lieu ? Quel rêve avais-tu ? Quelle vie voulais-tu avoir ? Quels plaisirs as-tu oublié ? Femme de vingt-cinq ans amochée par le temps, détruite par les années, quelle sagesse n'auras-tu jamais ? Quelle vieillesse éviteras-tu ? Quelle décadence subis-tu ? Femme de vingt-cinq ans aux cheveux gras et presque gris, aux bras maigres et aux jambes tremblantes, quelle maladie t'a rongée ? Quel fléaux as-tu cessé de combattre ? Quel désepsoir t'envahit pour mourir aux portes de la vie ? Qu'est ce qui pousse ton pied hésitant vers les médecins ? Qu'est ce qui accorde ton regard avec le mien ? Pourquoi portes-tu aujourd'hui plus que je n'ai jamais eu à porter ? Quelle mauvaise âme s'est déchaînée sur toi ? Pour qui fais-tu tout cela ? Femme de vingt-cinq ans passés, qu'as-tu donc fait au Tout Puissant pour qu'il te maudisse de la sorte ? Quelle cruelles manières as-tu adoptées ? Quel crime immonde as-tu perpétré ? Femme de vingt-cinq ans à peine, quelle enfance as-tu espéré, quelle adolescence voulais-tu trouver ? Quelle adulte de toi s'est échappé ? Femme de vingt-cinq ans maintenant, qu'est ce qui t'a autant fatiguée ? Pourquoi as tu tout abandonné, sauf la lutte d'une vie insensée ? Femme de vingt-cinq ans seulement, je partage ta maladie et tes souffrance, ton fléaux et ton ignorance, avec une force moins intense... Femme de vingt-cinq ans pourtant, j'admire la laideur de tes traits, la courbure de tes méfaits, la voilure de ton âme, j'admire cette conscience tourmentée, vivante, ayant espéré, ayant vulu croire, ayant déchanté... ayant sombré... j'admire, je plains et j'aime de toutes mes forces cet être humain, ce semblable, qui porte l'âge qu'il n'a pas avec moins d'air qu'il n'en faudrait.
Femme de vingt-cinq ans, continue à marcher, pas à pas, vers la mort, mais ne crois pas que personne ne t'as vu traverser la vie et t'y accrocher.
Femme de vingt-cinq ans, bon voyage et bon vent.
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Dernière mise à jour par : Zien Nith le 21/12/04 15:27
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Réponse au Sujet 'Noir Jaune Rouge....' a été posté le : 01/02/05 16:39
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Lutte.
Il fait froid, mais ma rage perdure. Ils ne m'auront pas. Tous des cons. Si seulement ils savaient... si seulement ils comprenaient ce qu'ils s'apprêtent à faire... Non... Ils n'y arriveront pas. Ils ne me tueront pas, je ne me laisserai pas faire, c'est ma vie, MA vie, la seule, et j'y tiens. Je ne veux pas mourir. Les hommes ne comprennent pas qu'après, il n'y a plus rien... Ni le froid, ni la tranquillité, ni la douleur, ni la rédemption... Plus rien. On cesse complètement d'être, notre esprit cesse de fonctionner, et l'infini se déroule après nous comme il s'est déroulé avant nous... Sans nous. On n'existe plus, on meurt, on ne souffre plus, on meurt. On n'est plus vivant...plus vivant, non. Ils ne m'auront pas. On ouvre la porte de ma cellule. Le bourreau entre. Il ne m'aura pas. Ha, mon poing dans tes dents, face de rat. Tu ne m'auras pas. Vous ne m'aurez pas. Souffre pour vouloir m'ôter toute vie. Souffre pour me prendre la seule chose que je possède. C'est ça. Appelle tes complices. Qu'ils viennent. Coup de pied. Coup de poing. Ils sont trop, mais ils ne m'auront pas. Ils m'ont arrêtés, ils me traînent, ils me sortent au grand jour devant la foule hurlante, mais ils ne m'auront pas.
Les gens sont fous. Ils ne comprennent pas qu'ils pourraient être à ma place, traînés sur cette potence. Ils ne perdent rien pour attendre. Un jour, l'un d'eux sera à ma place, se laissera faire et perdra la vie, la conscience... Il perdra même la mort et son idée. Mourez, vous qui voyez mourir. Une guillotine. Quelle idée. Ils pensent que je vais me laisser mettre la tête dans ça ? Lâche mon bras... Lâchez ma jambe... Lâchez ma jambe ! Prends ce pied, prenez cette main ! Vous ne m'aurez pas, tous autant que vous êtes ! Lâchez moi ! Lâchez mes mains, mes pieds, mon corps, je l'ai et je le garde, il est mien, lâchez le ! Ce n'est pas possible. Je me contrôle, je devrais pouvoir faire quelque chose. Ils me traînent. Ils me traînent.
Prends mon front dans le nez, pourriture. Laisse-moi goûter ton sang. Prends mes genoux, prends mes coudes, prenez moi et souffrez de moi, puis lâchez moi !
Lâchez moi... Laissez mon cou ailleurs que sur ce bois. Bougez vos mains de ma nuque, de mes épaules, lâchez mes cheveux ! Tirez-les tant que je me débats ! Fuyez ma colère, relâchez vos étreintes, je le veux ! Qu'il en soit ainsi, ce n'est pas possible autrement ! Prenez mon pied... Evitez-le... Prenez le deuxième.
Enfermé ? Vous m'enfermez dans cette prison de bois ? Vous croyez que ça va me retenir ? Vous pensez que c'est assez solide ? Ma rage peut tout affronter, ma volonté peut tout annihiler. Je suis plus fort. PLUS FORT ! Ca me fait mal au cou, mais je sortirais de là. Je sortirais. Prenez le temps de me regarder me débattre, je sortirais de là. Prenez-le temps, vivez l'instant, vous allez voir. Mes mains sont serrées, mon cou aussi, mais il en faut plus. Déblatérez, vous allez voir, tous ! Vous verrez. Vous ne vous rendrez pas complice d'un meurtre, je...
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Dernière mise à jour par : Zien Nith le 01/02/05 20:20
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Réponse au Sujet 'Noir Jaune Rouge....' a été posté le : 26/03/05 12:10
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Démons et anges
Démons des anciens temps,
Anges des temps nouveaux,
Vous dévoilez les instants
Les plus charnels et les plus beaux.
Mais dans votre vie vide de sens,
Vide d'ambitions et d'amours,
Contre votre misérable panse,
Grognent celle de ceux de votre cour.
J'ai affronté votre malheur,
Votre bonheur et votre hargne,
Et je reste cois face à ces heurts,
Nu comme Adam sans vigne-pagne.
Mais grâce au fruit d'un mien labeur,
Grâce à mes dix doigts enchanteurs,
Grâce à tout ce qui fait mon peut,
Je suis en fin de compte heureux.
Pas de respect de mesure, je sais ! Mais ça a été écrit sur un coup de tête, sous le coup de l'énervement, sensuré sur un autre site web, j'ai décidé de tourner un texte un peu défaitiste en reprenant chaque phrase pour en faire une strophe. C'est perfectible, mais je ne veux plus y toucher.
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Fée raille

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Réponse au Sujet 'Noir Jaune Rouge....' a été posté le : 26/03/05 18:38
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Personnellement, plus c'est franc, et a-mesuré, plus il y a le cri et la musicalité des mots, plus j'aime.
Continue Greg, comme ça mais aussi quand tu auras quelque chose de beaucoup plus anodin, idiot, ou qui te semblera éphémèrement agréable. Ca fait du bien aussi de mêler au noir quelques fleurs.
Je ne l'ai pas fait de mon côté, j'avais toujours préférer poétiser dans la mélancolie, le sombre ou la bataille alors que certains petits riens heureux auraient été aussi fort si j'avais pris la peine de les écrire.
-------------------- Manendi Etonae ad perficiendas Britannicas litteras, Nero flagrabat desiderio Urbis.
En séjour à Eton pour perfectionner son anglais, Néron brûlait de revoir Rome
Citation :ZiGGy> Tu permet une MAJ de mon avis dans ton profil: "Grade : chieuse. Talent : max.
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