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Lishtarone

Tortionnaire



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   Les Terres Vierges de Malphéjji a été posté le : 29/08/03 09:25
Comprendant la détresse extrème de certains à suivre le Tome 3 des mémoires d'Outre terres (à savoir : Les Terres Blanches de Naramône) je me permets de poster le premier volet (150 pages sous word, ça va vous prendre du temps de tout lire... bon d'accord, je vais le découper :D).

Comme certains le devineront sans peine, ce premier volet est tiré d'une campagne ADD (rêgles modifiées). Ce qui explique la grande maladresse de certains personnages (Funble !! :r ouinnn mon pauvre petit perso).

Pourquoi je ne l'ai pas posté en premier ? Et bien parce qu'il était en correction en vu d'être proposé à l'édition (vous avez l'avant première, n'est-ce pas magnifique ? ^^) et que j'écrivais justement la suite et l'après-suite (lire tome 2 et tome 3) et qu'il m'a semblé plus intéressant de poster le tome 3, voir si vraiment personne ne s'y retrouvait.

Bref... pour faire plus court, je vous présente les Terres Vierges de Malphéjji. Je vous invite à me faire part de vos commentaires. C'était le premier long ouvrage que j'écrivais, ce qui expliquera sans doute les erreurs de construction.


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LE NAVIRE

Sélentine avait un air de fête en ce jour de semaine. Le soleil était déjà bas et la mer d'un bleu profond. S'approchant du port où était amarrée "l'Espérance", Darwil prit soin de préparer l'argent. Devant elle, un chevalier en cotte de mailles donnait déjà le prix du voyage au cambusier. Près de lui, un homme d'une stature imposante attendait, les bras croisés et l'oeil alerte. Un casque lui masquait le visage, mais dans ses yeux, brillait une détermination sans borne. Il était le capitaine d'armes. Darwil pensa qu'il ne ferait pas bon se frotter à lui ! Elle serra contre son oreille son capuchon de laine et tressaillit lorsque le cambusier lui demanda six pièces d'argent pour le voyage jusqu'à Ferromaine. Six pièces d'argent ! A ce rythme là, elle risquait de n'avoir plus aucun argent avant la fin de son voyage. Noërwen lui paraissait mélancoliquement loin. Avoir quitté son île natale avait été son seul mouvement de révolte et à présent, c'était l'aventure qui l'attendait. D'abord, aller à Ferromaine où elle pourrait sans aucun doute trouver un quelconque travail lui permettant de gagner suffisamment pour s'acheter un cheval. Ensuite, peut-être les terres vierges. Le capitaine d'armes la suivit des yeux tandis qu'elle montait sur le pont en se-couant la tête. Elle espérait à présent ne pas perdre sa prestance pendant le voyage.
L'ordre de larguer les amarres fut donné et le vent se mit à gonfler les voiles.

- C'est parti. Pensa Darwil.

Pas très grande, elle avait les cheveux blond-roux et les yeux d'un vert limpide. Sa peau était très blanche. Elle était tout simplement belle. Mis à part ses oreilles en pointes, elle aurait pu passer pour une jeune adolescente humaine. Mais Darwil était une elfe. Une elfe Sylvestre partit pour l'aventure ou peut-être pour échapper à quelque chose. L'épée dans son dos indiquait à quiconque qu'elle n'était pas aussi fragile qu'elle le paraissait.
En comparaison, le chevalier qui se tenait à ses côtés, était immense. Il avoisinait le mè-tre quatre vingt-cinq mais ses cheveux blonds et yeux bleus ne rattrapaient en rien les cicatrices qui le marquaient profondément. Nul n'aurait put dire quelles étaient les moti-vations de son voyage. Pourvu d'une cotte de maille et d'une épée bâtarde, il dissuadait quiconque de se frotter à lui ! Darwil continua son observation des passagers d'un oeil distrait. Le chevalier l'ayant précédé dans ce voyage, il était le seul à avoir suffisamment retenu son attention pour qu'elle se permette de le détailler. Le reste du bateau était un mélange hétéroclite d'humains. Certains gros, d'autres petits... chacun avait une particularité vestimentaire. Pour le reste... ils se ressemblaient tous plus ou moins à ses yeux.


Le capitaine monta sur le pont et entama un long discours. Darwil ne l'écoutait déjà plus. Elle repoussa son capuchon et détacha ses cheveux qui se mêlèrent aux alizés. Elle ne remarqua pas la lueur d'intérêt qui venait de s'allumer dans le regard du capitaine d'armes.

- Tiens, tiens, une elfe des bois ! Murmura t-il.

Il aida le capitaine à redescendre dans sa cabine et chassant les images qui lui venaient à l'esprit, il s'enferma dans ses appartements.
Les passagers descendirent les uns après les autres dans les cales qui leur étaient réservées. Darwil partageait la sienne avec dix autres personnes dont le chevalier. Elle commençait à s'installer quand un vieil humain qu'elle n'avait pas vu, se tordit de douleur sous les assauts d'une quinte de toux caverneuse.

- Laisse faire Darwil, ce n'est qu'un humain ! S'intima-t-elle.

Mais la poitrine de l'homme menaçant de se déchirer, elle craqua et se décida à le soulager. Dans sa forêt, Darwil était garde-chasse. Elle s'occupait de répertorier les espèces végétales et animales ainsi que de confectionner des remèdes simples à base de plantes. Elle choisit donc quelques herbes dans son sac et les broya. Elle prit un peu de cette mixture et la porta à ses lèvres. Mastiquant consciencieusement, elle prit de l'eau claire et la mélangea avec. Puis elle recracha soigneusement le tout dans un bol de terre cuite où elle rajouta de l'eau.

- Tiens, petit vieux, bois ça, ça te soulagera !

- Bonjour grand-père. Tu voyages seul ? C'est plutôt périlleux comme voyage pour un homme âgé.

Le chevalier s'était approché de l'homme et conversait avec lui. Elle ne leur jeta qu'un regard puis s'en fut dormir sous les murmures d'approbation.
L'homme se calma, la remercia et s'allongea.

- Je vais à Ferromaine pour porter mon testament à ma fille qui a tenu à s'exiler dans ce pays. Je suis bien vieux pour faire le voyage, mais il est important à mes yeux.

Elle ne répondit pas. La conversation des humains était si peu intéressante que depuis longtemps, elle ne les écoutait pas. Le chevalier poursuivit la conversation un moment avant de se retirer pour la nuit. Il ne tarda guère à sombrer dans un sommeil profond.



La nuit n'était pas encore terminé que Duncan MacGilmore se réveilla, alerté par un frottement suspect. Il se releva sur un coude et tendit l'oreille, aux aguets. La nuit lui renvoya les bruits du navire. Finalement rien d'inhabituel. Pourquoi donc s'était-il réveillé ? Il haussa les épaules et se recoucha jusqu'au matin.


Dernière mise à jour par : Lishtarone le 29/08/03 09:29

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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 29/08/03 14:51
La musique discordante d'un triangle prévint les chambrées que le petit déjeuner était servi. Tout le monde sauta prestement des hamacs et monta l'échappée qui menait sur le pont. Duncan suivit le mouvement tandis que Darwil se sentant paresseuse comme ja-mais, se décidait enfin à descendre de sa couche. Elle s'étira longuement, luttant contre les nausées de la mer, puis, d'un pas lourd et lent, elle se dirigea vers le pont. En passant, elle secoua le vieil homme qui dormait toujours. Elle avait mal dormi. Bien sûr, elle mit cela sur le compte de l'absence de nature et de fougères fraîches.
Elle se glissa au bout d'une table, en face du chevalier. On lui jeta un bol emplit du fa-meux petit déjeuner. Elle jeta un regard dans le bol et grimaça. Il s'agissait au mieux d'un immonde gruau de farine et d'eau. Malgré un aspect peu engageant, elle plongea un doigt dans la mixture et la goûta. Il s'avéra que c'était mangeable. Peut-être le cuisinier avait-il rajouté du miel à son gruau.
Un homme s'installa à côté de l'elfe. Elle lui jeta un regard indifférent avant de se replon-ger dans ses pensées. Duncan ne semblait guère plus attentif.

- Je vois là une charmante personne.

La langue elfe qu'il utilisa surpris Darwil. Il était si rare de voir une autre race s'enrichir de l'apprentissage de cette langue si douce.

- Vous parlez l'elfe ? Un humain ?

- Oui, depuis plusieurs générations, dans ma famille nous étudions cette merveilleuse langue.

Elle souriait à présent, prête à entrer dans une conversation agréable avec ce charmant "homme" qui parlait si bien sa langue.




En fait d'être intéressant, l'homme était plus obnubilé par sa propre personne que par la conversation, aussi, Darwil prit rapidement congé. Duncan venait d'entrer dans une conversation sur les armes et tactiques militaires. Elle descendit rapidement l'échappée et s'en fut secouer l'homme qui dormait toujours. Au fond de la cale, quelques hommes s'étaient regroupés et rangeaient leurs affaires en sifflotant et riant.

- Allons, vieil homme, si tu ne te lèves pas maintenant, tu ne pourras pas profiter du soleil et du petit déjeuner!

Elle le secoua encore un peu.

- Allons, le remède ne ferait pas autant dormir !

Elle s'inquiéta soudain de la fraîcheur du corps qu'elle touchait. Elle se décida donc, et d'un geste, elle le retourna. Les yeux totalement noirs lui apprirent sa mort certaine. Dans les textes anciens, qu'elle connaissait presque par coeur à force de les parcourir, il était question d'un sort étrange qui donnait ce regard. Elle s'écarta vivement.

- Enfer et damnation, pourquoi faut-il que ça m'arrive !

Elle était consciente que tout les humains présents l'avaient vu lui donner ce remède et qu'étant la seule elfe à bord, il leur serait naturel de l'accuser de ce forfait. Elle frissonna. Fouiller l'homme lui fut facile, mais elle ne pourrait jamais faire disparaître le corps. Dans une poche, elle trouva un parchemin qu'elle déroula.
"Je lègue à ma fille, Gwénel Guerdam, par la présente, toute ma fortune détenu en ..."
Elle ne continua pas la missive et la rangeant dans son sac, elle songea qu'elle n'allait ja-mais s'en sortir ! Les hommes du fond s'approchèrent en se bousculant et la saluant, ils sortirent. Dieu merci, ils n'avaient rien remarqué. Peut-être pourrait-elle ....
Deux hommes entrèrent à ce moment là. Elle rabattit vivement la couverture sur le corps de l'homme et tenta de s'esquiver.

- Bonjour, madame.

- Euh, bonjour. Vous venez pour quoi ?

- Nettoyage des locaux vie !

Il secoua l'homme comme pour l'éveiller. Darwil sentit que le moment était venu pour elle de se sauver.

- Il est mort !

- Ah, bon ! Bon, ben je vais vous laisser, moi !

- Mais, non, vous savez ce qui lui est arrivé ?

- Absolument pas ! Bon courage !

Elle remonta rapidement sur le pont, tandis que les deux hommes se précipitaient chez le capitaine d'armes.



- Mort ? Comment ça mort ?

- Et bien, il avait les yeux noirs et une elfe sortait à ce moment là. Elle est sûrement la coupable.

Très vite, il fit demander sur le pont la totalité des passagers. Dieu que cet homme était grand. Il mesurait plus de deux mètres et son casque était réellement terrifiant. Mais peut-être Darwil ressentait-elle cela parce qu'elle se savait condamner.

- On a découvert ce corps ! Dit-il en portant le vieil homme à bout de bras.

Il le tenait par le cou et lorsqu'il le lâcha, le corps s'explosa à terre, réduit en une bouillie malodorante. Un murmure de frayeur parcouru l'assistance. Un homme se détacha et monta vers le capitaine d'armes. Darwil aurait voulu disparaître. Naturellement, l'étrange homme l'invita d'une voix ferme à le suivre dans sa cabine.

- Je tiens à préciser que je ne suis en rien responsable de la mort de cet homme.

- Ils vous ont vu lui donner quelque chose !

- Ce n'était qu'un remède pour la toux. Je voulais le soulager de ses souffrances !

- Vous avez réussi, il est mort !

Elle se renfrogna. Ce type ne l'écoutait même pas. Il l'avait déjà jugée et condamnée.


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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 01/09/03 08:45
- Vous avez réussi, il est mort !

Elle se renfrogna. Ce type ne l'écoutait même pas. Il l'avait déjà jugée et condamnée.

- De toutes façons, vous me croyez coupable uniquement parce que je suis la seule elfe sur ce navire et comme tous les humains, vous détestez les elfes !

- Vraiment ?

Il paraissait amusé. Darwil sentit un mépris profond monter en elle et elle se sentit sur le point d'exploser. À ce moment-là, il ôta son casque et elle put enfin voir son visage. C'était un visage noir comme la nuit dont la seule lumière semblait être les deux yeux rouges sang. Ses cheveux étaient couleur de lune et sous cette chevelure qui lui descendait dans le dos, Darwil aperçu deux pointes.

- Un elfe noir !

Il sourit, presque cruellement. Des cicatrices lui barraient le visage. Elle aurait voulu rire et pleurer à la fois, de tous les elfes qu'elle aurait put rencontrer à bord de l'Espérance, un elfe noir était le pire fléau qui soit... Puis, le mépris pris le pas sur sa peur et elle explosa :

- Un elfe noir à la solde des humains ! Te voilà tombé bien bas.

- Les humains me respectent plus que ceux de ma race !

Elle compris en le regardant que cet elfe était de la pire des races : un bâtard. Un ignoble bâtard Drow. Elle en aurait presque rit.

- Et bien, si je m'attendais à ça. Un presque humain ! Tu as même pris leur horribles cicatrices.

Instinctivement, elle comprit qu'elle était allée trop loin. Il allait certainement la frapper. Mais non, après l'avoir jaugé de haut, il se pencha sur elle et lui murmura d'une voix profonde.

- Te rends-tu compte que tu es en fâcheuse posture ?

- Je ne suis pas responsable de sa mort !

- Moi, je le sais, mais eux ! Ils veulent te voir punie !

Ça, elle le savait ! Elle leva les yeux vers lui et presque hypnotisée, elle l'entendit ajouter :

- Il faudrait que je te mette au fer, à la rame. A moins, que tu ne me donnes une nuit. Choisis ! Deux jours de rames ou une seule nuit ! J'aime l'odeur de ta peau.

Elle eut peur d'avoir mal compris et le fit répéter. Alors, elle explosa.

- Quoi ? Ignoble bâtard, tu voudrais me prendre ma pureté ? Tu rêves ! Jamais, tu entends, jamais je ne te la donnerais !

- Réfléchis stupide Elfe ! Une seule nuit ou cinq jours de rames !

- C'est tout choisit ! Tu peux crever !

Elle n'avait jamais été si malpolie de toute sa vie, et pourtant elle avait cent vingt trois ans. A peine sorti de l'adolescence pour une elfe, mais avec suffisamment d'expérience pour savoir que ce qu'il demandait, elle ne devait l'offrir qu'à celui qui lui ravirait le cœur. Ce qui ne serait jamais le cas de ce monstre !

- J'ai égorgé un jeune elfe de trente ans au voyage dernier, parce que sa mère se refusait à moi ! Réfléchis encore !

Elle cria de rage et faillit lui cracher au visage. Mais l'elfe avait enfin compris et ordonner qu'on emmène Darwil aux cales. On l'attacha à la dernière rangée de rames, réputées pour être la plus difficile. Elle ne se débattit pas et ravalant sa hargne, elle se mit à ramer avec les autres.



Duncan était resté sur le pont. Quelques hommes s'approchèrent du bastingage avec un paquet. Duncan les rejoignit. Ils allaient jeter le corps du vieil homme.

- Dites, vous n'auriez pas retrouvé un parchemin sur cet homme ?

- Rien du tout ! Pourquoi ?

- Il devait emmener son testament à sa fille à Ferromaine et je pensais...

- On n'a rien trouvé ! Mais voyez ça avec le capitaine d'armes !

Duncan hocha la tête sans répondre. C'était étrange. Qui aurait put dérober ce parchemin qui n'avait en somme, aucune valeur ? Il lui faudrait voir cela avec le capitaine d'Armes. Justement, l'immense homme venait de ressortir. Il l'interpella et s'approcha.
Visiblement, le capitaine d'Armes ne s'intéressait guère à l'affaire. Duncan finit par se décider de ranger cette histoire dans un coin de sa mémoire.

Enfin... plus facile à dire qu'à faire, un détail gênait le guerrier. Soudain, il se souvint des yeux noirs du mort. Nul doute qu'il s'agissait-là d'un sort !! Et même le plus puissant des magiciens ne pourrait disparaître du navire si vite. S'installant alors au bout du pont, il commença à incanter une détection de la magie.
Avant même d'avoir eu le temps de se concentrer suffisamment pour achever son sort, il sentit que son âme qui commençait tout juste à s'envoler vers les sphères supérieures, était renvoyée brutalement dans son corps. Le souffle coupé, il faillit se tordre de douleur sur le pont, mais devant les circonstances actuelles, il valait mieux éviter de montrer qu'il était un peu magicien. S'obligeant à garder son calme et à respirer calmement, il mit du temps à se remettre de cette expérience. Jamais auparavant on ne l'avait contré ainsi dans ses sorts. Soudain, il avisa un nain, vêtu tel un bouffon, venant de nul part.

- Je t'ai vu !

- Qui es-tu, toi ?

Le bouffon sauta sur le rebord du navire et commença une série de cabrioles. Il riait. L'énervement gagna le chevalier. Se pouvait-il que ce Bouffon soit le responsables de la claque spirituelle ?
Un rire grimpa du bonhomme qui sauta de la rambarde et courut vers les cales.

- Attend ! Dis-moi qui tu es !

Duncan se lança à sa poursuite. Le bouffon riait toujours en courant. Il n'avait même pas l'air de s'essouffler. Le chevalier lui suivit à l'instant où la petite chose se glissait dans l'échappée. Mais aucun bruit, aucun mouvement ne lui indiquait par où le nain avait disparut !


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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 03/09/03 09:23
Il laissa courir ses yeux le long des parois, sondant les ombres et les recoins. Puis, il leva les yeux, lentement. Le bouffon était tout simplement accroché à une poutre, juste au-dessus de lui. Lâchant un rire tonitruant, il se mit littéralement à courir sur la poutre. Duncan le suivit de son mieux. Le bouffon s'arrêta soudain au bout de la coursive et se retournant brusquement, il lança une petite boule dans les yeux du chevalier.

- Que... ?

Un cri s'arracha de sa gorge. Une douleur intense le plia en deux. Le minuscule bonhomme se mit à rire. Il venait de recevoir une dose minime de poison qui l'empêcherait certainement d'y voir clair pendant quelques minutes. Minutes dont le bouffon se servit pour fuir. Après avoir essuyé ses yeux larmoyants, Duncan se remit à sa recherche, les yeux rouges et douloureux. Il ragea et pesta, mais après quelques minutes de recherches infructueuses, il s'en retourna dépité sur le pont.



Le jour semblait interminable. Le déjeuner ne fut pas meilleur que le petit déjeuner et aucun activité n'était prévu. Duncan n'arrivait pas à rester en place. L'inactivité lui pesait. Deux barbares semblaient partager ses vues puisque depuis le début de l'après-midi, ils " jouaient " à se taper dessus.
Après une légère hésitation, le chevalier se décida à les aborder

- Bonjour.

Un grognement lui répondit.

- Vous parlez le commun ?

- Oui, un peu. Répondit l'un d'entre eux.

- Je peux me joindre à vous ?

Un sourire satisfait lui répondit. Il ôta donc sa cotte de mailles et se prépara. Le barbare leva sa hache à deux mains et s'apprêtait à frapper lorsque Duncan, d'un geste apaisant, les persuada de se battre avec les mains plutôt qu'avec...
Ils rirent de sa proposition et commencèrent un combat à mains nues. Duncan esquiva quelques coups puissants que son partenaire voulait lui asséner et d'un geste rapide, il lui colla un coup de tête dans le nez. L'homme tomba à terre, du sang plein le visage, à moitié inconscient. Il fut donc, décidé que le jeu s'arrêterait là ! Duncan soupira en souriant. Il avait gagné ce coup-là grâce à sa technique et beaucoup de chance, mais rien n'indiquait qu'il eut put s'en sortir aux prochains coups de son adversaire.



Le dîner fut rapidement servit et après s'être restauré, les passagers redescendirent tous en chambrée. Duncan avait suivit ses compagnons de jeu dans leur pièce.

- J'aimerais beaucoup apprendre votre langage !

Il le regarda fixement, un peu surpris d'une telle démarche et dans son commun approximatif, il accepta. Duncan repartit content vers sa couchette. Une deuxième nuit venait de commencer.
Pour Darwil, la journée s'achevait aussi, épuisante.





Le matin n'avait pas encore pointé son nez lorsque Duncan s'éveilla, les sens en alerte. Il resta un moment sans bouger, à guetter d'éventuels bruits suspects. Comme la veille, les lampes des coursives étaient éteintes. Etrange dans un navire. Cela l'éveilla totalement. Il se leva et tendit la main vers son épée. Stupeur, elle avait disparue.

- Mais...

Pas question de laisser un quelconque individu avec son épée. C'était une belle bâtarde à deux mains qu'il avait gagnée de la sueur de son front ! Il sortit donc dans la coursive. Il ne bougea pas pendant un long moment, guettant les bruits de la nuit. Un bruit inhabituel l'attira près de la chambre des barbares. Mais rien d'autre ne se produisit. Voulant mêler l'utile au désagréable, Duncan se décida à fouiller la pièce à la recherche de son épée. Quelques personnes grognèrent.

- Je cherche mon épée.

- Faites moins de bruit !

Il sortit rapidement mais sans son arme. Il continua encore un peu. Une odeur écoeurante lui sauta aux narines. Une nausée monta jusqu'à ses lèvres sans se décider à sortir. Il aurait voulu rebrousser chemin et oublier cette sensation, mais il se sentait comme hypnotisé. Alors, doucement il se rapprocha de la cambuse où était entreposé la nourriture pour le voyage et qui semblait bien être la source de cette horrible odeur. Une odeur au goût métallique et douceâtre. Il poussa la porte.

- FLOC.

Il ne fit pas plus d'un pas et très vite, il rebroussa chemin.

- Il me faut une lampe !

Il trouva de la lumière. Toutes sensations l'avaient déserté. D'un mouvement lent, il retourna sur ses pas et pénétra pour la seconde fois dans ce local où l'odeur de la mort régnait en maître. Car, c'était bien de la mort dont il s'agissait. Duncan n'avait pas fait trois pas qu'il recevait sur l'épaule une goutte d'un liquide sombre et épais. Il leva les yeux.


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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 05/09/03 08:51
Le corps d'un des barbares gisait, planté au plafond par la bâtarde. Sur sa colonne vertébrale mise à nue, d'étranges symboles que Duncan ne connaissait pas, coloraient les os, comme des tatouages. Il ne voulut pas en regarder davantage et se détourant pour quitter cette pièce, il découvrit le deuxième homme. Il ne tenait debout que par miracle, les doigts brisés et cousus à l'envers sur le dos de la main. D'autres symboles presque identiques le recouvraient. Il respirait encore, par saccades, au bord du gouffre de l'oubli.

- Qui a fait ça ?

Il aurait voulu le toucher, le secouer pour le faire parler, mais avant même que l'homme ne lui réponde, il succomba à ses blessures. Duncan n'attendit pas longtemps et courut vers la cabine du capitaine d'armes.



Ce dernier le toisa vertement avant de s'intéresser plus sérieusement à l'histoire invraisemblable qu'il venait de lui raconter. Prenant quelques hommes, il suivit Duncan jusqu'au local. L'odeur était vraiment écoeurante, et après avoir jeté un regard, retiré épée et l'avoir rendu à son propriétaire, il envoya ses hommes fouiller la chambre et les affaires du chevalier.

- Eh ! Je n'ai pas tué ces hommes ! Je n'ai aucun motif valable et...

- On vous a vu vous battre avec eux, cet après midi !

- Ce n'était qu'un jeu ! Tous les gens présent dans la chambre des barbares pourront vous confirmer que je leur ai demandé de m'apprendre à parler Barbare. J'avais tout intérêt à ce qu'il reste en vie ! De plus, je n'aurais jamais tué ces gens en laissant mon épée sur les lieux du drame !

Le capitaine d'armes aurait certainement put se ranger de son côté si ses hommes ne lui avaient pas amené un livre dont la couverture s'ornait d'une étoile du chaos. Duncan le regarda d'un oeil rond.

- Ce n'est pas à moi ! C'était peut-être au vieil homme ?

Mais le capitaine d'armes ne le croyait plus et il décida de le punir.

- Vous recevrez le fouet !

Il le planta là. Tous ces événements le tracassaient. Il avait trop de problèmes pour penser à autre chose et voilà que l'image de l'elfe lui revint en mémoire, se drapant dans sa colère, si ... obsédante.




Darwil s'éveilla, les bras douloureux, la nuque lourde. Un coup de fouet claqua au-dessus d'elle, achevant de la réveiller. Elle reprit position sur la rame. Sa rancoeur n'était pas morte, mais elle semblait trop épuisée pour pouvoir l'entretenir. Un murmure parcourut l'équipage.

- Que se passe-t-il ?

- Il semble qu'on ait trouvé deux corps, ce matin ! Il se passe de drôle de chose par ici.

Elle eut un sourire presque cruel.

- Pas de chance pour le capitaine d'armes, je ne peux être à la fois enchaînée et coupable.

- Bonjour !

Elle sursauta, puis se retournant, elle cria de rage. Il lui souriait, juste au-dessus d'elle. Elle eut une envie furieuse de lui faire ravaler son sourire et d'une voix frissonnante de rage :

- Tiens, il paraît que tu as de sérieux problèmes en ce moment. On assassine tes passagers les uns après les autres. Et cette fois, ça ne peut être moi !

Il n'avait pas l'air de s'en inquiéter. Prenant un couteau, il le glissa sous la chemise de Darwil et découpa un morceau du tissu. Elle protesta.

- Jolie chaire ! As-tu réfléchis à ma proposition ?

- C'est tout réfléchis ! Tu peux crever !

- Vraiment ?

Ce disant, il s'approcha du fond de la cale et d'une voix mielleuse, il demanda aux hommes enchaînés depuis combien de temps ils n'avaient pas touché une femme.

- Je ne suis pas une femme, je suis une elfe !

- Crois-tu que cela fera beaucoup de différence à leurs yeux ?

- Tu n'oserais pas ?

Il lui sourit puis, il ôta la chaîne d'une rame. Personne ne bougeait, attentif à la situation. Elle frissonna un instant puis se raidit, attendant la suite.

- C'est toujours non ?

Elle resta silencieuse, raidie dans l'attente. Il détacha une autre rame, puis une autre.

- Toujours pas de réponse ?

- Vas te faire voir !

Son sourire s'agrandit, et d'un mouvement ample, il ôta la totalité des chaînes.

- Elle est à vous !

Il sortit, majestueux. Elle eut un hoquet de surprise tandis que les hommes s'approchaient lentement d'elle, les yeux fous et la salive au bord des lèvres.

- N'approchez pas ou je vous lance un sort !

Ils ralentirent insensiblement leur marche mais ne s'arrêtèrent pas. Elle les sentait près à la déchirer, à prendre à la fois sa pureté, son âme et sa vie. Elle poussa un léger cri et se jeta contre la porte de bois.

- D'accord, chien, tu as gagné, je serais à toi pour une nuit, mais laisses-moi sortir !

- Répète ? Demanda t-il derrière la porte.

- Tu as parfaitement entendu ! Fais-moi sortir d'ici !

Il fit celui qui n'entendait pas et criant presque, elle lui répéta ce qu'elle ne pouvait se résoudre à accepter.
Il lui ouvrit la porte et donna des ordres pour qu'on remette les chaînes aux prisonniers.

- C'était bas !

- J'obtiens toujours ce que je veux !


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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 08/09/03 14:56
Il la conduisit jusqu'à ses appartements. Un baquet d'eau claire attendait au milieu de la pièce. Darwil pensa qu'il lui fallait absolument gagner du temps !

- Laves-toi !

Elle sursauta. Pas question de se montrer nue devant lui ! Bien que les elfes ne soient guère pudiques, elle ne voulait pas que ce Drow puisse voir sa peau blanche et le reste ... A côté du tube, des flacons de parfum et des sels attendaient un quelconque utilisateur.

- Pourquoi veux-tu que je me lave ? Je croyais que tu aimais l'odeur de ma peau ?

- Pas en ce moment ! Allons, plonges-toi dans cette eau limpide. Je sais que tu adore l'eau !

Elle hésita encore puis, prenant son courage à deux mains elle entrepris de plonger sa main dans cette eau. Elle était délicieusement glacée.

- Cette eau est froide ! Je voudrais de l'eau chaude !

Jouer les enfants terribles lui allait à merveille. Elle aurait voulu camper sur ses positions, mais le Drow lui jetant un regard plus qu'amusé, lui lança :

- Faut-il que je vienne te déshabiller moi-même ?

A contre coeur, elle se plongea dans l'eau. Elle n'aimait pas dépendre ainsi de quelqu'un, quel qu'il soit.

- Enlève donc ta chemise !

Il riait presque. Elle lui obéit. Il fallait qu'elle le fasse parler le plus possible si elle voulait le tenir éloigné de ses idées indécentes.

- Tu ne me parles jamais de toi. Qui donc es-tu ?

- Je suis un elfe noir.

Elle sourit mais ne dit rien. Il fallait le laisser se détendre tout seul.

- Je suis né dans les montagnes. Mon nom est Erlwin.

Il lui raconta comment il avait intégré un groupe d'humains pour partir avec eux en campagne. Très vite, ils avaient eu de gros ennuis et presque aussi vite, leurs âmes s'étaient tournées vers le coté obscur de la foi. Ils avaient tué et pillé des villages entiers, violant les femmes, égorgeant les enfants. À présent, ce groupe s'était calmé. Ils avaient bâti un pays où pour l'instant la paix régnait. Ils l'avaient créé en plein milieu des terres vierges et seuls quelques initiés savaient où trouver ce pays. Erlwin en faisait partie jusqu'à ce que les Paladins ne le capturent.

- Je sais qu'Hector me recherche pour me tuer. Je crois même, qu'il m'a retrouvé ! Et j'ignore à ce moment combien de temps il me reste.

Elle était sortit de l'eau, l'écoutant avec passion tout en se séchant et s'habillant avec les vêtements propres qu'il lui avait tendus. Erlwin avait eu tout le temps pour admirer les courbes de son corps et pourtant, il n'avait pas fait un seul geste pour l'attirer à lui.

- Nous sommes au milieu de nulle part ! Comment veux-tu qu'il te suive jusqu'ici ?

- Il m'a envoyé un messager ! As-tu le parchemin que le vieux avait sur lui ?

- Comment sais-tu que c'est moi qui l'ai ?

Il sourit, préférant ne pas lui répondre. Elle fouilla dans ses vêtements sales et lui tendit le testament du vieil homme. Attrapant le morceau de papier froissé, il passa une flamme dessous et sous les yeux stupéfaits de Darwil, un message apparut :

"Hector arrive"

Darwil eut un frisson. Lorsque Erlwin lui montra l'étoile du chaos dessinée sur la couverture du livre, elle eut peur. Peur de cet Hector qui semblait en vouloir à l'elfe. A l'intérieur du livre, un mot d'Hector annonçait à Erlwin qu'il venait pour le chercher !



HECTOR


Le ciel sembla s'assombrir soudain, lançant des éclairs, voilant le soleil.

- Il arrive !

Darwil aurait voulu s'enfuir et rester à la fois. Une silhouette se détacha soudain sur une zébrure du ciel, et une voix sortit d'outre-tombe appela Erlwin :

- Viens à moi !

Darwil se mit à craindre pour la vie du Drow et se sentant un courage immense, elle se mit devant lui et les bras tendus, elle interdit le spectre d'approcher.

- Allons, laisses-moi passer.

Elle sentit un froid intense l'envahir mais elle puisa sa force dans sa volonté et le sort d'Hector resta sans effet. Son peuple détestait les drows habituellement. Cependant celui-ci lui avait prouvé qu'elle pouvait lui accorder le bénéfice du doute. Quelque chose en lui l'avait touché. Et elle ne comptait pas le laisser se faire tuer par le mage qui lui faisait face.


Duncan était encore en sursis. Demain, il serait fouetté sur le pont supérieur. Le capitaine d'Armes n'avait pas voulu l'écouter. Il regagnait sa couchette quand il sentit qu'il se passait quelque chose. Il sortit la tête dans la coursive et aperçut deux flammèches qui semblaient voler dans les airs. Utilisant encore son pouvoir, Duncan vit enfin la personne qui tenait ces flammèches. Une voix ténébreuse sortit du fond de la silhouette.


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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 09/09/03 14:51
- Je suis venu te tuer ! Sors et viens te battre !

- Je vous demande pardon ? Qu'est-ce que j'ai fait ?

- Je sais que c'est toi, Hector !

Duncan resta un quart de seconde interdit. Qui pouvait être cette silhouette sortit d'on ne sait où et qui l'accusait d'être une personne qu'il ne connaissait pas ?

- Vous vous trompez, je ne suis pas celui que vous croyez !

- Je sais que c'est toi !

- Je ne connais pas d'Hector, désolé !

Pendant qu'il répondait tranquillement aux interjections du spectre qui planait à quelques centimètres au-dessus du sol, Duncan avait revêtu sa cotte de maille et prit son épée. Il planta cette dernière à proximité de la sortie, et ressortant la tête, il étudia la position de la silhouette.

- Si tu n'es pas Hector, sors de là, viens devant moi, agenouilles-toi et prête serment !

- Ça correspond à quoi ? C'est pour qui ?

- C'est pour les paladins de Ferromaine, agenouilles-toi et prêtes serment.

Duncan n'était pas très chaud pour donner ainsi son serment. La lumière se fit dans son esprit embrouillé.

- C'est vous qui tuez tout le monde ?

- Ils étaient le chaos !

- Vous avez tué des gens innocents !

- Ils étaient le mal, ils étaient le chaos !

Duncan se sentit furieux.

- Je ne suis pas d'accord !

- Prêtes serment !

- Non !

La silhouette bougea légèrement et Duncan, ayant analysé la situation, incanta rapidement une boule de feu tandis que le Paladin criait :

- Meures donc, chien !



D'un geste, Erlwin écarta la jeune elfe de son passage et d'un pas d'automate, il s'avança vers la silhouette menaçante. La porte s'ouvrit soudain et des hommes en armes, lançant des cris de guerre, commencèrent à entrer dans la pièce. L'homme et l'elfe se tournèrent d'un seul tenant vers cette horde furieuse et tirant leur épée, ils commencèrent à se battre. Darwil ne comprenait pas vraiment la situation, mais elle avait l'impression qu'Hector dirigeait les opérations et qu'Erlwin n'était plus qu'un pantin dans ses mains. Derrière les premiers hommes hurlants, Darwil aperçut un espèce de prêtre qui incantait. Elle se jeta sur Erlwin et s'accrochant à son cou, elle lui désigna l'homme, espérant le faire sortir de sa transe. Incrusté dans son cou, un scarabé blanc semblait pomper ses dernières volontés. Il lui semblait qu'il ne s'obéissait plus et sautant alors à terre, elle observa Hector. Ce dernier était en train d'incanter quelque chose, sans doute en réponse aux incantations du prêtre. Elle se coucha à terre et fauchant les jambes d'Erlwin, elle le serra contre elle.

- Je ne sais pas ce qui se passe, mais je commence à en avoir assez !

Un éclair vif traversa la pièce et décima les troupes qui leur faisaient face. Des hurlements montèrent en flèches pour mourir dans la seconde. La peau de Darwil se hérissa.


Duncan lança son sort pendant que le paladin se rapprochait de lui à une vitesse incroyable. Ce fut presque une caresse comparé au coup que le paladin lui assena dans la foulée, avant même qu'il n'ait le temps de récupérer l'épée cachée à son coté. Il tenta s'esquiver et parvint presque à éviter la main du paladin. Le coup esquivé le fit tout de même tomber et lui coupa le souffle. Il se remit debout et reprenant son souffle et son épée, fit face. Le paladin contre-attaqua. Duncan ne put éviter le coup puissant qui le fit chanceler. Il tenta de le frapper à son tour mais, sa faiblesse fut telle qu'il le manqua lamentablement.


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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 11/09/03 09:30
Les hommes étaient morts. Hector se tourna alors vers Erlwin qui le regardait d'un air malheureux.

- Rentrons.

L'elfe noir se releva et sembla acquiescer aux paroles de l'homme qu'il dominait d'une bonne vingtaine de centimètres. Hector portait un masque sur la moitié de son visage. Il devait certainement avoir d'horribles cicatrices ! Derrière Hector, Darwil aperçut un immense dragon, qui flottait entre deux airs. Il était tout simplement magnifique. D'un noir profond, seuls les yeux animaient quelque peu son faciès. C'était un dragon noir colossal.

- Allons-y !

Hector semblait bien décidé à partir.

- Eh ! Vous deux ! Vous n'allez tout de même pas partir comme ça ! Vous foutez la ******** sur ce bateau et vous partez avant même de vous inquiéter s'il y a des survivants ou non.

Hector haussa les épaules. La vie ou la mort de ces gens lui importait peu. Il était venu chercher Erlwin, il avait Erlwin.
Elle semblait furieuse, la petite elfe, et attrapant d'un geste décidé son épée, que le drow avait gardé dans sa cabine, elle partit seule en claquant la porte et en râlant.

- Bon et bien moi, je vais les aider !



Elle descendit l'échappée le plus rapidement possible. En bas, elle vit Duncan, au prise avec ... rien ! Il semblait se battre seul ! Elle resta bouche bée quelques secondes. Quelques secondes que mit à profit un autre paladin pour l'attaquer. Elle n'eut pas le temps de riposter et tomba à la renverse. L'arme de l'homme s'abattit rapidement. Un bras se tendit en travers, stoppant net la course de l'objet. Erlwin était là. Il arracha l'arme des mains de son propriétaire et la retournant contre lui, il lui fendit le ventre. Darwil lui lança un sourire de remerciement et voyant Duncan sur le point de succomber sous les attaques d'un monstre invisible, elle lança son épée au hasard. L'épée tomba sans avoir rien touché mais cela servit tout de même à détourner l'attention du paladin qui se tourna vers elle. Il lui lança une boule de feu monstrueuse. Darwil ferma les yeux, dans l'attente de la mort qui arrivait.
Elle sentit qu'on se mettait devant elle pour la protéger. Elle cria en ouvrant les yeux, espérant faire bouger le drow mais la boule de feu le toucha et le propulsa quelques mètres plus loin.
Il ne bougeait plus. Bien qu'encore conscient, il n'avait plus la force de se relever. Elle le souleva alors, utilisant des ressources insoupçonnées et l'entraîna vers la sortie. Dehors, Hector attendait, impatient. Elle mit Erlwin dans ses bras.

- Sors-le de là !

Elle reprit son souffle rapidement et se détourna pour repartir vers la cale.

- Sauves-la ! Supplia Erlwin, avant de s'évanouir.

Hector n'eût pas le temps de s'interroger sur l'intérêt soudain de son lieutenant pour une quelconque elfe, il se lança à sa suite et l'ayant rattrapée, il l'emporta dans ses bras.

- Non, il y encore quelqu'un là-dessous. Et j'ai mon épée à récupérer.

Il n'ouvrit pas la bouche, ne l'écoutant que d'une oreille distraite, mais voyant son regard décidé, il la reposa et la suivit.


Le paladin sembla satisfait de la tournure des événements aussi se reporta-t-il sur Duncan.

- Tu vas mourir !

Un hoquet de surprise l'anima et il tombât en avant, mort. Hector lui agrippait l'épaule. Tandis qu'il lui prenait de l'énergie vitale, il en redonnait au chevalier en lui tenant le bras. Lorsque le paladin fut vidé de toute vie, Hector prit Duncan et repartit vers le pont. Darwil les suivit en reprenant son épée.
Sur le pont, quelques hommes s'amusaient avec un jeune garçon. Il l'avait crucifié. Ce fut sans doute le trop plein pour Darwil qui détourna le regard et implora Hector de le soulager de ses souffrances. Quelques fois, les hommes ne méritent vraiment pas de vivre. Elle monta sur l'immense dragon qui planait à coté du navire. Hector se retourna vers le mat et lança une pluie de lave. Tous les hommes présent sur le bateau allaient mourir, mais il n'était pas plus douce punition pour ces monstres assoiffés de sang.


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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 12/09/03 08:36
Duncan s'installa derrière l'elfe et Hector donna l'ordre de partir. Darwil prit la tête d'Erlwin et la posa sur son épaule. Puis, l'enserrant de son mieux d'un bras, elle s'agrippa au dos du dragon qui filait à présent à une vitesse phénoménale.

- Jusqu'à présent, je pensais que les gentils étaient gentils et que les méchants étaient méchants !

- Bienvenue dans le monde adulte, jeune elfe. Tu apprendras bien vite que le monde n'est ni blanc, ni noir...

- ... mais tout en nuance de gris... je crois avoir compris.


Les kilomètres défilèrent rapidement et Darwil ne savait pas où ils pouvaient bien se trouver, où ils pouvaient bien aller. D'ailleurs, elle s'en moquait bien. Erlwin avait repris connaissance et il n'avait pas l'air d'aller fort.

- Comment vous portez-vous messire Erlwin ?

L'elfe noir leva un sourcil un peu surpris de la douceur de la voix de la jeune elfe puis il sourit.

- Pas très fort, je le crains. Ce maudit scarabé me fait souffrir… il me force à refuser l'aide de mon ami, de mon maître, Hector.

- Ne t'inquiètes pas, mon ami, je te l'ôterais dès notre retour à Malphéjji.

Darwil jeta un regard à l'humain blond puis regarda de nouveau le drow. Il la fixait, intensément et ce regard la fit rougir.

- Comment est-il arrivé sur votre nuque ?

Il soupira longuement puis détourna le regard.

- A cause de mon bête orgueil masculin.

Hector eut un sourire.

- Il y a une dame à Malphéjji qui refusait mes avances amoureuses. J'avais beau faire, elle me dédaignait. Je n'ai pas supporté. J'ai voulu lui prouver ma valeur et ce faisant, je me suis mis en situation dangereuse. Ils étaient une vingtaine. J'étais seul. J'en ai tué le plus possible mais j'ai fini par succomber. Mon attachement à Malphéjji et à Hector est réputé à travers les Terres Vierges. Le maître de Ferromaine s'est empressé de me trouver et il m'a proposé un marché. Je devais donner mon peuple et mes amis pour avoir la vie sauve. Mon refus l'a mis dans une rage folle.

Il soupira longuement, le regard perdu vers l'horizon. Ses souvenirs lui revenaient en vagues brûlantes et douloureuses.

- Je me souviens encore de la douleur. Comme une déchirure.. j'entendais sa voix dans ma tête et je n'arrivais pas à lui dire de se taire... je n'avais rien connu d'aussi douloureux. Et ça recommencera si je laisse Hector tenter de me l'enlever.

Le silence s'installa alors. La petite elfe laissa le drow se reposer, gardant son corps chaud contre le sien sans mot dire. Elle ne pouvait pas savoir à quoi il pensait pour l'instant. Mais ses pensées à elle auraient surpris bien du monde. Car dans son coeur, elle plaignait le pauvre elfe noir. Car dans son coeur, elle priait pour qu'il ne souffre pas trop.
Ils passèrent alors dans une sorte de gouffre envahit par la brume. Rien ne transparaissait à travers l'épaisse couche de brouillard. Et derrière cet écran de nuage, Malphéjji apparut.
C'était à première vue, un royaume des plus simple. Des champs cultivés s'étendaient au-dessous d'eux. Des forêts immenses mettaient une touche du plus beau vert dans ce paysage coloré. Erlwin ne parlait plus. En fait, plus personne ne parlait, captivé par la beauté de ce site à moitié sauvage, à moitié dompté. Etait-il possible qu'un tel pays existe ? Darwil avait presque l'impression de rentrer chez elle, mais, elle était sûre que dans ce pays-là, elle y trouverait bien plus qu'elle n'avait perdu. Duncan non plus ne disait rien, perdu dans ses pensées qui le ramenaient peut-être vers les pays doux-amer de son passé.
Le dragon se posa avec une douceur inimaginable. Ses passagers descendirent alors. Le soleil glissa sur les cheveux flamboyants de l'elfe et la réchauffa doucement. Fermant les yeux, elle lâcha un rire. Ce fut une cascade de douceur et de fraîcheur. Elle était soudain plus heureuse qu'elle ne l'avait été depuis son départ. Elle attrapa la main du Drow et l'entraîna à sa suite. Il se laissa faire en souriant. Il semblait se remettre de l'attaque du paladin, doucement. Elle tomba en arrêt sur une jolie plante qui, esseulée parmi les herbes folles, poussait lentement. Elle se pencha.

- Une herbe de vie ! Erlwin, il y a des herbes de vie dans ce pays.

Elle n'y croyait pas. Il sourit encore, charmé par son innocence et sa naïveté.

- Donnez-moi votre casque, voulez-vous ? Il faut absolument la replanter à l'abri !

Il lui tendit la seule chose qui le protégeait du regard des autres. Il l'observa attentivement tandis qu'elle maternait cette ridicule pousse de vie. Elle était belle. Elle se retourna vers lui, soudain plus grave.

- Erlwin, je peux vous poser deux questions ?

- Vas-y.

- Avez-tu l'intention de vous faire soigner ?

- Oui.

- Qu'allez-vous faire de moi ?

Il resta silencieux un moment. Puis, après un regard vers Hector, il répondit à sa question :

- La vraie question est : que vas-tu faire de toi ?


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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 15/09/03 07:36
Elle pencha la tête, un peu surprise.

- Ici, chacun est libre de faire ce qui lui chante, dans le respect des règles de Malphéjji.

Son coeur se mit à battre plus vite soudain. Il venait de lui dire qu'elle pouvait partir, qu'il ne la retiendrait pas. Cela aurait dû la remplir de joie mais c'était un étau sombre qui lui broyait le coeur. La voix rauque, elle déclara qu'il lui fallait replanter l'être qui poussait, maladroit, dans son casque de mort. Hector lui indiqua le chemin de la serre, où elle pourrait demander au druide qui y officiait, une place pour son petit protégé. Sur ce, il s'éloigna suivi de l'elfe noir. Elle jeta un dernier regard au drow puis se dirigea vers la serre, déçue et triste, sans vraiment savoir pourquoi.
Tandis qu'elle s'éloignait, les deux hommes se tournèrent vers elle puis se regardèrent sans rien dire.


Personne ne s'était occupé du chevalier. Duncan jeta un regard autour de lui, se demandant ce qu'il devait faire et comment il avait réussit à se mettre dans un tel pétrin. Il avait l'impression d'être le cheveux sur la soupe. Mais que faisait-il là ?
Prenant sur lui de se mettre en avant et de porter son nom à la connaissance du maître de ces lieux, il se décida à quitter les abords immédiats du puissant dragon et de visiter. Ce qu'il vit le stupéfia. Toutes les races semblaient se côtoyer dans la plus parfaite indifférence. Ici et là, des orques, des trolls, des vampires, ce qui, en plein jour semblait des plus étranges, des humains, des hommes lézards, des elfes blancs, noirs, royaux, des bois, des nains, toutes sortes d'êtres vivants sur cette terre ! Et tous ces gens ne s'entre-tuaient pas ! Ils passaient tranquillement leur chemin, se saluant de temps à autre. Il resta là, un petit moment, à contempler cette bizarrerie qui n'en était pas une, à contempler l'oeuvre d'Hector.
Sa réflexion lui prenant du temps, il s'assit sur un banc et continua à contempler le ballet humanoïde qui évoluait.


Darwil tourna au détour d'une allée bordée de fleurs aux couleurs vives. Elle cherchait le maître des lieux, se laissant tout de même distraire par la beauté captivante qui l'entourait.

- Bonjour, jeune elfe, que puis-je faire pour vous ?

- Bonjour, druide, j'ai trouvé ça en arrivant et je voudrais pouvoir la planter !

Le druide eut un sourire et se pencha sur la jeune pousse.

- Ah ! Je vois ce dont il s'agit. Vous allez tout droit, puis vous tournez à droite en arrivant près des églantiers. Devant vous, vous verrez de la place pour la planter.

- Merci.

Elle le salua d'un sourire et suivit ses indications. Et sa surprise fut grande. En fait, il y avait déjà des dizaines de plantes comme la sienne qui poussaient ici, en parfaite santé. Elle soupira de contrariété mais creusa le trou qui recueillerait l'être fragile et le posa auprès de ses frères et soeurs. Une nuée de papillons envahie alors l'espace. Elle sourit, captivée par ce nuage de couleur. Et parmi ces insectes, elle remarqua un étrange animal. Elle tendit la main et la créature se posa sur son doigt.

- Mon dieu que tu es beau. Comment peux-tu t'appeler ?

- Gorlec.

- Tu parles !

Elle faillit le lâcher de surprise. Elle l'examina plus attentivement. Dans sa main, reposait un dragon grand comme une pomme.

- Mais qui es-tu donc ?

- Je suis le fils d'Orgun, le grand dragon noir. Je suis un grand dragon mordoré et un jour je serais aussi fort que mon "Popa".

Elle rit. Quelque chose de merveilleux était en train de lui arriver. Le dragon s'envola alors pour se lancer à la poursuite d'un immense papillon blanc et noir. C'était un empereur. Une race trop rare pour que Darwil laisse Gorlec le poursuivre ainsi.

- Je vais te bouffer !

- Non, tu ne peux tout de même pas manger un empereur !

- Bah, pourquoi ? C'est bon !

Elle rattrapa juste avant qu'il n'atteigne l'insecte majestueux.

- Lâches-moi ! Où j'appelle ma maman !

- Ah, oui ! Et c'est qui ta maman ?

- Ma maman, elle est la femme d'Orgun et elle n'aime pas qu'on m'embête.

- Ta maman sait que tu t'amuses à terroriser les papillons ?

Il baissa la tête.

- Je suis trop petit pour attraper autre chose ! Je sais même pas cracher de l'acide !

Le druide Olwen, qui s'était approché par derrière, ne s'en tint pas là :

- Je t'ai déjà dit de laisser les empereurs tranquilles !

Le dragon s'échappa soudain des mains de l'elfe et repartit en direction d'un autre papillon insouciant, qu'il entreprit de chasser et d'avaler goulûment, avec toute la férocité d'un dragon mordoré de six mois.
Elle eut un sourire éclatant. Le jeune dragon venait d'emporter son coeur.


Dernière mise à jour par : Lishtarone le 15/09/03 07:39

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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 16/09/03 07:40
Olwen lui fit les honneurs de la serre. C'était une serre magnifique où chaque espèce végétal semblait avoir au moins un représentant. Au dehors, Darwil admira les jardins. Des haies de thuyas représentaient un labyrinthe que des hommes entretenaient.
Puis, elle la vit, volant au-dessus du sol, effleurant à peine la verdure de sa main. Et Darwil qui n'avait jamais vu plus belle créature sur terre, se surprit un soupçon de jalousie. Si Erlwin venait à connaître cette nymphe, jamais plus il ne la regarderait.

- Ah ! Dame Finélia. Laissez-moi vous présenter Darwil qu'Hector vient de nous amener.

- J'ai entendu murmurer votre arrivée.

Sa voix était plus douce que le miel et ses yeux venaient de s'allumer dans un sourire angélique. Etait-il possible qu'une dame aussi douce habite dans un château dont le maître des lieux avait la réputation d'être un meurtrier et un violeur ?
Elle se reprit au plus vite et tenta de répondre aussi doucement que possible, mais sa voix la trahit et elle se sentit terriblement gauche face à cette elfe royale. Olwen prit congé et entraînant Dame Finélia à sa suite, il la laissa à sa critique personnelle.
L'âme sombre, elle se décida à retrouver Erlwin. Elle ne chercha pas longtemps avant de tomber sur le chambellan qui lui apprit, à son grand désarroi, que le commandeur était entré dans sa période de souffrance. Après lui avoir demandé qui pouvait être ce commandeur dont tout le monde parlait, (c'était bien Erlwin) elle se sentit étrangement affligé, se rendant compte soudain, qu'en un court instant, cet elfe noir avait réussit à la conquérir. Et s'il ne survivait pas à l'épreuve ? Darwil n'osait l'imaginer. Et s'il survivait, sa condition de Grand Commandeur lui laisserait-il le loisir de compter fleurette ? Et d'ailleurs, s'intéresserait-il à une elfe de beauté et d'intelligence moyenne ?


Elle se rendit dans la chambre qu'on lui avait assignée. Un odeur de fougère fraîchement coupée embaumait l'air. La fenêtre donnait sur les jardins où une rivière coulait tranquillement. Ce pays perdu au milieu des Terres Vierges semblait être presque l'Avenaith, paradis des elfes. Elle se dit même, qu'il serait bon d'y rester quelques temps.
On annonça le dîner. Darwil, bien qu'elle eût préféré s'abstenir de se mélanger à la population de la forteresse, fut priée de s'y rendre.
Des dizaines de personnes discutaient, en groupes de cinq ou six. Comme elle se sentait déplacée au milieu de ce beau monde en habit !! Elle portait encore sa tenue de voyage, son capuchon vert automne et sa tunique miel. Elle se fit aussi petite que possible, mais un elfe s'approcha d'elle. Il était le maître Herboriste et semblait être en grande discussion avec un autre monsieur. A première vue, ils discutaient sur les plantes et Darwil ne put s'empêcher de tendre l'oreille.

- Mon dieu, vous a t-on déjà dit que vous étiez merveilleuse ?

Il s'adressait bien à elle et elle rougit sous le compliment. Elle allait presque réussir à s'esquiver quand il sourit et la rattrapa.

- Je suis le maître Herboriste Taris D'Âraume . A qui donc ai-je l'honneur ?

- Darwil, je suis Ranger.

- Formidable ! Vous avez donc quelques notions en herboristerie !
Elle hocha la tête. Il lui proposa un petit pari. Juste une bourse d'herbe à reconnaître contre une danse en fin de soirée. Elle aurait voulu refuser qu'elle n'aurait pas pu. Il la pressa tant qu'elle accepta et lorsque force lui fut de constater qu'elle ne connaissait pas les herbes de la bourse, il s'en alla avec la promesse d'une danse.
Elle se cacha dans un coin pour échapper à cette foule qui l'oppressait. Un silence si fit soudain, lourd de peur et de respect. Elle jeta un oeil vers la silhouette qui s'avançait. Une vague d'effroi la submergea tandis que le grand prêtre de la forteresse faisait son entrée. Elle se colla au mur et pria pour qu'il ne s'approche pas trop près d'elle. Mais, il semblait que les dieux étaient contre elle en cette première soirée à Malphéjji, car il se pencha vers elle.

- Tiens, tiens, mais nous avons là une charmante personne.

Elle était paralysée par la peur. Le grand prêtre était un vampire et tout le monde sait à quel point les elfes sylvains craignent ces créatures surnaturelles. Elle ne répondait pas, écoutant à peine les mots qu'il lui adressait. Puis, il sembla se rendre compte du trouble qu'il suscitait chez l'objet de son attrait. D'un geste, il se transforma en un elfe plus conventionnel.

- Cela vous convient-il mieux ?

- Ou... oui.

Elle se détendit légèrement.

- M'accorderez-vous une danse en fin de soirée ?

- Je, euh... oui.

Il s'en alla enfin, un sourire aux lèvres.
Elle sentit quelque chose lui monter sur les jambes et faillit crier. Mais ce n'était que Gorlec.

- Eh ! Petit dragon, tu m'as presque fait peur.

Il lui fit une grimace qui devait être un sourire. Il s'installa sur l'épaule de l'elfe et commença à lui présenter les personnes présentes dans la salle. Il y avait là, huit vengeurs de différents ordres, le chambellan, le grand prêtre, les maîtres herboristes et autres domaines aussi intéressants et bien d'autres personnes, toutes plus influentes les unes que les autres.


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Lishtarone

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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 17/09/03 08:42
Le silence se fit, une nouvelle fois, mais pour laisser le passage à une femme. Elle était magnifique. Sa peau immaculée et légère rehaussait ses cheveux blonds. Elle en resta subjuguée. Comment s'étonner qu'Erlwin l'ait repoussée à leur arrivé ? Elle sentit un sentiment qu'elle ne connaissait pas lui étreindre le coeur. Elle se sentait ridiculement petite et sans attrait devant les deux dames qu'elle avait rencontré au cours de la journée. Il y des situations trop dures pour une jeune elfe qui n'a jamais quitté le village natal. Curieusement, il semblait que sa modestie venait de lui rappeler son existence. Elle sourit d'elle-même. Pauvre petite elfe, comme tu es ridicule à te comparer à ces femmes. Dame Finélia venait de faire son entrée, juste derrière l'autre femme. Olwen les accompagnait. Soudain Gorlec s'effondra contre son cou.

- Elle est là, elle est belle !

Darwil ne connaissait pas encore les dragons, mais elle se doutait bien qu'il ne s'agissait pas d'une des femmes qui venaient d'entrer. En effet, sur l'épaule de l'humaine, une jolie petite dragonne blanche se tenait bien droite.

- Gorlec, serais-tu amoureux ?

Il hocha la tête, s'enfouissant plus profondément dans ses cheveux. Elle rit. Grâce au jeune dragon, elle se sentait un peu moins tendue.

- Dis-moi, Gorlec, qui donc est cette belle femme qui vient d'entrer ?

- C'est Dame Cécilia, l'impératrice.

Elle aurait voulu lui poser d'autres questions, notamment sur les couples du château, mais il s'envola soudain, lui déclarant qu'il allait faire une blague. Il s'installa soudain dans un des casques de vengeur et sortant la tête, il lui fit signe de regarder.
Il sembla se concentrer ou, pour être plus exacte, il se contractait. Darwil, ayant deviné ses intentions, se mit à rire.

- Gorlec ! Que fais-tu dans mon casque ?

- Euh... je me cachais ?

Mais le vengeur n'avait pas l'air très content de la réponse. Darwil n'arrivait plus à s'arrêter et faillit se laisser tomber à terre. Elle réussit à se calmer tout doucement et rejoignit le vengeur qui grondait le petit dragon tout honteux de s'être fait attraper.

- Je vais le surveiller ! Réussit-elle à lui dire entre deux hoquets de rire.

- La prochaine fois, j'en référerais directement à Hector !

Elle emporta la bestiole vers un coin plus tranquille.

- Si tu n'avais pas tant rit, j'aurais put chier dans son casque sans qu'il s'en aperçoive !

Elle pouffa mais se contint à temps. On venait d'annoncer le dîner. Gorlec s'échappa.
On plaça les invités. Darwil se trouvait en bout de table et cela lui convenait parfaitement. Face à elle, Duncan prenait place. On invita tout le monde à se relever à l'entrée du seigneur. Il arriva, légèrement chancelant, légèrement pâle, trop pâle peut-être. Erlwin n'était pas là. Et si ... ?
Le dîner fut interminable. Outre le fait qu'elle ne mangeait pas beaucoup, elle était trop préoccupée par l'absent pour avaler quoi que ce soit. Si Logwil, l'ermite qui l'avait élevé, l'avait surprise avec de telles pensées, il aurait certainement crié à la sorcellerie. Un elfe Sylvain ne peut aimer un Drow. C'est ainsi depuis le "commencement". Il existe toujours des exceptions, mais elles sont si rares ! Il lui avait pourtant dit, avant son départ, de se méfier des héros et surtout des Drows.
Son voisin de table était énorme. Il ingurgitait des quantités impressionnantes de nourriture et ne semblait nullement incommodé par la présence des différentes personnes qui l'entouraient. Tandis qu'il agitait un pilon dans la direction de Duncan pour appuyer la discussion, Darwil aperçut une tête sortir de sous la table et avaler en une seule bouchée les restes de l'assiette. Elle resta sérieuse tandis que le dragon se goinfrait sous le meuble. Etait-il possible qu'une aussi petite chose mangea autant ? L'homme fut surpris de trouver son assiette vide.

- Est-ce vous Dame qui ...

- Voyons, monsieur, mon assiette est encore pleine ! Que donc ferais-je de la votre ?

Il hocha la tête, un peu déconfit. Puis, un plat arriva à leur hauteur et tandis que l'homme lançait les mains vers sa gourmandise (un grand sourire à ses lèvres grasses), Darwil faillit éclater de rire. Sous un bord de la cloche, elle apercevait un bout de queue. Gorlec venait de céder au péché.

- Gorlec, petit voleur !

Le "frêle" dragon tenta de s'envoler, mais la carcasse de poulet qu'il avait avalé quelques instants plus tôt l'alourdissait un peu trop. Il retomba dans un bruit mat et l'homme faillit s'en emparer. Mais disparaissant sous une robe, la bestiole échappa à son agresseur.
Elle s'arracha à ses pensées lorsqu'on annonça la fin du repas et les danses. Chacun fut invité à passer dans la salle contiguë à celle des repas. Les musiciens commencèrent à jouer et les danseurs à tourner. Elle s'attardait un peu, attendant de pouvoir questionner le maître de maison. Mais, il semblait qu'il se retirait. Elle voulut le rejoindre.

- C'est de l'autre côté, Dame Darwil.

- Je sais, Chambellan, mais j'aurais aimé parler à Hector.

- Le seigneur Hector est trop fatigué pour parler à qui que se soit. Je peux peut-être répondre à sa place ?

- Oh ! Je me demandais si Erlwin avait...

- Il se maintient. Il survit. L'épreuve a été dure, mais le seigneur à réussit à ôter l'insecte et notre commandeur doit à présent se battre pour sa vie.

Darwil s'éloigna presque à contrecoeur. Alors qu'elle entrait dans la salle de danse, cherchant déjà du regard comment s'esquiver sans paraître impolie, le grand prêtre et l'herboriste se présentèrent ensemble.


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Lishtarone A D'Ar Wilgaronmanish

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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 18/09/03 10:57
- Me permettez-vous ?

- Pardon, messire, mais cette jeune personne m'a promit cette danse.

Chacun d'eux ne voulut céder à l'autre ce que Darwil n'avait pu leur refuser. Devant tant de querelles pour une si petite chose, elle s'esquiva par les portes vitrées qui donnaient sur les jardins. Gorlec arriva soudain près d'elle.

- Ah, la vache, je l'ai échappé belle !

Il semblait avoir reprit une taille plus normale. Il lui fit un câlin dans le cou et sautant de son épaule, il s'enfonça dans l'eau clair qui coulait à leurs pieds. L'elfe tenta de suivre sa nage, mais elle le perdit de vue. Puis, il lui sembla qu'il revenait.

- Bonjour.

Ce n'était que la petite dragonne blanche. Elle était douce et jolie et Darwil comprit pourquoi le jeune dragon en "pinçait" pour la belle.

- Bonjour, jolie dragonne. Est-ce toi la dulcinée de Gorlec ?

- Oui.

- Sais-tu que tu es jolie comme un coeur ?

- Je sais.

Darwil se trouva à court d'arguments. A première vue, les dragons n'avaient pas besoin de beaucoup de compliments pour se sentir à leur aise.
Finalement, les danses se terminèrent et chacun put regagner ses appartements. Darwil n'avait pas sommeil. Elle s'installa sur le rebord de la fenêtre, elle se perdit dans la contemplation de la lune qui montait. Un bruissement léger lui fit tourner la tête.

- Tu veux aller te baigner ?

- Oui, j'aimerais beaucoup, mais je ne vois pas trop où je...

- Dans le jardin privé de Dame Finélia !

- Je doute qu'elle ait envie de quelques compagnies que ce soit !

- Je vais lui demander.

Il vola vers le jardin et remonta presque aussitôt. Finelia attendait la jeune elfe. Darwil le suivit donc, en courant presque. A la porte de la forteresse, les hommes lézards lui jetèrent un regard indifférent et la laissèrent passer. Gorlec annonça leur arrivé et un panneau de thuyas s'ouvrit, livrant passage. Elle s'y faufila. Une rivière plus large que celle des jardins y serpentait. Dame Finélia, avec pour seul vêtement la lumière de la lune, s'y baignait déjà.

- Venez, Darwil, l'eau est merveilleusement bonne !

Elle se déshabilla et plongea prestement dans l'eau. Elle rejoignit l'elfe royale et nagea quelques instants autour d'elle.

- Puis-je vous présenter Ragga ?

Darwil ne s'interrogea pas longtemps sur cette personne, car derrière Finélia, ce qu'elle avait tout d'abord pris pour un vulgaire rocher, se mit à bouger. L'immense dragonne était allongée. Elle dépassait largement Orgun ! Ça paraissait tout bonnement incroyable et pourtant ! Elle entrouvrit la gueule et une demi-douzaine de petits dragons s'échappèrent en une nuée bruyante. Un petit dragon vert arriva vers l'elfe qui venait de monter sur un banc de sable. Il tourna un instant autour d'elle et soudain, d'une petite voix fluette, il déclara :

- Je suis un méchant dragon vert !

- Tiens, j'ai l'impression que j'ai déjà entendu ça quelque part.

Il grimaça un instant et recommença à tourner autour d'elle.

- Laisses mon elfe tranquille. Cria Gorlec, sortant de nulle part.

Il poursuivit un instant son petit frère (légèrement plus gros que lui) et lorsqu'il en eut assez, il se précipita vers sa mère en roucoulant presque.
Darwil nagea presque toute la nuit, savourant le massage de l'eau et papotant avec la belle dame et la dragonne. Parfois Gorlec se joignait à elles mais la plupart du temps, il poursuivait ses frères et soeurs et inversement.
Le matin s'annonça. Ragga se souleva brusquement et prenant congé, elle appela ses petits, les enfermant dans sa gueule, et prit son envol vers leur nid. Dame Finélia remonta suivie de Darwil. Elles partirent se coucher dans un même élan. La nuit avait été merveilleusement fatigante.
Darwil traversa le château dans une tenue qui n'allait pas avec le protocole. Mais à cette heure, personne ne la verrait. Du moins, c'est ce qu'elle pensait.


Les jours qui suivirent furent longs et monotones. Elle avait demandé à travailler dans la serre et Olwen se faisait un plaisir de lui apprendre les noms des quelques plantes qui lui étaient inconnues. Tous les matins, Darwil demandait des nouvelles d'Erlwin au chambellan qui prit très vite l'habitude de ces visites matinales. Il se maintenait, luttant pour sa vie et sa santé mentale. Chaque soir, elle lançait une prière vers la lune pour ce Drow qui bouleversait son coeur. Duncan s'occupait de son côté. Il se renseignait sur le prix des armures. Notamment sur celle de Mytrill, un métal très rare et très résistant. Naturellement, il n'avait pas encore les moyens de commander une telle merveille.
Le chambellan paraissait soucieux. Il attendait avec impatience des nouvelles des messagers qu'il avait envoyés vers Norglund, une contrée voisine peu encline à la paix. Rien ne revenait.
Un matin, alors que Darwil remontait juste de son bain nocturne, elle entendit sonner les trompettes. Ce jour était jour de fête. Elle hâta son pas et se jeta dans sa chambre à temps pour éviter la troupe de gardes qui patrouillait. Le chef de la patrouille eut un sourire. Il devenait courant de voir la jeune elfe de bonne heure et de charmante tenue.


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Pas de critique au sujet de mon texte. Serait-il parfait ? ou alors inintéressant. Je soupçonnes les lecteurs de préféré ma Mascarade à mes Terres vierges ;-).


Dernière mise à jour par : Lishtarone le 18/09/03 11:02

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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 19/09/03 09:27
Elle descendit dans la cour où les préparatifs étaient à présent terminés. Il était question de joutes amicales (au premier sang versé, fin du jeu) et Duncan avait décidé de participer. Un elfe s'approcha de lui. Le sort l'avait désigné.

- Au premier sang versé ?

- Oui, bien sûr.

Il tendit la main et sentit une traître douleur lui manger la paume. Une goutte de sang s'échappa de son poing crispé. L'elfe se tourna vers la foule en souriant.

- Eliminé.

Il rageait. L'elfe l'avait pris par surprise, utilisant une pointe dissimulé dans la bague qu'il portait au doigt. Finalement, ce jeu n'était que vitesse et mensonge. Il n'aimait pas ça !
Darwil sourit. Duncan n'était pas très fin sur ce plan là. Elle était sûre pour sa part que l'elfe n'allait pas se battre mais bien détourner le problème. Soudain, l'atmosphère se fit plus tendue. Un cavalier venait d'arriver et de se jeter au pied du chambellan.

- Messire, j'amène des nouvelles de Norglund.

- Viens, ne restons pas là.

Un lourd silence s'installa alors. Les jeux venaient de se terminer, dans l'attente de ces nouvelles. Chacun rengaina ses armes et l'assistance se fit patiente. Au bout d'un moment d'éternité, le chambellan ressortit.

- Comme nous le craignions, Roôrck nous a trahit ! Il tient en son pouvoir les messagers que nous lui avions envoyés pour cette soit disant trêve ! Il réclame une rançon de deux cents milles pièces d'or. J'ai besoin de volontaires pour porter ce magot à destination. Le voyage sera long et périlleux, mais il y aura récompense pour les gens qui partiront.

Quelques personnes s'avancèrent. Darwil ne fit pas attention à ces volontaires, trop occupé à lever le bras. Elle voulait partir ! L'inactivité de cette forteresse commençait à lui peser.

- Bien. Je prendrais contact avec chacun d'entre vous.



LA CONQUETE DE NORGLUND


La journée se poursuivit pour le reste de la population. Pour l'elfe et le chevalier, elle commença enfin. Tout d'abord, il fallut faire un bagage léger. Ensuite, Duncan fut reçut par le chambellan.

- Qu'est-ce qui vous a poussé à vous désigner volontaire ?

- Le besoin d'aventure et la récompense !

- C'est une réponse franche ! Voilà un bon pour aller chercher une armure et vous vous présenterez chez notre grand prêtre.

Duncan alla chercher son armure. Quelle ne fût pas sa surprise lorsque le préposé aux armes lui tendit une armure de plaques complète ! Il resta un instant silencieux, n'osant croire que cette armure lui était destiné.

- Elle est pour vous, messire, vous ne la prenez pas ?

- Si mais... je ne peux croire que cette beauté m'est destinée !

- C'est juste un prêt, si cela peut vous rassurer ! Il faudra la rendre après la mission !

Duncan la prit donc et d'un pas résolut, il entra chez le grand prêtre. L'homme à la voix d'outre-tombe lui intima l'ordre de s'installer.

- Je vous en prie, chevalier, asseyez-vous donc !

Duncan ne parut nullement impressionné par le vampire. Il prit son temps mais paraissait à l'aise. Le prêtre ôta un voile recouvrant une magnifique épée noire comme la nuit. Mais était-elle réellement noire ? Par instant, Duncan semblait la voir changer de couleur, briller un instant puis prendre un ton plus terne mais néanmoins vivant.

- Prenez-la !

Il hésita une minute puis, avançant une main décidée, il toucha l'épée. Elle lui sembla entrer dans son esprit à la vitesse du vent. Il aurait voulu retirer la main qu'il n'aurait pas put. Déjà l'athée de l'épée venait de prendre possession de son âme.

"- Je suis Morlich, épée du Chaos."

Il la prit enfin dans ses mains et la puissance déferla en lui, l'emplissant d'un sentiment de supériorité.


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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 22/09/03 14:24
Darwil se présenta à cet instant chez le chambellan. Comme à son habitude, elle questionna tout d'abord l'homme sur la santé du commandeur.

- Il va.

Puis, il posa la même question à l'elfe, s'attendant sans aucun doute, à avoir une version légèrement différente de cette du chevalier.

- Je suis restée trop longtemps inactive ! Je cherche l'aventure, le combat et...

- Une récompense ?

- Non, j'ai déjà eu ma récompense !

Il ne lui posa pas la question, sachant qu'elle garderait sa part de mystère. Elle semblait bien décidée à partir avec les autres et elle serait sans nul doute à la hauteur de ses engagements.

- Vous irez chercher une armure et Dame Finélia voudrait vous voir avant que vous ne partiez.


L'armure qui lui était destinée était bien plus légère que celle octroyée à Duncan, et heureusement, car l'elfe n'aurait pas eu la force de porter une telle armure. C'était une protection de cuir, qui serait plus efficace que son habit présent. Elle remercia le préposé surpris puis se rendit dans les appartements de Dame Finélia. La belle l'attendait visiblement. Elle s'assit devant elle et attendit.

- Voici Slïng, j'espère qu'il vous sera utile !

Darwil fixa un long moment l'arc de belle facture que la dame venait de lui présenter. Vu la couleur de l'objet, elle hésitait à le toucher. Il était d'une belle couleur ivoire, vivante et changeante.

- N'ayez pas peur, Darwil, prenez-le.

Elle le toucha enfin. Malgré sa résistance, l'arme se glissa au coeur de son esprit inquiet, et elle fit connaissance avec l'athée.

"- Je suis Slïng."

Il n'ajouta rien, mais Darwil qui venait de rencontrer pour la première fois l'âme d'une arme, fut ravie. Logwil lui avait souvent parlé de ces objets magiques.


Les chevaux étaient prêts, aussi, les neuf compagnons de voyage se préparèrent à partir. Darwil attacha solidement l'arc et son épée dans son dos. Elle n'avait pris que le strict nécessaire, sachant pertinemment, qu'elle pouvait compter sur ses talents de Ranger pour pourvoir à la nourriture et au campement. Juste avant que le départ ne soit ordonné, le chambellan s'approcha d'elle et lui remit une bourse.

- Ne l'ouvrez pas avant de vous être éloignés !

- Qu'est-ce que c'est ?

- Un cadeau d'une personne à qui vous êtes chère.

- Mais qui... ?

Avant qu'elle ne puisse aller au fond de sa pensée, son cheval partit, suivant les autres. Elle attacha la bourse à son côté et l'oublia presque aussitôt. Le voyage allait être long, mais on leur avait promis assistance dans le village de Sistria situé sur le chemin. Pour la première nuit, il leur faudrait camper mais, dès le deuxième soir, ils pourraient refaire des provisions pour la route. La rançon se trouvait dans un chariot blindé. Instinctivement, ils prirent chacun une position autour et devant l'argent.
A la tête du groupe, Duncan, suivit d'un chevalier de la forteresse. Autour du chariot, six autres chevaliers dont le vengeur Philibert. Darwil terminait la marche. Elle se laissait aller à la mélancolie des paysages, laissant, une fois de plus, son esprit vagabonder dans les méandres romantiques de son imaginaire où depuis quelques semaines, un être habitait en permanence. Darwil soupira. Ne pas avoir de nouvelles d'Erlwin l'inquiétait.
A l'instant où elle revenait sur terre, sans doute avertie par quelques puissances obscures, Duncan cria. Il venait de dépasser une vieille femme, courbé sur son bâton, à qui il n'avait lancé qu'un regard indifférent. Et elle venait de lui sauter à la gorge. Dégainant son épée, il voulut la frapper, mais la femme, agile, lui enfonça une dague dans le dos. La douleur fut cuisante, mais ce fut surtout la sensation du poison qui s'infiltrait en lui qui le fit hurler. Tous les chevaliers se précipitèrent alors. Mais, Duncan avait repris le dessus et d'un geste, il assomma son assaillante.
Lorsqu'il découvrit son visage, tous eurent un mouvement de recul. C'était une Drow et elle n'était visiblement pas très amicale.

- Je demanderai des explications au chef de tribus des elfes noirs. Nous ne pouvons tolérer ça !

Darwil eut un reniflement de mépris. Rien de la part de ces créatures ne pouvaient la surprendre. A part, peut-être, l'amour ? !

La nuit venait de tomber, tel un couperet noir et glacial. La soirée s'annonçait fraîche et très vite, il fut décidé de faire un feu. Rien de grandiose, juste un petit feu, assez grand pour les réchauffer et trop petit pour les faire repérer. Darwil partit à la chasse, mais le gibier semblait absent en cette lisière de forêt sombre, aussi, rentra t-elle bredouille.

- Ce n'est pas grave, nous avons les rations.

Elle mangea très peu, gardant le reste pour les jours à venir et préférant tromper son ennui, elle s'éloigna légèrement du campement à la recherche de quelques herbes curatives. Elle trouva rapidement ce qu'elle cherchait et ce malgré la nuit sombre. Soudain, Slïng s'éveilla.

- Quoi ?

"- Des orques, tout près, je les sens."

Elle s'abstint de crier, craignant d'avertir ces monstres de leur présence. Hélas, il semblait qu'ils les avaient déjà repérés. Il était là. Juste devant elle. Elle faillit crier puis, reprenant son courage, elle arma Slïng et décocha une flèche. La nervosité lui fit presque rater sa cible. Elle n'avait jamais combattu ce genre d'ennemi ! La flèche blanche alla se ficher dans le bras de son adversaire qui aussitôt, se tourna vers elle, la bave aux lèvres, les dents aiguisés.

- Des orques !

Son cri sembla réveiller la troupe et ce fut Duncan qui arriva le premier pour l'aider. Un coup de hache venait de lui entailler la cuisse et la jeune elfe sentait pour la première fois la douleur d'une lame. Elle contre-attaqua et frappa l'orque avec son épée.


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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 01/10/03 15:54
Un coup de hache venait de lui entailler la cuisse et la jeune elfe sentait pour la première fois la douleur d'une lame. Elle contre-attaqua et frappa l'orque avec son épée. De la clairière, Philibert arma son arc et décocha ses flèches. Duncan, trop fatigué par l'attaque de l'après-midi, rata la plupart de ses coups. Il sentait le poison couler dans ses veines, l'affaiblissant doucement.
A force de volonté et de tactiques plus ou moins réfléchies, Darwil parvint enfin, avec l'aide à distance de Philibert et les efforts malencontreux de Duncan, à vaincre la petite troupe d'Orques.

- Félicitations, messire Duncan, vous vous êtes battu admirablement !

- Comment ?

Duncan et Darwil étaient aussi surpris l'un que l'autre par la réflexion du vengeur. Ce pauvre homme devait avoir du miel plein les yeux ! Duncan n'avait touché pas plus de deux fois au cours de cette bataille et la plupart des orques gisant à ses pieds, avait été tué par Darwil ou par les flèches de Philibert.

- Je vous remercie, Philibert, ce n'était pas mal non plus !

- Merci, messire, mais j'avoue que vos prouesses me laissent sans voix !

- Oui, il n'y a pas que vous.

Elle s'éloigna de lui le plus rapidement possible, avant de faire un scandale ! Et puis, finalement, les humains avaient l'habitude de se mentir à eux-mêmes. Une chaleur se diffusa soudain dans sa cuisse, venant de la bourse. Bien qu'elle ne fut pas douloureuse, elle était très forte et Darwil, prenant peur, arracha la bourse de cuir et la jeta à terre.
La chaleur avait cessé. Et le sentiment de guérison avec. Elle ramassa l'objet. Sa main se réchauffa. Elle sortit de la bourse une médaille, faite du plus beau métal qui soit. Une inscription Runique la fit rougir. Erlwin lui avait confié sa médaille.
Elle la serra sur son coeur et la glissant autour de son cou, elle la laissa aller entre ses seins. Quelques instants plus tard, l'entaille était refermé et la chaleur disparut. Elle regagna le campement et s'occupa de soigner Duncan.

- Tenez, buvez ça.

Il grimaça en déclarant qu'elle voulait sans aucun doute l'achever, mais il avala pourtant soigneusement le breuvage sous le regard amusé des hommes présents.



Le matin se leva sur le groupe endormi. Chacun rassembla ses affaires et ils reprirent la route vers Sistria. Ils restèrent sur leurs gardes, craignant une nouvelle attaque, mais la journée se fit tranquille et à la tombée de la nuit, ils arrivèrent à destination.

- Nous nous reposerons toute la nuit et prendrons des vivres pour la suite du chemin.
Annonçait Philibert à ses compagnons tandis qu'une elfe noir s'avançait vers eux, accompagnée des guerrières de la tribu.
Darwil sentit sa haine innée ressortir. Un mâle l'observait, visiblement intéressé.

- Dis-moi, chef de village, peux-tu expliquer pourquoi nous faisons-nous attaquer par une de tes femmes ?

- Comment ? Montres-moi la coupable, je répondrais à ta question.

On fit avancer la prisonnière qui ne bougeait plus.

- Ce n'est pas une de mes guerrières, Vengeur. Je t'assure que nous restons fidèle à Malphéjji.

- Il vaut mieux pour toi ! Interroges-la, que nous sachions par qui elle est envoyée !

La chef se tourna vers elle et la questionna dans sa langue. Elle refusait de répondre. Alors, levant son épée, elle la frappa sous le cri de surprise de l'elfe des bois.

- Mais pourquoi ?

- Elle refuse de parler ! Rassures-toi, Elfe, elle est vivante. Nous l'interrogerons plus tard et nous nous occuperons des punitions à infliger.


Le banquet était somptueux, mais Darwil avait l'esprit ailleurs. Elle ne souhaitait qu'une chose, c'était de sortir d'ici.

- Qui prend la garde de ce soir ?

- Moi !

Philibert acquiesça du chef et elle sortit sans demander son reste. Slïng lui tiendrait compagnie. Elle s'installa confortablement contre le chariot et laissa son esprit errer.

- Slïng, tu me préviens en cas de danger ?

"- Bien sûr !"

Elle vagabondait dans ses rêves, relent de souvenirs agréables quand un bruit lui parvint. Se relevant brusquement, elle resta aux aguets.

- As-tu entendu, Slïng ?

"- Quoi donc ?"

De nouveau, le bruit lui parvint, aussi distinctement que s'il était derrière elle, dans le chariot.

- Ce bruit, là !

"- Je n'ai rien entendu, et je ne ressens aucun danger."

Elle appela, préférant se sentir ridicule une fois plutôt que de supporter un échec dans sa garde.

- Que se passe t-il ?

- Il y a quelque chose dans le chariot.

Philibert ouvrit la porte sur un petit dragon visiblement déconfit d'être découvert.

- Gorlec !

Il lui sauta dans les bras et se laissant glisser contre son cou, il la câlina. Puis, d'une voix suraiguë, il déclara :

- J'ai faim !


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   Réponse au Sujet 'Les Terres Vierges de Malphéjji' a été posté le : 06/11/03 15:44
Un éclat de rire secoua l'assistance. Ce dragon était plus un estomac à pattes qu'une aide précieuse pour la route.

- Il faut le renvoyer à Malphéjji. Dit Darwil en le regardant engouffrer plus de nourriture que possible.

- Impossible. Je doute qu'il se laisse faire !

- Il risque d'être blessé, je ne le supporterais pas ! On n'a qu'à l'attacher et un homme du village le remmènera !

Philibert secoua la tête. Il connaissait le jeune dragon depuis sa naissance et tout Malphéjji adorait le digne descendant d'Orgun, mais chacun savait qu'il n'y avait pire caractère qu'un dragon Mordoré. Gorlec avait décidé de les suivre et rien ne le ferait changer d'avis. Visiblement, il avait jeté son dévolu sur la jeune elfe et malheur à celui qui oserait lui faire du mal. Décidément, elle bouleversait beaucoup de coeurs.

- J'enverrai un message à Malphéjji et je te promets que nous ferons attention à lui, mais je suis sûr que nous n'avons pas le choix. Il nous faut l'emmener.

Elle soupira, à la fois inquiète et heureuse. Elle commençait à s'attacher à "son" dragon.



Le jour se leva, dardant un soleil rouge sur la gueule fatiguée du jeune dragon. Philibert garda la tête levée un instant vers la fraîcheur de l'aube puis, d'un geste décidé, il secoua l'elfe endormie. Elle sursauta. Il eut un sourire devant les excuses qu'elle bafouillait.

- Par tous les dieux, je suis désolé, je...

- J'ai veillé toute la nuit !

Gorlec se posa sur son épaule et réclama un peu d'attention. Il était visiblement épuisé et malgré la compassion qu'elle éprouvait pour la pauvre bête, Darwil ne put s'empêcher de rire. L'embrassant une dernière fois, elle le prit dans ses mains et le déposa dans sa capuche.

- Dors, grand méchant dragon Mordoré !

Il ne protesta pas et quelques secondes plus tard, un ronflement sonore s'éleva de son dos.

- Il va finir par nous faire remarquer ! Grogna un des gardes affectueusement.






La route semblait interminable.

- Nous sommes dans les terres de Norglund. Dans quelques jours, nous serons en vue de son domaine.

- Pensez-vous que les messagers soient toujours en vie ? Demanda Duncan.

Philibert ne répondit pas. Ses opinions personnelles n'avaient pas à intervenir dans la mission.
A la queue du groupe, il entendit un rire étouffé. Darwil s'amusait avec le "fauve" ! C'était une véritable cascade de fraîcheur et de bonne humeur de les avoir, ces deux-là. Ça changeait du triste messire Duncan, dont la peau se hérissait à chaque fou rire.
On arriva en vue du pont qui enjambait le gouffre, véritable frontière entre les terres blanches et celles du seigneur Norglund. Quelle ne fut pas leur surprise de voir qu'une grande partie du pont suspendue avait disparu !

- Ces chiens de Norglund nous ont coupé l'herbe sous le pied. Ça nous prendra des semaines avant de pouvoir faire le tour !

Darwil était descendu de cheval et examinait attentivement le ravin. Il était hors de question de descendre mais avec une corde assez longue, ils pourraient faire un substitut de pont ! Mais pour cela, il lui faudrait trouver un moyen d'envoyer la corde de l'autre coté.
Gorlec s'approcha d'elle, en voletant. Elle eut un sourire. Il ferait parfaitement l'affaire.

- Dis-moi, Gorlec...


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Lishtarone A D'Ar Wilgaronmanish

Les Terres Blanches de Naramône (Fantaisie)

La pire des Choses (Mascarade)


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