Barbare anar

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Philosophie a été posté le : 09/06/03 13:19
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N'ayant lu de philosophes que par bribes, j'escompte bien apprendre beaucoup de vous et de vous-mêmes par la même occasion.
Quels sont les auteurs philosophiques, ou écrivains philosophes, qui ont influencé votre mode de pensée et votre vie ?
En quoi et pour quelles raisons, et pourquoi avez-vous finalement opté pour une autre pensée ?
Pour résumer très vite, voici mon cheminement.
Petit, j'avais tout pour être heureux, et une famille extraordinaire. Mais quelque chose manquait : j'étais rêveur, je rêvais d'une autre réalité.
Souffrant de ne trouver d'interlocuteur valable, souffrant de ne rencontrer personne en quête d'esprit, j'ai commencé à faire mon petit cheminement au fond de moi-même, dans les livres et les pratiques mystiques, dans les errances les plus folles.
J'ai longuement été idéaliste, métaphysicien, et il serait faux de prétendre que je sois aujourd'hui débarrassé de toutes les tares de cette pensée, car je reste très mental, très analytique et synthétique à la fois. Platon et les pères de l'Eglise ont fortement empreint mon esprit. J'ai poursuivi un mode de pensée archétypiel, croyant qu'il existait des êtres et des idées en soi, dont tout découlait, vous l'aurez deviné j'ai étudié la kabbale et tout l'attirail de pensée magique qui va avec.
En guise de conclusion de cette période, je me suis tourné vers les musts de la dialectique (entendez : Kant et Hegel, et dans une autre mesure : Spinoza).
Puis, étouffé et écoeuré par le prétention labyrinthique d'une appréhension idéelle, conceptuelle de la réalité -aussi parfait que soit le système philosophique, je pressentais qu'un système n'est jamais au mieux qu'une habile création de l'esprit, que la philosophie n'est qu'un jeu de légos - je me suis tourné vers le mysticisme : yoga, soufisme, et vers l'ascétisme contemplatif en général, en même temps que je n'étais plus fasciné que par le concept de paradoxe, et par les romantiques et le sublime. Rejetant la pensée raisonnable comme seul moyen de prétendre à une vérité, j'ai découvert le scepticisme grec.
Mais l'ascèse, les expériences psycho-physiologiques et mystiques que cette période a pu m'apporter ne me faisaient que plus souffrir. La lumière projette toujours une ombre, d'autant plus noire qu'est blanche la lumière, dès lors qu'existe encore un sujet, même si celui-ci se confond avec l'objet... dès lors qu'existe encore une substance, et donc une quête !
De cette période je garde un goût pour la vérité et l'absolue intégrité, ainsi que pour les extrêmes de tout genre.
Enfin, par la révélation du bouddhisme, j'ai fait le grand pas de la fin de l'en-soi et de la substance. Quel péril, quelle remise en cause ! Tout s'effondrait, tout devenait serein et clair. J'ai jusqu'ici trouvé mon bonheur dans le bouddhisme, et plus spécifiquement le bouddhisme zen, qui à mon sens reste le plus fidèle à l'origine, car il rejette à la fois pensée et ascèse, tout comme Bouddha l'avait fait lui aussi par étapes...
En y repensant, j'ai à ma mesure reproduit la quête de Bouddha, passant par le concept pur comme Bouddha passa par la philosophie Sankhya, puis par le mysticisme comme Bouddha passa par le yoga. Puis, déconcerté, las d'errer, je me suis "assis", tout comme lui. J'ai découvert avec Nagarjuna (le grand philosophe du bouddhisme Mahayana, ayant vécu au I° siècle ap. J-C ) que toute métaphysique est vaine, j'ai découvert avec la pratique du zazen que toute quête mystique, créant un but, ne fait que nous éloigner de la réalisation immédiate. Goûter charnellement la vie, comme un plaisir, comme un accomplissement, comme un rêve.
En ce moment, depuis des mois, je replonge dans la vie et dans le jeu de ses souffrances et plaisirs... sans plus pratiquer le zen en parallèle. L'excuse d'un éloignement du dojo ne tient pas, je suis en fait curieux d'expérimenter la vie sans philosophie... sans même le bouddhisme (en apparence, car au fond, vibrent toujours ses enseignements en moi).
Je ne dis pas que je ne bouquine plus de philosophes (actuellement je relis Nietzsche, d'ailleurs moins éloigné du bouddhisme qu'il ne le pensait lui-même, au fond), mais je profite avant tout.
A vous la plume, pour papoter de ce que vous voulez.
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Dernière mise à jour par : CONAN le Cibéride le 09/06/03 13:22
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Réponse au Sujet 'Philosophie' a été posté le : 09/06/03 14:19
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Mets toi à l'étude de l'art, c'est bien plus reposant et moins prise de tête (vive l'histoire des arts au passage, la seule discipline qui vous servira toute votre vie car l'art, ce n'est pas seulement ce qui se trouve dans un musée mais également sa maison, sa ville, un dessin. L'art, c'est soi-même )
Personnellement, j'aime beaucoup Aristote car ce qu'il écrivait dans La Republique est ce qui nous arrive actuellement (chrematistique = capitalisme) mais je dois dire que je ne suis pas vraiment sous l'influence d'une philosophie.
Pourtant, je suis curieuse de nature vis-à-vis de toutes les croyances et la majeure partie de ma minuscule vie (18 ans, c'est pas grand chose) a été comblé par l'étude des religions, des mythes et de leurs repercutions sur notre environnement social 
En bref, c'est une de mes nombreuses passions (avec les mangas et croyez-le ou pas, religions et mangas forment un melange des plus homogènes ) sinon, je dois dire que j'apprécie beaucoup Nietzche et sa façon de se moquer de Kant (philosophe très compliqué... je comprends rien à Kant, c'est dur) mais également sa philosophie relativement noire (la négativité n'est pas le top pour avoir un bon moral).
Freud également est très interessant pour la psychologie humaine mais je ne base pas du tout ma vie sur ses théorie.
D'ailleurs, je ne pense pas que l'on puisse regler son existence sur une philosophie pour la bonne rasion qu'il faut sans cesse s'adapter pour communiquer avec les autres. Il n'y a que Hitler pour avoir pris Nietzche au pied de la lettre et l'adapter à sa façon de penser raciste !
édit : Si tu es interessé par le scepticisme et la critique de la métaphysique, je te recommande le philosophe Hume ou Montaigne ( Science sans conscience n'est que ruine de l'ame <--- 100 % vrai )
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Dernière mise à jour par : King of Esca le 09/06/03 14:26
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-------------------- Contrairement à ce que l'on peut penser, je n'ai aucun lien de parenté avec le cousin Machin !
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Réponse au Sujet 'Philosophie' a été posté le : 09/06/03 15:00
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Je m'intéresse assez au boudhisme, mais force est de reconnaître que c'est un peu trop dans le vent de nos jours, du moins en ce qui concerne sa forme abâtardie et lyophilisée que nous assènent bon nombre de plumitifs de comptoir. A mon avis l'homme de bien doit toujours aller "à contre-courant" des masses.
Ceci dit sans vouloir vexer personne, et Conan moins que tout autre, bien sûr.
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Réponse au Sujet 'Philosophie' a été posté le : 09/06/03 15:34
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Mais dis moi, c'est un sujet assez vaste auquel nous sommes conviés, vaste, que dis-je, ce n'est pas une péninsule, mais ça y ressemble fort!
Pouf pouf.
Je vais malheureusement avoir bien du mal à répondre de manière pertinente à tout cela, vu que j'ai un "mode de pensée" d'historien: la philosophie ne m'a jamais vraiment attirée, hélas, car c'est tout de même passer à côté de pas mal de choses (doux euphémisme..).
Il est vrai cependant que je suis farouchement cartésien sans pour autant en avoir lu plus que les Méditations. Disons que c'est plutôt la démarche rationnelle, ultra-logique qui me convient le plus: il faut dire que mon mode de fonctionnement, tourné vers le futur et le passé et qui ignore hélas l'instant pré
sent, se prête particulièrement bien à une démarche d'ultra planification, d'organisation, de logique poussée à l'extrême, parfois jusqu'à l'absurde. Oui, je suis encore loin du Carpe Diem, mais je ne deséspère pas...
Sinon, je ne peux pas vraiment me dire "influencé" par telle ou telle pensée philosophique: j'ai un faible pour le grand Machiavel, un des plus grands esprits de son siècle, hélas maintenant par trop caricaturé (non, il ne prônait pas que la violence répressive, le complot, la fourberie et l'autoritarisme...), mais c'est plutôt de la philosophie politique, non?
A côté de ça, cette année je me suis attaqué à la philosophie de l'histoire et j'ai abordé les opuscules sur l'histoire de Kant (recueil de textes sur l'histoire assez accessibles) et la très (trop?) fameuse Raison dans l'histoire du sieur Hegel: faut déjà réussir à digérer ça...
Quant aux autres, j'ai, comme nombre d'étudiants, été confronté aux Grands Classiques (avec un grand "C", comme dans brouette...): qu'il s'agisse de la République, du Banquet (il en existe une variante assez amusante de Xénophon si je ne me trompe pas...), de la Poétique, des Critiques du sieur Emmanuel, etc...
Je n'ai à peu près aucune connaissance des modernes comme Foucault ou Deleuze, pourtant génialissimes d'après certains (je résiste avec ardeur aux pressions d'un ami intégriste de Deleuze...).
En fait, comme l'énorme majorité, j'ai construit ma pensée tantôt tout seul, tantôt en grapillant quelques trucs à droite et à gauche, mais en restant avant tout historien de coeur et d'esprit, d'où une tension certaine dans ma réflexion: d'un côté, je milite pour une réhabilitation des Sophistes injustement écrasés par les sieurs Socrate et Platon (et pourtant, Socrate n'était que le premier des Sophiste: on ne le considère pas comme tel que parce qu'il a réussi une belle mort...), de l'autre, en bon historien, j'éprouve toujours un malaise face au relativisme poussé à l'extrême qui peut tout particulièrement dans cette discipline avoir des conséquences fâcheuses (relativiser soite, mais que chacun ait "sa version de l'histoire", hem...).
Ainsi, je suis prêt à remettre en cause beaucoup de choses et à me montrer très souple là dessus (le Beau, les goùts etc...), mais sur d'autres je me montre inflexible. Ce qui est pour le moins problématique: relativiser oui, mais alors on peut aller jusqu'à dire que l'Histoire, ce n'est pas ce qu'on fait, c'est ce qu'on écrit -et en plus, d'une certaine manière, c'est horriblement vrai...
Bref, je reste tout de même plus historien que philosophe, d'où certaines discussions marrantes avec mes amis qui sont en philo (allez causer de "puissance" à un historien et à un philosophe, le résultat est assez sympa...).
C'est pourquoi je serais plus en peine de citer des philosophes qui m'ont marqué, alors que les historiens... Quoique, contrairement à tout ce qu'on peut dire, au fond, la frontière est parfois ténue entre les deux disciplines...
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Réponse au Sujet 'Philosophie' a été posté le : 09/06/03 15:49
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Citation :Message de King of Esca
Mets toi à l'étude de l'art, c'est bien plus reposant et moins prise de tête (vive l'histoire des arts au passage, la seule discipline qui vous servira toute votre vie car l'art, ce n'est pas seulement ce qui se trouve dans un musée mais également sa maison, sa ville, un dessin. L'art, c'est soi-même )
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L'art ?... indissociable de la philosophie à mon sens. As-tu remarqué combien l'art rejoint les interrogations d'une époque ? L'art est toujours engagé, non certes toujours au sens politique, mais toujours au sens où il exprime subtilement une vision des choses, du monde et de soi.
Mais tu as raison, l'art prend l'homme aux tripes, et déclenche en lui souvent davantage qu'une simple réflexion. Il pénètre l'homme dans sa réflexion, mais aussi ses émotions, sa sensualité.
L'art est une façon très efficace de philosopher, et -je pense- son véritable prolongement chez son goûteur est la création (artistique, philosophique, ou dans sa vie de tous les jours).
Citation :Personnellement, j'aime beaucoup Aristote car ce qu'il écrivait dans La Republique est ce qui nous arrive actuellement (chrematistique = capitalisme) mais je dois dire que je ne suis pas vraiment sous l'influence d'une philosophie.
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Je trouve Aristote courageux d'avoir développé, en parallèle d'un Platon remarquable mais statique et morbide, toute sa réflexion autour du mouvement et de la vie. Son élève ne fut-il pas l'un des plus grands hommes d'action de tous les temps, Alexandre le Grand ? 
Citation :Pourtant, je suis curieuse de nature vis-à-vis de toutes les croyances et la majeure partie de ma minuscule vie (18 ans, c'est pas grand chose) a été comblé par l'étude des religions, des mythes et de leurs repercutions sur notre environnement social 
En bref, c'est une de mes nombreuses passions
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Idem, copiiiine ! Mais je les ai davantage étudié pour me comprendre moi-même, voyant dans tous ces symboles et ces personnages l'expression de forces intemporelles agissant en nous. Comme dans les contes de fée par exemple. A ce titre, il est intéressant de voir à quel point nombre de mythes racontent la même chose...
Citation :D'ailleurs, je ne pense pas que l'on puisse regler son existence sur une philosophie pour la bonne rasion qu'il faut sans cesse s'adapter pour communiquer avec les autres.
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Tout à fait, le but demeure comme je le disais plus haut, de créer après s'être nourri d'apports divers. Sinon la culture est pire que l'inculture : elle châtre, elle rend stérile et borné, aussi belle et riche soit-elle.
L'un de mes principes, comme toi, est qu'il faut s'adapter, rester ouvert en permanence, toujours avoir l'esprit neuf et clair.
Mais avoue que ce n'est pas toujours simple, notamment lorsqu'on lit un auteur de la trempe de Hegel par exemple, capable de développer un système d'une telle volonté objective (et y parvenant ma foi plutôt bien, somme toute), de s'en détacher. C'est nécessaire, et pourtant les pires panurgistes que j'aie jamais rencontré étaient des intellectuels...
Nietzsche a eu la perspicacité de poser le problème de la quête de vérité objective, qu'il rejetait en bloc. pour lui, la vérité est "labyrinthique", toujours subjective. L'homme sage ne connaît pas LA vérité, mais s'est nourri de tant d'apports qu'il peut avoir en sa possession,selon les situations, davantage d' yeux que le commun des mortels.
Citation :Il n'y a que Hitler pour avoir pris Nietzche au pied de la lettre et l'adapter à sa façon de penser raciste !
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Alors que Nietzsche crachait en permanence sur les antisémites et sur le germanisme panurgiste et nationaliste. Certes, Nietzsche parle souvent du surhomme, la bête de proie supérieure, agressive et joyeuse (cf ma signature), mais il ne s'agit là pas de race, mais d'une espèce d'hommes forts. Crom !
Citation :Si tu es interessé par le scepticisme et la critique de la métaphysique, je te recommande le philosophe Hume ou Montaigne ( Science sans conscience n'est que ruine de l'ame <--- 100 % vrai )
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Une fois de plus, on me conseille de lire Hume... bien-bien-bien, je connais ma prochaine lecture ! Que me conseilels-tu de lui comme ouvrage ?
Quant à Montaigne, j'avoue aimer naturellement cet auteur baigné de culture classique et typiquement grapilleur d'apports->créateur (ne serait-ce que pour des phrases telles que : "la vie est une balance pérenne" ). En revanche j'avoue être vite saoûlé par son égotisme bavard. 
Citation :Je m'intéresse assez au boudhisme, mais force est de reconnaître que c'est un peu trop dans le vent de nos jours, du moins en ce qui concerne sa forme abâtardie et lyophilisée que nous assènent bon nombre de plumitifs de comptoir. A mon avis l'homme de bien doit toujours aller "à contre-courant" des masses.
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Que je te comprends. Le bouddhisme aujourd'hui vend, mais sur les rares personnes assez curieuses pour oser réellement commencer sa pratique, nombre ne supportent pas sa puissance de remise en question.
Cette récupération gerbante du bouddhisme au profit de choses superficielles (un comble) me fait penser à tant d'autres... Hitler reprenant Nietzsche... bourgeois actuels de la presse, du monde politique et d'ailleurs, conformistes et oligarques masqués parlant de la révolution française voire s'en revendiquant !
La "culture" est aujourd'hui comme depuis toujours un vernis, un accessoire de plus dans l'attirail des imbéciles, des "intellectuels" et des gens à la mode, dont la seule volonté est de briller aux yeux des gens encore moins "cultivés", de se divertir, de s'ennivrer même, pour oublier leur pitoyable vacuité.
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Réponse au Sujet 'Philosophie' a été posté le : 09/06/03 15:57
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Citation :Message de Eldave2001
Quoique, contrairement à tout ce qu'on peut dire, au fond, la frontière est parfois ténue entre les deux disciplines...
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Tout à fait, et comme pour l'art l'histoire est toujours liée aux besoins des hommes d'une époque. L'histoire est toujours utile au présent. Sinon, on n'en ferait pas.
Pour ma part, et dans la droite ligne de ce que tu dis, je dirais que je me sens davantage intéressé par l'historiographie que par l'histoire en elle-même, sans en être un spécialiste pour autant.
Un ouvrage très accessible sur l'historiographie, que le Dave vous citerait sans doute comme moi ; Douze leçons sur l'histoire, d'Antoine Prost , qui résume avec pertinence et non sans une savoureuse subjectivité l'histoire des historiens. Un livre de chevet, court et simple à lire, pour tout bon étudiant en histoire qui se respecte.
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Réponse au Sujet 'Philosophie' a été posté le : 10/06/03 09:17
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Citation :CONAN le Cibéride
L'art ?... indissociable de la philosophie à mon sens. As-tu remarqué combien l'art rejoint les interrogations d'une époque ? L'art est toujours engagé, non certes toujours au sens politique, mais toujours au sens où il exprime subtilement une vision des choses, du monde et de soi.
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C'est vrai, l'art et la philosophie sont depuis les grecs complètement liés. De plus, comme tu dis, il reflète les interrogations d'une époque, par exemple, ce n'est pas étonnant que l'abstraction soit né au même moment que la première guerre mondiale (au passage, il parait que Du spirituel dans l'art de Kandinsky est très bien) mais l'art était quand même vivement critiqué par Platon. Par exemple, les sophistes par exellence étaient les artistes qui enchainaient les hommes aux apparences par leurs oeuvres. C'est avec Freud que l'art est devenu le moyen de se reflèter (art = sublimation)
Citation :Je trouve Aristote courageux d'avoir développé, en parallèle d'un Platon remarquable mais statique et morbide, toute sa réflexion autour du mouvement et de la vie. Son élève ne fut-il pas l'un des plus grands hommes d'action de tous les temps, Alexandre le Grand ?
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ça ne lui a pas trop réussi puisqu'il fut considéré comme un traitre, alors qu'il n'était pas complètement grec, mais bon, si je me souviens bien, il a fait construire une ville, ce qui lui a donné une certaine celebrité dans le milieu culturel de l'époque. Platon était dans la continuité de Socrate, Aristote est le plus particulier des philosophes grecs, donc le plus interessant.
Citation :Idem, copiiiine ! Mais je les ai davantage étudié pour me comprendre moi-même, voyant dans tous ces symboles et ces personnages l'expression de forces intemporelles agissant en nous. Comme dans les contes de fée par exemple. A ce titre, il est intéressant de voir à quel point nombre de mythes racontent la même chose...
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Personnellement, je voulais comprendre la raison pour laquelle il y avait eu tant de conflit au niveau des croyances avec les persecutions, les croisades... C'était plus pour comprendre comment notre civilisation en était arrivée là que je m'y suis interessée. J'aimerai bien être ethnologue d'ailleurs Sinon, je n'ai pas lu la kabbale en entier (je n'ai pas trouvé le livre complet) mais pour l'instant, je suis plus à la recherche des Véda qu'autre chose.
Citation :Tout à fait, le but demeure comme je le disais plus haut, de créer après s'être nourri d'apports divers. Sinon la culture est pire que l'inculture : elle châtre, elle rend stérile et borné, aussi belle et riche soit-elle.L'un de mes principes, comme toi, est qu'il faut s'adapter, rester ouvert en permanence, toujours avoir l'esprit neuf et clair.
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Exactement. De toute façon, la philosophie, ce n'est pas rester axé uniquement sur ce que l'on pense et tenir les autres pour des moins que rien parce qu'ils ne pensent pas la même chose. La philosophie, c'est s'adapter aux propos des autres et avancer dans son raisonnement au fur et à mesure que de nouvelles idées nous font face.
D'ailleurs, je me demande bien si Luc Ferry est philosophe parce qu'il est plutot du genre à rester arc-bouté à ses idées 
Citation :Alors que Nietzsche crachait en permanence sur les antisémites et sur le germanisme panurgiste et nationaliste. Certes, Nietzsche parle souvent du surhomme, la bête de proie supérieure, agressive et joyeuse (cf ma signature), mais il ne s'agit là pas de race, mais d'une espèce d'hommes forts. Crom !
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Les grands génies sont souvent détournés par les plus grands malades. Encore un exemple avec Staline qui se cachait derrière Marx afin de justifier l'horreur de ses actes. Nietzsche parlait des fauves blonds mais il ne mentionnait pas les aryens dans Ainsi parlait Zarathoustra, si je me souviens bien. Par contre, un des philosophes les plus salaud, c'est Heidegger si je me souviens bien...
Citation :Une fois de plus, on me conseille de lire Hume... bien-bien-bien, je connais ma prochaine lecture ! Que me conseilels-tu de lui comme ouvrage ?
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Le Traité de la nature humaine ou l'Enquète sur l'entendement humain par exemple.
Citation :Quant à Montaigne, j'avoue aimer naturellement cet auteur baigné de culture classique et typiquement grapilleur d'apports->créateur (ne serait-ce que pour des phrases telles que : "la vie est une balance pérenne" ). En revanche j'avoue être vite saoûlé par son égotisme bavard.
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C'est vrai, j'avais oublié, mais bon, les grands génies ont souvent des grands defauts 
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