Je motorise, donc je suis

-= Chaos Legions =-
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L'histoire de François Passe, fils de Jean et marlène. a été posté le : 04/06/03 19:51
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Forumeux, forumeuses!
Nous, 3615Eldavulath2001, proclamons ce qui suit:
C'est non sans une certaine joie que j'ai entamé un projet fou fou fou ... bref, pour ma plus grande joie à moi, j'ai enfin pu convaincre le plus grand auteur de tous les temps d'écrire avec moi, de concerve ...
Mais qui est ce génie de la langue ? Cet auteur empli de qualités innombrables ? Et bien, lecteur ... tu devrais le deviner ... celui qui fait marrer tout le monde avec de jolies choses vraiment drôles et des vrais morceaux d'humour dedans : Ze Chacal Enchapeauted/ Tonton Bisounours Himself ... oui, y'en a d'autres des talentueux sur le forum, c'est indéniables, mais je les connais moins ... et puis bon, il y a une certaine communauté de culture d'influences et de style parfois entre Eldave/Ulath et moi ...
Bref, je m'égare (aux morilles comme disait Pierre D ou P Desproges), voici donc pour la première fois révélée l'Histoire, celle que vous ne saurez qu'au moment de votre mort, celle qui ne s'apprend jamais parce que de toutes façons personnes ne la croirait ... voici donc le vrai monde réel avec des Dieux (vrais) et d'autres Dieux (faux) et des demi-Dieux (vrais) et des demi-Dieux (faux) ... des demis tout court aussi parce qu'il faut bien shumecter les amygdales de temps en temps et c'est tant tentant de picoler ...
Enfin, voici donc l'histoire de François Passe, fils de Jean et de Marlène ... une histoire pas comme les autres pour un gars pas comme les autres mais qui est un peu comme d'autres ...
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Réponse au Sujet 'L'histoire de François Passe, fils de Jean et marlène.' a été posté le : 04/06/03 19:54
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La mort vous va si bien...
Argh.
Ce fut le premier mot de Julot Dupontou, ex-plombier et ex-retraité, ex-pert ex-piant en son ex-cave d'ex-cavé ex-clu dans ce qu'on pourrait appeler l'après vie. Ou la mort, évidement, c'est plus simple et sans doute plus noble comme terme, mais tellement galvaudé et sujet à confusion (comme on le verra sûrement au cours du présent récit) car Confusion est un bien grand roi aux nombreux sujets, comme tout le monde le sait, bien entendu . Julot Dupontou était donc techniquement mort. Décédé, décidé des six dés des cédés de requiem, amen. Trépassé. L'arme à gauche de façon pas très adroite, surtout pour un ambidextre . Crevé. Pas encore enterré, mais ça ne saurait tarder.
A peine quelques secondes auparavant avant de la casser, le défunt plombier fumait tranquillement sa pipe en lisant son journal favori "canalisation matin" (après 45 ans de profession, il est souvent difficile de s'arrêter complètement, qu'il s'agisse d'alcool comme d'éviers bouchés voire aussi de couleur de ta*******erie, et il allait entamer la passionnante rubrique "outils: les clefs à molette bien dures du futur" lorsqu'il avait ressenti une brusque douleur au coeur. Tel un oeuf, sa vue s'était brouillée, il était tombé et avait porté sa main à l'endroit adroit et à gauche où, normalement, ce foutu coeur aurait dû battre, puis, ayant constaté que ledit organe, après 78 ans de bons et loyaux services sans sévices sévères et salaces, avait décidé de prendre des vacances, il en avait tiré la conclusion suivante: argh. Et il était mort.
Puis il avait ouvert les yeux, les avait posé sur un environnement totalement étranger (ou alors il n'avait jamais repéré le fleuve, un élément qu'il aurait sans doute remarqué vu la taille de son F2 de la porte d'eau fine), puis il avait, à nouveau, tiré la conclusion qui s'imposait: argh, car comme tout le monde le sait, une conclusion, ça se tire souvent .... avec une bonne carapine à blomb.
Avec une certaine prudence toute pudique, il se remit debout, pesta presto par habitude contre ses rhumatismes rutilants , remarqua tout de même que ceux ci avaient complètement disparu, grommela pour la forme (forme de quoi, on peut se le demander étant donné que la mort, ben ça a pas tant de forme que ça, enfin, c'est éthéré... et très tiré... ), et posa la main sur son coeur. Lequel n'avait pas seulement pris des vacances, mais avait aussi carrément mis la clef sous la porte.
Le défunt plombier compris alors qu'il l'était. Défunt, pas plombier hein car ça, il le savait qu'il l'avait été... il a beau être plombier, c'est pas un demeuré demeuré demeuré après la vie, de toutes façons, la mort, ça apprend plein de trucs super cools à savoir alors, il n'était plus demeuré s'il l'avait jamais été... demeuré, pas plombier voyons, vous pourriez suivre un peu. Il résumait la situation en ces termes, à haute voix, même si il se savait seul dans cet étrange endroit. Quand on est mort, on a besoin de se rassurer un peu car la mort, ça perturbe... ça perd turbe aussi et son père, turbe aussi:
-Ahem. Bon. Chuis mort, c'est ça? C'est le coeur hein! J'me disais aussi, 78 ans sans aucun problème, ça pouvait pas durer éternellement. Et bin j'aurais crus que ça serait plus douloureux à tendance pas aussi doux, l'heureux. Bizarre, j'me sentirais presque bien. En fait, vu que tous mes rhumatismes se sont envolés, j'dirais presque que j'me suis jamais senti aussi vivant!
-Il y a du vrai là dedans, mais je dois tout de même vous signaler une chose: une bonne santé ne veut pas forcément dire qu'on est en vie. Vi, vi et croyez moi, je connais mon affaire.
Ah. Rectification après analyse de la situation sitôt citée et ça tue, façon de parler bien sûr, il n'était pas seul. Pourtant, Dupontou aurait pu jurer devant cet improbable Dieu qu'il n'y avait personne avec lui jusqu'à ce moment. Mais il ne s'inquiéta pas outre mesure pour un tel détail: quand on est mort, on est plus enclin à prendre la vie comme elle vient ... c'est-à-dire par derrière en l'occurrence, là d'où venait la voix, là où allait la voie...
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Dernière mise à jour par : Eldave2001 le 04/06/03 19:57
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Réponse au Sujet 'L'histoire de François Passe, fils de Jean et marlène.' a été posté le : 08/06/03 14:09
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Le Passeur et le (tré)Passé...
Le personnage en question était de taille moyenne, n'était ni gros, ni maigre, arborait des vêtements totalement quelconques, avec un visage accueillant sans être franchement rigolard, un air avant tout soucieux et légèrement ailleurs, et arborait une quarantaine bien entamée. Le reste importe peu: disons juste qu'il ressemblait autant au Passeur qu'une mouche ressemble à un F16. Il avait un regard perturbant … enfin, Dupontou aurait pu se le dire si l’individu n’avait pas une paire de lunettes de soleil du plus bel effet … bé oué, le regard de quelqu’un qui a plusieurs siècles d’existence, ça fait toujours un choc … même quand on est mort
-Oui, continua t-il, il faudrait sans doute que je vous donne certaines réponses à certaines questions que vous devez nécessairement vous poser, du genre: où vais-je? Dieu existe t-il? Qui va nourrir mon chat? Est-ce que j’ai finalement gagné au loto ? Auxerre arrivera-t-elle à Battre le PSG ? pourquoi les saucisses se vendent par 6 alors que les pains hot dog se vendent par 4 ? Etc...
-Euh???? Ah bin oui, justement, je me posais quelques questions du même type et...
-Malheureusement, je crains de ne pas pouvoir beaucoup vous aider : je suis juste là pour vous faire passer sur l'autre rive enfin, pour vous amener au commencement de la fin. En fait, je suis le Passeur. Charon si vous préférez . Oui, le même que dans les histoires de votre gendre à vos petits enfants … c’est bien d’ailleurs parce que vous aimiez ces histoires que c’est moi qui vous fais passer. Question d’éthique, je ne vais pas faire passer un catholique non plus. Le reste, c'est à vous de le découvrir. Quoique pour votre chat, je pourrais peut être vous aider: figurez vous que mon fiston François (c’est le meilleur des fistons) est resté inconsolable depuis la mort de notre précédent matou, et ma femme n'arrête pas de me répéter "Jean, pour son anniversaire, tu ne pourrais pas lui en retrouver un autre, un joli minou tranquille qui passe son temps à bouffer et à dormir? Parce qu'avec tes relations, tu ne devrais pas avoir trop de problèmes et..." Enfin, vous voyez, le genre de choses que les femmes demandent …
-Hein? Attendez une seconde là, on reprend depuis le début, vous voulez bien?
-Ah, il va tout de même falloir y aller. Nous continuerons cette conversation dans la barque. Si vous pouviez monter à bord maintenant... et me préciser par le début de quoi vous voulez qu’on commence ... la vie ? les Dieux ? l’univers ? Dieu, enfin, celui qui se fait appeler Dieu parce qu’il a mieux réussi que les autres ?
Le défunt plombier, qui aurait été incapable de décrire le paysage (ou plutôt l'absence de paysage), avait tout de même remarqué une chose: le fleuve. Un fleuve aux eaux de couleurs changeantes dans lequel semblaient se mouvoir des formes, comme une télé dont la télécommande ******** et qui zappe de chaîne tout le temps. Mais là, les films qui passaient étaient plutôt du style reality show, enfin un ex-reality show, parce que ce qu’il y voyait, c’était le passé, mais le vrai, pas celui des livres d’histoire ou des documents à la télé des vivants, non, la vrai réalité brute de comment les choses se sont réellement passée. Et sur celui ci, la barque. Pas besoin de lui faire un dessin sur ce qui allait suivre immédiatement. Il prit donc place à bord de l'embarcation avec le Passeur, lequel, à l'aide d'une longue perche, dirigea la barque au milieu du fleuve. Une fois celle ci stabilisée dans la bonne direction (oui mais laquelle, se demandait Dupontou?), il reprit la parole.
-Bon, maintenant on peux causer un brin, fallait juste qu'on soit parti à l'heure, que je ne sois pas en retard sur l'horaire, 'voyez chuis tout de même médecin légiste, et je vais avoir à m’occuper de votre corps, après m’être occupé de votre âme. Alors pour résumer: vous êtes mort. Vous n'avez plus à vous faire de soucis. Pour ce qui est du reste, vous verrez bien sur l'autre rive. Façon de parler, évidement ...
-Ah. Etttttttttttttttttt....Attendez, vous avez parlé de votre femme et de votre fils, mais...vous êtes bien Charon, non? Le Passeur?
-Ouaip. Et je suis aussi Jean Passe, médecin légiste, et même un des meilleurs, tout le monde le dit : Jean Passe est des meilleurs vous m'avez sans doute déjà croisé: je crois qu'on va à la même boulangerie...Alors, pour votre chat, c'est d'accord?
-Euh....ouais, si ça peut faire plaisir à votre fils. Mais vous êtes vraiment ce que vous dites? Enfin, j'veux dire, vous avez vraiment un autre boulot, une famille, un fils, une femme, tout ça?
-C'est un peu difficile à expliquer, mais...oui. Faut bien vivre avec son temps, hein. Et effectivement, j'ai une famille: un fiston, une femme, ah...vous ne connaissez pas ma femme, mais...oui, c'est tout un poème, conclut-il d'un ton rêveur...
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