Chaos Wraith
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Le dernier chant. a été posté le : 23/04/03 18:15
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Bien, alors voila...
Ca fait un moment que je voulais écrire un truc.
Jusqu'à maintenant, tout les essais se sont révélés infructueux.
Là, je pense que je tiens un truc.
En tout cas, j'ai plus d'inspiration que pour les précédents.
Je n'ai pour le moment que le début, j'écris comme ça, au fur et à mesure, sans avoir des pages et des pages d'avance.
Je n'ai qu'une vague idée du déroulement de l'histoire, mais ce sera relativement structuré, malgré le fait que ça puisse sembler confus par moments.
En effet, j'aime bien faire des flash back et des télescopages de time line, donc, ne vous inquiétez pas.
Voila voila.
Je vous livre ici ce que j'ai écrit cet après midi, espérant pouvoir fournir la même quantité tout les jours, ou au moins deux fois par semaine.
Bonne lecture, n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires, surtout si ça peut améliorer des points comme la présentation notamment...
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Réponse au Sujet 'Le dernier chant.' a été posté le : 23/04/03 18:17
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Blanc.
Ce fût la première couleur qu’il vit à son réveil.
Le blanc du plafond de sa chambre d’hôpital, éclatant pour ses yeux fatigués.
C’est dingue comme on peut vite comprendre que l’on est dans un lit d’hôpital : ça reste assez inconfortable malgré le fait que l’on y soit pour guérir ou prendre du repos.
Franchement, comment ils veulent que l’on se repose là-dessus ?
Bien.
Il fallait qu’il se rappelle un maximum de choses sur ce qui l’avait conduit à cette place pas forcément sécuritaire, surtout quand on pense à toutes ces *********ries nosocomiales…
Blanc.
Ca avait été la dernière couleur qu’il avait vu aussi.
Le blanc du paquet de coke.
Paquet dans lequel le Philistin lui avait amicalement enfoncé et maintenu la face, histoire de lui faire comprendre que c’est très mal de vouloir mettre son nez de partout.
L’idée était bonne à la base, quoi de mieux comme image ?
Tu mets ton nez où il ne faut pas, et regarde, tu fait le plein pour enfiler direct l’autoroute de la mort, avec un carburant de choix plein les sinus.
C’est dommage, il ne se rappelait pas son trip. Vraiment dommage, il avait dû être intense, avec une telle dose…
« Monsieur Gizzida ! enfin, vous voilà réveillé » fit une voix qui se voulait sympathique.
********, pensa-t-il, pourquoi les toubibs arrivent ils toujours quand on a besoin de se concentrer ?
« Ah, doc, vous voilà. J’étais plutôt impatient de vous rencontrer pour être franc.
- Tiens donc ? Pourquoi ?
- Je ne sais pas… une envie de savoir ce que je fait exactement ici peut être ?
- Dites moi, monsieur Gizzida, cela vous arrive souvent il de prendre de la cocaïne ? Enfin, en aussi grande quantité je veux dire…»
Le médecin avait dit ça avec un sourire aux lèvres, d’un ton léger, comme si le fait était comique. S’il est vrai que voir arriver un gars avec plus que le bout du nez blanc peut surprendre, sur le moment, ça ne doit pas être des plus drôle pour la victime.
Enfin, les médecins et leur humour…
« A vrai dire, doc, d’habitude, je fait plutot attention, mais là… comment vous dire ? Le paquet s’est jeté sur moi. Il avait dû prendre des acides je pense, c’est pas possible autrement. C’est bien la première fois que je me fait agresser de la sorte, et croyez bien que ça surprend !
- Drôlement hargneux le paquet quand même… Et, passez moi l’expression, il vous en a mis plein le nez.
- Ahaha. Bon, à part ça, je suis là depuis combien de temps ? Et j’en pars quand ?
- Vous êtes arrivé hier soir vers 22 heures. Vu ce que vous avez pris, vous devriez déjà être partit pour la morgue. C’en est même étonnant que vous vous réveilliez en pleine forme. Et pour votre départ, on va vous garder encore un peu au cas où.
Après, faudra vous débrouiller avec la police. Vont d’ailleurs pas tarder je pense.
- Oooooh… je me sens très faible d’un coup doc…. Je ne pense pas que je serais en mesure de répondre à leurs questions…
- Très drôle. Ne vous inquiétez pas, je ne pense pas qu’ils vous posent problème concernant le fait que vous aviez autant de drogue dans le nez et sur le visage. Non, ils vont plutot s’inquiéter du fait qu’on vous aie retrouvé attaché tel le Christ sur la croix dans la cathédrale Saint Jean….
- Hein ? C’est quoi c’te connerie ? Gizzida s’était redressé d’un coup sur son lit, faisant reculer le médecin sous la surprise.
- Du calme, du calme. Vous discuterez de tout ça avec la police, moi je ne sais rien. De toute façon, on me dit jamais rien ici.
- Mouais… Bon, combien de temps j’vais rester là ? encore un jour ? Deux ?
- Je pense que demain vous serez libre. Enfin, si un autre sac de drogue ne vient pas vous agresser dans la nuit !! »
Le médecin partit d’un rire joyeux, et Gizzida le suivit dans ce fou rire, sachant que cette probabilité n’était pas si nulle….
Peu après, Gizzida décida d’aller se dégourdir les jambes dans les couloirs de l’hôpital.
Une évidence s’imposa bien vite à lui : la blouse habituelle des hôpitaux ne lui allait pas le moins du monde…
- Vais quand même pas sortir comme ça, le cul à l’air… pensa t-il. Bon, voyons voir si ces crétins ont ms mes sapes dans le placard, ou si je me suis fait dépouiller.
Gizzida descendit du lit, pour sentir le sol froid sous ses pieds. Chouette, j’avais trop chaud justement. Alors, suis-je en veine ?
Perdu. Pas la moindre sape. Même pas le moindre petit calebut à se mettre sur le cul.
Bon, improvisons. Joie bonheur, le bouton d’appel de l’infirmière.
Clic clic clic clic.
Pfff, c’est vraiment n’importe quoi ces hôpitaux. J’espère au moins que je vais pas attendre deux plombes qu’elle arrive. Est qu’elle sera mignonne aussi, j’aurais pas tout perdu de ma journée au moins.
Le temps d’aller à la fenêtre et constater par la vue sur Lyon qu’il était à l’hôpital de l’Antiquitaille, au dessus du quartier Saint Georges, et la porte s’ouvrait, laissant passer une jeune infirmière au sourire radieux.
« Quel beau rayon de soleil vous faites au milieu de la tristesse de ces lieux !
Cette petite phrase fit rougir l’infirmière, qui ne pu retenir un rire gêné.
Il était comme ça, pas moyen de ne pas tenter une quelconque accroche avec les femmes, pour peu qu’elles soient mignonnes.
- Allons allons, ne me dites pas que personne ne vous a jamais dit ça ?
- Oh, vous savez, ici nous avons plus de personnes âgées que de plus jeunes. Alors forcément, ce n’est pas pareil.
- Arf, si vous le dites… ça n’empêche pas que vous soyez radieuse. Toujours un plus pour le moral des convalescents ça….
- Merci.. elle se tortillait sur ses pieds, ne sachant que répondre, n’osant pas vraiment croiser le regard troublant de Gizzida, comme la plupart des gens.
Un regard qui vous donnait l’impression d’avoir vécu les millénaires d’avant.
Le genre de regard qui fait baisser les yeux à une troupe entière de sergents instructeurs de la Légion Etrangère, mais qui vous fascine et vous raconte les mots les plus doux aussi.
- Bien, dites moi, jolie demoiselle, je m’ennuie un peu dans cette chambre, et j’aime à profiter du soleil… Pourriez vous me rendre mes vêtements s’il vous plait ? Parce que je dois avouer que là, me promener en tenue si légère.. ça n’est pas vraiment mon style..
Un grand sourire, un petit tour sur lui même en découvrant un peu plus ses fesses, il n’en fallait pas plus pour convaincre l’infirmière.
Deux minutes plus tard, elle revenait, les vêtements de Gizzida sous le bras, un sac contenant ses petites affaires à la main.
- Merci beaucoup… euh, votre prénom, je crains de ne l’avoir mangé ?
- Carole. Carole, dit elle en pointant son badge sur sa poitrine.
- Hé bien merci encore Carole… il déposa un baiser sur la main de cette dernière en la raccompagnant à la porte… A bientôt peut être ? »
Elle n’était plus rouge. Non, c’était pire qu’une pivoine.
Bien, allons faire un tour maintenant…
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Réponse au Sujet 'Le dernier chant.' a été posté le : 23/04/03 22:50
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Citation :Message de CONAN le Cibéride
Ok Dok !
Sympa, ça m'évoque assez Orange mécanique, je ne sais pas pourquoi mais Gizzida, je lui donne la voix d'Alex ! 
Je suis assez surpris de découvrir enfin la tenue d'une production du Troll. A suivre ! Vu comme c'est parti, ça peut aller dans tous les sens possibles et imaginables (mais non, Troll, je ne tente pas de te faire écrire une scène de va-et-vient).
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Perdu, c'est loin d'être inspiré d'Orange mécanique...
Ou alors, à mon insu.
Effectivement, ça tient plus de l'ouverture d'Ambre, mais ce n'ets pas conscient non plus, bien que ce soit une énorme référence pour moi...
Pour Gizzida, il aurait plutot une voix assez basse...
En fait, il faut l'imaginer selon son nom...
Oui, ça risque de partir un peu dans tout les sens, mais je ne pense pas mettre de scène de sexe, ça ne m'intéresse pas plus que ça .
Merci pour ces petits commentaires en tout cas!!!
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Dernière mise à jour par : Lampe à pets trolls le 01/04/05 12:15
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Réponse au Sujet 'Le dernier chant.' a été posté le : 26/04/03 17:09
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Tout de suite, la suite...
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Les couloirs de l’hôpital, sans être vides, ne connaissaient pas une grande activité, sortit des allées et venues du personnel.
Ce n’était pas ici qu’il verrait des courses de fauteuil roulant en tout cas, et il en était un peu déçut. Il en rêvait depuis qu’il avait vu ça dans un film. Enfin, il devrait se faire une raison, si certaines choses sont vraies au cinéma, les hôpitaux ne sont jamais aussi drôles et efficaces dans la réalité.
Caféine. Bon sang, où se trouvait cette fichue machine à café ?
Tourne à droite. File tout droit, prends l’ascenseur pour aller au quatrième étage, deuxième à gauche puis première à droite.
Bingo. Ca marchait toujours. Mais pourquoi diable fallait il toujours que les services d’obstétrie soient placés si haut ? Une femme qui accouche, elle ne veut pas perdre de temps, son mouflet, elle veut le poser, pas se taper l’ascension interminable d’un building…
Ces considérations faites, Gizzida introduisit les petites pièces qui lui ouvriraient les portes du paradis. Pour une fois que ce n’était pas l’inverse, il en sourit.
Sans valoir une vraie tasse de pur arabica, le jus de chaussettes servit dans ce gobelet lui apportait quand même une petite satisfaction, en lui réchauffant la gorge, encore un peu irritée par ce que les urgentistes avaient dû lui faire pour ôter toute la came ingérée.
Gizzida bu son café, puis se resservit un cappuccino.
Il était prêt à affronter tout ce qui se dresserait sur son chemin. Enfin, au moins dans son exploration de sa cour de récréation pour ces deux jours, après, il lui faudrait aller trouver la Philistin, et lui expliquer que non, Gizzida n’est pas une grosse tapette trop curieuse, mais bel est bien le genre de type qui peut en faire baver de ronds de chapeaux à des petites frappes comme lui.
Bon, faudra aussi que je comprenne comment ce pignouf de base a pu me mettre à mal aussi facilement. J’ai comme l’impression que Gabriel n’y est pas pour rien.
Lui, il va prendre bon la prochaine fois si Yahvé n’est pas là pour lui sauver le cul, comme à chaque fois.
Putain, c’est pas possible ça, ça se dit archange de mes deux, et c’est pas foutu de se défendre seul. Moi aussi j’vais demander à Anu de coller des tartes à ma place tiens.
Pfff…. J’aime pas les multinationales, c’est la mort du petit commerce ça.
C’est à ce moment qu’il sortit de ses réflexions, qu’il avait faites à haute voix sans s’en rendre compte.
Bien sûr, tout les petits vieux qui se promenaient également dans la cour, profitant du soleil pour réchauffer leurs vieilles articulations, le regardait d’un air éberlué, le prenant clairement pour un fou.
C’est aussi à ce moment qu’il se rendit compte qu’il venait de taper du poing dans l’angle d’un mur.
Rien de grave, mis à part qu’il avait fait voler en éclats le-dit angle.
********************************… pensa t-il. Vite, une solution, un balourd…
« Ahah, pas solides ces murs hein ! Le pisé, c’est plus ce que c’était avant !! » dit il un peu confus.
Les vieux le regardèrent d’un air peu rassuré, mais souriant : pourquoi risquer de subir le même sort que le mur après tout ?
Bien sûr, il aurait pu effacer tout ça de la mémoire des témoins. Mais il n’aimait pas ce genre de facilité : ses conneries, ils les assumait pleinement, pas comme d’autres.
Et puis à chaque fois que l’un ou l’autre des représentants divins se servait d’un pouvoir, il fallait passer par toute une série de paperasses pour le justifier, sans compter que ça entraînait un certain nombre de troubles dans la continuité de l’univers.
Ah ça, les scientifiques peuvent toujours chercher des raisons naturelles pour les cataclysmes, les raz de marée, tempêtes et autres joyeusetés qui bouleversent l’existence des humains.
La tectonique des plaques, c’est la plus belle invention que Njörd ai sortit un soir de beuverie… N’empêche, ça convient à tout le monde. Les ivrognes ont parfois de vrais traits de génie, tout divins qu’ils soient.
« Yahvé ?
- Mhhhh ?
- Dit, si un type se tape ta fille, alors qu’il est beaucoup plus vieux qu’elle, comment tu réagis ?
- Bof, elle fait ce qu’elle veut, l’essentiel, c’est qu’elle soit heureuse.
- Ok… Et si ce type, tu l’aime pas ?
- Ah… Ben je pense que je vais parler avec ma fille, j’vais voir à comprendre c’qui l’attire chez le gus en question… Et puis j’fait des efforts le concernant… P’t’être que c’est moi qui ai mal jugé le gars…
- D’accord…
- AH ******** !!! j’ai encore tout fait tomber !
- Bah, c’est pas grave. Moi aussi, quand j’ai appris j’y arrivais pas. Soit ça tombait, soit je faisais des troncs…
- Ouais mais là, c’est le quatrième de suite, fait chier à la fin !!!
- Ca sert à rien de t’énerver, au contraire. Vas y, passe moi l’truc et regarde bien.
- Rester calme, rester calme, j’veux bien, mais fait chier quand même… Tiens.
- Ok. Déjà, mets en un peu moins. Ou alors, prends des feuille splus grandes. Bon, tu le prends comme ça, coincé entre les pouces, index et majeurs… Tu serres un peu pour tasser, en même temps, tu fait rouler un peu…
Avec les pouces, tu amènes doucement le bord là… Tu rabats l’autre bord avec les index et les majeurs, tout en roulant… Et une fois que c’est fait, hop ! un coup de langue sur le collant, tu roules et tu lisse…
- ‘Tain, ça a l’air facile quand tu le fait..
- Entraînes toi avec un stylo pour le rouler..
- Pas con ça.. T’as du feu ? Hathor m’a taxé le mien hier, la garce…
- Tiens. »
Bruit de zippo qu’on allume. Crépitement du pétard qu’on éclate. Longue taffe inspirée, puis relâchée lentement.
- Merci Gab’, t’es vraiment un dieu pour ça !
- De rien. Et si le type, tu l’aime toujours pas, et qu’il fout ta fille en cloque ?
- J’lui explose la gueule, et après on discute des termes du mariage. Pourquoi ?
- Oh, comme ça… J’ai vu le cas à la télé…
- La télé hein ? Yahvé arborait un petit sourire narquois. Allez, c’est Lycia qui t’en fait baver hein ? Elle est comme sa mère cette petite…
- Lycia… oui, on peut décidément rien te cacher..
Assis au pied de la basilique de Fourvière, ils dominaient Lyon du regard.
Ils aimaient cette ville, avec ses nombreuses églises, ses jeunettes si mignonnes, et surtout, sa bouffe incomparable.
La gourmandise, comme les autres péchés capitaux, avait été créée pour que les gens y cèdent. Mais pas uniquement.
L’un des buts, avoués dans les hautes sphères, était d’entraîner des humains dans cette course folle, celle qui les verrait proposer le meilleur des plats.
Car les divinités, si elles ont le palais fin, ne savent pas cuisiner pour la plupart, mais ont un solide coup de fourchette.
Bien sûr, il y avait, ici comme ailleurs, un certains nombre de fanatiques.
Les zinzins de l’église saint Georges par exemple. Des scouts un peu braves qui suivaient avec joie leur prêtre dans ses messes en latin.
Il fallait les voir quand, le mercredi soir, ils rentraient de leur sortie nature !
L’air de la campagne, ça fait du bien, ça aère le cerveau. Enfin, à défaut de cerveau, ça dégourdit les jambes…
Yahvé et Gabriel s’étaient bien marrés une fois, grâce à eux.
Assis à la table d’un petit café un samedi soir, ils attendaient 19 heures, pour l’ouverture d’un bar à quelques mètres. Ce soir là, trois groupes locaux de black métal y jouaient.
Lucifer les rejoignit, accompagné de Lug (qui était tout de même dans sa ville…), Toutatis et Bélénos (parmi les groupes, l’un faisait du Gallic black métal, il était donc normal pour des dieux gaulois d’assister à ceci..).
Himinbjorg ne pouvant finalement pas jouer, Thor, Odin et Loki s’étaient décommandés.
Tout ce beau monde discutait donc autours d’un café, quand un bus se gara sur la place.
En sortirent des scouts, pleins d’innocence et de foi. Leurs sacs récupérés, le bus quitta les lieux.
Les scouts ont ceci de particulier que leurs parents ne peuvent s’empêcher de tailler la bavette entre eux pendant des heures, et surtout de vouloir bien passer auprès de monsieur le prêtre, sait on jamais…
Ce qui fait que après une demi heure, ils étaient toujours là, sur le parvis de l’église et au milieu de la rue, sans avoir bougé, sauf au passage des voitures (et encore, il fallait leur demander gentiment de se pousser du passage, afin de ne pas les écraser…).
Et c’est là que les groupes sont arrivés pour installer leur matériel.
Forcément, des black métalleux, ça se repère de loin.
Cheveux longs, barbus, habillés en noir généralement avec le T-shirt d’un groupe connu (avec des écrits et des images explicites dessus…), tatoués et assez bruyants.
Forcément, nos petits scouts ne manquèrent pas de les remarquer, et des phrases sortirent tout naturellement de la bouche de certains, enfants, parents ou curetons, concernant le fait que leur âme irait brûler en enfer, que Dieu tout puissant les punirait etc etc…
Entendant ceci, Yahvé éclata de rire. Lucifer se leva, tendit les bras poings fermés, index et auriculaires tendus, poussa un cri rauque comme le font souvent les métalleux, et hurla un magistral « BLACK METAAAAAAAL !!!! ».
Puis, il se dirigea vers sa voiture, ouvrit bien grandes les fenêtres, et passa l’album de Crystalium (le groupe phare de la soirée) à fond, pogotant comme u malade.
Toutatis et Gabriel se joignirent à lui, et ensemble ils imitèrent les guitaristes se déchaînant, Lucifer chantant à tue tête…
Bélénos, Lug et Yahvé se tordaient de rire devant ce spectacle, les groupes, hallucinés, poussaient des hourra et applaudissaient, et les scouts se dispersèrent rapidement.
La soirée commençait bien, et elle fini tard dans la nuit, au milieu des vapeurs d’alcools.
Toutatis avait eu ce commentaire de la part de sa compagne d’un soir : « tu baise comme un dieu ! ». Elle n’a jamais comprit pourquoi il était partit d’un fou rire incontrôlable à ce moment…
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Je motorise, donc je suis

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Réponse au Sujet 'Le dernier chant.' a été posté le : 26/04/03 19:08
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critique-critique-critique
*bruit du critiquivore qui s'approche, un animal rare et haï, on ne sait trop pourquoi, par les écrivaillons, les trolls et les caribous*
Voyons vouère... Bin...euh, à part quelques minuscules fautes éparses (mais il y en a trop peu pour que ça fasse baisser la note générale) et peut être un dernier post un peu long (genre c'est moi qui fait cette critique, la blague)...bin derechef...franchement, rien à dire.
*le critiquivore s'en va, dépité*
Je dois dire que y' a de la patte, si si, de la patte de Troll même! Faut avouer que ce n'est pas désagréable comme histoire. Allez, je me lance: j'irai même jusqu'à affirmer que c'est pas mal du tout, voire...bien! Bon, maintenant faut que j'ôte ce sourire débile de ma gueule et que j'arrête de me marrer comme un con...
Continue comme ça ami Dafiiiiiiiiiiiiid, c'est d'la bonne!
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Dura Lex Semtex

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Réponse au Sujet 'Le dernier chant.' a été posté le : 26/04/03 21:44
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Citation :Message de Eldave2001
Je dois dire que y' a de la patte, si si, de la patte de Troll même! Faut avouer que ce n'est pas désagréable comme histoire. Allez, je me lance: j'irai même jusqu'à affirmer que c'est pas mal du tout, voire...bien! Bon, maintenant faut que j'ôte ce sourire débile de ma gueule et que j'arrête de me marrer comme un con...
Continue comme ça ami Dafiiiiiiiiiiiiid, c'est d'la bonne!
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Je quote et j'approuve. Rien que d'imaginer la tronche des petits vieux, j'ai la banane (sur la tronche, hain. pas dans le slip)
Teocali, qui se demande ce qui lui arrive, ce soir.
-------------------- Marx disait "la religion est l'opium du peuple".
Bin, j'ai rien contre les drogués mais je peux pas blairer les dealers.
Dieu
Teocali c'est un genre de Docteur Queen. Mais en plus gros.
Thorgrim
Je connais le secret honteux de Daïna !
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Réponse au Sujet 'Le dernier chant.' a été posté le : 27/04/03 01:55
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Citation :Message de Eldave2001
critique-critique-critique
*bruit du critiquivore qui s'approche, un animal rare et haï, on ne sait trop pourquoi, par les écrivaillons, les trolls et les caribous*
Voyons vouère... Bin...euh, à part quelques minuscules fautes éparses (mais il y en a trop peu pour que ça fasse baisser la note générale) et peut être un dernier post un peu long (genre c'est moi qui fait cette critique, la blague)...bin derechef...franchement, rien à dire.
*le critiquivore s'en va, dépité*
Je dois dire que y' a de la patte, si si, de la patte de Troll même! Faut avouer que ce n'est pas désagréable comme histoire. Allez, je me lance: j'irai même jusqu'à affirmer que c'est pas mal du tout, voire...bien! Bon, maintenant faut que j'ôte ce sourire débile de ma gueule et que j'arrête de me marrer comme un con...
Continue comme ça ami Dafiiiiiiiiiiiiid, c'est d'la bonne!
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Alors, réponses aux critiques.
Les quelques fautes éparses:
Arf, mert, je savais bien qu'il en restait quelques une...
Mais bon, Word ne fout du rouge sur ma copie que sur les mots qu'il ne connait pas (genre Bélénos et Gizzida..).
Le reste, il voit pas.
Mais bon, si une âme charitable veut bien me les PMer, que je les refasse plus... 
La longueur du post:
J'avoue.
Mais bon, je n'ai pas fait la prévisualisation du post.
Il est vrai que j'ai hésité à couper au moment du changement de lieu/personnages.
J'aurais du, je fait mon mea culpa.
Mais j'avais un peu peur d'avoir deux parties disproportionnées.
Passons, je ferai plus court la prochaine fois.
Merci pour les compliments, ça me va droit au clavier... euh, au coeur.
Vous l'aurez remarquer, ce récit tape allègrement dans les panthéons divins.
Et ce n'est pas fini.
Pour info, j'ai pondu la deuxième partie (Yahvé et Gabriel) cette nuit (enfin, vendredi à samedi), entre 2.00 et 6.00 pendant une grosse crise d'insomnie.
Troll, content que ça plaise...
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Réponse au Sujet 'Le dernier chant.' a été posté le : 27/04/03 02:17
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Citation :Message de Troll singer
Assis au pied de la basilique de Fourvière, ils dominaient Lyon du regard.
Ils aimaient cette ville, avec ses nombreuses églises, ses jeunettes si mignonnes, et surtout, sa bouffe incomparable.
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Ya des jours comme ça, en te lisant, on aimerait croire qu'on a la foi en la divinité, et que les dieux sont ainsi...
Mon Trollounet, tu te débrouilles très bien. Je sais pas trop vers où ça va, mais j'aurai manifestement plaisir à y aller.
-------------------- Le Fab, Zaz et Mick : La Tour de Kyla - 4 tomes parus -> série finie !
Le Fab, Ninsky, Mick : WaoW - 11 tomes parus
Le Fab, JBX et Vigneau : Reflets d'Acide, la BD : tome 5 paru !
Le Fab : Stimpop - Tome 4 en octobre 2015.
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Réponse au Sujet 'Le dernier chant.' a été posté le : 27/04/03 22:42
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Citation :Message de CONAN le Cibéride
Et puis ça rappelle les parties les plus sympas de Magna Veritas.
J'ai cru comprendre, à la référence à Anu, que Gizzida était un dieu mésopotamien, me trompé-je ? Ce serait Marduk que je ne serais pas étonné...
Et j'attends la description d'Ishtar ! 
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Gizzida est Gizzida, et il sera fait allusion à des éléments le concernant plus tard, ce qui permettra d'éclaircir un peu le tableau le concernant.
Mais tout livrer d'un coup, ce serait trop simple, et surtout, ça n'appate pas le lecteur... 
Marduk est une autre divinité, qui sera peut être de la partie, ou peut être pas...
Quand à Ishtar, même traitement... sexe et guerre, hein, c'est ce que tu attends petit pervers!!!
Mais ce n'est pas parce que j'ai inclu deux entités Assyro-Babyloniennes que je vais sortir tout le panthéon (j'aurais pas fini avec celui là, vu le nombre de divinités qu'il y a...).
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Réponse au Sujet 'Le dernier chant.' a été posté le : 04/05/03 21:44
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Bien….
L’hôpital est plein de vieux, pas l’air d’y avoir de présence indésirable, démon, ange ou autre bestiole casse pieds…
Autant profiter de ce moment de calme qui ne va certainement pas durer.
Gizzida s’assit sur un banc, à l’ombre d’un platane, fort agréable endroit en cette journée baignée de soleil.
Les oiseaux gazouillaient joyeusement, volatiles insouciants du lendemain pour le commun des mortels, espions insoupçonnés pour d’autres…
Posé au milieu du banc, les yeux fermés, tête renversée, bras et jambes écartés nonchalamment, Gizzida, le portier du paradis babylonien, se laissait aller à rêvasser.
Rêve d’un monde où on lui foutrait enfin la paix, où il n’aurait pas à aller faire le con et risquer son enveloppe humaine pour sauver la tête de types qui n’étaient au final que des ingrats.
Mais bon, ça n’était pas demain la veille que ça arriverait ça.
Pour le moment, il lui fallait se préparer pour l’interrogatoire que les flics allaient lui faire subir.
Doucement, il entama un petit chant traditionnel du moyen orient. C’était une vieille habitude qui se manifestait toute seule quand il réfléchissait.
Ce chant parlait de l’amour impossible entre une humaine et un dieu, parce qu’un autre dieu était jaloux. Le jaloux, ne pouvant obtenir les faveurs de la belle, avait changé cette dernière en truie. Le premier dieu, ne pouvant pas faire entrave à la règle qui considérait le porc comme impur, mit alors cet amour au rencard et trouva d’autres femmes pour satisfaire ses envies.
Histoire fort peu morale ou tendre, mais bon, les dieux ne le sont pas toujours non plus…
Gizzida en était donc à ces réflexions quand un « hum hum » se fit entendre.
Ouverture d’un œil, puis de l’autre, paupières mi-closes, redressement de la tête…
Un flic. Non, deux en uniforme, plus trois en civil. La BAC ou les stup’ certainement.
Le premier était habillé de façon classique, chose rare pour un homme de terrain. Svelte et pas plus d’un mètre soixante dix, les cheveux coiffés en arrière avec un catogan.
Les deux autres étaient en jeans, basket et bombers, tenue habituelle. Eux étaient plus grands, et plus costauds, la tête presque rasée pour l’un, et à peine plus pour l’autre.
Allez, c’était partit pour les questions, l’élégant commença.
« Monsieur… Guisida ? Outna…
- Outnapishtim Gizzida. C’est un ancien nom mésopotamien que ma mère m’a donné, pas facile à porter tout les jours, mais au moins, pas de problème d’homonyme. Appelez moi Gizzida, ce sera plus simple…
- Certes. L’homme sortit une plaque de police. Inspecteur Doncef, de la brigade des stupéfiants, voici mes collègues, les inspecteurs Brémond et Roux.
Nous aurions quelques questions à vous poser, concernant votre… affaire…
- Faites, faites. Mais je ne garantie rien, ma mémoire semble en avoir prit un coup. Gizzida leur fit son plus beau sourire. Pas crédible pour un sou, mais ils savaient désormais qu’il ne dirait pas tout.
- Ecoutez, avec ce que vous aviez dans le nez, on peut vous faire boucler pour trafic de drogue, et vous irez moisir en taule pendant un bon moment ! Alors vous feriez mieux de coopérer, sinon vous allez le regretter !
Brémond avait lâché ça en gueulant, comme pour faire peur à Gizzida. C’était mal le connaître.
- Moi, en taule ? Pourquoi ? Parce qu’on m’a retrouvé façon Christ avec de la coke visiblement pas prise de plein grès ? J’aimerais bien voir ça… »
Il avait dit ça sur un ton ironique, plein de défi envers le cowboy planté devant lui.
Visiblement, ce dernier n’appréciait pas ça. Il se jeta sur Gizzida, l’attrapa au col et tenta de le soulever violemment.
Pas de chance pour lui, Gizzida avait prévu le coup et s’était alourdi grâce à ses pouvoirs.
Brémond ne pu le décoller d’un millimètre, et le lâcha pour reculer, abasourdi.
Doncef, retint un petit rire.
« Ben alors ? Y’a plus de tests physiques pour rentrer dans la police ? Je comprend mieux pourquoi les petites frappes vous filent entre les doigts…
Tout en disant ceci, Gizzida s’était levé tranquillement, et avait tourné le dos aux policiers, allant poser son épaule gauche contre l’arbre.
- Brémond ! Doncef avait haussé la voix contre son collègue, ce dernier ayant commencé une charge vengeresse sur Gizzida.
Brémond stoppa net, mais la rage se voyait sur son visage. Sur celui de Gizzida, c’était un grand sourire qui s’affichait.
Il n’eut d’ailleurs aucun remord à se retourner vers les autres en continuant de l’arborer, l’exagérant même.
-Bien, si nous continuions cet entretien, cher Outnapishtim ? Doncef n’avait pas écorché le prénom, ce qui incita Gizzida à plus d’attention. C’était suffisamment rare pour ne pas être pris en compte.
- Allez y inspecteur, demandez, je verrai si je répond…
- Parfait. Vous avez donc été retrouvé en croix dans la cathédrale saint Jean…
- Oui, des fois c’est pratique pour sécher…
- C’est cela oui, c’est cela… Et dans votre petit nez, sans compter tout ce que vous avez ingéré, il y a de la cocaïne en quantité suffisante pour envoyer un éléphant ad patres.
- Ah bon ? Bof, c’était peut être pas de la bonne qualité, surcoupée à la farine…
- Non non non… D’après les analyses, on fait difficilement plus pure comme coke. Donc, je vous tire mon chapeau concernant votre survie. Mon job, ce n’est pas de percer les secrets de survie des espèces, aussi ne vous en demanderai-je pas plus sur ce point.
Par contre, mon job c’est de traquer les dealers, et là, je ne peux pas me contenter de me dire que ça tient à un simple coup de chance.
Je vous demanderai donc de bien vouloir coopérer, afin de simplifier les opérations.
Vous savez que si vous refusez, ça ne changera pas grand chose : filature, table d’écoute etc etc, les choses habituelles en somme.
- Mouais. Je veux bien vous donner un nom, mais c’est tout. Le reste ça ne concerne pas cette affaire. Ou alors, de très loin. Et si il y a un lien plus proche, je ne le connaît pas. Mais si c’est le cas, je vous conseille de ne pas vous mettre au milieu et de laisser faire les personnes déjà impliquées, parce qu’il risque d’y avoir du ménage par le vide.
- Vraiment ? Vous rendez vous compte de ce que vous dites ? Vous conseillez à la police de ne pas faire son boulot, mais de laisser faire les malfrats ? Roux avait enfin décroché une parole…
- Ce ne sont pas des malfrats auxquels vous avez l’habitude de vous frotter mon cher… Un mot plus haut que l’autre, et votre cerveau leur fait office de dessert glacé. Non, vraiment, faites ce que vous voulez, mais sachez garder vos distances, ou alors préparez votre testament.»
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Réponse au Sujet 'Le dernier chant.' a été posté le : 16/05/03 22:56
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Gizzida se tenait debout face aux inspecteurs. Les gardiens de la paix s’en étaient allés sur un signe de Doncef, dès le début de la conversation.
Bras croisés, la main gauche sur l’épaule droite, le regard perdu dans des visions, Gizzida parlait tout en réfléchissant intensément.
Sa voix laissait entrevoir des images de ce que pourrait être le futur dans l’esprit de ses auditeurs. Roux et Brémond semblaient vraiment impressionnés par ce qui les attendait, tandis que Doncef restait serein.
« Vous n’avez pas peur de ce qui vous guette, monsieur Doncef ?
- Non, pas vraiment… vous savez, quand on a passé quelques années dans le Bronx et que l’on a été le seul blanc de son quartier de Harlem, on apprend vite à ne pas craindre tout le monde.
- Si vous le dites… Mais méfiez vous quand même, les types auxquels vous allez vous attaquer sont de vrais dangers.
- Bien, le nom que vous nous avez promis ? Comment se nomme notre poisson ?
- Ah oui… On l’appelle le Philistin. Ne me demandez pas son véritable nom, personne ne le connaît autrement que sous ce pseudonyme. Il bosse en free lance, pour le plus offrant… Le fric, les femmes et la frime. C’est tout ce qui compte pour lui.
Là où vous verrez une grosse bagnole d’une couleur bien flashy, avec des minettes autours, vous le trouverez. Essayez les clubs privés et les restaurants chics à la mode. Les casinos aussi. Il n’a jamais autant bandé que depuis qu’on a ouvert des établissements de jeux à Lyon…
- Merci de votre bien aimable coopération, monsieur Gizzida. Mais ne restez pas trop dans les pattes de la police, c’est notre travail que d’arrêter les bandits, pas le votre.
- Je n’ai jamais parler de les arrêter. Gizzida fit un grand sourire, une fois de plus.
Brémond commença de tirer la gueule, s’attendant à une petite phrase assassine.
Et il avait raison.
- Je vais juste les dézinguer. Tous. J’aime pas qu’on me prenne pour un chiot.
- Comment ça ? Pour un chiot ?
- Vous savez, dans l’éducation des chiens, quand ils *******ent là où il ne faudrait pas, on leur colle la truffe dans leur flaque, afin de leur faire comprendre que c’est mal. Ben moi je suis pas un chiot qui a *******é n’importe où.
- C’est une bien belle image que vous nous donnez là, monsieur Gizzida.
- J’ai toujours été fan des images, cher Guy. Sur ce, je retourne à ma chambre, je me sens un peu faible.
- Bien sûr, bien sûr… Roux rigolait de la boutade de Gizzida. Cependant, ne faites pas le con avec la petite Carole, c’est ma sœur…
Gizzida se figea, tourna la tête vers Roux, un sourcil haussé, un petit sourire en coin.
- Voyons inspecteur, ce n’est pas mon genre… » Il repartit vers la bâtisse.
Les policiers tournèrent aussi les talons, ayant eu au moins un nom.
Roux se dit que sa sœur était suffisamment grande pour savoir ce qu’elle faisait.
- QUOI ? Gizzida n’est toujours pas hors circuit ? Un homme occupait l’imposant fauteuil et venait de taper violemment du poing sur son bureau.
- N-non, Maître… L’ange sembla rétrécir, se tasser sur lui même.
- Et pourquoi ? dit il d’une voix plus mielleuse.
- Maître, il est plus résistant qu’on ne le pensait…
- Tiens donc ? Et vous n’avez pas de quoi le réduire au silence, dans tout ce que je mets à votre disposition ?
- Certainement Maître. Mais nous avons sous estimé ses forces, et…
- Et quoi ? Il est d’essence divine, pas d’essence ordinaire comme les humains ! Vous allez lui régler son compte, et je ne veux plus l’avoir dans le moindre rapport qui me parvienne ! L’homme s’était de nouveau emporté.
- O-oui Maître.
- Bien, rompez.
- Bien Maître.
L’homme s’était calmé d’un coup, et refait une contenance, comme si de rien n’était.
- Au fait, Stradael, vous aviez bien fait une demande de vacances ?
- Euh, oui Maître, je n’osais pas vous en parler…
- Voyons, pourquoi ? Vous aviez peur ?
- Oui Maître, vous savez, avec toutes ces affaires en ce moment..
- Allons… Je m’emporte parfois, mais je sais rester juste.
- Oh, merci Maître !
- De rien…
L’homme, qui avait passé l’entrevue les mains jointes à hauteur du sternum, coudes sur les accoudoirs du fauteuil, déplaça son bras droit de coté, de sorte qu’il soit visible de derrière.
Il claqua des doigts.
Aussitôt, Stradael s’enflamma et hurla de douleur, brûlant de façon vive. Mais personne ne l’entendrait derrière l’insonorisation de la pièce.
- Vacances… accordées…
Il ne resta bientôt plus qu’un tas de cendres de ce qui avait été l’ange sur l’immense tapis persan.
L’homme s’était délecté du spectacle qu’il venait de s’offrir. Lentement, il se leva de son fauteuil, fit le tour du bureau et se dirigea vers la porte, en prenant bien soin de piétiner les cendres.
En sortant de la majestueuse pièce aux murs couverts de tentures pourpres et au plafond peint d’une fresque de la main même de Michel Ange, il s’adressa à sa secrétaire.
- Faites venir une équipe de nettoyage, il y a des résidus de je ne sais quoi sur le tapis.
- Bien Monsieur. Il y a eut un appel pour vous Monsieur.
- Ah ? Et de qui donc ?
- Une dame Monsieur. Elle n’a pas laissé de nom, malgré mon insistance. Mais elle avait un accent russe Monsieur.
- Je vois. Et qu’a t-elle dit ?
- Pas grand chose de cohérent Monsieur. Elle parlait de vous comme étant un criminel, que le conseil vous ferait regretter vos agissements, et qu’elle vous ferait tomber.
- D’accord… C’est tout ? il demanda cela d’un ton un peu déçu.
- Oui Monsieur. Je n’ai pas eu le temps de localiser l’appel précisément, mais il semble qu’il ait été émis depuis un poste fixe du 5° arrondissement de Lyon.
- Bien. Parfait Dolorès. A plus tard.
- A plus tard Monsieur.
L’homme sortit du hall et se dirigea vers les ascenseurs.
Une fois en bas, il quitta l’immeuble, flèche de métal et de verre brillant de milles feux au soleil. Déjà, une énorme BMW avec chauffeur l’attendait, moteur tournant.
Il prit place, faisant attention de ne pas froisser son costume Armani. Un coup d’œil sur sa Rolex lui indiqua onze heures.
- Où allons nous Monsieur ? s’enquit le chauffeur, un blond aux épaules plus larges que le siège.
- Dans le 5°, Arnaud. Je vais me dégourdir les jambes au milieu des vieilles pierres avant de manger.
- Bien Monsieur. Il enclencha la première et mit le cap sur le Vieux Lyon.
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Réponse au Sujet 'Le dernier chant.' a été posté le : 28/05/03 00:30
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La grosse BMW s’engagea sur le boulevard Stalingrad, en direction du Parc de la Tête d’Or, passa le pont Chuchill et prit à gauche, surle cours d’Herbouville. Arrivé à Bellecour, il y avait beaucoup de monde. Trop selon les critères de l’homme assit à l’arrière.
Toutes ces larves n’en avaient rien à faire qu’il fut pressé ou non. Il n’y avait donc qu’une solution, les forcer à se dépêcher.
Il entreprit donc de prendre au hasard des esprits, et de leur suggérer de vouloir arriver plus vite chez eux, quel qu’en soit le prix.
Ce n’était pas très difficile avec ces êtres qui ne valaient même pas des amibes pour la résistance mentale.
Hop, le premier de la file, il voulait *******er, alors il força le passage. Celui qui était un peu après lui profita de l’ouverture libérée par le seconde pour griller aussi le feu, adressant un beau bras d’honneur aux types qui avaient le droit de passage parce que ces derniers l’avaient klaxonné.
Déjà gagné un peu de place, mais pas assez.
Allez, on ne s’embête pas, le feu passe « miraculeusement » au vert pour aller plus vite.
Parfait. Mais les gens sont décidément trop cons, ne démarrent pas tout de suite, ne savent pas où ils vont, roulent à 10 à l’heure.
- Arnaud, passez par la voie de bus, ou nous n’arriverons jamais à destination avec ces idiots.
- Bien Monsieur. Le chauffeur appuya sur l’accélérateur, laissant tout les autres sur place et mangea la ligne droite en quelques secondes, ne se souciant pas des piétons qui auraient pu vouloir traverser la route alors que le petit bonhomme était rouge…
Encore un feu juste avant le pont Napoléon. Arnaud était toujours sur la voie de bus, et il profita de ce que les feux laissent d’abord partir les véhicules sur cette file pour rejoindre l’autre rive en peu de temps.
Il déposa l’homme devant le métro St Jean.
- Dois je vous attendre dans les environs Monsieur ?
- Mhhh… Non, prenez votre après midi Arnaud. Je vous appellerai aux alentours de 18 heures, pour vous tenir au courant. Il se peut que je mange dans le quartier ce soir, et je n’aurai besoin de vous que tard. Baladez vous, faites des emplettes pour l’anniversaire de votre fille…
Achevant cette phrase, l’homme tendit une petite liasse de billets verts à son chauffeur.
- Bien Monsieur, merci Monsieur.
L’homme rajusta sa cravate et sa veste, jeta un regard circulaire, et se rendit dans la rue saint Jean.
Il déambula dans les diverses rues adjacentes, et termina sa marche devant un immeuble gris.
Sur le fronton au dessus de la porte, la tête grimaçante d’un petit diable incitait les gens à la prudence ou au rire.
Un rapide coup d’œil à l’interphone, et il savait qu’il était bien arrivé.
La porte s’ouvrit d’elle même.
Quelques pas dans un couloir sombre débouchant sur une cours intérieure avec une volée de marches.
Nous y sommes, pensa t-il. Cette petite garce va en prendre plein la tête.
Et il attaqua l’ascension des escaliers jusqu’au sixième et dernier étage, sans que les pigeons posés sur la rambarde ne s’envolent à son passage. Rendu en haut, il ouvrit la porte qui semblait l’attendre, sans le moindre grincement ni souffle d’air.
Personne n’entendit la femme hurler à son entrée, comme si une zone de silence s’était abattue sur l’appartement.
- D’abord, je vais te briser les doigts, comme ça, tu ne chercheras pas à me frapper… Après, voyons, que pourrais je bien te faire ? Les genoux, pour que tu ne tentes pas de t’enfuir ? Mhhh… le bassin, brisé à 5 endroits, pour être sûr que tu ne bouges plus. Ah, je sais ! Des aiguilles qui traversent ton corps de part en part, proches de la rate, du cœur et du foie. Comme ça, tu ne bougeras vraiment pas sous peine de mourir dans la seconde, ou alors encore plus lentement mais avec plus de douleur.
Oui, voilà un programme qui me paraît viable, lui au moins.
Un grand sourire carnassier s’affichait désormais sur le visage de l’homme.
Il infligea ce « programme » à la femme qui hurlait sans que personne ne l’entende.
Arrivé à la fin, il la regarda dans les yeux, et lui dit :
- Ne fourre plus ton nez dans mes affaires, je pourrais décider de te tuer la prochaine fois.
A ces mots, il retira vivement les trois aiguilles du corps de la femme, la libérant de ces « liens ».
Pas une goutte de sang n’avait coulé durant cette torture, elle était vivante, mais brisée psychologiquement.
L’homme était partit dans le même silence qui l’avait vu venir.
Personne n’avait fait attention à ce type en costume-cravate.
Il se dirigea alors vers l’église saint Nizier, de l’autre coté de la Saône, et prit place à une table du restaurant Léon de Lyon, où il se fit un « petit » repas à 180 euros, vins non compris…
Décidément, ces petits jeux le mettait vraiment en appétit…
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Réponse au Sujet 'Le dernier chant.' a été posté le : 23/06/03 11:32
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Citation :[Skaldy a dit:
Moi, j'aime bien le titre de cette série : Le dernier chiant.
Bon, je remarque que tes idées sur la vie ressortent.
Ça donne l'impression d'avoir un bouquin engagé, mais je trouve ça un poil oppressant.
Enfin, continue comme ça, c'est pas mal.
P.S. : Ouaip, moi j'ai vu deux fautes.
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Bah j'ai vu une faute chez toi..
Et grosse en plus.
Mais bon.
Déjà, ce n'ets pas une "série", mais un tout que j'espère pouvoir mener à son terme sous forme d'un roman (même si ça peut faire un peu prétentieux).
Ensuite, je pense qu'il est normal que mes idées sur la vie ressortent, et c'est le cas de tous les auteurs en général.
On ne peut pas se passer totalement de mettre un peu de soi même dans ses écrits.
Maintenant, si tu pouvais développer un peu plus sur cette "oppression" que tu ressent, ce serait pas mal.
Quant à l'engagement de mon texte, tu te trompes du tout au tout.
Et surtout, tu juges un "engagement" sur un début qui ne reflète peut être pas le tout....
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Réponse au Sujet 'Le dernier chant.' a été posté le : 23/06/03 13:34
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Citation :Message de Éclairage au gaz naturel
Ensuite, je pense qu'il est normal que mes idées sur la vie ressortent, et c'est le cas de tous les auteurs en général.
On ne peut pas se passer totalement de mettre un peu de soi même dans ses écrits.
Maintenant, si tu pouvais développer un peu plus sur cette "oppression" que tu ressent, ce serait pas mal.
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Bien sûr !
Ce que je trouve oppressant, c'est l'atmosphère malsaine (je ne trouve pas de terme plus approprié) qui transpire du texte (je mets des expressions bouffonnantes pour cacher mon inculture).
Ainsi, ta présentation de l'hôpital. Les critiques que formule ton héros (?) sont faites par beaucoup de monde dans la vie réelle. Mais elles sont présentées de manière agressive, je trouve.
Ou aussi la scène sur les scouts.
D'une certaine façon, ça me rappelle Houellebecq. Je n'ai lu qu'un seul de ses livres (Les particules élémentaires), mais je l'ai trouvé tellement étouffant que j'ai arrêté au bout d'un tiers (ce qui est rare de ma part, j'essaye de finir tous mes bouquins - pour ma fierté de pédant - même si je les trouve chiants).
Tu as donc une patte de Houellebecq ! 
Mais au moins, tes passages sont intéressants, pas comme l'autre !
P.S. : Mon hénaurme faute était une lamartinade. Je ne me serais pas permis de la faire par hasard !
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