Rêveuse de Cercle

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Fragments de Cercle a été posté le : 19/04/03 20:37
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J'ai décidé de poster ici tout ce qui ne concernait pas directement les différentes Histoires en cours pour plus de clarté. Ce thread sera utilisé pour poster des textes divers clarifiant des points obscurs des Histoires, ou completant un peu plus leur monde ou leur personnage.

Ode aux Trois: Projet Unité
Notes retrouvées dans les ruines du laboratoire de Frederich Lilleraie

Elle est la première, mais la plus jeune.
Son regard océan est brûlant, ses paroles sont acérées tous comme ses griffes.
Provocante, volatile, inconstante, c'est la vigueur des trois.
Sans cesse à l'affût de la moindre opportunité, elle cherche le chaos et le plaisir sous toutes ses formes. Elle veux profiter de chaque instant présent et les savoure avec une joie indicible.
Son autre plaisir est l'envol. Elle effectue une sortie habituelle tous les matins avec un orgueil non voilé si ce n'est par nécessité, pour dévoiler ses ailes immaculées teintées de charbon. Sentir le vent sur sa peau, sur ses plumes, et sous le choc des crocs se refermant sur sa proie...c'est un sentiment de puissance que nul autre chose ne peux procurer.
De son nid caché dans la cime d'un montagne, elle guette ce qui sera son prochain repas. Des ossements parsèment le sol, et forment un trône pour la reine des volants.
Soudain, elle s'envole silencieusement, dans l'ombre des nuages. Le destin de sa cible est déjà fixé.
Le bruit du battement de ses ailes est signe de mauvaise augure.
Son rire est signe de funérailles.
En un instant, le mal est fait.
C'est la plus rapide des trois.
Mais pourra-t-elle être plus rapide que son coeur?
"Cette unité est celle qui est la plus apte à défendre le projet Unité avant son réveil. Sa résistance et son aptitude à survivre dans les conditions extrêmes en fait le réceptacle idéal. Ce sera la fonction Auré."
Harpie


Elle est la dernière, mais la plus âgée.
Son regard est de glace, sa parole est de science.
Sa stature imposante, ses gestes plein de grâce, lents et sûrs...
Impassible, dénuée d'émotions, imperturbable, elle veille sur les trois.
La solitude ne semble pas la gêner. Elle peux ainsi rester debout, droite et dure, telle une statue de pierre, à regarder l'océan par la fenêtre. Que regarde-t-elle? Serait-elle en train de déchiffrer les secrets du monde? Est-elle en train de voyager à travers les méandres de la conscience humaine?
Son esprit reste imperturbable, indéchiffrable. Elle ne semble pas non plus préoccupée par l'espace grand et vide qui lui sert d'habitat. Cette pièce carrée tout blanche n'est meublée que par une vielle table de bois gravée d'inscriptions inconnues, ainsi que d'une chaise. Tous deux sont placés à proximité de la fenêtre, placée quand à elle à l'opposée de la porte d'entrée. C'est tout.
Il lui arrive de s'asseoir après de longues heures de contemplation, telle une reine après des acclamations. On m'a raconté d'ailleurs qu'elle fut un jour une reine, et qu'elle abdiqua pour sauver la vie d'un autre. Mais bien sûr, ce ne sont que des rumeurs...
D'un geste, elle peux aussi bien ériger des montagnes que les détruire.
D'un battement de cil, elle peux invoquer les éléments.
D'un claquement de doigts, elle peux créer et dissoudre.
C'est la plus puissante des trois, mais qu'en est il de son esprit?
"Fort de mon expérience passée avec Brasée Sauvage, j'ai pu trouver et apprivoiser d'autres formes de vie sentientes dans les environs, et plus dociles que cette dernière. Cette fois, je ne commettrais pas les même erreurs. Elle s'appellera Can. Son rôle couvrira exclusivement le stockage et la restitution des données. Son caractère neutre et indifférent me facilitera la tâche. Ainsi, elle ne pourra se servir de ces précieuses informations à des fins personnelles..."
Déesse


Elle est la seconde.
Son regard est chaleureux, son rire cristallin.
Discrète et effacée, puis courageuse et entreprenante tour à tour, elle consolide est unifie les trois.
Il lui arrive de regarder l'horizon, pensive.
Il lui arrive de danser, comme ça, quelques pas de danse.
La danse de la vie.
Elle est elle-même, et pourtant elle contient les trois.
Elle est tout et rien à la fois.
Il paraîtrait qu'elle aurait pu mourir si l'une d'entre elle venait à manquer. Mais maintenant cela ne se peux plus.
Car elles ne font qu'une.
Elle est Harpie.
Elle est Déesse.
Elle est Aurorya.
Elle est...Unité.
Il n'y a plus de questions à se poser, car elle a déjà choisi sa réponse.
"Par inadvertance, j'ai laissé entrer cette entité au sein du projet. Mais avant d'éliminer cet être faible de pouvoir et d'esprit, j'ai remarqué qu'il apportait une certain cohésion aux autres qui ne pouvaient s'accepter l'un et l'autre. Laissons donc faire cet étrange mélange..."
Aurorya


Elle est l'origne de tout.
Sensible et sensée, elle sait que son intuition ne la trompe jamais.
C'est par un pas de danse que tout a commencé.
Les mots me manquent, car indescriptible est le sentiment que j'éprouve pour elle.
Je lui dédie ce projet.
Lorsqu'elle se reveillera, elle pourra constater l'étendue de tout ce qu'elle aura acquit pendant la longue période de son sommeil : la connaissance, la survie, et ce quelque chose que je n'arrive pas à discerner.
Et j'espère alors...qu'à ce moment là elle me pardonnera.

Période : Avant l'Histoire
Histoire : Les Trois Vols
Fragment : discussion entre le scientifique Frederich Lilleraie et le lieutenant Fleurian Landler, respondable de la sécurité de la base Enry.
- " Pourquoi fais tu cela ? Quelles sont tes intentions ?
- Je veux...je veux qu'il reste une trace, qu'il existe un souvenir pour toujours, par les souvenirs, par les légendes...mais cela ne suffit pas. Je veux lui faire un cadeau. Un cadeau pour elle.
- Elle ?
- Oui, elle. La seule qui m'a accepté, qui m'a enduré, qui m'a suivi pendant tout ce temps sans jamais me contredire.
- Que vas-tu lui offrir ?
- Je veux lui offrir ce dont nous avions toujours rêvé. Je veux lui offrir...l'immortalité. "

Période : Histoire V : Toutes les Histoires
Histoire : Histoire d'Aurorya VI : Guerre Psychique III - La 4ème Puissance
Fragment : Monologue d'Aurore, après son reveil.
- " L'éternité ? Ce sentiment cruel d'être tout seul au monde ? Pourquoi m'as tu abandonné ? Pourquoi ? Il me suffisait d'être à tes cotés pour me sentir immortelle...c'est si cruel...si cruel d'être encore en vie alors que l'être que l'on cherit le plus au monde n'est plus.
Je ne peux pas. Je ne peux plus le supporter. Je vais détruire ce monde maudit qui est la cause de tout, puis j'irais le rejoindre..."
Période : Avant l'Histoire
Histoire : Les Trois Vols
Fragment : Monologue de Frederich Lilleraie, écrivant ses mémoires.
- " Cette planète est blessée, et ne va pas tarder à mourir. Il n'y aurait qu'une seule solution, qu'un seul remède.
Est ce vraiment un sacrifice ? Je sais qu'elle l'aurait fait de plein gré, ne serait ce que pour venir à son aide. Elle " mourra " maintenant, mais renaîtra de ses cendres, éternelle, en communion complète avec la planète. Car elle sera la planète. "

Période : Histoire V : Toutes les Histoires
Histoire : Histoire d'Aurorya VI : Guerre Psychique III - La 4ème Puissance
Fragment : Ultime retrouvaille
- "Aurore...
- Ne dis rien mon amour...enfin, je peux voir ton visage...
- Aurore...pardon
- Ne t'excuses pas...Je ne ressens plus le besoin de te rejoindre. Il me reste encore beaucoup de choses à faire avant de pouvoir le faire. Nous sommes malgré tout ensemble pour l'éternité...n'est-ce pas?
Au revoir Frederich, et merci pour ton dernier présent."

Période : Histoire VI : Fin de l'Histoire
Histoire : Conclusion
Fragment : conversation entre Aurore et ...?
- " Ainsi donc voilà comment il a décidé de sa destiné...je ne lui en veux plus, je ressens même comme un grand soulagement en moi. Il reste quand même une certaine tristesse, celle de n'avoir pas pu sauver celui que j'aimais, mais je sens qu'il vit à travers nous tous, à travers ce monde qu'il a réussi à bâtir au détriment de sa vie.
- Que comptez vous faire maintenant ?
- Maintenant ? je suis la gardienne de cette planète, je me dois donc de veiller sur elle, quoi qu'il arrive. Mais veiller sur sa planète n'est pas suffisant. Il y a d'autres planètes, d'autres univers, d'autres mondes ailleurs, quelque part qui sont le miroir du mien. Mon devoir est donc de les protéger aussi. Et je connais le nom de la personne qui saura très bien me seconder dans ma tâche. Ce sera mon Envoyée...
- Et quel est son nom ?
- Elle s'appellera...elle s'appelle Unité.

Unite
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Dernière mise à jour par : Dahna le 19/04/03 22:11
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L'Histoire de la Lame Bleue : Prélude a été posté le : 20/04/03 16:06
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L'Histoire de la Lame Bleue : Prélude

Une femme se tient au sommet d'une falaise qui surplombe une mer déchaînée. son visage est caché par le virevolte des ses cheveux bleutés qui dansent avec le vent. Elle surveille l'horizon. La nuit s'achève.
Soudain, les premiers rayons de soleil apparaissent, effleurent la ligne claire, venant frapper la personne de leur aura éclairant.
Soudain, elle lève le bras gauche, d'un geste mesuré et ferme, avec vigueur, la main en direction de l'océan. Un arc-en-ciel éclatant de couleurs s'échappe de son dos, projetés de toute part.
La femme fait alors un pas de plus en avant...et se laisse chuter, le corps en avant. L'on peux distinguer une multitude de plumes s'envoler, aux multiples facettes. Des ailes.
La femme les déploie pendant sa chute, et, aidée par les courants aériens, se redresse avec grâce avant de planer par dessus l'onde, à une vitesse de plus en plus rapide. Elle se met à s'envoler de plus en plus haut, comme propulsée par les vents, et disparaît à l'horizon, laissant derrière elle, sur la corniche, l'ombre d'une tombe.
Un ange?

Une ville, une mégalopole, avec ses gratte-ciel, ses habitants pressés, son agitation, sa fumée.
Mais loin du vacarme de la vie active, un être se morfond, isolé dans une ruelle sombre, assis parmi les poubelles. Son visage est hirsute, négligé, ses traits profondément tirés. Ses vêtements sales sont en ruine. Le regard vide, il tente désespérément d'évaluer le contenu de sa bouteille d'alcool, qui est vide. Il essaie d'oublier, mais un petit objet métallique suspendu à son coup refuse d'accéder à son désir, et, pire que cela, le ramène constamment à la réalité. Il ne peux pourtant pas le jeter, car c'est l'unique objet de valeur qui lui reste : un médaillon rouillé et fermé.
Las, il laisse tomber la contemplation de la bouteille, jouant machinalement avec son seul trésor.
Un éclat de lumière vient alors frapper l'objet, qui se met à briller avec une intensité sans pareille pendant un court instant. Ebloui, l'être projette son regard vers l'origine de cet événement. Une traînée de nuage, étrange et furtive, vient de le croiser...
Un homme.

Grommelant son infortune, Dahna descendit de sa monture. Constatant les blessures aux sabots de son cheval, elle comprenait maintenant qu'il avait peine à avancer depuis la matinée. La route rocailleuse couverte de neige devenait de plus en plus difficile à suivre dans ces montagnes, et le vent qui se levait prévoyait une tempête tout proche. Les risques de glisse et de chute étaient devenus trop élevés pour continuer son chemin de cette manière.
- Ce n'est pourtant pas un orage qui va m'arrêter! J'en ai vu d'autre, moi! En plus, c'est le seul chemin pour arriver en Enrika du Sud, se dit-elle. Et une fois que je serais là bas, je les ferai payer...
Le ton de sa voix se fit plus dur. Elle serra sa ZweiHander dans ses mains, qui semblait pulser d'approbation, pour se donner du courage, puis rangea son arme et continua à traverser les montagnes, tenant son cheval par la bride.
Quelques instants plus tard, l'épée à deux mains se mit de nouveau à pulser, ce qui mit immédiatement la jeune femme en alerte.
- Red Helling? Un danger...?
C'est alors qu'elle pu apercevoir un bref éclair dans le ciel, malgré la présence de nombreux nuages.
Une louve.

- Bon, je commence à en avoir marre de l'eau salée et de poisson cru. Je fais pas un régime moi!
Celui qui parlait d'une voix nasillarde ne reçu comme réponse de son entourage qu'un long silence océanique agrémenté parfois de quelques clapotis de vagues qui se heurtait à son bateau de fortune. Le garçon, vêtu d'une tunique verte humide, effectua un bras d'honneur à la mer qui lui faisait face, avant de se retourner boudeur. Devant lui...la mer lui faisait de nouveau face. Il se tourna encore et encore, mais c'était peine perdue. Une immense surface bleutée l'entourait. Soupirant de ses vaines tentatives d'espiègleries, il se renversa sur son radeau, contemplant le ciel, grignotant une arrête de poisson entre les dents.
- Ah la la! Qu'est ce que je fais dans cette galère. Et dire que si je n'avais pas pris la mer, je n'aurais pas fait ce rêve débile et je ne serais pas dans une telle situation. Et bien sûr, pas un marin à l'horizon pour me secourir. Enfin, je suis un héros moi, je vais me débrouiller tout seul.
Il tourna sa tête vers son sac, ou plutôt ce qu'il en restait. L'amas de maille de toile moisi était entrouvert, laissant dépasser un vieux grimoire qui avait survécu à la précédente tempête.
Le héros détourna immédiatement la tête, se grattant une de ses oreilles fines et pointues.
- J'ai dit : je vais me débrouiller tout seul!
Une petite embardée secoua le radeau, faisant tomber le livre, qui s'ouvra comme par hasard devant lui.
- Bon, juste un petit coup d'oeil alors. Et puis un héros doit savoir utiliser ce qu'il a sous la main quand il faut, maugréa-t-il en s'approchant furtivement de l'objet convoité.
Alors qu'il s'approchais du grimoire, un coup de vent puissant ferma brusquement l'ouvrage et le fit s'envoler, risquant une chute fatale dans l'eau si le garçon ne s'en était pas emparé avant qu'il n'aille plus loin.
Le vent fit également tanguer dangereusement le radeau, ce dernier manquant de se retourner.
- Par Zelda! Qu'est ce qui a pu provoquer ce remous! s'exclama le garçon.
Il leva les yeux au ciel, et pu apercevoir, malgré l'intensité douloureuse du soleil, une ombre ailée déjà lointaine traversant au dessus de l'océan.
Une légende

Debout sur le ponton du bateau, Valis admirait le paysage qui pourtant n'offrait rien de spectaculaire : il n'y avait que du bleu à perte de vue. Pourtant, pour elle qui n'avait jamais vu la mer, c'était une découverte. C'était la première fois de sa vie qu'elle voyageait sur un paquebot, et c'était une occasion de découvrir ce dont se vantait tant ses camarades de classe. La mer! Sujet de bien des légendes et des fantasmes. Comme la terre, un élément que l'on ne peux contrôler que si l'on arrive à entrer en communion avec elle.
Une bourrasque commença à lever sa jupe, ce dont elle empêcha l'action en la rabattant pudiquement de ses deux mains. Et bien voilà quelque chose qu'elle demanderait à la Déesse Valis lors de sa prochaine rencontre : lui donner autre chose qu'une armure composé d'une jupe si courte!
Et, accoudée à une rambarde, rêveuse, elle se mit à se souvenir à sa rencontre avec l'entité qui avait complètement changé sa vie.
Elle n'était qu'une simple collégienne lorsqu'est apparue devant elle la Déesse Valis. Celle-ci devait choisir une élue qui irait combattre le mal, portant une épée de justice : l'épée Valis. Etait-ce vraiment une coïncidence d'avoir le même nom que celui d'une Déesse? Ou bien était-ce une destinée qui avait été déjà toute tracée?...
Malgré ses interrogations, elle avait accepté l'épée, et avait décidé de s'entraîner dur pour pouvoir remplir sa mission. Mission qui débuterai à son arrivée en Enrika.
Secourir un pays en proie au désastre et à la panique était une dure tâche, mais heureusement, se disait-elle, il semblerait que d'autres Héros participaient à ce devoir. Elle avait remarqué ce jeune chevalier aux cheveux de braise au port qui devait partir avec quelques jours de retard par rapport à elle, avait-elle entendu...
Un éclat de lumière ne provenant pas du soleil attira son attention a quelques centaines de mètres du navire. Elle n'eut pas eu le temps de discerner la trace qui se déplaçait à toute allure dans l'horizon, car son regard tomba sur une petit embarcation à la même distance, contenant une étrange créature toute verte qui n'arrêtait pas de gesticuler.
Une justicière.

Navigant à toute allure, le bateau filait tout voile dehors, aidée comme par enchantement. A son bord, un marin et un jeune homme qui s'accrochaient comme ils pouvaient.
- Dites, messire le marin, à combien de temps estimez vous notre arrivée à Enrika? Cria le rouquin, manquant avaler de l'eau en ouvrant la bouche.
- A cette vitesse ce sera très bientôt, et j'espère arriver là bas entier mon gars! lui répondit le marin tout autant éclaboussé. Jamais vu ça de ma vie! On dirait que mon bateau est poussé ou tiré par quelque chose! Dites, vous seriez pas un peu magicien par hasard?
- Je possède quelques dons, mais pas le pouvoir de transformer un bateau en poisson! Mais il m'arrive ce genre de petites choses parfois...
- Je vois la côte! Accrochez vous mon gars, ca va cogner sec si on continue à cette vitesse!
Comme guidée par une force divine, le bateau accéléra encore plus sa vitesse jusqu'à arriver au point de non-retour, l'entrée dans le port d'Enrika. Brusquement, il décéléra, manquant de faire passer par dessus bord ses passagers, pour finalement s'arrêter net sur le ponton, comme de rien n'était.
Sans demander son reste, la marin accrocha son véhicule et débarqua aussi rapidement qu'ils étaient arrivés. Reprenant ses esprits, le jeune homme prit ses affaires et quitta le bateau.
- Ce sera gratuit pour toi, monsieur le chevalier, j'ai pu économiser un trajet dangereux à cause de vous. Mais ne revenez plus me voir, enfin, revenez dans longtemps!
- Merci beaucoup, mon ami, et je vous jure que par mon honneur de Chevalier Runique je ne vous causerai plus de soucis.
- Ben tiens! Quand je raconterais ça aux autres, ils me croiront jamais, grommela le marin en se dirigeant vers la taverne la plus proche.
Soupirant de soulagement, le jeune homme contempla les environs. Les marins déchargeant leur marchandise, la foule des jours de marché était toujours aussi importante...la ville d'Enrika ne semblait pas trop souffrir de la récente invasion inexpliquée de monstres dans la région. Ou du moins, pas encore. Mais c'était à lui, Adorya Christian, Chevalier de la Rune, de trouver les raisons à cette soudaine attaque.
Humant l'air frais du poisson pourri, Adorya décida de quitter les lieux en direction du château d'Enrika qui lui faisait face sur la colline la plus proche. Il ne remarqua pas une plume se déposer sur son épaule pendant un court instant, étincelante et fragile, avant de se faire balayer par le vent et se perdre dans la mer. Le soleil déclinait déjà ses derniers rayons de lumière à l'horizon...
Un héros?...
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Fragment d'un workshop... a été posté le : 10/05/03 21:23
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FRAGMENT DU JOURNAL DE BORD DE L'EQUIPE DU WORKSHOP "MICRO-ARCHITECTURE EPHEMERE" A HELL-BOURG, SALAZIE, ILE DE LA REUNION.
Jeudi 1er mai 2003
Etoile :
Rencontre des petits gens, Cathalina, Neilime, Dahna, Erizou, de l'école du port... et les petits gens de la métropole, Stassy, Dolris, Fleurian, Krill, Etoile, et bien sûr les organisateurs Fiona, la jolie petite blonde, Christine et Decor.
Discussion palpitante dans petit bar autours d'une bonne dodo...et, et, et bien sûr rencontre de Chico le zamalien man...
Dahna :
Le soleil ne daigne pas montrer une partie de son voile doré. Une fine dentelle humide, invisible, impalpable accueille les nouveaux arrivant dans leur nouvel univers. Un espace très vaste, confortable voire luxueux leur est offert, surplombant la route et le gîte principal de son oeil protecteur.
La rencontre est sympathique, un brin familial, en partie grâce à l'espace alloué.
Les araignées dominent la place et étalent leur toile perlée par la rosée à la vue de tous, telle des robes gracieuse et tentatrices.
La réunion avec les organisateurs démontre bien les objectifs attendus : nous encourager à réussir, à pousser notre idée au bout de nous même...
Vendredi 2 mai 2003
Etoile :
Découverte du site de l'écomusée, de la végétation : " les murs poilu ", les bambous géant (servant parfois de pots de fleurs)
Rencontre des enfants qui vont nous aider pour le projet...
Dahna :
Ni la pluie, ni la boue, ni la fatigue nous empêcherons de visiter le lieu de notre labeur. Ce dernier, bien que " préparé " à notre arrivée, présente des accidents intéressants à exploiter. Les idées abondent, telle des plantes bourgeonnants de nos esprits éclairés.
Une visite de la rue principale guidée par une habitante " péi " nous fait découvrir monts et merveilles sur l'architecture créole, assortie d'une multitude de petits détails croustillants sur le mode de vie local.
De nombreux enfants nous accompagnent, timides aux premiers abords, deviennent enthousiastes en écoutant nos projets, et n'hésiteront pas à venir nous épauler le jour suivant.
Le soir, nous confrontons nos idées, et, pendant que certains d'entre nous sont partis en ville acheter des victuailles, une ébauche du plan masse se dessine peu à peu.
Note : le rhum est un bien grand guérisseur...
Samedi 3 mai 2003
Neilime :
Danse ! Plantes et fleurs, ronde d'un chaos, valse de la propagation, laisses-toi envahir, laisse-toi pénétrer de cette force qui sera toujours là, après toi. N'oublie pas que toujours le dernier mot elle aura, jamais tu ne maîtrisera, jamais tu ne domptera, n'oublies pas ! Adaptes-toi, plie-toi à elle, appuis-toi sur elle. Et surtout, écoute-là, comprend-la, avant qu'elle ne t'avale.
Et donc, oui, pays fou du chouchou, que dis-je, pays du fou chouchou, sans mal avale, nargue les bambou si fier, si haut, si beau.
Et nous dans tout ça ? Des fourmis qui s'agitent. Esquisse d'un moment, bref instant, petit grouillement. Image, couleurs, sensations et EMOTIONS. Oui je veux, je veux des émotions, je veux des sensations, je veux toucher, je veux respirer, regarder, sentir. Ici la réunion, accroche toi, petit con, n'oublies pas. N'oublie ce sourire au coin de l'oeil, et cette bouche bée quand tu est arrivé.
Neilime 17h30, jour je sais plus....
Etoile :
Je touche, je regarde, je respire, je sens, j'en peu plus...j'en peu plus de bonheur...et sur le Piton des neiges...il n'y a pas de neige. C'est bel.
Etoile, 19h34 heure d'ici, 17h30, heure de la métro.
Dahna :
Première journée de travail manuel, première journée de soleil depuis notre arrivée : un réel plaisir des sens.
Une deuxième visite de la rue principale termine d'affiner nos connaissances : ça y est, notre retour au source est terminé, notre vrai travail peut commencer.
Travailler sur un projet supplémentaire, sans outil, en utilisant des méthodes particulièrement basique peut paraître déroutant, mais nous nous en sommes sortis à bon compte pour quelques ampoules et une grosse fatigue.
Nos compères de deuxième année viennent nous rendre visite, et profitent de notre terrain encore vierge pour préparer un pique-nique.
Les arrivées des directeurs de nos écoles respectives se passent sans problèmes, eux aussi découvrent l'île intense.
D'autres invités arrivent dans notre gîte, des étudiants des Beaux Arts, et en profitent pour préparer le repas. La soirée s'annonce comme éminemment riche en sonorités multiples...
Cathalina :
...sonorités multiples, bavardages anodins... et vérité profonde: bonheur intense....
La reunion, c tro bel, tro le bot kan tout de moun y vien bat carré konm as ! La montane lé ver, koulèr son ti zié, le sièl y sa ni blé, koulèr do lo la mer.. y tomb pa tro loin.. Le bann ti caz nou sa fé y sa pèt en flèr dann natir la !!! Hell-bourg zot tout ..en force !
Lundi 4 mai 2003, au soir
Etoile :
Les retrouvaillesavec nos chers organisateurs était bien chouette, accompagné d'un petit rhum charrette et d'une bonne cigarette, je préfère les petites discussion du soir...
Dahna :
Le temps s'est couvert, une fine pluie nous accompagne tout au long de nos repérages. Des projets sont sujets à de nombreuses modifications. Finalement, cela ne se passera pas aussi facilement que prévu...
Mardi 5 mai 2003
Neilime :
Coûte que coûte,
Dent pour dent,
Nous sommes toujours à 100%
Contre le temps,
Notre sang, bouillant, s'acharne
Contre les éléments
Crier de nos mains
Ecouter ses instincts
Arracher la terre de ses mains
Mais jusqu'où ira-t-on, demain ?
Naissances à chaque fin de soirées, moi me transformerai bien en endiablé, cornu et biscornu, de surcroît têtu, tête baissé, foncer, sans jamais se demander, ce qu'il pourrai bien arriver, mais faire, bouger, vivre l'instant sachant pertinemment qu'il est beau de rêver, et que notre plus grande liberté serai d'en faire des réalités...
Toujours est il que dieu nous à coller un putain de ciel déchaîner, à décourager un forgeron !!!
Etoile :
Un flanc de montagne, trois maisons, des petits gens. Un lieu, une pente, un arbre, un trou, trois cailloux, un coin de mousse, une cachette secrète.
Un toit de bambou, quelques lianes chouchou, une pierre noire, quoi de plus ...
Quoi de plus pour s'amuser, bricoler, créer, sensibiliser, expérimenter et surtout partager.
Dahna :
Il pleut et il vente...à cause de la proximité d'un cyclone. Les plombs sautent au gîte, les conditions de travail se dégradent (manque de matériel, boue...) mais nous ne nous décourageons pas...ou plutôt nous rêvons de ces jours ensoleillés.
Des poèmes doivent être écrits pour la présentation. Nous nous attelons donc à la tâche.
Mercredi 6 mai 2003
Dahna :
Il pleut, il pleut, il pleut...et les bambous finissent par pleurer. Le colipays se met doucement en forme...ça va être un pot de fleur plutôt qu'autre chose. Le ruban a sa structure de prête, et s'étend presque à l'infini sur toute la surface de notre lieu de travail. Finalement, l'" entrouvert " servira d'extension à l'écomusée, tandis que la toile d'araignée tisse lentement sa toile au dessus des bambous pleureurs.
Neilime :
Le rhum charrette est moins bon que celui de la cafet', oh non je dirais meilleurs mais il ne tape pas trop, par contre le zamal aie aie aie...
La pluie tombe et je trouve ça bel
Jeudi 7 mai 2003
Dahna :
Finalement, le temps nous a concédé un peu de sa clémence...en fin de journée. Certains projets ont été terminés, d'autres non, mais qu'importe. L'important est que le site soit enfin viable à la revue de presse. Ironie du sort, les images photos les moins parlantes ont été présentées dans le journal de ce jour, et finalement ont été la représentation parfaite de ces travaux. Un faisceau lumineux céleste n'aura jamais été aussi agréable à sentir sur son épaule.
Le mot " charrette " prend vraiment toute sa signification.
Vendredi 8 mai 2003
Dahna :
C'est le jour J.
Nous achevons les dernières retouches à nos oeuvres, nous nous faisons beau pour " le grand spectacle "...
Vendredi 8 mai 2003, au soir
Dahna :
Tout s'est finalement passé sans trop de problème. Nous fêtons une plus que probable réussite de par la visite impromptue de certaines personnes importantes. Nous pouvons enfin nous décontracter, tout est enfin terminé. Si seulement le climat pouvait être un tant soit peu plus clément...
Samedi 9 mai 2003, au matin
Dahna :
Nous partons finalement plus tôt que prévu, lassés par cette continuelle ondée qui nous envahit et nous gèle jusqu'à l'os. Il est temps d'aller retrouver la côte et son soleil illuminé. Il est temps, des quelques jours qui nous restent, de l'île de la Réunion et de son volcan d'en profiter.
De cet atelier, je retiendrai une expérience fort enrichissante, innovante et particulière. Puisse-t-elle un jour se répéter tout au long de mon parcours.
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Dernière mise à jour par : Dahna le 10/05/03 21:33
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Parodie d'un workshop... a été posté le : 10/05/03 21:35
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Le bêtisier : Workshock à Salazie ou Loft Stories à Hell-bourg, même combat!
Oui, c'est bien une blatte géante, ou appelée cafard. Avec en plus une échelle pour mesurer sa taille.
Séquence émotion : nature morte pittoresque
1
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De l'art de bien manier le bambou
1
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Séquence jeu : trouvez le point commun entre tous ces visages, ce dernier ayant été chapardé à son propriétaire pendant son sommeil
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Le calcul vapeur d'herbe+zamal+eau+rhum charrette donne un résultat très...
De l'art de maîtriser l'environnement lorsque l'on ne possède pas trois mains
Code noir pour esclave du travail blanc
Trop de travail tue son homme...(le coupable pour ce bafouage de tombe a été lynché pour avoir attiré la foudre et la pluie des esprits)
"Toujours est il que dieu nous a coller un putain de ciel déchaîner, à décourager un forgeron !!!"
Allez, à la plonge les organisateurs!
Ne jamais amuser/s'amuser avec un enfant, il risque de s'accrocher à vous pendant toute une soirée
Voilà une tête que l'on aurait bien aimé passer à la guillotine, pour le plaisir
Et voilà la star, la seule qui nous a accompagnée et encouragée durant notre périple, l'unique!...
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Dernière mise à jour par : Dahna le 29/11/03 14:23
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-------------------- "The Destinies mend rifts in time as Man etches fate enew."
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Cachée
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