Champion du JDR écoresponsable

-= Chaos Elite Troops =-
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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 02/02/03 23:57
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Je suis désolé de vous foutre mon bonheur à la figure, mais comme Conan, je serais probablement à l'asile s'ils avaient pas été là. Ils ont su être là quand il fallait, pas trop durs, pas trop mous. Bon, bien sûr, ils sont parfois dix ans à la bourre et ma mère à des gouts musicaux discutables, mais ils sont en or, et surtout, ils s'aiment... je ne sais pas si c'est comme au premier jour, mais au moins aussi loin que je me souvienne.
Papa, maman, je vous aime! Et la preuve est que je squatte toujours à la maison à 22 balais... 
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La vraie morale se moque de la morale (Pascal).
Que laper règne sur la terre comme au ciel, et que les spiritueux soient avec votre esprit!
"... Toi qui baisas ma femme Guenièvre sur un magnifique critique, tu dois te faire le champion du JDR écoresponsable. Entends ma parole : dorénavant, chaque feuille de PJ mort devra être recyclée en compost." - Le roi du JDR by monsieur le chien
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Rose noire

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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 03/02/03 18:48
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Moi, grâce à l'énorme pression que me font subir mes parents depuis que je suis tout jeune, j'ai fait un certain nombre de psychoses, et quand je dis "psychose", c'est "psychose" au premier degré (ou pas loin) : tantôt mégalomaniaque, tantôt paranoïaque, actuellement dépressif, et bientôt un passage en mode autiste (glissement progressif et insidiaux vers la schizophrénie ?). Il ne manque plus la PMD, et j'aurai tout vu.
Et comme mes parents sont très intelligents, ils ont toujours su exactement comment m'enfoncer encore plus.
Plus que deux ans...
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Dixit Eo

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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 03/02/03 19:48
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Citation :Message de Clow
Moi, grâce à l'énorme pression que me font subir mes parents depuis que je suis tout jeune, j'ai fait un certain nombre de psychoses, et quand je dis "psychose", c'est "psychose" au premier degré (ou pas loin) : tantôt mégalomaniaque, tantôt paranoïaque, actuellement dépressif, et bientôt un passage en mode autiste (glissement progressif et insidiaux vers la schizophrénie ?). Il ne manque plus la PMD, et j'aurai tout vu.
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Palmares impressionant. Mais il arrive à un moment ou il faut savoir arreter, se ranger, et vivre sa vie pleinement aussi, je t'encourage à ne pas passer les épreuves du "mode autiste" et l'épreuve tant redoutée de la schizophrénie....
Citation :
Et comme mes parents sont très intelligents, ils ont toujours su exactement comment m'enfoncer encore plus.
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Raah... ces parents qui enfoncent le clou... si ils savaient....
Au fait, peut etre savent il...
Peut etre ont ils subit aussi...
Peut etre font ils subir uniquement pour ne pas voir....
Voir qu'on peut survivre sans subir.
Qui sait? Pas moi en tout cas.
Avant quoi? L'indépendance?
Raah... pour ma part, j'atend ça avec impatience...
Je l'ai eue, pourtant, l'indépendance...
Mais la provisoire...
Il serait temps que l'indépendance totale me rejoigne.... Il serait grand temps....
Pour ma part donc, je vais devoir atendre trois ans... mais qu'est ce trois ans, dans toute une vie? (meme courte...)
-------------------- Paris a ça de commun avec les petits villages de la campagne profonde que ce sont les deux seuls endroits où on peut y trouver des individus foncièrement agressifs, stupides, associaux de nature, se croyants intelligents et n'étant pas conscient de la vie qui existe hors de leur commune. (Dixit Eo)
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Zien Nith, le plus grand des Hasards ! (Dixit Eo)
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Serial paranoïaque team, atteint du syndrôme de Pafoitroi. (Dixit Eo)
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Fée raille

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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 09/05/06 12:21
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Remontée pour des considérations banales 
Très difficile pour une famille foncièrement "classique" je dirais, qui ne m'a pas dispensé une éducation extrêmiste ou quoi, de comprendre son profond désaccord avec moué. C'est euh... dur de ne pas pouvoir répondre à la question :
- "Mais pourquoi t'es sympathique avec tes amis et pas avec nous ? alors que c'est avec nous que tu devrais l'être le plus, c'est nous que tu devrais aimer le plus, être la plus proche etc, y'a pas de lien plus fort qu'entre des parents et leurs enfants" et caetera.
En effet, difficile de répondre "parce que mes amis, je les ai choisis" ou "parce que euh... je ne vous aime pas trop" si ce n'est en envenimant les choses, et surtout, en pas rentrer dans les remarques annonçant mon total désaccord psychologique avec leur façon de pensée et de voir (le coup du "on est ta famille tu DOIS nous aimer" par exemple).
Si je tente de dévier vaguement pour parler de question d'humeur je m'entends rétorquer que c'est n'importe quoi, qu'il faut se forcer (somme tte, des choses assez vraies) et que faut être tout le tps aimable par respect, et caetera. Bien que nous soyons arrivés d'accord sur l'idée que "la famille idyllique" n'existe pas et qu'eux aussi savent être de mauvaise humeur, la question ne sera jamais réglée.
Ajoutons aux propos donc une façon de les dire qui cherche à être vexante car après tout, c'est leur colère qui parle et, en effet, rien de tel pour ne pas arranger les choses 
Mais après je préfère rétorquer que c'est l'humeur et que c'est ma nature et on reste au même point bancal, et éviter quand même de leur dire que je ne les aime pas, ce dont je ne me vante pas au contraire, j'aimerais penser ou pleurer "maman" quand quelque chose ne va pas que de n'avoir dans ces moments là à l'esprit qu'un néant à saisir.
Mais que c'est-il passé ? Que se passe-t-il ?
Pourquoi est-ce que c'est comme ça, mes parents retournent en rond cette question en tête, parfois se disant qu'ils ont tout fait au mieux, d'autre fois cherchant sûrement les erreurs mais ça je ne suis pas au courant, arrivés devant moi ils préfèrent m'aider à penser que tout va bien en me disant que oui tout le monde a des défauts faut pas en faire un drame (phrase qui sous-entends certains débordements nerveux et passablement complexant de mon père je suppose).
Passer outre, se dire qu'il y a pire, faire bon gré mal gré et donc être heureux voilà à quoi on arrive sans être passé par le développement. Mais après est-ce que ce n'est pas déjà ce que je fais ? Car mon attitude n'est que la réponse naturelle adaptée selon mon caractère à tout ça.
Mes parents sont de bons parent, aimants, qui ont (comme tous) voulu le meilleur pour leurs enfants. Comme tout le monde ils ne sont pas parfaits, sont maladroits etc. Par un triste concours de circonstances ils se sont retouvés avec des enfants très différents de leur façon de vivre, penser, et sentir. Ce qui est un peu ce qui explique tout. Vouloir le meilleur pour son enfant, son bonheur, peut basculer déjà lorsque l'on n'a pas la même définition du bonheur (le travail qui gagne le plus etc etc). Mais ils ne sont pas idiots, ils savent comprendre et s'adapter. Enfin, ils l'ont su au bout de 18 ans. Une fois que je suis partie. Mais quand même.
Pourtant
Pourtant je suis comme je suis et quand je vois ma mère pleurer j'aimerais être pleine de compassion, après tout c'est ma maman, et c'est la plus gentille, mais seule la pensée "eh ben tu *******eras moins" dans laquelle j'ai moi-même été élevée vient à l'esprit. Triste retour des choses. Et du coup c'est comme ça pour tout. Mes parents ne pouvaient pas savoir, que je serais hypersensible, que mes petits camarades à l'école ne seraient jamais mes amis, que je n'avais pas la même idée du bonheur et surtout que j'aurais une bonne mémoire.
Je crois que c'est ça qui est le pire, on éduque en disant des ânneries parfois ou des petites piques qu'on se dit qu'à 5ans le bébé oubliera. Mal nous en prend quand bizarrement il n'a pas oublié.
Une réponse ?
Non je n'aime pas les voir trop, ni ne les supporte si je me laisse aller car ils sont tout simplement trop là par rapport à ma perception des choses. Eh oui, ils ne se sont jamais dit que de me cloîtrer 16 ans dans une chambre me rendrait solitaire et associale, mais du coup me voici, bien avec les gens à petite dose et qui ne les supporte plus au bout de 2-3 soirées. C'est comme ça avec les amis, alors avec des gens que je vois tous les jours et que j'ai vu tous les jours on peut imaginer le résultat.
Voilà peut-être un début de réponse à cette famille, je suis solitaire et j'ai besoin de vide autour de moi, vous avez passablement rempli votre quota aussi n'éprouvé-je pas le besoin de venir vour voir, parler etc. J'aurais aimé que ça ne soit qu'une crise de l'adolescence mais non plus, car il n'y a ni crise ni coupure ni... une affreuse continuité sans hausse. Sans baisse. Même sans rébellion. Je laisse parler, je râle si on s'énerve, je parle si on parle.
Ajoutons à cela une façon donc de concevoir la vie et de penser différente de la leur (ce qui engage souvient un désaccord global ou tout simplement le fait que leurs arguments ne me touchent pas et réciproquement) et on explique cette différence, cette situation. Je comprends comment eux marchent, pourquoi ils en arrivent à dire ce qu'ils disent quand je suis pas là, les réflexions, les "on t'a pourtant rien fait" etc etc, je comprends leur désarroi mais je ne peux pas grand'chose y faire, de toute façon nous n'avons jamais parlé, ça ne se fait pas.
C'est un peu tard pour s'y mettre et je n'ai pas envie. plutôt que l'hypocrisie, le détournement et l'esquive me vont. Et attendre qu'ils soient de nouveaux de bonne humeur, et moi aussi, et "comme si de rien n'était" jusqu'à la prochaine fois où je serais pas aimable et où ils souffriront de ce manque d'amour et que ça ré-inversera les choses, pour un temps 
"Quelle sale gosse, elle sait pas comme c'est dur d'être parent" pensent déjà certains, et ils ont bien raison. Je suis une sale gosse, qui fait la fierté de ses parents pour tous ses dons qu'ils n'ont pas vraiment compris ni suivis/encouragés mais dont ils sont contents quand même, la sale gosse pour qui ils débordent d'amour malheureux en n'ayant rien en retour que quelqu'un d'aimable des fois et de moins aimable d'autres. C'est comme ça, je n'ai pas la prétention de pouvoir ou de devoir y faire quelque chose.
Et voilà, entre autres, aussi pourquoi certains qui en doutaient comprendront mieux pourquoi je ne souhaite pas moi-même avoir d'enfants (ni pour "éviter de refaire le shéma et créer la plus belle famille du monde" ni pour "refaire le shéma" ni pour "avoir une famille" ni pour quoi que ce soit).
-------------------- Manendi Etonae ad perficiendas Britannicas litteras, Nero flagrabat desiderio Urbis.
En séjour à Eton pour perfectionner son anglais, Néron brûlait de revoir Rome
Citation :ZiGGy> Tu permet une MAJ de mon avis dans ton profil: "Grade : chieuse. Talent : max.
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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 09/05/06 12:48
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Citation :Fab dans une contemplation de lui-même a dit:
Moi j'ai un parcours sympa:
Mes parents ont divorcé quand j'avais 10 ans. J'ai vécu avec ma mère, j'ai continué à voir mon père pendant1 ans, puis sa nouvele copine m'a gonflé, les attitudes qu'il avait vis-à-vis de moi aussi. A 11 ans, je lui ai dit bye bye.
Ma mère s'est remise avec une personne, m'offrant donc un beau père avec qui le contact a été excellent, tant et si bie que je l'ai appelé papa dès mes 14 ans. Mes relations avec ma mère se sont dégradées un temps (entre 17 et 21) tandis que celles avec mon beau-père sont aujourd'hui encore au beau fixe (parfois nuageux mais on est humains). Avec ma mère ça s'est arrangé aussi.
Je n'ai pas vu mon père jusqu'en octobre dernier, soit pendant plus de 10 ans. Nous réapprenons à nous connaître progressivement...
Ca en est là... C'est complexe.
Ajoutez à ça que ma mère et mon père bossaient ensemble, que mon beau père assistait mon père, et que ma belle-mère était sa secrétaire...
Comprenne qui pourra.
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C'est marrant les années qui passent hein?
Depuis ce post, mes relations avec mon beau père se sont dégradées également. Pourris par le fric, complètement à côté de leurs pompes concernant les besoins d'un étudiant, ma mère et mon beau-père m'ont complètement perdu à force de croire qu'ils pouvaient se servir de leur argent pour agir sur moi au gré de leurs caprices.
Promettant la Lune, reprenant si une engueulade survenait. Organisant des sorties dont soit on oubliait de me prévenir, soit on oubliait de me dire qu'elles étaient annulées, ils ont perdu la confiance que j'avais en eux par leur incapacité à comprendre qu'être parents, ce n'est pas promettre dans le vide, ni se réserver le droit de jouer avec la vie (en l'occurence via les finances) de leur fils qui comptait sur leur aide quand il a courageusement repris les études, et a prouvé depuis que ce n'était pas pour rien.
Vous comprendrez peut-être mieux par quelques exemples plus précis:
* Promesse: Rentre à Lyon, reprends tes études, et nous couvrirons tous tes frais et te donneront du rab'.
Dans les faits: 150 euros par mois dont 50 sont souvent oubliés.
Motif: Mon ex qu'ils n'aimaient pas est venue à Lyon la même année que moi, ils ont cru que je tentais de leur extorquer de l'argent pour l'entretenir...
* Promesse: Prouve que tu reprends tes études avec succès, prouve que tu ne vois plus ton ex et tu auras ce que nous t'avions promis.
Dans les faits: toujours 150 euros... malgré plus de nouvelles de la miss et 3 années réussies.
Motif: "ah bon on avait dit ça?"
* Promesse: Réserve ton weekend du X avril, on vous emmène toi et ta copine actuelle faire un petit tour, mais la destination est secrète.
Dans les faits: Rien... Annulé 2 jours avant parce que j'ai eu l'idée d'appeler pour confirmer mes horaires d'arrivée chez eux.
Motif: On t'avait pas dit? Ah non on avait oublié... C'est con hein?
* Dernière en date: Nous te filerons autant d'argent que les parents de ta copine en investiront quand vous vous installerez ensemble.
Dans les faits: 3 mois après on attend toujours.
Motif: Tu nous dois de l'argent (en fait mon ex-proprio doit de l'argent à mon père, mais allez comprendre, a priori c'est de ma faute...)
Bref, depuis tout gamin on veut croire que les parents sont des gens fiables. Et encore à 25 ans je me rends compte qu'ils pensent quand même d'abord à leur gueule. Autour de moi, des familles qui gagnent 4 fois moins qu'eux déboursent 10 fois plus pour les études de leurs enfants et trouvent ça normal.
Moi ça me fout les boules de voir comment ils me traitent sans que ça ne leur cause le moindre problème.
-------------------- Le Fab, Zaz et Mick : La Tour de Kyla - 4 tomes parus -> série finie !
Le Fab, Ninsky, Mick : WaoW - 11 tomes parus
Le Fab, JBX et Vigneau : Reflets d'Acide, la BD : tome 5 paru !
Le Fab : Stimpop - Tome 4 en octobre 2015.
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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 09/05/06 13:55
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Waou, je ne connaissais pas ce sujet.
Alors, alors, j'avais parlé un peu de ma mère (haha, je dois être un bonheur psychanalytique, je parle de ma mère aux gens) dans le sujet de Hyar "Famille je vous hais", avec qui j'ai de très mauvaises relations qui occupent à peu près l'intégralité de ma thérapie. Waou. Ma mère donc, dépressive, martyr de l'humanité, etc. etc. etc.
Mes parents ont divorcés, j'avais dans les douze ans (j'ai passé une année de sixième merveilleuse) pour des raisons qui me sont encore très floues, et depuis, aucun n'a refait sa vie ; ma mère attends mon père, ma mère harcèle mon père, ma mère me fait du chantage affectif (et le reconnaît) pour que je stresse mon père avec ses histoires, ma mère me grrrr ; mon père refuse tout contact, ne peux pas la voir ; bref, ils se rendent malades avec ça, et leurs enfants aussi. Ils sont pires que des gamins de maternelle, et je vous dresse juste les grandes lignes.
Je vivais chez ma mère jusqu'à cette année, ça se passait très mal avec elle, on se disputait quotidiennement, j'étais en pleurs dès qu'elle me parlait, crise de nerfs, blabla, bref, c'était le bonheur, alors zoup, papa. C'est pas mieux, mais c'est pas pire ; on ne se parle pas, et en plus, on a une cousine à la maison jusqu'à la fin de l'année scolaire... Joie, quoi.
Ah, oui, nous sommes donc une famille de névropathes dépressifs : ma mère, mon père et moi. Y'a que mon petit frère qui ne soit pas (encore ?) passé par la case psychiatre, hahahargh.
Donc, relations parents/enfants... perdu, rejoue encore ?
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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 09/05/06 14:23
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Moi non plus, j'ai relu pour voir si j'étais déjà intervenu, et ainsi constater, comme Fab, si ça avait pu changer, mais non, je n'avais pas psoté à l'époque.
Mes parents ont une très haute estime de leur devoir parental, et ont tendance à la placer avant tout. C'est à dire que, malgré des salaires plutôt bas, ils se sont toujours saignés aux quatre veines pour leurs enfants, que ce soit ma jumelle et moi ou mes deux demi-frères (les fils de ma mère).
De ce côté-là, je n'ai rien à redire, ils sont toujours prompts à discuter de projets ou de psychologie de comptoir, à penser à notre bien et à ce qui est le mieux pour nous, voire à faire pas mal de trucs à notre place (comme dégotter des petits boulots, des stages, etc.).
Le seul problème de nos parents avec leurs enfants est peut-être... qu'ils nous aiment trop. Ils ont une certaine tendance à vouloir transcender leur existence au travers de leurs enfants, ce qui fait que, forcément, nous avons toujours eu droit à des "je ne veux pas que tu finisses technicien comme ton père" (dixit mon père), bref, mes parents veulent, ce qui est compréhensible, ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants.
C'est tout de même parfois inquiétant puisque, étant "l'aîné" des deux jumeaux, je suis toujours montré en exemple pour ma soeur dans la réussite de ses études (actuellement l'obtention de son bac), ce qui n'est pas forcément une bonne méthode pour elle vu la conception particulière que j'ai du travail.
D'ailleurs, ma soeur a été, jusqu'à un âge avancé (on va dire presque jusqu'au lycée) comme une espèce de mère suppléante pour moi, s'occupant toujours de l'aspect pratique des choses, des papiers à remplir, des machins à retenir comme le numéro de téléphone de mon domicile, des listes de courses à faire, de la cuisine, ce qui a certainement contribué à ce que je développe une mentalité de blob humain, toujours à glander ou stagner mollement devant un ordinateur ou un livre, et aura certainement façonné ma mémoire telle qu'elle est aujourd'hui : un énorme gruyère. J'arrive à retenir quelques dates simples : Noël, puisqu'on m'offre des cadeaux, mon anniversaire et celui de ma soeur, puisqu'on m'offre des cadeaux et que le sien est le même jour que le mien. J'ai récemment appris à me souvenir de la date de l'anniversaire de ma mère (entre Noël et le Nouvel-An) et je sais que celui de mon père a eu lieu récemment. Sans plus et c'est assez terrible, d'ailleurs.
Le seul problème que je vois dans nos relations est que j'ai tendance à être, d'une part, très ingrat et complètement détaché dans mes rapports avec mes parents - j'aime bien les voir, mais si je suis loin d'eux, ils ne me manquent absolument pas - idem quand un des parents ou ma soeur est absente de la maison plusieurs jours; et d'autre part à écraser un peu tous ceux qui ne partagent pas mon avis sur une situation donnée.
Je ne sais pas si c'est un coup d'Oedipe ou d'un de ses petits amis, mais j'ai complètement écrasé mon père au niveau de nos relations, ce qui fait qu'à chaque fois qu'un conflit survient il bat systématiquement en retraite et prend sur lui (ce qui lui vaut moult insomnies et cheveux blancs).
En bref, j'ai un peu l'impression d'être le parasite de la maison... Je verrais bien quand je m'en irais, si nos relations évoluent. Reste à réussir à m'en aller.
-------------------- "Demain est le premier jour qu'il nous reste à vivre"
Maxime du vaisseau-monde Neithan.
Hamburger/Paladin, Chaotique Pleutre... et Sandwich au Boulet.
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Parce que BN est un con mais que je l'aime bien.
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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 09/05/06 15:15
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Tiens, c'est marrant ce sujet... Et comme dans famille, je vous hais, je vous avais entretenu de ma grand-mère, eh ben là je vais parler de ma môman à moi que j'aimeuh. (beau début, n'est ce pas?)
Ma mère aussi, elle fait des promesses qu'elle ne tient pas, genre "Allez, pour tes 20 ans on va faire une super fête, invite plein de potes, on va louer une salle ou un restau !"
Bon, ben en fait 10 jours avant, en fait "comme tu m'en avais pas reparlé je pensais que tu ne voulais pas"... Euh, j'avais dit oui, hein. Avec joie, enthousiasme. Manquait plus qu'appeler certains invités, quoi. Mais bon, tant pis.
"allez, laisse moi les papiers de ta Carte Imagin'R, je vais tout envoyer" (j'avais rempli les dits papiers, manquait plus qu'un papier bancaire). Résultat, elle a "oublié" (en fait parce qu'elle se souvenait pas qu'on pouvait faire le prélèvement machin sur 9 mois au lieu de tout donner d'un coup) et j'ai passé une année avec une carte Orange. Super.
Bref, y'en a plein d'autres comme ça...
MAIS
Ma maman, comme les parents de Wam, s'est vachement investie et tout, elle ne refusa rien quant à mon éducation... Et je l'aimeuh quoi. C'est ma petite maman, avec ses défauts (je ne peux pas lui faire confiance, elle "oublie" les choses), et j'ai eu vachement peur pour elle cette année, alors que je n'étais pas là pour l'aider quand elle "oubliait". En plus, elle a tendance aussi à vouloir m'emmener dans des journées shopping dans des librairies, ou "pour te racheter un manteau neuf, celui là est pas bien"... Heureusement, depuis que je suis petite, j'ai toujours su qu'on avait vraiment pas trop d'argent, et à manoeuvrer pour qu'elle dépense le moins possible... Mais ça lui fait plaisir machin, alors c'est dur à gérer.
Quoi qu'il en soit, il m'arrive qu'elle m'embarasse, à faire "n'importe quoi" genre à demander aux gens en Ecosse "qu'est ce que c'est ce petit oiseau là bas ? Il est mignon...", mais c'est aussi ma mère, ça...
Comme j'ai seulement grandi avec elle et qu'elle a eu très peu de petits amis (le dernier en date était super sympa, mais là il est en HP), et qu'elle ne s'est autorisée à en avoir qu'à partir de mes 15 ans (avant, fallait que je m'occupe de toi, et puis tu n'aurais pas compris la présence d'un homme à la maison machin), on a une relation très fusionelle, je lui raconte toute ma vie, elle me fait des confidences, on se dispute parfois (très fort), mais ça va quoi. Elle a jamais poussé mes ambitions avec les siennes, mais elle a su me donner le goût des livres et rien que pour elle, j'essaye de de défoncer pour être bonne. Pour qu'elle soit fière de moi tout le temps. C'est pas vraiment facile, mais bon. C'est ma maman quoi.
Quant à mon père, je vais pas vous refaire le topo mais enfin je l'ai eu au téléphone 2 minutes il y a 1 ou 2 semaines. Il disait être très fier de moi machin, mais je me demande de quoi il pourrait être fier, vu que pendant ces 3 dernières années, il n'y a eu aucun contact entre nous. Moi je veux bien être fière de mon chat, à qui j'ai appris des tours, mais je vois pas comment je serai fière d'un four ou d'une lampe, vu que je n'ai pas participé à sa création. Encore que l'exemple est mal choisi quand même. Quoi qu'il en soit, il m'a envoyé son nouveau livre, je vais évidemment le lire, et il a promis à maman de venir me voir plus souvent... Y'a interêt, parce que c'est pas en 2 minutes au téléphone qu'il pourra renouer le contact... Je lui avais envoyé une longue lettre il y a 6 mois, il dit y avoir répondu par mail à une adresse disparue. Mouais... Il a toujours aussi eu mon email de maintenant, vu que j'ai reçu des messages de lui dessus il y a quelques années, et puis j'attendais pas un email disparu dans les entrailles d'internet.
Donc là j'attends, j'attends, mais j'en ai un peu assez, là. Il est très occupé, a des fonctions à risque ( c'est le président de la ligue des droits de l'Homme dans son pays, sous un bon gros dictateur...) mais j'aimerais bien pas être l'espèce de bâtarde rapportée qu'on oublie et qu'on flatte de temps en temps...
-------------------- Plus cun...non, c'est pas ça...
Plus linguist que jamais !
Ben euh... Ma galerie (màj régulière !)...
¤¤¤¤¤¤
"Welcome to your Prostate, Professor"
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Luciole à tendances psychopathes

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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 09/05/06 16:01
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Ah ? Encore un 3615 je raconte ma vie ? Ah bah moi ça va, merci bien ! 
Demi-fille unique, le "tome deux des œuvres complètes" de mon père, et "la seule et l'unique" de ma mère, j'ai vécu en fille unique vu que ma sœur, beaucoup, beaucoup plus âgée que moi, a quitté la maison pour études quand j'avais deux ans. Et donc ben tout va bien quoi. On discute, on rigole, ils me laissent très libre mais si je pars en vacances 2 semaines ma mère va m'appeler tous les deux jours parce que je lui manque et qu'elle a des choses à me raconter. Je ne m'engueule jamais avec elle, si nous sommes en désaccord, nous en parlons et ça passe, ou alors je boude et elle finit par me dire que oui, bon, elle a exagéré. Mon père, on se dispute souvent, mais un peu, quoi, c'est jamais très grave. Disons que quand il est fatiguée et de mauvaise humeur, c'est moi qui prend, mais d'un autre côté quand c'est moi qui suis d'une humeur de chien, c'est lui qui prend, alors ce n'est que justice, hein ! Sinon, en temps normal, je suis très complice avec mon père parce que c'est, avec ma grande sœur, la seule personne qui comprend mes blagues et qui en rigole. D'un autre côté, il n'y a aussi que ma sœur et moi qui comprenons ses blagues à lui. Ma mère, elle est là quand j'ai des gros chagrins, elle est là quand j'ai de grandes joies, elle est là pour me défendre contre la méchanceté du monde. Ma sœur, elle lui pète la gueule, à la méchanceté. D'ailleurs, en parlant de ma sœur, c'est peut-être parce que je l'ai toujours connue, mais je suis la seule à toujours comprendre ce qu'elle dit même quand elle s'emballe et qu'elle se met à devenir... euh... confuse, l'enthousiasme aidant.
Bon bref, ça va quoi, je ne vais pas entrer dans les détails, c'est ma vie privée, quand même ! 
On choisit pas sa famille... mais moi je suis bien tombée !
-------------------- Lisez Le Vol de l'Aigle !
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Fée raille

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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 09/05/06 16:47
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Je crois que des fois ma mère essaye de me parler ou plutôt se plaint qu'on ne se parle pas, c'est ce que j'ai cru comprendre au moyen de sa soeur qui lui sert parfois d'intermédiaire.
Je ne sais pas non plus de façon exacte pourquoi on ne se parle pas, je suppose que c'est parce que ça n'a jamais été instauré clairement dans nos relations, qu'il y a toujours eu comme une "distance" (sans doute due à l'éducation ou quoi, et à ce qui se dit, ne se dit pas) si bien que je suppose que passé les 18 ans ma mère c'est sans doute attendue à ce que pouf, miracle on se mette à se parler comme des grandes.
Sauf que non. DOnc voilà à part des choses "publiques" on ne se parle pas, mais après tout on ne peut pas dire que je "parle" vraiment de ce dont elle voudrait que je parle, à qui que ce soit. Mais c'est vrai que je lui parle encore moins. Un peu comme si on se connaissait tellement qu'on n'avait plus rien à se dire sauf qu'on se connaît pas et que je n'ai pas envie.
Mais et alors ? Pendant des années les gens par pudeur ou quoi ne se sont pas parlés de façon euh "personnellet"au sein d'une famille, ça continue et c'est pas un drame, donc bon.
-------------------- Manendi Etonae ad perficiendas Britannicas litteras, Nero flagrabat desiderio Urbis.
En séjour à Eton pour perfectionner son anglais, Néron brûlait de revoir Rome
Citation :ZiGGy> Tu permet une MAJ de mon avis dans ton profil: "Grade : chieuse. Talent : max.
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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 09/05/06 17:10
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Vu que c'est à la mode, voici comment je vois mes relations avec mes parents:
Minimale, et ce parceque ça toujours été comme ça. Pas de décéption, de fausses promesses ou d'espoirs brisés. Je n'attend rien de mes parents, ils ont la générosité de me donner de l'argent de poche, de me nourrir de me saper et de me loger mais je ne considère pas ça comme un dû. Ils font très peu de remarque sur ma vie, je ne leur en dis quasi rien et je considère leur avis comme superflu.
La cause que j'y trouve est que je suis le dernier de quatres enfants dont les premiers ont eu leur lot de problèmes et qui ont monopolisé l'attention parentale depuis avant ma naissance. Alors d'un coté j'ai eu l'habitude de vivre dans des problèmes plus vieux que moi qui ne me consernait pas vraiment de l'autre ça m'a donner la sensation que moins on est la cible d'attention mieux on s'en porte.
Ajoutez à ça que je n'ai jamais vraiment eu de problème à l'école, ni de problème de coeur vu ma faible émotivité bref rien qui puisse préocuper mes parents et vous comprendrez qu'en fait nous avons vécu quasi en étrangers.
Bref une realtion poli, où on fait plaisir si on ça nous coute pas trop mais ou personne n'a à exiger quelques choses de l'autre.
La où ça chie c'est que je me rend compte que les études me gonflent et que ça va poser problème.
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Dernière mise à jour par : Engels karl le 09/05/06 17:14
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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 09/05/06 17:18
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Bon, je ne pense pas que mon expérience pourra vous aider, mais croyez-moi, j'ai souvent traité mes parents avec un souverain mépris, étant solitaire à la limite de l'associabilité (Ca existe, ce mot ?), et je le regrette depuis maintenant six ans, d'autant plus amèrement que je ne pourrais plus jamais dire à ma mère que, oui, je l'aimais, oui, j'écoutais ses reproches et tentais de m'améliorer, oui, malgré la violence qui se trouve parfois dans mes paroles j'ai aussi besoin de me confier par moments.
Malheureusement, ma mère est morte en l'an 2000, et je ne pourrais jamais lui dire tout cela, ni m'excuser pour ma conduite plus d'une fois insupportable.
Il n'y a qu'une chose que j'ai appris, c'est que lorsque nos parents nous font des reproches, il s'agit bien souvent d'une aide pour que nous puissions nous améliorer, plutôt que d'une critique gratuite.
Si vos parents ne vous parlent pas, ou prennent contact avec vous une fois tous les 36 du mois, ce n'est pas forcément qu'ils ne vous aiment pas, mais peut-être qu'ils ne savent pas comment exprimer leurs sentiments.
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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 09/05/06 19:05
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C'est assez difficile pour moi de parler sur ce sujet, j'ai toujours l'impression quand je le fais d'être une gamine pourrie gâtée qui se plaint qu'elle en a pas assez reçue, m'enfin bon on va dire que c'est bon pour ma thérapie ...
Alors pour donner le contexte mon père a épousé sa maîtresse (d'après ce que j'ai compris des reproches de ma sœur à ma mère et d'autres divers indices lettres photos etc. elle était sa maîtresse depuis 10 ans presque) , ma mère, après être devenu veuf. Il avait adopté une fille durant sa première union (sa première femme ne pouvant pas avoir d'enfant) et celle-ci était déjà mariée et divorcée lors de ma naissance. Un an et un mois après leur mariage et une grossesse pas très agréable je naissais, ma mère avait 35 ans et mon père 57, et ils étaient tous les deux cadres, bonne situation, une grande maison achetée pour l'occasion. On peut dire qu'ils étaient très contents de m'avoir, ils m'ont mitraillé et ma mère a rédigé mon livre d'enfant, on voit qu'ils étaient fiers tout ça jusque là pas de problème.
J'ai du mal à me débarrasser de l'idée que je les ai déçus, que si j'en suis là c'est ma faute et en même temps je ne peux pas m'empêcher d'être en colère et de leur en vouloir.
Matériellement je n'ai jamais manqué de rien, affectivement j'ai sûrement reçu autant que la plupart des enfants. Ma mère travaillant et mon père étant d'une époque où un homme ne sait rien faire dans la maison ou presque ils avaient une femme de ménage, cuisinière, nounou qui s'occupait de tout à la maison y compris de moi. Cette femme qui a pris sa retraite l'an dernier m'a élevé, aimé, câliné tout en me traitant comme une petite princesse puisque j'étais la fille de la patronne. C'est dur à dire mais dans un certain sens si elle n’avait pas été là j'aurais moins souffert. Elle était très démonstrative, maternelle, attentionnée, prête à se saigner aux quatre veines pour moi qui n'était même pas sa fille alors que ma mère ben elle a jamais été démonstrative, ni disponible. J'ai beau savoir qu'elle m'aime à l'époque quand je voyais ma nounou toujours à m'étouffer de câlins et à s'inquiéter pour moi d'un côté et ma mère qui quand elle rentrait le soir et que je lui sautais dans les bras me disait aie t'es lourde de l'autre ben j'avais de la peine.
Ma mère est une femme avant d'être une mère, une cérébrale avant d'être une émotive, elle faisait passer son boulot avant sa vie de famille, elle me lisait des contes non pas pour me faire plaisir mais pour entraîner ma mémoire ce genre de trucs.
Puis elle était persuadée que du fait que mon père était à la maison il s'occupait de moi alors que mon père était persuadé que c'était pas à lui de faire ça et que son rôle consistait à euh un rôle de maintenance genre m'emmener aux différents endroits où je devais aller et me crier dessus quand j'avais fait une bêtise.
Euh bon là je suis partie pour raconter toute mon enfance alors je vais passer direct au résumé ...
Mon père et moi on ne s'entendait pas très bien à la fin de sa vie, il a toujours crié beaucoup et comme j'étais sensible et que je pleurais dés qu'on élevait la voix ben c'était difficile de le contrer, je continuais de chouiner même à 18 ans. Ma mère avait une véritable adoration pour lui et répétait sans cesse qu'il était un père génial. C'était sûrement vrai dans les années 60 à l'époque où il travaillait et que sa première femme élevait ma sœur. Mon père était une personne extra mais pas comme père. Pas qu'il m'aimait pas mais il était pas très démonstratif (pas la même époque c'est vrai) et très mauvais pédagogue, il comprenait pas que je comprenne pas tout, tout de suite, il pensait que j'étais lente, bref il me complexait plus qu'autre chose parce que lui ben il comprenait tout, tout de suite, il était multilingue, petit son livre de chevet c'était un dictionnaire ... Enfin je regrette énormément de n'avoir pas eu le temps de le connaître comme personne, de m'éloigner en partant de la maison pour me rapprocher de lui et de lui prouvait que j'étais pas stupide.
Ma mère et moi en apparence on s'entend très bien. J'ai toujours au fond de moi un manque qui fait que je l'aime plus que tout parce que j'ai l'impression de pas avoir eu ma dose d'amour maternelle. Elle n’a jamais vraiment eu de temps pour moi. Elle m'a élevé dans l'idée qu'il fallait être autonome, indépendante des autres, ne pas montrer ses émotions. Et je n'ai jamais réussit. J'ai cessé à l'adolescence d'essayer de la contenter mais il me reste malgré tout le sentiment constant de la décevoir. Je n'arriverais jamais à être la copie de mon père au féminin comme elle le voudrait. Je n'arriverais pas non plus à maîtriser mes émotions. Encore moins à être sociable tout en ne laissant pas les autres avoir de prise sur moi. Et puis surtout elle n'arrive pas à comprendre que si je vais chez la psy et que je prends des médocs ce n'est pas une faiblesse passagère, que tout d'un coup je vais pas devenir normale. Je ne sais pas comment lui dire que si je suis ainsi, si je souffre autant de manque de confiance en moi c'est en partie sa faute à elle et à mon père. Parce que je l'aime trop pour lui faire de la peine. Alors je ne dis rien, je mens, je dissimule, j'invente d'autres explications pour pas que l'image qu'elle a de moi soit trop amochée.
Sinon depuis que ma nounou est partie au Portugal ben je dois dire que je me sens un peu abandonnée, c'est un peu nouille à mon âge d'avoir besoin de savoir que quelqu’un sera là pour veiller sur moi mais bon j'aimerais bien quand même.
Hum j'ai l'impression de m'être un peu trop laissez-aller là ...
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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 09/05/06 23:18
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Famille famille... C'est marrant, je pensais pas qu'il y avait tant de gens avec des parents divorcés, ici.
Mes miens sont "juste" séparés, depuis heu, je sais pas trop, je dirais plus de 12 ans, et je vis avec ma mère depuis (et mes deux frères) (enfin, sauf quand l'ainé est parti vivre dans son coin, hum) (ce qui n'est pas plus mal, le rôle d'homme dominant de la famille lui montait un peu trop à la tête, au grand désespoir de sa soeur en crise totale d'adolescence cherchant visiblement le plus de coups possibles) (maintenant qu'on se voit tout les six mois, ça va mieux, merci) (enfin, tant que ça n'excède pas deux-trois jours).
Ma mère n'a jamais "refait sa vie", donc pas de beau-père ou assimilé, ni même de relation connue, bref, c'est un soit vide, soit caché, de ce coté là.
Mon père est parti avec une nana un peu bizarre, qui devait déjà être bizarre à la base (genre jeune divorcée à consoler), et qui a sombré dans le grand n'importe quoi après le decès de leurs fils (3 ans) (à mon père et elle), dans le genre alcools et depressions diverses, bref. Un bonheur. Et comme il la quitte de temps en temps pour revenir avec de temps (genre relation empoisonnée mais incassable), ça me donne un autre bel exemple d'une vie amoureuse épanouie, quand on y songe 
Niveau relation, heu, je m'entend plus ou moins bien avec ma maman, mais on a jamais dépassé vraiment le stade "publique", pas de discussion intime, sur rien, pas de sorties shopping (en même temps ça c'est moi qui refuse, à mort le shopping mère-fille), pas de confessions, pas de... Bref, je ne pense pas qu'elle soit au courant de la moitié des trucs qu'il se passe dans ma vie, ni même qu'elle y apporte un quelconque interet, d'ailleurs. Sinon, je pense qu'elle me poserait plus de questions. Mais bon, tant pis.
Mon père, le voyant épisodiquement, ça va, on s'entend bien, on se dit des trucs, j'hésiterais moins à lui parler, c'est à lui que je demande de m'aider genre quand je veux bouger quelque part (pour des .Cons par exemple), ou pour divers trucs incluant de l'argent.
M'enfin, vivement partir et m'éloigner un peu de cette ambiance assez heu... déprimante, quand même, dans le genre boue grise quotidienne pas aidée par une famille assez réduite (entre l'ado de 16 ans en pleine crise et ma mère qui supporte pas qu'on parle pas genre à table, et moi -et mon merveilleux bichon,mais là n'est pas le sujet-), coupée du reste de la famille (tous dans le sud de la France, c'est donc genre une fois par an qu'on les voit), etc etc.
Donc non, je suis pas quelqu'un très famille.
Mais mes parents, ils seront là quand je voudrais faire des études (sauf si je re-rate mon bac, uk), et tout. Ils sont cool quand même. Puis j'ai le temps pour me brouiller définitivement avec, zut, quoi.
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Barbare Mysanthrope

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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 10/05/06 00:21
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Non, il était décidément impossible que ce sujet remonte sans que j'y participe...
Tout d'abord, à tout ceux qui ont posté plus tôt (voir 'achement plus tôt) pour dire que leurs parents sont formidable, merci de remercier et de les féliciter de la part de ceux qui ont moins de chance, il prouvent que bien éduquer ses gamins, c'est possible. Ce qui est égamlement une bote d'espoir pour ceux qui n'ont pas eu cette chance car ils peuvent se dire, qu'eux, seront de bons parents, et que donc ils auront peut être moins envie d'être stérilisés (et race humaine se perpétuera. Est-ce un bien? C'est un autre débat...)
Alors, l'histoire de mes parents est bancale dès le début. (Alors oui, je vais remonter loin dans l'hisoire familliale, mais ma théorie est que je suis, en bonne partie, ce que mes parents ont fait de moi étant enfant, et donc pareil pour mes parents).
Mon père, turbulent, eu des parents qui avaient des enfants parce que, tout le monde en a, mais sans jamais avoir l'air de s'en soucier plus que ça. D'ailleurs, le turbulent sera mis en pension chez les pères qui le garderont régulièrement le week-end pour qu'il puisse y accomplir ses rab' d'heures de colle à dégermer les patates qui seront servient dans la semaine. Il poursuivra dans les traces de son père malgrès tout, en l'aidant au garage le week-end. Même s'il pensa même un temps partir dans l'armée... Bref, il deviendra mécano puis chauffeur de poids lourds.
Ma mère, fille d'artisants faiseurs de soupe, au eu une enfance, plus ou moins heureuse, incapable de voir se qui ce passait réellement autour d'elle, peut être en idéalisant tout ça à travers sa vision catho du monde.
Et un jour, ils se rencontrèrent dans une boîte de nuit (ce qui renforce ma théorie selon laquelle, les boîtes de nuit, c'est le mal). Mon père, plus jeune de trois ans, a du l'impressionner par sa bêtise de joyeu-luron... je vois que ça...
Ma mère, malgrès tout consciente des divergence qu'elles avait avec mon père, s'est accrochée, plus ou moins de force. Je dis bien de force. Car après une dispute avec ses parents, mon père a débarqué chez les parents de ma mère, ce après quoi, loin des oreilles de mon père, ma grand-mère a dit à ma mère "Maintenant, c'est avec lui que tu te mariera!"...
Donc mariage il y a eu... au court duquel, le père de ma mère (grand-père étant un terme non précis) eu la "délicatesse" lors d'un discours en état débriété avancé de déclaré que mon père lui avait volé sa fille... ce que mon père n'a jamais encaissé.
Et après quelques années de bonheur il était temps de faire une maison et d'y mettre des enfants.
Preums.
Joie dans la famille, youpi tout ça.
Jusqu'ici, tout va bien. Mes parents bossent tout les deux, mon père roule toute la semaine, ma mère bosse à l'hospice comme infirmière, je vais chez les nounous.
Mon frère, deux ans plus tard.
Jusqu'ici tout va encore bien.
Ma mère arrête assez vite de bosser pour élever ses deux enfants.
Et enfin, le p'tit dernier, trois ans plus tard.
Et là, peut-être est-ce dû à mon âge, mais ça va moins bien.
Je ne sais pas encore pourquoi, mais y il a quelque chose de pourri au royaume de chez nous.
Les réponses viendront plus tard.
Mon père, qui va bien dans son boulot, ne rentre plu la semaine, mais plus pour rouler mais pour dormir seul, loin des siens pour bosser sur Paris dans un bureau (chez un tractionnaire pour qui il bossait, en gros, il prend du galon).
Que fait-il de ses soirées solitaires? Je ne préfère pas trop y penser encore maintenant.
Faire rouler des camions c'est bien. Les faire rouler pour soi, c'est mieux!
Mon pére rachète une boîte près de chez nous après un an à n'en faire rouler que quelques un.
Mais tout le matériel est pourri et mon père fait la"bêtise" de payer convenablement ses employés et de ne pas virer ceux qui pourtant le méritent (et pour que je dise ça, c'est qu'ily a du lourd), donc endettements et hypothèque de la maison...
La boîte rachetée par plus gros, mon père reprend le volant pour eux... un temps.
Et évidemment la conséquence de tout ça, c'est que la situation à la maison, qui avait mené la grande vie, se dégrade à grande vitesse.
A ôté du boulot de mon père, ma mère fait regner l'ordre à la maison... à plusieurs vitesse. En gros, l'aîné, plus grand plus fort subit le pire et s'auto discipline pendant que les autres, plus turbulent et mesquin pour l'un, plus "le p'tit dernier" pour l'autre lui rendent la vie impossible ce qui n'a qu'un résultat, son auto-enfermement.
Ma carapace s'est formée avec mes frères et à l'école ou le schéma était à peut près le même (bah, oui, les grands n'étant que de grosses brutes et pas les victimes des mesquins...).
Mes seuls bon moments étaient ceux chez ma tante qui me traîtait en adulte dès que j'avais maîtrisé la lecture (sans parler d'une relative maturité par rapport aux autre gosse du même âge). Situations que mes frères ont finis par jalouser et que du coup ma mère m'a interdit de m'arrêter là-bas en engueulant ma tante au passage.
Et au collège, pas d'intégration possible avant la fin de la 5è (ce qui me valu quelqes passages sur le fauteuil d'une psy...).
On arrive à la période "bénie" du lycée et au divorce de mes parents. J'étais en pension. Les tractations et coups fourrés allèrent bon train, avec la victimisation de mon père (erm...) et le rôle de la méchante qui a demandé le divorce sous les yeux de l'aîné (moi, suivez un peu!). Ce qui donna, frèe 1 avec papa, parce qu'il était assez vieux pour choisir, frère 2 chez maman, parce que, et moi, allant où je veux au grès des disputes.
Voilà, pour la génèse.
J'étais donc le témoin et le soutien des deux partis, tellement occupés à cracher du venin l'un sur l'autre que mon éducation et ma sensibilité fut détruite au passage. Toute mon éduction s'étant arrêtée à l'âge 10 ans , j'en restais avec les valeurs catho et cucu de maman. Mes relations homme/femme s'en ressentent encore aujourd'hui.
Forcémént, on s'occupe pas de celui qui est déjà adulte et qui a de bons résultats sans qu'on s'en soucie...
De son côté mon père, un soir de confidenses (et il y en eu beaucoup) avoua qu'il n'aimait pas les enfants avant l'âge de dix ans environs... ('fin on le croierai pas aujourd'hui quand on le voit parfois avec ma demi-soeur, mais ça lui passe...). Et quand il s'est intéressé à nous, c'était tellement désastreux qu'il aurait mieux vallu qu'il nous ignore plus longtemps. Finalement je me demande si tout ce cinéma qu'il nous a fait pour qu'on aille avec lui n'était pas au final juste pour faire chier ma mère ou tout simplement pour reproduire l'amour de ses parents, qui selon moi, n'est qu'un amour de pacotille. Ils aiment meurs enfants sans savoir pourquoi, juste parce que c'est leurs enfants et que on dit qu'il faut les aimer alors on les aime. Rien de profond selon moi, juste du théâtre.
Le seul conseil concernant mes études de mon père fut, après que j'ai décider d'arrêter
l'architecture, de me dire que non, j'aurais pas dû faire une bac d'arts appliqués, conseil qui ne vient que 4 ans trop tard finalement!
Ce que m'ont lègué mes parents :
-une totale méfiance en l'humain, et le fait que chacun est remplaçable. L'un comme l'autre pourrait mourir devant mes yeux que je n'aurais envie de bouger que pour ne pas être responsable devant la loi.
-une incapacité à gérer normalement une relation homme/femme
-un complet manque de confiance en moi
-une volonté de ligne de conduite aussi droite que possible (enfin en accord avec moi-même)
-une envie d'indépendance totale, pour un jour ne plus avoir à leur montrer mon allégeance.
Car ma famille n'est plus aujourd'hui qu'une pénible contre-partie pour l'obtension d'un soutien financier occassionnel. Bref, s'il n'y avait ma déch' attitude, ils n'entendraient plus parler de moi depuis longtemps. Et une fois c ela réussi, si un jour je choisi de vivre avec quelqu'un de manière plus ou moins définitive, je ferai tout pour que cette personne (je n'exclu aucune possiblité) ne les rencontre jamais.
Bon, ça fait 1h30 que j'écris ce post, et me propose d'arrêter là ma thérapie pour ce soir. J'éditerais plus tard, ou pas.
AarrgghH, qui se dit que pour faire ses mémoires (peut-être à titre postume), il n'y a qu'à parcourir ses messages sur ce forum...
-------------------- J'ai failli soigner ma misanthropie, heureusement j'ai des amis pour me rappeler pourquoi je l'étais...
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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 10/05/06 00:59
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Pour ma part, et je conçois presque de la honte en lisant vos posts, mes parents ont été, euh, parfaits ? Objectivement, je ne vois pas quel reproche je pourrais leur faire quant à mon éducation... Disons peut-être un peu mère-poule, ou à la rigueur une infime dégradation de l'éducation des enfants (oui mes petits frère et soeur sont nettement moins réussis que moi ). Et pourtant, si l'on suit la logique d'Aarrgghh, ça n'était pas gagné au départ : mon père n'a jamais connu le sien car mort avant sa naissance, il fut donc placé dans une famille d'accueil (nombreuse) par sa mère parce qu'un fils sans père, ça fait mauvais genre. Ma mère a vécu dans une famille recomposée avec plusieurs demi-soeurs car sa mère est morte dans sa jeunesse...
Bref les antécédents étant ce qu'ils sont, je remercie mille fois mes parents pour tout ce qu'ils ont fait pour moi, pour rester encore unis après 22 ans et après nous avoir supporté .
Cela dit, tout cela n'a pas empêché de faire de moi un asocial, introverti et complexé (avec passages chez le psy, tout ça)... Comme quoi, la famille n'excuse pas tout .
Hum, voilà voilà, les familles bien ça existe, mais je reste encore atterré par le fait qu'elles semblent si rares 
Souly, post du soir, espoir ?
-------------------- C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière.
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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 10/05/06 05:08
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Bon, pareil que Souly en ce qui concerne mes parents trop bien et le fait que mes petits freres (surtout les 2 derniers en fait) soient soumis a une "autorite" moindre ^_^
Certes, mes parents ont divorce quand j'avais 7 ans ; en revenant de chez mon pere je faisais des crises d'angoisses a repetitions, qui m'ont mene chez le pedopsy (je sais absolument pas ce que je lui ai raconte, mais mes crises se sont arretes ; mais j'ai in gros blanc sur mes sceances), puis devant la juge pour enfant, parce que je voulais plus aller chez mon pere du coup. La dernier fois que je l'ai revu c'etait y a 2 ans, et je l'ai meme pas reconnu. Mais ca me manque pas, ma mere s'est remariee avec un mec genial quand j'avais une dizaine d'annees.
Mon beaup nous a toujours, mon frere et moi (les 2 ptits sont des demis-freres si on veut etre precis), considere comme ses gamins, il a jamais fait de difference entre nous et ses "vrais" enfants. Ceci dit, il peut etre un em********ur fini, moi aussi, donc on a eu quelques clash, dont un tres serieux l'an dernier au Quebec ; a l'epoque je sais pas s'il avait bien compris que j'etais plus une gamine, et que si je gagnais mes sous a moi ben je serai completement capable de gerer ma vie, de bout en bout. Mais bon, avant ca et meme apres, ca l'a pas empeche de me soutenir, materiellement et moralement, dans ce que je faisais.
C'est valable pour les 2 d'ailleurs. Enfin sauf pour mon entree a Chimie Paris, ou j'ai pris cher pendant toute ma 1A, a coup de "ouais mais c'est pourri, tu pourras jamais aller a l'etranger, d'ailleurs tu te demotives pour ca, on est en septembre 2003 (donc je venais d'arriver) et t'as toujours pas demande pour l'etranger", machin patin. Puis en 2A, un soir je les appelle et je leur raconte cette reunion pour le Quebec qu'on avait eu ce jour-la. Bizarrement, d'un coup j'etais dans la meilleure ecole du monde, j'etais determinee, je savais ce que je voulais, et Chimie Paris c'etait trop bien. Ils etaient pas pour que j'integre cette ecole, ils m'ont neanmoins laisse faire, et c'est moi qu'a eu raison 
Voila, par contre j'ai jamais reussi a appeler mon beaup "papa", meme si pour moi c'est kif-kif. J'avoue toutefois etre beaucoup plus proche de ma mere ; c'est meme elle qui a du mal a couper le cordon Je suis l'ainee, la seule fille... Elle flippe a l'idee que je puisse rester en Australie. J'ai eu une crise d'adolescence tres houleuse avec elle, mais mainteant on s'entend super bien. Enfin encore une fois, j'avoue que ce n'est pas la personne qui en sait le plus sur moi, parce que comme elle est overstressee, surtout quand je suis a l'etranger, j'evite de lui dire que je deprime pour telle raison. Donc ce n'est pas elle qui connait mes faiblesses. Il y a 2 (3 ?) personnes qui ont ce privilege de me ramasser a la ptite cuillere regulierement.
Mais sinon oui, mes parents sont trop bien 
-------------------- Les livres et les hommes, c'est comme des boîtes de chocolat : on ne sait jamais sur quoi on va tomber.
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Luciole à tendances psychopathes

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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 10/05/06 09:17
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ça me sidère, quand même, de voir qu'on est si peu nombreux à être heureux des parents qu'on a...
Moi je ne les échangerais jamais, pour rien au monde, et j'ai même pas la honte quand l'un des deux vient me chercher dans les couloirs de la prépa (!) et fait la bise / serre la main à tous mes copains. Ils sont comme ils sont, et ils me laissent dormir où je veux avec qui je veux pourvu que je leur dise où je suis, ils sont allés dormir chez mes grands parents pour me laisser la maison pour mon anniversaire de 20 ans, et quand l'un ou l'autre m'offre une surprise pour Noël ou mon anniversaire, ils me connaissent tellement bien que je ne suis jamais déçue. Il est même arrivé que je me demande si par hasard ils ne liraient pas dans mes pensées, pour m'avoir offert LE truc que je voulais mais dont j'avais pris soin de ne pas parler parce que ça me semblait futile/cher/introuvable (rayer les mentions inutiles).
Ma sœur, c'est moins la classe, mais du coup elle a 3 parents, maintenant. Parce que ses parents (mon père et sa mère donc) ont divorcé quand elle était bébé, et que sa mère, qui voulait la prendre, a finalement décidé que c'était insupportable d'avoir une gamine à trimballer, et l'a collée d'autorité dans les bras de mon père, qui a dû arrêter ses études pour la nourrir. Mais, tadam, quelques années plus tard, mon père reprend ses études, rencontre ma mère à la fac, et voilà ma sœur avec une nouvelle maman, et une presque sœur en prime puisque la petite sœur de ma mère à 1 mois de moins que ma sœur. (vous suivez ?) Puis arriva moi, et plus tard, la mère de ma sœur (que je n'ai jamais vue) a renoué contact, parce qu'une grande fille ça devient, d'un coup, plus intéressant. Donc voilà, ma sœur a deux mamans, parce que je lui prète la mienne. Elle a l'air heureuse comme ça, d'ailleurs, mais bon d'un autre côté je ne sais pas ce qu'elle en pense au fond d'elle-même.
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Dernière mise à jour par : Daïna le 10/05/06 09:19
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Réponse au Sujet 'Relation parents/enfants' a été posté le : 10/05/06 19:33
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tiens, c'est là qu'on dit comment que sa môman elle est bien?
bon, bah si la votre:
- ne vous a pas pondu Xardel comme petite soeur
- ne vous mettait pas de capotes dans votre sac quand vous partiez en voyage scolaire à 13 ans (sic...)
- ne plantait pas de canabis dans le jardin quand vous étiez au collège en disant "écoute, si t'en veux vraiment, t'en trouveras ; alors je préfère que tu prennes ça plutot que tu achetes de la ******** coupée chez un dealer"
- ne vous a pas sorti quand vous aviez 19 ans : "écoute ça fait plus d'un an que t'es avec la meme fille, à ton age c'est pas normal"
- n'est pas une adepte de Diablo, de Dungeon Keeper, et de divers RPG en ligne (et au passage je la soupçonne d'etre inscrite sur ce forum sous un faux nom, coucou maman )
- n'écoute pas du rock des années 70 qu'il est trop bien, mais aussi du métal de bourrin
- ne vous a pas dit "ouah, tu fais que 250 au test de pureté? hahaha"
- n'est pas une adepte des théories de conspirations melant les terroristes islamistes, la CIA, la mafia lyonnaise, la CGT et l'industrie pharmaceutique (si, si, tout à la fois, c'est possible, un jour je vous expliquerai pourquoi)
- n'a pas un boulot consistant à expliquer à des aspirants écrivains que c'est de la ******** ce qu'ils écrivent, qu'on s'en fout de leur vie, et qu'ils seront jamais publiés nulle part, a moins de s'appeller Higgins Clark, Marc Levi ou Amelie Nothomb, ou de coucher avec l'éditeur (ou les deux à la fois)
- et d'ailleurs, n'a jamais elle meme rien publié
c'est qu'elle est forcément 'achement moins bien que la mienne.
bon et en plus elle cuisine super bien 
NLN
PS: et mon pôpa ça sera pour un autre post, histoire de relever le niveau apres qu'une demi douzaine de raleurs à la "trop dure la vie mes parents sont méchants" soient passés.
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Dernière mise à jour par : Noddegamrad le 10/05/06 19:35
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