Plus grand fan de Vlad du monde

-= Chaos Elite Troops =-
Inscription le 17-10-01
Messages : 2189
Age : 49 ans
Lieu de résidence : Paris
|
|
|
|
|
Le Dîner a été posté le : 24/10/02 23:05
|
Le dîner
Comédie théâtrale en un acte et une scène, mais une grosse.
La pièce ne doit être joué qu’un vendredi 13 et le texte doit, dans la mesure du possible, n’être diffusé que parmi les acteurs et metteurs en scènes agréés.
Personnages :
M. De La Roche, un bourgeois
Mme De La Roche, sa femme
Une personne du public
M. De Grisbois, un noble
Mme De Grisbois, sa femme
La Mort, personnification anthropoïde avec une faux, des gants et un voile noir
Deux techniciens
Le Bret, personnage de Cyrano de Bergerac
Un machiniste
Le directeur du théâtre, propriétaire du théâtre.
Un mauvais acteur jouant la Mort.
Foule de pompiers, machinistes, techniciens et autres maquilleuses.
Un pompier affairé.
Ouverture du rideau. La scène représente un salon bourgeois meublé du début du siècle. Dans un fauteuil, Monsieur De La Roche lit son journal. Silence (sauf bruissements de pages) durant quelques secondes, puis
M. De La Roche : sans cesser de lire Ha, ma chérie, c’est bien ce soir que nous recevons les De Grisbois ? Silence, puis plus fort HA ! Ma chérie ! C’est bien soir que nous recevons les De Grisbois ?! Silence, regarde par-dessus son journal, puis crie HA ! MA CHERIE ! LES DE GRISBOIS !
Mme De La Roche : arrive très mal habillée sur scène en courant Oui oui, ils sont censés arriver dans quelques minutes, le personnel est aux fourneaux depuis ce matin et je me suis moi-même paré avec le plus grand soin se regarde et reprend sur le ton de déclamation en adressant un clin d’œil à Monsieur mais je viens de dégringoler l’escalier en descendant ici, mais, ha, ils n’en feront pas grand cas !
M. De La Roche : Clin d’œil Ho ! Vraiment ? Voilà qui est fâcheux… Heu… tout bas ******** j’en étais où… ton normal Voilà qui est fort bien. Je ne te ferais pas l’affront de te demander ce que tu as demandé à préparer, je me réserve la surprise… se tourne vivement vers le fond de la scène en faisant signe d’écouter, glisse et tombe en plein milieu de sa réplique Mais n’est ce point leur voi… Madame se rue dessus pour l’aider à se relever. Grommelle comme à lui-même fait chier, qui a ciré le parquet… ton théâtrale N’était-ce pas leur voiture que j’entendais arriver là ?
Un spectateur du premier rang : Comme si c’était une bonne blague et pour que tout le monde l’entende Hé ben, ça vous réussit pas, le vendredi 13. M. et Mme De La Roche sont désappointés sur scène.
M. De La Roche : se reprenant hum… Mais allons recevoir nos invités, cela fait une éternité que nous ne les avons pas vus se dirige vers la gauche de la scène, ouvre une porte, fait signe d’entrer, silence et immobilité, refait le geste d’entrer en plus ample. Entrent, l’air gêné, M. et Mme De Grisbois et la Mort. Serrant la main de M.Grisbois Ha, mais entrez donc, n'ayez pas peur, hé hé hé! Vous êtes la bienvenue ici…
M. De Grisbois : Bien le bonjour monsieur De La Roche! Je suis positivement ravi d'avoir accepté votre invitation. Ho, mais n'est ce point votre charmante épouse que je vois là! Se dirige vers elle mes hommages madame.
M. De La Roche : faisant le baisemain à Mme De Grisbois Ha, Madame de Grisbois! Mais vous êtes en beauté ce soir, comme tout les autres soirs d'ailleurs…
Mme De Grisbois : Ho ho ho! Le gentil flatteur que voilà. Voulez vous vous calmer, mon bon ami ? ho ho ho! Se dirige vers Mme De La Roche
M. De La Roche : Et même la petite Emilie est venue! Comment vas tu ma petite ? faisant un bisou à la Mort, on voit nettement qu'il lui chuchote quelque chose à l'oreille.
La Mort : d'une voix grave et profonde Non non, je ne me suis pas trompé de costume. Et je ne suis même pas Charlotte. Elle refuse de monter sur scène un vendredi 13. La tradition du théâtre, la superstition tout ça..
M. De La Roche et les autres acteurs sont extrêmement gênés. M. de la Roche essaye de le pousser hors de la scène. La Mort ne bouge pas.
La Mort : Arrêtez, ça sert à rien, je resterai sur scène. Faut bien que quelqu'un prenne sa place, et la Petite Emilie, c'est un rôle muet de toutes façons, je peux parfaitement faire l'affaire…
M. De La Roche : Ha ha ha! Formidables, ces enfants, quelle imagination. Ha ha ha! En attendant que le repas soit servis, va donc t'asseoir dans le petit fauteuil là-bas avec nous, que tu puisses écouter les conversations des grandes personnes.
Mme De Grisbois : le coupant mais surtout ne dit RIEN et n'interrompt pas les adultes qui parlent. Gentille petite…
Tous s'installent dans les fauteuils en demi cercle. Léger silence, tout le monde jette un coup d'œil à la Mort en passant. Celui ci est assit comme n'importe qui d'autre, la faux sur les genoux. Le voile noir ne permet pas de voir son visage et son expression, mais il tourne la tête vers tout le monde et fait signe de continuer.
Mme De La Roche : Keu-heu… Vous prendrez bien un petit apéritif en attendant que les domestiques aient fini de préparer le repas ? Que voulez vous donc boire ?
M. De La Roche : Allons, nous sommes entre gens de bien! Bourbon pour ces messieurs et cherry pour ces dames, comme il est de bon ton! Et pour la petite…
La Mort : le coupant Un whisky, s'il vous plait.
M. De La Roche : articulant énormément Non. Pour la petite ce sera de la limonade. De la li-mo-na-de!
La Mort : Roooh! Pour une fois qu'on me propose à boire, je peux même pas commander ce que je veux! Grommelle tout bas.
Mme De La Roche : silence peut reprend Ho mais oui bien sûr! Maintenant que nous sommes du monde il faut en respecter les usages! Je vais vous chercher ces boissons de suite sort.
M. De Grisbois : Vraiment, monsieur, vous nous flattez par votre invitation. Votre maison est charmante et votre femme m'a l'air, ma foi, fort attentionnée à tout les problèmes de la maison. Une épouse parfaite. Ho ho ho!
M. De La Roche : Ho, bon sang de bois! Je viens de me souvenir d'avoir quelque tâche à finir. Je vous prie de m'excuser, ce n'est que broutilles rapidement envoyées, mais à faire urgemment. Je suis navré de devoir vous laisser seul quelque instant. Profitez en pour admirer notre décoration et notre collection des dernières peintures de jeunes talents de l'Académie. il commence à sortir Des valeurs sures pour l'avenir…
Mme De Grisbois : Vous avez bien raison, avec tout ces soit-disant artistes qui ne commettent que des gribouillages sans formes. S'assure qu'il est bien sorti. Quel goujat!
M. De Grisbois : Haaa, c'est cela que ces arrivistes qui se croient à notre niveau parce qu'ils réussissent en affaire. Ils essayent de nous en mettre plein la vue, mais il ne valent pas un authentique nom noble tel que…
Voix de M. De La Roche : dans les haut-parleurs de la salle Roooh non mais c'est quoi ce bordel aujourd'hui ? Cette conne de Françoise qui rate son entrée, ce con de plancher qui glisse, cette conne de Charlotte qui a la trouille des chats noirs ou je ne sais plus quoi, ce con de dingue qui fait n'importe quoi sur scène, ce con de public qui se croit drôle avec ses vannes pourris, ce con de Bertrand qui joue comme un pied et cette conne de Dominique qui s'est encore une fois maquillée comme une pute! Silence. Le Spectateur du premier rang quitte la salle en désapprouvant à voix haute. ha non! Vous allez pas me faire chier avec cette histoire de vendredi 13! Y'a déjà cette grosse bouffonne qui nous prend la tête avec ça alors qu'elle a un rôle de ******** et qu'elle n'est là que parce qu'elle a sucé le metteur en scènes, merci! Et pis c'est qui ce malade déguisé en fantôme, là, qu'elle a envoyé ? silence non mais c'est quoi ce théâtre de ******** où n'importe qui se ballade, où on laisse des paquets de cire sur le plancher, où on joue des texte de fachos de ******** et où des cons comme toi laissent le matos en marche! Ouais mais non, là, ********! Ca se trouve, on entend toutes les conneries que vous dîtes en coulisses… bon, moi je dois y retourner, l'autre corniaud doit avoir enfin fini son texte, je vais devoir rattraper le niveau, et c’est pas gagné avec les crétins qu'on se tape ce soir… pfff… connard d'machiniste…
M. De La Roche : rentre en scène Hooo, me revoici mes bons amis! Halalala, ces broutilles administratives, c'est d'un envahissant, je ne vous dit que ça. Haaa, mais je vois à vos mines… vois que les invités ont une figure fermée. M. de la Roche perd de l'assurance. …réjouies… que vous avez admiré ces formidables peintures…
M. De Grisbois : On a tout entendu.
M. De La Roche : Heuu, *gulp* entendu quoi ?
Mme De Grisbois : Tout ce que tu as dit en coulisse sur les acteurs, le théâtre, le public, la pièce… Franchement, René, je savais que t’étais qu’une pauv’ ********, mais à ce point là, franchement, j’osais pas croire…
Mme De La Roche : arrivant avec un plateau de boissons Holàlà ! J’espère ne pas vous avoir trop fait attendre, vous savez, je ne suis pas encore habituée à toutes ces…
M. De Grisbois : se lève et la coupe Ferme là, veux tu ? On doit s’expliquer avec môssieur qui tient toute la pièce sur ces épaules mais qui arrive toujours bourré aux répétitions, qui pelote toutes les stagiaires et tape dans la caisse.
M. De La Roche : Attend, qu’est ce que tu racontes là ? T’as pas le droit de dire des trucs pareils ! Surtout devant tout le monde et quand sa femme se fait sauter tout les jours par le facteur ! Ca te la coupe, hein ? Alors tu fermes ta gueule…
M. De Grisbois : Putain, j’vais t’tuer ! Se rue sur M. de la Roche mais deux techniciens entrent en scène dans son dos et le retiennent Mais bordel, lâchez moi ! J’vais lui régler son compte à ce salopard.
Le Bret : entre en scène en courant, tout en mousquetaire C’est affreux ! Regarde autour de lui. C’est pas (nom du théâtre le plus proche), c’est ça ?
Un machiniste : entre dans le dos de Le Bret Nan, ici c’est (nom du théâtre). C’est pas Cyrano qu’on joue, mais Le Dîner. Suivez moi, j’vais vous amener à votre théâtre, si on se dépêche pour pourrez commencer votre troisième acte... mais on a pas idée de jouer un vendredi 13…
M. De La Roche : hystérique VOS GUEULES ! Arrêtez de parler de ce vendredi 13, on en a rien à fiche, c’est des connerie de bonne femme ça ! Pour les ********ux de votre genre ! Mais je rentre pas là dedans, moi !
Le Directeur du Théâtre : entre derrière le technicien, un pistolet à la main
La Mort : se lève Ha, enfin le boulot ! Il fait craquer ses articulations durant le speech du directeur et se met à coté de Mme de Grisbois.
Le Directeur : Bon, j’ai compris mon erreur, je sais plus qui m’a convaincu de jouer un vendredi 13, mais demain il est viré ! La pièce est foutu, la scène a le mauvais œil, faut limiter les dégâts alors… Il pointe son pistolet sur un peu tout le monde Vous sortez tous immédiatement de scène. Allez, plus vite que ça !
M. De La Roche : se rue sur le directeur Mais tu vas te taire !
Le Directeur : pointe son arme sur M. de la Roche qui s’immobilise Il y a des usages à respecter au théâtre ! C’est sacré ! On ne doit pas jouer un vendredi 13, on ne doit pas employer de vert dans le décor, on ne siffle pas sur scène et on ne dit pas CORDE sur scène ! Surtout Corde, on risque… Un sac de sable (ou équivalent) lui tombe du plafond sur la tête. Il s’écroule par terre et tire au hasard. Mme de Grisbois est touchée, se met les mains sur le ventre et s’écroule dans son fauteuil. Les techniciens lâchent M. De Grisbois, et lui, les techniciens et Mme de la Roche lui courent dessus, lui prennent le pouls, ce genre de choses.
Mme De La Roche : en pleur Ho mon Dieu ! Elle est morte !
La Mort : Je confirme. L’est morte.
Mme De La Roche : Salaud ! Tu l’as tué ! Elle se rue sur M. de la Roche et commence à l’étrangler. Salaud ! Salaud !…
Un acteur mal déguisé en la Mort : entre en scène Je confirme, elle est morte !
Silence. Le directeur et Mme de Grisbois se relèvent. Mme de la Roche arrête d’étrangler M. de la Roche. L’acteur de la Mort reste figé dans son attitude grandiloquente.
Le Bret : pointant la Mort du doigt Mais alors qui c’est lui ?
La Mort : rigolard Moi je sais ! Met sa faux dans une position d’usage.
Beaucoup de bruits, de cris et d’agitation dans les coulisses. Des techniciens, machinistes et autres sortent des coulisses et sautent de la scène vers la sortie, des pompiers arrivent, avec tout le matos.
Un pompier affairé : Restez pas là ! Y’a un incendie dans les coulisses, on le maîtrise mal, faut évacuer le théatre ! Dépéchez vous !
Des pompiers sautent de la scène et font évacuer acteurs et spectateurs. Grande panique souhaitée. Seul La Mort reste sur scène.
La Mort : repose sa faux. Nan, j’déconne, c’est que du théâtre !
Baisser de rideau tant bien que mal, mais de toute façon, ça n’intéresse plus grand monde…
-------------------- pour suivre ma moitié, je me vois bien actionaire de la pétroléum bazooka, ou/et des pétroles yoblémites 
Du rab pour tout le monde sauf les gars qui jouent avec moi une campagne shadowrun (ils se reconnaitront) :
http://annamohn.spaces.live.com
j'aime bien laisser quelques mots 
|
|
|
|
Cachée
|
|