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Fin a été posté le : 23/09/02 03:18
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j'ai changé le titre parce que, à la vue de comment ça évolue au fur et à mesure que je l'écrit, ce nouveau titre convient mieux.
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Fin.
Les yeux secs et si tristes, au-delà des larmes,
Elle observe la morne plaine jonchée d'armes
Et de corps entremêlés, de membres coupés,
De fleuves de sang désormais coagulés
Et de chevelures souillées, d'armures d'or
Qui plus jamais ne pourront refléter l'aurore;
Regardant cela elle voudrait tant pleurer,
Elle voudrait tant pouvoir changer le passé
Mais elle ne peut que détourner ses grands yeux
Et s'abandonner dans les bras si voluptueux
Du désespoir où elle pourra pour un temps
Oublier, se laisser sombrer dans le néant
Et ne plus devoir écouter l'horrible voix
Lui répéter avec une malsaine joie
Qui sinon finira par la rendre démente
Qu'elle est la seule, l'unique ange survivante.
Comme elle s'en retourne et s'en va lentement
Lui reviennent des souvenirs, ses jeux d'enfant
Quand elle se laissait aller dans les nuages,
Le Soleil chaleureux glissant sur son visage,
Le vent délicat jouant dans ses blonds cheveux,
Quand elle restait fascinée devant le feu,
Devant la beauté si sublime des archanges,
La surprise des âmes que leur jeux dérangent,
Elle se rappelle les récits des plus sages,
Les sombres histoires de jadis, d'un autre âge,
Histoires de la Rébellion et de la Chute,
Du chaos, des questions et de la longue lutte
Qui s'ensuivirent, des si ennuyeux sermons
Sur les humains, sur l'orgueil et la tentation,
Elle se souvient du bonheur, de l'insouciance
Et de toutes les longues joies de son enfance,
Et du plus profond de ses yeux désespérés
Coule une douce larme si vite oubliée.
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Dernière mise à jour par : nyxl le 12/11/02 18:44
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-------------------- penser a ne pas oublier
"Ce n’est pas l’homme qui arrête le temps, c’est le temps qui arrête l’homme." Chateaubriand
"on ne va tout de même pas s'empêcher d'être heureux sous prétexte qu'une relation finit toujours mal (et au mieux, par la mort de l'un des protagonistes)." conanounet
"If common sense were a reliable guide, we wouldn't need science in the first place." A.Gefter, New Scientist
requyem for a domina...
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Réponse au Sujet 'Errances' a été posté le : 30/09/02 00:34
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Avançant sans tout à fait en être consciente,
Marchant parmi des volutes de brume errante,
Elle continue sans but, trébuchant souvent,
Comme poussée par le doux souffle d'air, le vent
Qui geint sur la plaine et transporte entre les corps
Une horrible odeur de pourriture et de mort,
Dernier souvenir de tous ces êtres divins
Jadis si beaux qui désormais ne sont plus rien;
Peut-être le vent est-il miséricordieux,
Peut-être est-il pris de pitié devant ses yeux,
Car il semble guider ses pas trop hésitants,
L'éloigner des corps écartelés et sanglants,
Quand elle trébuche parfois la soutenir,
Peut-être écoute-t-il de près ses souvenirs.
Elle ne sais pas ce qui a pu se passer,
Elle ne sais pas comment tout est arrivé,
En fait aucun d'entre eux ne le savait vraiment,
Un jour il fallut s'armer, aller de l'avant,
Elle pensait voir enfin les démons des contes,
Voir les combats comme racontés dans ces contes
Mais elle vit leur faisant face ses semblables,
Tandis que criaient sous ses pieds l'herbe et le sable
Elle pensait à tous ceux qui dans le passé
Partageaient sa longue insouciance et sa gaieté
Et qu'aujourd'hui peut-être elle allait affronter,
Qu'elle a aimé et que peut-être elle allait tuer;
Puis ce fut l'affrontement, ce fut le chaos,
Anges contre anges, sur les plaines et plus haut,
Dans les cieux, ailes arrachées, corps torturés,
Lames dansantes, plaine souillée, sang versé,
Ses larmes masquaient tout ce qu'elle pouvait voir
Mais elle savait qu'elle tuait sans espoir;
Soudain un coup et dans le noir elle sombra,
Sur l'herbe désormais souillée elle tomba,
Une dernière pensée pour ceux qu'elle aimait
Qu'elle ne pourrait plus regarder désormais,
Pas après ça, après tous ceux qu'elle avait tués.
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Dernière mise à jour par : requyem le 04/11/02 06:06
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Réponse au Sujet 'Errances' a été posté le : 07/10/02 00:19
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Soudain elle tombe, ses jambes fatiguées
L'abandonnent et violemment elle s'affaisse,
Comme un corps que brusquement toute vie délaisse;
Un éclat apparaît dans ses yeux obscurcis
Tandis qu'elle revient doucement à la vie,
Elle voudrait pouvoir reprendre son chemin,
Abandonner cette désolation sans fin,
Mais elle ne peut se relever ni bouger,
Elle se rappelle ses armure et épée,
Elle tire son arme et longtemps la regarde,
Le sang coagule sur la lame, la garde,
Le sang de ses semblables qu'elle a tant aimés,
Puis tout doucement elle la laisse tomber,
Elle veut la lâcher mais au dernier moment
La retient, hésitante, quelques longs instants,
Puis se sépare enfin de cette arme de mort,
Gardant en elle comme un soupçon de remord
Pour cette épée qui porte le seul souvenir
De ceux qu'elle ne verra plus à l'avenir;
Elle ôte son armure jadis rutilante,
Belle et d'une légèreté déconcertante,
Aujourd'hui rouge de sang, plumes et cheveux,
Ne pouvant plus jamais refléter le ciel bleu,
Et lourde de tous ces morts et de tout ce sang
L'armure tombe avec un bruit désepérant
Rappelant soudain comment tomba l'innocence
De l'ange qui tua, le coeur noyé de souffrances.
Puis doucement elle se relève, un instant
Elle vacille, incertaine, puis se reprend,
Elle repart sans un seul regard en arrière,
Abandonnant épée et armure par terre,
Epaves ensanglantées sur l'herbe brisée,
Tout derniers vestiges d'une époque achevée;
Trainant derrière elle ses magnifiques ailes
Jadis échos splendides de ses bleues prunelles
Et qu'elle n'a plus la force de replier,
Elle rabat quelques longs cheveux égarés
Devant ses yeux, y laissant une trace pâle,
Un fantôme déposé par ses mains si sales,
Un faible spectre de sang presque évanescent
Venu mourir sur ses cheveux désormais blancs
Au son délicat de douloureux souvenirs
Qu'elle ne peut pas empêcher de l'envahir.
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Dernière mise à jour par : requyem le 19/11/02 08:11
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Réponse au Sujet 'Errances' a été posté le : 14/10/02 01:00
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Dans ses grand yeux limpides et écarquillés
On peut voir les grands nuages se reposer
Et les hautes tours aux formes tellement fines,
A l'architecture délicate et divine,
Monter toujours plus haut, tentant de les rejoindre
Et parfois y arrivant, la tour pouvant poindre
Alors vers les cieux infinis et immobiles,
Les multiples bâtiments au charme tranquille
Et la lumière exubérante danser,
Entre les bâtiments et les anges passer,
Bondir joyeusement sur les murs de cristal
Et tout en retournant vers son Soleil natal
S'arrêter sur une blanche aile chatoyante,
Sur une longue chevelure voletante
Ou même un visage à la sublime beauté
Et qu'elle semble ne jamais vouloir quitter.
L'ange voudrait tellement taire ces pensées,
Mais quand elle arrive enfin à les éloigner
De la ville à la beauté sublime et inerte
Elle revoit les plaines à l'herbe si verte,
Les hautes montagnes tellement majestueuses,
Sombres roches massives parfois dangereuses
Aux reflets bleutés sous les rayons flamboyants
Du Soleil, aux aigus sommets impressionnants
Recouverts de neige glaciale et lumineuse,
Les vastes forêts aux frondaisons paresseuses
Regardant nonchalamment leur progéniture
Jouer et danser et tournoyer dans l'air pur
Avant de s'allonger, épuisée mais contente
Au pied des vieux troncs à l'attention bienveillante,
Mais à cela d'autres visions se superposent,
D'horribles souvenirs qui brusquement s'imposent,
Les forêts soudain soufflées, les arbres couchés,
Les feuilles désintégrées, toutes arrachées,
La montagne ébranlée, brisée, fendue en deux,
La neige n'étant plus qu'un long fleuve boueux,
Et les plaines, les plaines de corps recouvertes,
De corps, de membres, de têtes, d'ailes inertes,
Elle revoit les plaines où plus rien ne bouge,
Elle revoit les plaines à l'herbe si rouge,
Et dans ses yeux n'apparaissent plus que le sang,
Les ténèbres, le désespoir et le néant.
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Dernière mise à jour par : requyem le 19/11/02 08:28
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Réponse au Sujet 'Errances' a été posté le : 15/10/02 00:40
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Citation :Message de CONAN le Cibéride
Requyem, sponsor officiel de Cradle of Filth.
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*air niais ON*
bah pourquoi?
*air niais OFF*
nan franchement je ne pensait pas m'en inspirer, et c'est meme pas ca que j'ecoute en ecrivant (en ce moment c'est Burzum que je viens de decouvrir et dont je ne me lasse pas, mais comme la n'est pas le sujet je ne vais pas m'etendre plus).
Citation :
Bien-bien-bien, seul défaut, "rejoinder" est une rime douteuse (on dit "rejoindre" )
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ca y est c'est corrige (et c'est mieux, parce que en plus avant ca rimait meme pas).
j'en profite pour expliquer que je tape sous Word anglais et que cet abruti il me fait des correction automatiques, donc des fois il me corrige mes bons mots en mots anglais, et bien que je recorrige derriere des fois j'en laisse passer (m'enfin n'hesitez pas a me faire remarquer mes fautes que je les corrige, c'est mieux quand il n'y en a pas).
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Dernière mise à jour par : requyem le 15/10/02 01:49
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Réponse au Sujet 'Errances' a été posté le : 19/10/02 02:38
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Se détachant lentement de ses souvenirs
Elle semble alors tout doucement réfléchir,
Et peu à peu lui vient une idée incroyable,
Délirante, un espoir fou et insoutenable,
Elle pense que d'autres ont survécu peut-être,
Elle voudrait tellement que cela puisse être
Mais elle sait que cela ne peut être vrai,
Si d'autres vivaient encore elle le saurait,
Elle le sentirait tout au fond de son Coeur
Où elle ne ressent qu'un grand vide et la peur
Et, tentant d'éloigner cet espoir insistant
Comme les assauts caressants sans fin du vent,
Elle regarde autour d'elle, où elle se trouve,
Ne voit que la plaine déserte où rien ne bouge,
Elle se rend alors compte qu'elle est perdue,
Ne sachant pas où elle veut aller non plus;
Elle pense alors à la seule solution
Et, avec un soupir douloureux et profond
Déploie très lentement ses ailes abîmées,
Les secoue doucement d'un battement léger
Puis, tout en essayant d'oublier la douleur,
Prend son envol délicatement et sans heurts,
Lui reviennent brièvement ses anciens vols,
Sa joie immense de voir de si haut le sol
Et de jouer dans les nuages et le vent
Mais elle ne peut rien ressentir maintenant,
Uniquement dans ses épaules la douleur,
Et du haut des cieux elle constate l'ampleur
De la désolation, plus rien n'est comme avant,
Tout est désert, ce monde jadis si vivant
N'est plus que mort et néant, ruines et chaos,
Et tandis qu'elle se laisse porter, là-haut,
Lui revient peu à peu le souvenir horrible
De son réveil, de sa découverte terrible
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Dernière mise à jour par : requyem le 20/11/02 00:34
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Réponse au Sujet 'Errances' a été posté le : 24/10/02 18:28
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Alors là, chapeau : la rythmique est délicieusement bafouée ! Les alexandrins sont torturés à souhait, tout en présentant régulièrement de savants jeux d'allitération. Indépendamment même du contenu, c'est remarquable, ça roule en bouche quand on le lit à haute voix, c'est savoureux... Ah ! C'est d'la bonne ! 
Citation :morceau choisi...
Elle revoit les plaines à l'herbe si verte,
(...)
Elle revoit les plaines où plus rien ne bouge,
Elle revoit les plaines à l'herbe si rouge,
(...)
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Et les réponses, vous avez remarqué les réponses qu'il sème ? Raaaah !!!
Bien à vous !
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Dernière mise à jour par : nyxl le 30/11/02 18:33
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-------------------- Considérez-moi comme un rejeton du chat de Schrödinger. Ou alors un lointain cousin du démon de Maxwell...
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"Coupez Bruxelles dans le sens nord-sud, donnez la partie ouest au Royaume-Uni et la partie est aux Allemands. Ainsi, vous mettrez tout le monde sur un pied d'égalité, car toutes les parties râlerons avec la même intensité."
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Réponse au Sujet 'Errances' a été posté le : 26/10/02 08:33
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Elle émerge progressivement du néant,
Les yeux fermés, le sang à ses tempes battant,
Le crâne encore douloureux du coup reçu,
Puis elle ouvre les yeux et retrouve la vue
Et avec elle l'horreur du champ de bataille
Avec tout son sang, tous ses corps, tous ses détails
Qu'elle aimerait tant avoir simplement rêvés
Mais qu'elle sait bien être la réalité;
Elle se lève et fait quelques pas malhabiles,
Cherchant un corps qui ne serait pas immobile,
Un autre ange, blessé peut-être, mais vivant,
Elle crie, appelle, mais seul répond le vent,
Soudain elle se met à courir, éperdue,
Toujours criant, appellant, l'oreille tendue,
Parfois elle semble percevoir un appel,
Ce n'est qu'un corps disloqué auquel manque une aile,
Sans cesse elle bute sur un membre tordu,
Glisse sur le sang que la terre n'a pas bu,
Et où qu'elle aille tout n'est que silence et mort,
Elle désespère mais seulement alors
Lui vient l'idée normalement si évidente
De s'envoler. Plusieurs fois il faut qu'elle tente
Avant de s'élever enfin dans le ciel bleu,
Alors apparaît, terrible, devant ses yeux,
L'ampleur du massacre, l'étendue des dégâts,
Les montagnes qui ont volé en maints éclats,
Les plaines noires de corps morts, rouges de sang,
Rien ne fut épargné, pas un être vivant,
Ses forces l'abandonnent et elle est obligée
De redescendre, au milieu des corps se poser,
Et elle reste là à écouter le vent,
Ses yeux désespérés perdus dans le néant.
Peu à peu ces terribles souvenirs s'effacent,
A la triste réalité laissant la place,
Elle regarde attentivement autour d'elle,
Parcourt dans tous les sens cette portion de ciel
Et finit par repérer ce qu'elle cherchait,
Une ville aux hauts murs de cristal et de jais
Se dressant bien loin au-dessus de l'horizon,
Ses ruines faisant d'ici comme quelque mont;
Et s'y dirigeant l'ange se prend à souhaiter
Ce qu'elle n'aurait jamais pensé désirer,
Elle souhaite que vite arrive la nuit obscure
Afin de voiler ce ciel cruellement pur
Pour ne plus voir la lande déchirée, souillée.
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Dernière mise à jour par : requyem le 19/11/02 07:58
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Réponse au Sujet 'Errances' a été posté le : 04/11/02 00:42
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C'est perdue dans ces sombres, terribles pensées
Qu'elle arrive enfin tout près des ruines grandioses
Qui ne sont plus que vastes tas de maintes choses,
Les tours fines et splendides jadis si fières
Ne sont plus que sombres éboulis et poussière,
Là où se dressaient les beaux palais des archanges
Ne rampent plus maintenant que des champs de fange,
Seuls quelques murs lezardes subsistent encore,
Rêvant que la ville encore vit, sourit et dort,
Sachant pourtant que ce ne sont que rêves vains
Mais préférant vivre avec cet espoir défunt
Plutôt que revenir à la réalité
Et devoir, tous leurs rêves détruit, s'effondrer.
Fatiguée, epuisee, des larmes lui venant,
Elle redescend alors, délicatement,
Et se pose un peu à l'exterieur de la ville,
Vers laquelle elle marche d'un pas malhabile,
Les jambes faibles, les épaules douloureuses,
Tentant d'oublier cette douleur si affreuse
Mais se demandant si ça n'est pas préférable
A la dure vision des ruines détestable;
Elle prend soudain conscience d'un bruit étrange,
Un son que n'aurait jamais dû entendre un ange,
Qu'elle ne connait, qu'elle ne peut que pleurer,
Porteur d'un désespoir immense, terrifie,
Le désespoir de qui a connu le bonheur
Et l'a vu détruit tout d'un coup, en quelques heures,
Sachant que jamais il ne le retrouvera
Et que bientôt, son souvenir s'effacera;
Et tandis que l'ange s'approche de la ville
Dans son esprit naît et croît un sentiment vil,
Une sensation qu'elle ne connaissait pas,
Que même imaginer elle ne pouvait pas,
Une terreur sourde et insidieuse, percante,
Une terreur douloureuse et paralysante
Qui la fait s'effondrer, se recroqueviller,
Les yeux grand ouverts, incapable de bouger,
Fixés vers la source du son si terrifiant
Qu'elle veut pouvoir oublier, même un instant,
Mais qui reste là, longue caresse inconnue
Déchirant doucement son esprit mis à nu.
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Citation :Nyxl avait dit--> (euh... contradiction : tout d'un coup et en quelques heures, il y a une fameuse différence)
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je le laisse parce que comme je le voit, pour des ames dont certaines vivaient dans le bonheur depuis des centaines d'annees, voire tout detruit en quelques heures semble tout d'un coup.
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Dernière mise à jour par : requyem le 19/11/02 08:20
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Réponse au Sujet 'Fin' a été posté le : 11/11/02 00:48
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Elle ne se réveille que longtemps après,
Le regard perdu et le visage défait,
Et malgré tous les horribles gémissements
Lui tournant encore autour inlassablement
Elle avance vers leur source dans les décombres
Et brusquement, au détour d'une zone d'ombre,
Elle découvre une vaste foule éthérée,
Errant sans but entre les ruines effondrées,
Perdue, désespérée, certains hurlant, criant,
Produisant l'épouvantable gémissement,
Elle met un long moment à réaliser
Que les êtres devant elle, désespérés,
Sont les âmes humaines vivant dans la ville,
Jadis jouissant d'un bonheur parfait et débile,
Et aujourd'hui errant, sans but, sans volonté,
Leurs guides ayant été tous exterminés
Ils sont totalement désorientés, perdus,
Ils tentent de revivre leur passé déchu
Mais ne peuvent que mieux en ressentir la perte,
Et dans leurs immenses yeux éteints et inertes
Elle voit sans cesse repasser le moment
Où fut soufflé leur long bonheur jadis si grand.
Les voyant ainsi, elle ne peut s'empêcher
De se remémorer un peu de son passé,
Quand elle découvrit pour la première fois
Les âmes humaines, elle revoit la joie
Qui les avait saisis, elle et ses compagnons,
Quand au détour d'un jeu entre ciel et gazon
Ils découvrirent ces êtres si transparents,
Bougeant mais ne semblant pas tout à fait vivants,
Et pourtant regardant tout d'un air si curieux,
Les yeux émerveillés, ils semblaient bienheureux;
Ceux qui avaient vu les anges venir près d'eux
Les détaillaient longuement avec de grands yeux
Les anges leur rendaient ce regard, étonnés,
Puis ils reprirent leur ronde désordonnée,
Poursuivis par le regard ému des humains,
Et revenant souvent tout près d'eux, pour un rien
Juste pour les regarder vivre, si heureux,
Impatients, quand vient le moment de les quitter,
De pouvoir venir à nouveau les visiter.
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Dernière mise à jour par : requyem le 26/11/02 05:15
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Réponse au Sujet 'Fin' a été posté le : 16/11/02 01:11
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L'ange reprend son chemin, droit en direction
Du Coeur de la ville, Regardant au passage
Les ruines, la tristesse marquant son visage,
Elle entre dans des bâtiments encor debout
Mais en ressort vite, pièces et meubles, tout,
Lui rappelant bien trop la vie longue et rêveuse
Qu'elle avait dans une ville semblable, heureuse;
Elle arrive rapidement au bâtiment
Majestueux le centre de la ville occupant,
Jadis une somptueuse et magnifique tour
Resplendissante sous la caresse du jour,
Dont il ne reste plus qu'un étrange moignon
Pointant au milieu d'un chaos, vallées et monts,
De diamant, d'améthyste, de verre et de jais,
Beau mais pitoyable écho de ce qui était.
Elle se rend alors compte que derrière elle
Se sont regroupés en file longue et fidèle
Nombre d'âmes, certaines encor gémissant
Mais la plupart semblant attendre sagement,
Dans leurs yeux un espoir immense et improbable,
Le même brillant dans toutes ces yeux misérables,
Celui que l'ange en face d'eux va les sauver,
Qu'elle pourra faire revivre leur passé,
Et tous, immobiles, attendant calmement.
Elle se tourne et les regarde, longuement,
Mais face à cet espoir immense dans leurs yeux
Elle ne peut que souffrir plus encor, pour eux
Et pour elle, elle voudrait pouvoir les aider
Mais, et alors que son Coeur se met à saigner,
Elle ne peut que leur tourner le dos, partir,
Partir loin d'eux qui souffrent et la font souffrir,
Fermer son esprit à leurs longs gémissements
Augmentant quand chaque âme tout d'un coup comprend,
Partir, marcher sans arrêt et pleurer, pleurer.
C'est au milieu de tous ces pleurs désespérés,
Longtemps après, alors que, épuisée, fourbue,
Elle s'écroule lourdement, si abattue,
Au milieu d'un décor tellement familier,
Un décor si douloureusement familier,
Qu'elle prit la dure décision de partir,
De quitter ce monde où tout n'est que souvenir,
Et alors que d'épuisement elle s'endort
Dans son esprit embrumé elle sent éclore
L'idée de partir pour le monde des humains
Dont elle se rappelle les âmes si bien,
Leur bonheur et leurs grands yeux tant émerveillés.
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Dernière mise à jour par : requyem le 12/12/02 03:07
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-------------------- penser a ne pas oublier
"Ce n’est pas l’homme qui arrête le temps, c’est le temps qui arrête l’homme." Chateaubriand
"on ne va tout de même pas s'empêcher d'être heureux sous prétexte qu'une relation finit toujours mal (et au mieux, par la mort de l'un des protagonistes)." conanounet
"If common sense were a reliable guide, we wouldn't need science in the first place." A.Gefter, New Scientist
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Réponse au Sujet 'Fin' a été posté le : 19/11/02 07:53
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Elle ne se réveille que peu reposée,
Son sommeil troublé de sombres visions d'horreur
Mêlées d'un espoir intense et aussi de pleurs
Lui ayant accordé peu de tranquillité,
Et elle repart, essayant de ne penser
Qu'à aller toujours dans la bonne direction,
De ne pas se laisser par quelque autre vision
Envahir, et de repousser les souvenirs
Venant par moments avec force l'assaillir.
Elle marche bien longtemps avant d'arriver
A la Porte de Brume, de tous les côtés
Bouchant l'horizon mais qu'on ne voit que de près,
Si claire quand les archanges l'entretenaient,
Parcourue de mille lignes si lumineuses
Traçant des chemins entre ses parois brumeuses,
Qui guidaient les milliers d'anges l'utilisant,
Et aujourd'hui si terne, d'un gris déprimant
Où tout est immobile au sein de la pénombre;
L'ange reste un moment sans bouger devant l'ombre,
Devant cette porte qu'elle emprunta si peu,
Mais toujours conduite par les fils lumineux,
Dans ce qu'elle voit comme son ancienne vie,
Puis elle fait un premier pas et dans le gris
Avance lentement, semblant y disparaître.
Bientôt un sentiment terrible étreint son être,
Un sentiment de solitude terrifiant,
Car tout semble atténué, les sons si distants,
Les couleurs ternes, grises, comme desséchées,
La lumière et le son jadis exacerbés
Au sein de la Porte y sont aujourd'hui bannis,
Etouffés, rendant tout absolument sans vie,
Et seules subsistent si douloureusement
Les cendres mornes de la lumière d'antan
Venue mourir en ce lieu désormais éteint;
Parfois, quelque part dans cette brume sans fin
Elle semble apercevoir quelque forme sombre,
Faible et ne semblant pas plus vivante qu'une ombre,
Et quand certaines se rapprochent elle voit
Que ce sont d'autres âmes humaines, sans joie,
Perdues au sein de cette brume sans lumière
Depuis que la porte s'est éteinte, et qui errent
A la recherche d'une issue ou des longs traits
Dont la lumière dans la brume les guidait,
Certains désespérant de sortir de ce gris,
D'autres cherchant toujours en vain une sortie,
Et certains n'ayant pas encore réalisé
Qu'ils sont décédés et de leurs corps séparés.
Au milieu de cette absurde ronde sans fin,
Les yeux écarquillés, tentant de voir au loin,
L'ange poursuit sa route au sein de la grisaille,
Et pour éviter que son âme ne défaille
Elle tente d'imaginer le monde humain
Dont elle connait si peu, pratiquement rien,
Et dans lequel elle place tous ses espoirs.
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Dernière mise à jour par : requyem le 12/12/02 03:09
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Réponse au Sujet 'Fin' a été posté le : 19/11/02 07:56
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Elle marche encore des heures sans rien voir,
Pensant ne pas avoir devié de son chemin
Mais un doute de plus en plus pressant survient,
Et elle commence à penser qu'elle est perdue,
Que jamais elle ne pourra revoir les nues,
Que la lumière ne touchera plus ses yeux
Désormais condamnés à voir ce gris brumeux,
Lorsque soudain elle se retrouve à l'air libre
Et son coeur presqu'éteint alors à nouveau vibre
Sous le ciel bleu sans un nuage, éblouissant,
Sous la chaude caresse du soleil puissant,
Et elle reste là dans sa douce chaleur,
Se remettant de la brume et de sa froideur,
Avant de faire réellement attention
A son proche environnement : toute vision
Est bouchée par de grands et sales bâtiments
Une étroite route de goudron encadrant,
Des murs couleur rouille totalement noircis,
Quelques voitures garées, usées ou polies,
Tout, malgré le soleil chaud et si lumineux,
Semble, dans l'ombre, toujours avoir été vieux;
L'ange regarde un très long moment tout cela,
Se demandant ce qui a pu causer tout ça,
Puis elle se remet doucement à marcher,
Fait quelques mètres avant de se retourner
Pour voir que la Porte de Brume a disparu,
Et qu'elle est maintenant seule, seule et perdue,
Dans un monde qu'elle ne connaît que si peu,
Par les longs récits des âmes des bienheureux
Et d'autres anges venant bien plus fréquemment,
Et reprend alors son chemin rapidement.
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Dernière mise à jour par : requyem le 26/11/02 06:01
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Réponse au Sujet 'Fin' a été posté le : 19/11/02 08:10
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Elle parcourt plusieurs rues peuplées de pénombre
Où les seules choses qui bougent sont les ombres
Avant de se rendre compte que depuis peu
Elle est suivie par quelques passants bien curieux;
Se retournant, elle voit non loin derrière elle
Quatre jeunes hommes, pointant du doigt vers elle,
Et semblant discuter et rigoler entre eux;
Elle s'approche des humains d'un air joyeux,
Contente d'en voir enfin et de leur parler,
Mais ils ne cessent de rire et la regarder,
Lui lançant quelquefois des mots d'un air hautain,
Qu'elle saisit mais dont le sens est incertain,
Alors soudain l'un d'entre eux, passé derrière elle,
Tire brutalement sur l'une de ses ailes
Puis la pousse brusquement vers les autres, forts,
Qui la rattrappent et la repoussent encore,
Tordant ses ailes, brisant leurs plumes légères,
S'amusant de ce jeu cruel, en semblant fiers,
Et elle ne comprend pas pourquoi tout cela,
Elle leur parle mais ils ne répondent pas,
Se contentant de rire et de continuer
Leurs moqueries et leurs violentes poussées.
Effarée, Elle veut disparaître à leurs yeux
Mais se rend alors compte qu'elle ne le peut,
Et un moment qu'elle se retrouve par terre
Elle veut s'envoler, s'élancer dans les airs,
Mais elle est trop faible et ne peut que se lever,
Difficilement, par les humains repoussée,
Et se mettre à courir, terrifiée, éperdue,
Poursuivies par les humains à travers les rues,
Entre les bâtiments sales et délabrés,
Courir pendant ce qui semble une éternité
Jusqu'à ce que, regardant encor dans son dos,
Elle ne voie plus rien, n'entende plus un mot.
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Dernière mise à jour par : requyem le 12/12/02 03:16
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Réponse au Sujet 'Fin' a été posté le : 19/11/02 08:16
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Elle parcourt encore quelques trop longs mètres,
Puis s'effondre sous un petit et faible hêtre
Dans une ruelle pleine de crasse et d'ombre,
Et elle reste un long moment dans la pénombre,
Tentant de comprendre ce qui vient d'arriver
Mais ne le comprenant toujours pas, ses pensées
Hésitant sans cesse entre ces cruels humains
Et les âmes qu'elle pensait connaître bien,
Et elle ne peut que fortement espérer
Que tous ne sont pas aussi pleins de cruauté.
Mais elle se remémore cette rencontre,
Elle cherche ce qu'ils avaient à son encontre
Et se rappelle leur cruauté sur ses ailes
Et se dit qu'elle ne peut plus vivre avec elles,
Que si elle veut vivre parmi les humains,
Avec eux, elle doit pouvoir se fondre en leur sein.
Elle se résout à faire ce qu'elle doit,
Et arrache ses ailes, qui ont fait sa joie
Mais ne sont plus maintenant qu'un bien lourd fardeau,
Et la douleur immense déchire son dos,
Mais plus encor son coeur qui pleure tout son sang
Et tout son désespoir par les deux trous béants
Ornant maintenant son dos à jamais souillé,
La douleur pulsant crevant son Coeur déchiré
Comme la vision si horrible de ses ailes
Jadis immaculées, si blanches et si belles,
Gisant dans la crasse immonde de cette rue,
Arrachées, souillées de son sang si rouge et cru,
Derniers vestiges de son ancienne nature,
Image faisant une cruelle fêlure
Dans son esprit désormais à jamais marqué,
Lui rappelant à chaque moment, sans pitié,
Que le Paradis est vide et abandonné
Et que les anges ne sont plus que du passé
Et que toute espérance désormais est vaine
Maintenant qu'elle n'est plus qu'une simple humaine.
____________________________________________________
Voilà c'est fini (j'ai posté en plusieurs fois pour plus de lisibilité).
Si vous avez des commentaires, n'hésitez surtout pas -- en fait, j'aimerais bien savoir ce que vous en pensez.
Voilà voilà
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Dernière mise à jour par : requyem le 12/12/02 03:39
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Réponse au Sujet 'Fin' a été posté le : 30/11/02 18:36
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Alors, maintenant que j'ai fini la relecture, j'ai deux bémols à mettre à ma précédente intervention.
Dans la deuxième page de ce thread (les 5-6 derniers posts, pour être précis), j'ai constaté un essoufflement du style, comme si le champ lexical de la morbidité avait été épuisé : il y a énormément de répétitions au niveau du vocabulaire utilisé, parfois pas de la meilleure façon...
J'ai eu l'impression que vous "rallongiez la sauce" sans trop savoir comment conclure... Greu... 
Enfin, c'est mon avis, vous en faites ce que vous voulez... 
Walà !
Et bien à vous...
-------------------- Considérez-moi comme un rejeton du chat de Schrödinger. Ou alors un lointain cousin du démon de Maxwell...
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"Coupez Bruxelles dans le sens nord-sud, donnez la partie ouest au Royaume-Uni et la partie est aux Allemands. Ainsi, vous mettrez tout le monde sur un pied d'égalité, car toutes les parties râlerons avec la même intensité."
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Réponse au Sujet 'Fin' a été posté le : 02/12/02 05:55
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Citation :Message de nyxl
Alors, maintenant que j'ai fini la relecture, j'ai deux bémols à mettre à ma précédente intervention.
Dans la deuxième page de ce thread (les 5-6 derniers posts, pour être précis), j'ai constaté un essoufflement du style, comme si le champ lexical de la morbidité avait été épuisé : il y a énormément de répétitions au niveau du vocabulaire utilisé, parfois pas de la meilleure façon...
J'ai eu l'impression que vous "rallongiez la sauce" sans trop savoir comment conclure... Greu... 
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de mon point de vue j'avais l'impression de trainer plutot vers le milieu, vers la fin (a partir du passage dans la porte de brume) je savais bien ou je voulais en venir; mais pour ce qui est des repetitions, c'est fort possible (j'en avais parfois le sentiement mais je n'arrivais pas a trouver autre chose donc j'ai laisse, je revienfrais dessus plus tard en esperant l'ameliorer)
Citation :
Enfin, c'est mon avis, vous en faites ce que vous voulez... 
Walà !
Et bien à vous...
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pour conclure, c'est bien ce que je pensais: je ne suis pas doue pour les trucs de plus d'une demi page
et merci Nyxl pour cette relecture.
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