moustache

-= Chaos Elite Troops =-
Inscription le 13-09-02
Messages : 2778
Age : 45 ans
Lieu de résidence : Pff, l'hebreu passe pas.
|
|
|
|
|
nouvelles a été posté le : 19/09/02 03:44
|
je vais mettre quelques nouvelles que j'ai ecrites plus ou moins recemment, j'aimerai avoir votre avis (entre autres sur la longueur, j'ai toujours l'impression de faire ultra cours mais je ne vois pas comment rallonger).
voila la premiere:
poursuite
Encore un grand week end, ou l’internat est ouvert et ou il faut un maitre au pair de service. Et ce week end c’est moi.Ca m’arrange parce que comme ce je n’aurais pas a en faire aux alentour des exams, mais ca me saoule parce que je rate une partie d’INS. Bon, de toute facon en dehors de ca je passé mes week end a rien faire alors que ce soit ici ou chez moi ca change pas grand chose a part l’ordinateur, que j’ai pas ici. Pas grave, il suffira de quelques figurines a peindre et d’un bon stock de BD et ca fera bien les deux jours.
Et le samedi soir, c’est l’appel a dix heures pour les quelques six ou sept pelerins qui restent.
Bon il est l’heure, alors j’y vais: je prend mon stylo, le cahier d’internat et je commence. Premiere chamber, evidemment, personne. Deuxieme chamber, personne, troisiemme pareil, y’a vraiment personne ici, c’est pire que d’habitude.
Ah si en fait. Deux dans ce dortoir. Je passe au dortoir suivant, et comme souvent je n’allume pas – je sais jamais ou sont les boutons et de toute facon on voit assez bien avec les panneaux lumineux des sorties de secours. Ce couloir ci est plus long et en general plus vivant – voire meme carrement chaotique parfois – mais ca n’a pas l’air d’etre le cas aujourd’hui parce qu’au fur et a mesure que j’avance dans le couloir en frappant aux portes je ne recois pour toute reponse que l’echo de mes coups; ils ont du tous partir manger a l’exterieur.
Tiens si, il doit y avoir quelqu’un parce que j’ai entendu du bruit un oeu olus loin. Et puis y’en a qui arrivent, le doux bruit de la ported u couloir d’a cote qui claque delicatement viens de resonner. Alors pour ne pas avoir a y retourner a la fin et pour ne pas manquer d’eleves je retourne dans le couloir, mais je n’y voit personne. Je frappe a toutes les portes, personne. Je l’ai pourtant pas imagine ce bruit, il est si desagreable que j’en serais pas capable et que meme si je le pouvais je ne le ferias surement pas.
Apres tout tant pis, de toute facon s’ils ne sont pas notes ca ne changera pas grand chose.
A nouveau des bruits de portes qui claquent, ainsi que des especes de chuchotement forts dans le couloir suivant. J’y retourne en me demandant a quel jeu jouent les eleves, puis je me fais la remarque que le bruit que je vien d’entendre c’est une porte de chamber, pas du couloir, alors que les deux, a chaque bout, sont fermees. Je n’y ai peut etre pas fait attention ,ce qui ne m’etonnerais pas particulierement de ma part mais pourtant, vu leur habituelle discretion tout le lycee est au courant quand on les utilize.
Et quand je reviens dans le couloir meme chose, paersonne dans aucune chamber, seulement l’echo de mes coups. Echos qui s’etirent beaucoup parfois d’ailleurs. Tout cela commence a devenir vraiment bizarre, surtout que je ne peux empecher mon imagination de parcourir avec joie l’etendu immense de ces truc estranges qui se passent et de les extrapoler, pas toujours de la facon la plus rassurante.
Essayant de ne pas trop m’apesantir sur ce que veux absolument me montrer mon imaginationm je fin ice couloir et passé au suivant. Cette fois si je cherche un bouton et allume la lumiere, puis commence a frapper aux portes. Dans ce couloir trios eleves, a priori il est normal qu’il y en ai plus puisque la ce sont les spes et qu’ils ont plus de travail (du moins en theorie).
Et comme je m’apprete a passer au dernier couloir, a l’etage en dessous, j’entend a nouveau des bruits de portes dans le couloir precedent, mais sans aucune voix ni aucun bruit de pas. Pas rassure, je sort du couloir et prend l’escalier pour descendre a l’etage en dessous, et je decovre alors que la lingerie, a mi chemin de l’escalier, est entrouverte. Me demandant si ce n’etait pas les eleves qui faisaient les idiots – ou qui s’amuseraient a mes depends, ce qui expliquerait tous les bruits precedents – je la pousse doucement , mais je retire vite ma main car le panneau de bois semble poisseux, et ce contact repugnant me fait frissonner.
D’autant plus que la lingerie est plongee dans le noir Presque total, seul un petit rayon de lune eclaire partiellement une pile de draps blancs. Qui semble soudain remuer, a moins que…
Non, en fait c’est le rayon de lune qui semble clignoter, comme si quelque chose passait devant regulierement, quelque chose que je ne peux pas voir car il y a les etageres pleines de draps devant et que tout est noir, alors je recule precipitemment et continue a descendre l’escalier le plus doucement possible, laissant la porte ouverte de peur de faire du bruit en la refermant, attirant ainsi la chose devant le rayon de lune, et me rappelant aussi son contact desagreable.
J’arrive au dernier couloir et le parcours rapidement, me contentant de regarder en passant s’il y a de la lumiere sous la porte – une chance qu’il me ramenait dans la bonne direction , c’est a dire vers ma chamber, sinon je crois que je ne l’aurais pas fait – mais bien que ce soit la aussi des deuxiemes annees il n’y a personne, et je ressort au pied d’un des deux escaliers metalliques qui permettent soit de remonter vers les autres couloirs soit de descendre dans la cours, le deuxieme etant a l’autre bout du grand couloir. La je dois descendre encore d’un etage pour noter les eleves qui travaillent dans des salles de classe qui leur sont ouvertes.
Je reste un instand devant l’escalier, immobile, tendant l’oreille pour percevoir les bruits de l‘internat mais je n’entend que le silence resonner, un silence si lourd que lorsque je m’engage dans l’escalier a la maniere habituelle, descendant les marches deux a deux, j’ai l’impression de faire un bruit d’enfer et que la chose dans la lingerie va m’entendre, et je presse le pas pour finir le plus vite possible ma ronde.
J’arrive en bas, je regarde la salle plus ou moins en face de l’escalier, un passage qu’a cet instant je redoute car il faut ouvrir une porte, passer une petite entrée et ouvrir la porte d’une des deux salles y donnant, je fais donc le tout le plus vite possible, ouvrant et verifiant la sale du fond avant que la premiere porte ne sois refermee, car qu’est ce qui peut bien attendre derriere la porte fermee alors qu’on hesite a l’ouvrir, tremblant dans le noir?
La non plus personne, j’ai juste le temps de rattraper la porte avant qu’elle ne claque – ouf! – et je passé au couloir juste en face ou se trouvent trios salles de classe.
Et evidemment, c’est celled u fond qui est allumee comme d’habitude, et en plus l’interrupteur du couloir ne marche pas, il n’y a que les lumieres de la rue pour y voir clair. J’arrive au bout du couloir, je frappe – doucement – et j’ouvre la porte mais il n’y a personne, pas meme les affaires d’un eleve momentanement parti. Encore un qui a du oublie d’eteindre en partant.
A ce moment la porte du couloir, ouverte depuis que je suis passé, claque violemment, je me retourne pour voir ce qui se passé et je ne vois rien, c’est a dire meme plus les lumieres de la rue comme tout a l’heure, seulement des tenebres profondes ou semblent resonner les battements de mon coeur affole, tandis que la lumiere de la sale dans mon dos commence a baisser, non pas comme si on l’eteignait progressivement mais comme si quelque chose la devorait, la tuait petit a petit.
Panique, je tourney les talons et part en courant, m’enfuyant par l’autre porte du couloir que cette fois ci je n’essaye pas de retenir, je ne peux que courir, et de toute facon la chose de la lingerie est deja reveille, je l’ai attiree et elle elle est la, elle etait devant moi et maintenant elle sait que je suis la elle va me poursuivre, alors je cours dans les couloirs du lycee, totalement perdu car je ne suis jamais alle dans ces couloirs et je ne les connais pas.
Un moment je regarde derriere moi, certain que la chose est la, plus pour verifier a quelle distance que pour verifier sa presence, mais je ne vois rien, ni tenebres ni lumieres, tout semble normal dans la penombre de ce couloir d’ou on peut voir par les vitres les lumieres de la rue.
Alors je ralentis et j’essaye de me calmer tout en continuant a advancer, mon Coeur battant toujours sourdement a mes oreilles, m’empechant d’entendre tout autre bruit exterieur.
Je passe quelques couloirs, depassant les portes fermees de salles de classe eteintes, regardant frequement autour de moi, hesitant a chaque angle, effraye devant chaque porte entrouverte, evitant les taches d’ombre, me demandant ou peut bien etre la chose de tenebres, maintenant qu’elle n’est plus derriere moi mon imagination enfievree la placant derriere chaque recoin, tapie dans chaque zone d’ombre, et je ne peut rien pour la faire taire, quand je ferme les yeux c’est encore pire je vois des formes indistinctes et je suis sur de sentir quelques chose, un soufflé glace, un contact repugnant, mais quand je les rouvre il n’y a rien, alors je continue a marcher.
Finalement je rejoins un des deux escaliers metalliques, et après avoir fievreusement verifie qu’il n’y avait rien d’anormal aussi loin que je puisse voir en haut et en bas je monte precipitement tout en essayant encore une fois de faire le moins de bruit possible, chose difficile dans mon etat d’intense febrilite.
J’arrive en haut, pousse la porte du couloir qui malgre mais efforts fait retentir un gros claquement, alors je reste un instant sans bouger, mais j’entend a ce moment des bruits plus bas dans l’escalier, comme des bruits de suscion, des chuchotements desagreables, alors je cours jusqu’a la porte de ma chamber, je cherche en tremblant la cle dans ma poche comme j’entend des grincements, ceux des marches de l’escalier, enfin je la trouve, je la tourney dans la serrure, dans le mauvais sens, enfin j’arrive a ouvrir, je referme vite, je tourney le verrou et allume toutes les lumieres, puis je reste la sur mon lit a regarder la porte et a tendre l’oreille pour ecouter les bruits du couloir et de l’escalier par dessus les battements de mon coeur, ne sachant s’il vaut mieux rester ainsi et me persuader que rien de tout ceci n’est vrai, que ce n’est que le fruit de mon imagination a qui j’ai trop lache la bride en m’amusant a me faire peur comme d’habitude, ou s’il vaut mieux dormer pour ne pas voir la chose arriver quand elle viendra me chercher.
Voila.
Pour la petite histoire, les lieux et faits du debut sont directement inspires du lycee ou j'ai ete maitre au pair ces deux dernieres annees.
|
|
Dernière mise à jour par : requyem le 20/09/02 00:46
|
-------------------- penser a ne pas oublier
"Ce n’est pas l’homme qui arrête le temps, c’est le temps qui arrête l’homme." Chateaubriand
"on ne va tout de même pas s'empêcher d'être heureux sous prétexte qu'une relation finit toujours mal (et au mieux, par la mort de l'un des protagonistes)." conanounet
"If common sense were a reliable guide, we wouldn't need science in the first place." A.Gefter, New Scientist
requyem for a domina...
|
|
|
|
Cachée
|
|
Il suffira d'un Cygne...

-= Chaos Legions =-
Inscription le 02-04-02
Messages : 1135
Age : ???
Lieu de résidence :
|
|
|
|
|
Réponse au Sujet 'des nouvelles a moi' a été posté le : 19/09/02 08:45
|
Euh, j'vais peut-etre pas être très élogieuse, mais...
- Les "ou donc" ne sont pas très naturels
- Le style en général est assez bordélique ^__^
- Des erreurs de grammaire, ou de frappe. Il faudrait relire plus ton texte, et ce sera beaucoup mieux.
- Pas de chute dans cette nouvelle ?
- Les phrases genre "ca me soule", hem, sont plus pour le langage oral...
Voila voila !
-------------------- Les racistes, c'est comme les arabes : ça ne devrait pas exister. (Coluche)
Propriétaire et inventrice des concepts suivants : TPMG, CNAQA, JITVB
(Tout Pour Ma Gueule, Ca N'Arrive Qu'aux Autres, Jusqu'Ici Tout Va Bien)
|
|
|
|
Cachée
|
|
moustache

-= Chaos Elite Troops =-
Inscription le 13-09-02
Messages : 2778
Age : 45 ans
Lieu de résidence : Pff, l'hebreu passe pas.
|
|
|
|
|
Réponse au Sujet 'des nouvelles a moi' a été posté le : 19/09/02 09:13
|
Citation :Message de Swan
Euh, j'vais peut-etre pas être très élogieuse, mais...
- Les "ou donc" ne sont pas très naturels
- Le style en général est assez bordélique ^__^
- Des erreurs de grammaire, ou de frappe. Il faudrait relire plus ton texte, et ce sera beaucoup mieux.
- Pas de chute dans cette nouvelle ?
- Les phrases genre "ca me soule", hem, sont plus pour le langage oral...
Voila voila !
|
|
|
pas elogieuse c'est pas grave tant que ca fait avancer les choses (c'est meme mieux dans ce cas).
pour le style je me disais bien qu'il n'etait pas top, mais depuis le temps que j'ecris des nouvelles je n'arrive pas a en changer alors je ne sais pas vraiment quoi faire (j'en profite pour m'excuser de ce style lourd aupres de ceux qui auront bien voulu lire jusqu'qu bout), et pour les erreurs de frappe je ferais plus attention a l'avenir (enfin j'essaierai, en general j'ai du mal a voir mes propres fautes).
sinon pour les deux dernieres remarques, le style plus ou moins oral c'est parce que je voulais retranscrire ce que le personnage pense exactement (en fait ce que je pensais dans cette situation pour ce qui est du debut),
et pour la fin j'aime mieux les fins ouvertes, sans vraiment de chute, ou le lecteur peut imaginer ce qu'il veut (en general mon personnage meurt a la fin, ce type de fin me change un peu -- soit il est devenu fou, soit il va bientot mourir) et pour celle la je pense que ca colle bien car -- du moins c'est ce que je voulais retranscrire, je ne sais pas si c'est reussi -- dans la nouvelle on ne sais jamais si cela arrive vraiment ou si le personnage imagine tout, ce serait dommage de ne pas laisser le doute persister.
je la laisse comme ca quelque temps avent de la corriger pour que d'autres puissent commenter la version originale, qui est plus proche de ce que je fais d'habitude que ne le serais une version retouchee.
-------------------- penser a ne pas oublier
"Ce n’est pas l’homme qui arrête le temps, c’est le temps qui arrête l’homme." Chateaubriand
"on ne va tout de même pas s'empêcher d'être heureux sous prétexte qu'une relation finit toujours mal (et au mieux, par la mort de l'un des protagonistes)." conanounet
"If common sense were a reliable guide, we wouldn't need science in the first place." A.Gefter, New Scientist
requyem for a domina...
|
|
|
|
Cachée
|
|
|
moustache

-= Chaos Elite Troops =-
Inscription le 13-09-02
Messages : 2778
Age : 45 ans
Lieu de résidence : Pff, l'hebreu passe pas.
|
|
|
|
|
Réponse au Sujet 'nouvelles' a été posté le : 20/09/02 07:23
|
Citation :Message de Swan
Moi aussi j'essaie de retranscrire ce que pense le perso exactement ( cf : Récit entier contemporain ), mais je ne mets pas de "ou donc" lol....
|
|
|
ca y est ca c'est corrige
Citation :
Je crois que si on ne met que des bribes de pensées du personnage principal, il fait écourter les phrases un minimum.
Le style sera plus clair et plus direct.
En fait le problème dans le style de ta nouvelle c'est qu'il mélange deux registres de langues : un assez familier ( celui du personnage ) et un soutenu ( car apparemment tu es fan de nouvelles fantastiques dites "traditionnelles" ....
|
|
|
t'as tout compris
Citation :
), il faudra choisir un registre ou un autre la prochaine fois, et tu seras tout de suite fixé.
|
|
|
je pense que en general j'utilise plutot le plus soutenu, la c'etait plus ou moins un essai (pas tres concluant apparement)
(et pis comme ca Swan, tu comprend pourquoi j'ai dis qu'il me faudrai du temps pour pondre un truc correct pour le perso vampire.)
en voila deux autres:
la premiere:
Le Sombre Dedale
Un long couloir interminable. Ou une suite ininterrrompue d’embranchements innombrables. Ou peut etre meme une salle immense et humide. Jen e sais pas. Je marche, et c’est tout ce que j’ai a faire. Je ne vois rien, tout est noir, le bruit de mes pas sur la pierre etouffe, et j’avance comme dans un reve, ne sachant rien de ce qui m’entoure mais ne heurtant jamais une paroi, n’ayant d’autres contacts materiel que celui des dalles de Pierre.
Devant moi une lueur, si faible d’abord que je ne la percoit qu’a peine, puis qui devient plus forte, dont j’approche.
Lorsque je l’atteint, je me rend compte que je viens d’entrer dans un long couloir aux parois de brume opaque au dela desquelles je ne vois rien. Derriere moi le vide, le neant de tenebres inconnues, devant moi l’eternite d’un couloir de brume se deroulant a l’infini dans la penombre.
Je continue a avancer entre ces volutes mouvantes ou j’apercois de temps a autre une forme ovoide apparaitre subitement puis disparaitre rapidement dans un éclair d’obscurite. Je passé ainsi devant plusieurs embranchement mais je continue tout droit, et je commence progressivement a deviner dans les formes qui apparaissent dans la brume des visages aux expressions si intensement malefiques que je parvient a les percevoir malgre la blancheur laiteuse ou ils se meuvents, et tant d’autres aux expressions apeurees, d’une tristesse absolue, mais je regarde tout cela sans vraimant le voir, je continue a advancer dans le couloir interminable aux parois de brume, devant moi, me tendant ses bras inertes, seule la penombre m’accueille et derriere moi je ne sais pas ce qu’il y a maintenant, peut etre plus rien, peut etre vide et neant, peut etre l’obscurite, je ne sais pas et ne me pose pas la question, j’avance lentement et c’est tout.
Encore des metres, des kilometres de couloir, je ne sais pas, toujours tout droit, et puis soudain je rencontre le mur, je penetre dans la brume et j’en ressort aussitot en sautant en arriere, mais je resent a son contact une sensation etrange, quelque chose qui me tire et m’attire, et quand je reprend mon chemin dans le couloir après le virage que je n’avais pas vu je me sens bizarre, comme un peu diminue.
Encore marcher, toujours marcher, l’homme passé devant moi l’air epuise, toujours le couloir somber et juste eclaire par la brume legerement phosphorescente, je regarde parfois les formes qui s’y meuvent, et je ressent de temps en temps une etrange attirance pour cette pale luminescence mais elle passé rapidement et je n’y pense plus, alors je continue mon chemin dans la penombre mouvante.
Et maintenant elle aussi me repousse, elle me pousse vers les murs de brume, je resiste un peu mais je suis toujours fascine par leur luminosite alors je me laisse faire et soudain j’y penetre, aussitot saisi du meme malaise que la premiere fois, il se jette hors de cette brume etrange dans les bras bienveillants de la penombre et, titubant, poursuit son chemin dans le couloir interminable.
Le couloir continue tout droit après ce coude rencontre plus tot, parfois des chemins y naissent et s’en eloignent dans la penombre mais je ne les suis pas, je les vois a peine, je vais tout droit sans devier, quelques fois je compte les dalles humides sous mes pas mais le plus souvent je ne fais rien, je ne pense a rien , je marche.
Tete baissee je le vois avancer, a travers ma tristesse blafarde je le voit des fois tituber mais toujours marcher, marcher, marcher, marcher, toujours je marche, mais vers quoi? L’idee vient de passer, faiblement, dans mon esprit mais rien ne la retient et elle s’en va et il ne me reste plus qu’a avancer, toujours avancer.
Et puis puis soudain la penombre devant moi s’eloigne, la blancheur de la brume se repand en son sein et la chasse, et lorsque je realise ce qui se passé je suis dans la brume, il s’agite, il tremble, mon esprit est tire, torture, je court droit devant lui, comme un fou, desespere et il parvient enfin a echapper a la brume, la brume qui me retient comme des miliers d’autres ames tristes et perdues, la brume blanchatre que la penombre du chemin a enfin repousse, je peux continuer mon chemin sans but et sans plus penser a cette brume ni aux visages de peur, de haine ou de tristesse qui m’y ont froles et il continue a marcher, inlassable et epuise.
Mais pourtant malgre tous mes efforts je ne peut m’empecher d’y penser, de penser a cette blancheur maladive et pourtant eclatante, a cette douceur humide, j’y serais bien, j’y serais heureux et …NON! Je ne veux pas, je revois les visages empreints de tristesse et de douleur tourbillonnant sans fin entre quelques visages haineux et malveillants et je ne veux pas y aller, je ne veux pas y retourner je ne veux plus y penser mais cette brume hideuse est si belle, elle est si attirante, je veux plonger en elle, je veux…ne plus y penser ne plus penser, avancer, avancer, c’est tout, dans l’ombre bienveillante.
Et il avance, le regard vide et fievreux, je le vois passer tandis que je tourbillonne sans but, triste, poursuivis parfois par les etres malveillants qui nous torturent mais pour l’instand ils m’appellent, ils m’attirent, et toujours marchant je detourne les yeux du couloir pour regarder la brume qui toujours plus m’attire, je veux y aller mais je sais que je ne dois pas, je ne sais pas pourquoi, j’y suis deja je n’y suis pas je marche je tourbillonne et soudain je trebuchet et je tombe, il tombe et se jette dans la brume blanche; aussitot je me sens encore tire, arrache hors de moi et quand je me releve, Presque contre son gre, il se sent vide et faible, il va bientot me rejoinder mais il ne faut pas je continue a marcher sans but caar je ne sais meme plus pourquoi je suis la pourquoi je marche, il sait qu’il doit marcher toujours marcher mais c’est tout et donc je marche, ca y est les etres cruels et malveillants m’ont rattrappe ils veulent toujours l’attirer mais il resiste et je dois resister mais ils sont plus forts et je me sens attire je marche je ne pense pas j’avance mais il n’avance plus droit il oscille, ileffleure une premiere fois la brume et je m’en eloigne precipitemment mais je suis attire de l’autre cote il ne peut plus resister et soudain je le vois, je penetre dans la brume et je me sens tire hors de mon corps, je vois mon corps s’affaisser et aussitot les visages mauvais s’agitent, se jettent sur mon corps qu’ils devorent et sur moi et les autres visages captures et prisonniers de la brume blanche et je connais maintenant leur sort hideux, la peur et la tristesse sans fin de l’eternite dans notre prison de brume.
et la deuxieme:
Le Metro
Encore une journee de travail. Elle monte lentement les escaliers, deja lasse avant d’avoir vraiment commence sa journee, relent contre le jeune qui la bouscule en la depassant, elle arrive sur le quai, juste trop tard: le metro vient de fermer ses portes. Plus qu’a attendre le prochain.
D’autres gens arrivent, le metro va encore etre bonde.
Enfin le voila. Il ralentit, puis s’arrete et ouvre ses portes. Les gens se precipitant, elle entre parmi eux, tout le monde s’entasse, ca pousse, et ce conducteur qui laisse les portes ouvertes, toujours plus de monde entre, on dirait qu’il veut que les wagons soient remplis a la limited du possible.
Il se decide a sonner, un home qui arrive en courant tente quand meme de rentrer malgre le monde, et les portes se referment sur lui; il met les mains pour les ecarter mais soudain se met a geindre puis a hurler, les gens pres de lui tentent de reculer en voyant le sang qui commence a couler de son nez, de sa bouche, de plus en plus, et le cri de l’homme se perd dans d’immondes gargouillements. D’ou elle est elle ne voit pas grand chose, mais elle entend les cris et apercois une main de l’homme qui s’agite entre les portes a demi fermees, et se demande ce que c’est que cet energumene qui retarde le metro. Si ca continue elle va etre en retard au boulot.
Et soudain, alors que l’homme ne bouge presque plus et que le filet de sang coulant de sa bouche se fait flot, avec un horrible bruit de craquement humide les portes se referment, elle voit sa main s’affaisser et d’autres cris retentissent, tandis que lentement, retenu par les gens autour qui tentent en vain de s’ecarter, s’affaisse une moitie de corps, l’autre moitie retombant sur le quai sous les yeux horrifies des badaud attroupes pour voir ce quis se passait, puis le train repart rapidement.
Tous ceux qui ont vu le corps restent silencieux, choques, ou discutent entre eux, commentaires a l’humour plus que douteux, tandis que les autres se demandent ce qui a bien pu se passer.
Mais pourquoi n’arrive-t-on pas a la station suivante? Le train n’a pourtant pas l’air de se trainer, mais d’habitude il y a peu entre cette station et la suivante. Cette fois ci elle va vraiment etre ne retard.
Une exclamation bruyante a l’autre bout du wagon – Ah! C’est quoi ce truc, ca colle! – et une autre, et la aussi.Mais qu’est ce qu’ils dissent? Bah! C’est vrai, c’est degoutant!
Un cri, du cote du premier qui a parle. Qu’est ce qui se passé? Et qu’est ce que c’est ce truc par terre qui la fait glisser, on dirait de l’huile ou de la graisse. D’autre cris, ca brule! De plus en plus de cris. Partout dans le wagon les gens se poussent pour monter sr les sieges, sur les strapontins pour echapper a la matiere gluante sur le sol qui brule et ronge la peau, mais il n’y a pas de place pour tout le monde et la plupart sont obliges de rester sur le sol, soudain quelqu’un est pousse, ne peux se retenir a rien et tombe, les gens s’ecartent tant bien que mal, personne en veut avoir a le retenir, et en touchant le sol il se met a crier, il tente de se relever mais le sol colle trop, le sol ne le lache pas et l’etrange substance gluante ronge ses vetement puis ses chairs, entrainant un autre movement de panique dans tout le wagon, des gens proches de la porte communiquant avec l’autre wagon tentent d’y penetrer mais a peine l’ouvrent-ils que d’autres les repoussent pour tenter d’entrer, la panique s’accentue, les gens se poussent, d’autres glissent sur le sol toujours plus mou, d’autres hurlementsretentissent.
Une personne tombee parvient a se relever mais pour retomber aussitot, les gens autour reculent a la vue de ses chairs a vif, liberant l’os lui aussi ronge, par endroit la peau a demi fondu semble couler, elle tente de s’accrocher a quelqu’un sur un siege, qui la repousse, voulant a tout pris garder sa precieuse place, mais soudain une secousse brutale, beaucoup tombent, personne ne reticent personne et tout le mond s’accroche a ses places au dessus du sol, mais une autre secousse et d’autres tombent, le sol est couvert de corps hurlant et se contorsionnant, de chairs fondues, de lambeaux de vetements ronges, certains coprs ne bougent deja plus du tout, estrangement plats, comme entieremnt digeres par la matiere sur le sol, la matiere du sol.
Quelques uns, epouvantes par l’idee de finir ainsi, reussissent a atteindre la porte menant au wagon suivant et veulent ecarter les jointures pour essayer de sauter du train mais rien n’y fait, ca ne s’ecarte pas. Ah si ca y est enfin. Aussitot deux personnes passent leur main et tirent, et soudain le caoutchouc se resserre brusquement, emprisonnant les quatre mains, faisant crier de douleur leurs proprietaires. Une autre douleur derriere la premier, plus forte encore, un etrange liquide suinte de la paroi, coulle sur leur mains jusque sur leurs bras, trainees de souffrances indicibles devorant les chairs et les os tandis qu’ils ne peuvent rien faire que regarder ce qui leur arrive et hurler.
Dans les wagons il semble y avoir un repis, par terre la plupart des corps ne bougent plus, sinon quelques spasmes incontroles, et ceux qui ont reussi a rester sur les sieges s’y tiennent transis et incapables de bouger ou de parler, terrorrises, attendant ce qui va arriver ensuite et n’osant pas esperer que c’est fini, que tout ceci n’est qu’un cauchemar et qu’ils vont bientot arriver a la atation suivante et s’y reveiller.
Semblant entendre cees pensees, quelque chose se met lentement a suinter au plafond, une petite goutte qui se forme, a peine visible, qui grossit, qui commence a couler le long de la legere courbure du plafond, bientot rejointe par d’autres de ces filets de liquide qui ruissellent maintenant le long du plafond, commence a couler le long des murs, puis a goutter du plafond, de petites gouttes qui tombent sur les corps a terre, comme evitant les vivants, semblent se cacher precipitement dans les chairs mortes, puis les gouttes se font plus nombreuses et l’une d’elle, quelque part dans le train, tombe sur une epaule, y creusant aussitot un fin trou ou elle se precipite, rongeant tout sur son passage, entrainant un hurlement rapidement suivit par d’autres partout dans le train, les gens sur les sieges maintenant se bousculent pour echapper a ce liquide qui suinte de partout, du plafond, des urs, certains tombent parmi les corps a terre et sont alors comme agrippes par la substance gluante qui finit de digerer ce qui restait au sol, tous crient, hurlent, ronges par le liquide, se bousculent et cherchent en vain a echapper a la douleur, au train, en vain.
Et le metro poursuit son chemin parmis les voies desaffectees et les sombres tunnels, accompagne d’un concert de hurlement qui semble l’ecrin d’un horrible rire resonant sur les parois, satisfait et repu.
Il attend depuis deux minutes sur le quai, tous les metros semblent passer rapidement sauf le sien, evidemment. Qu’est ce que…”accident grave de voyageur a…”. Ouf, ce n’est pas sa ligne, il y aura donc quand meme des rames.
Ah, le voila. Le metro s’arrete et ouvre ses portes, bizarrement il est Presque vide. Mais avec le monde qu’il y a sur le quai, ca serait etonnant qu’il le reste longtemps. Peuvent pas attendre la prochain metro, ca y est il est deja plein. Et il y a toujours des gens qui arrivent et qui veulent rentrer dedans. Mais pourquoi laisse-t-il les portes ouvertes aussi longtemps.
|
|
Dernière mise à jour par : requyem le 20/09/02 07:28
|
-------------------- penser a ne pas oublier
"Ce n’est pas l’homme qui arrête le temps, c’est le temps qui arrête l’homme." Chateaubriand
"on ne va tout de même pas s'empêcher d'être heureux sous prétexte qu'une relation finit toujours mal (et au mieux, par la mort de l'un des protagonistes)." conanounet
"If common sense were a reliable guide, we wouldn't need science in the first place." A.Gefter, New Scientist
requyem for a domina...
|
|
|
|
Cachée
|
|
moustache

-= Chaos Elite Troops =-
Inscription le 13-09-02
Messages : 2778
Age : 45 ans
Lieu de résidence : Pff, l'hebreu passe pas.
|
|
|
|
|
Réponse au Sujet 'nouvelles' a été posté le : 27/01/03 09:20
|
Un petit truc qui m'est passé par la tête...
**********************************************
Les larmes de la déesse
Sur les rives du lac noir, où se terrent les anciens habitants de cette terre, sous la lune noire et sévère, faible lueur de ténèbres au sein de la pénombre nocturne, sous le ciel parsemé de diamants froids à l'éclat cruel, la déesse se promène, solitaire, ses longs cheveux noirs ondulant derrière elle en une cape traînante gonflant sous la douce caresse du vent gémissant parmi les arches des arbres lointains, de petites perles éclatantes glissant sur ses joues si pâles et s'arrêtant un instant sur son délicat menton avant d'abandonner à regret cet écrin si doux et de s'abandonner au souffle joueur de la nuit, qui les tourmente un peu puis les relâche, les laissant atteindre le sol où elles forment de petites mares dans les traces à peine perceptibles de la déesse, puis se laissent glisser en petits ruisseaux qui vont rejoindre le lac et s'y noyer, petits éclats lumineux au sein des ténèbres où elles se fondent, tout comme la tristesse de la déesse, se fondant dans la facétie cruelle de la nuit, et la déesse marche, elle marche lentement au bord du lac noir sous la lune sévère, le regard pardu, semblant regarder au-delà du tissu épais de la nuit, au-delà des étoiles et de la réalité, semblant regarder l'univers lui-même et lui demander pourquoi, pourquoi les raisons de ma tristesse, et peu à peu le lac s'agrandit, grossit de toutes les larmes de la déesse, et peu à peu il se met à briller, faible espoir au sein du néant tout d'abord, puis pâle lumière et bientôt éblouissant, de ses rayons lumineux et si pâles, le lac de larmes éclaire la nuit, les ombres et le vent, la lune noire au dessus du lac s'y reflète, tache de ténèbres parmi la lumière, reflet étrange de la déesse vêtue de ténèbres et de tristesse, ses pas dans l'eau s'impriment de brefs instants, marque sombre sur la lumière du lac, les petits clapotis ainsi produits s'élevant furtivement dans l'air quasi immobile, puis saisis par le gémissement du vent et ainsi étouffés, disparaissent, et le lac grandit encore, toujours plus lumineux, et la déesse marche toujours, dans l'eau de plus en plus profonde, laissant une brève trainée de ténèbres derrière elle, ses cheveux plongeant maintenant dans l'eau et s'imprégnant de sa luminosité, lourds d’une telle lumière, ils ne laissent plus la nuit jouer avec eux et reposent mollement sur ses épaules et son dos, laissant la lumière les imprégner, la déesse avance dans l’eau, le lac de ses larmes plus brillant que jamais, elle dans le lac de lumière et ses ténèbres font une tache étrange, qui s'enfonce plus profondément, puis peu à peu s’estompe, et finalement disparaît dans la brillance du lac.
|
|
Dernière mise à jour par : nyxl le 15/02/03 22:03
|
-------------------- penser a ne pas oublier
"Ce n’est pas l’homme qui arrête le temps, c’est le temps qui arrête l’homme." Chateaubriand
"on ne va tout de même pas s'empêcher d'être heureux sous prétexte qu'une relation finit toujours mal (et au mieux, par la mort de l'un des protagonistes)." conanounet
"If common sense were a reliable guide, we wouldn't need science in the first place." A.Gefter, New Scientist
requyem for a domina...
|
|
|
|
Cachée
|
|
moustache

-= Chaos Elite Troops =-
Inscription le 13-09-02
Messages : 2778
Age : 45 ans
Lieu de résidence : Pff, l'hebreu passe pas.
|
|
|
|
|
Réponse au Sujet 'nouvelles' a été posté le : 16/05/03 08:47
|
L'ombre sur le trottoir
Je suis passé plusieurs fois devant sans jamais rien remarqué, il a fallu un jeu particulier de lumière pour que je le remarque : une sorte de tâche d’ombre sur le trottoir un peu sur le bord côté mur, qui ne semblait être créé par rien. La première fois que je l’ai remarquée je me suis juste demandé ce que c’était, sans plus, mais lorsque je suis passé à nouveau elle était toujours là alors j’ai essayé d’en savoir plus, par curiosité.
Je suis resté un moment non loin, à la regarder, à essayer de voir d’où elle pouvait bien venir, mais je n’ai pas remarqué grand chose, à part sa forme bizarre faisant un peu penser à une pieuvre, de la même façon qu’un nuage peut faire penser à une tête. C’est seulement après un cetain temps que j’ai remarqué une chose pourtant évidente : tout le monde semblait l’éviter. Le temps que je suis resté à l’observer je n’ai pas vu une personne poser le pied dessus, toutes déviaient leur route, apparemment sans s’en rendre compte.
Et, comme j’en était venu à le penser, ce n’était pas un truc des batiments alentours qui créait cette ombre, puisque alors que le soleil tournait elle ne bougeait pas.
J’ai alors essayé de lancer une petite pierre sur cette tâche pour voir ce qui se passerait. J’ai du lancer la première un peu loin, puisqu’elle a atterrit juste derrière la tâche d’ombre. La suivante est retombée juste devant. Je me suis rapproché et j’en ai envoyé une en roulant, et aussitôt arrivée à un bord elle a semblée être de l’autre côté, comme si elle ne voyait pas la largeur de la tâche d’ombre. D’autres essais avec d’autres pierres ont donnés la même chose.
Comme il commencait à devenir tard j’ai du partir pour ne pas rater mon train, mais je voulais revenir le plus vite possible pour regarder encore cette tâche d’ombre et essayer de découvrir ce qu’elle était. Avant de pouvoir y retourner j’y repensai souvent, me posant des questions et me demandant si je n’avait pas inventé tout cela, et si ce ne serait pas mieux que j’ai effectivement tout imaginé. Mais quand je pu revenir au même endroit je fus presque soulagé, bien qu’en même temps légèrement inquiet, en la voyant à nouveau, toujours au même endroit avec la même forme bizarre.
Ce jour là il s’est passé quelque chose qui m’inquiéta plus encore à propos de l’ombre, et qui me fit penser qu’elle pouvait être bien plus que ce qu’elle paraissait. J’avais relancé quelques pierres, et ces dernières ne semblaient toujours pas voir l’espace couvert par l’ombre. Les passants l’évitaient toujours, en général d’assez loin, lorsque soudain un chat qui passait en courant sembla happé par la tâche d’ombre qui parut un moment floue, comme en mouvemen très rapide, puis le chat disparut. Tout s’est passé tellement vite que je ne peux en être vraiement sûr, mais en tout cas une chose est certaine : le chat à bel et bien disparu. Ce qui en soi est déjà assez inquiétant. Il ne s’est rien passé d’autre ce jour là, mais ça m’a fourni matière à réflexion pour un bout de temps, avant que je ne revienne.
Je suis revenu plusieurs fois mais il ne s’est rien passé de nouveau, toujours les gens qui l’évitaient et les pierres qui ne la voyait pas. Je ne sais pas comment, ça m’a pris comme ça, au début plus ou moins une simple idée en l’air, vite devenue une idée sûre, presque une obsession :je voulais passer sur la tâche d’ombre. Même le fait de penser au chat disparu n’y a rien changé.
Quand je suis retournée la voir elle était toujours là, inchangée, et je l’ai regardée un long moment avant de me décider.En avançant, j’ai vite ressentit une sorte de répulsion inconsciente, comme si l’ombre me donnait envie de dévier ma route pour ne pas lui marcher dessus. J’ai mis du temps à m’en rendre compte, c’est après plusieurs passage à me retrouver de l’autre côté de l’ombre que j’ai pu commencer à me rendre compte de ce qui m’arrivait, puis à essayer de le contrer. Ca faisait une impression bizarre, un peu comme quand on essaie de faire taire une petite voix dans notre tête, qui répète sans cesse la même chose et qu’on ne peut jamais réellement faire taire avant qu’elle ne parte d’elle même.
Je voulais tellement marcher sur cette tache que j’en oubliai les gens autour, dont certains commencaient à me regarder bizarrement. Comme en marchant je n’arrivait pas à ne pas dévier ma route, je m’y suis pris autrement : je me suis approché un peu de la tache, jusqu’à ce que l’espèce de petite voie s’élève en moi et je suis resté là jusqu’à ce que j’arrive à l’ignorer. Puis je me suis avancé un peu plus, et j’ai recommencé. C’était de plus en plus dur, j’avais de plus en plus envie de m’éloigner d’où j’était, mais j’ai résisté et est arivé un moment où d’un coup tout s’est arrêté. Je ne sentais plus la petite voix, plus rien et je me sentais libre d’aller où je voulais.
Alors je me suis avancé vers la tache d’ombre, et petit à petit une autre voix à commencé à apparaître, plus forte, bien plus impérieuse, m’attirant vers l’ombre. Je commençais à me demander si j’avais bien fait d’approcher, puis j’ai tenter de résister à la voix, mais pas assez fort car j’avais toujours au fond de moi la curiosité de voir ce qui se passerait. Alors j’ai continuer à avancer.
Au fur et à mesure que j’approchais j’avais de plus en plus l’impression d’avoir une grande distance à parcourir, et comme j’approchais je vis l’ombre perdre son immobilité, des sortes de tentacules d’ombre se tendirent vers moi, de plus en plus près. Quelques uns ont formé une boucle autour de moi, qui se resserrait comme j’approchai de la tache d’ombre elle-même, et soudain je me suis retrouvé en son centre, je l’ai vue un moment immobile, puis la sensation de tomber et plus rien, du noir.
Et toujours du noir, du vide, je flotte au milieu de rien sans savoir où je suis, comment je vis, pouvant juste m’imaginer ce que je veux mais craignant de le faire, depuis je ne sais combien de temps, si seulement le temps passe où je suis.
-------------------- penser a ne pas oublier
"Ce n’est pas l’homme qui arrête le temps, c’est le temps qui arrête l’homme." Chateaubriand
"on ne va tout de même pas s'empêcher d'être heureux sous prétexte qu'une relation finit toujours mal (et au mieux, par la mort de l'un des protagonistes)." conanounet
"If common sense were a reliable guide, we wouldn't need science in the first place." A.Gefter, New Scientist
requyem for a domina...
|
|
|
|
Cachée
|
|
moustache

-= Chaos Elite Troops =-
Inscription le 13-09-02
Messages : 2778
Age : 45 ans
Lieu de résidence : Pff, l'hebreu passe pas.
|
|
|
|
|
Réponse au Sujet 'nouvelles' a été posté le : 30/12/04 11:47
|
j'ai recemment decouvert une chansson faisant echo a diverses...interrogation...me passant parfois par la tete. ca a fermente et donne ce qui suit, que j'ai ecrit ce matin rapidement en arrivant:
get a gun, shoot at random
Au milieu du boulevard, je me met a courir, les pans de mon manteau volant librement a mes cotes. Je plonge la main dans une de ses grandes poches, et j'en sors le pistolet que j'y tenais au chaud.
Je l'eleve, et j'appuie sur la detente, une premiere fois
blam!
et une autre
blam!
et encore, et encore
Je sens les balles s'envoler, comme un lien s'etirant rapidement, je les sens tourbillonner dans l'air froid.
un premier impact dans un tronc d'arbre, je sens le choc, et un peu de cette vie vegetale s'estomper.
un second choc, une vitre qui explose en miliers de fragements ternes, des miliers de tintements sourds. le lien continue a s'etendre, avec les autres, je continue a tirer, tournant follement sur moi meme.
Un second choc, sourd, humide, je ressent la balle freinee dans son elan, et cette eclaboussure ecarlate, cette vie qui explose et rejaillit en moi.
Un autre choc, mou, une autre eclaboussure. Des cris s'elevent, je continue d'appuyer sur la detente, moitie courant, moitie tournant sur moi meme.
D'autres chocs, des vies qui faiblissent, des vies qui rejaillissent en moi.
Une breve vision, dans une vitrine, une robe blanche, une trainee rouge si brillante. Vision si breve, si belle.
D'autres chocs, un pilier de metal. Perdue, cette balle, ce lien.
Des gens s'eloignent, des corps tombent, des gens s'approchent. Je continue d'appuyer sur la detente, l'arme entrainant mon corps dans son tourbillon sanglant.
Des cris entremeles, des eclats vermillons, si terribles, si beaux.
je m'arrete, je pose l'arme sur mon front et j'appuie une derniere fois sur la detente.
clic!
Oh non! toutes ces vies que j'ai prises, je ne les fuierai pas comme ca. Pas si facilement. Ces vies que j'ai prises, elles resteront en moi, et disposereont de la mienne a leur tour.
Mes doigts s'ecartent, l'arme tombe, doucement, heurte le goudron avec un bref eclat, et je m'ecroule. Au milieu de la foule ivre de douleur et de vengeance.
-------------------- penser a ne pas oublier
"Ce n’est pas l’homme qui arrête le temps, c’est le temps qui arrête l’homme." Chateaubriand
"on ne va tout de même pas s'empêcher d'être heureux sous prétexte qu'une relation finit toujours mal (et au mieux, par la mort de l'un des protagonistes)." conanounet
"If common sense were a reliable guide, we wouldn't need science in the first place." A.Gefter, New Scientist
requyem for a domina...
|
|
|
|
Cachée
|
|
|