Vlad Gratùl

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Réponse au Sujet 'A toi que j'ai aimée' a été posté le : 12/01/03 21:53
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Un nouveau sonnet, et merci à toi Swan.
Veux-tu vivre l'enfer de toute ma noirceur,
Partager jour et nuit l'idée de mes douleurs
Connaître le tréfonds de mes pensées infâmes ?
Tu m'as donné ton coeur, je t'offrirai mon âme.
Tu sauras mes secrets tu verras mes regrets
Fruits blets de l'acuité des regards indiscrets
Que tu me portas sans jamais aucune trêve.
Aimeras-tu encor celui qui tua tes rêves ?
Je porte en moi la Mort et l'Ennui, les fléaux
De notre espèce – honnis soient ses idéaux !
Sauras-tu vivre avec qui se meurt de remords ?
Je veux que tu voies l'autre côté du miroir,
Le visage grimaçant de mon désespoir
Pars, crie, pleure et hais-moi, car je suis déjà mort.
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Vlad Gratùl

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La fin de toute hist a été posté le : 14/01/03 19:27
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En un jour un Immortel mourut. Dans les froides désolations d’un lieu et d’un temps où les notions même de lieu et de temps n’avaient plus de signification concrète, une organisation structurée, cohérente de l’espace retourna à son état premier.
Un observateur des premiers âges de l’Univers n’aurait vu en cette scène qu’un tableau déprimant, un noir absolu que rien ne venait troubler. Plus une étoile ne brillait à cet obscur firmament, plus un mouvement ne venait perturber l’écoulement glacial d’un temps déchu. Equipé des outils les plus performants qui furent jamais conçus et utilisés par les êtres des âges d’or, il n’aurait décelé dans ce cadre insipide aucun mouvement, aucune présence, aucune variation. Seuls signes d’une activité antérieure, se seraient dressés à des distances inimaginables des gouffres de matière dénaturée, des trous noirs, brillant d’une lueur pâle dans des lumières imperceptibles.
Les cadavres des astres eux-mêmes avaient été désagrégés, démantibulés par les attaques d’un temps ravageur. Après des périodes que nul ne peut se représenter, la plupart d’entre eux avaient été absorbés par ces attracteurs invisibles, ces prédateurs impitoyables car inconscients, qui leur faisaient perdre ce qui avait été, aux yeux d’êtres sensibles, leur beauté, leur identité ou leur âme. Parfois cependant surgissait de nulle part une masse informe de silicates ou de métaux, astéroïde éjecté de son système d’origine par un cataclysme démesuré. Plus rarement encore, un astre mort, étoile fantôme et pâle qui avait en des temps immémoriaux permis la vie ou éclairé de lointaines intelligences, errait sans but et sans futur dans des ténèbres, accompagné d’un funèbre cortège de planètes usées.
Cependant dans ce décor désolé subsistaient des êtres désincarnés, fantasmes d’une autre ère, voguant à travers les immensités, dérivant désabusés vers nulle part. Ils étaient les héritiers des formes de vie primitives qui avaient peuplé l’univers à l'aube de la création. Il ne leur restait qu’un terne et lointain souvenir de leur jeunesse flamboyante, de leurs rêves et de leurs aspirations à l’éternité. Leurs passions avaient été réfrénées, apaisées par la promesse qui leur avait été faite d’immortalité lors de leur vie dans des corps réellement matériels. Rarement ils se rencontraient, et alors communiquaient, par des modifications de la structure de l’espace-temps qui les portait.
Et, ce qui avait été considéré en des temps où le temps avait encore un sens comme des millions d’années plus tard, deux d’entre eux se rencontrèrent, sans doute par le fruit d’un hasard qui était lui-même usé. Ils dialoguèrent pendant ce qui aurait paru une éternité. Leur conversation, insipide et lente, leur paraissait dénuée de sens. Ils l’entamèrent difficilement, leurs capacités de communication ayant progressivement régressé au cours de leur isolement mutuel. Ils réapprirent à parler, poussés par la pâle étincelle de curiosité qui les habitait encore, malgré l’ennui, malgré le temps.
Puis après des éons ils commencèrent à se souvenir. De leur âme usée, une nouvelle individualité émergea. Difficilement, lentement, comme les engrenages rouillés d’une machine plusieurs fois millénaire, leurs esprits se mirent en route. L’imitation inamovible de leurs structures matérielles et imparfaites qu’ils avaient réalisée lors de leur accession à l’immortalité se remit à fonctionner autrement qu’à son minimum. Leur échange se faisait un défi à la lente agonie de cet univers qui avait été flamboyant, riche, mouvant.
Peu à peu la conversation dépassa le stade qu’on aurait autrefois appelé les politesses, destiné en cette époque perdue aux confins du temps à initier le retour à la conscience des êtres qui s’étaient nommé les Immortels dans l’enfance de leur éternité.
De leurs paroles, lentes et vagues, naissait une sensation impalpable de mélancolie. Leur tristesse prenait forme, étrangement, se propageant à la rare matière des alentours comme une onde douce et langoureuse. Ils rêvèrent à leur passé, à leur grandeur et leur déclin. Ils avaient échappé à la mort physique pour subir la déchéance de leur esprit.
Puis, brusquement, la pâle symphonie céleste de leurs paroles se fit plus dure, leurs rêveries plus acérées, et à la nostalgie qui avait émaillé leur conversation se rajouta la pensée sinistre du spectre renaissant de la Mort. Oublié dans les tréfonds de leur esprit embrumé, le trépas de leur semblable se fit envoûtant, omniprésent, promesse d’exotisme dans la noirceur d’un futur insensé.
Leur fin viendrait, maintenant ils le savaient. Comme un phare dans l'océan mouvant de l'espace cette perspective se faisait leur guide, leur repère, et autour d'elle ils se reconstruisaient une existence. De nouveau, pour la première fois depuis la prime enfance de l'Univers, et pour la dernière fois avant sa disparition dans les méandres du temps, ils se mirent à sentir, à aspirer au meilleur, ils éprouvèrent la tristesse de leur séparation future et définitive.
Lentement, comme résignés, ils s'étreignirent des liens immatériels qui les unissaient, ils vécurent dans leur proximité le bonheur intemporel de la connaissance de l'autre, les souvenirs leurs revinrent de cet âge avant les âges où ils vivaient simplement, inconscients de cette chance qui serait leur châtiment : l'immortalité. Ils virent dans leur mémoire enfin réveillée les silhouettes graciles et maladroites de leurs corps, les couleurs à jamais disparues, les sensations qu'ils avaient connues sur leurs mondes d'origine, les images d'êtres qu'ils avaient aimés. Les visions se mélêrent, s'entrechoquèrent en un kaléidoscope confus, leurs passés si distincts fusionnèrent en la même fresque noire sur noire d'Ennui et de déchéance. Inconsciemment ils étaient revenus à leur présent, ce monstre infâme qui depuis des éons berçait leurs âmes vides de sa langueur insipide.
Ils n'avaient plus d'yeux pour pleurer, plus de bouches pour crier, ils n'étaient plus que des fantômes errants. Leur désespoir, ils ne pouvaient l'exprimer. Comme un hurlement, un battement sourd et incessant, l'idée les envahit de laisser à des observateurs inexistants une trace de leurs sombres souffrances, un témoignage dérisoire de la passion éphémère qui dans leurs derniers instants les habita, pâle reflet déformé par les âges de leur vigueur passée. L'idée se fit désir, le désir se fit obsession et l'obsession se fit folie.
Dans des embardées furieuses, les deux êtres maintenant déchaînés dans le seul but de leur fin s'étendirent, se distendirent, s'entrechoquèrent, infligeant à la trame de l'Univers des griffures ravageuses. La rare matière qui subsistait en ces lieux et ses alentours se mit en mouvement, attirée par la danse frénétique des Immortels, s'engouffrait sans retour vers un point invisible. Inlassablement, au long des années, des millénaires et des âges, ils effectuèrent leur ballet macabre, et la matière se densifia, et pour la première fois depuis l'aube des temps l'espace se réchauffa. Durant les éons ils continuèrent, et le gaz ténu, évanescent même à l'échelle de ceux qui ne connaissaient de limites, dans lequel avait baigné jusqu'alors le cadavre oublié de la création redevint presque palpable, des grumeaux de silicates s'agglutinèrent, se firent astéroïdes et protoplanètes, leurs orbites chaotiques rythmées par les enroulements voluptueux de ceux qui cherchaient ce qu'à tout prix ils voulurent naguère éviter. Le gaz tombait sans fin vers un centre immatériel, s'échauffa et devint protoétoile. La nébuleuse incongrue s'effondrait, de plus en plus vite, des courants de matière la réchauffaient, et en son centre les élements fusionnèrent.
Attirés par cette chaleur comme le papillon par la flamme de la bougie les Immortels s'y jetèrent éperdument, oublieux de leur éternité passée à maudire leur orgueil désormais révolu, ne voulant qu'accéder enfin au repos qu'à jamais ils s'étaient refusé. Dans un déchaînement de radiations, d'une dernière étreinte, ils disparurent au sein de la matière qu'ils avaient jadis abandonnée.
Au firmament d'un noir d'encre que rien ne semblait devoir perturber, dans un Univers où la pensée n'aurait dû subsister, brillait désormais une étoile solitaire, ultime preuve d'amour de la part de ceux qui avaient partagé l'éternité.
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Dernière mise à jour par : Ze_Dark_Angel le 24/03/03 21:28
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Comme dans un miroir a été posté le : 20/01/03 18:24
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Une autre nouvelle, écrite aujourd'hui sur un coup de tête.
Dans un parking sombre comme on en voit tant dans les mauvais romans policiers, propice aux viols et aux agressions de tout genre, à une heure avancée de la nuit, un jeune homme se promenait, cherchant sa voiture. Par endroits la lumière était blafarde, le reste de la place n'était pas éclairé, et le passage de l'étudiant générait une danse complexe des ombres, qui se glissaient et se tordaient entre les voitures, parfois scintillaient comme un néon avait une défaillance momentanée.
Il ne se sentait pas rassuré. Il était encore resté trop tard au laboratoire et n'assisterait pas aux cours le lendemain. D'un geste rapide du poignet il consulta l'écran de sa montre : trois heures et demie. Le parking lui semblait gigantesque, enfoui comme il était dans les ténèbres. Au loin, la rangée où était garée sa voiture apparut. La panique qui avait commencé à poindre en lui se calma, et alors qu'il tournait il esquissa un petit sourire. Qui aussitôt disparut.
Derrière le pilier de l'angle, une silhouette s'était profilée. Vêtue de noir de la tête, dont seuls les yeux apparaissaient derrière une cagoule, aux pieds. Elle ne s'était pas contentée de faire acte de présence, puisqu'une main ferme lui avait agrippé le poignet. Son coeur battant à tout rompre, il tenta vainement de murmurer quelque chose.
Un instant il pensa à une plaisanterie d'un de ses amis, thèse qu'il éloigna immédiatement après que son bras eut été tordu dans son dos. Son agresseur devait être habitué à ce genre de pratiques. Il cria faiblement, et s'évanouit.
Il reprit conscience sur le siège de sa voiture, garée sur une petite clairière à laquelle menait un chemin forestier, et s'aperçut en tentant de bouger qu'il était solidement attaché. Seule sa tête était à peu près libre, et c'est en la tournant qu'il vit l'homme, toujours cagoulé. Une main gantée de cuir noir prit une pochette posée sur le siège passager, et la lui montra. Puis la même main se referma et lui asséna un coup violent sur l'arcade sourcilière. Il trouva la force de murmurer :
- Pourquoi ?
- Tais-toi, et souffre, connard, répondit son agresseur. Tu as assez fait le mal, maintenant le temps est venu de payer.
- Mais je n'ai rien fait de mal ! Répondit-il difficilement, sa gorge asséchée.
L'homme lui répondit violemment, en hurlant :
- Tu as tué ! Tu as étripé des femmes, tu les as laissées agoniser dans leurs entrailles ! Tu es une bête, pire même, car tu trouves du plaisir dans leur mort !.
Tandis qu'il prononçait ces derniers mots sa voix changea, se faisant plus douce, calme, presque sifflante. Il défit les liens qui retenaient l'étudiant prisonnier, et l'amena sans ménagement aucun contre un arbre. Alors il ouvrit la pochette, et en sortit des photos. Avec des gestes calmes, presque chirurgicaux, il les amena devant ses yeux. Toutes présentaient les corps horriblement mutilés de femmes, parfois démembrées, toujours éviscérées. Un détail était choquant : certaines d'entre elles semblaient ne pas devoir montrer des cadavres, mais des victimes en train de crier leur douleur.
Adossé contre l'arbre, le jeune homme s'effondra en sanglots, tandis qu'il voyait ces corps qu'il n'avait jamais connus.
- C'est horrible ! Je n'ai pas fait ça ! Je n'ai pas pu le faire !
- Ah non ? Et ces photos, ces vidéos que tu laisses ? Tu y prenais plaisir... tu aimais les voir mourir... Tu aimes ça, enfoiré ! Cria-t-il en le frappant.
- Non... ce n'est pas moi !
- Mais si, c'est toi. Ce que tu ne savais pas, c'est qu'à chacun de tes crimes j'étais là... toujours dans ton ombre, à t'observer, à attendre le moment où la société aurait sa revanche.
- Mais vous êtes malade ! Jamais je n'ai tué qui que ce soit !
- C'est toi qui es malade ! Et tu vas crever !
Il sortit un couteau de sa poche, en fit jouer la lame sur le cou et le corps du jeune homme.
- Toute ma vie j'ai attendu ça. Ma revanche. Qu'enfin tu meures, que tu expies tes pêchés. Comme autrefois j'ai pu expier les miens. Et, ironie du sort, c'est par ma main que tu paieras. Moi qui ai tant souffert par ta faute.
- Ce n'est pas moi ! Hurla-t-il, horrifié, hypnotisé par les reflets glacés sur la lame.
- Oh si c'est toi... tu as tué, tu y as trouvé les plus grands des plaisirs. Pendant des années. Les femmes, surtout. Tu les aimais ! Oui, que tu les aimais ! Mais tu les préférais mortes, tu voulais les posséder. Jusqu'à la moindre étincelle de leur vie. Et moi, je t'avais vu. Je n'ai eu de cesse que je ne t'aie anéanti. Et puis un jour, j'ai eu l'occasion de les venger. Et de les sauver. D'annuler le mal que tu as fait, de me faire pardonner mon attente passive.
Ses yeux brillaient d'une dure lueur de regret. Il continua son monologue, presque théatral devant son futur crime.
- Oui, de l'annuler. Parce que toute ma vie j'ai travaillé pour ce à quoi nul ne croyait plus. J'ai poursuivi les recherches de quelques brillants illuminés, des futurs génies. J'ai découvert le secret du voyage dans le temps, et je suis revenu tuer la cause de mes douleurs.
- Mais... allez-vous me tuer pour des crimes que je n'ai pas commis ? Réfléchissez ! rétorqua-t-il, avec cette fois un regard plus réfléchi, calculateur. Il jouait sa vie en ce moment.
- Oui... tu portes en toi les germes de la mort, de la destruction. Tu dois mourir, mais ne pleure pas, car ta mort sera douce, contrairement à celle que tu as infligée à ces femmes.
L'homme vêtu de noir leva alors le couteau sur sa future victime, qui, ayant retrouvé sa lucidité, esquiva le coup et riposta avec une pierre qu'il avait ramassée sous son dos.
- Ah tu voulais me tuer ? Malade ! Je n'ai jamais tué personne !
Et il frappa encore une fois. Son agresseur était désormais assommé. Il frappa, encore et encore, tandis qu'une douce euphorie le submergeait. Par ces coups il se libérait de la tension qu'il avait accumulée, choqué, il ne voulait plus penser, juste revenir au calme. Il sentit l'odeur du sang, et elle réveilla en lui des instincts de meurtre, et il porta de nouveaux coups au corps inanimé. Il s'empara du couteau, dessina de longues entailles sur le torse et les épaules de celui qui avait voulu le tuer. Il s'acharna, et tandis que la folie l'envahissait, il reconnut sur le cadavre horriblement mutilé dont il avait arraché la cagoule, derrière le masque de sang qui le recouvrait, un rictus horriblement déformé, un visage étrangement familier, comme dans un miroir.
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Dernière mise à jour par : Ze_Dark_Angel le 26/01/03 19:00
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Réponse au Sujet 'Comme dans un miroir' a été posté le : 22/01/03 17:08
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Hé bien!
Plus ça va, plus c'est mieux (ça ne se dit pas, mais bon, ça fait bien pour la construction de la phrase)
Sincèrement, j'ai aimé chacune de tes nouvelles, mais cette dernière est la meilleure. C'est mon genre préféré, le fantastique contemporain, tout bascule sans prévenir dans l'aberration. Ensuite, on tombe dans le paradoxe du voyage temporel, tant traité, mais là encore d'une manière toute personnelle, puis les paradoxes s'enchaînent... et comme d'habitude, un beau final... Que demande le peuple? (pas la peine de me répondre : "du pain et des jeux", c'était une image)
Avis à toutes et à tous, lisez ça, c'est... pas mal.
-------------------- Et toujours, des bandes dessinées...
Nicole et les tueurs à gages, ça, c'est la nouveauté... qui avance, qui avance...
Le post en dessous de celui-ci est super!
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Réponse au Sujet 'Comme dans un miroir' a été posté le : 23/01/03 10:48
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Citation :Message de trome
Avis à toutes et à tous, lisez ça, c'est... pas mal.
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c'est fait, c'est fait.
j'adore les deux dernières, particulièrement l'avant dernière, je la trouve superbe, et j'aime bien le style; un merci s'impose effectivement.
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"Ce n’est pas l’homme qui arrête le temps, c’est le temps qui arrête l’homme." Chateaubriand
"on ne va tout de même pas s'empêcher d'être heureux sous prétexte qu'une relation finit toujours mal (et au mieux, par la mort de l'un des protagonistes)." conanounet
"If common sense were a reliable guide, we wouldn't need science in the first place." A.Gefter, New Scientist
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Réponse au Sujet 'Comme dans un miroir' a été posté le : 25/01/03 19:54
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Je vais jouer les ch...
ZDA, s'il te plaît, pourrais-tu fragmenter tes récits ? Je me suis fait mal aux yeux à les lire à la volée. C'est bien découpé, mais bon, on doit tout lire d'une traite si on ne veut pas louper un morceau...
Sinon, j'adore. Je trouve certaines phrases un peu longuettes, mais le style est ferme, et les histoires sont prenantes !
Bref, continue...
-------------------- Considérez-moi comme un rejeton du chat de Schrödinger. Ou alors un lointain cousin du démon de Maxwell...
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"Coupez Bruxelles dans le sens nord-sud, donnez la partie ouest au Royaume-Uni et la partie est aux Allemands. Ainsi, vous mettrez tout le monde sur un pied d'égalité, car toutes les parties râlerons avec la même intensité."
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Réponse au Sujet 'Comme dans un miroir' a été posté le : 12/05/03 17:05
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J'aime beaucoup, beaucoup, raton!
En particulier ce dernier poeme et celui qui s'appelle (je crois) A toi que j'ai aimee.
C'est vraiment impressionnant. Beaucoup de talent. C'est magnifique.
J'aime aussi beaucoup la deniere nouvelle (comme dans un miroir?).
L'idee a deja ete exploitee, ce me semble, je serais bien incapable de te dire le titre de l'oeuvre ou son auteur, mais je crois bien que c'est le cas.
Je me doute bien que tu ne t'en es pas inspiree! Ce n'est pas ce que je veux dire. C'est que justement le theme est interessant...
Felicitations!
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Réponse au Sujet 'Comme dans un miroir' a été posté le : 13/05/03 11:26
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Pour mon anniversaire je vous offre le fruit des élucubrations de mon esprit quelque peu dérangé, un art poétique sorti des limbes de mon inspiration. C'est assez différent de ce que j'ai écrit jusqu'alors, et c'est à la limite de l'exercice de style et du poème viscéral (je l'ai écrit en quelques minutes, même si mûri pendant longtemps).
L'antisonnet
L'antisonnet, cri muet d'amour dérangé,
Survivant de ma sauvagerie animale,
Surviendra comme un éclair de vie anormal,
Lent, iconoclaste, exotique et étranger,
Magique tel les mots qu'un grimoire ensorcelle;
Ma génération saura suivre son appel.
Souvent mal-aimé, rébellion de mon être,
Manne inimaginée d'inspiration frustrée,
Souverain malgré lui en les terres des lettres,
Manifeste avant tout, on ne peut le claustrer.
Illégitime et ravageur poème libre,
Exécrant l'exégèse et qui s'y adonnait
Il existe en lui-même, tel le coeur qui vibre;
Exercice incongru, tel est l'antisonnet.
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Réponse au Sujet 'Comme dans un miroir' a été posté le : 13/05/03 11:55
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J'ai terminé cela et aime beaucoup ce foisonnement un peu éclectique. Les nouvelles me font penser aux contes fantastiques de Marcel Aymé ou Dino Buzzati ; les sonnets sont riches de trouvailles formelles et de sens. C'est vraiment bien, continue.
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Réponse au Sujet 'Comme dans un miroir' a été posté le : 23/10/03 20:29
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Et bien, voilà du propre, jeune homme. Persister dans la voie poétique.
Moi qui pensait que la baccalauréat vous mettrait du plomb de la cervelle, vous me détrompez et me peinez. Ne voulez-vous donc toute votre vie qu'écrire quelques vers en vivant aux crochets de la société, plutôt que d'avoir un travail sérieux ?
Vraiment, c'est aller bien trop loin dans la provocation !
A part cela, c'est de la belle ouvrage, comme d'habitude.
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Réponse au Sujet 'Comme dans un miroir' a été posté le : 15/11/04 21:29
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Pareil que le sonnet d'avant.
Viens, ô ma tendre amie, viens et écoute
Ma complainte aux accents d'idylle surannée.
Ouvre ton âme à ma tristesse, ma déroute,
A ma langueur oublieuse au poids des années.
Je te dirai mes songes mes pensers naïfs,
La menace latente de la nuit profonde
Où se perd où s'échoue ce si sinistre esquif
Mon esprit prisonnier de la fureur de l'onde;
Tu sauras mon angoisse ma peur délicieuse
Ma rêverie cachée macabre et délictueuse
Et ce hideux tourment qui assaille mon coeur,
Tu seras mon espoir aux fragrances d'hier
L'impératrice aimée de mes nuits, ma lumière
Ma divine égérie, mon enfant et ma soeur.
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