| Rah mais c'est trop de la merde! |
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| On a vu mieux, mais on a vu pire aussi |
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| Le fond est bien mais la forme est a chier |
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| La forme est bien mais le fond est a chier |
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| Quelque petits problemes sinon c'est tiptop |
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| Toi tu vas avoir un prix pour ce chefd'oeuvre |
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Bourrin de première

-= Chaos Servants =-
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Qu'en pensez vous? 2 a été posté le : 02/09/02 22:01
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Suite a votre absence de critiques la derniere fois, mon pote s'est dit que ce qu'il avait ecrit n'etait pas si mal, donc il recidive et vous redemande votre avis
Comme je me suis dit que votre absence de reponse pouvait etre de la flemme, ce coup-ci je mets un vote
Courir de Calbo57
Courir. Toujours courir. Cette vision ne partira donc jamais ? Ce cauchemar revient chaque nuit. Ce visage reste gravé dans mes songes les plus profonds. Impossible de rêver d’autre chose.
Toujours courir. Chaque nuit cette ombre me poursuit. Ce visage...
Courir, je ne dois que courir. Ces traîts pourtant si fins. Mais si dangereux.
Courir. Pas d’yeux, juste des orbites. Non, plutôt des paupières collées à la peau. Pas collées, cousues.
Toujours courir. La bouche semble cousue elle aussi, des fils transpercent chaque lèvre. Chaque tempe couverte de deux trous chacune. De longues cicatrices le long des jugulaires. Pas de cheveux, une partie du crâne semble amputée.
Ce long couloir n’en finit jamais. Quand arriverais-je à la fin de ce rêve aujourd’hui ? Ses pas résonnent comme d’habitude. Il ne court pas. Elle ne court pas. Je ne connais pas son sexe. Pendant que je me fatigue, cette chose me suit en marchant. Impossible de la semer.
Ce couloir est sans fin. Les murs sont d’un orange vif. Un rouge peut-être. Oui, un rouge sang. Du sang coule le long des murs.
Toujours courir. Pas de nez sur ce visage d’enfer. Des trous de narine, mais pas de nez. J’ai pourtant l’impression qu’elle me sent. Chaque nuit, elle reconnaît mon odeur au moment où je pénètre dans cette maison.
Ne pas s’arrêter. Jamais de porte. Ce couloir n’en finit pas. Des kilomètres de sang coulant sur les murs. Le sol est rugueux. Il freine ma course.
Toujours courir. Parfois, le plafond semble vouloir céder sous le poid du toît. Des fissurs laissent entrevoir le ciel. Noir, le ciel est noir. Je ne sais si la nuit ou l’orage provoquent cette impression tant ma course dans ce couloir est longue.
Ce visage. Je me retourne pour savoir si je gagne du terrain. La distance reste toujours égale. Rien ne l’arrêtera. Aucune expression ne transparait à travers lui.
Toujours ces murs, ce sang, ce sol, ce plafond. Ce visage.
Le plafond cède. Je le sens. Chaque nuit je le sens un peu plus. Il s’éffondrera un jour.
Courir, toujours courir. Je ne dois m’arrêter. Je transpire. Mon visage sue à grosses gouttes.
Ce couloir sans fin. Mes lunettes s’effondrent de mon nez. Je ne peux les retrouver. Ma vue est trop basse.
Courir. La forme du couloir. Je continue de la distinguer. Je peux continuer ma course sans fin.
Ce visage. Ses pas continuent leurs bruits incessant et résonnant dans ce couloir. Ce résonnement est perturbé. La créature a ramassé mes lunettes. Elles les compresse maintenant dans ses fortes mains.
Courir. Je n’avais encore pas perdu mes lunettes, les nuits précédentes. Je n’abandonnerai pas.
Toujours courir. La course est longue. Les kilomètres ne sont pas mesurables. Je ne m’arrêterai pas.
Ce sang. Tout ce sang le long des murs. Je le distingue par rapport à la couleur noire d’origine des murs. Il est maintenant à une cinquantaine de centimètres du mur. Il s’écoule sans fin.
Toujours courir. Je ne m’essoufle pas. Il ne faut pas. Je dois garder mon souffle pour continuer mon chemin jusqu’au réveil.
Ces pas. Ils résonnent toujours. Ils amplissent mes oreilles de leur bruit diabolique.
Ce visage. Toujours aucune expression. Pas de fatigue. Sa marche sans fin ne semble pas l’épuiser. L’être étrange est pieds nus. Ses jambes sont musclées et fortes. Il ne porte qu’un caleçon. L’apparence de son corps laisse transparaître des muscles mais aussi des blessures. Ses côtes sont diformes. Cette créature ne peut pas vivre.
Toujours courir. Le sang atteint le sol. Je dois continuer sur ma lancée. Je dois vaincre ce cauchemar une fois de plus.
Ce rouge. L’atteinte du sol ne le freinait pas. Il continuait sa progression d’un rythme croissant.
Courir. Cette créature ne m’atteindrait pas tant que je courrais. Mes jambes devaient continuer à poursuivre leur mouvement.
Courir. Toujours courir. Ne pas s’arrêter. Continuer.
Ce sang.
Courir.
Toujours courir. Mes pieds glissèrent. Mes jambes les suivirent. Mon corps s’écroula. Le bruit du craquement des os sur le sol résonna plus encore que le bruit des pas qui avait poursuivi toute ma course durant ces temps.
Ce sang. Tout ce sang. C’était ce qui m’avait fait glisser. Mon corps était couvert de tout ce rouge vif, couleur enfer.
Courir. Toujours courir. Je ne devais penser qu’à courir. Mes jambes refusaient de m’obéir. Je ne pouvais plus me relever. Il fallait donc que je rampe pour tenter d’échapper à la chose.
Les pas. Cette fois, ils se rapprochaient. Je ne rampais pas assez vite pour échapper à cette créature du diable.
Ces pas. Je laissai alors mes dernières chances de survies. Je décidai donc d’affronter le danger en face.
Ce visage. Toujours ce manque d’expression. Je voyais maintenant une forme se déssiner derrière le dos de la créature. Des ailes d’une taille impréssionante.
Aucune expression. Mon heure était venue.
Ce visage. Ses ailes se déployèrent alors. Il écarta ses bras.
Une lumière. Une étincellante, une éblouissante lumière envahit alors le couloir.
Je m’évanouis alors.
Pour ne jamais me réveiller.
PS: Toute faute d'orthographe dans ce texte ne peut m'etre imputée, ayant fait un copy/paste
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Dernière mise à jour par : Delirium le 03/09/02 00:58
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-------------------- Qui custodiet ipsos custodes ?
Date d'inscription : 18 07 2002, 08:28
Me fais vieux dis donc ! 
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Cachée
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