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Allyamaeth

Grand Chouchou Dispensateur de Turpitudes Infernal



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Membre Chaos Elite Troops   Diverses Nouvelles de All a été posté le : 26/08/02 22:58
Bon ben voila je poste une nouvelle très courte, juste comme ça, parce que j'en avais envie. Vous pouvez donner vos avis, c'est même grandement conseillé ! La chute part un peu en jus de boudin pour peu qu'on appréhende pas le monde comme je l'appréhende.

« Attention, virus hautement Cosmogène »
Cet intitulé, au demeurant stupide, était collé sur une petite trousse métallique calfeutrée dans une grosse mallette en acier qui gisait maintenant, ouverte à tout vent, devant moi. Je n’avais jamais entendu parler d’un tel virus. De toute façon, un seul m’intéressait : mon virus, celui du sida. Le mot « hautement » me faisait bien rire. Quel virus pouvait bien être plus « hautement » quoique ce soit, que celui dont j’étais infecté.
Bon… Pour être honnête, je ne rigolais pas tellement. J’étais couvert de sang et je me débattais dans les débris du Paris Londres à l’entrée du tunnel, au milieu des cris, des flammes et des explosions. Mais autant le dire tout de suite, avec mon infection virale, j’étais devenu quelqu’un de terriblement « court termeux » (vivant à court terme quoi). Je vivais le moment présent, quelles que soient les circonstances.

Pour l’heure j’avais entre les mains un virus totalement inconnu et un avertissement qui m’excitait plus qu’il ne m’effrayait. Ma tri thérapie et le virus lui-même me transformaient peu à peu en cadavre ambulant si bien que je n’avais plus ni remord ni réflexion sur ce qui m’entourait ou sur ce que je faisais.
Néanmoins, n’ayant pas perdu certain de mes réflexes, j’analysai machinalement le mot « cosmogène ». Déjà, à ma connaissance, il n’existait pas dans le dictionnaire. Je le coupais donc en deux : cosmo provenant de « kosmos » en grec qui voulait dire « bon ordre » ou « ordre de l’univers ». En résumé « cosmo » désignait l’univers. « Gène » avait plusieurs significations : une unité chromosomique (venant du grec « gène ») ; la torture (venant de l’arabe « géhenne ») ou bien la naissance ou l’origine (venant du grec « genos »).
Les deux premières possibilités me parurent inappropriées, à moins que l’on définisse l’univers comme étant une unité chromosomique. Ce qui était hautement intéressant d’un point de vue philosophique, mais qui ne m’intéressait pas. Il me restait quelques mois à vivre et j’étais plus porté sur la nouveauté matérielle que sur la réflexion philosophique. Ainsi je traduisis le terme « cosmogène » par « générateur d’univers ».
Je l’accorde à qui veut bien se faire accorder quelque chose par ma personne : j’ai une imagination débordante, envahissante et frôlant le ridicule, mais j’allais bientôt mourir alors je m’auto pardonnais mes extravagances.

Si des gens n’étaient pas en train de mourir autour de moi j’aurais trouvé la blague très bonne, surtout à mon égard. J’étais infecté d’un virus destructeur, réducteur et je me retrouvais être l’heureux possesseur d’un virus de création ultime.
Je m’installais tranquillement loin du bruit et de la fureur pour préparer la seringue. Et oui, tout le matériel était prêt pour une quelconque utilisation et je n’avais pas à réfléchir longtemps sur ce que je devais faire. Mon voyage à Londres était foutu, les forces de l’ordre m’auraient interrogé, m’auraient intimé l’ordre de rester sur le territoire français pour enquête pendant des mois… Bref, j’allais vivre les derniers mois de ma vie au rythme des questions de la police ou des médias, ce qui ne m’intéressaient pas du tout.

L’effet a été immédiat.
J’ai littéralement implosé, engloutissant avec moi toute la matière qui se trouvait à proximité. Cela inclus bien évidemment les wagons qui m’entouraient, le train en entier, le tunnel… Bref… La réaction en chaîne qui suivie l’injection du virus s’est soldée par la contraction quasi-instantanée de tout ce qui se trouvait dans le rayon d’action des cellules de mon corps en implosion.
Je ne crois pas avoir compris grand chose au processus – le résultat m’important plus que le procédé – mais je crois savoir que le virus a agi comme un libérateur vis à vis de la cohérence de toutes particules. Mon corps s’est ainsi affolé avant de s’emballer dans un tourbillon d’énergie.

Maintenant je ne suis plus qu’une masse de quelques milliardièmes de millimètres cube, pesant des milliards de milliards de tonnes. J’ai englouti tout le système solaire et je continu d’ingérer le moindre atome qui s’approche trop près de moi. L’univers étant constitué de 90% de matière invisible je comprends maintenant beaucoup de choses.

Il m’a fallut atteindre l’infiniment petit pour appréhender l’infiniment grand…


Dernière mise à jour par : Allyamaeth le 26/05/04 18:10

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   Réponse au Sujet 'Virus Cosmogène' a été posté le : 27/08/02 00:45
*choisit avec soin les compliments à faire pour ne pas paraitre trop lèche botte*

Hum...très...intéressant, n'est-il pas?

Bon, plus sérieusement, c'est pas mal du tout ça! Et la brièveté du texte ne le dessert pourtant pas, ce qui est plutôt un signe de réussite qui mérite d'être signalé. Si tu en as d'autres comme ça, des textes relativement courts et aussi percutants, n'hésite surtout pas à les poster ici!



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Allyamaeth

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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Virus Cosmogène' a été posté le : 28/08/02 09:21
Merci pour toutes ces appréciations :)

Zaz c'est dommage parce que je l'avais scénarisé.... ARF nan je déconne !!!

Bon alors voila une autre nouvelle, que certain ont déjà lu je pense, il s'agit de "Multiplication" et elle est un peu plus longue (mais pas trop).


Le peu de temps qu'il semble me rester à vivre m'interdit tout épanchement sur les réflexions que mon état physique a suscité en moi. Je peux déjà sentir le chaos prendre forme dans l'ordonnancement moléculaire de ma bouche. C'est du bout des lèvres que je vais tenter d'enregistrer la courte histoire qui est à l'origine de mon état.
Tout a commencé il y a deux semaines à cet endroit, dans mon fauteuil couleur crème. Mon chien, Balthazar, n'avait de cesse de redéposer sa balle de tennis à mes pieds chaque fois que je la lui relançais. C'était un rituel quand je rentrais du travail. Tout d'abord je ne le voyais pas en entrant puis, quand je venais à retirer mes chaussures il bondissait d'un coin sombre et essayait de me les prendre des mains. La lutte durait quelques secondes et se finissait irrémédiablement par sa fuite derrière le canapé. Je me saisissais alors du journal du jour et m'accordais une petite demi-heure pour le feuilleter dans mon fauteuil. Immanquablement Balthazar réapparaissait avec sa balle et le jeu commençait.
Ce jours là je décidai de modifier légèrement mon comportement. Je le laissai mariner dans son attente et l'entendis couiner pour demander ma participation active. Au bout d'une minute d'immobilisme je me levai brusquement et sauta devant lui en agitant mon journal et en lançant un "BOUH!" rauque.
L'effet de surprise fut total... Un peu trop même.
Balthazar regardai fixement derrière moi, tremblant un peu plus à chaque seconde. Je me décidai à avancer ma main pour le caresser mais il couina et disparut dans la cuisine. Ce chien m'avait toujours étonné mais je ne le savais pas aussi couard.
Haussant les épaules je me retournai... Pour me retrouver face à moi !

C'est dans ces moments là qu'on ne sait plus du tout comment réagir.
Je restais bouche bée, immobile, pendant un temps infini avant que mon double ne s'évapore. Je passais le reste de la soirée prostré sur le canapé à regarder Balthazar, roulé en boule dans l'encadrement de la porte de la cuisine. La nuit m'emporta dans un sommeil cauchemardesque dont je m'éveillais le lendemain, avec un retard considérable sur mon réveil.
Dans la journée ma peur s'estompa et la vision de mon hallucination se fraya un chemin dans l'oubli. Je pense que c'était involontaire, mais le caractère exceptionnel de ce qui m'était arrivé ne pouvait l'empêcher.

Le soir même cette étrange aventure me sauta au visage dans le parking d'un centre commercial. Alors que j'avais fait tomber mes clefs de voitures sur le sol et que je m'abaissais brusquement pour les ramasser, j'entendis un choc sourd qui me fit tressaillir. Tournant la tête sur la droite, en direction du bruit, je vis une forme abominablement familière à moitié affalée sur le coffre arrière.
La forme essaya de se mettre sur ses jambes, se saisit la tête à deux mains et s'écroula à mes pieds. C'était un autre moi, pathétique, qui essayait lamentablement de se relever.
J'étais pétrifié. Le monde imparfait, mais tellement douillet, que je connaissais était en train de s'écrouler, devant moi, devant mes chaussures. Dans un dernier soubresaut la forme se disloqua lentement, comme aspirée par le béton du parking. Il ne resta finalement qu'une légère trace humide sur le sol et une peur panique dans ma tête.
Je rentrais chez moi au radar, la tête farcie d'un vide abyssal qui appuyait sur mes neurones et les forçait à se désolidariser pour empêcher toute réflexion qui m'aurait immanquablement entraîné dans la folie.
Je ne put pourtant pas éviter longtemps de penser à ces deux mésaventures et je me couchai avec une migraine atroce qui ne me quitta pas jusqu'au lendemain midi.

Je passais une journée pleine d'angoisse et de stress. Je ne pouvais m'empêcher de regarder constamment autour de moi pour surprendre un hypothétique clone visqueux n'attendant que mon regard pour fondre d'une façon intentionnellement malsaine.
Pourtant cette journée se passa sans incident et c'est exténué que je m’endormit tôt le soir même.

Cette nuit la je ne put m'empêcher de hurler comme un damné quand je me réveillais en sursaut, sentant une présence à mes côtés. Je ne suis pas marié, je n'ai pas de compagne et le soir d'avant je n'avais fait aucune rencontre qui aurait put m'amener à trouver normal une présence étrangère dans mon lit.
Je sautais vivement au bas de mon lit, allumais le plafonnier et vit, horrifié un troisième double se tordre de douleur dans mes draps. Ses yeux me suppliaient de faire je ne sais quoi et je n'avais aucune envie de m'approcher de lui.
Au bout d'une bonne dizaine de minutes il fini par se décomposer avec des craquements horribles, laissant derrière lui quelques traces de matières organiques et de sang frais. Comme les fois précédentes je n'avais put agir tellement j'étais paralysé par la peur.
Je jetais évidemment les draps avec un profond dégout et dans un état d'hébétude proche de la catatonie et décidais de continuer ma nuit sur le canapé. J'essayais de garder un train de vie normal, comme si rien ne s'était passé, mais même si le processus était extrêmement lent, j'en venais immanquablement à prendre conscience de tout ça et les non-réponses qui rongeaient mes pensées me laissaient dans la plus totale vulnérabilité.

Le lendemain je n'allais pas travailler. J'avais accepter le fait que ce qui m'arrivait était trop extraordinaire pour ne pas être "étudié". J'entends bien sur par "étudier", que je comptais m'observer moi-même et faire état de mes réflexions dans une sorte de journal de bord.
C'est dans la matinée que le "processus" m'apparut.
J'étais seul, au bord du lac de St Mandé, à réfléchir tout en faisant ricocher des pierres sur l'eau, quand un quatrième clone s'échappa littéralement de mon corps ! Mon mouvement avait été brusque mais je pus voir distinctement un second moi se détacher de mon corps et tomber dans l'eau devant moi, comme propulsé par la force de mon lancer.
En fait de solitude, je m’aperçut bien vite que des gens étaient là, diversement situé aux alentours. Cette constatation me débloqua totalement et je tendis une main secourable à mon double. Une fois affalé sur la berge il réussit à articuler quelques mots que je ne compris pas et mis une bonne demi-heure avant de fondre comme neige au soleil en laissant derrière lui un amas de chair peu ragoûtant.
Mon sauvetage avait rameuté du monde dans le premier quart d’heure, mais ensuite les badauds prirent la tangente et je fus le seul à constater la disparition liquide de mon double. Pendant cette demi-heure je remarquais que mon clone semblait en tout point identique à moi dans le moment présent – même vêtements, même coiffure, même collier…
Je fus surpris du léger sourire qui semblait danser sur mes lèvres. Hallucination ou pas, ce phénomène était finalement assez amusant. Evidemment je fis vite l’impasse sur l’hallucination en tant que telle car il y avait eut des témoins pour voir mon double, mais je ne parvenais pas encore à accepter ce qui m’arrivait comme étant quelque chose de totalement physique, charnel et bien ancré dans la réalité.

Je passais les trois jours suivants à m’émerveiller devant ce « pouvoir » tout en me rendant compte que mes doubles duraient de plus en plus longtemps et que l’écart entre leurs apparitions étaient de plus en plus court… Jusqu’à ce qu’il y en eut deux dans la même journée.
Le premier dura un peu plus de trois heures avant de se transformer en cadavre putréfié – assez encombrant – et le deuxième arriva huit heures après pour durer environ cinq heures et finir comme l’autre.
Fatalement les sueurs froides de l’angoisse refirent surface et je vins à me poser des milliers de questions dont les plus récurantes étaient : jusqu’à combien par jours vais-je en créer ? Combien de temps vont-ils durer dans plusieurs semaines ? Que vais-je en faire quand ils seront plusieurs ensemble ? Et surtout que faire de leur corps qui ne manquera de pas de rester au vu de l’état des deux derniers ?

J’eus quelques éléments de réponses quelques jours plus tard.
Tout d’abord je m’aperçut qu’il était presque impossible de communiquer avec mes doubles. Ils semblaient perdus et très peu matures, comme de jeunes enfants de moins de cinq ans. Le plus effrayant c’est qu’ils ne supportaient pas mon éloignement et cela ne m’arrangea pas quand il fallut que je fasse des courses et que deux de mes doubles, ne voulant pas se liquéfier, décidèrent de me suivre.

Ici je dois ouvrir une parenthèse sur Balthazar qui, au cours d’une promenade, me mordis la main et s’enfuis sans que je le revoie jamais. Il est vrai qu’il avait été témoin de plusieurs dédoublement et qu’il ne faisait plus que gémir quand il ne dormait pas.

Je continus donc sur les questions qui s’entrechoquaient dans ma tête.
Il arriva ainsi que deux clones soient mis en présence. Je ne savais pas du tout ce qu’il se passerait et, alors que je m’attendais à une révélation quelconque – attente stupide quand j’y réfléchis aujourd’hui – il s’avéra qu’ils essayèrent de communiquer entre eux par différents jeux et que finalement ils s’entendirent très bien. Quand le premier mourut le deuxième eut l’air triste, mais l’aspect terreux du cadavre de son ancien compagnon ne le traumatisa pas plus que ça.
Comme j’avais la chance d’avoir un box pour ma voiture et une cave, je pus entreposer les différents cadavres sans que personne ne les voie.

C’était il y a quatre jours.
A l’heure qu’il est, je suis entouré d’une vingtaine de clones dans mon appartement de soixante dix mètres carré et je fais des efforts surhumains pour éviter de bouger.
Il a bien fallut que je me rende à l’évidence : c’était mes mouvements qui créaient les clones. En fait chaque mouvement brusque semblait être le point de départ d’une dissociation moléculaire ou d’un dédoublement cellulaire, mais aucune de mes lectures scientifiques ne put m donner un début d’explication.
Par un coup de chance incroyable, personne d’autre que moi et Balthazar n’avait été témoin de mes dédoublements et dans les derniers jours il est vrai que j’avais décidé de ne plus sortir du tout.

Je ne sais pas si mon histoire va se finir là où si elle va continuer jusqu’à ce que je meure d’inanition mais je n’arrive plus à penser correctement. Je ressens de la panique, de la peur, de l’angoisse, mais aussi de l’excitation devant cet extraordinaire phénomène, mêlé de frustration quand je pense que je n’aurais peut-être jamais la réponse au pourquoi de ce qui m’arrive.
Une chose qui me terrifie c’est que sur la vingtaine de clones qui m’entourent, six d’entre eux ont été créé dans la demi-heure qui a précédé ma décision de ne plus bouger et de rester prostré dans mon fauteuil à raconter mon histoire. Les mouvements brusques ne semblent plus réellement nécessaire pour créer des clones. Il suffit juste que je fasse un geste banal pour donner vie à l’impensable. J’ai même peur de cligner des yeux…

Je… [bruit sec de chute]… Non ! ! [bruit de succion et cris de surprises]… AAHHHHHH

-La suite n’est qu’un amoncellement de sons plus bizarre les uns que les autres.
-Cette histoire est incroyable !
-Oui, mais elle corrobore parfaitement ce qu’on a retrouvé dans cet appartement.
-Redîtes moi combien de cadavres vous avez trouvé.
-Environ 200 comprimés les uns contre les autres… Compact, comme si… Comme s’ils étaient passé sous une presse. Pas un seul os n’était intact et l’identification va s’avérer des plus ardue.
-Mais comment ont-ils put pénétrer tous ensemble dans cet appartement ? !
-Nous n’en avons aucune idée monsieur le ministre. Tout ce que l’on a put constater c’est que les fenêtres et la porte étaient fermées de l’intérieur… Mais si on en croit cette K7…
-Bon… Nous allons laisser l’unité spéciale du CNRS faire son travail, elle aura peut-être quelques éléments de réponses à nous donner… Autre qu’un conte de fée sur la multiplication de l’être humain !


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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Virus Cosmogène' a été posté le : 02/09/02 10:57
Et une troisième nouvelle, même si la deuxième n'a eut que du succès au près de Conan :) Une nouvelle encore super courte.

DEMISSION

L'endroit était mort.
Mort depuis sa création. Le Patron n'avait réussit à y faire venir personnes.
Celui qui ferait office de barman dans un café était au désespoir. Au départ, l'idée lui avait semblée bonne, mais au fur et à mesure du temps qui passait, une seule personne avait daigné pénétrer dans les lieux. Elle restait assise toute la journée, jouant sans enthousiasme avec les créatures qu'on avait embauchées pour mettre de l'ambiance.
Le "barman" ne scrutait plus que par habitude les gens qui ne s'arrêtaient pas devant son enseigne. Il ésperait toujours, même si la foi n'y était plus, trouver une bonne âme prete à se montrer généreuse et entrer dans le jardin, ne serait-ce que par pure charité chrétienne.
Rien n'y faisait. Même les plus prometteurs finissaient toujours par dévier des lieux qu'il gardait pour se précipiter chez leur concurent. Il était situé juste en face du jardin, énorme batisse en pierre de taille d'où s'envolaient pele-mele fumée âcre de cigare, braillements d'ivrognes perpétuels et rires de femmes légères auxquels répondaient les rires gras et malsains des hommes qui les troussaient sans vergogne, indifférents aux gens qui les entouraient et qui, de surcroît les encourageaient.
Le fils poussa un grognement. Le "Barman" se retourna et vit, sans éprouver aucun sentiment, son seul client essayé de se débarrasser de trois créatures particulièrement envahissantes qui n'avaient de cesse de lui voler son siège chaque fois qu'il essayait de s'y asseoir. Au final le fils les envoya valdinguer à coups de pieds bien sentis. Autrefois ce geste aurait valut les foudres du Patron et les excuses infinies du Fils, mais aujourd'hui peu importait.
Le Patron lui-même avait déserté pour aller s'amuser chez son concurent. Il avait trop longtemps éssayé d'imposer un code moral que lui-même ne pouvait se résoudre à suivre. L'acceptation de ce code moral était la seule condition pour entrer dans son jardin, mais aucun être humain n'avait put s'y plier.
Le "Barman" se demandait souvent pourquoi le Fils restait avec lui alors qu'ils ne s'adressaient jamais la parôle. Sans doute un louable mais destructeur sentiment de responsabilité envers les hommes qu'il avait cotoyé 33 ans durant. Saint-Pierre n'en savait rien et décida qu'il ne voulait finalement pas le savoir.
Il rédigea une courte lettre de démission qu'il scotcha sur le portail du Paradis et entra dans la batisse en face de son ancien chez-lui. Au travers d'une fenêtre, Satan regarda avec soulagement Saint-Pierre entrer dans son Enfer. Dieu avait été moins resistant, mais aprés tout il avait créé l'homme à son image et n'en était pas moins vulnérable.
"Il ne reste plus que Jesus à convertir et alors... alors je pourrais enfin aller me reposer dans ce magnifique Jardin que tous ont délaissé..." se dit Satan en refemant les rideaux "... et Lilith pourra, enfin, comme elle le désirait, régner sur l'Enfer".


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Membre Dungeon Keeper   Réponse au Sujet 'Virus Cosmogène' a été posté le : 02/09/02 18:39
La troisième nouvelle, mon ami, mais c'est du grand art!
Que dis-je, du grand Art!

Si j'avais ne serait-ce que le dixième de tes idées folles, le monde m'appartiendrait... Euh, peut-être pas, en fait. Mais j'aurais tout de même vachement plus d'inspiration.


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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Virus Cosmogène' a été posté le : 02/09/02 20:45
Ma chère Oph mon gros problème c'est que j'ai des tonnes d'idées, que je répertoris presque méthodiquement, mais que je n'ai pas le véritable talent pour les mettre en formes. Mes meilleurs nouvelles sont les plus courtes. Les plus longues s'éssouflent ou bien sont trop classiques ou vraiment mal écrites... Je sais pas pourquoi je suis plus percutant quand je fais cours je pense.

Merci à tous sinon :)


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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Virus Cosmogène' a été posté le : 02/09/02 21:12
Suite au thread sur la téléportation (dans la section divers je crois) je retrouvé une nouvelle d'il y a deux ans, il s'agit de "Nulle part... Jamais...", la nouvelle est un peu longue par contre, comparée aux autres...


En l’année 2013, toutes les nations et fédérations du monde se moquaient ouvertement de la direction aléatoire prise par l’Europe dans la conquête spatiale. Les quelques 31 pays qui la constituaient étaient montrés du doigt comme étant les dindons d’une farce politique menée par les 12 pays originels de l’union européenne.
Pourtant l’Europe était une force politique et économique qui valait bien les USA, le bloc asiatique ou la Fédération africaine. Les 31 s’entendaient plutôt bien et les Européens avaient peu de griefs contre leurs dirigeants.
Dans l’espace, outre le fait que personne ne pouvait vous entendre crier, tout le monde avait sa station spatiale, son plan de colonisation d’une des huit autres planètes du système solaire ou son expédition extra-terrestre (entendez par-là «extérieur à la Terre ») imminente. Seule l’Europe s’évertuait à ne créer que de grosses stations spatiales d’observations aussi énorme qu’inutiles – d’après le reste de la planète. Elle avait bien évidemment sa parcelle lunaire et c’est là, dans son sous-sol, qu’elle espérait bien prendre toute la Terre de vitesse.
C’est en effet dans la seule caverne découverte secrètement sous la lune que l’Aérospatiale (vieux nom qui en faisait ricaner plus d’un) avait installé un laboratoire pour des expériences sur des techniques révolutionnaires de transport spatial.
Cela n’était évidemment pas un hasard et n’avait pas été décidé à la va vite, mais ce n’était que la concrétisation d’une théorie émise 60 ans plus tôt et qui, une fois de plus, avait tourné l’Europe en dérision.
Cette théorie, à base d’antimatière, d’énergie atomique, de génération de champs magnétiques et de manipulation spatio-temporelle avait fait rêver son énonciateur. Mort depuis 20 ans le scientifique vivrait éternellement dans l’esprit de ses confrères par la création du premier vaisseau à fausse téléportation : le Daniel Besson et le nom qui deviendrait mythique (si l’expérience fonctionnait) du laboratoire : le DB 1.
Le fonctionnement du vaisseau étant un secret d’état particulièrement bien gardé, il m’est impossible d’en parler ici. Je peux simplement vous donner les grandes lignes de sa mise en marche. Tout le procédé se composait d’un vaisseau et d’un caisson de résonance qui le renfermait. Deux champs magnétiques étaient créés, l’un par le vaisseau – pour que toute action de vitesse ou de transformation extérieure n’influe pas sur ses passagers ou le matériel qu’il renfermait – et le deuxième par le caisson, ce qui permettait au vaisseau de «flotter » sans entrave dans le caisson. Le vaisseau engageait alors sa vitesse pre-luminique (proche de la lumière d’environ de moitié) tandis que le caisson générait un infime trou noir (ou trou de vers).
L’opération devait être synchrone à la milli-seconde près. Le caisson devait relâcher son champ magnétique en même temps que le trou noir se formait. Ce dernier ne durait pas plus d’une fraction de seconde et si le vaisseau ne s’y engouffrait pas à ce moment là, les scientifiques avaient théorisé qu’il imploserait littéralement. Le vaisseau ressortirait dans l’espace sur des «coordonnées absolues » - ou champ d’arrivée aléatoire – impossible à calculer…
En fait, on extrapolait une position par rapport à la puissance du trou noir et à la vitesse à laquelle le vaisseau serait absorbé ainsi qu’avec l’introduction virtuelle de l’espace connue dans l’ordinateur central du vaisseau. Le mode de calcule, l’appréhension de l’espace d’éjection du trou noir et son comportement lors de la phase d’introduction dans ce dernier était totalement inconnue.

Pour le premier départ du Daniel Besson – plus techniquement appelé XX-UE-01 – 20 explorateurs se trouvaient à son bord. Tous formés aux situations les plus extrêmes et profitant des dernières avancées technologiques en matière d’amélioration physique et psychique (assistance musculaire et physiologique, assistance neurale par l’intermédiaire de puces biologiques, assistance sur le contrôle des inhibitions, amélioration des sens par greffe d’implants bio-mécaniques…).
Le XX-UE-01 contenait aussi une capsule fonctionnant sur le même principe que le vaisseau pour retourner à son point de départ sitôt le voyage accompli. Il était impossible pour le XX-UE-01 de revenir de lui-même car l’énergie nécessaire à sa nouvelle forme de «propulsions » était comprise pour moitié dans sa carcasse et pour l’autre moitié dans le caisson de résonance. Ce système avait été miniaturisé pour la capsule.
Bien évidemment le XX-UE-01 était équipé en carburant, comburant et procédé nucléaire par fusion dans ses entrailles pour parer à tout impératif, car le deuxième objectif de l’expédition était de se rendre sur une planète proche du point d’arrivée (s’il y en avait une).

Mais j’en vois déjà deux au fond qui s’endorment alors je vais écourter les préliminaires pour entrer dans le vif du sujet (ceci étant dit sans connotation sexuelle).

Ainsi le 12 mars 2013 la première expérience à grande échelle de ce nouveau mode de transport spatial entra en action.
Le processus démarra, s’emballa puis s’acheva et le XX-UE-01 disparut subitement du caisson de transport. Pas d’explosion, de tremblements ou de troubles de quelques appareils que ce soit, il avait simplement disparut dans un claquement sec – comme quand on claque dans ses doigts ! Personne ne fut étonné dans la base, on attendit simplement le résultat de l’observation du ciel astral. Grâce aux énormes stations spatiales d’observation qui scrutaient tous les horizons stellaires on ne pouvait manquer de voir la réapparition du XX-UE-01.
Tout le monde pensait le voir réapparaître à une certaine distance du système solaire mais pas forcement éloigné, plutôt dans un rayon d’une année lumière. Les coordonnées absolues n’étaient pas infaillibles et le départ c’était fait un peu précipitamment, mais les scientifiques étaient confiants.
Le XX-UE-01 ne réapparut nulle part… Jamais…

Le procédé de cryogénisation était quelque chose de formidable, mais pas du tout agréable.
Jean se réveillait difficilement pendant que le processus de désengagement du sommeil cryogénique se mettait en route. Cela devait durer six heures. Six longues heures pendant lesquelles il ne pourrait rien faire d’autre qu’attendre le retour à la normale de ses fonctions vitales et observer l’écran qui le surplombait et lui indiquait en boucle les données actuelles de la position du vaisseau et son état.
Dans le cas présent, non seulement c’était long, mais en plus la situation se révélait des plus troublantes. D’après l’ordinateur de bord, le XX-UE-01 ne se trouvait nulle part… Un logo d’alerte clignotait en haut à gauche de l’écran et une flopée de données consécutives à l’observation astrale défilait inlassablement devant ses yeux.
Le ciel astral était désespérément vide !
Aucune luminosité résiduelle ne venait troubler l’observation visuelle, aucune onde magnétique n’était captée et pas l’ombre d’un corps - ne serait ce que poussière - ne se trouvait dans les environs du vaisseau. Pire que le vide spatial, ce vide là ne semblait composé de rien. Il ne semblait pas être le vide de quelque chose, mais le vide de rien, autrement dit le néant.
Jean, malgré sa préparation aux situations les plus extrêmes s’obligeait quelques exercices respiratoires pour se calmer car il sentait monter en lui les vents d’une panique séculaire. Ou est-il ? Etait-il mort ? Rêvait-il, alors que les concepteurs de la cryogénisation avait proféré que cela était impossible ? Le vaisseau avait-il franchi les limites de l’univers ?
Au bout des 6 heures il était finalement calmé et avait repris la maîtrise de soi.
Le vaisseau était en parfait état de marche. Le moteur nucléaire pourrait l’emmener ou il voudrait, mais la capsule de retour n’était plus d’aucune utilité. L’ordinateur - ne pouvant observer aucune position astrale - était dans l’impossibilité de calculer une quelconque trajectoire ou simulation de trajectoire pour un voyage de retour.
« En tout cas je ne suis pas mort », constata Jean avant de s’apercevoir qu’une telle constatation sans la présence des autres membres d’équipage était absurde. Et quand bien même ils seraient tous les 20 réveillés, l’environnement actuel ne portait pas à l’optimisme.
Il ne trouva aucune bonne raison de réveiller ses compagnons et décida de la seule chose à faire : commencer un voyage en propulsion pre-luminique et retourner dans sa capsule de cryogénisation. Il donna de nouvelles directives à l’ordinateur (arrêt du vaisseau à l’approche d’une quelconque source d’énergie et réveil immédiat du chef d’expédition, autrement dit lui-même), se donna quelques heures pour s’adonner à quelques jeux en simulation virtuelle et retourna dans sa capsule.

Ce fut uniquement quand la trace lumineuse d’un astre se transforma en tête d’épingle que l’ordinateur de bord engagea le processus de de-cryogénisation. Jean attendit, alletant la fin des 6 heures – en regardant grandir le point lumineux. Presque 50 années venaient de se passer depuis son premier réveil.
Le reste du ciel astral était lamentablement vide, mais ce seul point lumineux portait en lui tous les espoirs d’un homme. Jean put se lever au moment ou le point lumineux devenait une pomme.
Il le regarda grandir tout en se préparant et quand il devint un ballon de basket il désengagea la vitesse pre-luminique et engagea le processus d’observation de l’astre. Car c’était bien un astre solaire. Un soleil comme jamais il n’en avait rêvé depuis son précédent réveil. Une étoile magnifique qui, même bleue, le fascinait comme jamais une lumière n’avait fasciné un homme. Une telle présence signifiait, sinon la vie, du moins un semblant de départ pour un quelconque repérage astral. Il savait pertinemment qu’un soleil bleu était voué à une vie très courte et peu enrichissante pour les planètes qui l’entouraient, mais il ne pouvait se permettre aucun désespoir.

L’équipage au complet se trouvait dans la salle des commandes.
Sur tous les écrans une unique planète grossissait à mesure que le vaisseau s’en approchait. Elle était minuscule – trois fois la lune – et était composée à 40 % d’eau. Cela semblait lui suffire car elle avait développé un début de vie qui colorait sa surface. La luminosité bleutée de sa source de vie – son étoile – lui conférait un aspect glacé mais vivant, comme si l’on regardait la Terre avec des lunettes bleues.
Avant même que le vaisseau ne se positionne correctement autour de la planète, les appareils décelèrent un foisonnement végétal intense et une certaine activité animale. Elle était habitée et sans doute habitable par des êtres humains car la composition de son atmosphère semblait riche en oxygène et pauvre en azote. Son champ magnétique intense la protégeait de l’astre solaire et sa course régulière la prédestinaient à accueillir la vie.
Une fois en orbite géostationnaire autour d’Azura – le nom fraîchement donné à la planète – l’équipage se divisa en deux. Dix explorateurs s’embarquèrent sur deux navettes atmo-spatiale et les dix autres restèrent dans le vaisseau.
Plusieurs heures auparavant, Jean avait exposé la situation à ses collègues. Ces derniers avaient pris la chose avec angoisse, mais la présence d’un système solaire – si petit et ingrat soit-il – leur avait fait espérer une amélioration rapide de leur situation. Même si ce n’était qu’une illusion, il fallait bien qu’ils se trouvent un but quelconque pour ne pas sombrer dans une irréversible dépression.

Sur Azura, les explorateurs se sentaient plus léger que sur Terre. La gravité était moindre et l’on pouvait aisément porter une charge de 30kg à bout de bras. Cela permettait une plus grande liberté de mouvement et une facilité pour mettre en place le campement principal et tous les appareils nécessaires à une observation prolongée de la planète.
Les jours qui suivirent furent riches en découvertes minérales, végétales et animales. Si l’aspect de la faune et la flore était semblable à la Terre, leur dimension verticale était impressionnante. L’herbe faisait souvent plus d’un mètre de haut, les arbres, fins ou imposants, donnaient dans le gigantisme et les animaux étaient d’une sveltesse à faire pâlir de jalousie Kate Moss.
Les nuits étaient terrifiantes à plus d’un titre. Pas de lune pour les rêveurs et pas d’étoiles pour les observateurs. Le ciel et la terre se confondaient en une masse noire impossible à observer à l’œil nu. Pourtant le choc ne vint pas de l’absence de lumière stellaire mais de la planète elle-même. Certaines plantes et animaux s’éclairaient à l’unisson la nuit venue et constituaient un fabuleux tableau lumineux stroboscopique.
La nuit était en fait plus vivante ici que sur Terre.
Devant tant de merveilles à observer, les voyageurs interstellaires perdirent un peu de l’appréhension qu’ils avaient face à leur destin. Même si l’angoisse liée à un ciel noir et écrasant rendait le merveilleux de ce monde un peu moins exaltant, il n’en demeurait pas moins qu’un monde aussi exotique ne pouvait qu’exciter la soif de découverte des explorateurs.

C’est au levé d’un matin tranquille que tout bouscula.
Le campement de base était devenu un véritable petit village de cinq bâtisses en bois et torchis. L’intérieur était consolidé avec du plastacier souple et chacune avait sa fonction. Il n’y avait pas de tours de garde pour les explorateurs car un ensemble de caméras et capteurs surveillaient la zone en permanence. De plus les animaux ne semblaient pas s’occuper de cette intrusion venue du ciel et, sans éviter le campement, ne s’en approchait pas pour autant.
C’est donc avec stupéfaction que ce matin là les quinze hommes et femmes qui se réveillèrent au son de l’alarme de sécurité furent stupéfait de voir leur campement cerné par des dizaines de créatures humanoïdes qui les observaient tranquillement.
Elles étaient nues, sans armes et se contentaient de regarder de loin le campement et ses occupants qui s’affairaient en hâte. Leur maigreur les rendait cadavérique, mais elles ne semblaient pas en souffrir. Les poils qui leur couvraient le corps s’agitaient mollement dans le vent, les faisant ressembler à des nuages humanoïdes. Elles devaient mesurer chacune plus de deux mètres et bougeaient avec une extrême souplesse. Leur tête ovale comportait deux yeux globuleux, une bouche minuscule et des oreilles souples qui leur retombaient sur le cou. Un nez long et flasque parachevait leur aspect singulier.
Cinq explorateurs sortirent du campement une heure plus tard, une arme de point fixée à leur ceinture. Ils tournèrent tout d’abord autour des étranges créatures pour les filmer et enregistrer les sons qu’ils pouvaient émettre, puis tentèrent de prendre contact.
Les humanoïdes se laissèrent approcher sans crainte. Ils avaient beau ressembler à des créatures primitives, ils n’en avaient pas le comportement. Aucune trace d’excitation dans leurs gestes, aucune panique désordonnée quand on les approchait et aucune curiosité fébrile à l’encontre des explorateurs.
Maria-Rosa, l’ethnologue s’étonnait de ce comportement si atypique. Elle fut la première à adresser la parole à l’une des créatures. Cette dernière pencha la tête de côté quand l’ethnologue parla tout en mimant ses propos. La créature sembla sourire mais n’essaya pas de répondre. Maria-Rosa s’apprêtait à répéter sa phrase avec la même gestuelle quand une sueur froide lui coula le long de la colonne vertébrale ; elle venait de « capter » contre son gré les pensées de la créature.
Après avoir expliqué la situation à ses quatre collègues, elle commença un long dialogue mental avec la créature. Cela dura des heures, pendant lesquelles son processeur biologique enregistrait infailliblement toutes les images qu’elle recevait. Son espace de stockage devint vite plein et elle fut obligée de brancher un DD auxiliaire sur sa prise neurale.
L’entretien pris fin en début d’après midi, laissant l’ethnologue dans un état de fatigue extrême. Ses collègues la couchèrent, fiévreuse, et entreprirent de visualiser ce qu’elle avait enregistré.

Les créatures étaient là dés le premier jour de leur arrivée. Elles les avaient observés de loin, captant la moindre de leur pensée. Elles n’avaient pas peur, mais le déferlement d’image mentale que les explorateurs envoyaient sans s’en rendre compte était bien plus important que tout ce que les autres créatures de la planète envoyaient.
Quand elles eurent réussi à dompter le flux mental des terriens, elles décidèrent de prendre contact.
Leur société était d’une extrême simplicité. Aucun chef, aucune structure comportementale, elles se contentaient de rester ensemble car cela leur plaisait. Leur force mentale leur permettait de communiquer sans efforts et formait une sorte d’encyclopédie dont chacun pouvait se servir. Nul besoin pour elles de se couvrir ou de s’abriter, elles ne craignaient pas les intempéries, et si jamais cela était vraiment nécessaire, elles se réfugiaient dans des cavernes. Elles ne se nourrissaient que de plantes et n’avaient pas de prédateurs, car aucun animal ne pouvait résister à leur pouvoir mental.
Isabella, l’ethno-historienne jugea que l’état primitif de la technologie des créatures était à dû l’inutilité d’un quelconque progrès à partir du moment ou leur force mentale leur donnait accès à tout ce qu’elles voulaient. De plus l’absence d’observation stellaire – ni étoiles, ni lune – ne les avait jamais poussé à s’interroger sur la possibilité d’un monde extérieur au leur, ramenant ainsi leur univers à cette unique planète et son soleil.
Jean décela tout de même dans ces créatures, qu’Isabella baptisa « azuriennes », un danger non négligeable. En effet elles connaissaient maintenant tout le matériel terrien et il était persuadé qu’elles pourraient sans servir à loisir, même si la technologie terrienne leur était étrangère. Il n’eut pourtant pas à s’inquiéter longtemps. L’une des créatures dialogua quelques minutes pour comprendre pourquoi il était persuadé qu’elles pourraient faire ce qu’il pensait et il se rendit compte qu’elles ne connaissaient pas les affrontements, le pouvoir, l’envie ou la peur. Le fait qu’il existe autre chose dans l’univers n’éveilla pas leur intérêt car leur esprit façonné à ce monde si restreint n’arrivait pas à évoluer vers d’autres horizons. De plus aucune d’entre elles n’avait, apparemment essayé de les manipuler mentalement comme elles avaient l’habitude de le faire avec les animaux quand ces derniers voulaient faire d’elles une proie culinaire.
Rassuré mais prudent il décida d’enfermer le matériel sensible et le faire garder par un robot de sécurité.
Dans les mois qui suivirent, les azuréennes se prêtèrent à toutes sortes d’analyses dont elles ne comprenaient pas le sens mais qui ne les gênaient nullement une fois expliquées : analyse de sang, scanner cérébral, tests sensoriels multiples, analyse du sommeil et du comportement durant la nuit… En fait, elles étaient convaincues de l’inaffectivité de ces expériences par l’unique fait que l’esprit des humains n’émettait pas de doute vis à vis des conséquences en résultant.
Ainsi, pendant de longues années, les humains et les azuréennes apprirent à se connaître et à profiter des bienfaits réciproques qu’ils pouvaient s’apporter. Mais à vrai dire seuls les humains profitaient des azuréennes alors que ces dernières n’avaient aucune utilité de tout le savoir terrien.

Une vingtaine d’année après le premier pas de l’Homme sur Azura, les explorateurs commencèrent à s’interroger sur une possibilité de retour sur Terre. C’était utopique et fou, mais rien ne pouvait leur retirer cette idée de la tête. Ils connaissaient quasiment tout d’Azura. Ils avaient étudié les océans, les terres, les profondeurs de la terre, la composition des minéraux, de la faune et de la flore, recenser tout ce qu’ils considéraient comme mammifères, invertébrés, insectes, oiseaux ou plantes. Ils avaient calculé un calendrier des jours, des mois, des années, planifié les saisons, appréhendé les cycles climatiques, noté les endroits les plus propices à l’agriculture, à l’extraction de minerais précieux ou énergétiques, construits quelques bâtiments sur les surfaces rocheuses les plus sures, placé en orbite régulière plusieurs satellites d’observation et de communication et installé des relais sur toutes les planètes.
Ce système solaire avait, semblait-il, livré tous ses secrets, à part l’âge étrangement élevé de son astre solaire en comparaison de son état, l’incroyable vivacité et homogénéité de la vie sur Azura et son isolation au milieu de nulle part. Mais ces interrogations avaient fait long feu face à l’envie des explorateurs de regagner la planète mère, ou du moins d’essayer de l’atteindre. Toutes les informations recueillies devaient bien servir à quelque chose non ?
Seule Maria-Rosa désirait rester sur Azura. Il est vrai que depuis son contact privilégié avec les Azuréennes, elle avait changé. Mais personne ne souhaitait discuter sa décision de rester.
Ainsi, ce sont 18 explorateurs qui se retrouvèrent cryogénisé 21 ans après leur arrivée, pour la dernière fois de leur existence.

L’XX-UE-01 était prêt à partir.
Maria-Rosa échangea encore quelques mots remplis d’émotions avec Jean et coupa la communication après un déchirant « bonne chance ». Le chef de l’expédition programma l’ordinateur central dans l’optique de le réveiller quand ils atteindraient un nouveau système solaire mais son optimisme était au plus bas. Il avait conscience, et ses coéquipiers avant lui, de commettre un horrible suicide dans cette équipée aveugle. Les distances incommensurables qui devaient les séparer d'un prochain système ou d’une galaxie ne leur permettaient pas d’espérer rouvrir les yeux dans le monde des vivants. Mais l’Homme est ainsi fait qu’il est capable de trouver un minuscule atome d’espoir dans un univers d’improbabilité.
Quand le caisson cryogénique se referma sur lui, une larme perla le long de sa joue, sans doute la dernière de sa vie d’Homme.

Maria-Rosa se retrouvait seule parmi les azuréennes.
Ces dernières la réconfortèrent des années durant et elle finit presque par oublier ses anciens coéquipiers. La vie passait lentement pour elle, au gré des saisons et des « jeux » que les azuréennes inventaient pour elle. Et puis un jour elle tomba malade.
Cela dura deux semaines. Elle n’avait pas entretenu les différents appareils médicaux si bien que sa maladie ne fut pas guérie aussi rapidement qu’elle l’eut voulu. Les azuréennes s’éloignaient d’elle au fil des jours, ne sachant que faire contre le mal qui rongeait leur amie terrienne. Maria-Rosa ne leur en voulu pas et attendit patiemment de guérir.
Quand elle fut de nouveau apte à se lever sans avoir de vertiges, les azuréennes avaient disparues. Malgré les images de guérisons qu’elle envoyait sans cesse, aucune des créatures ne se montrait.
Elle décida d’enfourcher son explo-jet-antigrav (EJA) pour parcourir la planète à leur rencontre. L’EJA ressemblait à une araignée. C’était la version avancée du prototype norvégien qui avait tant fait rire la Terre quand il s’était lamentablement crashé après 5 minutes de vol. L’engin se voulait un explorateur idéal pour la colonisation d’autres planètes mais n’avait jamais vu le jour dans une quelconque usine de manufacture. Pourtant, l’EJA de Maria-Rosa volait à vive allure à plusieurs mètres au-dessus du sol.
Une petite cabine abritait le pilote et le copilote (l’ordinateur cette fois ci), tandis que son moteur, cinq fois plus gros, formait une grosse protubérance à l’arrière. De cet énorme appendice sortaient huit longs bras qui permettaient le déploiement d’un champ magnétique important et assurait la stabilité de l’engin.
Elle fit le tour de la planète des semaines durant, ignorant volontaire les pôles qui n’abritaient aucune vie, mais ne décela aucune trace du peuple d’Azura. Ce n’est qu’au trente septième jour de ses recherches qu’elle trouva une unique azuréenne agonisante. Elles se parlèrent peu et n’échangèrent aucune image télépathique. La créature avait peur, c’était certain. Peur de Maria-Rosa. Mais cette dernière ne sut pas pourquoi. L’azuréenne mourut dans ses bras.

Quelques jours plus tard, elle dût se rendre à l’évidence : elle avait tué le seul peuple intelligent d’Azura. Sa maladie avait décimé les azuréennes. Rien n’avait put les protéger de ce virus si bénin que l’on appelait la grippe.
Puis l’astre solaire commença à s’assombrir et la planète à mourir à son tour. Les animaux se laissaient dépérir, les plantes pourrissaient et le climat devenait de plus en plus changeant. Tout semblait s’étioler dans l’infini, comme un texte typographique mal ligaturé et que l’on essayait désespérément de tenir cohérent pour l’amener sur le plateau de presse avant qu’il n’éclate entre vos doigts.
Maria-Rosa dût se rendre à l’évidence – même si cela était du domaine de l’impossible – le système d’Azura était étroitement lié aux azuréennes. Ce peuple devait maintenir leur système en une cohésion toute relative grâce à leurs pouvoirs mentaux. Cela expliquait sans doute leur détachement face aux événements et l’impossibilité pour elles de se laisser explorer l’esprit au-delà de la conscience éveillée.
L’ethnologue pleura de rage.
Tous les appareils terriens enregistraient le desastre causé par la mort des azuréennes et elle décida de ne pas mourir sur cette planète qu’elle avait massacrée. Elle devait expier – un mot qu’aucun explorateur n’avait utilisé et qui lui semblait incongrue.

Dans la navette atmo-spatiale, en orbite géostationnaire autour d’Azura, Maria-Rosa regardait l’astre solaire s’éteindre. Les dernières interrogations à propos de ce système se révélaient ou tombaient dans l’oubli. Faisait-il parti de la première ou de la deuxième génération d’étoiles ? Les azuréennes étaient-elles donc le premier peuple de l’univers ?
Déjà la planète était aussi froide que l’espace. Puis plus de lumière. Seule la cabine de pilotage envoyait quelques photons se perdre pauvrement dans l’espace.
Maria-Rosa pleura longuement.
Elle finit par se glisser dans l’unique compartiment cryogénique et vida l’appareil de son atmosphère artificiel pour éviter une quelconque corrosion et ainsi garder le plus longtemps possible la navette dans son état d’origine.
Jusqu’à la fin des temps aucune civilisation ne vint visiter cet endroit de l’univers et Maria-Rosa mourut dans son sommeil quand les turbines de cryogénisation rendirent l’âme.

Beaucoup plus tard l’XX-UE-01 se mit en orbite autour d’une planète, dans un ciel astral éclatant d’étoiles. Mais 90% de ses fonctions principales étaient tombées en panne si bien que l’équipage ne fut jamais réveillé et que le vaisseau tourna bêtement autour de la quatrième planète de ce jeune système.
Jusqu’à ce que l’astre solaire se transforme en super novae et le pulvérise.

En 2014, sur Terre, une plaque commémorative « à la mémoire des vétérans du voyage sub-spatial » fut apposée discrètement sur le fronton du pas de tire de la dernière fusée spatiale européenne. Ultime témoignage de ce que les scientifiques européens pensaient être le pire ratage dans l’histoire de la conquête spatiale.
On pouvait y lire les noms des 20 membres d’équipage du Daniel Besson « morts pour l’Europe ».


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On boit du sang, on dévore de la chair
On ne craint plus la foi, on en connait trop le calvaire
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Allyamaeth

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Pourquoi vous regardez ca ?
Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Virus Cosmogène' a été posté le : 04/09/02 11:04
Merci mon Barbare préféré, et toi continu Borg !!

Une autre nouvelle, un peu spé car elle a troi fins. Au début y'en avait qu'une, mais au fur et à mesure j'en ai trouvé trois et je ne savais pas laquelle choisir tellement elles me paraissaient toutes les trois se valoir. Aujourd'hui je trouve la dernière fin un peu faiblarde, mais bon, je la laisse. La nouvelle n'est vraiment pas longue...

Aller, en avant pour LA COLLINE !!!

Quand le Bloc fortifia sa position au-delà de la frontière montagneuse, il s'avéra vite qu'une portion de terrain au milieu de l'enclave ainsi créée ne pouvait être déscemment défendue par toute une batterie de missiles anti-aérien. Le haut commandement décida donc d'envoyer une mission qui devrait mettre en place une place forte au beau milieu de la zone, sur une petite colline.
L'opération dura plusieurs semaines pendant lesquelles les tankers, les troupes et les hommes du génie durent lutter contre l'armée adverse qui, ayant déjà perdu la frontière, ne voulait pas, en plus, laisser une unité active dans une zone dont il contrôlait la partie terrestre.
Au final, un blockaus d'acier et de béton fut érigé sur la colline stérilisée. L'armement de la place forte était constitué de batterie de missiles courte-portée, de canons de trente, de mitrailleuse lourde, de laser de balayage, d'un sonar tectonique, d'un radar à faible portée relié par les satellites du Bloc et d'un tas d'autres armes anti-personnel, tout ça tenu par deux hommes seulement. Pendant la construction du tunnel qui servirait à ravitailler les deux soldats sans passer sous le feu énnemis, ces derniers mirent à rude épreuve ce que l'on appelait déjà "Ze Colline".
Dans les premières semaines la colline cracha sans cesse des flots de feu et de métal, arrosant toute la région de sa puissance de mort. Puis l'armée adverse se retira de la zone qu'elle contrôlait et se mit à la bombarder de missiles longue portée. Malheureusement la batterie anti-aérienne couplée à celle qui fortifiait la frontère montagneuse arrêtèrent tous les missiles. L'armée adverse se décida alors à passer outre la frontière et envoya ses chasseurs. Leurs actions devaient être rapides et précises pour réussir, et c'est ainsi que la guerre se continua.

Formés spécialement pour maintenir la colline comme lieu statégique prioritaire, les deux soldats ne se plaignaient pas de leurs conditions de vie - il faut dire qu'un lavage de cerveau léger les aidait à ne pas se plaindre. Statiques, dans leur combinaison intégrale "Carapace 2", ils ne pouvaient bouger que leur tête, leurs mains et leurs pieds.
La combinaison les nourrisait et évacuait automatiquement leurs déjéctions. Trois prises neurales les reliaient au centre nerveux de la colline et leurs permettaient d'inter-agir sur tout le matériel mis à leur disposition. Leur cerveau avait été "compartimenté", et chaque "compartiment" pourvait s'occuper de plusieurs fonctions simultanément.
Dans les premières semaines de leur mise en place, les deux soldats avaient eut fort à faire contre l'armée adverse, mais s'en étaient tiré avec les honneurs. Alors que le Central Ordinateur s'occupait de tout ce qui était "cibles visibles" (projectiles luminescents, mouvements de troupes important ou blindés en position fortifiée), les deux militaires devaient s'occuper de tout ce qui était "cacher" (mission de sabotage réduite, infiltration nocturne par de petits groupes de soldats ou nettoyage de des unités mises en déroute par l'ordinateur).
Aujourd'hui, ça c'était calmé. Ils n'essuyaient plus que quelques attaques de routine par mois et le reste du temps ils abattaient le plus de chasseurs possible qui cherchaient à passer la frontière. Malgré la relative tranquilité dont jouissait maintenant la colline, les deux soldats ne pouvaient - et ne devaient - bouger de leur combinaison, condamnés à y vivre jusqu'à la fin, hypothétique, de la guerre.

Outre le fait qu'ils disposaient de nourriture automatiquement, ils avaient accès aussi à toutes les chaînes télévisées du Bloc et du camp adverse, à toute les distractions virtuelles qu'ils souhaitaient et discutaient souvent avec leur famille. Pour eux, la différence entre réalité et virtualité devenait très mince...
Jusqu'au jours ou...

Les attaques cessèrent brutalement, ainsi que les toutes les communications avec le bloc. La seconde d'avant l'un des soldats se prélassait en compagnie de jolies filles sous le soleil brulant d'une plage idyllique pendant que l'autre regardait un vieux film et que l'ordinateur faisait hurler ses orgues à l'approche du moindre chasseur. La seconde suivante ce fut le noir total.
L'ordinateur ne disait plus rien et leur combinaison ne montrait aucun signe de fonctionnement. C'était comme si on leur avait coupé toute source d'alimentation, même leur groupe de secours. Le fait d'être enfermé ne les paniqua pas une seule seconde, mais de ne plus avoir aucun contact avec l'extérieur les prépara au pire. Ne pouvant communiquer entre eux, chacun y alla de sa propre conjecture qu'il discuta avec lui-même.

"Est-ce que vous me recevez", furent les premiers mots qu'ils entendirent alors que leurs écrans restaient vide. Le temps de reprendre leurs marques - quelques secondes - et ils répondirent.
C'était le commandement énnemis qui leur signifiait la réddition du Bloc et leur demandait de se rendre. Comme un flash aveuglant, cette nouvelle les assomma. Que le bloc perde une bataille, c'était envisagable, mais qu'il se rende tout entier, cela les laissait perplexe. Ils remirent leurs armes et détecteurs en route et observèrent la région qu'ils contrôlaient quelques heures plutôt.
Le terrain était infesté de chars, de véhicules de transport et de troupes en mouvement appartenant à l'énnemis. Ainsi c'était vrai, le Bloc était tombé et eux restaient le dernier bastion armé de cette, désormais, ancienne puissance.
"Il est dans votre intérêt de vous rendre sans plus tarder, soldats", repris la voix dans les écouteurs. Se rendre? voila une perspective que les deux soldats n'avaient encore jamais envisagé. Tout ce qui avait animé leur engagement dans l'armée du Bloc se serait effondré, et maintenant ils allaient devoir se rendre et trahir leurs idéaux?
Le doute et l'incertitude pointa dans leur voix quand-ils se parlèrent, mais nul tremblement ne révéla leur nervosité. Leur puissance de feux était encore considérable, mais jamais ils ne viendraient à bout de toutes les troupes qui les entouraient, et un dernier barroud d'honneur valait-il la peine?
La question qui les tracassait le plus était de savoir pourquoi leurs ennemis ne les avaient pas pulvérisé pendant la coupure d'energie au lieu de leur demander de se rendre?
"Le Komplex vous laisse dix minutes pour réfléchir, passé ce délai vous ne serez plus qu'un souvenir", les menaça la voix. L'ordinateur n'avait toujours pas repris le cours de ses opérations et semblait totalement inactif. Comme si la coupure d'énergie avait éffacé ses disques durs et grillé ses processeurs.
-Pourquoi nous avoir épargné, si c'est pour nous menacer maintenant, demanda l'un des soldats après quelques minutes de réfléction?
La réponse ne vint pas immédiatement et laissa aux deux militaires le temps de se pencher sur le problême de l'apathie de l'ordinateur. Ne trouvant rien de probant, ils recommencèrent à cogiter sur leur devenir quand la voix leur répondit.
"Cette guerre à causée assez de morts, plus personne ne se bat, ne soyez pas les dernières victimes d'un combat terminé".
L'absurdité pointait son nez derrière ces dernières parôles, mais les deux soldats ne purent en désceller la provenance. Deux morts de plus ne devait pas faire la différence.
Une suite d'échanges entre eux et le commandement adverse dura plus que le temps imparti par l'ultimatum. Les soldats voulurent confirmation de la reddition du Bloc et l'obtinrent. Ils purent aussi avoir accès au chaine de télé du bloc qui, toute à part quelques chaines pirates, étaient aux mains du Komplex.
Les deux militaires se résignèrent et ouvrirent les portes de la colline. Leur corps incapable du moindre mouvement allait devoir attendre l'arrivée de médecins spécialisé. Leur rééducation allait sans doute être longue, et qui plus est aux mains du Komplex.

FIN NUMERO UN

Le Bêret Pourpre poussa un petit cri de victoire quand les portes s'ouvrirent. Il pénétra dans les lieux avec sa section de quatre hommes. Un cinquième restait dehors, un portable branché sur toute une série de cables qui dépassait de la colline.
Les Bêrets trouvèrent les deux hommes-machine, assis dans le fond de leur combinaison. Toute la partie supérieure était relevée et découvrait des centaines de fils qui tous s'engoufraient dans les prises neurales des soldats.
Ils gloussèrent, échangèrent des parôles incompréhensible et le chef se dirigea vers ceux qui avaient causé beaucoup de dégats à sa patrie durant ces dernières années.
-Vous avez bien combattu, mais votre technologie vous a trahit, dit-il en mauvais blocien. Dommage que votre situation nous empêche de vous sortir de là.
Il leva son automatique, et avant que les deux hommes ne puissent protester, les abattis. Il se tourna vers sa section, le pousse levé et appela son QG de la base même.
-Groupe d'intervention un à QG. Opération "simulation virtuelle" achevée. Le résultat est total. La voie est libre, nous nous replions. A vous?
-QG à groupe d'intervention un, bien reçut. Mettez en place le relaie automatique de commande et revenez sur vos positions.
-Bien reçut QG. Terminé.

Enfin débarrassé de la colline, le Komplex engagea ses troupes dans la reconquete de la frontière montagneuse. Les chasseurs pilonèrent en rase motte les positions anti-aérienne pendant que fantassins et blindés partaient à l'assaut des montagnes. Une bataille décisive débuta.

FIN NUMERO DEUX

Un sourire carnassier défigura le visage pauvre en expression du général.
-On les tient, dit-il.
Sous les tirs d'artillerie incessant un petit commando du Bloc entra dans La colline. Sachant bien que les deux soldats qui habitaient les lieux ne pouvaient en aucun bouger, ils ne prirent que peu de précaution. Ils entrèrent dans la pièce principale quand les combinaison commençaient à libérer les deux militaires.
Leur surprise fut totale devant les hommes de leur propre armée. Ces derniers, quelques peu mal à l'aise, ne les regardèrent pas dans les yeux quand ils exécutèrent leurs ordres.
-Au nom de l'Alliance du Bloc et du Haut Commandement de l'armée du Bloc je vous met aux arrêts pour trahison.
Et sans un mot de plus ils déployèrent le matériel qui leur permettrait de rapatrier les deux soldats. Bien qu'ils demandèrent des explications avec de plus en plus de véhémence, ils n'obtinrent que des regards génés ou de temps à autre l'ordre de se taire.
De retour dans les lignes du Bloc ils ne saluèrent pas leur supérieur en attendant des explications.
-Votre réddition est un affront à tout ce que le Bloc vous à offert en contre partie de votre engagement. Vous passerez en cours martiale dans les prochaines semaines, dit le général avant de les laisser seul avec des médecins et des gardiens.
La colère se lisait dans leurs yeux, ainsi qu'un immense désespoir.
Qu'avaient-il fait qui méritait un tel coup monté à leur intention? Que signifiait ces regards gênés de la part de leurs compatriotes ou l'indifférence calomnieuse du général?
A toutes ces questions, un des gardes leur répondit une phrase d'une absurdité sans nom qui les glaça jusqu'aux os : "Nos dirigeants aiment les héros, mais quand ceux ci deviennent légendes, ils préférent les mettre à bas de leur piedestal plutôt que de reconnaitre leurs talents".

De fait, dans les premiers jours du procès, qui s'avéra aussi bien civil que militaire, ils purent constater à quel point La colline était devenu légende pour le peuple du Bloc. Et combien était marquante la tristesse qui se lisait sur les visages des gens qui assistaient au procès et qui avaient crus en ces deux soldats et en leur loyauté.
Ce qui n'étonna pas les deux soldats, furent les circonstences totalement inventées qui étaient censées relater leur réddition.

FIN NUMERO TROIS

L'ordinateur se remis soudainement en marche ainsi que toutes ses fonctions d'observation et de destruction. Les portes ne s'ouvrirent pas et les deux soldats redoutèrent ce qui allait ce passer. Mais à peine La colline se remit-elle à tonner et à cracher ses torrents de feu et d'acier que l'ordinateur s'éteignit derechef.
Cette fois le groupe de secours se mit en marche et quelques fonctions furent disponible aux deux militaires. Mais avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit, la colline s'ébranla, comme secoué par un tremblement de terre. Puis tout redevint normal.
Plusieurs temoins lumineux clignotèrent dans les retines des deux soldats.
A part les mitrailleuses et les canons de trente, aucune arme ne fonctionnait. Les caméras ne montrait aucune image satisfaisante de paysage extérieur et les différents détecteurs ou radars étaient innopérants.
Une peur vicieuse, qui allait en grandissant au fil des minutes, s'insinua dans leurs pensées. Devant l'inaptitude de l'ordinateur à leur fournir la moindre explication et coupé de toute communication avec l'extérieur, les deux homme-machine se prirent à imaginer les pires alternatives à leur condition.

Grâce à leur stock d'eau et de nourritures, ils purent, eux même, aux fils des mois qui suivirent, rééduquer leurs membres restés trop longtemps inactifs. Ils leur fallut huit mois pour qu'ils se sentent assez fort pour sortir de leur prison.
Huit mois durant lesquels ils parlèrent peu, n'osant exposer leurs opinions sur ce qui les attendait à l'exterieur. Huit mois qui leur parurent une éternité et qui fut une délivrance le dernier jours quand il décidèrent de sortir.
Aucun des appareils de détection n'avaient put être réparés, si bien qu'ils avaient sur eux, outre leurs armures de combat standard, toute une batterie de détecteurs encombrants. Ils se jetèrent un dernier regard chargé d'appréhension et déverouillèrent les portes du mini-comlexe.

Le compteur geiger s'affola, leurs occulaires thermiques s'embrasèrent tandis qu'un brouillard gris les emprisonna dans son aveuglante torpeur. Les combinaisons n'étaient pas spécialement anti-nucléaire, si bien qu'en quelques secondes ils étaient irradié, à peine le temps de retourner dans la colline.
L'un des deux soldats devint fou et son partenaire dût l'abattre. Puis il se changea pris une douche, remis une combinaison et se dirigea vers le souterrain de ravitaillement, tout ça dans un calme olympien.

Trois jours de marche à pied plus tard il arrivait dans la base militaire de ravitaillement ou le même brouillard et les mêmes radiations l'attendaient. Déjà sa peau se boursouflait par endroit, ses cheveux et ses poils tombaient et il n'avait plus les idées très claires.
L'homme enleva son casque, pris une bouffé d'air vicié avant que ses yeux ne grillent et que ses nerfs ne deviennent insensibles, puis son corps s'affaissa. Il vécut quelques minutes encore dans sa tête pour se poser des questions auxquelles il doutait qu'aucun homme ne puisse répondre un jours.


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Neitsabes

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   Réponse au Sujet 'Virus Cosmogène' a été posté le : 08/09/02 17:02
Bon alors, contrairement à pas mal de monde, je trouve la 3ème à chier.
Ca fait trop Code Quantum en quelques lignes mais je décèle un anti-cléricalisme primaire chez nombre des forumeux de POC... :D

Sinon, pour La Colline, je trouve la fin n°1 la mieux et juste derrière la trois (que je trouve pas du tout faiblarde).Par contre, c'est vrai que la deux, bôf.

Et je ne peux m'empêcher de penser au Horla pour celle relatant le mec qui se dédouble...

Enfin, ma préférée de ces (très bonnes |non ya pas de jeu de mots pour une fois ! ;)|) nouvelles reste la toute première ! :) :) :)

Mes félicitations toutefois mon cher All pour cette prestation littéraire de grande qualité, mises à part quelques fautes relativement inacceptables (arf ! Si tu veux, maile-moi le fichier Word et je te les corrige, ya pas de pb. Mais, tu comprends, je trouve ça immonde qu'une telle qualité littéraire soit desservie par des lacunes de grammaire et d'orthographe ! :()

Bref, encore ! :) :) :)


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Sans jamais être incohérents, sachons cultiver les contradictions et la dualité. (Les Béruriers Noirs).


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Allyamaeth

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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Virus Cosmogène' a été posté le : 09/09/02 10:24
Bon ça fait trois fois que j'essaie de poster ma réponse et à chaque fois ça ******** alors je ne réponds pas, on verra ça une autre fois. Par contre je poste un gros délire, une sorte de dialogue biblique entre moi et Zorg, un pote que certains d'entre vous ont déjà vu. Je le répète, c'est un gros délire :

La révélation vint à Allyamaeth sans qu'aucune voix ne parle.
Il tomba à genou quand il "vit" ce qui lui était donné de voir.
Ainsi il comprit et se résigna.
"Je n'ai plus rien à faire ici", dit-il en se relevant.
Comme il était résigné, il mourrut et "on" lui permit de "voir".

Alors la compréhension et la connaissance l'envahirent.
Mais il eut un choix à faire.
De part ce choix il revint sur Terre.
Il n'était plus mortel mais encore moins immortel.
Ainsi il retourna vers son ancien monde et accepta LA vie.

Alors qu'il revennait sur ce qui avait été son monde, il rencontra Zorg.
"N'étais-tu pas mort" lui demanda celui-ci ?
"Si je l'étais, mais aujourd'hui je ne suis toujours pas vivant.
Zorg s'approcha et vit "quelque chose" dans le regard d'Allyamaeth.
"Qu'es-tu maintenant si tu n'es ni mort ni vivant?"

Allyamaeth se tourna vers lui et dit : "ce que j'ai choisi sans le savoir".
"Je ne comprends pas" répondit Zorg, troublé.
"On m'a permit de "savoir" et de "connaitre", répondit Allyamaeth.
"J'ai eut la "révélation", continua-t-il.
"Mais quelle est-elle", interrogea Zorg ?

Alors Allyamaeth sourit et prononça ces mots :
"J'ai eut la "révélation", mais j'ai dû mourir pour avoir la "connaissance", mais quand j'ai eut la connaissance "on" m'a laissé deux choix : connaitre et me fondre avec l'univers ou recevoir le "contrôle" et revenir à la vie terrestre.
"Le contrôle", interrogea Zorg ?
Allyamaeth souri et, passant son bras autour des épaules de Zorg, dit :
"Tu ne peux "connaitre" et "contrôler" en même temps. La connaissance t'apporte l'acceptation et l'osmose Universel mais te retire ton moi intérieur. Le contrôle t'apporte le pouvoir et l'exahlation, mais tu perds la connaissance."

"Ainsi donc tu "contrôle", demanda Zorg ?
"Oui, je peux tout contrôler. Je peux contrôler l'univers, mais uniquement par mes perceptions et celles des autres."
"N'es-tu donc, rien, physiquement", demanda Zorg ?
Allyamaeth souri, "Rien n'existe pas et "tout" n'est pas son contraire".
L'incongruité de la réponse troubla une fois de plus Zorg.

"Tu contrôles l'univers selont tes perceptions, mais cela agit-il sur "nous", demanda Zorg ?
"Oui", répondit Allyamaeth. "Oui car c'est par vos perceptions que je contrôle les miennes".
"Mais l'univers n'est-il qu'une question de perceptions", s'étonna Zorg ?
Allyamaeth le regarda tristement, "Je ne sais pas... Je ne sais plus. J'ai perdu la connaissance."
Il se retourna et parti.

"Attend", héla Zorg, "si tu contrôles nos perceptions, es-tu devenu un dieu" ?
Allyamaeth se retourna et souri tristement : "Non, car je n'ai rien créé".
"Mais qui a créé", demanda Zorg ?
"Je ne sais pas... Je ne sais plus. J'ai perdu la connaissance.
Et il parti.


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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Virus Cosmogène' a été posté le : 12/09/02 00:43
Une autre nouvelle.
Cette c'est une variation sur Elric de Melnibonnée, le multi-héros de Moorcok. Il parait que ma nouvelle ressemble étrangement à un épisode de ce qu'a écrit Moorcock. C'est malheureusement vrai, mais c'est totalement involontaire. Je devais écrire cette nouvelle pour un site qui parlait de Stormbringer et l'idée m'est venue instantanément.

La fin d'une Alliance ?

Le loup blanc chevauchait malgré lui sur des terres qu'il aurait préféré éviter. Sa monture piaffait et ne cessait de se cabrer si bien qu'il devait se cramponner à sa crinière pour ne pas tomber. Le chant immonde qui montait de l'épée runique était sans nul doute la cause de la nervosité de la bête, mais Elric n'y pouvait rien.
Stormbringer ne cessait de se débattre dans son fourreau. Telle un espadon prisonnier dans les filets des pêcheurs, elle ruait et essayait sans relâche de sortir de sa geôle, empêcher qu'elle était par un Mélnibonéen de plus en plus faible. Le chant monstrueux passait du grave à l'aigu à une vitesse qui tirraillait de douleur l'ésprit embrumé de son "maître".
Au bout de quelques centaines de mètres, la monture eut raison du cavalier qui s'écroulait sur une herbe argenté et dure qui, sans traverser la cape d'Elric, lui entamèrent tout de même les jambes. Mais cette douleur, il ne put la percevoir, son esprit entièrement accaparé par la volonté démente de l'épée. Incapable de la moindre action il se laissait traîner sur le sol par Stormbringer tout en l'empêchant de quitter son fourreau. A ce rythme là ses vêtements ne serraient plus qu'un tas de chiffon sanguinolent dans les prochaines minutes.

Jamais elle n'avait agit ainsi. Jamais, après s'être rassasiée d'âmes, elle n'avait tant torturé son porteur. La monumentale bataille que venait de quitter Elric lui avait fournit son lot de pouvoir à tel point que lui même ne pouvait plus contrôler sa fureur meurtrière et qu'il s'était mis à pourfendre alliés comme ennemis dans un délire pervers que l'épée avait du mal à suivre. Elle était pleine avant que la bataille ne finisse, mais Elric ne semblait pas s'en apercevoir ni s'en soucier tout au massacre qu'il menait avec démence.
Quand les alliés vainquirent les ennemis, le Mélnibonéen se retrouva face à son armée toute prête à se retourner contre ce fou furieux qui avait rejoint leur rang quelques jours auparavant. Dans un éclair de lucidité il s'était servit du pouvoir de la lame pour disparaître. Mais à peine avait-il mis le pied dans le plan suivant que sa lame était devenue folle et lui avait retiré lentement toute la force qu'elle lui avait donné.
Qu'avait donc sa lame? Quel phénomène la rendait à se poing folle de rage? Sentait-elle un énnemis séculaire tout proche ou bien avait rejoint son monde d'origine et souhaitait-elle se libérer pour y reprendre sa vie normal?
Elric n'avait aucune réponse à fournir à toutes ses questions qui n'était qu'hypothèse basées sur pas grand chose, de sa part. Il était clair, en tout cas, que sur ce monde, Stormbringer n'avait plus besoin de lui et voulait de nouveau retrouver une autonomie qu'elle n'avait peut-être jamais eut.

Elric n'y tint plus, il commençait franchement à ressentir la douleur de l'herbe acérée dans sa chaire, et n'aspirait qu'à un repos mérité. Il réussit à macher quelques feuilles qui lui redonnèrent un peu de force et se releva... Stormbringer en main.
La lame éssaya de se libérer, mais l'albinos tint bon. Dans un mouvement qui lui volla ses dernières forces, il amena son bras en arrière et jeta l'épée loin devant lui, dans l'océan qui lui faisait face. Le hurlement de la lâme fut insuportable aux oreilles du Melnibonéen, qui s'écroula dans l'herbe tranchante, ouvrant des dizaines de petites traînées rouges sur sa peau d'albâtre.
Le hurlement immonde s'éteignit quand l'épée fut engloutie toute entière dans les eaux sirupeuses de l'océan argenté. Le "plouf" parresseux et étouffé intrigua l'albino mais il n'eut pas la force de s'interroger sur le phénomène. Il ramena une main tremblante dans les replis de son pourpoint et s'empiffra d'herbes et de décoctions, puis les bras en croix, le dos torturé sur un tapis d'aiguilles, il attendit.
Plusieurs heures passèrent au cours desquelles des cicatrices se fermèrent et d'autres s'ouvrirent. Il se leva enfin, le crâne lourd et les pensées brumeuse. Il venait de perdre Stormbringer... Depuis le temps que sa lame le "gênait" il se sentit soulagé. C'était pourtant cette épée qui lui aurait permit de quitter se monde et de, peut-être un jour, retrouver sa bien-aimée.
Il pesta contre ce qu'il put, pleura sur son devenir, cracha sur ses tortionnaires - Arioch, Stormbringer et sa destinée, maudit ce monde qui l'avait débarrassé de son pire cauchemar et ainsi enlevé son seul éspoir et finalement ravala tous ses mépris pour se diriger vers l'océan. Il allait devoir tout faire pour récupérer ce qui l'aidait à survivre tout en lui pourrisant la vie.

Ce n'était donc pas le soleil qui faisait ainsi miroité l'immense étendue d'eau argenté, mais sa matière même. Le mercure. Le Melnibonéen fit un tour d'horizon pour s'apercevoir que ce monde n'était constitué que de teintes blanches ou argenté éblouis par un astre invisible qui semblait être le ciel lui-même.
Récuperer Stormbringer serait ardu. Elric plongea la main dans l'océan et n'eut que le temps de sentir la lourdeur du métal liquide qu'il se mit à bouillonner à quelque mètre devant lui. Dans un hurlement strident, Stormbringer faillit du liquide dense et triomphalement resta suspendu dans l'air face à l'albinos. Elle était toujours aussi folle.
La lame se cabra, pointée sur le torse d'Elric, et d'un glissement parfaitement rectiligne lui transperça le coeur. L'épée ululait sa victoire maintenant, buvant l'âme de celui qui l'avait maniée depuis tant d'année, et Elric sut que sa lame était habitée par une force qu'il ne comprenait pas, comme il sut avec terreur le sort que sa lame reservait à ceux qu'elle embrochait.
Il savait pourtant qu'il ne pouvait pas mourir aujourd'hui, que ses jours ne devaient pas s'arrêter dans les prochaines secondes. Mais la lame continuait à le boire lentement, avec une déléctation vicieuse. Comment allait-elle trouver un autre bretteur maintenant, se demanda Elric? Tous deux étaient si liés qu'ils ne pouvaient vivre l'un sans l'autre. Si elle ne voulait pas recouvrir sa liberté, que cherchait-elle à faire en le tuant, à part garder son âme au plus profond de sa structure métallique vivante?
Elric n'arrivait plus à raisonner et se laissa aller au sommeil, son âme allait bientôt le ramener à une atroce réalité, dans le corps de Stormbringer, alors el profita de ses derniers instants pour s'assoupir.

Une ombre.
Une voix.
-Alors petit esclave du Chaos, ta lame t'as donc enfin trahit!
Elric ne put qu'esquisser un sourire ironique. Il voulait la paix de ses derniers instants, mais visiblement la voix ne l'entendait pas de cette oreille.
-Nous te connaissons bien, Elric, prince sans trône d'un empire défait. Ton trépas ne nous est pas indifférent, même si tu sers "Ceux que l'horreur amuse". Tant pis pour ton épée, tu vas devoir te débrouiller sans elle dorénavant.
Stormbringer, qui n'émettait plus que de sourdes vibrations poussa de nouveau un de ses hurlement qu'Elric ne pouvait plus suporter, puis se tue. Une douleur aigue lui traversa la poitrine et le coeur et l'inconscience s'empara de lui.

Combien de temps dormit-il? Il n'aurait su le dire. Le jours était toujours présent et nul indice n'aurait prouver le fait qu'il exista une nuit en ce monde. Son corps ne le faisait plus soufrir, et quand il toucha sa mince poitrine il ne sentit nulle trace de plaie. E relever fut plus dur ; certaines herbes avaient élue domicile dans les plaies lui parcourant le corps. Il machonna les dernières herbes qu'il possedait et se mit debout.
Au bout de dix minutes, à observer l'horizon mercurien, il se décida à regarder de plus près la forme noire allongée pré de ses pieds. Stormbringer gisait sans vie à ses côtés. Quand il là pris, avec appréhension, nulle énergie ne la fit frémir, nul chant strident ne retentit encore moins qu'un quelconque signe de conscience. L'épée, plus morte que l'avenir de l'empire de Melnibonée, était lourde dans sa main,comme une lame ordinaire.
Sans plus se poser de questions - auxquelles il n'aurait put, de toute façon, trouver de réponses - il partit d'un pas chancelant à la recherche de son cheval. Dix pas plus loin il tomba à genou, la tête dans les mains, et une fois de plus maudit tous les noms qui lui vinrent à l'ésprit, avec une préférence pour ceux qui lui avait sauvé la vie sans lui laisser l'éspoir de la mener très loin. Son épée inutile, loin du monde qui pouvait lui procurer les herbes nécessaires à sa survie, Elric se sentit plus seul que jamais pris dans les toiles d'araignées de l'humour particulier de ceux qui n'avaient pas voulut sa mort immédiate.

Figé!
Ce monde parraissait figé, totalement dévoué à la Loi. Rien d'interressant, rien de créatif... Le néant absolue. Celui qui régnait sur ce monde en était le seul maître et n'était visiblement qu'un Seingneur de la Loi.
Elric était fatigué. Il marchait depuis des heures sans avoir put se réstaurer ou trouver le moindre portail qui l'éloignerait de ce monde. Les cours d'eau n'étaient que de l'éther liquide stagnant, les arbres d'acier ne donnaient aucun fruits - et quand bien même, ceux ci n'auraient surement pas été commestibles. Aucun nuage ne traversait le ciel, aucun soleil ne faisait bouger les ombres et aucun vent ne venait rafraichir le corps fiévreux de l'albinos.
Il ne put finalement plus faire un pas et s'affala sur un plaque qui semblait être de l'argent. Son corps se détendit et une fois de plus Elric se laissa aller à la mélancolie. Il allait sans doute rendre l'âme sur ce monde après l'avoir presque donné à sa lame. Nul n'était à même de venir l'aider, et surtout pas Arioch, à qui ce monde devait être interdit au-delà de toutes limites.
Le sommeil s'empara de lui...

Un fracas épouvantable le réveilla. Gémissement, bruits d'ailes frénétiques, explosions étourdissantes et odeurs de brûlé envahissaient ses sens. Quan il ouvrit les yeux, le spectacle s'offrant à lui le statufia. Le ciel était envahit de créatures hideuses luttant contre des êtres de lumières. Deux horizons opposés étaient pris par deux créatures immenses qui semblaient diriger leur troupe.
D'une beauté innommable, Elric reconnut Arioch, son protecteur. De l'autre il devait s'agir d'un seigneur de la Loi, car Arioch n'aurait pas livré bataille en personne face à une créature de basse extraction divine.
Le Chaos eut vite l'avantage, et les démons décimèrent les anges avant de trainer le Seigneur de la Loi devant Elric.
-Tu me fais perdre mon temps, mon jouet cosmique, dit Arioch de sa voix terrifiante qui paralysa un temps ses troupes. Rends vie à ton épée, et vite.
Elric voulut parler, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il se leva difficilement, lui qui, quelque temps auparavant, s'était résigné à mourrir. Le Seigneur de la Loi était pitoyable dans sa défaite. Elric détourna les yeux vers son Seigneur mais la lumière qu'il dégageait le fit baisser la tête quand il réussit enfin à parler.
-Quel besoin ais-je de votre aide. Ici je connaissais le repos...
-Tais toi, esclave cheris, hurla Arioch, tuant ainsi plusieurs centaines de démons. Ce qui est à tes pieds t'offre sa vie pour ta lame. Souviens toi de tes combats et de cette soif de pouvoir qui les accompagne.
Elric, abasourdit par la voix de son Seigneur, secoua la tête pour se remettre les idées en place. Arioch venait en personne à son aide, mais il ne pouvait lui même toucher Stormbringer pour lui rendre son pouvoir. Seul le prince de Melnibonnée en était capable.
-Tues le, acheva Arioch, avant de disparaitre dans un fracas atmosphérique épouvantable.
Les démons commençait à disparaitre, il devait faire vite avant que le Seigneur de la Loi ne soit de nouveau libre. Il leva sa lourde épée avec difficulté, et dans un cris las se jeta sur le coprs énorme de l'entité. Instantanement Stormbringer retrouva ses pouvoirs et but le Seigneur de la Loi, et quand elle fut pleine, Elric recut aussi son lot de puissance qui faillit le tuer si il n'avait pas retiré la lame du corps.
Le Seigneur de la Loi n'était pas mort, loin s'en fallait. Il projeta Elric au loin qui, à peine au sol dû se débattre contre son épée qui avait retrouvée sa folie. Il savait maintenant qu'elle était sous l'influence terne de ce monde au service de la Loi. L'influence du Chaos se faisait ressentir partout maintenant, et l'épée renaclait avec moins d'énergie.
Elric pris sur lui et lâcha une incantation avec que le Seigneur de la Loi ne remette de l'ordre dans son monde.

Le loup blanc était attablé devant un verre de bière chaude qu'il n'avait pas touché depuis qu'il l'avait commandé - deux heures plus tôt. Sans son épée il n'aurait été rien, avec elle il n'était que l'ombre de lui-même, vivant à ses crochets. Maintenant calmée, la lame fredonnait doucement toujours envahit par la puissance d'un Seigneur de la Loi.
Comment ce Seigneur avait-il voulut se servir en lui sauvant la vie mais sans le ramener dans un monde "normal" et, qui plus est, sans sa lame? Et Arioch avait-il eut raison de le "sauver"? Deux questions qu'il se posait entremélées avec des centaines d'autres en rapport avec ce qu'il venait de vivre et qu'il n'était pas près d'oublier.


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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Virus Cosmogène' a été posté le : 12/09/02 00:49
Aller une petite chanson ridicule en Allemand pour les Germanophone. Oui c'est moi qui ait écrit les paroles (en français) et c'est un pote (allemand) qui a fait la trad :

Hopfenkrieger
Verwüster der Völker
Schrecken der Tyrannen
Alkoholischer Zerstörer

Ich höre ganz entfernt meine Seele sich emporschwingen
Unmöglich einzufangen mit meinen Füßen in Zangen
Und diese beklemmende Qual, die mich verzehrt
Meine Körper ist nichts weiter als eine papierne Hülle

Hopfenkrieger
Dein Tod ist nicht dumm
Du wirst Armageddon nähren
Deine Frauen sterben durch das Leid

Ich sehe wie mein Fleisch sich unter den Klauen meiner Dame öffnet
Ohne meinen Bob Ricard wäre mein Gehirn meiner Selle gefolgt
In den Wäldern des großen Nordens sind meine Krieger aus Papier
Ich schreie mein Leid hinaus in den Schnee, der mein Gebiss einfriert

Hopfenkrieger
Du stirbst als bewunderter Held
Deine Feinde werden Dich beweinen
Deine Seele tritt ein in den Kreis der Helden

Hopfenkrieger
Du stirbst als bewunderter Held
Deine Feinde werden Dich beweinen
Deine Seele tritt ein in den Kreis der Helden

Ich nehme die heilig anmutenden Düfte des Todes wahr
All meine todesverkrampften Muskeln sind wieder erschlafft
Obwohl ich diesen Morgen nichts gegessen hatte,
Trägt meine Unterhose Spuren eines Gore-Films

Hopfenkrieger
Du wirst auf keinen Weibchen mehr reiten
Genausowenig wie bedauernswerte Rösser
Kein Bier mehr für die Geldbörse

Ich lese in den Spuren meines geronnenen Blutes
und in dem Bier, das sich um mich herum ausbreitet,
Die Ankunft dieses hämisch lachenden angekündigten Todes
Wie ihn empfangen nachdem man Anchovis gegessen hat

Hopfenkrieger
Herr des Krieges
Herr von Armageddon
Herr der Erde

Hopfenkrieger
Herr des Krieges
Herr von Armageddon
Herr der Erde


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Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Diverses Nouvelles de All' a été posté le : 11/04/04 08:12
Bon alors comme je n'ai pas de nouvelles d'Elric, qu'il ne m'a pas dit si ma nouvelle trop courte était retenue pour le PLV ou non, je la poste ici :

Maudit sois-tu Arn'Agoth

"Maudis sois-tu Arn'Agoth !!!"
Ainsi commençait l'ouverture du premier jour de la chasse. Par la prononciation d'un nom honi qu'il n'était pas bon employer en dehors de cette période. L'assemblée se tenait sur la pierre de Wir'Gut, celle qui jadis avait été l'autel des amours.
Ils étaient plusieurs millier à regarder le soleil se lever au dela des monts 'Hm'y, et chacun se rappelait le temps ou ils n'avaient pas peur. Le temps ou Arn'Agoth n'avait pas commis la pire des fautes. Une faute qui, à l'époque aurait été ressentie comme une bénédiction si le contre-coup du don n'avait pas été aussi humiliant pour leur race.

Trois fois en 5000 ans un imprudent qui pensait être plus fort que la destinée avait essayé de grandir son peuple ou son égo en demandant une faveur à Looïnn, l'arbre des Dieux. Et trois fois cela avait tourné au desastre.

Urgan, le roi du Haut-Danlith était parti en quête pour offrir à son peuple la capacité à exploiter les montagnes du Rag'n. Ce fut le premier. Personne avant lui n'avait essayé. Il ne connaissait donc que la légende de Looïnn et jamais il n'avait imaginé ce que pouvait être ce "contre coup" à tout voeu prononcé. Vague avait été sa demande et son peuple, en une nuit, se retrouva petit, rablé, poilu et douloureusement sensible à la lumière du jour. Ils durent ainsi émigrer dans les grottes du Rag'n pour les façonner, les exploiter et finalement y vivre jusqu'à leur extinction. Urgan, lui, s'exila et personne ne le revit jamais.

Eneldor, le prince déchu du Bas-Danlith, fut le second à se laisser prendre au piège de Looïnn. Même si il avait la connaissance du sort qui avait été réservé à Urgan et son peuple, il s'assura d'une belle tournure de phrase pour prononcer son voeu. Celui ci se devait d'être en une seule phrase, sans ponctuation, et dites sur une seule respiration pour être entendu. Il voulu, bien évidemment, avoir la puissance d'un roi pour renverser son frère du trône d'argent. L'arbre des Dieux lui offrit la vie éternelle et la prestance envoutante d'un homme qui ne tolère aucune opposition. Mais en contre partie il lui retira ce qu'il avait de plus précieux : sa voix. Car Eneldor était le plus grand orateur que le Bas-Danlith avait jamais connu et c'était grâce à cela qu'il n'avait pas été exécuté, mais seulement banni.
Selon la légende il devint Roi des barbares du nord, mais ceux ci ne dépassèrent jamais la frontière du Kwazran, qui séparait le Danlith des pays barbares.

Le dernier à avoir bravé l'arbre des Dieux fut Arn'Agoth, et c'était un Dragon. Sans doute le plus puissant et le plus hargneux de sa race. C'était il y a 400 ans alors que les dragons n'étaient plus qu'une poignée, décimés par les maladies, les hommes et la disparition progressive de la magie ancienne. Les dragons étaient fier et, à part Arn'Agoth, ils n'avaient pas peur de disparaitre. Ainsi alla-t-il en haut du mont Darf'h et prononça-t-il son voeu. Un voeu dont allait découler la pire destinée qu'aurait put cauchemarder le plus défaitiste des dragons.

Sourn'Agoth l'avait suivi pendant des jours pour l'empêcher de commettre l'irréparable, car tous savaient que, quoiqu'aurait put être le voeu de Arn'Agoth, la contre partie serait pire que tous les malheurs du monde s'abbatant sur Bouihlan, la cité maudite. Il avait vu Arn'Agoth lutter contre les Syldes, répondre aux énigmes d'Urgath, pourfendre Eneldor, qui tomba dans les abymes sans pour autant mourrir et finalement apparaître devant l'arbre.
Mais Sourn'Agoth arrivait toujours quelques minutes trop tard, obligé de passer par les mêmes épreuves. Et devant l'arbre il eut beau arracher sa queue acérée et la lancer sur Arn'agoth, celle-ci s'enfonça entre les écailles de son frère une seconde après que le voeu fut prononcé.
Toute l'existence des dragons s'en trouva bouleversée.

Elwin'Agh revint brutalement au présent.
Ses yeux mordorés regardèrent Sourn'Agoth en coin. Lesté de sa queue il ne ressemblait plus à ce dragon si fier et magnifique qu'elle avait connue. Il était triste et défait. Il n'avait jamais put se résoudre à regarder ses congènères en face depuis ce voeu fatal. Comme il n'avait put, mais pour d'autres raisons, demander à l'arbre d'inverser l'éffet du voeu prononcé. Il était impossible de faire revenir un voeu en arrière. Il fallait obligatoirement faire un voeux personnel, qui ne devait en aucun cas interférer avec un autre voeux. Et Sourn'Agoth savait qu'en faisant un autre voeux il mettrait encore plus en péril sa race. De plus, la distance qui le séparait de l'arbre s'aggrandissait au fur et à mesure que le sang s'écoulait de mille bléssures, ainsi que sous l'éffet du voeu. Il dut revenir vers les siens, affaibli, honteux et définitivement amer.

"Maudi sois-tu Arn'Agoth" répèta Ulith'Agoth, l'ancien, car en cette 396ième année après ton acte inconscient, ton peuple devra subir une fois de plus les affres de ta trahison. Que les Drag'ungath, qui règnent dans le dernier univers du repos te maudisses à jamais. Que ton esprit ne connaisse pas le repos et qu'à jamais tu sois pourchassés et bannis de tous les lieux ou la mort t'amèneras."

Tous les dragons relevèrent la tête avec ensemble et fierté. Tous sauf Sourn'Agoth qui avait pris une grande décision la veille au soir. La plus dure et la plus inconsciente. Mais il avait laissé le chagrin et la folie s'emparer de lui. Il avait eut beau donner sa semence à toutes les femelles de sa race et ainsi être le père de millier de dragons, il n'avait jamais oublié sa défaite.
Et en cette matinée, en ce nouveau jour de térreur qui allait s'abattre sur eux, il avait décidé de revenir à l'origine du plus grand des malheurs. Il retournerait sur le mont Darf'h, sûr qu'il était de faire ployer l'arbre sous le joug d'un voeu que seule sa folie rendait acceptable.
En 400 ans il avait assez médité, assez parcouru le monde pour s'emparer d'immenses savoir et de plusieurs objets qui le rendaient aussi fort que Arn'Agoth le jour de son acte incensé. Il pouvait enfin se présenter devant l'arbre sans perdre la raison. Il l'avait déjà perdu. Car se dresser devant Looïnn et parler sans briser sa voix était le dernier défit pour prononcer son voeu. On pouvait mourrir de ne pas trouver assez de courage pour cette dernière épreuve. "Et ce serait le mieux qui puisse arriver" se dit Sourn'Agoth dans un accès de lucidité vite rabroué.

"Envolez-vous, que le soleil vous vienne en aide, que les les Drag'ungath veillent sur vos destinés car en cette 396ième année nous allons encore devoir lutter pour notre survie."

Et c'est en une nuée flamboyante que 3000 dragons s'égaillèrent jusqu'aux nuages.

Le même spéctacle se répéta sur toute la surface du monde, en milles endroits, sous les yeux émerveillés et avides d'une jeune race qui se préparait à la fête de la moisson.

La nuée de Sourn'Agoth fut accueillie par une première salve tirée de mitrailleuse à boulons. Une vingtaine de dragons périrent ainsi. Puis les salves s'accentuèrent et c'est une véritable pluie de dragons qui s'abattit dans la plaine, autour de l'autel des amours.

L'un des boulons perfora Elwin'Agh avant d'atteindre Sourn'Agoth en plein crâne. Il ne mourut pas, mais tomba, inconscient.

C'est un jeune humain qui le ramassa. Le dragon était à peine plus grand que sa paume et quand il se réveilla il était tellement submergé de fureur que le père de l'humain refusa que son fils le garde et l'écrasa sous son talon. La magie ancienne n'était plus rien et seule la folie de Sourn'Agoth lui avait permi de croire qu'il avait atteint une puissance suffisante pour parvenir à mettre à bien son projet.

Si les dragons avait vu leur fécondité se démultiplier grâce au voeu de Arn'Agoth, ils avaient aussi vu leur taille se réduire de façon humiliante...


--------------------
On boit du sang, on dévore de la chair
On ne craint plus la foi, on en connait trop le calvaire
On ne croit plus en l'infini, seulement en l'éphémère


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Pourquoi vous regardez ca ?
Membre Chaos Elite Troops   Réponse au Sujet 'Diverses Nouvelles de All' a été posté le : 26/05/04 18:09
Alors là je poste une nouvelle très très longue et completement allumée.
Un truc fait d'un seul jet.
Relu deux ou trois fois mais pas plus et sans doute truffée de fautes ou d'érreurs.
Elle a bien évidemment été écrite avant 1999.

INTERVENTION DIVINE

PARIS, PREMIER DECEMBRE 1999

Pour un temps de ********, c'est un temps de ********!
Et tous les religieux, voyants et autres cinglés du même accabi s'en donnent à coeur joie pour annoncer la fin du monde. Remarquez, pour une fois il n'ont peut-être pas tort... En ce moment même il fait 30 degrés à l'ombre, et ce n'est pas à cause de l'explosion qui a ravagé un des piliers de la tour Eiffel. Du haut du Trocadéro on peut la voir vaciller lentement sur les trois autres qui lui restent. Heureusement que leur systeme est hydraulique. Je me demande si dans le cas contraire elle se serait écroulée...
La nouvelle tombe deux heures plus tard alors que je remet le rapport de ma dernière enquête à mon patron. Les terroristes qui on fait péter la tour Eiffel se réclament de l'Eglise Apocalyptique de la Redemption. Ils espèrent ainsi faire prendre conscience au peuple français que la fin du monde est réellement proche et qu'il faut prier pour racheter ses fautes pour que Dieu nous accueille... et bla, bla, bla...
31 jours avant la fin du monde et c'est déjà le bordel dans le monde entier. Même si l'entrée de l'humanité dans le troisième millénaire ne se fera qu'en 2001, 99% de la planète est persuadé qu'on y entrera le premier janvier 2000. Visiblement l'an zéro ils ne connaissent pas. Et pis c'est quand même marrant de voir sur quels évènements insignifiant les humains basent leur vie.
Pourquoi l'an 2000 serait-il un millénaire différent des autres? Qu'est ce que l'univers, la galaxie, le systeme solaire ou même la Terre et tous les animaux qui l'habitent, à part l'homme (Quoique qu'on peut se demander si l'on doit prendre en compte les Chinois et tous les peuples qui n'ont pas adopter le calendrier grégorien), peuvent bien en avoir à foutre de cet an 2000. Ce millénaire sera exclusivement occidental finalement, et pourtant on veut le rendre mondial et le faire influé sur le cours de vie toute entière. L'alignement des planètes serait "unique dans l'histoire de l'humanité" d'après les tarés qu'on appellent astrologues... Comme si le systeme solaire avait décidé dés sa création de bien s'aligner pour ce jours tant attendu!
Mais allez faire comprendre à un être humain profondement convaincu que l'humanité est le centre de l'Univers et la seule créature intelligente qui l'habite, que le troisième millénaire n'est qu'une notion qui découle d'un besoin et d'une nécessité de compter le temps qui passe.

Bref, ce mois de Décembre 1999 ne va pas être drôle tous les jours.



PARIS, DEUX DECEMBRE 1999

9h00
Ca n'a pas trainé.
Toutes les églises rédemptrices de la planète se sont lancées sur les traces des terroristes qui ont abîmé notre belle tour Eiffel (c'est marrant de la voir se balancer au grés du vent sous les visages tenduent des pompiers, militaires et flics qui surveillent si elle ne va pas finalement nous tomber sur le coin de la gueule).
Partout elles se lancent dans de grandes manifestations religieuses avec véritables crucifixions et chatiments corporels consentants. Dire qu'il y a des cinglés pour accepter de se faire torturer pour prêcher la bonne parôle! On se croirait revenu au temps de l'Inquisition, sauf que là, on ne crucifie pas les infidèles, mais les fidèles.
L'humanité aurait-elle perdue les pédales? Est-ce qu'un morceau d'elle même ne ce serait pas barrer dans les égouts à un moment donné de son histoire? (bon d'accord l'humanité occidentale, dans son immonde histoire crasseuse, n'a pas souvent possédé des égouts, ni même un sens aigus de la propreté... mais bon!).
Vous allez me demander pourquoi les autorités ne font rien? Réflichissez un peu; les hommes politiques, les industriels et les puissants en général sont impliqués dans toutes les ignomies depuis que l'homme se trimbale en tribu, alors vous pensez bien si ils se frottent les mains de ces situations. Mettez vous bien dans le crâne que même Chirac à un voyant pour lui dicter ce qu'il doit faire de sa vie!
Après le passage de cette période d'apocalypse, les autorités religieuses referont mains basses sur les gouvernements et les industries, avec leur consentement. Les voyants auront de nouveaux tous les pouvoirs pour arnaquer les crédules et on peut même ce demander si l'église ne remettra pas en vigueur la dîme.
Vous allez bientôt être obligé de croire en Dieu... Ou du moins de faire semblant.

D'autres actes de terrorisme sont à prévoir evidemment.
Le règne de la terreur a commencé, et l'église, celle là même qui prône les "vraies valeurs" de la vie, s'en frotte les mains.

14h00
Il a fallut que ça tombe sur moi, je pars demain pour Mexico.
Une affaire d'argent volé. Une femme est partie avec tout l'argent du couple au Brésil pour rejoindre une secte religieuse qui promet des places de choix au Paradis en échange d'un peu d'argent (comme au moyen-âge, quand les religieux ont mis en vente des certificats de bon donnateur qui permettait à son acquéreur d'être assuré d'aller au Paradis). Vous croyez que le mari est écoeuré que sa femme fasse confiance à ce genre de secte? Pensez donc! Il avait lui-même prévue de faire le même genre de donnation à une autre secte!

17h00
Le temps se gâte... Vous croyez que ça me permettra de louper mon avion?



MEXICO, TROIS DECEMBRE 1999

7H45
Vous auriez peut-être put prier pour moi... Mais non j'déconne!
Bref, ici c'est l'enfer. A Paris déjà on était obligé de porter des masques filtrants, ben ici ce sont de véritables masques à oxygène qu'on vous impose à l'arrivé, et je vous raconte pas la châleur. Quand je dis imposer, je veux bien sur dire : obliger d'acheter. Parce qu'évidemment ce n'est pas gratuit, et si vous n'avez pas de thunes, on vous renvoie par le premier avion. Non pas que l'on craint pour votre santé, mais les autorités ont déjà bien trop à faire à ramasser les cadavres des Méxicains pour se laisser envahir par les cadavres étrangers (non mais!).
Autonomie : 6h00, contact permanent par satellite, comme ça si vous tardez à refaire le plein d'air on vous rappelle à l'ordre par portable interposé (ben oui, j'avais oublié de préciser que si vous n'aviez pas de portable, on vous interdisait aussi d'entrer dans ce si beau pays... Histoire de vous avoir toujours à l'oeil quoi!), et recharges venduent à un prix prohibitif à tous les coins de rues (matériel illégale compris).

11h15
V'la aut' chose!
Figurez vous que cette secte de malades a une superbe propriété de style coloniale dans un quartier ruppin. Je me disais qu'il allait me falloir une sacrée dose de courage pour y pénétrer (surtout que d'après les premiers rapports que j'ai reçut, le gourou posséderait une véritable garde prétorienne... Non pas que ce soit exceptionnel pour une secte, surtout en cette fin de millénaire, mais ils ont aussi des blindés!), mais finalement je vais devoir reprendre l'avion car ils ont déménagé vers Hong-Kong.
J'y serais moi aussi demain. En attendant je ne peux que regarder, impuissant, l'immense demeure se consummer dans les flammes, qui ajoutent à la pollution ambiante leurs lots de nocivité propre à la combustion du bois, du plâtre et d'un tas d'autres matériaux.

Finalement je ne reste pas longtemps. La "Policia" évacue les rares curieux à coups de matraque et je ne me fais pas prier. Non pas que je craigne un arrestation intempestive, mais mon masque à oxygène commence à s'encrasser à cause de l'incendie (le manque d'air au-dessus de Mexico fait que la noire fumée qui se dégage de l'incendie stagne dangeureusement au niveau du sol).

14h30
Pouark!
Je suis de retour dans l'aéroport et je vais y rester jusqu'au départ de mon avion. Je commençais à étouffer avec ce masque pourri. L'aéroport est entièrement étanche et on peut s'y ballader sans risque d'asphyxie.
De jolies méxicaines y font le tapins sous les yeux bienveillants des flics qui trainent (et qui, le soirs venus, remplissent leur rôle de maquereaux). Les T-shirt de ces jeunes filles (pas plus de 19 ans) sont à vomir. Non pas qu'il soit sale, bien au contraire, mais les inscriptions... "Fais toi sucer par une vierge, Dieu te bénira", peut-on lire, ou bien : "Mon corps de vierge bénie est à prendre", et encore : "Dieu m'aurait-il créé uniquement pour le plaisir des yeux"...
Et le visage de ces filles! Si frais, si radieux, et pourtant dans leurs yeux toute la tristesse et le désespoir du monde. Je me demande si finalement ce n'est pas vraiment la fin du monde.

18h00
Mon avion va partir dans une demie-heure.
Je me dirige vers une des filles.
Elle est jeune, trop jeune.
Je lui caresse le visage.
Sa peau est douce, si douce.
Elle me lance un pauvre sourire qui n'enleve pas la tristesse de son regard. Je le lui renvoie et secoue la tête en signe de négation. Quand ma main redescend vers sa poitrine menue, je glisse un billet de cinquante dollars dans son décolleté et m'éloigne. Un des flic qui me surveillait du coin de l'oeil n'a pas remarqué mon manège, je soupire. Cinquante dollars ce n'est pas grand chose, mais ce sera net d'"impôt" pour elle.
Putain mais qu'est ce qui m'arrive, ça faisait longtemps que je n'avais pas versé une larme!

18h10
Un dernier regard sur une des télés de l'aéroport me montre la propriété de la secte qui continue à brûler et l'incendie qui s'étend à tout le quartier. Il n'y peut-être pas un soufle d'air pour attiser le feu, mais la pollution est si massive que ce n'est pas la peine.


HONG-KONG, QUATRE DECEMBRE 1999

8H00
Ca fait déjà un moment que je suis là, mais la douane et le manque de sommeil ont eut raison de moi.
La reprise en main de Hong-Kong par la Chine a été une véritable aubaine pour cette dernière. En jouant sur les deux tableaux (Communisme et Capitalisme) elle a réussit à engranger des sommes d'argent faramineuses sans que quiconque ne trouve à y redire. Les américains s'en mordent les dents (ils les ont tellement longues que forcement...) et c'est ce qui inquiète les chinois en cette fin imminente de millénaire.
Les chinois, qui conservent leur propre calendrier dans leur pays, mais qui laissent le calendrier occicental faire son travail à Hong-Kong (bourse oblige), ont une trouille bleu que, sous l'effet du troisième millénaire, les occidentaux essaient de s'emparer de la place boursière la plus puissante du d'Orient. Ils ont donc déployé leur armée sur tout le territoire et la marine autour en attendant que les ésprits se calment.
Malheureusement, le président américain actuel (comme tous ses prédécesseurs depuis des dizaines d'années) est très pieu et est aux ordres d'une des plus puissantes sectes du monde; la secte Loon. Cédant aux préssions, il a même commencé à faire bouger les quelques flottes américaines du pacifique dans un but encore un peu flou.
Les menacent fusent de toutes parts, mais la situation n'évolue pas tellement.

12h15
J'ai retrouvé la trace de ces pourris.
Malheureusement ils sont très connus ici, et j'ai intérêt à faire gaffe. Comme par hasard ils possèdent une des plus importantes tours commeciales, et une des mieux gardées, dans Victoria, l'ancienne capitale du temps de la posséssion britannique.
J'attends et j'observe. Cette ville est dingue. Il y a des néons partout, les gens se marchent dessus et les voitures sont quasiment interdites de circulation. Les pousse-pousse sont rois ici.
Du temps de la colonie britannique, il y avait 2% d'habitants occidentaux, aujourd'hui ce chiffre a baissé de 50% et je fais un peu tâche d'huile. Même avec mon bol de Suchi et mes airs candides je ne passe pas inaperçus. De toute façon, que je sois habillé tout cuir ou costard-cravate cela ne change rien. Depuis une bonne heure chaque militaire qui passe me jette des regards noirs. Le patron du café aussi me surveille.
Vous vous demandez sans doute comment j'ai put passer la douane alors que le pays est sous contrôle très stricte et sous loi martiale (ça je l'ai appris à mon entrée dans l'aéroport)? Ben il faut dire que mon patron à des relations.

15h30
Pas de chance.
Je me suis fait repérer par la secte. Pas de poursuite éffréné, pas de coups de feu ni même de menaces. Des militaires chinois sont venus me chercher et m'ont accompagné devant le gourou. Je lui ai expliqué mon cas et il a bien rit. Je repars ce soir dans son avion privé pour une déstination inconnue, mais en sa présence... Normalement...
Mon entrevue avec le gourou se résume à ces quelques dialogues (traduient de l'anglais) :
-Bonjour Monsieur Donblon, vous en avez fait du chemin depuis Paris.
Là je suis éstomaqué et je n'arrive pas à répondre.
-Nous avons des espions partout, explique-t-il. Je n'ai pas beaucoup de temps à vous consacrer, mais j'aimerais savoir pourquoi vous êtes sur mes talons.
-Simple surveillance de routine, je réponds.
-Bien sur, et tout ça à grands frais. Comme je vous l'ai dis, j'ai peu de temps devant moi et j'aimerais décidé très vite si je dois vous faire disparaître, ce qui m'ennuirais beaucoup, ou si je vous renvois par le premier avion sur Paris, via quelques destinations qu'il me faudra d'abord joindre.
Vu sous cette angle je n'ai pas trop le choix. Je me demande seulement pourquoi le gourou fait tant de manières avec moi. Au moment ou je m'apprête à répondre, l'homme se remet à parler.
-Il y a peut d'occicentaux ici, et ceux qui vivent dans ce pays ainsi que les touristes, sont sous étroites surveillance. De plus votre agence sais ou vous trouver, et je ne veux pas d'ennuis. Vous faire disparaître me ferait prendre des risques inutiles... Mais pas insurmontables...
Bon d'accord, j'ai affaire à un fûté qui a à coeur de bien garder ses arrières.
-Une femme vous a donné beaucoup d'argent il ya deux jours, et son mari n'était pas d'accord. On m'a donc engagé pour...
-Quel dommage, me coupe le gourou, je crains malheureusement que cet argent végéte sur un quelconque compte étranger. Qui plus est, la femme en question était consentante.
Pff, je suis pas sorti de l'auberge, me dis-je.
-Et l'incendie de Mexico...
-Très facheux. J'y ai perdu beaucoup d'amis...
Naturellement, ironisai-je dans ma tête.
-Et bien maintenant que je sais à quoi m'en tenir, je crois pouvoir vous laisser en vie sans craindre pour la mienne. Vous repartirez avec moi dés ce soir. Destination... Surprise, conclu-t-il avec un sourire espiègle qui me donne envie de vomir.

17h00
Je crois que notre départ va être précipité.
Victoria est à feu et à sang. Trois explosions ont fait trembler la ville et un tas d'hommes en armes jouent à la guerre.
Je crois que ça y est, trois hommes viennent d'entrer et m'intime l'ordre de les suivre. Vous excitez pas les gars, je n'ai pas l'intention de moisir ici.

18h00
Un p'tit tour en hélico et nous voila à l'aéroport.
D'après les rapides explications que l'on a bien voulu me donner, il semblerait que les triades soient entrées en action pour s'emparer de certains points névralgiques de Hong-Kong. Ces mafieux orientaux n'apprécient pas la molesse de la Chine envers les provocations répétées des américains.
Qui plus est, des commandos de marines ont réussit à s'introduire dans Victoria et damnent le pion aux Chinois et aux triades. Vu de haut, les dégats ont l'air moins importants que de la pièce ou j'étais enfermé. Quelques voitures brulent, quelques immeubles finissent de s'écrouler mais les parties en présence ne sont pas très véloces en ce qui concerne les affrontements.
Visiblement les triades comptaient beaucoups sur les bombes pour provoquer un état de panique qui n'a finalement pas eut lieu. Evidemment il y aura des dizaines de morts et des centaines de bléssés, mais il n'est pas sur que l'armée chinoise perde l'avantage.

18h20
Au revoir Hong-Kong, à une prochaine fois dans de meilleurs conditions...


SURPRISE, 5 DECEMBRE 1999

?
Je ne sais pas ou on a fait escale car je suis resté dans l'avion les yeux bandés.
Je suis comme un coq en pâte, mais j'ai intérêt à ne pas faire le con. En discutant avec le gourou, j'ai appris que sa secte n'avait vu le jour que depuis le premier Janvier 1999. Naturellement, plusieurs mois avant les médias annoncaient sa création avec des tas de reportages (il faut dire que les journalistes sont peu regardant par rapport à ce qu'ils diffusent du moment que le pognon est de la partie).
Le slogan était simple, et d'ailleurs je m'en rappelle maintenant : "Au premier Janvier 1999 vous n'aurez plus que 365 jours pour vous préparer à la fin du monde. A chaque jours une prière, à chaque prière un repentir, à chaque repentir une chance de plus d'aller au paradis et du paradis, Kormos Klamper, est l'homme qui en détient les clefs terrestres. Venez vous purifier par la présence divine de Kormos Klamper dans la paix et l'harmonie de sa maison de l'amour; la Fientologie". Le tout sur fond d'images idyllique d'un hypotéthique paradis prenant le pas sur des images apocalyptiques.
Oui, je sais, c'est nul. Mais il faut savoir que ça a marché. D'ailleurs regardez autour de vous. Vous me lisez depuis l'année 1997 et vous pouvez vous rendre compte par vous-même que les sectes sont toutes puissantes. Les gouvernements ne font rien pour lutter contre elles (quand ils ne prennent pas purement et simplement leur defense au nom de la liberté d'expression).

Cette journée est éprouvante!
Finalement on a fermé les hublot de l'avion et je peux regarder la télé (qui ne m'apprend rien sur le pays dans lequel je suis car je reçoit plus de 1000 chaines de tous les pays du monde... Kormos Klamper est un homme très riche).

Ce que j'ai entraperçu du monde aujourd'hui (traduis entierement en français) :
"Blam, Blam... blam, arghh!!!!!
-Putain d'enfoiré, tu vas m'le payer...
-Nouvelles du coup d'état à Hong-kong : nous ne savons toujours pas ce qui c'est passé.
-Et ainsi nous mourrons tous dans d'atroces souffrances. Le seigneur nous...
-Les nouvelles frikassées de volailles pour chats...
-Non ne tirez je ne suis pas armé...
-Blam!
-Nouvelle execution sommaire dans le sud des Etats Unis, un noir...
-Que la force soit avec toi Luke.
-...n'oubliez pas que vous jouez pour 20 000 fr...
-...et, a-t-il dit, tu ne tueras point...
-...si si, j'insiste, ça me fait plaisir.
-Les receptions de l'ambassadeur sont toujours...
-ZZZRRRGGGGHHHIIIIIGGGGGG!!!!
-Mexico est toujours la proie des flammes...
-...et cette proie là, le lion n'est pas près de la lacher. Il va tout faire pour...
-...la détruire irrémédiablement. C'est un désastre écologique sans précédent...
-...mais est-ce bien nécessaire de s'alarmer, car cette année la cueillette a été bonne.
-Il aimait la malédiction : qu'elle tombe sur lui!
-Tu n'es qu'une raclure Bob, je vais te crever!
-Mirelli, les pneus qui accrochent à la route...
-...comme le lièrre aux surfaces verticales, la vigne est une plante grimpante.
-Le prix nobel de la paix 1998 s'est immolé dans une cuve de kérozene.
-Les patûrages se couvrent de brebis...
-...et le la peau n'est plus assez humidifiée...
-...oh oui elle si dure, je la veux au fond de...
-...cette giganteque creuvasse, la lave se meut lentement."

Pff, ça craint.
M'enfin bon, Klamper est de retour et l'avion va repartir. Cette fois je sais que l'on va à Moscou, le gourou a des contacts là-bas... Ce sera à moi de revenir pas mes propres moyens.


MOSCOU, 6 DECEMBRE 1999

6h30
On vient d'atterir, et déjà des limousines noires se dirigent vers l'avion.

9h00
Ca a trafiqué sec.
Des malettes ont changées de mains après que ces dernières se soient copieusement serrées. Le nombre de chaines en or, de costards Cherouti et de cigares en forme de barreaux de chaises étaient impressionnant. J'imagine avoir été témoin de transactions plus ou moins illégales, mais de la ou j'étais je n'ai pas vu les choses en détails. En bref, devant un tribunal, ce que j'ai vu ne prouverais rien.

14h00
Le déjeuner était éxcellent.
Ce soir l'avion me ramenera sur Paris. Le gourou me l'a prêté, il prefere finalement me savoir loin de lui. Je serais libre de mes mouvements de retour dans la capitale, mais en attendant je suis toujours prisonnier. Kampler est parti et je ne pense pas le revoir un jour.
J'ai éssayé de convaincre les G.O. qui ont organisé mon rapatriement de me dire ou allait leur patron, mais je n'ai eut comme réponse que des visages sans expressions.

16h00
Tout est calme.
L'aéroport semble environné de ses activités habituelles et aucune nouvelles facheuses de la ville ne m'est parvenu. La place rouge est toujours envahie par des hordes de manifestants de tous bords, et les affrontements entre toutes ces factions se bornent à des joutes verbales.
La télé locale est sur place, et les chefs des différentes parties en présences font des pieds et des mains pour obtenir le plus de temps de passage à l'antenne. Je me demande finalement si ils ne vont pas se foutre sur la gueule pour une stupide histoire d'entretien télévisé! Remarquez, on a vu plus stupide : les américains qui vont au secours du Koweit et ne font rien pour y supprimer l'esclavage, les viols de gamines et les tabassages à mort des femmes de ménages tout en crachant sur les pratiques abominables que Sadam Hussein fait subir à son peuple. Pire : les yougoslaves qui se battent entre eux ou toutes les guerres qui resultent de mesquines vendetta.

19h00
La guerre civile est déclarée.
Ca fait quelques minutes que l'avion a décollé. A mes côtés je vous présente Mirna Orlov, journaliste de Moscou T.V. Ben oui, la pauvre fille a été prise dans les affrontements sur la place rouge et devant l'ampleur des combats s'est repliée la ou elle pouvait. La ville s'est vite enflammée et elle s'est rabattue sur l'aéroport.
Je n'ai pas put résister à ses charmes et je lui ai proposé de l'emmener. Mes G.O. n'ont pas refusé. Visiblement elle était déspérée; son boulot ne lui plaisait pas, sa famille partait en lambeaux, la situation de son pays lui paraissait inextriquable et tous ce qui se passait dans le monde l'attérait. Je ne sais pas ce que je vais faire d'elle une fois à Paris, mais elle a un passeport en règle et elle à l'air assez débrouillarde.


PARIS, DU 7 AU 21 DECEMBRE 1999

Mirna est une fille, pardon, une femme, formidable. En plus de parler le français, elle a beaucoup de gouts en commun avec moi. Je ne vais pas vous raconter ma vie, mais elle a emménagé chez moi. Oui, je sais que les lois Hitleriennes que le gouvernement a mis en place contre toute "intrusion" étrangère me met hors la loi, mais dans le climat actuel, ce n'est pas la préocupation "number one" des autorités. On s'occupera plus tard de tout ça.
Pour votre information, sachez que la loi Debré (anti-constitutionnelle et fachisante) est obsolète aujourd'hui. Sous pretexte d'endiguer l'immigration clandestine, cette loi empêchait quiconque se rendant en France d'y faire des choses légales. Qui plus est, et au mépris des droits de l'homme, elle condamnait tout acte humanitaire envers un étranger.
Tout ça c'est fini. Les nouvelles lois Jospin (membre ultra-catholique et puritain du P.S.) font table rase de ces lois humiliantes. Elles ont été créées implicitement pour ratisser le terrain au F.N. Quand Lepen prendra le pouvoir aux prochaines présidentielles, Jospin lui aura fournit les rails et les wagons...
Ne soyez pas étonnés, et regardez autour de vous. Jospin, à votre époque, ne fait rien pour contrer le F.N. ou le gouvernement fachiste de Juppé. Chacun s'accorde à dire qu'il ne faut pas, au nom de la liberté de penser, brusquer le F.N. sous peine de le rendre marginal et plus puissant (mais depuis quand on chasse les cafards en les nourrissants de nos déchets?). Le F.N. enfrein sciemment un certain nombre de codes des droits de l'homme et du citoyen, et personne n'attaque en justice son président. Dans Socialiste, il y a "social" non? Et bien montrez moi une seule action de Jospin qui va dans le sens d'une politique sociale!
Vous commencez à saisir?

Lois Jospin :
Introduction : Il ne sera pas dit que notre pays, patrie des droits de l'homme et du citoyen, tombe un jour aux mainx des masses immigrantes qui tentent depuis des années de s'emparer de notre beau pays au mépris du Français de souche.

Art 1 : Il est ainsi décidé que quiconque ne pourra fournir des preuves de déscendance à la quatrième génération de sang Français de souche, sera impitoyablement bouté hors de nos frontières.

Art 2 : Il est fait excéption auprès des travailleurs publics et des habitants des Dom-Tom.

Bizarre non?
Bon, je dois préciser que ce sont là les trois premiers articles sans la forme ampoulée que lui ont fait prendre les publicitaires du P.S. pour le rendre plus... Assimilable. Si j'avais dût les retranscrire mots pour mots, il m'aurait fallut des heures de frappe sur mon clavier. Je tiens toutefois à vous préciser que tous les mots présents dans les trois articles se retrouvent dans la version non expurgée de ces mêmes lois...
Ces lois sont d'autant plus affligeantes que personne n'y a trouver à redire. Quelques intellectuels ou journalistes ont fait la gueule, quelques manifs ont eut lieu et de nombreuses cités sont aujourd'hui déclarée "zones de guerre civile" mais le pays continue à vivre comme si de rien n'était.
Et moi? Est ce que je me suis rebellé contre ces lois?
Non, et je m'en préserve. J'ai mis en place un réseau clandestin d'aide aux persécutés et si je commence à râler ouvertement contre ces lois je risque de tout foutre en l'air.
Il faut savoir aussi que c'est l'armée qui fait la police dans les "quartiers chauds". Les grandes villes sont sous le coups de la loi martiale et d'un couvre-feu sévère. Les "pas français de souche" sont reconduits à coups de matraque à la frontière et les journalistes font tout pour passer sous silence les "excès de zèle" des flics (viols d'hommes, de femmes ou de mineur(e)s; passages à tabac entrainant la mort; tortures et humiliations diverses; brefs tous les agissements qu'éspérent mettre en pratique tous beaufs de base qui s'engage un jour dans la police).

Les jours s'écoulent paisiblement pour nous deux.
Nous avons couché ensemble le 13, et depuis on ne quitte plus mon appart (et nous sommes le 18). Elle est formidable. Je vais sans doute vous paraître un rien macho, mais elle est experte en cuisine et en ménage (choses avec lesquelles je suis fâché depuis ma plus tendre enfance). Ce n'est pas pour autant qu'elle reste cloîtrée dans mon 40 m² toute la journée évidemment, mais elle aime tellement ça que je la laisse faire. Pendant ce tant là je vais faire des courses et je prends contact avec le réseau... Et accésoirement mon patron.
D'ailleurs il n'est pas très content. Kampler n'est plus un souci, le mari qui nous avait mis sur l'affaire s'est fait sauter le caisson. Par contre les affaires vont mal, plus personnes ne veut nous confier de missions vu que la fin du monde est proche. Les rares gens qui font encore appel à nous sont des paumés sans trop d'argent. En attendant je suis au chômage technique.
Pour en revenir à Mirna, nous avons beaucoup discuté du prochain millénaire et bizarrement, à nos yeux, il s'annonce sous les meilleurs auspices. L'humanité toute entière va connaître une des plus grosses catastrophes de son histoire, mais nous restons optimistes (serais-ce les symptômes de l'amour? On aurait quand même put me prévenir!). Il ne s'est rien passé de faramineux à l'aube du deuxième millénaire, alors que nous étions encore très proche des animaux et plus enclin à croire aux démons et à l'avénement de l'antéchrist, mais à l'aube du troisième millénaire, alors que nous avons évolué vers une civilisation éclairée, l'humanité semble se diriger de son propre grés vers sa propre déstruction.
Je ne vais pas me mettre à philosopher (et pourtant ça ne serait pas un mal, vu le nombre d'abrutis qui s'affublent du titre de philosophe comme si c'était un doctorat, un titre honorifique ou un métier alors que la philosophie n'est pas seulement le faite de parler de tout et n'importe quoi en des termes que le commun des mortels ne comprend pas), mais réfléchissez un peu au devenir de l'humanité dans les prochaines années. Pendant que vous y êtes, essayez aussi de trouver des solutions à tous les problêmes qui pourrissent notre société. Peut-être arriverez vous à changer le futur et ainsi nous permettre à moi et Mirna de vivre dans un monde meilleur... Réfléction faite, ne tentez rien, si l'humanité n'arrive pas ou elle en est en 1999 j'aurais moins de chance de rencontrer Mirna.

Je vous donne en vrac ce qui c'est passé dans le monde pendant ces 10 jours :
_L'incendie de Mexico a été finalement maitrisé mais à detruit un quart de la ville et fait plus de 2 millions de victimes (morts et bléssés confondus).
_Finalement Victoria n'est pas tombé aux mains des américains mais rien n'est encore joué.
_La tour de Londres s'est éffondrée à la suite d'un attentat de l'IRA.
_Le quartier Est de L.A. est tombée totalement aux mains des gangs (après le Bronx, Harlem et presque tous les quartiers noirs des grandes villes américaines) et le KKK en a profité pour se déclarer parti politique légal.
_En Inde, les factions catholiques ont été déclarée hors-la-loi et se font impitoyablement exterminées.
_Le Japon a renforcé le contrôle de marchandises et de passagers à ses frontières pour "éviter à tout élément perturbateur de prendre pied sur l'île et la déstabilisée politiquement et religieusement".
_On en est à 174 sectes dont les adeptes ce sont donnés la mort!
_Et pour finir, les turques ont décidés d'envahir la Grèce, sous les yeux indifférents de la communauté internationnale qui a d'autre chats à fouetter.

Il fallait bien que ça arrive.
J'ai du boulot pour les prochains jours semble-t-il. J'ai bien été tenté de laisser tomber, mais quand tout redeviendra plus calme, il me faudra bien un travail, le temps à Mirna de régulariser sa situation. J'aimais bien ma nouvelle vie oisive. Mirna m'a initiée aux joies de la fellation et je lui montré qu'on n'est pas obligé de faire uniquement à manger dans une cuisine. C'est marrant la façon dont nous avons altérné "parties de jambes en l'air" et discussions "méta-philosophiques" comme si cela ne faisait partie que d'une seule forme d'expression.
Bref, cette fois on m'a mis sur les traces d'un eclésiastique peu regardant sur certaines pratiques en vigueur dans son église. C'est le Vatican qui paie en plus. Remarquez, c'est étonnant vu que notre pays n'a jamais été réellement laïc on se demande pourquoi ce n'est pas le gouvernement qui râque. Déjà qu'il paie l'église française à tous les étages, qu'il fait passer dans les livres d'Histoire toute la vie (et la resurection) du Christ comme étant des faits établis et qu'il déroule le tapis rouge pour chaque manif catholique, on se demande ce qui l'empeche de payer aussi une agence de détective engagée par l'evêque de France.
Il semblerait cette fois que l'affaire soit assez délicate. J'essaierais d'y mettre du mien pour éviter les eclaboussements, mais faut pas trop rêver non plus...

Je pars donc demain pour Londres (et oui une fois de plus je reprends du service sur les lignes internationnales), Mirna va me manquer.


LONDRES, 22 DECEMBRE 1999

9h30
Londres sans sa tour, ce n'est plus la même chose (nyark, nyark!).
Il y a des flics armés partout évidemment. Depuis la Révolution Irlandaise qui a mis à feu et sang l'Irlande en 1998, l'Angleterre ressemble à un pays en guerre. L'armée de sa majesté occupe encore le sol irlandais, mais comme au Vietnam ou en Yougoslvie, ce sont les autoctones qui font la loi sur le terrain. Trop fier pour se retirer du pays, le gouvernement britannique s'y enlise. Cette fiereté "so british" a finalement déstabilisée les anglais et la couronne. Cette dernière est tombée à bas du front âgé de la reine mère et les élécteurs, à qui ont a demandé de se prononcer sur la situation en Irlande au cours d'un référendum, ne supportent plus l'arrogance et l'autarcie dont se targuent les hommes politiques du pays.
Ajoutez à cela le chômage galopant qui désigne une fois de plus "l'étranger", la mise à l'écart du pays de la CEE et la demande d'asile politique de Diana en Allemagne, vous comprendrez alors aisement l'état de fatigue mental des anglais en cette fin de siècle.

11h00
Sacré cureton en vérité!
Le curé que j'ai interrogé n'est pas bien malin finalement. Déjà qu'il s'est fait piquer sur le sol anglais avec une malette pleine de vidéos à caractère pédophile, mais en plus il est completement schyzophrène. Il a essayé de me faire avaler, pendant une heure, que le seigneur était avec lui et que les enfants filmés et violés avaient été "vilains" et que leur punition était à la hauteur de leurs pêchés. Il est convaincu d'être la réincarnation d'un quelconque saint qui serait le gardien de la jeunesse et de la pureté...
Quand je lui ai dis que les films qu'ils transportaient étaient destinés au marché de la video pornographique clandestine il s'est levé et, rouge de colère m'a dit que le seigneur ne permettrait pas une chose pareil et que ces vidéos étaient destinées à de riches familles désireuses d'apprendre comment bien chatier son enfant en toute sainteté!
Son rapatriement sur le sol français va demander plusieurs jours, mais je suis sur la piste d'un fournisseur italien. Ca tombe bien, j'ai une entrevu prévue pour demain avec un cardinal du Vatican.

21h00
L'avion va bientôt décoller. Destination Rome.
Je commence sérieusement à craindre pour ma vie. Tout à l'heure, un jeune qui venait de piquer un porte-feuille à un passant c'est fait descendre sans sommations au milieu de la foule indiférente. Si la police commence à tuer pour de si pitoyables larçins, on n'est plus en sécurité nulle part. Le moindre écart de comportement peut fournir à un flic le pretexte pour tuer.


ROME, 23 DECEMBRE 1999

14h00
Que d'émotions!
Rome devait être une jolie ville... autrefois. Aujourd'hui tous les murs sont recouverts de grafitis religieux à la gloire de Dieu. Seule la colonnade qui entoure la place Saint-Pierre est encore vierge de toute inscription. Je ne compte plus les processions qui circulent à pieds ou en voiture et qui invite à la redemption au nom de la vierge, et tuti quanti.
Bizarrement, seules les sectes sont en danger dans cette ville. Vous n'allez sans doute pas me croire, mais j'ai vu des quantités de lapidations sauvages sur la voie publique. Le Vatican semble avoir pris le pas sur le gouvernement légale et la police ne se mêle d'aucune affaire religieuse.
A l'aéroport, j'ai été accueillit (comme tous les autres passagers) par des prêtres ou des moines qui m'ont remis gratuitement une bible, un chapelet et tout un tas d'autres trucs religieux que je me suis empressé de jeter à la poubelle une fois dans mon hotel. Mal m'en a pris d'ailleurs. Après avoir fait un tour dans la ville, je suis revenu à l'hotel et j'ai été accueillit par le patron furieux. Il trouvait innadmissible que je jette des objets du culte. Devant ma confusion feinte - et quelques billets - il a accepté de me laisser tranquille sans se sentir obligé d'en référer aux autorités religieuses.
C'est donc munis de tout mon attirail religieux que je me suis rendu à mon rendez-vous avec le cardinal Frataloni. Il a été très impressionné par le chapelet que je tripotait plus par nervosité que par dévotion et a été ravi de voir ma bible qui dépassait d'une poche de mon blouson. Comme je m'en doutais, nous avons essentiellement parlé de discrétion par rapport à l'affaire du curé pédophile. Son discours philosophico-religieux qui a suivit m'a un peu m'assommer, mais m'a bien montrer que le cardinal était un intégriste forcené. Nous avons donc fait une messe, j'ai fait quelques prières et je me suis confessé... la totale quoi!
Avant de partir, j'ai fait un tour dans le Vatican même. J'ai ainsi put surprendre, à ma grande surprise ironique, que les hommes et les femmes qui y officiaient en habits religieux n'étaient pas trop complexés en ce qui concerne le sexe. J'ai vu deux couples hétérosexuels s'ébattre dans des recoins sombres! Je me suis dit qu'en temps normal (je veux dire sans la menace d'une fin du monde planant au-dessus de nos tête) je n'aurais jamais put assisster à ce genre de scènes, mais je ne me suis pas convaincu.

17h00
J'ai bien faillit mourir.
Enquêter sur la filières catholico-pédophile italienne n'est pas aisé. Il a fallut que je me frotte à des religieux qui ont mal vu mon enquête - et pour cause, elle n'est pas officielle. Le maquereau que j'ai repéré est sous la protection de personnes influentes de l'église et à partir du moment ou j'ai voulut lui parler, les ennuis ont commencé. Heureusement qu'il y a foule dans Rome, jai donc put m'echapper facilement, mais je ne peux me mettre sous la protection de quiconque.
Je ne sais plus trop qui me poursuit, mais aujourd'hui il est hors de question que j'aille à l'aéroport. J'irais demain, on verra bien ce qui ce passera.

20h00
Finalement je me barre de Rome en voiture.
Il y a sans doutes eut des barrages routiers à la sortie de la ville, mais contrôler tous le monde est impossible. J'étais planqué dans la remorque d'un camionneur - sympa - et tout c'est très bien passé. Prochaine étape : la frontière. Vous allez me dire qu'on est en Europe, qu'il n'y a plus de frontières et tout le tremblement? Vous n'aurez pas tort, mais avec les prôblèmes que posent les intégristes religieux d'Italie, les pays lymitrophes se mefient pas mal du chargement de certains camions.

On devrait être au tunnel du Mont-Blanc vers 5 heures du matin - les routiers roulent toujours aussi longtemps en 1999, rien n'a changé de se côté là. Heureusement, mon chauffeur compte s'arrêter dans un relai routier pour dormir quelques heures.


SUR LES ROUTES DE FRANCE, 24 DECEMBRE 1999

Au fil des heures
Etrange journée en vérité.
Il semblerait que dans le monde entier les fanatiques religieux se soient calmés. Visiblement la naissance du Christ y est pour quelque chose (même si chacun sait que Noël est la transposition de la fête païenne qui célébrait le soleil). Dans leur méprise et leur méconnaissance des origines de leur religion, les adeptes de Dieu de tous les pays semblent attendre que le Christ viennent les délivrer.

Mêmes les différentes sectes ou ordres religieux qui ne reconnaissent pas le Christ semblent s'être calmées. Pas d'attentat ni de suicides collectifs (on en était à plusieurs centaines de suicidés par jours depuis le début du mois) ne sont venus troubler cette journée.
L'ambiance qui règne sur les airs de repos des autoroutes est sereine et completement surréaliste. Les gens de semblent pas esperer de miracles mais se disent que "pourquoi pas après tout! Attendons la suite on verra bien". On se parle peu, on se regarde sans se voir.

Je sens que ça ne va pas être triste si ce satané Jesus ne vient pas poinçonner sa carte de pointage à l'usine religieuse catholique. Evidemment il n'est jamais revenu en 2000 ans, mais on ne sait jamais. Il serait plus logique qu'il revienne à Paques pour sa résurrection, mais voyez-vous Pâques se situe après la fin du monde! Alors on s'en fout qu'il revienne après, le mieux ça serait avant!

Le temps que je rejoigne mon appart et retrouve Mirna, j'ai eut le temps de me ballader un peu dans les rues de Paris, histoire de tâter le poux de ses habitants. Et bien il y règne un calme incroyable... Personne ne parle, personne ne crie, même les véhicules semblent se rendre compte de l'événement majeur que les humains éspèrent.
Dans les magasins personne ne se bouscule ou ne se dispute. Les flics qui patrouillent ne mettent pas leurs girophares et même ma concierge semble d'une humeur "décalée".

23h00
Enfin dans bras de Mirna.
Je ne peux décemment par vous relater les affections que j'ai reçut de la part de Mirna et ceux que je lui ai rendu, mais nous avons fait trois heures de marathon sexuellement éprouvant. L'anxiété nous a sauté dessus vers 22h30, après le coup de barre de rigueur après tant d'activité physique. On a un peu parler, mais le coeur n'y était pas. Comme tout le monde, même si nous sommes athée, nous attendons... Peut-être pas le Christ, mais quelques chose qui sera susceptible de faire s'arrêter les horreurs que des fous religieux commetent.
Il n'y a plus personne dans les rues.
A la télé ce ne sont que paillettes fades et filles peu enthousiastes qui envahissent l'écran aidés par des présentateurs plutôt mal à l'aise.
L'immeuble est calme.
Même les enfants en oublient de pleurer.

23h30
Je change de position en m'apercevant que j'ai un bras totalement engourdi.
Mirna en profite elle aussi.
Finalement elle se retrouve collée à mon torse en sueur, ses mains étreignant les miennes.
Chacun de nous deux avons les yeux rivés tantôt à la télé tantôt à la fenêtre.

23h50
C'est dingue la châleur qu'il fait.
A la télé il règne un silence de mort sur toutes les chaines.
Qui de nous deux écrase l'autre?
Qui tremble le plus?
Nous ne somme pas les premiers à être passé en l'an 2000, mais visiblement les médias refusent de nous dire ce qui c'est passé dans les différents pays qui sont entrés dans le troisième millénaire. Mais ce silence n'augure rien de bon.
Combien de gens savent qu'en d'autres endroits de la planète les humains sont en l'an 2000?
Peut-être que ce qui va peut-être se passer ce passera quand le dernier pays du monde sera en l'an 2000.

23h59
Nous venons de faire l'amour!
Disons plutôt que nous avons baiser comme des bêtes. Ca nous a pris à peine cinq minutes et nous avons malgré cela jouit comme jamais. Mirna pleure à chaude larme et moi j'ai du mal à m'en empêcher (et pourquoi m'en empêcherais-je d'abord?).
Je n'ai même pas enlevé mon sexe de celui de Mirna. Je la sers très fort et l'angoisse semble faire durer mon érection. Mon coeur bat la chamade, je sue comme un porc mais j'ai froid... Idem pour Mirna.
C'est dingue comme les évenements de ces derniers jours et notre éducation Judeo-chrétienne nous a conditionné dans le but d'attendre quelque manifestation auxquelles nous ne croyons pas.

00h00
C'est mal barré.
Mon coeur semble s'être arrêté. Il repartira peut-être dans une minute, mais là, devant le néant qui semble avoir envahi le monde il ne peut plus pomper la moindre goutte de sang.
Rien! Il ne se passe rien.
Mirna est tendu à l'extreme et ses ongles ont depuis longtemps marqués mes avant-bras de dix plaies dégoulinantes de sang.


PARIS, 25 DECEMBRE 1999

00h01
Coup de feu.
Mirna s'éffondre.
Je suis plus soulagé qu'autre chose ; finalement Dieu n'existe vraiment pas.
Mirna se ressaisit. Elle aussi comprend les implications de ce qui vient de ne pas ce passer.
La ville semble reprendre vie.
Autre coups de feu. Surement des suicides.

6H00
Nous sommes barricadés chez moi.
Des tarés ont voulus entrer et nous faire la peau. Le monde va de nouveau s'enflammer et ça va être pire que tout.

8h00
Infos du matin : Chagrin!
Finalement nulle part dans le monde il n'y a eut le moindre événement tendant à prouver que Dieu est avec les hommes. Je ne serais pas obligé de remettre mon athéisme en question.
On ne compte plus les morts. Pour une fois les sectes ne sont pas résponsable du plus haut score de suicide. Police Secours et les pompiers ne savent plus ou donner de la tête.
C'est la panique chez les hommes politiques, les dénonciations de fraude reprennent de plus belle. Chacun voulant se montrer le plus "politiquement correct" quand il comparera devant Dieu. Et c'est là que les choses se sont gatées.
Les Arabes marchent sur Jérusalem (que les USA ne protegent plus) ; les blancs d'Afrique du Sud tentent le putch ; les militaires Russes reprennent le pouvoir et tentent de rallier d'autres pays de l'Est sous leur banière ; aux USA les silots atomique ouvrent grands leur bouches tandis qu'en Europe, tous les pays ont les yeux rivés sur la France.
Stupéfaction! Une indiscrétion politique montre au grand jour que le sous-sol de Paris ne recele pas que le métro et les égouts. Chaque rond-point, lac ou bassins est en fait une bouche de silot atomique. Totalement invisble aux satellites, se sont des installations parfaites. Personne ne pouvait remarquer quoique ce soit car les travaux avaient été commandé par le gouvernement via la RATP pour camoufler la véritable teneur des travaux.
E-ole n'était qu'un pretexte et les programmes de verdures urbaines, de simples camouflages jétés à la face du citoyen-gogo et du reste du monde.
Selon les premières estimations, il y aurait plus de 200 missiles à tête nucléaire sous les pavés parisiens.
Panique, peur et colére.

20h00
Infos du soir : Desespoir!
12 heures de délires télévisuels. La France doit des comptes à tous les pays du monde. Chaque gouvernement hypocrite s'est senti floué. C'est le monde entier qui ouvre ses silots atomique.
C'est la débande gouvernemental. On a réclamé des têtes. On a demandé des démissions. Mais personne n'écoute qui que ce soit et la situation s'embourbe et se complique quand on s'aperçoit que la France n'est pas la seule dans cette situation (car les services secrets français ont en quelque sorte "cafter" ce qu'ils savaient des autres pays).
Les quartiers pauvres de New-York, Frisco, L.A., Boston et les champs de pétrole du Texas recèlent aussi des silots atomiques, ainsi que la Sicile, les pyrénées espagnoles, les terrains militaires Est-Allemands, la place rouge et les goulags, la mer rouge, etc. On se rend compte qu'il y a finalement 100 fois plus d'armes nucléaires que le nombre officiel et que le démentelement de ces armes n'a jamais été d'actualité.
Et c'est sans grosse surprise que l'on apprend que différents sites nucléaires sont en ce moments même assiégés par des terroristes...

21h00
Fini la télé pour aujourd'hui.
La journée a été éprouvante et je n'arrive même plus à m'émouvoir de quoique ce soit. Nous allons nous coucher vite fait, peut-être que demain les horreurs que l'on a appris nous sauteront au visage dans toute leurs immenses abomination?


PARIS, DU 26 AU 30 DECEMBRE 1999

10H00 le 26 décembre
On a dormi comme des masses.
Le réveil m'a trouvé encore plus éloigné des événements d'hier. Je crois que rien ne pourra plus nous troubler jusqu'à l'an 2000.

Nous sommes le 30 décembre et je n'ai enregisté aucune cassette sur mes formidables aventures. Je me demande même si j'ai pensé.
Les sites nucléaires sont toujours intacts, les gouvernements honteux ne savent plus quoi faire et les peuples du monde entier ont des agissements totalement irrationnels. Mirna et moi n'avons pas fait l'amour depuis le 26. Nous n'avons pas envie. Nous vivons comme des Zombies. Mon patron m'a donné congé pour le reste du mois et a raccroché sans un mot de plus. Y a-t-il encore des gens qui travaillent dans le monde?
Je pense que oui puisque l'electricité arrive toujours jusqu'à nous, le téléphone fonctionne ainsi que les trains, les avions, les bateaux, la bourse et bien d'autres choses encore.

Jérusalem est aux mains des arabes, mais tous le monde s'en fout. Même si l'armée juive était puissante, elle ne pouvait rien faire contre la coalition musulmane. Nataniaouh aurait dût continué le processus de pays entâmé par Rabin. De nouveau les juifs vont être ce peuple errant cherchant une terre d'acceuil. Bizarrement, les arabes ont été clément. Ils ont autorisé les Juifs à continuer de vivre en Israel mais leur ont enlevé tous leurs pouvoirs, mais les Juifs en colére sont légion...

La Grande-Russie est de nouveau constituée, mais qui s'en soucie? Les militaires paradent, massacrent, pillent et occasionnellement s'occupent des affaires du pays. Quelques pays resistent, surtout aux portes de l'Europe Occidentale et la peur du nucléaire empeche les généraux russes de trop jouer les fiers.

C'est la guerre totale en Afrique du Sud et dans les pays limitrophes, mais ça n'interresse personne. Les blancs sont surrarmés mais les noirs plus nombreux. On brule des croix, on pend à tour de bras, on fusille sans discernement (mais une fusillade est-elle quelque que chose qui recele le moindre discernement?) et, en bref, on fait tout ce que de bons soldats font d'habitude...

Aux Etats-Unis les quartiers défavorisés sont en flamme ; à Paris le métro ne fonctionne plus et les militaires protègent les silots ; en Angleterre, pas de nouvelles, le pays s'est replié sur lui-même, en Orient on rie jaune en tremblant devant la folie des chrétiens ; en Amérique du Sud tous les guérilléros de tous les pays se sont donnés la main ; en Suisse les banques sont assiégées...

Plus de police du monde, plus d'ONU... Les plus audacieux et les plus malades des hommes profitent de la situation pour faire leur beurre en prévoyant l'après holocauste...

Mais y aura-t-il un après?


PARIS, 31 DECEMBRE 1999

21H00
Heure H moins 3 heures.
Toujours pas de menace nucléaire au-dessus de nos têtes, mais aujourd'hui a été le summum de la décadence pour l'humanité. Tous les territoires majoritairement chrétien se sont enflammés, les autres se défendent en tremblant de peur. Mais tout c'est arrêté il y a une heure environ. De nouveau c'est l'attente, mais une attente fiévreuse et orgiaque.
Ca partouze sec à tous les étages dans mon immeuble et même dans la rue. Je n'ai, heureusement, assisté à aucune scène pédophilique, mais les enfants ne sont plus sous la surveillance de grand monde.
Mirna et moi n'avons participé à aucune partouzes mais les voisins d'à côté (un jeune couple) nous a proposé de nous honorer de leur présence. Nous avons accepté et ce qui devait arriver, arriva. Nous ébats ont été furieux et chacun de nous a eut, sans aucuns complexes, sa première expérience homosexuelle. Dire que cela a été agréable pour moi serait un bien grand mot, mais ça soulage, et au moins j'en aurais fait l'expérience au moins une fois...
Aline et Philippe (le jeune couple) sont restés avec nous et nous attendons en buvant quelques bières et en bavardant de choses futiles. Il faut dire que nous avons, chacun, tellement de choses sur lesquelles réfléchir, que l'on ne peut tenir aisement une conversation. Il n'est d'ailleurs pas rare qu'une conversation en cours n'aboutisse jamais.

22h00
Tout est calme maintenant.
L'attente est presque agréable. Nous avons tellement angoissé ce dernier mois que, à la date fatidique, notre fatigue nerveuse nous anesthésie face au passage du (soi-disant) prochain millénaire. La bière ne semble même pas faire d'effet, et la douce châleur du dehors nous pousse à somnoler de temps à autre.
Le réchauffement de la planète n'a semblé inquiéter personne. On ne sait pas d'ou cela vient. Même si cela devait arriver, on aurait dû en ressentir les effets que dans le prochain siècle. D'ailleurs les points positifs de ces derniers jours, sont que la pollution à diminuée partout dans le monde faute d'utilisateurs de machines polluantes.
Heureusement que des hommes responsables gardent les centrales nucléaires car je ne sais pas si nous serions encore vivant si cela n'avait pas été le cas.

23h00
La tension monte d'un cran.
Je ne sais pas comment vous faire partager la tension qui est maintenant palpable dans l'air. Nous transpirons tous. Pourtant nous restons collé les uns aux autres. Je peux sentir la poitrine nue et frémissante de Aline sur mon dos. Sa respiration courte donne un lent va et vient à son buste en me carressant doucement, mais aucun désir ne semble s'emparer de moi. Philipper carresse machinalement la croupe de Mirna, les yeux dans le vague.
En bref nous avons chacun des activités et des positions qui en temps normal nous aurait vite plongé dans des ébats sexuels passionnés, mais aujourd'hui et à cette heure... niet!

Deux fillettes sont entrées chez moi (la porte n'était plus fermée) et nous ont demandé l'hospitalité car leurs parents ne s'occupaient plus d'elles. Je ne sais pas ce qu'elles entendaient par là, mais je leur ai servi un jus de fruit et des cacahuètes. Elles sont avec nous devant la télévision qui nous envoit des images du ciel. C'est comme si les caméras cherche desesperement la trace de la existence de Dieu en balayant les cieux mollement.

PARIS, PREMIER JANVIER 2000

00H01
C'est incroyable...
(enregistrement interrompu)

7h30
Il commence à faire plus frais.
Comment vous expliquer... et bien, je vais devoir me mettre à croire en Dieu. Ben ouais, il nous est apparu à minuit pile. C'était démentiel, incroyable, inimaginable... Tous les hommes et les femmes de la planète l'ont vu, même les non-chrétiens. Il nous a parlé et...
C'était tellement fort, cette voix douce que chaque humain pouvait entendre sans qu'elle hurle. Je ne peux détailler le physique de Dieu car il était changeant. Mais il semblait beau et puissant. Je crois qu'il nous parlait dans nos tête et nous par l'intermédiaire de l'air.
Il nous a rappelé à l'ordre, nous a grondé comme des enfants et semble avoir sourit face à notre "innocence"... Il n'a rien fait pour dépoluer la planète ou supprimer les armes car sa seule intervention a ôté toute envie de faire le mal aux humains... du moins je le crois, car les informations qui ont suivi sont intervention ont été éloquentes.
Les présentateurs au visage béat narrait avec bonheur les premières actions des hommes politiques en vue de faire de la Terre un havre de paix. C'était tellement beau que nous avons pleuré, moi, Mirna, Aline et Philippe. Le jeune couple est retourné dans son appartement en parlant d'enfants et les fillettes sont retournées chez elles, les larmes aux yeux.
A une époque j'aurais trouvé tout cela écoeurant, mais aujourd'hui, je me réjouis.

EPILOGUE
QUELQUE PART DANS L'ESPACE

-Vous avez excellement bien oeuvré Psion. Les humains n'y ont vu que du feu et leur planète a été sauvée. Sur Noqwir, nos dirigeant sont satisfait et vous demande néanmoins de rester en observation quelques temps encore.
Psion était très fier, et si il avait eut une bouche humaine, son sourire lui aurait mangé tout le visage. Avoir provoqué des catastrophe et réchauffer l'atmosphère terrestre pour préparer les humains à une "Intervention Divine" avait été une de ses brillantes idées. Les Cloarts étaient pacifiques mais n'entraient dans la vie d'un autre peuple d'une autre planète que si celui-ci avait commencé à coloniser son système solaire.
Avec la Terre, l'affaire avait été délicate. Les Humains étaient terriblement belliqueux à cause de centaines de facteurs qui se rejoignaient en un seul : la religion et sa philosophie xénophobe. Les Cloarts n'étaient pas dénués de religion, mais elle était basée sur la science et certaines observations de l'univers. Un concept que les humains ne pouvaient appréhendé aisement. C'est pourquoi Psion avait pensé, pour les empêcher de s'autodétruire, rallier les humains sous la banière d'un seul et même dieu. Mais la tâche était malaisée et il préféra se rabattre sur une solution bâtarde, mais efficace. Chaque peuple avait vu son Dieu qui lui avait dit qu'il était le Dieu unique de tous les terriens. Ainsi, sans substituer aucun dieu au profit d'un autre, il les avait fait coopérer en prônant l'unité.
Quelques heures après "l'Intervention Divine", les résultats avaient été probant : l'humanité semblait décidée à ne plus écraser son prochain ni sa planète.
Afin de ne pas détruire cette précaire paix qui se durcirait avec le temps, Psion jugeait préférable de ne pas se révéler trop tôt aux terriens. L'intervention d'un Dieu et l'arrivée d'extra-terrestres sur Terre auraient surement eut raison de la santé mentale des humains. Les dirigeants de son peuple avaient abondés dans son sens quand il avait suggéré une "rencontre du troisième type" prévue pour l'aube du quatrième millénaire - voir du cinquième. D'ici là, l'intervention de Dieu ne serait plus qu'une légende, certes reconciliatrice, mais une légende tout de même (car, bizarrement, aucun appareil d'enregistrement n'avait filmé quoique ce soit).
-Je vous remercie Kandawx et je m'acquitterais de ma mission d'observation avec plus de zèle encore.
-J'en suis heureux, répondit Kandawx, cachant difficilement l'hilarité que lui causait l'attitude éxégérement modeste et fière de Psion.


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On boit du sang, on dévore de la chair
On ne craint plus la foi, on en connait trop le calvaire
On ne croit plus en l'infini, seulement en l'éphémère


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