fou de bassin

-= Chaos Legions =-
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The Bay a été posté le : 25/06/13 22:42
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L'ambiance de ce film de Barry Levinson est tout à fait celle d'un film de zombies (ou de morts-vivants, ou de mutants, ou de contaminés : je refuse d'entrer dans ce débat). Un fléau frappe les uns après les autres les habitants d'une petite ville qui se retrouve isolée, les survivants tentent de fuir, ou de s'organiser pour lutter, ou de laisser un témoignage. Sauf que c'est la version "quasiment réaliste", disons : les contaminés ne veulent pas manger leurs voisins, ils souffrent et ils meurent, c'est tout. La cause ne relève pas du surnaturel et à peine de la science-fiction : ce sont des parasites mutants créés par la pollution. On est plutôt, donc, à mi-chemin entre les deux genres du film d'horreur et du film-catastrophe (on sent bien les auteurs qui ont lu des reportages sur telle et telle menace écologique et qui se sont dit "et si on multipliait ça par dix"...)
C'est filmé à la Blair Witch / Cloverfield / Rec / Paranormal Activity, c'est-à-dire que c'est censé être un témoignage miraculeusement retrouvé sur des événements réels. Sauf que, comme l'idée commence à être usée, on voit en réalité un assemblage de plusieurs sources (le reportage d'une journaliste stagiaire, les vidéosurveilllances de la rue, des flics et de l'hôpital, des ados qui filment avec leur portable...) ce qui nous permet de connaître les différents aspects de la catastrophe sans avoir l'impression de suivre une caméra qui s'arrange toujours pour être au bon endroit.
C'est donc un film avec des côtés "sauf que" qui le rendent bien sympathique. Il n'évite pas toujours les clichés du film catastrophe et du film d'horreur (il y a un complot gouvernemental pour isoler la ville parce que, euh... c'est tout ce que le gouvernement a trouvé, voilà. Et SPOILER à la fin, quand la nana monte sur le siège avant de la voiture, j'avais envie de lui crier "regarde sur le siège arrière, espèce d'idiote, regarde sur le siège arrière!"FIN DU SPOILER). Mais parfois si quand même (le suspense d'usage "qui va mourir et qui va survivre" est plusieurs fois désamorcé, quand la journaliste qui fait le commentaire post-événementiel nous prévient qu'on va voir untel ou untel qui sont morts peu après). Sympathique surtout parce que tous les aspects précités nous rendent proches des gens.
Et si je vous dis que l'origine de la pollution est un élevage de poulets aux hormones qui répandait dans l'eau les déjections de ses pensionnaires, vous avez envie d'éclater de rire? Moi aussi, quand j'ai entendu ça pour la première fois. Mais attendez d'avoir vu le film.
-------------------- Je n'irai, plus tard, ni au café perdre ma santé, ni aux courses perdre mon argent, ni au cinéma perdre mon temps à voir des films dont les héros sont des voleurs et des assassins dignes de mépris.
(Extrait d'un manuel de morale à l'usage des classes, première moitié du XXe siècle)
Karolinus sum.
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Cachée
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