Primus inter paresse

-= Lord of Graveyards =-
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In Memoriam
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Du mésusage du pouvoir de la Rue a été posté le : 03/08/12 15:12
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C'est le grand débat philosophique de l'été : peut-on laisser ces comportements "machistes" fleurir sur nos pavés, et éroder nos mœurs saines et tolérantes ? Avec Sarko, on savait qu'on pouvait toujours se brosser pour que la rue influence les lois. Mais les lois couvrent assez mal les comportements, les attitudes ni la matière même des relations interpersonnelles, non plus que des règles vestimentaires, de la politesse, ou des codes et rituels sociaux en général.
La rue influence mal la politique des salons, mais peut-elle influencer la rue ? C'est l'évidence. Que s'y passe-t-il donc pour agiter ainsi les communautés internautiques et médiatiques ?
C'est vrai que ça fait un bon sujet : C'est parce que ces codes s'élaborent dans la rue, là où les gens entrent en contact les uns avec les autres, qu'il est préoccupant de voir s'y développer des comportements brimants, contraignants, frustrants, pesants, normalisateurs...
La question est abondamment commentée dans cette dolence estivale qui conduirait presque les journalistes à "réfléchir" à des sujets de société. Ceux-ci demandent quand même, il est vrai, moins d'investigation et de rigueur que l'actualité journalistique habituelle (du moins tel que le journalisme se pratique aujourd'hui).
Peut-être le débat était-il un peu amorcé ailleurs (notamment suite au comportement de quelques députés à la l'humour encore emprunt d'une connerie potache) quand soudain... une vidéo bruxelloise nous fait "découvrir" un sidérant machisme au quotidien, ou du moins ce qui est dénoncé comme tel.
Ce qu'on y mesure, c'est principalement la pression morale exercée par des petits caïds de ruelle, du genre harceleur-m'étale, prompt à huer quiconque (de préférence de sexe féminin, mais je n'ose imaginer ce qu'endureraient des hommes en kilt... ou en jupe, de la part de ces mêmes moralisateurs) révèle un peu plus de peau ou de joie de vivre que nécessaire.
En fait, ces tentatives de "moralisation" des "mœurs" (où l'on redécouvre la parenté étymologique) dépassent le cadre de la rue. Il y a un lien très intéressant à faire entre ce comportement apparemment phallocrate des rues, adopté par des mâles, et d'autres réactions telles que ces affaires consternantes de "Slut Shaming" : C'est un nouveau jeu à la con qui consiste, pour des pimbêches imbues de leurs servitudes volontaire, de leur allégeance aux codes de la bienséance et généralement coincées du cul, à exister socialement (ou l'équivalent de cette existence sur le web), en pourrissant la vie des personnes moins coincées qu'elles, sur un mode "j'en suis outrée !" que je croyais réservée aux rombières embourgeoisées et aux quelques grenouilles de bénitier qui s'érigent en gardiennes du bon goût, des vraies valeurs et du savoir-vivre du temps jadis.
http://www.madmoizelle.com/slut-shaming-115244
On doit garder à l'esprit ce rapprochement, ne serait-ce que pour éviter des simplifications abusives du débat, qui mettraient ces moralisations réactionnaires sur le seul compte des mecs ou de certains-d'entre-eux-suivez-mon-regard-du-côté-des-communautés-pas-vraiment-autochtones-vous-m'avez-comrpis-bref-les-crouilles. Je l'affirme d'emblée parce que ça ne sera pas forcément aussi clair dans les développements ci-après, et je ne voudrais pas que subsiste une quelconque ambiguïté à ce propos : ma haine vaut pour tous les moralisateurs de quelque origine, de quelque dogme ou de quelque culture qu'ils proviennent.
Par contre, dans les développements qui suivent, j'abandonnerai probablement le fait qu'Internet soit également un théâtre de ce combat, tant ce qui se passe dans la rue me paraît plus essentiel.
En tout cas, dans les deux cas, on a affaire à un moralisme très singulier qui peut, dans la durée et la répétition, s'avérer beaucoup plus délétère que les lois pour normaliser la vie quotidienne et la rue.
Dans les deux cas, on a des petits cons ou des petites connes, dont l'arrogance dissimule un peu leur côté coincés du fion, qui tentent d'imposer aux autres leur vision triste du monde.
Dans les deux cas, on a affaire à une entreprise, consciente ou non, de normalisation. On a affaire à des gens qui ont leur norme dans la tête, repèrent des gens qui ne s'y conforment pas, se forgent une existence sociale ou une notoriété en s'y opposant, en les dénonçant publiquement, dans le but avoué que la honte et l'opprobre pèseront assez pour les faire changer de comportement. C'est une intolérance manifeste à ce qui est jugé "déviant" et le point Godwin est donc à deux pas.
Il est vrai que le phénomène n'est pas nouveau. Notamment concernant les minorités de tout poil. Les gros, les roux, les racés, les tatoués, les marginaux, les typés, les petits avec de grandes oreilles, les homosexuels, les binoclards ont tous, à un moment ou un autre, subi des quolibets vexatoires. Ceci dit, ce sont des minorités intolérantes qui asticotent d'autres minorités. Je ne connais pas l'ampleur du slut-shaming de rue et du harcèlement. J'ai assez foi en l'homme pour croire qu'il n'émane pas de la majorité, même relative, d'une génération ou d'un milieu masculin et urbain. En revanche, s'il concerne l'ensemble des femmes susceptibles de se vêtir un peu légèrement par temps caniculaire, il s'oppose à une majorité, (au moins relative, je l’espère, bien que je ne tienne pas de statistique), et surtout, à une liberté de principe, celle de se vêtir comme on le souhaite et non comme un tradition (a fortiori si nous ne la partageons pas historiquement) nous l'imposerait.
Le caractère ravageur de ces comportements tiennent à la bonne conscience que se donnent leurs auteurs, dans toute la splendeur de leurs préjugés : une femme qui montre ses jambes, c'est forcément une femme qui aime le plaisir sexuel et qui affiche sa disponibilité. C'est anormal, ce n'est pas bien ! Il faut le dire, il faut le faire savoir, il faut les faire changer. On va les agresser, les humilier, les choquer autant que nous le sommes ! On va les harceler, les provoquer, se montrer grossiers, odieux, irrévérencieux... après tout, c'est bien ce qu'elles cherchent, non ? Si elles n'assumaient pas ce risque, elles changeraient, non ? Elles s'habilleraient avec plus de décence, non ? Elles provoqueraient moins les hormones, susciteraient moins de vaines bandaisons, "allumeraient" moins, non ?
Je ne fréquente pas assez les rues des grandes métropoles européennes ni les cours de récréation pour identifier si une "communauté" plus qu'un autre se prête à ce "slut shaming" de rue, mais je sais qu'à ce stade, il est facile à certains lecteurs de faire le lien entre "jeune" et "arabe". D'ailleurs, n'est-il pas naturel à cette communauté de haïr la visibilité de la peau des femmes, elle qui prône - sans exception, c'et bien connu - qu'on les enferme et qu'on ne les laisse sortir de chez elles (pardon : de chez eux), que sous un emballage intégral.
On avait déjà parlé de cet antagonisme clivant, entre d'un côté les féministes et de l'autre les garçons arabes, boucs émissaires idéaux pour focaliser sur eux l'attention d'un féminisme vulgarisé et lui faire perdre son sens révolutionnaire premier.
Et le machisme "bien connu" de cette communauté favorise une reconstitution fantasmée de leur discours : C'est bien de leur faute, à elles, ces femmes, ces putes, si on les agresse : Si elles se vêtent de façon si indécente, c'est bien qu'elle n'ont aucun respect pour elles-mêmes, c'est bien que d'arriver vierge au mariage est le cadet de leur souci, et si elles sont infidèles à leur époux avant même de le connaître, qu'est-ce que ce sera après, hein ? Personne ne pourra leur faire confiance, hein ? C'est donc pour leur bien qu'il faut les remettre dans le droit chemin de l’honorabilité et du respect de soi ! On devrait demander une subvention pour défense de l'intérêt général et de la salubrité publique, tiens !
On doit, d'après moi, ne pas projeter des fantasmes sexuels sur l'agressivité de ce harcèlement de rue : les finalités poursuivies sont moins sexuelles que sociales : le petit caïdule de ruelle ne se livre pas à de tels comportement pour séduire, ni même avec l'espoir de le faire. L'Odieux connard, que je n'attendais pas sur ce terrain, énonce cette évidence dans son langage fleuri et savoureux : http://odieuxconnard.wordpress.com/2012/08/02/street-bot/
Il n'y a pas une chance sur mille que cette tactique de "drague" porte ses fruits, et c'est précisément parce que ça n'en est pas une : c'est un rituel de normalisation, par lequel on revendique l'appartenance à une communauté en dénonçant ce qui semble de pas répondre à ses codes.
En fait, j'avais déjà esquissé une peinture plus anthropologique de ces comportement il y a deux ans, à propos du reportage "la cité du mâle" déprogrammé puis reprogrammé sur Arte.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3325
Rien n'infirme mon impression d'alors : Il y a gros à parier que ce sont des jeunes que la sexualité libre terrorise, des gens pour qui la libération sexuelle, la possession de son propre corps et la recherche libre des plaisirs hédonistes sont des perspectives inquiétantes, peut-être une course à la performance où chaque rapport ne fournit que des occasions de se faire humilier... Ça peut même être une conception des rapports humains où l'individualisme même est une aberration, tant il est anormal de se sentir libre possesseur de son corps et de sa sexualité ! Cette liberté effraie, forcément, même et surtout si ce sont les autres qui l'exercent à nos dépends.
Ça ne fait pas de ces jeunes des méchants, pas des salauds, juste de jeunes mâles terrorisés par leurs propres pulsions, surjouant leur virilité d'une façon qui, en réalité, supplie la passante de la refuser avec véhémence et dédain, parce que c'est comme ça que sont les femmes bien : elles vous refusent pour arriver vierges au mariage... et ça rassure de savoir qu'on est dans un monde de femmes bien.
Des pauvres types, secrètement amoureux de leurs propres frustrations, mais des pauvres types délétères parce que ********, une jolie fille en mini-jupe est un spectacle bien agréable à regarder, et c'est scandaleux d'obliger les belles femmes à faire la gueule, à cesser de sourire et de rire, à se voiler et à baisser les yeux, soumises et obéissantes...
Il me semble que ça ouvre plein de débats intéressants sur la façon dont les mœurs se construisent, au jour le jour, à côté de chez nous et pas à l'Assemblée Nationale, dans notre quartier et pas à la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
Le débat ouvert est d'autant plus intéressant que sur plusieurs points, on se retrouve à front renversé : le libertaire qui conteste la censure d’État constate avec stupeur que la rue(-c'est-la-vie-qui-vaaaaa) comporte ses propres censeurs, ses moralistes, ses empêcheurs de vivre, faits probablement du même bois que ceux qui lynchent les suspects ou rasent des toisons féminines à la libération. La saine colère de la rue, si mythifiée comme la matière même dont on fait les révolutions, s'avère aussi de celle dont on fait l'Ordre Moral le plus populiste.
Front renversé aussi puisque des libéraux et des libertaires, pour une fois mieux liés que par la seule étymologie, vont jusqu'à réclamer des lois, eux qui normalement les haïssent tant.
Front renversé encore puisque ces mêmes libéraux et libertaires peuvent faire cause commune avec des racistes tout aussi haineux que les censeurs sont machistes, et pour qui ce qui est odieux, c'est le jeune, en soi, a fortiori s'il n'est pas "de souche". L'anti-islamisme primaire s'y épanouit de béatitude, en trouvant à casser "ceux qui ne rêvent que d'emprisonner la femme dans une burqa et qui constituent donc forcément la masse des harceleurs priapiques qui veulent renverser notre civilisation à coup de tournantes..."
Front renversé aussi, ou plutôt dose probable d'hypocrisie, en ce que celui qui revendique le droit, pour les femmes à arborer un décolleté pigeonnant et une jupe vaporeuse ne le fait pas seulement au nom de la liberté de la femme, et ne se bat pas pour leur dignité sans le secret espoir qu'un joli vent fasse accidentellement voler, un jour ou l'autre, les textiles légers un peu plus haut que la décence ne l'impose... Ah, les escaliers un peu raides, les périlleux changements de station, et le gracieux mouvement d'une bretelle qui glisse insensiblement de l'épaule, et votre maestria, mesdames, à si rarement nous en révéler trop !
Front renversé, au passage, en ce que ce n'est pas nécessairement une astreinte normalisatrice moralisante qui s'oppose à une absence d'astreinte libératrice et au delà de la morale : la légèreté des tenues estivales normalise, elle aussi, une autre vision de la femme : nécessairement jeune, enjouée, pas trop grasse, le mollet ferme, la poitrine haute et la cambrure pétulante... Par ailleurs, même le plus libéral des occidentaux ne souhaite pas nécessairement que la rue se transforme en camp naturiste ou qu'elle évoque par trop certains quartiers réservés au commerce du sexe...
Pour que la dénonciation du harceleur de rue reste un combat de la liberté contre l'oppression et non l'affrontement de deux morales, ou pire, de deux degrés différents d'une morale intrinsèquement identique, il est bon de pouvoir se reposer sur la fait que la femme est libre de se vêtir comme elle l'entend. Mais comment lutter, alors, contre des stratégies, délibérées ou non, de normalisation, qui pèsent sur les femmes en amont de ces choix ? Comment ignorer que, parmi les porteuses de niqab elles-mêmes, certaines revendiquent le droit de la porter et considèreraient comme une profanation de leur dignité la légèreté des atours d'été dont s'affublent ces occidentales indécentes ?

Personnellement, je reste d'avis que c'est une mauvaise idée d'avoir voulu changer l'écosystème de la rue. Une des causes du problème est d'avoir rendu délibérément la rue inconfortable, et pas seulement pour le SDF.
http://www.rue89.com/photo-rue/2009/11/26/empecher-les-sdf-de-sasseoir-la-ville-ne-manque-pas-didees?page=5
Sauf que l'on peut se demander si ces entreprises anti-mendicité ne visent pas en réalité à briser les solidarités de proximités qui peuvent se nouer entre passants pour peu qu'ils se rencontrent.
Le même moralisme - d’État, pour le coup - a déjà eu raison de très nombreux cafés sous couvert, cette fois de lutte contre l'ivresse publique. Il s'agit bien, aussi, d'un lieu où se construit le lien social et la solidarité de proximité...
Le résultat est que la rue n'est plus le lieu des rencontres mais un écosystème social déstructuré qui a laissé vacante une niche particulière que se sont approprié des jeunes désœuvrés. Parce que NOUS sommes absents des rues, ceux-là ne se frottent plus aux modèles que nous pourrions représenter, non pour supplanter le leur, mais juste pour leur rappeler que des alternatives sont possibles et légitimes et qu'il faut bien vivre avec ces différences. C'est en notre absence que s'élabore un modèle et une représentation des rapports sociaux sur lesquels nous n’avons pas droit de regard, persuadés que nous sommes que nos droits de votes suffisent.
Or, et c'est aussi un intérêt du débat, on n'a pas affaire à une autorité étatique identifiée sur laquelle nos cartes d'électeur nous autorisent à jouer un rôle de lobbying citoyen. On est dans le lieu même où se constitue la culture citoyenne quand elle a la chance de se développer sans autorité ni contrôle. On est dans le lieu même des libertés, des coutumes, des mœurs des comportements non réglementés ou libre de se réglementer eux-mêmes. Bien plus que l'isoloir, c'est le lieu premier où se constituent les sociétés, et jusqu'à il n'y a pas si longtemps, le seul de ces lieux, étant entendu que les fora, blogs et réseaux tweeters n'ont pas encore fait leurs preuves comme lieux alternatifs de socialisation concrète.
Cordialement vôtre,
Théodoric
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Dernière mise à jour par : Théodoric le 04/08/12 00:15
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Réponse au Sujet 'Du mésusage du pouvoir de la Rue' a été posté le : 12/08/12 13:44
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Tiens, vu que je passe par ici je vais ajouter deux mots, en essayant de faire aussi court que monsieur Théodoric a fait long 
En tant que femme, tu te fais insulter dans la rue que tu sois moche, jolie, en mini-jupe, ou en jean.
C'est pas une question de se trimballer en robe parce qu'il fait 35°, vu que de toute façon tu te prends aussi des "*********s" ou des "woh mademoiselle bonjour, on peut discuter ?" "heu là non" "ouais connasse dégage" que tu sois fringuée comme un sac ou à la dernière mode.
Comme je disais sur Facebook un peu partout -oui parce que c'est effectivement le débat de l'été, donc la moitié de mes contacts masculins sont tombés des nues genre "MAIS C'EST PAS VRAI C'EST LA REALITE ??" et l'autre moitié féminine a juste soupiré en disant "bah ça c'est mon quotidien."
Oui donc comme je disais, bah c'est du quotidien. De l'agression verbale et visuelle (au mieux) (oui parce que les mecs qui se collent à toi, qui te déshabillent du regard, qui te mettent des mains, qui te sifflent, etc, bah ça fait aussi parti de la vie d'une femme en France, même si moins dans mon coin) quotidienne.
Toi t'as décidé que tiens, si j'allais acheter du pain aujourd'hui, ah tiens je vais passer par [tel quartier] bon bah vaut mieux que je sorte la burka pour avoir une chance raisonnable de ne pas me prendre un "*********" en passant devant [telle place, tel bar, telle station de métro].
Et je rappelle que jusqu'à ya quelques mois je vivais à Rennes hein, pas au fin fond d'une banlieu sinistrée parisienne ou bruxelloise.
Je rappelle aussi que je fais pas partie des canons de beauté à la mode en cette douce époque 
"Woh mademoiselle t'es bien jolie" "heu merci" "WOH FAUT SOURIRE HEIN AUSSI QUAND ON TE FAIT UN COMPLIMENT !" "*sourit et accelère le pas*"
-> comment se faire mi-complimenter mi-agresser en quelques secondes, avec surtout zéro choix autre que fermer sa gueule, faire un vieux faux sourire et tracer sa route.
Bref tout ça pour dire...
Je ne sais pas quelle est la solution. Ya des pays où tu peux être une femme et te trimballer à moitié à poils sans que ça fasse sourciller personne (pays nordiques, Allemagne, Angleterre dans une autre mesure...), et chez nous non.
Alors qu'est-ce qu'ils ont de mieux ou de différent ?
Moins d'immigrés et descendants d'immigrés ? Ca semble dur à croire. Moins de cloisonnement entre les communautés reparties dans des quartiers disctincts où il fait mauvais vivre ? Peut-être.
J'en sais rien.
D'façon moi j'me suis exilée sous le soleil pour affronter une nouvelle source de discrimination, maintenant on me regarde plus de travers parce que je suis une femme, mais parce que je suis blanche, ça me change de la métropole 
-------------------- ~ Grabataire de #PenOfChaos ~ Mon Blog de cuisine avec du panda rôti au menu, et des guests stars forumeuses ~
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How can vegetarians possibly love the environment.. They keep eating all the plants
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Exilée sur l'île des margouillats 
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Cachée
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