Ajouter le Forum à vos Favoris
- - - -
Vous êtes ici : Forum Pen Of Chaos > Horreur sur le web > Cinéma et vidéo > L'Etrange Festival 2011
Sujet : 

Dernier Message - Message le plus récent
Ajouter aux favoris - Envoyer ce Sujet par E-Mail - Imprimer ce Sujet
Gerald

fou de bassin



-= Chaos Legions =-
Inscription le 27-07-01
Messages : 2137



Homme  Age : 57 ans
Lieu de résidence : Colonia Nemausus

Pourquoi vous regardez ca ?
   L'Etrange Festival 2011 a été posté le : 16/09/11 21:34
Donc, c'était du 2 au 11 septembre à Paris, je fus à certaines séances, avec cette année j'ai trouvé une très nette dominante gore-trash, et voici quelques impressions s'il vous arrive de croiser l'un ou l'autre de ces films:

The Woman (de Lucky McKee, USA, 2011) d'après une série de romans sur une bande de cannibales dans la cambrousse américaine contemporaine, dont le premier volume a été traduit en France dans la collection Gore, ça donne envie :) Une femme, survivante de ladite bande, qui vit en sauvage dans la forêt, est capturée par un chasseur qui la ramène chez lui, dans une apparemment paisible famille américaine. Entre la sauvage cannibale et l'apparemment paisible famille américaine, laquelle va se montrer la plus répugnante? Pas la peine d'engager les paris, parce que les apparemment paisibles familles américaines, vous savez ce que c'est ma pauv' dame... En fait, j'ai l'impression que c'est un peu "Bigfoot et les Henderson" (vous savez, cette comédie des années 80 sur une famille américaine qui adopte un genre de yéti. Je ne l'ai pas vue) mais avec du sang, du sexe et de la crasse. Y'a bon.

The Oregonian (de Calvin Lee Reeder, USA, 2011). Le programme annonce que ce film est une "expérience sensorielle" (pour ce que j'en sais, quand on dit d'un film que c'est une expérience sensorielle, c'est un euphémisme pour dire que le réalisateur prend de la drogue). Donc, la jeune épouse d'un éleveur de chevaux quitte sa ferme après l'accident (?) de son mari, a elle-même un accident de voiture, et commence (?) à halluciner... Une curiosité.

La nuit Grindhouse (douze heures sans sortir du ciné, j'ai encore battu mon record) comprenait:
Hobo with a shotgun (de Jason Eisener, USA/Canada, 2011), d'après une des bandes-annonces bidon diffusées dans Grindhouse en 2007. Un clochard (Rutger Hauer) arrive dans une ville où règne un gang, et entreprend de se procurer un fusil à pompe pour défendre la veuve et l'orphelin. Gore, totalement crétin. De bons trucs parfois.
Tucker et Dale fightent le mal (d'Eli Craig, Canada, 2010). Des étudiants en goguette vont camper dans une forêt pour boire de la bière, fumer des pétards, draguer les filles du groupe, tout ça tout ça. Ils arrivent près d'une cabane où logent Tucker et Dale, deux paysans aussi sympathiques qu'inoffensifs. A la suite de plusieurs quiproquos, ils se persuadent d'avoir affaire à deux tueurs psychopathes. Quoiqu'avec une pareille bande de baltringues, pas besoin de tueurs psychopathes... Bourré de références aux classiques du genre, j'ai dû en louper la moitié mais j'ai ri du début à la fin:D
Suivis de deux films pas gore du tout dont je me demande encore ce qu'ils faisaient au milieu:
Norwegian Ninja (de Thomas Cappelen Malling, Norvège, 2010). D'après l'histoire d'un vrai espion norvégien du temps de la guerre froide, qui est (sous son vrai nom) l'un des personnages du film, et qui est crédité dans le générique de fin. Pour défendre son pays à la fois contre les Soviétiques et contre les ingérences de la CIA, le roi de Norvège crée une unité composée de... ben... de ninjas, quoi. L'humour est sans doute trop norvégo-norvégien pour que j'aie tout compris, mais dans le genre "petit pays qui face aux grands sait aussi se moquer de lui-même", ça atteint parfois au niveau belge.
2019, après la chute de New York (de Sergio Martino, Italie, 1983). Un post-apocalyptique italien des années 80, ai-je besoin d'en dire plus? On était entre six et huit heures du mat' et malgré ça (ou à cause de ça) la séance a été ponctuée de vigoureux applaudissements. Le film a eu les honneurs mérités de www.nanarland.com

Dead Heads (des frères Pierce, USA, 2011). Comédie romantique avec des zombies. Sympa.

The Mill and the Cross (de Lech Majewski, Suède/Pologne, 2011). Où l'on voit s'animer les personnages d'une Crucifixion de Bruegel l'Ancien, avec Rutger Hauer en Bruegel et Charlotte Rampling en Sainte Vierge. Sauf que, justement ils ne font que s'animer: là où "La Ronde de nuit", de Peter Greenaway, partait d'un tableau de Rembrandt et imaginait une histoire à chaque personnage, le film "Le Moulin et la croix" ne raconte finalement rien de plus que le tableau.

La Chair et le sang (de Paul Verhoeven, USA, 1985), ça m'a fait plaisir de revoir, et sur grand écran, ce monument du film d'aventures médiévales (enfin, Renaissance) pas pour les tarlouzes.

Stake Land (de Jim Mickle, USA, 2010). L'idée de départ pompe outrageusement la comédie Zombieland: les USA envahis par des créatures monstrueuses (il est dit ouvertement qu'elles se sont arrêtées à la frontière canadienne!), un baroudeur dur à cuire, un adolescent orphelin, des filles... Sauf que là, les zombies sont remplacés par des vampires, et tout de suite on fait moins son mariole. Tout le monde peut mourir, c'est brutal et efficace.

The Divide (de Xavier Gens, USA/France, 2010). Lors d'une explosion atomique, diverses gens se réfugient dans la cave de leur immeuble, et se rendent vite compte que les autorités ne vont pas les aider. Huis quasi complètement clos, avec du sang, du sexe et de la crasse.

La Cloche de l'enfer (de Claudio Guerin, Espagne, 1973). Une famille espagnole bien barrée, certains thèmes (l'abattoir, au pays de la muerte du toro!) rappelant curieusement Viva la muerte (de Fernando Arrabal et Hassen Daldoul, Tunisie/France, 1971) que j'ai vu dans le même festival, choisi et présenté par Jean-Pierre Mocky en personne. Toute une époqueB)

Et enfin Don't be afraid of the dark (de Troy Nixey, produit par Guillermo Del Toro, USA, 2011). Petite fille, problèmes familiaux, emménagement dans une grande maison, trucs bizarres dans la cave, tout ça tout ça. Et c'est le remake d'un téléfilm des années 70, qui a eu les honneurs de l'excellent Ze Craignos Monsters: le retour. Mais quand même, il y a la marque inimitable des productions Del Toro:7


Dernière mise à jour par : Gerald le 16/09/11 21:37

--------------------
Je n'irai, plus tard, ni au café perdre ma santé, ni aux courses perdre mon argent, ni au cinéma perdre mon temps à voir des films dont les héros sont des voleurs et des assassins dignes de mépris.
(Extrait d'un manuel de morale à l'usage des classes, première moitié du XXe siècle)

Karolinus sum.


      Retour en haut de la page IP Cachée  
Ajouter aux favoris - Envoyer ce Sujet par E-Mail - Imprimer ce Sujet
Dernier Message - Message le plus récent
Pages: [ 1 ]

Open Bulletin Board 1.X.X © 2002 Prolix Media Group. Tous droits réservés.
Version française, modules et design par Greggus - enhancement par Frater