cette pure blague m'étale

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[PLC 2009] a été posté le : 30/01/10 15:07
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Un espoir à l'aube.
Carnet du civil Vasili Odinov, retrouvé dans les steppes de Siberie occidentale.
20 mars 2019
Voilà plusieurs jours que la nouvelle enfle déjà, les forces de l'union des nations aurait débarquées dans les villes d'Ioujno-Sakhalinsk et de Sovetskaïa Gavan, de là elles marcheraient actuellement sur Khabarovsk. Se repand l'idée d'une armée de tatares barbare assoiffés de sang. Le gouverneur Oliviski à mit notre cité de Khabarovsk en état de siège. J'espère que les troupes en garnison à Vladivostok arriveront bientôt, sans quoi nous seront rapidement prit au feu des troupes coalisées. Je pris la sainte mère de nous accorder sa protection contre les foudres du diable Jerkey, que la peste l'emporte, lui et ses 500.000 hommes !
21 mars 2019
L'ordre a été donné: tous les civils capables de combattre doivent se rendre dans le centre militaire le plus proche de chez eux pour prendre les armes et défendre la ville, les renforts de Vladivostok arriveront demain dans la journée, 50.000 soldats bien entraînés viendront grossir les rangs de la garnison de ce qu'on appel déjà la citadelle Khabarovsk, ce qui portera le nombre de militaire professionnel à 60.000 plus 150.000 civils en armes près à défendre la ville jusqu'à leur mort; je suis de ceux là, présenté à 8h à la caserne Bagration on m'a remit une AK 74, 14 cartouches, un pistolet QSZ-92 et son holster, arme de poing prise sans doute lors de l'offensive d'été 2016 de l'armée chinoise sur notre territoire de l'extrême-orient.
22 mars 2019
Hier soir les bombardements ont commencés, les coalisés sont à moins de 10 km des faubourgs, nos batteries de défenses ont répondu à leur feu, mais elles semblent n'avoir causé aucun dégât, on nous a donné l'ordre de rejoindre nos bunkers. Le toit ne semblait plus pouvoir tenir, la poussière tombait par mannes entières, j'ai bien cru que j'allais y passer, cependant, alors que nous sortions de notre abri au petit matin, j'ai compris que j'avais eu de la chance; tout dehors était ruine, les bâtiments administratifs, les maisons, le palais du gouverneur, le stade, ruine, poussière et destruction, seul subsistait ici et là une maison épargnée par les tirs, quelques bunkers à moitié enterrés. Nous étions à la merci de Jerkey, la ville n'était plus que cendres, cependant celui si ne cherchait pas à lancer l'assaut final. Mon unité fut envoyée défendre les ruines de l'Eglise Saint-Virgile, la garnison ayant été réduite à l'état d'un amas de chaire sanguinolente ressemblant plus à une bonne goulasch qu'à de fiers soldats russes.
23 mars 2019
Ils sont venus de nuit, silencieux, rapides, ce fut un indescriptible carnage, à peine l'alarme fut-elle donnée qu'ils étaient déjà dans les ruines, mitraillant, tuant dans un carnage indescriptible, j'ai vu un anglais empaler le sergent Souvorov de sa baïonnette, je l'ai mis en joue, mon AK a crachée tout ce qu'elle a pu, mais il était toujours là, debout au -dessus de Souvorov, il m'a regardé en souriant, il a braqué son arme sur moi, j'ai fuit sans attendre mon reste, il m'a blessé à l'épaule gauche, je me suis replié sur l'avenue Katarina, là on m'a soigné, une pince chauffée à blanc, un verre de vodka et du linge bouilli, voilà donc notre magnifique infirmerie ! À 3h nous avons eu droit aux discours d'officiers qu'on aurait dit venus des terreurs staliniennes, qui nous demandaient de défendre la ville coute que coute, que l'ennemi n'était rien face à notre courage. J'avais vu mes camarades se faire faucher comme les blés murs d'été, j'avais vu les Australiens et les Anglais sortir des ruines tout en continuant à faire feu sur nos lignes avec une redoutable précision. J'avais vu le diable en personne, un grand homme chauve, l'épée au côté, l'uniforme sombre, les bras derrières le dos, le cigare en coin, esquissant une expression de triomphe; Le général Jerkey nous faisait l'honneur de présider aux réjouissances, une jolie danse macabre !
24 mars 2019
Toujours aucun coup de feu, il se fait pourtant tard, on dirait que les coalisés veulent jouer avec nous, avec nos nerfs, ils s'y prennent drôlement bien, je vois le sergent Dolohov inspecter son arme toutes les deux minutes, la sueur recouvrant son visage crispé par la peur et la diarrhée, les médicaments commencent à manquer, le courage de la troupe aussi. Pourquoi n'attaquent-ils pas ? Ils pourraient nous balayer en moins de temps qu'il n'en faudrait pour prévenir le gouverneur d'une attaque sur nos positions mal défendues. On s'entasse à cinq dans un petit trou d'obus, humide et froid, l'Ak posée devant nous, près à faire feu au moindre bruit venant des faubourgs, depuis l'attaque d'hier Jerkey ne semble pas avoir fait mouvement, mais le gouverneur n'a pas jugé bon de reprendre nos avant-postes, réduisant donc le périmètre de défense au centre-ville, au palais et à l'avenue Katarina, nos pertes sont absolument énormes, des 60.000 réguliers ne restent plus que deux divisions, des miliciens que quelques 70.000 pauvres gars qui ne veulent pas se battre, mais qui y sont obligés par les commissaires, comme on appel maintenant les officiers nous rappellent les atrocités de la grande guerre patriotique. Les hommes de Vladivostok ne viendront pas, nous sommes seuls dans la tempête.
25 mars 2019
On entend quelque chose à environ 100 mètres de la ligne de front, un vrombissement qui approche, partout, qui nous encercle, Jerkey semble avoir pris son temps pour refermer son piège, de partout arrivent des messagers paniqués, essayant de trouver un endroit que les troupes ennemis n'auraient pas réussi à bloquer. Impossible, nous sommes fais comme des rats, pris au piège d'un tour bien plus important qu'on ne l'aurait pensé, il ne nous reste plus qu'à crever ici, et maintenant.
Le bruit se rapproche, se fait plus intelligible, c'est un appel à la réédition scandé par Jerkey même, porté jusqu'à nous par d'imposantes machines noires ou trônent d'énorme haut-parleurs "Rendez-vous, il ne sera fait aucun mal aux prisonniers, trop de sang à déjà couler, surtout le vôtre, vous ne pouvez rivaliser avec nous, nous vous laissons une dernière chance de vivre, si vous refusez votre cité tombera nous nos canons, vous serez bien traités, nourriture, médicaments et vêtements chauds vous attendent, nous voulons uniquement le gouverneur et sa clique, ils nous serviront de prise de guerre en payement de votre traitrise à l'égard de l'Europe. Ce que vos chefs ont fait à la Pologne, nous vous le ferons payer au centuple si vous ne rendez pas les armes sur-le-champ." Les cris s'élèvent dans les rangs, "ils ont raison, mort au tyran !" se fait entendre, ponctué des tires des pistolets-mitrailleurs des officiers, qui n'hésitent pas à exécuter pour rétablir l'ordre. Je veux fuir, partir loin de cette boucherie, partir loin, ne plus jamais entendre parler de la guerre et vivre une vie calme à la campagne, pourtant je me vois pousser en avant par les menaces d'exécutions sommaires. Les coups de feu, les harangues des officiers, la boue, le sang, la peur, tout se mêle dans un chaos indescriptible. Je fonce, je ne pense plus, trop terrifié par ce qui m'attend, je trébuche, on me relève, je saute au-dessus du corps de Dolohov, le visage crispé en une expression de terreur absurde, Les morts ont de la chance, ils ont l'oubli pour eux. Les Hauts-parleurs donnent à nouveau de la voix avant de se taire pour laisser libre court au massacre ambiant "qu'il en soit ainsi, déchainons les enfers" ce fut la dernière chose que j'entendis avant de m'écrouler dans la boue froide couleur de sang, touché à l'épaule droite je m'évanouis.
29 mars 2019
J'ai mal, atrocement mal, l'impression qu'un poids énorme me pèse au niveau du bas ventre, je ne suis pas étendu sur un champ de ruine, mais dans un hôpital, entouré de blessés, là, la moitié du visage ravagé par un coup de baïonnette, là une jambe arrachée par un tir d'artillerie, là encore un manchot se trainant à la rencontre d'un camarade. Je suis resté inconscient fort longtemps, mais par chance il semble que les "ennemis du peuple" comme on appel les coalisés ne soient pas si terrible que ça, ici j'ai droit a de la bonne nourriture, a un lit chaud et à des soins de qualité, loin des exécutions pour l'exemple et de la propagande aveugle de nos officiers. J'ai demandé à un médecin ce qui s'était exactement passé, il n'avait pu me répondre et m'avait demandé de rester allongé, car ma blessure était encore loin d'être guérie. Je reprends peu à peu mes forces, je mange à mon aise, je taille le bout de gras avec les gars d'à côté, un vieux bonhomme, dans les 60 ans, m'a raconté son histoire, alors qu'il était encore l'un des derniers debout à défendre le palais du gouverneur: " J'ai entendu l'ordre de charge générale, poussé par mon officier, j'avançais avec le reste de la compagnie, les tirs fusaient de partout, réduisant rapidement l'unité à une bande claudicante se repliant sans plus de discipline vers le palais, là on a été confrontés à des britanniques, à en juger par l'uniforme que ses gaillards portaient, ce qu'ils foutaient ici, loin de chez eux, et surtout comment ils avaient pu surgir derrière nos lignes, j'avais pas le temps d'y réfléchir, ça a été terrible, le combat tourna rapidement au corps à corps, ces gars-là étaient des experts à la baïonnette, j'ai vu un géant de plus d'1m90 enfoncer sa lame dans l'estomac du pauvre petit Gregor Souvitch, l'en ressortir aussi vite pour tirer dans ma direction, le bougre m'eut touché mortellement si le souffle d'une explosion sur sa gauche n'avait pas dévié son tir, j'étais touché à la jambe droite, mon arme étant tombée bien loin, j'étais désarmé mais vivant, alors il est venu vers moi, nullement affecté par l'obus ayant éclaté à à peine trois mètres de lui. Braquant son arme sur ma tête, j'ai cru que s'en était fini, j'ai crié, dans mon anglais approximatif: prisonner ! prisonner !, regardant autour de lui, voyant que l'affaire était terminée il m'a alors demandé où j'avais été touché, j'ai désigné ma cuisse, le colosse à alors beuglé quelque chose, trois minutes plus tard, j'étais étendu sur une civière qui m'amena ici, derrière les lignes ennemis."
3 Avril 2019
Je vais un peu mieux, j'ai pu quitter l'hôpital de campagne pour me balader un peu dehors, après une petite promenade dans l'enceinte du camp de prisonnier, je suis partis vers le baraquement qu'on m'avait indiqué comme étant celui du commandant du camp. Deux anglais étaient postés à l'entrée, barrant le passage de leurs fusils, je demandais à parler au responsable en charge des prisonniers, sans réel espoir de trouver écho à ma demande, a vraie dire, pourquoi me laisseraient-ils parler à un gradé ? À ma grande surprise on ne me rit pas au nez, on me demanda mon nom, un des gardiens partis à l'intérieur alors que l'autre me fouillait. Après quelques minutes, étant en règle, on me fit rentrer. La caserne était relativement pauvre, spartiate, sans réel originalité, un baraquement comme on pouvait en voir pour les prisonniers. Un long couloir menait à une grande porte noire, sur chaque côté, cinq portes plus petite, l'un des Anglais m'indiqua la porte centrale et retournas à son poste. J'ouvris la porte sur une silhouette affalée dans un fauteuil de cuir noir, un verre de whisky à la main, le regard vissé sur moi.
- Vasili Odinov, c'est ça ? Ingénieur industriel dans le civil, fils de Maria Palovna et d'Alexandre Odinov, je connais bien votre père, une vieille connaissance... Allez, prenez une chaise, vous n'allez pas rester planté là ! Me dit-il en se levant et en m'asseyant en face de lui. Vous voulez quelque chose, un whisky, une vodka peut-être ? Le gradé devait avoir près de 40 ans, rasé de frais, une énorme balafre recouvrait le côté droit de son visage marqué par la carrière des armes. Il avait dû connaitre mon père en Angleterre, celui-ci y habitant depuis plus de 20 ans. À en jugé par son uniforme il devait être colonel, monté en grade par les faits d'armes, comme le montrait ses nombreuses décorations.
- C'est bien ça, mon colonel, merci de m'avoir reçu, mais je voudrais savoir pourquoi... Il m'interrompit alors et me dit avec le sourire:
- Mon colonel, non, ne m'appelez pas comme ça, s'il vous plait, d'une part c'est inexact, je suis le général de corps Howard Godwood, vous en êtes sûrement venu à la conclusion de mon grade à la vision de mon uniforme, eh bien, cela fait près de six ans que je le garde, il me sied beaucoup mieux que l'uniforme de général et d'autres part, appelez-moi Howard, je préfère. Pourquoi vous ai-je reçu ? Je ne pouvais pas ne pas accepter de recevoir le fils de mon vieil ami Alexandre ! Et puis, on ne peut pas dire que j'ai beaucoup de travail, les prisonniers ne sont pas riches de questions en ce moment ! Il partit d'un bon rire avant de se reprendre et de poursuivre. Vous vous demandez sans doute pourquoi un général de corps d'armée est ici, à surveiller des prisonniers alors qu'il pourrait être au milieu de ses troupes, ou alors dans une maison confortable en compagnie de son état-major à se nourrir des fruits de la victoire. Je vais vous répondre, je préfère être ici, pour m'assurer que les prisonniers vont bien, de plus ça me fait des vacances, je me suis proposé au grand bonhomme qui commande cette expédition pour éviter de participer aux réunions d'armes en vue de l'invasion de votre pays. Vous savez, vous êtes relativement peu nombreux, comme vous avez pu le constater en vous promenant dehors, à peine quarante-mille gars, les civils ayant été relâchés sur les routes avec ce qui restait des conscrits, seul restent les engagés d'office blessés comme vous et les soldats de métier, peu ont survécu, je peux vous le dire... De notre côté nous n'avons à déplorer que quelques pertes, à peine 3000 hommes, cette mission de diversion est plus qu'un succès !
- Mission de diversion, que voulez-vous dire ?
- Eh bien, je pense pouvoir vous confier une partie de notre plan, après tout, même si vous l'ébruitez cela ne pourra que nous servir, la terreur a toujours été une de nos alliés, si vous ébruitez le bruit, cela ne pourrait nous faire du mal, et puis les colonnes de réfugiés ont sûrement déjà rependues le feu de la peur dans le pays, si elles ne sont pas tombées entre les griffes de l'armée qui se dirige vers nous, on dit que vos chefs passent par les armes ou embrigadent de force tous ceux qui viennent de l'est, pour essayer de passer sous silence l'échec de votre armée... En même temps, vous nous avez bien aidés, à peine de quoi nous opposer quelque résistance, peu ou pas de blindés ni d'artillerie. Vos chefs pourront toujours nous envoyer toutes les armées de Russie, rien n'y fera, justement ! L'invasion de la Pologne a massée à la frontière toutes les troupes que l'Europe a pu réunir, vous savez surement qui se trouve à sa tête... À l'heure qu'il est Moscou ne s'est pas encore rendu compte de son erreur, nous ne sommes là que pour frapper dans le pays, semer la peur, le doute, mais nous ne sommes pas le marteau qui mettra vos armées à bas, nous sommes l'ombre de l'est, une force rapide chargée d'attirer l'attention du Kremlin, qui redoute l'ouverture d'un deuxième front à l'est, si on y ajoute les bruits qui courent sur nos troupes... Ca se passe comme le premier maréchal l'avait prédit...
- J'en ai soupé de la guerre ! Vous pouvez bien détruire toutes les armées du monde que cela m'est égal, je veux simplement partir d'ici, aller vers l'ouest, retrouver ma mère à Petersbourg, le reste ne m'est que de peu d'importance !
- Alors, il en est décidé ainsi, voici un sauf-conduit qui vous permettra de quitter le camp (il sortit un papier de son bureau, le signa et me le donna), pour ce qui est du transport, voyez avec les gars de singapour, c'est eux qui s'occupent de l'évacuation des civils...
- Cela ne vous fait rien de savoir que je pourrais reprendre les armes une fois loin de vos lignes ? Demandais-je avec un petit sourire en coin. Godwood sourit et me répondit, tranchant:
-Vous pouvez bien le faire, mais vous avez vu ce que les gars étaient capables de faire, nous aurons disparus avant même que vous ne vous réarmeriez.
- J'ai vu ce que vous pouvez faire et aussi ce que peut faire votre équipement, j'ai vu des soldats résister à des coups directes en pleine poitrines, j'ai vu des hommes arrivez à nos lignes indemnes et embrocher les nôtres sur leurs baïonnettes, qu'est ce donc que cela ?
- La science de la guerre est en perpétuelle évolution, votre père n'y est pas pour rien, toujours aussi savant, toujours aussi fou ! Il aurait aimé des nouvelles de vous.
- Je n'ai jamais pu pardonner son départ pour l'étranger... Cela pour servir l'ennemi.
- Il a voulu vous faire venir en Angleterre, il voulait vous écrire, mais il redoutait que les services secrets russes ne mettent la main sur ses lettres et puissent vous nuire, vous et votre mère... Vous savez, c'est un grand homme, un prodigieu savant, les Russes se sont mordus les doigts de l'avoir perdu, alors il a coupé les ponts avec sa famille et s'est fait passer pour mort, on a même renvoyé des cendres en Russie, pour plus de véracité, mais je suppose qu'on ne vous en a jamais rien dit, uniquement que votre père était un traitre... Mais enfin je dois vous embêter, allez donc vous reposer !
5 Avril 2019
Quel hasard de tomber sur un ami de mon père, celui-ci a dû se débrouiller pour retrouver ma trace et s'assurer de moi, on m'aurait fait appeler chez le général si je ne m'étais pas présenté pour demander à partir. Mon père s'était fait passer pour mort, mais on l'avait dit vivant et traitre, l'état c'était lésé lui-même. C'est aujourd'hui l'heure de partir, on m'a fait envoyer un singapourien qui m'a conduit en dehors du camp, pour me fournir une voiture, un 4x4 de marque occidental, pouvant poussé a 240 km et aisément capable de me conduire dans l'hostilesibérie, un fusil d'assaut Fal modèle 2014, du carburant et des vivres en suffisance pour aller jusqu'à Petersbourg, mon père à le bras bien long, dirait-on !
J'ai enfin pris la route vers 14h, le temps de régler quelques affaires avec les gardes et d'écrire une lettre à faire parvenir à mon père. J'ai essayé le plus possible d'éviter les villes, me repérantgrâce au GPS, il me faut être le plus discret possible pour ne pas tomber entre les mains de l'armée populaire, sous peine d'être envoyé à la boucherie, ou pire, d'être pendu s'il advenait qu'on tombait sur le sauf-conduit et les papiers fournis par Godwood qui m'indiquaient ou contacter les membres de l'hydre, l'organisation secrète des forces coalisées. Arrêté enfin vers 23h, à proximité de la ville de Yaksay. la contrée semble déserte, je n'ai croisé personne sur ma route, peut-être la population est-elle déjà mobilisée pour marcher vers l'est.
6 Avril 2019
Je me suis avancé toujours plus profondément dans les terres désolées de Russie, en pleine Sibérie, isolé de tout, les steppes défilent derrière et devant moi, à l'infinie, je ne sais pas quand cela va s'arrêter, ici et là, on peut voir les traces d'une armée en marche, des empruntes de pas, de cheveux, de chenilles de chars, on dirait bien que la réponse de la Russie est à la hauteur de la surprise des oligarques, à en juger par l'état du sol c'est une énorme force qui s'avance vers l'est, arrivera-t-elle à surprendre l'armée de Jerkey, j'en doute, ceux-ci sont déjà sans doute loin de Khabarovsk à l'heure où j'écris ces lignes, tout au plus ont-ils laissés une maigre garnison dans la ville, qui n'est maintenant plus qu'un gigantesque amas de ruines qu'il sera aisé de défendre.
7 Avril 2019
Quel drame ! Il a bien fallu que je tombe sur ces maudits mercenaires ! Alors que je roulais à pleine vitesse dans les steppes, j'ai été pris pour cible par un tireurembusqué, qui a réussi à mettre hors d'usage deux de mes pneus, ne pouvant plus avancé, j'ai coupé le moteur, armé mon Fal et ai attendu. J'ai alors vu se dessiner sur l'horizon deux silhouettes qui se dirigeaient avec empressement vers moi. Je suis alors sortit par le côté passager, de sorte qu'ils ne purent se rendre compte de ma sortie, pour ensuite me cacher dans un petit bosquet à quelques distances du 4x4, là j'ai attendu, puis ils ont ouvert le feu sur la voiture, comme persuadés que je me trouvais encore à l'intérieur. Le véhicule ne fut bientôt plus qu'une boule de feu gigantesque, je retenais mon souffle, l'un des gars ayant tourné le regard vers mon refuge.
- Ep ! Timour, t'as pas entendu, dans le bosquet là bas, le lapin qu'on dirait bien qu'il s'est échappé de son terrier !
- Ta raison, Yourri, j'm'en vais le dégommer. Répondit le dénommé Timour avec un fort accent Ukrainien.
Je ne serais pas là à écrire mon histoire s'il avait été bon tireur, au lieu de cela il me logea une balle dans l'épaule droite, douleur atroce ! Il aurait mieux fait de m'abattre d'un coup bien placé ! La blessure de Khabarovsk s'ouvre à nouveau, j'arrive cependant à m'enfuir, entendant derrière moi le dénommé Yourri éclater du bon rire de l'imbécile consanguin:
- Laisse l'ami, la Sibérie se chargera bien de lui, gardons nos munitions pour un gibier qui en vaille la peine.
8 Avril 2009
La blessure ne semble pas trop grave, il faut au plus vite que je trouve un village ou me procurer de quoi me soigner et manger, sans quoi la Sibérie pourrait effectivement bien avoir ma peau.Ai marché longtemps vers l'ouest, l'armée est passé par ici, elle a laissée sa marque partout, ici, on peut voir des impacts d'obus, là des corps carbonisés, encore ici un homme exécuté, sans doute pour l'exemple. Un peu plus loin on peut clairement voir les traces d'un affrontement, dans les ruines d'un petit village, qui après inspection de ma part, avait été totalement vidé de ses habitants, de ses médicaments et de ses vivres. Les habitants avaient sans doute émis quelques réserves quant à leur incorporation volontaires au sein des forces de défense de la mère Russie et avaient été passés par les armes des soldats. J'avais donc par miracle dépassé l'armée qui se dirigeait vers l'est, j'étais tombé sur deux déserteurs qui avaient tenté de me tuer, pour finalement me retrouver ici, blessé, sans vivres, sans médicaments, sachant à peine me servir d'une arme. Il me faut tout de même continuer ma marche vers l'ouest, l'espoir demeure.
12 Avril 2009
Mon espoir va bel et bien mourir avec moi, on dirait, je n'ai rien trouvé à manger et à boire depuis trois jours, ma blessure s'est agravée, je perds beaucoup de sang, tout autour de moi n'est plus que désolation, ruine, voilà ou mène la folie des hommes, la croute de sang formé sur mon épaule me gratte, on dirait que les insectes apprécient ça, au moins eux peuvent se nourrir, faire un bon festin. Je ne reverrai pas ma mère ni mon père, qui m'attend surement quelque part en Angleterre, je ne vois plus maintenant que les vastes étendues mornes de vieilles forêts alternant avec de sombres collines, ma marche se termine ici, je ne veux plus marcher, je ne veux plus croire, il n'y a plus d'espoir. Écoutes ! Ami ! Voilà que sonne la chasse, voilà qu'arrive la fin, les marches à l'est ont été percées, ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'à l'ouest soit porté le coup de buttoir qui fera mettre genoux en terre à l'orgueilleuse Russie.
Tout cela est futile ! J'aurais très bien pu mourir chez moi, à Khabarovsk, mais il lui a fallu du temps pour me rattraper jusque ici... La mort est parfois en retard, mais elle ne rate jamais en rendez-vous.
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Réponse au Sujet '[PLC 2009]' a été posté le : 03/02/10 18:29
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Et puis est-ce normal que cela finisse en 2009 ? Au début je pensais à une espèce de Sibérie courbée dans l'espace-temps comme le truc de Christopher Priest mais rien d'autre ne le suggère véritablement.
Sinon, c'est de la science-fiction très honnête mais comme disait Requiem d'une part il y a quelques soucis sur la forme, d'autre part le thème ne surgit que sur la fin !
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Réponse au Sujet '[PLC 2009]' a été posté le : 06/02/10 15:40
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Désolé pour le retard aux réponses, je suis assez occupé en ce moment.
Merci en tout cas pour les critiques, c'est toujours utile à l'amélioration du style, facheuse tendence à allonger les phrases, à torturer le verbe, mais c'est en forgant qu'on devient forgeron.
Au niveau de la date, je me suis planté sur la fin, pas assez de relecture, apparement...
Enfin, au niveau du thème, j'avoue ne pas avoir réussi à l'avoir amener correctement, on fera mieux la prochaine fois !
Akinos, s'en va dans sa grotte.
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