Mercenaire du Chaos

-= Chaos Servants =-
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Librairie spécialisée La téte ailleurs a été posté le : 03/05/09 19:15
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Tout d'abord, un petit mot pour les modos, j'ignore si ce sujet est bien placé, le sommaire de la section comprenait bien un sujet sur les librairies...mais en Belgique, si un emplacement plus approprié existe, n'hésitez pas.
Je souhaitais faire connaitre une librairie que j'apprécie particulièrement, celle ci m'a fourni une bonne partie de mes livres à l'époque ou j'étais dans l'Oise, je continue à rester en relation avec eux lorsque je recherche une occasion rare.
Monsieur à une connaissance approfondie de la sf, Madame connait très bien le fantastique, leur petite boutique est une merveille bourrée à craquer de volumes, de piles de bouquins posés au pied des étagères, de livres que l'on retrouve planqués derrière les meubles.
Pour qui aime fouiner comme picsou nage dans son coffre, c'est un bonheur; Ras le bol de chercher? Monsieur vous trouvera la perle rare en quelques passes magnétiques.
Ce couple est charmant, passionné par son travail, jamais avare d'une discussion impromptue ou d'un conseil, leurs pris sont très raisonnables, de cinquante centimes à une dizaine d'euros le volume, leur choix, vu la taille du contenant, est étonnamment vaste.
Ils font également du neuf, pas mal d'éditeurs mineurs, du policier et un peu d'historique et de bd, de temps en temps quelques autre médias sont proposés, voir quelques vieux jeux de rôle (j'y ai retrouvé le bon vieux mutant chronicles, souvenirs).
Par ailleurs, ils songent à passer la main...si cela vous en dit.
Si vous passez les voir passez leur le bonjour de florent.
La Tête d'ailleurs
23 rue de la république
60100 Creil
Tél: 03 44 25 03 89
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Mercenaire du Chaos

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Réponse au Sujet 'Librairie spécialisée La téte ailleurs' a été posté le : 04/05/09 19:14
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En l'occurrence, à l'époque ou je m'intéressais sérieusement à ce type de boulot, ils m'avait proposé de me former , de fait ils ne sont pas si âgés, mais c'est un boulot de passionné, ils font également pas mal de salons et d'événements littéraires, pour un salaire qui, de leur propre point de vue , ne dépasse guère le smic horaire, mais si cela te tente, contacte les toujours, ne serais ce que pour tes stages...
Pour ce qui est du capital...fait comme moi, ne fait pas d'étude et accumule les petits boulots...quoi que...
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Moine Sataniste.

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Réponse au Sujet 'Librairie spécialisée La téte ailleurs' a été posté le : 05/05/09 09:54
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La différence majeure entre ces deux métiers, c'est que le libraire est soumis à la loi sur le prix du livre (qui comporte plusieurs autres notions d'ailleurs). La librairie est intégré dans ce qu'on appelle le circuit du livre et d'une certaine façon comme tout est bien carré et réglementé, c'est plutôt facile et agréable à gérer si tant est qu'on a un minimum de rigueur et d'organisation.
Le bouquiniste fait de l'occasion, c'est un commerce plus libre dans un sens mais du coup, c'est un système différent à gérer pour ce qui est du rachat et de la vente. Même s'il y a des règles conseillés plus qu'obligatoire. Le rachat d'un ouvrage au tiers du prix du neuf par exemple il me semble (pas certains) mais là chacun peut faire à sa manière et fixer le prix de vente qu'il souhaite.
Ensuite, le rachat c'est aussi souvent des lots de livres et il faut je pense plus de connaissances quand on est bouquiniste que libraire j'ai l'impression vu qu'il faut juger de ce qui est vendable de ce qui trainera des lustres et des lustres dans les bacs, juger donc de la valeur du lot et négocier un prix.
Et, ce qui est valable pour les deux métiers mais surtout pour les bouquinistes, c'est de participer à tous les festivals, marchés, évènements en lien avec la boutique.
Après, je ne connais pas très bien le travail de bouquiniste, ce sont juste des observations que j'ai faite et ce que l'on m'a raconté.
Et ce qui peut donc être assez difficile c'est de cumuler les deux sur une même surface de vente, ce sont deux types de gestion différentes. (mais ça se fait donc c'est pas impossible hein).
Et la reprise de librairie, c'est difficile parce que c'est plus complexe.
Si tu créer ton magasin, tu peux fixer très précisément ton projet financièrement et à tous les niveaux.
Pour la reprise, il faut tout parvenir à s'entendre avec les revendeurs et bien évidemment, dans la plupart des cas, on espère obtenir un bon prix d'une revente pour avoir un petit pactole pour la retraite, ce qui est assez logique vu que ce sont souvent des propriétaires assez anciens qui veulent arrêter toute activité.
Dans ce cas, il faut estimer la valeur du fonds ce qui n'est pas chose aisé et qui peut très bien amener de bonnes surprises comme de très mauvaises.
Bon après tout dépend vraiment de ton projet et de l'entente avec les revendeurs. ça peut aussi très bien se passer et dans le cas présent, vu le type de librairie spécialisée, il se peut que tout concorde et que ça se passe très bien en tout point de vue.
Après, quand on reprend ou que l'on créer, on souhaite en général personnaliser sa librairie comme on la rêve. Ce qui est sensible dans le cas d'une reprise car la boutique possède sa situation, sa clientèle et sa réputation et si un petit changement intervient, il se peut que ça chamboule un peu tout ça mais là c'est surtout un travail de publicité et d'image à effectuer.
Normalement pour de plus amples informations, le CNL et les Centres Régionaux des Lettres (ça porte un nom différent selon la région parfois) peuvent te procurer des informations succinctes et pour un projet bien fixé, concret, ils fournissent normalement différents types d'aides (financières mais aussi beaucoup de conseils pour la constitution d'un dossier, etc.)
Bon je crois ne pas avoir dit trop de conneries .
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Mercenaire du Chaos

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Réponse au Sujet 'Librairie spécialisée La téte ailleurs' a été posté le : 05/05/09 10:03
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Grosso modo si toi vouloir être employé, toi passer diplôme faire saleté de stages à la fnac et gâcher ta belle jeunesse à étudier au lieu de bosser; comment çà c'est la même chose?
Si toi patron tu emm... le règlement.
En l'occurrence, cette boutique là à ses habitués, donc la reprise n'est pas inintéressante, le problème vient du fait que les bénefs mettront un certain temps à rembourser l'investissement.
Pour ce qui est de BOSSER comme employé, demande en effet aux spécialistes, personnellement, le fait de devoir retourner à l'école des années m'a fait fuir...
J'avais fouiné et dégotté une formation accélérée en deux ans à Épernay, mais les gusses et gonzesses que j'ai vu s'y pointer ne boxaient pas dans la même catégorie (double maitrise, pharmacienne surdiplomée excetera...)
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Rayon de soleil

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Réponse au Sujet 'Librairie spécialisée La téte ailleurs' a été posté le : 05/05/09 10:43
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pdenton, j'ai ptet pas compris le post de Bedlam, mais nulle part je n'ai eu l'impression qu'il parlait d'être employé, non, on parlait bien de reprise et gestion d'une boutique.
Surtout que bon, la gestion d'un magasin, y a pas besoin spécialement d'avoir fait d'études dans le secteur. Des études de gestion, de création d'entreprise, de choses comme ça, OK, mais ce ne sotn pas des études longues, plutôt des formations, et puis basta !
Etre employée c'est bon, justement, si un jour je monte un commerce comme celui-là c'est pour être mon propre patron, ne surtout pas avoir d'employés (parce que c'est trop la ********) et ne pas avoir de gens qui m'énervent avec leurs décisions absurdes. Si je me vautre ce sera entièrement de ma faute.
-------------------- Les livres et les hommes, c'est comme des boîtes de chocolat : on ne sait jamais sur quoi on va tomber.
"Give people a second chance, not a third."
"You gave your heart to this boy ? He's gonna waste it, break it, lose it. They all do." (Neil Gaiman, Stardust)
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Bourreau une taille au-dessus

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Réponse au Sujet 'Librairie spécialisée La téte ailleurs' a été posté le : 05/05/09 13:48
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Nan mais en fait ce qu'il y a de bien dans ce thread, c'est que personne il a tort
Une librairie indépendante a ça de super, que ça se prête à tout ce que tu peux avoir envie de faire. Après, les clients suivent pas forcement...
Niveau formation, bouarf, une licence (de n'importe quoi) pour embaucher qqun en ce qui me concerne ce serait le minimum, après, c'est plus une question de culture générale, de passion, etc...
Si c'est pour ouvrir son propre truc à soi, la reprise comme la création sont compliquées : la création parce que tu n'as aucune assurance de ce que ça va donner, parce que les banques peuvent être plus frileuses pour manques de chiffres à l'appui, parce qu'il faut se faire une clientèle en partant de zero et que même si tu te débrouilles pas trop mal tu risques de te retrouver à court de bourzoufs et devoir fermer alors que pourtant tu attires de plus en plus de monde, mais pas assez vite (d'ailleurs, priez Dlul pour moi, les ventes sont en chute de 3% pour le secteur au mois de mars, livre hebdo il a dit)
La reprise c'est chiant parce que une petite librairie tient souvent grâce au caractère du taulier, que les gens apprécient. Donc quand il se casse, tu es sûr de perdre du monde dans la transition. D'un autre coté, tu peux attirer les gens qui pouvaient pas le blairer 
Donc pour moi, le bouquiniste en question là, surtout s'il est pas informatisé et qu'il y a que lui qui sait ce qu'il y a en stock...c'est une grosse gageure.
Le problème c'est aussi que ça coute a priori plus cher qu'une création, car il faut payer le fond, et aussi une partie plus ou moins grande du stock (grosso modo, le prix d'une librairie ça se calcule en divisant le chiffre d'affaires annuel par deux) . Il faut aussi apprécier la déco, parce que du coup, à moins d'être tout plein de sous, elle changera pas.
En fait (mais le répétez pas, tous les vieux libraires qui essayent de vendre leur machin vont vouloir ma peau) je suis uber persuadée que les seules reprises viables sont celles qui sont faites par les employés de longue date qui reprennent l'affaire lorsque le patron part en retraite.
Pour ce qui est des aides, oui bof. Le label LIR qui date de cette année est très bien, et il y a des aides du CNL qui sont bien aussi (aide à l'établissement du stock par ex), on peut assez souvent bénéficier de l'ACCRE à l'ouverture, mais le reste n'est valable que pour des structures plus grandes qu'un projet pour une ou deux personnes, parce qu'il faut beaucoup investir soi même pour avoir une subvention.
Je me méfie beaucoup des prêts d'honneur ou à taux 0 censés aider à avoir une trésorerie au démarrage, parce qu'il faut très vite les rembourser et que c'est piegeux. Alors autant essayer de s'en passer, ou les prendre qu'en cas de besoin précis (pour acheter massivement des livres scolaires par exemple, les institutionnels ne règlent pas la marchandise de suite...) et rembourser au plus vite.
Voilà, c'est brouillon mon truc, mais en même temps je bosse alors hein 
Après il y a une infinité de cas de figure, selon le lieu, le type de population, la spécialisation ou pas...mais il faut bien savoir que la librairie, c'est pas un commerce qui fait devenir riche.
Pour l'instant ça stagne, et l'avenir il brille pas de mille feux. Pour vraiment gagner de l'argent, faut oublier les centre ville, et aller squatter un monstre de hangar en marge d'hypermarché, esclavagiser une bonne demi douzaine d'employés et faire du loisir créatif en plus.
Ou alors se résigner à faire un très chouette métier, bosser 12à 14h par jour, adieu vacances hors mois de mars, et avec de la chance, au bout de quelques années, être fier de se payer un équivalent du SMIC.
Ana, moi de toute façon j'ai rien perdu, si je faisais pas ça, c'était prof...
-------------------- Son visage devint livide, ses yeux bleu sombre et profonds, et entre ses lèvres
entrouvertes brillaient deux rangées de dents fines, blanches et serrées. Et bientôt, les dents
mordirent profondément la main de Yashka.
Lamed Shapiro Dans la ville morte
www.entrechienetloup.net
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Réponse au Sujet 'Librairie spécialisée La téte ailleurs' a été posté le : 05/05/09 17:30
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Toutes nos confuses, la formation au cfcl (le truc d'épernay) ne prenait que quelques mois pour environ deux ans et demi en formation normale, temps pour moi monstrueusement long, pour la petite idée, j'ai eu l'occasion de bosser en solo cet hiver comme boulanger, because le patron était tellement dans la ******** qu'il avait accepte de m'embaucher sans qualif aucune, lors que légalement deux ans de formations sont requises.
C'est ce qui m'enquiquine, si je dois me taper deux ans d'études/formation à chaque fois que je change de boulot, je n'ai pas fini; c'est en grande partie pour çà que j'ai laissé tombé l'idée de devenir libraire, en tant qu'employé en tout cas.
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