Voilà que ça pousse!

-= Chaos Servants =-
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Les aventures de Fulbert Bendon et Jean-Aymard Lorfeuil a été posté le : 08/01/09 15:24
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Oyez,
Voici donc les aventures de Fulbert Bendon et Jean-Aymard Lorfeuil,
Une aventure médiévale fantastique tellement pourrie qu’elle ne sera jamais publiée,
Mais en même temps mettez-vous à ma place, faut bien que j’essaye de la faire lire à quelqu’un, alors voilà, pas de chance, c’est tombé sur vous ! (en même temps, si vous trouvez ça trop nul, vous êtes pas obligé de lire hein ?)
donc voilà :
Les aventures de Fulbert Beindon et Jean-Aymard Lorfeuil
Prologue
L'affolement général régnait dans la ville. La nouvelle s'était répandue dans les rues comme une traînée de panique : le grand prêtre du roi était pris d'une soudaine et furieuse crise de démence.
– Qu'est–ce qui se passe ?
– C'est le grand prêtre, il est devenu fou.
– Le grand prêtre ?
– Il dit qu’on est maudits, qu'on est tous des fantômes. Il veut détruire la cité.
– Mais il est fou !
Dans un temps et un endroit plus communs, les autorités locales se seraient contentées d'appréhender l'homme en question, tout grand prêtre qu'il fût, et l'auraient maîtrisé avant qu'il ne commette des catastrophes.
Mais Vertine n'était pas seulement la plus belle et la plus puissante cité du royaume, c'était également le lieu de toutes les magies. Et quand le grand prêtre du roi clamait subitement qu'il voulait tout détruire... il en était VRAIMENT capable.
– Vous entendez ? Non bien sûr, je suis le seul à savoir. Vous ne pouvez pas comprendre.
– Oui, grand prêtre, on ne peut pas comprendre, vous avez raison. Maintenant calmez–vous et posez cette épée.
Le grand prêtre éclata de rire. Sa voix résonna sous les hautes voûtes de la cathédrale. Le roi en personne, Louis Val 1er de Beaulaincourt, prit la parole :
– Mais enfin, mon père, qu'est–ce qui vous prend ? Soyez raisonnable.
Les chevaliers du roi avançaient prudemment vers le grand prêtre, l'arme dégainée.
– Vous ! Restez où vous êtes !
Les chevaliers s'arrêtèrent, les stigmates d'une tension fébrile sur le visage.
– Raisonnable ? Mais c'est en agissant ainsi que je suis raisonnable. Si je ne faisais rien nous serions tous maudits. Il nous entraînerait en enfer, il nous damnerait.
– Mais pour l'amour du ciel, de qui parlez–vous mon père ?
– DU DÉMIURGE ! C'est comme ça qu'il se fait appeler ! Vous ne comprenez donc pas ? Il est partout… PARTOUT ! invisible à nos yeux, il nous observe. En ce moment même, il est là, il décide de ce qu'on fait, de ce qu'on dit. Il nous force à accomplir des actes contre notre volonté. Il essaye de se substituer à Dieu ! C'est un démon !
Exalté par son verbiage le grand prêtre semblait être moins attentif aux hommes qui l'entouraient, les chevaliers en profitèrent pour tenter une action d'éclat.
Ils attaquèrent tous en même temps.
Mais à leur grande surprise, le saint père leva son épée aussi facilement qu'un bout de bois. Il repoussa les deux premières lames d'un seul coup transversal, contra de front une frappe visant sa tête et, pivotant sur lui–même, attrapa l'un de ses assaillants par l'épaule pour accentuer son élan et l'envoyer se fracasser la tête contre un pilier. Le grand prêtre – tout de même octogénaire – faisait non seulement montre d'une agilité et d'une promptitude exceptionnelles, mais sa force semblait également décuplée. Son épée jetait autour de lui une lumière crue, qui aveuglait ses adversaires.
– Contemplez la puissance d'Adème, l'épée de lumière. Le démon l'a investi, elle m'a insufflé sa puissance ! Vous comprenez maintenant ?
Ce fut à son tour d'attaquer .
Il frappa l'arme d'un chevalier avec une telle vigueur que le choc engourdit le bras de l’homme. Il esquiva un autre coup tout en cognant au ventre son agresseur, lequel se plia de douleur en crachant du sang. Sans s'arrêter le père dément trancha un bras armé, empala de part en part une armure, lança son épée en l'air, donna un coup de tête, trois coups de poings, deux coups de pieds, rattrapa son arme et décapita d'un puissant revers retourné le dernier chevalier encore debout.
– Tais–toi !
– Mais… j'ai rien dit...
Tous ceux qui étaient restés dans la cathédrale regardaient le grand prêtre d'un air médusé. Le roi lui–même ne savait plus quoi dire ni quoi faire.
– Tais–toi, diable infâme !
Le prêtre tremblait d'énervement, ses yeux étaient rouges.
– C'est odieux. Je comprends tout à présent : nous sommes ses pantins, nous n'existons pas, nous ne sommes que les reflets de sa folie, tout ce qui nous entoure n'est que le fruit du cerveau malade du démon. C'est odieux. ODIEUX ! Il faut mettre un terme à tout ça !
Chacun dans l'assistance resta figé, paralysé par l'évidence que sa dernière heure était venue. Même le roi se sentait impuissant devant l'élan de destruction de cet homme emporté par le délire.
– QUE TOUT PRENNE FIN ICI MÊME ! QUE LA CITÉ ENTIÈRE SOIT ENGLOUTIE DANS LES ENTRAILLES DE LA TERRE ! ! ET QUE CE MONDE DISPARAISSE AVEC ELLE ! ! !
Le grand prêtre planta son épée dans le sol de la cathédrale. La lame s'enfonça de moitié dans le marbre.
Libérant une énergie brute, le saint père réalisa alors l'inimaginable. Partant du point où le métal d'Adème avait frappé, des fissures de lumière s'épandirent avec une célérité fulgurante. Et derrière ces traînées lumineuses, tout était transformé en cristal. Cathédrale, jardins, maisons, rues, ponts, tours, châteaux, murs d'enceinte, Vertine entière se figea dans une cristallisation éclatante. Les habitants de la cité ne furent pas épargnés, ils se virent littéralement changés en statues miroitantes.
Tous, sauf le roi et le grand prêtre, qui se retrouvèrent l'un en face de l'autre, avec des flammes dans les yeux pour l'un et un début de panique pour l'autre.
– Mon Dieu... mais qu'avez–vous fait ...?
– Ce qui devait êtr... ce qui... argh ! Qu'est–ce qui m'arrive ?
Les mains nues du grand prêtre devenaient blanches, lumineuses, piquées de verre et pleines de tessons. Le cristal monta le long de ses bras, le prit à la gorge et finit par se substituer à son corps tout entier. Cependant au lieu de devenir une statue comme ses semblables, celui qui avait libéré la puissance d'Adème subit un autre sort. Des cornes lui poussèrent sur la tête, des sabots apparurent au bout de ses jambes et sa taille se développa jusqu'à dominer le roi de trois bonnes têtes : le grand prêtre devint une sorte de minotaure de verre, grotesque victime de la malédiction qu'il avait lui–même jetée.
Alors le sol se mit à trembler et une ombre couvrit la ville dans sa totalité. Á travers les voûtes transparentes de la cathédrale, le ciel sembla s'éloigner. Comme si une bouche titanesque s'était ouverte sous la cité pour la happer, Vertine s'enfonça dans le sol. Et quand finalement la terre se referma sur elle dans un grondement terrible, tout fut plongé dans le noir.
...
Le roi reprit connaissance au milieu d'une forêt. Debout, seul, cerné par les arbres, il regarda autour de lui sans comprendre. Sa main gantée, ouverte devant lui, soutenait une pierre lumineuse.
Louis Val 1er de Beaulaincourt ne mit pas longtemps à reconnaître le bijou précieux qui ornait d'ordinaire le pommeau d'Adème.
Si par miracle ça intéresse une ou deux personnes, je posterai la suite
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Dernière mise à jour par : reset le 08/01/09 15:33
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Réponse au Sujet 'Les aventures de Fulbert Bendon et Jean-Aymard Lorfeuil' a été posté le : 09/01/09 22:57
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Salut !
Tu pourrais compléter ton profil pour qu'on saches qui tu es?
Sinon, j'ai lu jusqu'au bout. Tu veux quoi comme réaction? Des critiques constructives ou bien juste une adulation? Pour l'instant, c'est sympa au niveau de l'idée, mais ce n'est pas sur aussi peu qu'on peut donner un avis... A part tes dialogues qui sont pas très clairs au niveau des protagonistes... Rappelle-toi qu'un lecteur n'aime pas trop réfléchir... En tout cas, moi, je fais partie des lecteurs qui décrochent si c'est trop "fouillis"...
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Cachée
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Réponse au Sujet 'Les aventures de Fulbert Bendon et Jean-Aymard Lorfeuil' a été posté le : 13/01/09 14:43
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youpi ! une réponse ! donc je continue
c'est tout ce que je demande, si je sais que ça intéresse quelqu'un quelque part, je continurai à poster
Lolek, tu viens de débloquer le premier mini-chapitre 
(et je prends bonne note de tes remarques et suggestions, c'est sympa merci)
Chapitre 1 : Plus ça va…
[Cinq siècles plus tard.]
- Nom de Dieu ! On se les caille…
– Arrête de jurer. C’est pas saint. Tu vas finir par nous porter la poisse avec ta manie de jurer tout le temps.
– La poisse ? La poisse ! T’es pas mal gonflé toi avec ta poisse ! Qui c’est qu’a eu l’idée de quitter la ville ? Et qui c’est qu’a eu l’idée de couper par le bois ?
– Premièrement tu étais bien content de la quitter, la ville, il n’y a pas si longtemps. Et deuxièmement, si on était resté sur la route, on nous aurait retrouvé.
– Et alors ? Tu préfères quoi : être arrêté ou dévoré par les loups !
Jean-Aymard Lorfeuil et Fulbert Beindon s’enfonçaient de plus en plus dans l’inquiétante forêt de ValePierre. Ils suivaient tant bien que mal un chemin de traverse mais à mesure qu’ils avançaient le jour déclinait et le sous–bois s’assombrissait. C’était bientôt l’heure grise et bleue qui annonce l’arrivée de la nuit. L’hiver posait sa main froide sur tout et déjà les ombres du crépuscule se glissaient entre les feuilles pourries et les racines gelées.
– [soupir agacé]… Tu vois ce qui m’énerve le plus, c’est qu’on soit là, à se les geler, perdus dans la forêt, avec la nuit qui tombe et tout, et que l’autre, là, il fasse des histoires à la con dans son salon, bien au chaud, tranquille… conteur de ********.
– Écoute Fulbert, arrête avec ton histoire de conteur. Ça commence vraiment à me fatiguer. De quoi tu te plains à la fin, on a la pierre, oui ou non ?
– Ouais. Laisse tomber, de toute façon tu peux pas comprendre.
Sous les frondaisons, l’air perdait de sa transparence. Les ombres tissaient des voiles entre les arbres. Un vent glacé sifflait, faisant craquer les branches. L’hiver s’invitait dans les sous–bois. Et tandis que l’obscurité s'emmêlait aux pas des voyageurs, le froid les retenait, entravait leur marche. Il fallait toute leur volonté aux deux hommes pour continuer à aller de l’avant.
Soudain le hurlement d’une bête se fit entendre au loin.
– Ah, la vache !
Non, je pensais plutôt à un loup.
– Ah, la vache, un loup ! Mais quel enfoiré ! Il a fallu que ça tombe sur nous. Conteur de ********.
– Fulbert, tu sais qu’il y a des asiles pour les gens comme toi ? Met–la en veilleuse s’il te plaît, messire le fabulateur.
– C’est ça ! Traites–moi de débile pendant que tu y es ! Tu manques pas d’air !
Fulbert Beindon fit quelques pas puis se tourna en pointant une moufle accusatrice vers Jean-Aymard.
– « Fabulateur » ?, tu sais ce qu’il te dit le fabulateur ?
– Oui je sais, merci ! Et j’en ai marre de t’entendre délirer sur ton espèce de conteur imaginaire, là.
– Dis–toi bien une chose, mon vieux, si j’veux gueuler au conteur de ********, c’est pas toi qui m’en empêchera. CONTEUR DE ******** !
Le petit homme reprit sa marche mais le pied lui manqua et il tomba par terre.
– Aïe ! Ça suffit maintenant !
Tandis que Fulbert se relevait, le craquement d’une branche se fit entendre. Jean-Aymard jeta un œil derrière lui.
– Chut !
Un bruyant silence enveloppa toute chose. Le sifflement du vent dans les arbres emplit la forêt de bruits furtifs et inquiétants. Il n’y avait ni étoiles, ni lune, seuls de gros nuages noirs s’amoncelaient au–dessus des frondaisons sans feuilles. On pouvait tout juste distinguer les branches des arbres se dresser vers le ciel et bouger comme de grandes mains maigres. Prêtes à attraper la nuit tombante.
– Qu’est–ce qu’on fait ?
– On pourrait peut être allumer une torche.
Une autre branche craqua. Plus près cette fois.
– C’est moi qui vais craquer si ça continue.
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Dernière mise à jour par : reset le 13/01/09 14:49
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