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Chaos Wraith
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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 23/09/08 11:32
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Citation :Faeldihn dans une contemplation à Dlul a dit:
Citation :on remplace le geste de prendre une tige par une autre action
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Attention quand même que l'ersatz ne soit pas pire que le mal.
D'ailleurs, je n'ai jamais vu ce qu'il y avait de "décontract'" ou "style" à avoir une clope fumante entre ses doigts jaunes, masquant sporadiquement des dents grises. Non, vraiment...
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Tu oublie l'haleine de cendar froid.
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Chaos Genitor

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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 23/09/08 13:57
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Citation :domina dans une contemplation à Dlul a dit:
Sinon, y a le zyban. Il me semble qu'il faut voir un medecin pour ça et ce n'est pas possible pour tout le monde(cardiaues s'abstenir), mais ça marche super bien. Ma mère fumait depuis 25 ans, elle en était à deux paquets par jour avec une voix de camionneur. Elle a arrêté sans aucun problème, surtout sans aucune sensation de manque grâce a ces pillules.
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Il faut se méfier de ce médicament (oui c'est est un), car c'est un anti-dépresseur !
Une collègue y avait eu recours pour arrêter de fumer.
Mission réussie sans aucun problème : c'est très puissant !
Par contre comme contre-coup la grosse déprime qui a suivi due à l'accoutumance au zyban n'était pas très jolie à voir ...
Ok, elle y avait peut-être été plus sensible que la moyenne, mais il me semble que le risque est un peu élevé, non ?
Coyotte, qui serait prudent sur ce coup là !
Edit :
Citation :FotoGrafika dans une contemplation à Dlul a dit:
Tu oublie l'haleine de cendar froid.
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Ca m'étonnerait : c'est difficile à oublier : BWARK !
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Dernière mise à jour par : wile.e.coyott le 23/09/08 13:58
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-------------------- It's never lupus.
Et maintenant sur mon profil, l'ABC du Docteur Gregory House
Une petite fable pour la route ?
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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 23/09/08 14:26
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Citation :Krystoff666 dans une contemplation à Dlul a dit:
La dépendance n'est pas tant physique que psychologique. Il ne faut qu'une quinzaine de jours pour que l'organisme se désaccoutume de la nicotine.
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Oui alors non, si en fait.
En effet, il faut 15 jours pour que l'organisme se désaccoutume, un mois max. Mais la dépendance physique existe, oh que oui ! Et quinze jours, mon ami, c'est long. Très.
Parce que même en fumant assez peu avant l'arrêt, quinze jours/trois semaines de tremblements, d'insomnie et de nervosité chronique, c'est dur et pénible (eh ouais, un vrai sevrage). Pour moi, contrairement à ce que je pensais de prime abord, c'est physiquement que l'arrêt a été difficile, et non psychologiquement.
Et aussi j'avais faim (effet coupe-faim de la nicotine, assez incroyable). Déjà que j'ai tout le temps faim, là, c'était violent.
En ce qui concerne la cigarette électronique (je sais plus qui en parlait), l'OMS a tiré la sonnette d'alarme en disant que, pour l'instant, on n'est pas sûr de la non-toxicité de la chose. Et puis, bon, ça ne permet pas de se déshabituer du geste...
Les médicaments je suis pas pour en général.
-------------------- Susan : "Could you be any good in a fight ?"
Bilious : "Yes. I can be sick on people."
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Primus inter paresse

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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 23/09/08 15:18
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Les derniers posts soulignent un paradoxe : les fumeurs qui veulent arrêter ont souvent besoin d'une aide psychologique pour passer à l'acte, pour oser affronter la peur de manquer...
Si cette aide est ressentie comme trop faible, on ne passe pas à l'acte, ou on s'autorise un échec en se disant : « c'est la faute à ce truc (patch, médicament, gomme, acuponcture, ou n'importe quoi d'autre) qui n'était pas suffisant.»
A l'inverse, si l'aide est trop forte, outre les risques d'effets secondaires, voire d'accoutumance, on ne se sent plus de mérite à arrêter. Et hop : dès que l'on n'a plus la béquille, à la moindre tentation, on cède! c'est la rechute !
C'est pareil pour le moral et les coups durs, dont tu as parlé, Faeldihn... attendre de n'avoir plus de conditions stressantes pour arrêter, c'est souvent l'alibi pour tergiverser, hésiter, et ne pas passer à l'acte. Et si, par bonheur, on trouve les conditions idéales pour arrêter, on peut imputer la réussite de la tentative à ces conditions très favorables, ce qui est fragilisant lorsque les coups durs s'accumulent.
Pour s'arrêter durablement, en fait, il faut peut être décider qu'on s'arrêtera même si ce n'est pas exactement le moment idéal, et avec un "truc" qu'on n'utilise en fait que pour se rassurer... et qu'on essaye d'utiliser le moins possible (donc, plutôt autre chose qu'un patch... voir mon précédent message).
Pour la faim, je confirme. Je me suis sifflé des saucissons entiers. Comptez +5 kilos. Mais ça les vaut !
Pour la dépression, je confirme aussi. J'en avais déjà parlé sur un des précédents sujets : le corps réclame, et je peux vous dire qu'il est prêt à toutes les ruses, même les plus basses pour avoir sa dose. Ca ne va pas forcément jusqu'à se rouler par terre la bave aux lèvres ou a rester prostré et grelottant dans un coin sombre du placard, mais ça peut prendre la forme d'une foutue crise existentielle avec auto-dévalorisation, "prise de conscience" qu'on n'est qu'une ******** et qu'on a raté sa vie, etc.
Quand on sait que c'est l'organisme qui déconne par peur et par caprice, quitte à faire joujou avec vos neurotransmetteurs et autres, on peut se raisonner. On peut assumer. On peut se dire : « non, ce n'est pas mon état normal. C'est une crise passagère ! Je ne céderai pas ! (et pourvu que ça ne dure pas, ******** !) » et finalement ça passe... j'ai retrouvé intégralement la sensation (illusoire mais si confortable) que je ne suis pas de la ********, nom de bleu !
Cordialement,
Théodoric
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Dernière mise à jour par : Théodoric le 23/09/08 15:21
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Merci de jeter votre dévolu dans les réceptacles prévus à cet effet.
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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 23/09/08 16:48
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Citation :Théodoric dans une contemplation à Dlul a dit:
Les derniers posts soulignent un paradoxe : les fumeurs qui veulent arrêter ont souvent besoin d'une aide psychologique pour passer à l'acte, pour oser affronter la peur de manquer...
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Un système carotte/bâton suffisamment dissuasif du côté bâton et attractif du côté carotte est un bon stimulant. Genre un pari à enjeu avec quelqu'un de chiant.
Ah oui, et surtout surtout, ne pas regarder Le Pari avant de commencer d'arrêter...
Regards,
Skro, le tabac, c'est tabou 
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Dernière mise à jour par : Skro le 23/09/08 16:55
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Un intégriste, c’est quelqu’un qui a des convictions que je ne partage pas. Et qui ose le dire, en plus !
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Computer games don't affect kids, I mean if Pac Man affected us as kids, we'd all be running around in darkened rooms, munching pills and listening to repetitive music.
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Dans le catholicisme, la pinte (de bière), la pipe et la croix peuvent faire bon ménage.
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Bleu

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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 23/09/08 16:59
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Citation :D'ailleurs, je n'ai jamais vu ce qu'il y avait de "décontract'" ou "style" à avoir une clope fumante entre ses doigts jaunes, masquant sporadiquement des dents grises. Non, vraiment...
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Je n'ai jamais dis que j'y croyais, mais c'est ce que certains ou certaines pensent, consciemment ou non d'ailleurs. (Et puis les doigts jaunes et les dents grises, c'est déjà un style, non?)
Et en ce qui concerne "le Pari", je ne crois pas que ce film puisse avoir une quelconque influence sur le fait de décider d'arreter de fumer ou sur celui de reussir ou non à s'arreter.
-------------------- Avant l'I-pod, l'I-mac et l'I-phone, il y avait I-neiken!
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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 23/09/08 17:53
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Citation :Théodoric dans une contemplation à Dlul a dit:
Les derniers posts soulignent un paradoxe : les fumeurs qui veulent arrêter ont souvent besoin d'une aide psychologique pour passer à l'acte, pour oser affronter la peur de manquer...
Si cette aide est ressentie comme trop faible, on ne passe pas à l'acte, ou on s'autorise un échec en se disant : « c'est la faute à ce truc (patch, médicament, gomme, acuponcture, ou n'importe quoi d'autre) qui n'était pas suffisant.»
A l'inverse, si l'aide est trop forte, outre les risques d'effets secondaires, voire d'accoutumance, on ne se sent plus de mérite à arrêter. Et hop : dès que l'on n'a plus la béquille, à la moindre tentation, on cède! c'est la rechute !
C'est pareil pour le moral et les coups durs, dont tu as parlé, Faeldihn... attendre de n'avoir plus de conditions stressantes pour arrêter, c'est souvent l'alibi pour tergiverser, hésiter, et ne pas passer à l'acte. Et si, par bonheur, on trouve les conditions idéales pour arrêter, on peut imputer la réussite de la tentative à ces conditions très favorables, ce qui est fragilisant lorsque les coups durs s'accumulent.
Pour s'arrêter durablement, en fait, il faut peut être décider qu'on s'arrêtera même si ce n'est pas exactement le moment idéal, et avec un "truc" qu'on n'utilise en fait que pour se rassurer... et qu'on essaye d'utiliser le moins possible (donc, plutôt autre chose qu'un patch... voir mon précédent message).
Pour la faim, je confirme. Je me suis sifflé des saucissons entiers. Comptez +5 kilos. Mais ça les vaut !
Pour la dépression, je confirme aussi. J'en avais déjà parlé sur un des précédents sujets : le corps réclame, et je peux vous dire qu'il est prêt à toutes les ruses, même les plus basses pour avoir sa dose. Ca ne va pas forcément jusqu'à se rouler par terre la bave aux lèvres ou a rester prostré et grelottant dans un coin sombre du placard, mais ça peut prendre la forme d'une foutue crise existentielle avec auto-dévalorisation, "prise de conscience" qu'on n'est qu'une ******** et qu'on a raté sa vie, etc.
Quand on sait que c'est l'organisme qui déconne par peur et par caprice, quitte à faire joujou avec vos neurotransmetteurs et autres, on peut se raisonner. On peut assumer. On peut se dire : « non, ce n'est pas mon état normal. C'est une crise passagère ! Je ne céderai pas ! (et pourvu que ça ne dure pas, ******** !) » et finalement ça passe... j'ai retrouvé intégralement la sensation (illusoire mais si confortable) que je ne suis pas de la ********, nom de bleu !
Cordialement,
Théodoric
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Je ne suis pas d'accord avec une partie de cette analyse.
Je ne pense pas que la dépression et le manque proviennent d'une réaction physique. Ou alors si peu que c'en est très gérable, si on a réglé l'essentiel : à savoir le délire dans la tête autour du tabac. Peur du manque, angoisse de se retrouver à gérer seul ses petits stress. Autoflagellation du fumeur, masochisme lâche et idiot assumé...
Je pense vraiment que la déprime liée à l'arrêt n'est provoquée que parce qu'on découvre à quel point on croit dépendre de la clope pour régler tous nos petits stress émotionnels.
Peur ? Trac ? Déprime passagère ? La clope était là, comme un sein maternel, un refuge, une béquille portative.
Perso, je me suis arrêté quand je m'en suis rendu compte. J'en avais marre de me dire que j'étais un lâche face à tous les événements stressants de ma vie.
Le bouquin dont je parle plus haut m'a bien aidé aussi, en me lavant la tête en profondeur sur tous les délires que je me suis faits sur ce produit et mon rapport à lui.
Et franchement, le manque physique c'est quasiment rien. Et pourtant j'étais ce qu'on peut appeler un gros fumeur. En trois jours ça passe, au pire une semaine tu n'as quasiment plus de nicotine dans le corps.
Le stress et la difficulté ne viennent à 90% que d'une dépendance psychologique à cette absurde daube truffée des pires ********s. La difficulté est grande si l'on ne comprend pas que tout ce qu'on attribue inconsciemment à la clope est faux, du vent, bidon.
Tant qu'on n'a pas compris au fond de soi que la cigarette N'EST PAS une aide devenue indispensable à la gestion d'une vie. Que la clope non seulement ne résout rien, et ne retire rien non plus. Qu'elle est juste un parasite.
Quand on a compris ça, on ne perd strictement rien à arrêter de se faire parasiter par ce destructeur de vie, d'énergie et de portefeuille. On y gagne tout. Avec cette compréhension devenue profonde, arrêter de fumer c'est aussi facile que laisser un fruit moisi tomber de l'arbre.
Je crois vraiment que cette compréhension de soi-même est fondamentale pour arrêter de fumer, je le répète, sans difficulté aucune. Si on arrête à la volonté, ça marche mais on en chie comme un dingue, parce qu'on a pas réglé ce qu'on projette sur la clope. J'en sais quelque chose, pour avoir aussi arrêté comme ça et en avoir bavé. On ne fait que l'oblitérer, le repousser dans les limbes du subconscient, et le désir de clope reviendra toujours à la charge, des décennies durant (j'en connais des comme ça, ils me font halluciner), s'opposant au conscient qui est heureux d'avoir arrêté.
Je ne saurais encore une fois trop recommander la lecture d'Allen Carr. Il y a sans doute d'autres méthodes, mais celle-là est à mon sens, de tout ce que j'ai pu essayé, tellement évidemment la meilleure (en plus d'être la moins onéreuse!) que bon, voilà. Avec trois autres et moi, on est quatre à avoir essayé, quatre à avoir arrêté, sans patch ni rien (je dirais même que c'est déconseillé dans cette méthode), et sans aucune difficulté...
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Dernière mise à jour par : CONANOUNET le 23/09/08 17:54
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-------------------- La révolution sera la floraison de l'humanité comme l'amour est la floraison du coeur.
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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 25/09/08 07:49
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Le rituel.
Si cher à nos petits qui attendent, livre en main, la lecture du soir avant de chopper la 'teut' et d'aller roupiller.
De l'autre côté de la maison et du jour, nous avons un zombie échevelé qui se lève aux braillements tonitruants de son portable-réveil-matin-mais-pas-machine-à-café et qui file direct dans le jardin se fumer sa clope, le temps que ses paupières se décollents.
Une clope sur l'haleine cendard froid... ton sur ton. Après on rince tout ça au café et on est parti pour une journée avec un souffle qui pique les yeux.
Repas de midi?
Alors que, rassasié, le poupon tente nerveusement d'arracher son inutile bavoir, le zombie enfin revenu d'entre les morts termine son petit repas par un café et hop, la clope au bec... éteinte... ah ouais, ********... on fume pas dans cette barraque. Hop, le jardin, café en main et on se fait son p'tit plaisir du midi.
Après, c'est le p'tit plaisir du soir, et entre ces trois balises immuables d'une journée bien remplie, s'étalent de petites bouées volutées qui permettent de garder la cadence.
Marrante cette connivence café tabac... d'ailleurs.
Marrant aussi de voir déambuler ce zombie, nerveux et mou, avec sa conjonctivite permanente.
Un fumeur chez soi, c'est un peu comme un rappel quotidien des pires moments de déprime qu'on a pu avoir.
-------------------- CREO ERGO SUM
"Commencez vous à voir quelle sorte de monde nous créons? [...] Un monde d'écraseurs et d'écrasés, un monde qui, au fur et à mesure qu'il s'affinera, deviendra plus impitoyable."
1984, Georges Orwell
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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 25/09/08 08:21
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Citation :Faeldihn dans une contemplation à Dlul a dit:
Marrant aussi de voir déambuler ce zombie, nerveux et mou, avec sa conjonctivite permanente.
Un fumeur chez soi, c'est un peu comme un rappel quotidien des pires moments de déprime qu'on a pu avoir.
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T'es sûr que c'est des clopes qu'il fume ?
En fait l'un des aspects de la cigarette qui n'a peut-être pas été abordé et que je trouve important c'est qu'elle est assez associée à la jeunesse et au sentiment d'invulnérabilité. Je me rappelle il y a dix ans ça me gênait pas du tout de fumer beaucoup, de vivre dans un appart complètement enfumé. C'était dégueulasse mais je crois qu'on est moins sensible à cette forme de "saleté" quand on est jeune. Peut-être parcequ'on boit aussi fréquement et qu'avec l'alcool tout ça passe mieux ? Et puis il y a l'habitude, au bout d'un moment on sent même plus la fumée...
Bref les autres jeunes qui n'aimaient pas la fumée, qui trouvaient ça crado et malsain me faisaient l'impression de personnes déjà vieilles, en un sens. Ca peut paraître péjoratif mais en fait ça ne l'est pas vraiment, d'ailleurs je me reconnais aujourd'hui dans cet état d'esprit que je trouvais un peu naze à l'époque. Je suis arrivé à un stade où on commence à craindre la mort et la maladie, où on a envie de choses saines du coup je suis un fumeur occasionnel et contrarié. Je comprends à la fois le fumeur et le non-fumeur puisque je suis tantôt l'un tantôt l'autre. Par contre j'ai une dent contre deux races d'individus :
- d'une part les fumeurs qui se mentent et refusent d'admettre qu'ils se font du mal et en font aux autres quand ils fument à la maison (surtout avec des gamins)
- les anti-fumeurs hystériques qui prennent les fumeurs pour des débiles et les poursuivent de leur vindicte au-delà du raisonnable (c'est à dire qui vont les faire chier non pas parcequ'ils gênent les autres mais parcequ'ils sont fumeurs).
Sinon pour le côté esthétique de la cigarette oui il y a, incontestablement. Je crois que bon nombre de scènes de cinéma perdraient beaucoup de cachet sans la cigarette qui sert d'accessoire. Gainsbourg, Houellebecq ou Sartre sans cigarette c'est plus les mêmes hommes... Comme Brassens sans pipe... Il y a des chansons, des films, des romans qui n'existeraient pas sans la cigarette. Pour moi c'est très naïf d'imaginer que la cigarette, comme les autres drogues n'est qu'une tare et qu'elle n'a rien apporté au niveau des sentiments et de la culture des hommes. Fumer, c'est aussi s'approprier tout cet imaginaire, même si ça peut paraître grotesque à des non-fumeurs.
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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 25/09/08 08:41
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Citation :roger dans une contemplation à Dlul a dit:
Gainsbourg, Houellebecq ou Sartre sans cigarette c'est plus les mêmes hommes...
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On pourrait presque aller jusqu'à dire qu'une cigarette sans Gainsbourg, c'est pas la même cigarette.
Quant au "zombie", oui, ce sont bien des cigarettes qu'il fume et que des cigarettes.
Le côté zombie, c'est une combinaison harmonieuse de grand désoeuvrement, clope, pas de sorties, clope, café, clope, insomnie et clope. Comme quoi, cloper ne sauve pas de la déprime.
Définitvement pas le moment d'arrèter, pour lui.
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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 25/09/08 08:53
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Citation :Faeldihn dans une contemplation à Dlul a dit:
On pourrait presque aller jusqu'à dire qu'une cigarette sans Gainsbourg, c'est pas la même cigarette.
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C'est bien ce que je voulais dire en parlant de la charge culturelle et sentimentale de la cigarette
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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 25/09/08 09:53
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Citation :roger dans une contemplation à Dlul a dit:
En fait l'un des aspects de la cigarette qui n'a peut-être pas été abordé et que je trouve important c'est qu'elle est assez associée à la jeunesse et au sentiment d'invulnérabilité. Je me rappelle il y a dix ans ça me gênait pas du tout de fumer beaucoup, de vivre dans un appart complètement enfumé. C'était dégueulasse mais je crois qu'on est moins sensible à cette forme de "saleté" quand on est jeune. Peut-être parcequ'on boit aussi fréquement et qu'avec l'alcool tout ça passe mieux ? Et puis il y a l'habitude, au bout d'un moment on sent même plus la fumée...
Bref les autres jeunes qui n'aimaient pas la fumée, qui trouvaient ça crado et malsain me faisaient l'impression de personnes déjà vieilles, en un sens. Ca peut paraître péjoratif mais en fait ça ne l'est pas vraiment, d'ailleurs je me reconnais aujourd'hui dans cet état d'esprit que je trouvais un peu naze à l'époque.
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Ben personnellement quand je fumais, j'étais jeune et conne, et pourtant je fumais plus souvent en exterieur, je détestais les aquariums, et j'avais un fumoir pour ne pas avoir les doigts qui sentent le tabac froid. Donc avoir un environnement qui sente le tabac froid c'était encore moins possible. D'ailleurs, quand j'ai pris mon ancien appart, les murs étaient jaunis de tabac et ça puait c'était une horreur, je ne sais pas combien de baton d'encens j'ai cramé pour changer ça.
-------------------- Une femme pour les gouverner tous.
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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 25/09/08 10:21
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Sur la charge symbolique et esthétique de la cigarette, il y aurait beaucoup à dire. Je suis assez persuadé que l'un des motifs qu'il m'a tenu dans le camp fumeur pendant longtemps était cette capacité de la fumée à matérialiser le souffle. On sait bien qu'on respire tout le temps, mais avec une cigarette, on le voit. Le souffle est concrétisé, matérialisé, manifesté.
Il y a un caractère revendicatif et affirmatif, y compris vis à vis de soi : laisser s'épancher autour de soi, en turbulences molles les volutes bleutées de sa cigarette, c'est affirmer son souffle, sa vie, sa présence.
Je ne sais pas bien ce que j'ai trouvé comme substitut à cette assertivité perdue. Sans le savoir, j'avais peut-être réglé ça avant d'arrêter. Ceci pour répondre au camarade Conan, que je ne néglige pas, loin de là, l'aspect psychologique. Si je parle de la crise d'auto-dévalorisation que j'ai subie comme d'une crise physique, c'est parce que je l'ai comprise comme ça... Bon, m'adressant à Conan, je sais combien nous serions contestables à raisonner sur une séparation totale entre corps et esprit, mais je témoigne que cette crise avait la violence et l'anormalité d'un lâché neurochimique dans l'encéphale...
Parmi les différentes étapes de mon sevrage, je m'en rappelle comme d'une épreuve curieuse, ou je me suis combattu moi-même en préservant un ilot de raison dans un flot de doutes, et en tirant fierté de nier les pensées négatives qui me venaient comme n'étant pas naturelles. C'était très bizarre.
Mais ce ne fut qu'une étape parmi d'autres. Et de toutes, ce fut bien la seule à laquelle je puisse attribuer une origine possible autre que purement psychologique. C'est dire si je ne diffère de l'approche de Conan que sur un epsilon.
Et sur les légendes clop-au-bec, vous oubliez Garbo, Bogart...
ou Lucky Luke...
Et le commissaire Maigret, c'est un tableau de Magritte ?
Cordialement,
Théodoric
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Dernière mise à jour par : Théodoric le 25/09/08 10:26
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Réponse au Sujet 'Passage à tabac' a été posté le : 25/09/08 10:26
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Citation :CONANOUNET dans une contemplation à Dlul a dit:
Et franchement, le manque physique c'est quasiment rien.
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Là, une fois de plus, je ne suis pas d'accord. Je conviens que le manque psychologique est la plus grande part de la difficulté de l'arrêt, mais les effets physiques dépendent des gens. Dans mon cas, la semaine précédent mon arrêt j'en avais fumé cinq, alors que j'étais en recherche d'emploi et en stress constant. Si l'on suit ton raisonnement, j'aurais dû avoir en permanence ma clope au bec, et non, au contraire. Par contre, les symptômes de manque ont été quasiment exclusivement physiques, parce que même en fumant peu sur la fin, mon organisme était bien habitué. J'ai arrêté à la volonté, et je n'ai pas eu de symptômes dépressifs (même si je comprends carrément qu'on puisse en avoir), principalement parce que j'ai été extrêmement bien entourée et soutenue, et mon niveau de stress était tellement élevé de toute façon, qu'un peu plus ou un peu moins, bon...
Non, vraiment, je pense que ça dépend des gens, de la façon dont on considère sa cigarette, et sa place dans sa vie. Et aussi de ceux qui sont autour.
Changeforme, félicitations pour tes deux premiers jours !
Le fait de mieux dormir est à priori une conséquence de l'arrêt, mais survient souvent plus tard. Tu as de la chance si ça dure 
Domina, je te rejoins à 200% là-dessus, même en tant que fumeuse je supportais mal les aquariums et quand je fumais chez moi, c'était fenêtre ouverte, cendriers vidés et lavés entre chaque cigarette, et encens mon ami. Maintenant quand je passe une soirée chez des fumeurs et qu'en rentrant chez moi mes cheveux puent la clope, ça me fait râler, quelque chose de bien... En fait, je supporte désormais très mal la fumée... (même si en fin de soirée, quelques fois, j'en ai quand même envie d'une).
PS : Théodoric, je ne sais pas pour toi, mais ma vie a changé le jour où Lucky Luke a remplacé sa clope par un brin d'herbe. Un vrai comble d'hypocrisie...
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Dernière mise à jour par : Shanilara le 25/09/08 10:28
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-------------------- Susan : "Could you be any good in a fight ?"
Bilious : "Yes. I can be sick on people."
Pratchett, c'est le Bien.
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Cachée
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