Saignant

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Le scarabée d'émeraude a été posté le : 26/10/07 13:52
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Il y a de cela quatre ans (pfiou le temps passe, je me fais vieux) je me suis lancé le défi d'écrire un livre sans prétention de le publier et encore moins de m'enrichir avec, je n'ai pas la prétention d'être un Auteur. J'écris ce livre pour mon plaisir et celui de mes proches.
Depuis mon plus jeune âge j'ai toujours été passionné par l'Egypte antique : ses pharaons, ses divinités, son architecture : bref TOUT.
Je me suis donc lancé pour le plaisir dans la rédaction de ce que je pensais n'être au début qu'une toute petite historiette. Résultat, j'en suis désormais (seulement) à environ 150 pages (hé oui je bosse j'ai pas trop de temps libre) et ça avance plutôt bien même si je trouve que je n'arrive pas toujours forcément à faire durer le plaisir mais bon encore une fois je n'ai pas la prétention d'être un grand écrivain.
Pour vous faire un tout petit résumé, mon livre s'intitule "Le scarabée d'émeraude" : l'histoire raconte la destinée d'un orphelin qui, grâce à un talisman qu'il possède, va se découvrir une destinée assez particulière et vivre de bien étranges aventures.
J'ai fait une pause un certain temps dans l'écriture de ce bouquin mais je compte bien reprendre très bientôt.
Si certains sont intéressés (sait-on jamais ?) je peux toujours vous en envoyer les premières pages.
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Dernière mise à jour par : Daïna le 26/10/07 19:30
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Luciole à tendances psychopathes

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Réponse au Sujet 'Mon oeuvre à moi' a été posté le : 26/10/07 15:19
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Bonjour !
Alors tout d'abord bienvenue.
Ensuite, oui, ça m'intéresse, puisque l'Egypte m'a toujours beaucoup intéressée moi-même.
Seulement, pour les œuvres littéraires, nous avons une autre section dédiée :Nouvelles, essais, écrits divers d'entre nous où les gens qui le souhaitent mettent leurs écrits en ligne pour le plus grand plaisir de tout le monde.
Alors, si tu es d'accord (je vais te laisser un peu de temps pour répondre... ) il serait bon que je déplace grâce à mes super-pouvoirs de modo ton sujet dans la bonne section. Comme ça tu pourrais mettre tes écrits sur le forum, et on pourrait les retrouver plus facilement.
De plus, si ton œuvre a déjà un titre (ce qui n'est pas forcément évident, donc je te félicite d'en avoir trouvé un !) autant donner ce titre à ton sujet, non ? Ça, tu peux le faire toi-même en éditant ton message et en changeant le titre. Ça permettrait de différencier ce message des nombreux, très nombreux autres sujets avec des titres comme "mon œuvre"... 
Voilà voilà...
Amicalement,
Daïna.
-------------------- Lisez Le Vol de l'Aigle !
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Réponse au Sujet 'Mon oeuvre à moi' a été posté le : 26/10/07 18:38
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Mea culpa ô grandissime modérateur chaotique, j'avais pô vu 
Tu peux déplacer mon sujet, aucun souci.
Bon sur ce je vais aller me flageller nu dans la neige avec des orties pour expier mes pêchés.
[Edit] Par contre pour ce qui est de mettre en ligne "mon oeuvre" (ça fait riche de dire ça, j'aime bien ) je sais pas s'il est possible de publier 130 pages word au format A4 ...
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Dernière mise à jour par : anubis69 le 26/10/07 18:40
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Réponse au Sujet 'Le scarabée d'émeraude' a été posté le : 26/10/07 19:53
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Merci ô sublime modérateur chaotique (non mais ça va bien oui ? allez hop finie la flatterie ! non mais !).
Pour ce qui est du téléchargement du document (format word je précise), je vais voir si je peux découper un peu tout ça car je n'ai pas vraiment fait de sectionnage en chapitres. J'écris quand je suis inspiré donc niveau mise en forme c'est pas tout à fait ça mais je vous promets d'essayer.
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Réponse au Sujet 'Le scarabée d'émeraude' a été posté le : 25/11/07 06:13
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Tagazok à vous tous !
Ayant renié ma foi envers Dlul cette nuit pour cause de travail (désolé mais les militaires bossent aussi la nuit), je profite d'une petite pause pour venir hanter le forum chaotique et poster une petite partie du premier chapitre de mon bouquin. Sans plus attendre, le voici ! (bon au début ça peut ne pas paraitre terrible mais bon je débutais niveau style toussa mais je suis comme le vin, je m'améliore avec le temps)
Le scarabée d'Emeraude
Lorsqu’il arriva à Thèbes, la fête battait déjà son plein. Quoi de mieux pour un voleur qu’une fête pour soulager les notables de leurs bourses volumineuses qui, par cette chaleur ne devaient pas être des plus agréables à porter ? Noufer n’était qu’un misérable fellah, orphelin contraint de voler pour survivre. Depuis maintenant dix-huit ans, il sillonnait le royaume des Deux Terres, de villages en petites villes de province ; mais il n’était encore jamais venu dans une ville comme Thèbes. Pour un voleur, cette ville était un paradis étant donné les fortunes qu’elle abritait mais Noufer était également conscient que ce paradis deviendrait très vite un enfer si jamais il venait à se faisait prendre.
Pour commencer sa journée de larcins, Noufer décida de s’installer près de l’un des principaux axes menant aux sanctuaires des dieux. Par un jour aussi chaud que celui-ci, le temple le plus fréquenté serait certainement celui de Khnoum, dieu de la crue du Nil. Après avoir habilement extrait une désaltérante pastèque de l’étal d’un marchand, Noufer s’installa dans un angle dont l’ombre à la fois rafraîchissante et discrète lui procurerait un havre de paix provisoire.
De toute façon, personne ne faisait jamais attention à lui, pauvre fellah ; le seul moment où l’on s’apercevait de sa présence, il était trop tard, son méfait était déjà accompli. Il dégaina sa harpè et coupa net la pastèque. Tout en croquant avidement dans sa chair juteuse, il regardait cette épée qui, bien qu’il ne fût âgé que de dix-huit ans avait déjà rencontrée nombre de chairs différentes. Combien de personnes avaient essayé de le tuer ? Il ne se souvenait pas, mais ce qu’il savait c’est que les motifs n’avaient pas toujours été valables. Oh certes, il n’était pas innocent, la fille du gouverneur d’Abydos se souviendrait longtemps de lui, enfin surtout d’une certaine partie de son anatomie car elle ne su jamais qui il était.
C’était de sa faute à ELLE ; pensait-il tout en reprenant une bouchée de pastèque ; elle n’aurait jamais dû dire que les fellahs manquaient de virilité. Si elle n’avait pas eu ces propos « déplacés », il ne se serait jamais mis en tête de lui prouver le contraire en la forçant le soir même dans la propre maison du gouverneur. Une chose est sûre, cette petite mignonne ne critiquerait plus la virilité des fellahs avant de nombreuses lunes.
Des trompettes retentirent au loin et la foule commença à se diriger vers l’entrée du temple de Khnoum : le moment idéal pour partir à la cueillette de pièces d’or.
Un coup de coude ramena Noufer à la réalité, il était en train de se faire marcher dessus par une véritable marée humaine à l’approche du temple.
Quelle foule ! Pensait-il tout bas tout en essayant de ne pas se faire emporter par le flot continu de notables, fonctionnaires ou simples gens venus assister à la cérémonie. Il s’arrêta pour scruter autour de lui : pas un garde à l’horizon, une foule compacte ne pensant qu’à avancer et admirer les splendides colonnes du temple. Parfait. Noufer se glissa au cœur de la foule, là où les mouvements brusques n’étaient pas considérés comme suspects. Il aperçu bien vite la proie sur laquelle il allait fondre tel le faucon sur un rongeur. Il s’en approcha très près tout en restant légèrement en retrait, vérifia que l’homme possédait bien une bourse ; elle semblait très bien remplie. Il poussa volontairement l’homme de côté mais celui-ci ne réagit pas : tant de gens se bousculaient dans cet étroit passage éclairé par des torches fumantes que l’on finissait par ne plus y prêter attention. La main tendue de Noufer se referma sur la bourse, il tira d’un coup sec et rapide que l’homme ne perçu pas : la partie était gagnée.
Enfin presque gagnée car il lui était désormais impossible de rebrousser chemin, la foule était trop compacte. Noufer dû se résigner à aller de l’avant à travers les couloirs du temple jusqu’à l’esplanade des cérémonies.
La statue du dieu Khnoum trônait au milieu de ce vaste espace à ciel ouvert, entouré de jardins remplis d’arbres fruitiers et de fleurs. La foule se massa autour de la statue et le silence se fit petit à petit. Se démenant à travers la foule, Noufer fini par s’arrêter sans quoi son attitude aurait pu attirer l’attention. Le grand prêtre arriva et la cérémonie pu commencer.
Tout en faisant semblant d’écouter les incantations du grand prêtre, Noufer regardait autour de lui à la recherche d’un autre « client » et, à sa stupeur, reconnut l’homme qu’il venait de détrousser à quelques mètres de lui seulement. Par Horus, le destin lui jouait là un bien mauvais tour. Si jamais l’homme s’apercevait que son argent avait disparu, il n’hésiterait pas à interrompre la cérémonie en appelant la garde ; les gens seraient certainement fouillés et l’on viendrait bien à se rendre compte de sa culpabilité.
Quand la cérémonie eut pris fin, Noufer se dirigea prestement vers la sortie lorsque ce qu’il craignait arrivât : sa victime s’aperçu de la disparition de sa bourse. Des voix appelaient à la garde et Noufer s’enfuit précipitamment vers la sortie du temple.
C’était-on rendu compte qu’il était coupable ? Avait-on remarqué un sentiment de culpabilité sur son visage ? Il n’en savait rien. Pour lui, une seule chose comptait à ce moment précis : courir aussi vite et loin que possible. Après être sorti du temple, il se dirigea vers le quartier pauvre de la ville, là où les soldats étaient moins nombreux. Noufer fini par s’arrêter près de l’échoppe d’un potier pour reprendre son souffle.
Rê commençait à disparaître à l’horizon, la journée avait été mouvementée pour Noufer qui s’était mis en quête d’un endroit où passer la nuit. Trouvant que la ville était encore trop animée, il en sortit et se dirigea vers le Nil. Il aimait ce fleuve plus que tout au monde, sa vision avait pour lui quelque chose de magique : c’était le père nourricier du royaume tout entier, sans lui le pays ne serait certainement jamais devenu la puissance crainte et admirée par tant de peuples. Noufer s’installa sur des rochers surplombant le fleuve et depuis lesquels il pourrait surveiller les alentours. Il s’assit et se mit à engloutir les petits pains remplis de légumes qu’il avait « emprunté » à un marchand. Chez lui, le vol n’était pas un vice, c’était seulement un moyen de survie.
Tout en dévorant son repas, Noufer se mit à réfléchir à sa condition : il était fellah, l’être situé le plus bas sur l’échelle sociale égyptienne, un être qui n’avait ni famille ni toit sous lequel dormir. Le seul lien qui le rattachait à la société était constitué d’un scarabée d’émeraude qu’il portait autour du cou. Son instinct lui avait toujours empêché de le vendre, même s’il avait été tenté de le faire à maintes reprises lorsqu’il lui arrivait d’avoir très faim. Il chérissait ce bijou, il s’imaginait qu’il lui avait été légué par sa mère il y a de ça de nombreuses années. Ce scarabée était il le croyait un talisman porte-bonheur, une amulette contre le mauvais sort (et les dieux savent qu’il en avait besoin).
Ses pensées s’en allèrent vagabonder alors qu’il scrutait le ciel étoilé : qui était sa mère ? Pourquoi était-elle morte sans pouvoir lui dire qui il était et qui était son père ? Il avait demandé aux dieux de lui fournir une réponse mais il n’en obtint jamais. Noufer se mit à pleurer, il haïssait sa condition, il n’en pouvait plus de n’être qu’un moins que rien, un être qui pourrait mourir demain sans que cela n’attrista quiconque. Il décida avant de s’endormir qu’il allait partir à la recherche de son père, si toutefois il était encore de ce monde.
C'est tout pour le moment les gens !
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