Ca germe?

-= Chaos Servants =-
Inscription le 18-12-06
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Age : 33 ans
Lieu de résidence : Quelque part dans le mond
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Sedna's fanfics a été posté le : 18/12/06 14:02
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Bon, ben on commence ?
AMOUR A MA SOEUR
Cette histoire se base sur des faits historiques (Gengis Khan) arrangés à ma façon pour l'histoire.
Je me souviendrai toujours de ma sœur comme quelqu’un de fier et fort.
Nous sommes nés dans les steppes mongoles.
Nous sommes quatre, Moi, Tsiju, ma première sœur, Myû(*), mon frère, Kichy(**), et enfin, elle, Chaane.
Quand elle est venue au monde, le l’ai trouvée différente, avec ses grands yeux si noirs et si pétillants. Très vite, nous avons tissé des liens particuliers. C’est la seule à avoir assisté à la cérémonie secrète avec mon frère de sang, Jumpa, où nous nous sommes d‘ailleurs donnés ce titre.
Lorsque le Grand Gengis Khan est venu unifier les tribus, elle avait cinq ans, j’en avais neuf. C’est moi qui avais insisté pour qu’elle monte à cheval avec moi pour la cérémonie, elle n’a jamais plus arrêté.
Très vite elle a montré des signes d’un caractère fort que nous seuls, ses frères et sœurs, pouvaient dompter. Jumpa aussi le pouvait ; Chaane était LIBRE.
De temps en temps, un cheval et ma sœur disparaissaient. Un jour, avec Jumpa et Kichy, nous l’avons suivie et ce jour là, nous avons remarqué qu’elle montait à cru. Elle ne faisait qu’un avec la bête. Elle avait alors six ans.
Deux années passèrent, et le Grand Khan décida d’envahir la Chine, j’ai dû apprendre à me battre. Elle avait huit ans, et Chaane est venue me voir pour me demander que je lui apprenne à se battre.
D’abord, j’ai refusé ; mais elle a tellement insisté que j’ai fini par accepter. Alors, dès que nous le pouvions, je prenais mon arc, des flèches, de la paille, mon sabre, et nous partions nous entraîner pendant des heures. Elle était très douée. Très vite, elle maîtrisa la technique du tir à l’arc qui consistait à décocher la flèche quand les sabots du cheval n’ont plus aucun contact avec le sol.
Puis, je lui ai appris à manier le sabre ; là encore, elle était excellente. Pendant deux ans je l’ai entraînée aux techniques de combats, même aux arts martiaux !
A dix ans, elle décida de voir le grand Khan : elle voulait apprendre à se battre avec les autres.
Elle entra dans la tente.
Grand Khan, lui dit-elle, j’aimerais pouvoir vous parler sans la présence de toutes ces personnes, mis à part mes frères.
Elle me désigna, avec Kichy et Jumpa.
Et pourquoi ?
Je l’ai dit, je voudrais vous parler.
Le Grand Khan était étonné par l’audace de cette jeune fille mais congédia tout de même les personnes présentes dans la tente.
Alors ?
J’aimerais entrer dans votre armée ! dit-elle posément
Non. Une femme ne sait pas se battre.
Sauf votre respect, nous le lui avons appris, intervint Jumpa
Comment ?! s'exclama le Grand Khan. Passons, la réponse est non.
Et pourquoi ? demanda-t-elle
Le grand Khan se leva et la gifla ; la gifle claqua, mais elle ne pleura pas. Je ne l’avais jamais vue pleurer de toute façon.
Bon, tu vas me montrer ce que tu sais faire ; même mes fils pleurent quand je les corrige.
Je fus enchanté que ma sœur ait réussi à obtenir quelque chose. Au moment de sortir, je lui dis qu’elle pouvait prendre mon cheval, mais elle me répondit que le Khan déciderait.
Bien, monte un de ces chevaux, là-bas, ordonna-t-il, en désignant les chevaux non dressés.
Cela ne parut pas gêner ma sœur et elle prit un cheval nerveux, par provocation. Un cheval qui ressemblait beaucoup à celui de Jumpa.
Tiens, lui dis-je en lui tendant mon arc et un carquois de flèches.
Elle me fit un grand sourire et me dit en me faisant un clin d'oeil :
Ne t’inquiète pas, même si c’est un cheval nerveux, pas débourré, et que je le monte à cru, ça se passera bien....
Chaane alla se placer devant la cible avec une aisance extrême sur le jeune cheval, banda l’arc et lança sa monture au galop. J’observais le Grand Khan ; il semblait vraiment étonné par ma sœur. Elle décocha trois séries de deux flèches, à chaque fois que le cheval ne touchait plus le sol.
Alors ?
Impressionnant, mais il reste encore à voir ce que tu sais faire au sabre et aux arts martiaux.
Une petite troupe de jeunes s’était formée autour de nous. Le Khan désigna le plus fort d’entre eux et l’opposa à Chaane. Elle n’avait pas de sabre, et je devais me débrouiller pour lui lancer le mien. Pour le moment, elle évitait avec souplesse les attaques de l’autre. Personne, mis à part moi, ne comprit qu’elle cherchait à fatiguer son adversaire. Au moment où il commença à vouloir s’arrêter pour souffler un peu, je lui envoyai mon sabre qu’elle rattrapa au vol. Elle attendit patiemment qu’il eut fini de reprendre son souffle pour, cette fois, l’attaquer. Ils mirent fin au combat en tombant à terre.
Bon, je vais réfléchir à ta demande, fit le Khan, et je vais en parler à mes généraux.
Elle le regarda et hocha la tête.
Comment tu as fait pour le cheval ? lui demandai-je quand tout le monde fut parti.
J'avais prévu le coup, j’ai mis le cheval de Jumpa parmi les autres.
…
Bon et alors, je me serais retrouvée à terre le temps de le dire ! Et puis, qu’est ce que ça change ? J’ai fait ce qu’il a dit.
T’es vraiment pas comme les autres ! plaisantai-je. Je crois qu’on t’a bercée trop près du mur !
Ca va !
CHAANE ! CHAANE !, cria Kichy en sortant de la grande tente, T’as réussi ! t’as réussi !...
Elle me colla un bise sur la joue et se jeta dans les bras de Kichy.
Trois années passèrent, elle avait donc treize ans et moi dix-sept. Le Grand Khan mourut cette année-là, et les tribus qui avaient été unifiées se séparèrent(***).
Nous sommes restés avec la tribu du fils aîné du Grand Khan. La vie reprit son cours, comme avant. Ce fut aussi l'année du mariage de ma première sœur, Myû. Elle avait seize ans et pouvait épouser l'homme qu'elle aimait. Ce jour-là elle était magnifique.
Les attaques d'autres tribus devinrent fréquentes. Un jour, il y en eut une particulièrement sanglante. Ils avaient attendu que la plupart des hommes soient partis chasser pour lancer l'attaque. Nous perdîmes la bataille. Quand les hommes rentrèrent, ils trouvèrent toutes les femmes un couteau sous la gorge, et nous, les soldats, attachés les mains dans le dos. Par chance, ma sœur était avec nous. Mais elle fut rapidement découverte. Tandis qu'ils la détachaient, elle fit glisser un petit couteau de la manche de sa robe, et tua sans scrupule les deux gardes qui la retenaient. Avec un bonne précision, elle lança le couteau et nous détacha. Le chef du clan ennemi parut apprécier ma sœur, car ce fut elle qu'il choisit comme trophée(****) . Jumpa et moi avons essayé vainement de la défendre, mais elle s'en chargea elle même. Elle a donné un grand coup de pied dans la mâchoire du type qui devait l'emmener. On entendit un craquement sinistre et du sang se mit à couler de sa bouche. Le chef ennemi nous avait vu vouloir défendre Chaane et il nous fit assister à son supplice.
Le soir venu, elle fut emmenée dans une tente et déshabillée. Tranquillement, l'ennemi entra dans la tente, et Jumpa et moi fûmes installés en face. La vision de cet homme en train de souiller les corps et âme de ma sœur m'était insupportable. Elle ne pleurait pas.
A un moment, ma sœur tendit le bras vers son tas de vêtements et sortit un couteau. L'autre, absorbé par sa" tâche", ne remarqua rien, et elle lui planta le couteau dans la gorge. Elle se dégagea du corps, enfila ses vêtement et vint nous détacher.
Chaane, dis-je en la prenant dans mes bras.
Pour la première fois de sa vie, elle pleura. Elle était secouée de sanglots. Je fis tout mon possible pour la calmer. Ensuite, elle nous demanda de sortir le corps du mort. Tous le monde nous regardait, une fois arrivée au centre, elle s'approcha du corps encore chaud, récupéra le couteau resté dans la gorge, elle le planta dans le cœur du défunt.
Aujourd'hui, Chaane fête ses dix-sept ans et son mariage avec Jumpa. Je suis parrain des deux enfants de Myû et de celui de Kichy, qui a dix-huit ans. Chaane n'a pas oublié la nuit de son viol. Chaque année, le jour de la troisième nuit sans lune de l'hiver, elle va avec son cheval à l'endroit où les hommes fidèles à l'ennemi l'ont enterré et y met le feu, déposant sur le sols des carcasses.
Je suis père de trois enfant, une fille et deux garçons. Elle sera la marraine de mes enfants et j'espère qu'il auront son courage. Et j'ai failli oublier, elle est devenue général de l'armée !
* Prononcer Myou
** Prononcer Kitchi
*** Je crois que les tribus sont en fait restées unies.
**** Quand une attaque était réussie, le chef du clan ennemi choisissait une femme et elle devenait sa concubine.
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Dernière mise à jour par : Sedna le 14/01/07 16:09
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Cachée
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