Mercenaire du Chaos

-= Chaos Servants =-
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Lieu de résidence : Longjumeau
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Dans l'ombre et la lumière a été posté le : 13/12/06 17:04
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De retour après une longue abscence je m'éssaye à un autre genre, qu'en pensez vous??
Dans l’ombre et la lumière…
Il y a des choses qui se ta*******ent dans l’obscurité la plus profonde, et dans la lumière la plus aveuglante. Des choses immondes, indescriptibles et innommables. Des choses qui par leur nature et leurs buts dépassent l’entendement de l’homme. J’ai vu certaines de ces choses et j’ai perdue une partie de ma raison. Aujourd’hui, les seules choses qui m’apaisent sont les substances que je prends. Un café en générale coupé avec de la vodka, un joint et parfois aussi un petit cacheton quand les choses sont trop proches. J’ai bien été tenté par des drogues plus dures, mais elle me retourne l’esprit plus que nécessaire et alors les choses sont omniprésentes. Alors je me contente de mon herbe et de mon alcool, rien de mieux pour engourdir mon esprit et ainsi les choses ne m’atteignent plus.
J’allume un joint et sens les molécules de T.H.C. me monter au cerveau. La paix enfin ! Mon esprit fonctionne au ralentit, je rature, tord les plumes de mes stylos, fais des trous dans les pages, traces des trait hasardeux sous le coup de soubresauts. Mes sens s’embrume et les choses se fondent dans le néants d’où je n’aurais jamais du les débusquer.
Le joint est finit, j’allume une clope, la défonce se fait plus intense. Je mets de la musique, me trompe de C.D., n’arrive plus à mettre en marche le lecteur. Enfin, des air de reggae, de rock ou d’autre chose (je n’arrive plus à identifier les sons, je me demande comment je peux encore écrire) parviennent à mes oreilles. Je délaisse le stylo quelques instant et pose ma tête contre la feuille.
Je me suis endormi ! Combien de temps ? Je ne sais pas. Je ne suis plus défoncé, il fais nuit noir tout l’appart est plongé dans l’obscurité ! Et les choses sont là, je peux les voire du coin de l’œil mais dès que je tourne mon regard vers elles, elles disparaissent. Je les entends chuchoter, des sons gutturaux ignobles dont la seule évocation me glace le sang.
Je me rue vers le tiroir du salon « le tiroir de secoure ». Tandis que j’avance en courant dans l’appartement obscur, des tentacules, des griffes, des mains informes tentent de me saisir. Je me débat, donne des coups, brise plusieurs objet, mais j’entends aussi des claquement et des craquement. Je sens contre mon visage des volées de plume arraché à leurs propriétaires et des cris de rage immondes fusent de partout. Enfin j’arrive devant le tiroir, les quelques mètres que je viens de parcourir m’ont semblé interminables mais enfin le salut est devant moi. Des choses me saisissent les jambes et le corps, tentent de me faire tomber. Mais peut importe, mes main sont libres et j’ouvre le tiroir, dedans un flacon remplit de pilules orange et une fiole d’absinthe. J’avale deux cachetons et toute la fiole puis me met à respirer rapidement par grandes bouffées. Cela vient comme un coup de poing, je m’effondre sur le sol tant le monde tourne. L’emprise sur mes membres se fais plus souple et imprécise, puis enfin se relâche complètement. Etendue sur le sol froid, je sanglote, cela fais tant de fois que je joue cette même scène. Je me met à quatre pattes, ne jetant aucun regard en dessous des meubles, je sais que ses zones de profondes obscurité son le repère préféré des choses. J’atteins l’interrupteur du salon et l’actionne, les ombres se dissipent et les choses aussi .Je me relève, titube, manque de tomber. Je n’entends plus aucun chuchotement mais un bruit de fond indescriptible.
J’allume autant de lumière que possible. Et me rassis à mon bureau, roule un joint, le fume en avalant trois verre de vodka puis à nouveau je m’endors.
A mon réveil il faut. Il doit être neufs heure, je ne suis pas sur, j’ai détruit toutes les pendules de l’appart, il y a déjà bien longtemps. Les choses peuvent manipuler le temps si on le perçoit alors je n’ai plus d’heure ni de date chez moi. Je ne sais plus en quelle année nous sommes.
Je me roule un joint, c’est le dernier, je vais devoir faire une petite visite à Camus le tatoueur et perceur de la rue du paradis. J e fume le joint et vais prendre une douche froide (on m’a coupé le gaz il y a bien longtemps). Je me change, met des vêtements plus ou moins propres et sort de l’appart. J e n’empreinte pas l’ascenseur -trop de lumière et d’obscurité quand les ampoules sont mortes- et descend les huit étages à pieds.
Arrivé dans le halle, je passe devant la boite aux lettres, elle déborde de factures. Je devrais demander au gardien d’envoyer tout ça à mon frère comme d’habitude (il a les moyens de payer et ne me refuse rien, sachant tout de ma toxicomanie et de ma folie). Je prend quatre bus différent et arrive à la rue du paradis, ce serait plus court en métro mais les galeries sont pleines d’ombres et je ne veux pas tenter le diable ou quoi que ce soit.
J’arrive devant la boutique de Camus, déjà l’effet de la drogue commence à ce dissiper et des forme apparaisse au coin de mes yeux. Je me précipite dans la boutique, de tatouages, piercing et implants que tient Camus. UN comptoir, des fauteuils et des clients. Camus est au comptoir.
Dès qu’il me voit, il appel un employé pour le remplacer et me conduit dans une arrière salle.
« Salut vieux ! Comment ça va ? me demande-t-il.
- Pas top…Je suis à sec.
- Pas de souci j’ai tout ce qu’il te faut. En ce moment j’ai de l’orange bud, de la purple ou de la locale (mais ça je sais que c’est pas assez fort pour toi). »
Je ne répond rien à cette dernière remarque et lui demande :
« T’as plus du croisement que t’avais fait ?
- La green peace ?
- Ouais.
- Il me reste que vingt grammes alors c’est trois fois plus cher.
- Pas grave, tu me met tout plus soixante g de purple.
- Ok »
Je lui donne les tunes, il me refile la came cachée dans plusieurs cassettes porno qu’il vend aussi.
« Je peux me rouler un joint ici ? »
Il me regarde l’air mécontent mais quand il voit mes doigts crispés et la peur dans mes yeux, comprend. Car je l’ai mis au courant de mes problèmes. Camus est plus qu’un dealer, c’est un ami, bien que je pense qu’il me prenne pour un taré au stade final de sa démence.
« Vas-y, mais tu sais que je n’aime pas ça, dit-il enfin. »
Aussitôt dit aussitôt fait. Je fume un deux feuilles et reste stone dans l’arrière salle, sur un divan pendant une heure. Quand enfin je peux me relever, je prends la direction de la sortie. Fais un signe à Camus et complètement stone prend le chemin de mon appart.
Arrivé, je demande au gardien de transmettre le courrier à mon frère. Il acquiesce et alors que je commence à monter les marches, je l’entends murmurer.
« Sale tox de ******** ! »
Peu importe. Je rentre dans l’appart, bois de la vodka et m’endort encore une fois sur le cahier.
Je me réveille encore une fois en pleine nuit mais cette fois-ci, je n’avais pas oublié de laisser allumée la lumière de mon bureau. Mais dans les coins sombres je vois bouger des tentacules et les chuchotements sont là. Aussitôt j’avale une vodka et fume un joint rouler d’avance. Les choses fuient mon esprit embrumé. Mais je les sens plus hargneuses et plus déterminées que jamais. Je soupirs, met de la musique et écrit. Car demain je peux commettre une erreur et les choses auront raisons de moi. Si cela arrive, je veux qu’on sache pourquoi je suis mort et à cause de quoi.
J’ouvre la fenêtre pour aérer, un papillon de nuit entre et se précipite vers la lumière. Je l’observe tournoyant frénétiquement autour de l’ampoule quand, de cette dernière, jaillit un bras pourvu de serres. Il m’agrippe aussitôt la gorge et la serre, resserre et serre toujours plus, en m’entaillant la chaire. Je détourne la tête de la lumière et l’emprise sur ma gorge se relâche.
Jamais cela n’était arrivé au par avant. Toutes les ampoules que j’utilise sont toutes teintées et ne diffusent pas assez de lumière pour faire apparaître les choses. Je crois qu’elles ont gagnées en force, et crains que bientôt il ne me reste aucuns endroits sur. Je dois y réfléchir, mais demain. En attendant, par mesures de sécurité, j’avale deux cachetons, trois verres de vodka et vais me coucher lumière allumée.
Je me réveil, le soleil est au zénith, je tire les rideaux et fume un joint. Je réfléchis (dans la mesure du possible vu mon état). Je ferme les yeux et pose ma tête entre mes mains. Alors des choses me saisissent le corps et me tirent en tous sens comme pour me déchirer. Ce qui était des chuchotements devient des cris et le pire c’est que je comprends tous de cette ignoble langue.
« Vad kovek bras maal’ lom nus Manaan »
Ces mots résonnent encore dans mon esprit quand je rouvre les yeux et que les choses me lâchent. J’ai comprit ce qu’ils signifiaient mais c’est comme si ils voulaient dire plusieurs choses à la fois. « Viens avec nous, suis nous en Manaan », « Tu nous a cherché, nous voilà pour prendre ta vie » ou encore « Nous avons faim depuis trop longtemps, donne nous ton corps, aide nous et ton esprit ira à Manaan »
Je ne sais pas ce qu’est Manaan mais je n’ai aucune envie d’y aller. Les choses me veulent ou m’en veulent, comme je le craignais elles sont devenues plus fortes. Elles peuvent maintenant me trouver dans l’obscurité de mes yeux clos mais elles ne m’auront pas. J’ai une idée, cela exige un grand sacrifice de ma part mais je m’y accommoderai.
Je sort vais dans la première boutique de mobilier. J’achète autant de lampe allogène que j’ai de pièces et paie un supplément pour qu’elles me soient livrées. Ensuite je file acheter cinq paires de lunettes de soleil plus ou moins foncée. Je rentre chez moi, installe les allogènes, dévisse les ampoules de toutes les autres lampes et me roule le plus gros joint de toute ma vie puis fonce à la boutique de Camus.
J’arrive là bas et lui explique ce que je veux. Il écarquille les yeux, fait non de la tête et me dit sur un ton tout aussi catégorique qu’inquiet.
« C’est or de question, je n’ai jamais fais ce genre de choses et il y a des risques. De plus, c’est complètement fou ! Ecoute mec arrête le joint quelque temps, fais du sport, trouve un taf et une nana. Et alors, ces choses te lâcheront tu verra !
- Non ! je hurle presque en lui répondant. C’est elles qui m’ont rendu toxicomane et ont gâché ma vie. Camus si tu fais pas ça pour moi je le ferai seul et il y aura encor plus de risque »
Il sert les dent, puis à contre cœur accepte et me dit de revenir le soir après dix neuf heure. Je reviens complètement défoncé naturellement. Camus morose, me fait entrer. Je m’installe dans un des fauteuils, à coté une tablette et un scalpel posé dessus. Camus se lave les mains et s’assoit sur un tabouret près de moi. Il me demande si je suis prêt, je réponds « oui » et il commence à sectionner mes paupières.
Je ne raconterai rien de cette douloureuse opération mais seulement ses résultats excellent. Mon plan a fonctionné et les choses ne peuvent plus m’atteindre.
Je ne peux plus fermer les yeux et ne risque plus rien dans cette obscurité si personnelle. Les lunettes de soleil me protègent contre la lumière. Et les allogène qui fonctionnent quasiment constamment- et dont je peux régler l’intensité- font fuir les ombres et les choses. Elles ne peuvent plus m’atteindre, elles n’ont plus aucune voie d’accès. Biensur il faut toujours que je soit défoncé mais je n’ai plus peur.
Cela fait trois semaines et je n’ai pas vu l’ombre d’un tentacule et pas un seul chuchotement. Je crois que je n’aurais plus à écrire dans ce journal.
Voilà maintenant un mois et demi que je vis en paix et tout est parfait mais ce matin j’ai reçu un coup de téléphone de mon frère. Il avait reçu ma dernière facture d’électricité et était en colère.
« Cela ne peut pas continuer comme ça ! Tu sais à combien s’élève ta facture ? Tu laisse les lumière allumé tout le temps ou quoi ?
- C’est à peu près ça.
- Quoi ?
- Mais écoute, c’est mon seul moyen de tenir les choses à l’écart.
- Ecoute moi bien ! Je t’entretien parce que j’en ai les moyen et que je t’aime. Je paye tout y compris ta dope mais là ce n’est plus possible. Je ne veux que ton bonheur et c’est la seule chose qui m’ait retenu de t’interner car je sais que tu en souffriras beaucoup trop. Mais si tu persistes dans ce régime, je n’aurais plus le choix. Je ne peux pas payer de telles factures !
- Non ! hurlait-je dans le combiné. Tu signerai mon arrête de mort en m’envoyant chez les fou.
- Et moi je ne peux pas payer. Eteins les lumière ou sinon je prendrai des dispositions.
- Je te dis que cela me tuerait.
- Je ne crois pas non, et peut être même que ça te feras du bien »
La conversation avait duré encore quelques instants puis je lui avait raccroché au nez. Il n’a pas rappelé et j’ai peur qu’il mette ses menaces à exécution. Les choses savent cela et quand je ne suis plus défoncé, je les entends rire…
On frappe à la porte, trois jour après son coup de fil, mon frère est là dehors avec trois infirmiers. Je les ai vu par l’œil de bœuf. Je fume un dernier joint en vitesse et écrit ces quelques mots. A ceux qui me lisent : je vais peut être vous décevoir mais je ne révélerai pas comment j’ai trouvé ces choses. Trop de souffrance pourrait en sortir.
Mon frère me demande d’ouvrir et de lui suivre calmement. Je sais qu’il a un double des clefs et qu’il préfère que les choses se fassent en douceur. Mais je ne me laisserai pas conduire vers une mort atroce. Je préfère mourir sous les coups des infirmiers qui tenteront de me maîtriser. Je secoue la tête, ils ne me frapperont pas mais me saisiront et m’immobiliseront. Je n’ai aucune porte de sortit pas même la mort, il est trop tard. J’entends déjà la clef qui tourne, la porte qui s’ouvre, la voix de mon frère…
Article parut dans le quotidien de la commune, rubrique « Fait étranges ».
Hier, un fou c’est évadé de l’hôpital psychiatrique des mimosas. On ne sait toujours pas comment a fait cet homme qui était enfermé en cellule capitonné, bouclé dans une camisole de force et sous puissant sédatif. Les seules choses qui restent de lui sont de petites taches de sang et des touffes de cheveux. L’homme disait être poursuivit par des créatures vivant dans l’ombre et la lumière.
Alors, simple délire de drogué, de dément ou réalité l’ayant emporté. Nul doute que cette évasion est des plus étranges.
FIN
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Cachée
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