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Réponse au Sujet '[Projet] Un roman fantastique' a été posté le : 01/12/06 00:38
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Ah cher écrivain juvénile, ces titres évoquent ma lointaine jeunesse, lorsque ma peau n'était pas encore flétrie par l'âge et les soucis. De cette époque antédiluvienne, j'ai ramené tant bien que mal quelques souvenirs épars qui brûlent dans mon âme nostalgique d'un éclat coruscant.
Oui, "la cité des déserteurs" m'inspire. Oui, je frémis d'impatience à l'idée de parcourir ses pages car à n'en point douter, il ne peut s'agir que d'une nouvelle aventure du musculeux, intellectuel et séduisant Doc Savage, accompagné de ses incroyables compagnons.
Synopsis : Alors que Doc est retranché dans sa citadelle de solitude pour méditer sur les vanités humaines et réviser un peu son astrobiologie computationnelle, Ham et Monk, déambulant dans les rues de New-York et se disputant au suejt d'Habeas Corpus, rossent de patibulaires individus s'en prenant à un vieil homme et une jeune femme. Le vieil homme a juste le temps de les mettre en garde contre les plans du maître de la cité des déserteurs avant de succomber à ses blessures.
Dès lors, nos héros sont l'objet de mystérieuses agressions perpétrées par des militaires aux uniformes inconnus.
L'homme de bronze reviendra-t-il à temps pour dénouer l'inextricable énigme de la cité des déserteurs ?
Bon évidemment, pour des raisons de copyright, il faudrait modifier un peu les noms pour ne pas que ce soit trop flagrant.
On pourrait imaginer qu'il s'agisse d'une nouvelle fabuleuse aventure de John Furious l'homme de cuivre, qu'il se soit retiré dans les catacombes de l'inaccessible sapience et que les deux faire-valoirs rigolos s'appellent Honk et Pam. Et au lieu d'un cochon, un phacochère, ca fait exotique en plus, tu peux broder autour pour narrer l'adoption de la bête. En plus, puisque Pam est une femme, vous pouvez étoffer la relation amour-haine avec Honk en la doublant d'un jeu de séduction jamais abouti, une sorte de tension sexuelle constante entre les personnages. Pam, à la poitrine marmoréenne, serait partagée entre son admiration éperdue pour John Furious, une passion impossible car Furious n'est pas un coeur à prendre, non pas qu'il soit homosexuel - c'est du pulp quand même, le héros n'est pas taré - mais plutôt qu'il sait que sa destinée ne laisse pas de place à l'attachement sentimental. Il compte trop d'ennemis et trop de peuples à sauver pour fonder une famille. Pam donc, aveuglée par son admiration pour Furious, ne voit pas qu'en fait c'est Honk l'homme de sa vie, alors que le lecteur lui le sait depuis la page deux du premier volume des aventures de l'homme de cuivre.
Bref, tout ceci fait que le lecteur s'interesse, s'attache et achète le prochain épisode pour savoir si finalement, Honk arrive à pécho, comme disent les jeunes.
En ce qui concerne la cité des deserteurs, l'affaire est claire. Il s'agit manifestement d'une cité antique coupée du reste du monde depuis des lustres. Pourquoi est-elle inconnue ? Facile : un rare phénomène optique entoure les canyons où est construite la cité, au coeur d'un désert africain. Les illusions induites par le phénomène perdent les caravanes dans les circonvolutions labyrinthiques. Toutefois, à la fin de la seconde guerre mondiale, un contingent de soldats nazis mené par le professeur Von Fraun, spécialiste en radiations, a trouvé par hasard la fameuse cité. Sentant le vent tourner pour eux, les soldats décidèrent de déserter sur le champ, poussés par Von Fraun, particulièrement intéressé par les propriétés radiantes d'un métal abondant aux abords de la cité. Forts de leurs armes, les brigands soumirent la population autochtone et la réduisit en escalavage. Von Fraun découvrit bien vite que le métal radiant, le Fraunium, agissait sur les cellules humaines. Il débuta alors une campagne discrète destinée à lui procurer les équipements dont il aurait besoin pour engendrer une race de surhomme. Ce programme lui prit quelques temps et le bataillon nazi commença à folâtrer avec les autochtones, engendrant descendance. Celle-ci, élevée à la spartiate était destinée à devenir les troupes de choc de la future armée de Von Fraun. Toutefois, vous savez ce que c'est, on copule, on copule et on finit par s'attacher. Klaus Ausbach, nazi malgré lui, ne tolérant que fort mal la vue du sang et enclin au sentimentalisme s'épris d'une jeune femme. Ils eurent une fille, baptisée Surniminana, ce qui signifie "petit bout de viande blond" dans la langue des habitants de la cité.
Surniminana grandit et devint ouah la meuf comment qu'elle est trop bonne, s'attirant les regards libidineux des compatriotes de Klaus et de leur descendance. Préférant mettre sa fille à l'abri plutot que de la voir violenter par des barbares, Klaus décida de s'enfuir. Il vola deux chameaux et parcourut le long chemin qui le séparait de l'amérique, tueurs nazis aux trousses, pour se faire tabasser à mort dans les rues de New York.
Fort heureusement pour Surniminana, Furious prendra rapidement les devants pour éradiquer la menace nazie et se rendra jusque dans les brulants deserts africains pour libérer le peuple soumis, à un contre mille, l'affrontement se terminant en apothéose lorsque l'homme de cuivre brise les reins du prototype de surhomme développé par Von Fraun, prouvant que l'homme peut s'élever seul au dessus de sa condition, sans l'aide d'artificielles substances comme le Fraunium. Dans la foulée, Furious analysera le mystérieux métal, rebaptisé Libertium, et découvrira que Von Fraun n'avait pas pris en compte les dernières découvertes en matière de biologie cellulaire, et que par conséquent il ne s'était pas rendu compte que sa méthode induisait une rapide degenerescence des tissus réduisant le cobaye en une masse de tissus informe.
Furious toutefois parvient à utiliser ces travaux pour le bien de l'humanité, en tirant un remède contre le cancer (lequel me demandez-vous, eh bien TOUS les cancers, et ouais, c'est ça d'être l'homme de cuivre les gars).
Bref, final triomphant, victoire de l'homme sur la bête, les indigènes retournent à leurs occupations ancestrales sous la houlette de Surniminana, les héros repartent pour New York et on conclut le récit sur une petite piquounette de Pam à Honk, le tout salué par un sourire de l'homme de cuivre, trop rare sur son beau visage.
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Dernière mise à jour par : Jormugaund le 01/12/06 00:42
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Réponse au Sujet '[Projet] Un roman fantastique' a été posté le : 01/12/06 01:18
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Par les testicules de Yog Sototh ! Quelqu'un qui se rappelle de Doc Savage !
Vu comme j'ai galéré pour essayer d'intéresser un éditeur à ses nouvelles aventures (rédigées par William Murphy, soit 50% de la délirante série "L'implacable", qui rédigea en son temps un article intitulé "Comment je suis devenu mon auteur préféré")
C'est beau.
Et c'est totalement hors sujet, aussi…
Nez en moins, Jormugaund, tu es un frère !
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Diplômé de nanarologie à l'université de Remontay-les-Bobines
Notre maison d'éditions : http://www.ed-malpertuis.com
Lisez Mythologica : http://revue.mythologica.net/
Vendu 7000 PO à Teocali, qui en a aussitôt fait cadeau à Miss Oph !
"Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver !" — Baldur Von Schirach (qui la piqua à Hans Jonnst), colonel SA, chef des Jeunesse hitlériennes, responsable de 185 000 déportations.
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Chaos Genitor

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Réponse au Sujet '[Projet] Un roman fantastique' a été posté le : 01/12/06 01:53
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Alors, mon grand.
(Non, pas le Doc Ter, Gozok, là)
Deux truc me chiffonnent, et un troisième tient absolument à ce que je le mentionne.
Je vais commencer par celui-ci. Je sais, c'est dur, mais un peu de courage, mais il faut faire un peu de progrès en orthographe. Je renouvelle mes encourragements, parce que bon, faire des progrès en orthigraphe c'est pas le plus dur dans l'écriture d'un roman !
De deuzio, un roman, c'est un grand nombre de mots, sur un nombre de pages un peu plus restreint certes, mais qui tendent à rester nombreuses. Donc si tu ne veux pas écrire "de nombreuses pages" (oui, les adjectifs s'accordent en genre mais aussi en nombre) je te conseille de commencer par quelques nouvelles. C'ets bien une nouvelle, faut un début, un milieu et une fin comme pour un roman, mais au lieu d'être "long" à "très long", une nouvelle ce serait plutôt de "très court" à "court mais presque long", avec toutes les tailles intermédiaires, au choix. C'est pas plus facile, mais comme c'est plus court, le supplice dure moins longtes et tu as le résultat fini plus vite. Normalement. (Finalement, la nouvelle c'est un peu comme la photo numérique ou le polaroide, par rapport au roman, qui serait un super tirage argentique. S'il est publié, il est de luxe et encadré.)
... Ahem. D'autre part, j'ose espérer que quand tu te lanceras dans l'écriture d'une oeuvre littéraire (oui, les grands mots, je sais, désolée, mais là il est super tard et j'ai quand même envie de répondre) j'ose espérer, donc, que tu trouveras tes idées tout seul comme un grand. Généralement, le titre est la dernière étape de l'écriture d'un texte, il est finalement assez rare de trouver tout une histoire potable à partir d'un titre original.
Mais il y a un bon côté dans tout ce que tu nous as dit dans ton message : tu as douze ans. tu as le temps de faire des essais, de rater, de recommencer la même chose ou une autre, mais en mieux. De toute façon, si tu as bon goût, tu trouveras tes textes minables en les relisant une semaine plus tard, voire le soir même. Plus tu progresseras, plus tu mettras du temps à trouver ce qui ne va pas dans tes textes. Et quand on a ton âge, on progresse très vite, que ce soit parce que les goûts évoluent ou simplement parce qu'on travaille beaucoup à ce qu'on veut améliorer... A quinze ans ce sera pareil. A dix-sept aussi.
En conclusion, comme d'habitude quand il est question de création : travaille, soit patient, et le reste viendra. Peut-être.
/D. (ça fait trois fois que je dis que je vais me coucher, vais ptêt y arriver un jour.)
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Réponse au Sujet '[Projet] Un roman fantastique' a été posté le : 02/12/06 11:51
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Citation :
Généralement, le titre est la dernière étape de l'écriture d'un texte, il est finalement assez rare de trouver tout une histoire potable à partir d'un titre original.
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Hum…
Pas systématiquement. Pour ma part, à part un exemple, je cherche toujours le titre AVANT d'attaquer l'écriture, même s'il n'est que de travail. Dans sa tête, penser "Heu, le roman sur lequel je bosse, là" peut être déstabilisant.
Sinon, d'accord pour la nouvelle et surtout l'ortographe, plus quelques petits trucs comme grammaire, syntaxe (priez pour nous) J'ai mis quelques conseils dans le sujet sur les éditions Malpertuis.
Sinon, la route peut être longue : Anaïs Cros a publié son premier — et excellent — roman "les lunes de sang" à 23 ans avec le handicap certain de l'avoir bêtement envoyé par la poste. Pour ceux que sa maîtrise peut étonner, elle écrit "depuis toujours" et a derrière elle un pacson de romans non publiés. La route est longue, jeune pas d'avoine (copyright Théodoric), mais peut être fructueuse…
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Réponse au Sujet '[Projet] Un roman fantastique' a été posté le : 04/12/06 19:43
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Remarque, quand on voit ce qui fait les meilleures ventes des fois... Hein ? Bon.
Doc Bis : Je n'ai pas dit que personne n'avais jamais écrit un bouquin après en avoir trouvéle titre. Ni que ne pas avoir de titre du tout était une consition idéale pour commencer l'écriture. (Je rappelle d'ailleurs au passage qu'il était deux heures du mat' et que j'avais l'esprit passablement embué.)
Je voulais juste signaler qu'un titre n'est pas "le" point de départ à se fixer : se trouver une, voire mieux, plusieurs idées pour les thèmes et le déroulement de l'histoire, est plus utile (à mon avi, hein, je n'ai pas une expérience très concrète de la chose. Pour ce qui est de la réfléxion préliminaire je suis aussi un exemple a priori mauvais, vu que je rumine des idées pour deux ou trois histoires depuis pas mal d'années déjà, et que la phase d'écriture sérieuse est à peine entamée, là, depuis quelques mois.)
Bref, un titre c'est pas mal, mais ça ne remplacera pas des idées, des personnages, une intrigue, bref les briques, le mortier et les outils pour construire une histoire. Or comme notre ami Gozok avait l'air d'en quémander, des idées, j'avais l'impression qu'il se fourvoyait dans ce genre d'idée reçue (justement) sur les titres. A savoir qu'ils sont et seront, comme ils l'ont toujours été, l'étincelle d'inspiration nécessaire à la naissance d'une oeuvre écrite. Supposition qui néglige de façon suicidaire (bon, j'exagère un peu) tout le boulot qui suit l'idée de départ.
... Sur ce, comme je me rends compte que je ne suis pas plus claire à dix-huit heures de l'aprèm qu'à deux du matin, je vous laisse pour aller chercher de quoi me clarifier l'esprit (ou une corde pour me pendre, selon ce que je trouverai en premier.)
/D.
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Dernière mise à jour par : Dälfff le 04/12/06 19:50
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Réponse au Sujet '[Projet] Un roman fantastique' a été posté le : 04/12/06 20:15
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Cependant, il existe des titres tellement sublimes, tellement prometteurs qu'on sent que l'histoire n'est presente que pour les justifier.
Quand Scheer et Dalton ont pondu la milice des mutants, pensaient-ils vraiment a en faire une histoire ? Ou bien ne desiraient-ils que donner a ce titre extraordinaire une chance de figurer sur les bibliotheques, ce qui passe par le developpement romanesque?
Ce simple titre, ces quatre mots epars, gauchement imprimes sur un papier de pietre qualite me font vivre des sensations extraordinaires. Quand mon regard tombe sur la milice des mutants, la vie me parait moins triste, le monde moins hostile. Je souris comme le nouveau-ne, heureux, confiant, plein d'admiration pour un monde qui a su engendrer cette promesse de delices, cette extravagant tapinage litteraire. Ce titre seul suffit, il ne faut rien de plus. Ouvrir l'ouvrage et le lire, a quoi bon ? L'intrigue est anecdotique, ridiculement superflue tant l'intitule est evocateur. On se laisse porter sur ses notes douces, notre imagination derivant mollement dans l'ether infini des possibilites ouvertes.
Il existe des milliers de titres qui produisent cet effet, des titres magiques qui valent plus que le roman derriere, des titres dont je me souviendrai bien apres que les echos du roman soient eteints dans ma memoire.
Vous aussi, connaissez des voluptes extatiques, vous aussi, parcourez la liste des titres de la collection Fleuve Noir Anticipation, des series Perry Rhodan, Doc Savage et Bob Morane.
Laissez-vous enivrez par les fruits du metaxylia, cependant que l'espion aux cent visages tente de stopper la menace des moofs.
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Dernière mise à jour par : Jormugaund le 04/12/06 20:17
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