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Troglodyte

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   Essais divers... a été posté le : 12/11/06 13:28
Je propose dans ce tpoic de mettre en vrac des essais d'écriture de chacuns pour que l'on puisse se conseiller et se féliciter! :D

Voilà quelques-uns de miens. Il y a un résumé d'un futur bouquin que j'ai à peine commencé... C'est pas facile! Il y a quelques poèmes, quelques paragraphes de mon encyclopédie: troglodyte.vip-blog.com...



Le Parricide

Jadis, le Parricide était le fils de l'Empereur, auquel je n'ai donné de nom pour le moment, souverain de cet Empire occidental hétéroclite et puissant, bordé d'océans à l'Est comme à l'Ouest ainsi qu’au Nord-Ouest, de tribus cavalières nomades dans les déserts du Sud et d'un relativement petit pays de haut elfes orgueilleux et puissants au Nord.
Ce fils, donc, était bon et noble comme son père, il avait des cheveux aussi fins que ceux d'un elfe et aussi blond que ceux des cavaliers du nord, et une stature d'ogre. Mais il n'avait pas les mêmes idées que son père et aspirait plus à la grandeur de l'Empire qu'à la paix de ses gens.
Une époque funeste vint. Ce fut le temps quand les médiums maléfiques et les nécromanciens choisirent pour révéler au monde leur puissance magique et leur pouvoir d'invocation. Ainsi, à la surprise générale, la menace ne vint non pas cette fois-ci des ténèbres des profondeurs désormais gardées par les nains, ni du ciel par la colère des dieux, ni de quelconques autres territoires mais de l'intérieur même du l'Empire. De nombreux gens moururent et la petite communauté de mages noirs prospéra vite.
L'effet de surprise révolu, les défenses s'organisèrent. Belliqueux et amoureux de ses gens, le fils de l'Empereur se prosterna devant le Généralissime de l'armée impériale, frère de sang et sous-fifre du pacifique Empereur, et fit serment de vassalité, bien que le généralissime n'eût autre possession que l'armée.
Celui qui deviendrait le Parricide obtint en retour de son adoubement une poignée d'hommes robustes et loyaux. Il partis alors en quête de ces chiens de nécromanciens. Ils avaient déjà beaucoup tué, ce qui mettait à leur disposition bon nombre de pantins à leur service. Mais après une courte traque et maintes batailles incluant au passage quelques rebelles orques excitées par quelques gesticulations démoniaques, le fils de l'Empereur et ses hommes se virent pris au piège dans une petite citée peu fortifiée. Commença alors un siège. Pris d'une haine sanguinaire, le colosse se battit sans relâche, mais ses ennemis étaient trop nombreux. C'est lors de cette bataille qu'il rencontra son ennemi, le chef des morts-vivants, un homme dont l'existence et le corps était si métamorphosé par la magie noire qu'il en émanait une aura du noir le plus vide que le fils de l'Empereur n'eut jamais connu. Sa lame puissante n'eut pas raison de lui et par deux fois il perdit son adversaire dans le tumulte de la bataille.
C'est le Généralissime en personne qui le fit tomber, venu au secours de son futur souverain. La bataille fut littéralement expédiée à son arrivée.
Avant de rendre son dernier souffle, à supposé qu'il en avait, le chef des nécromanciens décida de trahir les siens en dénonçant un plus large complot: Ce sont les seigneurs vampires, résidant dans l'extrême nord des terres connues, là où Apollon ne daigne pas conduire son char au plus haut de la voûte céleste, qui en avaient après l'Empire et un de ces seigneurs les plus puissants était en personne caché à l'intérieur même d'une des citées les plus fortifiées qui soit et qui était déjà en train de réciter une longue incantation destinée à rallier à son armée les habitants de cette citée et à en faire des hybrides de démons sauvages.
Fût appelée l'Inquisition, un ordre de chevalier exorcistes jurant par le dieu des Chrétiens et par la pureté.
Ainsi cette formidable armée arriva aux pieds de l'immense forteresse. Alors le fils de l'Empereur commis l'irréparable, l'acte qui le plongea dans le remord et la folie, subjugué par un amour trop profond et une haine trop violente...

Je peux continuer, je suis méga inspiré là et la suite est formidable! ^_^
Il vous suffit de dire "Ouiiiiiii!"
ÉDIT: bon désolé j'y suis, j'y reste et je continue.

Arrivé trop tard, la formule était presque achevée. Poussé par sa colère incontrôlable, le fils de l'Empereur donna l'assaut sur la forteresse, ordonnant le massacre des villageois, enfants et paysans compris. Beaucoup de soldats avaient alors désertés, restèrent surtout les impitoyables Inquisiteurs. Le Généralissime avait beau s'interposer, jurant par tous les dieux qu’il devait y avoir une autre méthode, le Parricide s'était auto décrété traître pour se libérer de son serment. Rien n’y put. Le sang coula à flot dans les égouts et les Marais Crapoteux (là j'ai trouvé un nom), non loin, se teintèrent de la couleur du crépuscule.
Le seigneur vampire s'était enfui lâchement à dos de dragon, le coeur plein de joie pour ceux à qui le Tartare et l'Enfer réunis aurait été une complainte mélancolique face à l'horreur du massacre.

Atteint d'une folie perfide, le Parricide poursuivit le Seigneur des Noirceurs par la mer. Il rencontra sur les côtes des seigneurs vampires un seigneur nain, en guerre constante avec les vampires aux côtés de quelques barbares hommes aussi durs que le fer. Portés par la même ambition de voir tomber le monstrueux vampire, le fils de l'Empereur se rangea aux côtés des nains et des barbares.
S'en suivent quelques conquêtes rudes dans la toundra glacée où rien n'est à conquérir.
Un jour, les Inquisiteurs reçurent les ordres de l'Eglise de rentrer à l'Empire. Le Parricide, qui ne pouvait se permettre de perdre l'aide précieuse d'exorcistes, rassembla quelques créatures sauvages (trolls,...) et des barbares avides de sang et coula en secret ses navires. Mais ils furent surpris par les chevaliers venus reprendre la mer. Pris au dépourvus, l'auto décrété traître attaqua lâchement et par surprise ses guerriers en appelant à l'aide les chevaliers. Écrasés sous le nombre, les mercenaires du Parricide furent vite terrassés. Mais les navires n'étaient plus. Alors le fils de l'Empereur les convainc de rester se battre à ses côtés.
Hélas, les vampires étaient des héros virtuoses dans l'art de se battre et cataclysmiques au coeur du combat. Il fallait plus de puissance. Alors, le chef des nains parla au Parricide d'un artefact imprenable, l'Epée Vampirique, qui aurait le pouvoir d'absorber l'énergie vitale des victimes, et confèrerais ainsi au porteur force et longévité. Le colosse partis ainsi en quête de cette épée, aux côtés du nain et accompagné de ses meilleurs exorcistes. Ils allèrent chercher la terrible épée dans l'ancien donjon où elle demeurait, selon toute probabilité.
Après moult péripéties fort palpitantes que je n'aurais pas le loisir de vous conter parce que je n'ai pas que ça à foutre, ils trouvèrent l'épée. Mais elle était protégée par une liche qui fut rapidement maîtrisé. Quand on lui demanda pourquoi il protégeait encore l'épée plutôt que de trouver la paix de la mort, elle répondit "c'est vous que j'essaye de protéger", et son âme s'en fut. Le seigneur nain lut ensuite à haute voie les quelques phrases inscrites sur le socle où se trouvait l'épée. Il s'agissait d'un avertissement. "Quiconque s'empare de l'épée scelle un pacte avec Thanatos, le Tranchoir du Destin" (qui connaît la mythologie grecque connaît Thanatos). Le guerrier voulait s'enfuir, mais l'avertissement du gardien et celle des runes ne suffirent pas au Parricide, une fois de plus, il cédait à ses émotions, et non pas au peu de raison qui lui restait. Elancé par l'amour pour son peuple et par le désir de le défendre, le fils de l'Empereur pris l'épée. Mais vidée de l'énergie vitale qui faisait sa force, elle était impuissante. Il devait l'essayer sur quelque chose dont l'énergie vitale procurait une grande force et une grande longévité...
...Ainsi fût tué Torïn, seigneur nain du clan (euh...) Krashnaroff (nom trouvé au pif).
La promesse de silence des quelques exorcistes à propos du meurtre ne lui suffit pas. Il s'assura lui-même qu'aucun d'eux de ne parlerait plus jamais.
Il mentit de nouveaux devant l'armée des nains, dénonçant les vampires. Il se proposa de les guider jusqu'à la rencontre finale. Ils acceptèrent, jurant par Thor et par Odin qu'ils vengeraient la mort de leur chef.
Les deux armées se rencontrèrent dans une immense vallée. D'un côté des nains, des hommes et des créatures diverses difficilement identifiables, et de l'autre, des squelettes, des liches, quelques vampires et un dragon.
Et la bataille fit rage.
Le Parricide ne gagnait pas beaucoup en puissance, car il tuait là principalement des créatures dépourvues de toute vie, mais même quand son armée bien trop peu nombreuse fût submergée, il continuait à se battre, encore et encore, rageant, hurlant, possédé par sa haine, par le berserker. Tant et si bien qu'il se retrouva devant le puissant seigneur.
Celui-ci fût pétrifié par la peur et la surprise en voyant l'homme brandir la terrible et si célèbre épée chez les vampires. Il ne sus pas se défendre devant cette nouvelle arme. Le duel ne dura pas longtemps.
Seul survivant errant sur le champ de la mort, le fils de l'Empereur déambula sans but dans le vent glacé. La rage fit place au chagrin et au remord, qui hantait désormais son esprit.

Je finis? Un petit dernier? Allez, dites oui!

ÉDIT: voilà la fin:

Les cloches sonnaient, les fleurs pleuvaient, l'héritier légitime du trône fut accueillis comme il était de coutume après une campagne. Sauf que les acclamations habituelles étaient remplacées par un silence de mort, parfois brisé par quelques exclamations ou quelques commentaires. Le massacre n'était pas pardonné malgré la défaite d'un des seigneurs vampire les plus puissants. Le fils de l'Empereur défilait seul sur la route principale, celle qui portait habituellement les soldats victorieux, celle qui menait au bastion Impérial, là où siégeait l'Empereur. Une aura ténébreuse enveloppait le guerrier, ou peut-être était-ce ses nouveaux goûts vestimentaires quelques peux mortuaires ?
Il ne laissa pas le plaisir aux gardes impériaux d'ouvrir les portes de la salle du trône. Il les poussa avec une force impressionnante et elles s'ouvrirent là la volée. L'Empereur se leva immédiatement de son trône et enlaça son fils avec ardeur.
« -Mon fils. dit-il avec un soulagement mêlé de tendresse.
-Père. »
La froideur de cette appellation glaça le sang de l'Empereur.
Mais il comprit trop tard que ce qui lui glaçait le sang, c'était la lame que son fils avait enfoncée dans le coeur de son père.
Le fils caressa avec compassion la joue de son père, puis saisit sa couronne quand celui-ci tomba. Il la posa sur sa chevelure blonde aussi claire que les os de la Mort.
« Désormais, l'Empire, c'est moi! »
Ainsi fût-il appeler le Parricide.

Voilà donc un résumé de l'histoire du Parricide.

J'ai un coup de barre, moi...


Encyclopédies:

22 Juillet, 1665ième année du deuxième âge, éternité de Gaïa. (calendrier impérial) :
Nous avons pataugé dans la gadoue d’îlots en îlots, tâtant sans arrêt le fond pour s’assurer que nous ayons tous pieds, nous donnant des claques pour chasser les moustiques, étouffants dans nos armures de plus en plus lourdes sous la chaleur de l’été… Cela faisait des semaines que nous avancions ainsi, sans aucune trace de ces « hommes-lézards » comme on les appelle avec perspicacité.
Une partie de la cohorte a déjà déserté, même s’il me semble qu’ils aient peu de chance de sortir de ce marais. C’est dans l’autre groupe qu’est Xavatar, le seul tyranoeil dont nous disposions. Cela fait d’ailleurs plus d’une semaine que nous n’avons plus aucune nouvelle d’eux. Le pigeon revient toujours sans message.
Je me demande bien quel intérêt a Caesar de conquérir cette région putride et sauvage où l’ennemi ne daigne même pas se montrer, tels des lutins espionnant des intrus voyageurs en forêt... On dirait qu’il y a du mouvement.

Ils emportèrent au moins un huitième d’entre nous dans les fonds vaseux du marais. Ils ont surgi d’un coup de l’eau et ont commencé à massacrer l’avant-garde tandis que les flancs étaient fauchés par des volées de flèches tirées par des archers embusqués. L’eau nous arrivait à la taille et nous ne pûmes ni couvrir les flancs ni rejoindre l’avant-garde. L’effet de surprise fut foudroyant. Et aussi d’autant plus foudroyant que l’attaque cessa sitôt qu’elle avait commencé, et que les ennemis battirent en retraite avec une vélocité hors du commun. Ils disparurent sous les ondes troubles et entre les arbres.
Nous n’eûmes d’autre choix que de charger les morts et les blessés sur des radeaux improvisés à partir des charrettes brisées et de continuer à avancer lentement. Nous prîmes conscience ce jour là que nous étions les proies.



Ensemble, nous sommes plus fort. C’est ce qu’ont compris l’Islam, l’Eglise et l’Hébraïsme en unifiant leurs forces selon un pacte fraternel, dit l’Union Monothéiste ou moins fréquement l’Union Musulmano-Christiano-Hébraïque. Cette alliance est basée sur l’accord entre les différentes religions qu’ils vénèrent bel et bien le même dieu, partageant les mêmes messages, mais selon des coutumes différentes. Au grand ravissement dudit dieu, d’ailleurs , qui porte un nom pour chaque religion (Allah, le Christ et Yahvé). L’Union Monothéïste a pour but, outre le bon plaisir de Dieu, de se serrer les coudes. Les religions ont pour la plupart des armées. Ainsi, s’il s’avère qu’un peuple musulman voire ami des musulmans soit en danger pour qu’accourent les serviteurs de la Lumière (autre appellation des Chrétiens). En unifiant leurs forces, ils tentent également de faire régner la justice, et peuvent faciliter les flux commerciaux. Ils partagent aussi l’utilisation et la garde des artefacts afin de mieux les protéger et de mieux les exploiter. De nos jours, les Disciples de la Lumière ont la garde de la Lance du Destin, artefact ultime du mal, tenu loin de Jerusalem affin de protéger la cible de la flèche. Les Fils du Soleil (autre appellation des Musulmans) protègent Jerusalem, berceau des religions monothéistes et capitale difficilement contestable de la ferveur et de la foi, ainsi que la protection des Enfants de Canaan (autre appellation des Hébreux), qui eux n’ont pas d’armées mais la protection des écrits sacrés et des connaissances secrètes… Il s’agit là de l’une des plus puissantes alliances jamais forgées. Les forces démoniaques n’ont qu’à bien se tenir.



Aldarcanum, l’immense et prestigieuse capitale de la Sylvie ! La plus grande ville de tout le monde connu est le centre de toute la politique, de tous le commerce, et de toute la magie des hauts elfes. Elle est le pôle de toute activité chez les elfes. Elle n’a pas de murs, ce qui fait qu’elle peut évoluer sans arrêt. Les elfes voyant loin dans l’avenir, ils ont prévu leur croissance démographique pour combler (l’immense) mortalité de la guerre des deux cents ans, et finir de coloniser leur pays (Oui je sais. Ca fait un bail qu’elle est passée cette guerre et qu’ils ont colonisé la Sylvie mais les elfes vivent beaucoup plus lentement que nous…). En effet, mis à part Mir y Amonz, les grandes cités elfes sont rares et clairsemées ; et à côté d’Aldarcanum, elles sont minuscules. La majorité de la Sylvie est couverte de forêts et de collines. Mais pourquoi diable cette cité est-elle si grande ?

Vous n’êtes pas sans savoir que la société des hauts elfes repose entièrement sur la magie, à tel point qu’ils doivent toujours êtres couverts par champ magique bien supérieur à l’ordinaire (je crois qu’il y a un article à ce propos). Et bien Mir Aldarcanum est construite au milieu des collines et est traversée par le fleuve Malemol (en langue commune on traduit souvent : « Poissondor »), ce qui paraît étrange comme lieu pour établir une cité si ce n’est la liaison avec la mer. Mais ce pourquoi les elfes ont bâti ici leur cité est la présence d’un puit de mana. C’est là qu’est la source de leur magie, qu’ils utilisent en permanence. Voilà pourquoi la cité est si grande. C’est le centre de leur civilisation. Alors naturellement, les défenses déployées sont immenses, et pas forcément visible. Mais personne n’oserait s’attaquer aux hauts elfes, car en plus ils ont des alliés colossaux, comme la superpuissance impériale ou les nains.


Poèmes brefs...

Noyé dans l'océan rouge de la douleur
Pris dans le typhon noir de la démence
Je gis, harcelé par la mémoire
Privé du bonheur de l'oubli
Condamné à vivre

Ma mélancolie est une douce douleur
Dans laquelle je noie le souffle de mes songes
Qui rougeoie tristement tout au fond de mon coeur
Car c'est là je voie le bonheur qui me ronge


Et enfin le début du Parricide.

I

Océan doré ondulant sous la bise
Né de la terre source de vie
Cherche la voûte qui jamais ne se brise
Ô blé ! Chante ta mélodie !
Léonard de Chateauré

À cette époque de l’année, dans les petits arpents de terres des vaillants paysans de l’Empire, l’heure était aux semences. La nature était en éveil. La végétation reprenait paresseusement vie. Les arbres manifestaient leur joie par des fleurs roses ou blanches, perfections de la création. Cette période était aussi cause de la bonne humeur de bien des braves gueux qui, après avoir bravé le froid mordant de l’hiver, se dirigeaient vers un temps de climat plus confortable.
Ce matin quelque peu brumeux, à l’heure où le soleil était encore caché derrière des collines, chacun avait été mobilisé pour semer au plus vite le blé. Partout aux abords des cités, les villageois s‘amusaient presque à lancer d’un geste élégant des poignées de graines sur la terre fraîchement retournée. Tout autour du village, on pouvait voir les paysans, sous l’œil hagard de leurs vastes moulins, s’agiter sur les lopins qui étaient les leurs. Mis à part le chant de certains et le sempiternel bruit du vent dans les pales, tout était silencieux. Le monde dormait encore.

À ce moment, un jeune homme remarque un grondement à peine audible. Il cessa de semer pour tendre l’oreille. Son père le remarqua.
« Que se passe-t-il ?
-Chut ! répliqua le garçon ».
Le paysan écouta et perçus à son tour le son qui se faisait de plus en plus fort. Il venait de l’Est. Des collines.
« Peut-être un orage ? Quelle poisse s’il passait par ici ! »
Le fils n’y croyait pas. Mais impossible de dire de quoi il s’agissait. Le brouillard ne permettait de distinguer que le la silhouette du relief.
« Ce ne peut être le tonnerre. C’est trop… »
Il arrêta ses dires lorsque la brume commença à se dissiper. Les yeux fixes vers la provenance du bruit, tous les paysans étaient désormais tournés vers les collines. Alors le soleil pointa enfin, aveuglant ainsi tous les villageois. Mais le jeune garçon maintenu son regard sur la hauteur.
Alors, l’immense marrée verte chaotique déferla depuis la cime dans un vacarme assourdissant de hurlements inhumains et du martèlement de mille pieds. Il n’eut alors plus qu’une chose en tête.
Courir.


II

Ce que l’on appelle le destin n’est qu’une série d’épreuves qui porte à un choix. Chaque choix implique une conséquence, qui aboutit à un autre choix. Ainsi chacun emprunte la route qu’il choisit, chacune apportant une fin différente.
L’Oracle de Delphes

ROME, prestigieuse capitale de l’Empire, siège de l’Empereur. Là où tous les chemins mènent. L’orgueilleuse cité se dressait là, impassible, au beau milieu de la vallée. Elle tournait ostensiblement dos à la sourcilleuse <montagne> et tendait son regard au plus loin, suivant la course du <fleuve>. Ses murs immenses, enracinés au plus profond de la terre, semblaient retenir le flot des habitations. Celles-ci étaient toutes serrées les unes contre les autres, comme intimidées par le bastion impérial, au Nord de la cité. Ce château, plus haut que tout autre, était rejoint pas la longue allée principale, qui prenait sa source à l’arc de triomphe, traversait le <fleuve> pour se jeter vaillamment vers la porte principale. Il jaillissait des complexes de la ville à la manière d’un dragon surgissant des flammes. C’était ici que demeurait le souverain.
Nul palais pour l’Empereur. Depuis toujours, il en était ainsi. Chaque génération d’Empereur avait vécu de cette façon, cloîtrés tels des troglodytes. Enfin, quand ils n’étaient pas à la guerre.

Ce jour-là, le conseil des seigneurs, ceux qui gouvernaient l’Empire, vassaux de l’impérial monarque, s’étaient rassemblés dans l’impressionnante et haute salle du trône, comme chaque mois, afin de débattre des divers aléas et soucis qu’impliquait la seigneurie. La salle était cylindrique et immensément haute. Les murs étaient parcourus de marches de marbre blanc à la manière d’un amphithéâtre. Juste en face de la sortie, au milieu des marches, prônait le siège de l’Empereur. À sa droite était le siège de l’héritier, et à sa gauche celui de l’intendant. De grandes fenêtres, enfoncées au plus profond des épais murs du donjon, noyaient la salle de leur lumière bienfaisante. Quelques mètres au-dessus, la vaste pièce s’élargissait pour faire place à un deuxième étage avec des marches semblables. Ainsi la salle pouvait accueillir une nombreuse assistance.
Le conseil qui se déroulait aujourd’hui était morne. Les débats étaient las et sans aboutissement. Ils dérivaient de-ci et de là, parlant tantôt des relations tendues avec les elfes, des difficultés monétaires des uns, ou des problèmes de banditisme sans grande envergure. Tous paraissaient préoccupés par des inquiétudes outre leur devoir de gouverner. Le visage de chacun, du plus haut duc au plus petit baron, étaient alourdis par l’ennui. Régner était une tâche usante.
L’Empereur était assis là, à la place dont lui seul pouvait occuper, appuyant sa joue contre son poing, demeurant silencieux. Qui se serait douté qu’à ce moment il dormait ?
Habituellement la totalité des suzerains ne remplissait pas la salle. De plus, il était rare qu’ils soient tous présents à l’appel. Alors, la salle semblait vide.
Vide, comme l’âme de Théodore, monarque du grand Empire Romain. Il était las. Las de ce règne, las de ce fardeau qui lui était dû. Théodore se voyait souvent parcourant les donjons de sorciers maléfiques, pourfendant brigands et gobelins, ou cambriolant la maison d’un riche magicien, s’appropriant les trésors les plus insensés. Puis il se revoyait avec son amour, la douce <impératrice>. Ô douce <impératrice> ! Comme il l’aimait ! Il se revoyait ce jour ô combien divin, où ils s’enfuirent tous deux pour aller courir ensemble dans la vallée verdoyante. Il se souvenait du parfum harmonieux de la nature fleurie, et du sourire de sa bien aimée. Il eût envie de pleurer.
Il se ressaisit soudain quand son fils posa sa main sur son bras.
« Père, faites attention, vous ronflez. » chuchota l’aiglon à son père, non sans un sourire d’amusement. L’intendant à la gauche de Théodore adressa un regard qui se voulait navré au fils impérial, mais qui ne pouvait dissimuler la désopilance de la situation. Le souverain, tout en se redressant, repositionna correctement sa couronne sur son épaisse chevelure grisonnante, se frotta les yeux dont les coins étaient ridés et passa ses doigts à travers sa barbe.

Lorsqu’il se força à s’intéresser aux intérêts de ses fiefs, un garde a la porte dit d’une voix haute
« Sire ! Un messager aux armoiries du seigneur <baron> sollicite une audience.
-Faites-le entrer. »
Un petit homme maigrelet simplement vêtu entra d’un pas ferme et salua Théodore du salut impérial, la main tendue haute devant lui.
« Avé, majesté. dit-il d’une vois mal assurée. Pardonnez mon seigneur de ne pouvoir assister au conseil. De funestes évènements le préoccupent. Il m’a fait téléporter ici pour que vous soyez prévenus au plus vite.
-Viens-en aux faits, messager »
L’émissaire commençait littéralement à paniquer.
« M… Mon seigneur… Les orques nous attaquent ! »
Cette nouvelle ébranla l’Empereur. Ils avaient multiplié les traités de paix et les accords de territoires… Ils devaient se tenir éloignés des habitations !
« -Ils ont commencé à se rassembler et à ravager nos champs et nos villages. Nous n’opposons pas une grande résistance seuls face à eux… Mon sire appelle à l’aide. »
L’Empereur semblait partagé entre la colère et la décontenance. De toute façon ils ne pouvaient faire le poids face à la toute puissance de l’Empire. Il était bien spécifié dans le quatrième article du troisième traité du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qu’ils avaient signé ensemble que tout manquement ou rébellion serait réprimé sans pitié. Cette erreur stupide sera leur dernière.
« Je… Dites à <baron> que je lui envoie des troupes au plus vite. » Il se leva. « Quant à vous, fidèles vassaux, rentrez à vos fiefs. L’heure n’est plus aux problèmes d’irrigation ou aux quiproquos politiques. Comte <soutien1> et comte <soutien2>, vos terres sont les plus proches de la baronnie de sire <baron>. Apportez, lui votre soutien le temps de faire parvenir mes troupes. » Le messager, courant presque, repartis vers son cercle de téléportation dans la cour verdoyante juste en face du donjon où un mage entrepris de le reconduire auprès de son seigneur. L’Empereur, suivi de son fils et de son intendant, accompagna ses vassaux dans la cour où attendaient leurs cercles respectifs. Il attendit que tous ses seigneurs aient disparu puis s’assit sur les marches devant la porte de la salle du trône en soufflant.


Je vous serais gré de respecté mes écrits et de ne point vous les approprier car j'ai l'intention d'un jour faire éditer ce bordel. Si vous désirez une carte de l'Empire il y en a une dans mon profil et une dans mon blog cité en début de post.

EDIT: j'ai pensé faire en parrallèle de cette histoire une odyssée des orques... En fait, leur civilisation étant en perdition, et désormais pourchassés par l'Empire à cause de l'indélicatesse de certains chefs de clans exités par des prophéties qui commencent à pleuvoir de la bouche de tous les médiums et haruspices, une bonne partie de la horde prend la mer pour l'ouest, vers l'Ancien Monde, jadis terre des elfes, ou se trouve l'Oracle de Delphe, celui qui sait tout. Mais les orques ne sont guère marins, et se retrouvent embarqués pour une épopée maritime douloureuse tandis qu'une ombre étrange se répand sur l'Empire... CF le résumer "le parricide" plus haut ^^

Dites moi de ce que vous pensez de tout ça... En tout cas félicitation à ceux qui ont eu le courage de tous lire.





Dernière mise à jour par : Troglodyte le 12/11/06 16:35

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Nyxl

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   Réponse au Sujet 'Essais divers...' a été posté le : 14/11/06 19:59
Citation :
Troglodyte dans une contemplation à Dlul a dit:
Dites moi de ce que vous pensez de tout ça... En tout cas félicitation à ceux qui ont eu le courage de tous lire.

Alors...

D'une part, je n'ai pas eu le courage de tout lire.

D'autre part, je vais néanmoins exprimer une pensée toute simple. Dans cette section, il est recommandé de fragmenter ses textes en plusieurs posts, quand ceux-ci sont longs. Personnellement, si je dois manipuler la barre de défilement à droite de mon navigateur internet, pour finir de lire un seul et unique post, c'est un problème.

Découper son texte en plusieurs réponses permet de l'aérer et de donner au lecteur un point de repère visuel assez explicite. Ainsi, il peut faire une pause et revenir à la suite plus tard sans trop de peine. Il n'y a pas de fonction marque-page ici, aussi devons-nous faire avec les moyens du bord.

La section des auteurs amateurs du forum est sans doute le seul endroit de cette communauté ou le "multipostage" est ainsi autorisé et même recommandé...

Plop.

J'ajouterai aussi que je ne recommande pas le panachage d'auteurs dans un même thread.


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Considérez-moi comme un rejeton du chat de Schrödinger. Ou alors un lointain cousin du démon de Maxwell...
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"Coupez Bruxelles dans le sens nord-sud, donnez la partie ouest au Royaume-Uni et la partie est aux Allemands. Ainsi, vous mettrez tout le monde sur un pied d'égalité, car toutes les parties râlerons avec la même intensité."

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Troglodyte

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   Réponse au Sujet 'Essais divers...' a été posté le : 14/11/06 21:42
Merci de ces conseils. ^^ Je suis nouveau sur ce forum donc... je suis un peu paumé. Mais ça vas venir. Quoi qu'il en soit je ne suis pas un boulet (si si mais attend lis tout avant de commencer à me reprendre) au point de refaire un topic ailleur. Je laisserais ce soin aux modos... (ou qu'ils l'éffacent c'est pas grave)
Par ailleur j'était auparavant dans un forum où le double post était strictement interdit... vas falloir que je m'abitue moi...

En tout cas merci :O= ... Oups c'est pas le bon smiley! :7 ^^


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