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Haldafang de Vilconia a été posté le : 12/07/06 16:14
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A mon tour je poste pour présenter le premier chapitre d'Haldafang de Vilconia.
C'est un récit que je suis actuellement en train d'écrire et celà depuis bientôt 1 ans et demi. (J'en suis au treizième chapitre.)
Comme vous pouvez facilement l'imaginer c'est grâce à ce récit que j'ai trouvé mon pseudo.
Merci à ceux qui auront le courage de lire ce premier chapitre et de me laisser quelques avis à propos du texte ou de l'histoire.
Commentaires bons ou mauvais, j'accepte toutes les remarques avec grand plaisir !
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Réponse au Sujet 'Haldafang de Vilconia' a été posté le : 12/07/06 16:19
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Chapitre 1
Un grand cri résonna dans la citadelle monumentale de Pallonia, capitale du royaume d’Uyälan. Un nouveau-né venait de voir le jour et lançait ses premiers cris sous le regard épanoui de sa mère.
Dans l’unique pièce du temple de Dallitia - la déesse de la maternité - une dizaine de prêtresses voilées de l’étoffe nacrée commune aux vestales de la déesse entouraient la jeune mère de leurs soins.
Aucun homme, même le père, n’était convié à ce rite secret et, qui plus est intime, réservé au genre féminin. A l’exception seule de Damenir, le grand prêtre de Dallitia, qui, comme à chaque naissance royale, assistait l’accouchement de ses psaumes. De ses mains grêles, décharnées par les longues semaines de privation que lui imposait la dilection de son dieu, il prit le garçon des bras de sa mère et le tint devant lui. Il l’inspecta sous toutes les coutures, palpant avec précision la peau fripée et humide du bébé, avant de prononcer son verdict :
- Oh, grande Reine Yllia ! Voilà un bien mauvais cadeau que vous offrez à notre nation… Cet enfant ne vivra point, j’en ai la plus grande crainte ! Je ressens… comme une profonde faiblesse en lui ! Il n’a pas l’image de son père, ma Reine… Non, cet enfant là ne deviendra pas un grand guerrier… Se serait l’envoyer à la mort que de lui faire tenir une épée, et il sera le déshonneur de son rang…
Le discours du vieil homme égrotant avait fait son effet. Une ombre passa sur le visage noble de la Reine, elle connaissait la place d’un faible rejeton dans un peuple guerrier : le peuple n’aurait jamais voulu d’un maigre oiselet au pouvoir.
- Voilà une bien mauvaise nouvelle pour le Roi, monseigneur. Devons-nous cependant nous résoudre à abandonner ce fruit de notre si royale union voulue par notre bien-aimée déesse de l’amour Kylee ? Nous ne pourrions nous y résoudre. Et puis, le Roi voudra voir son fils, nous ne pouvons le décevoir.
- Le Roi sera de mon avis, votre Altesse ! Mais qu’importe, vous êtes avant tout la mère de cet enfant. Que Dallitia, déesse de l’enfance, vous garde, Madame.
Le grand prêtre sortit du temple, la tête basse, plongé dans ses pensées. Au dehors, l’un des ses novices l’attendait, la bride d’une haquenée pommelée à la main :
- Le Roi vous attend, monseigneur ! Il m’a prié de vous hâter !
- Je sais Gorben, je sais… Quelle sera sa déception quand il connaîtra la nouvelle.
- Alors vos augures disent vrai ? Le Prince est un faible ?
- Non Gorben ! Ce petit n’est ni un lâche ni un faible, mais il ne survivra pas, je le sais ! Répliqua le prêtre avec humeur.
- Pourtant, monseigneur…
Mais déjà le grand prêtre de Dallitia était loin sur la route, montant au petit trot vers le palais du Roi, Edwin d’Uyälan. Tout au fond de lui, Damenir, lui, le seul responsable de l’avenir du bébé, se sentait coupable du futur sort qu’il avait réservé au jeune prince, mais il n’avait plus rien à dire là-dessus, il était trop tard… Il arriva ainsi dans la cour du palais, la tête basse et le cœur serré.
Le Palais, construit en hauteur à la manière des anciens châteaux forts, surplombait la ville et ses alentours. L’imposant donjon, où logeait le roi et sa famille, rivalisait de hauteur avec la tour du temple de Palindar accoté au château. Entouré d’un fossé sans fond garni de solides épieux acuminés, un pont-levis permettait d’atteindre la basse cour où une foule d’artisans travaillait aux besoins de la cour.
Edwin l’attendait, assis sous un porche. Dès qu’il aperçut Damenir, il vint se camper solidement en face de lui, un sourire insolent sur les lèvres :
- Alors sage femme ? Comment va mon… je veux dire notre royale progéniture ?
- Ah ! Votre majesté ne s’est jamais habituée au respect des doyens de son peuple, ni à l’emploi de la première personne du pluriel royale à ce que je vois…
- Allons Damenir ! Mon... euh, Je veux dire, Notre ami, parle donc maudit vieillard ! Il n’est pas encore temps d’apprendre la conjugaison à notre nouveau fils ! Mais au fait ? Est-ce bien un fils que notre chère Yllia nous a enfanté ?
- Oui, votre majesté. En effet, c’est bien un mâle. Mais il me paraît plutôt ressembler à sa royale mère…
Damenir ne s’était jamais senti à l’aise face à ce Roi trop jovial et familier envers ses sujets. Le prêtre avait tendance à préférer la froideur délicate de son épouse qui semblait souffrir de l’impétuosité de son conjoint.
Le Roi fit la moue puis hocha la tête en riant et donna une grande claque dans le dos du prêtre qui manqua de tomber à la renverse :
- Je vous en prie, votre Majesté ! Je ne suis qu’un vieillard chétif.
- Quelle chance alors que ton Roi connaîtra le meilleur remède contre la faiblesse : une bonne coupe d’hydromel ! Allons donc nous rincer la glotte et parler de notre avenir prometteur !
- C’est trop d’honneur, votre Majesté…
Le Roi mena le prêtre dans la salle principale du donjon dans laquelle se déroulait la vie royale. Tout au fond, deux grands trônes ciselés d’or fin de Garlennie ( contrée férocement défendue par les nains avec lesquels le commerce était pourtant singulièrement difficile )étaient réservés au Roi et à la reine. Une grande table, non moins somptueuse, s’enorgueillissait d’avoir connut tous les banquets organisés par la famille royale depuis la création du territoire d’Uyälan. Les murs de granit étaient surchargés de ta*******eries venues de tous horizons. Le vieux Damenir se laissa choir sur la siège que le Roi lui présentait et accepta à contrecoeur le gobelet d’hydromel qu’il lui tendait.
Il sirota sa boisson en écoutant le bavardage continu du jeune père et quand celui-ci s’arrêta enfin pour laisser parler son invité, Damenir ne put empêcher le goût de bile qui lui emplit la bouche. Il redoutait ce moment depuis qu’il avait reçu une mystérieuse missive… Cependant, il prit la parole d’une voix grave, mais sûre :
- Votre fils, mon Roi, ne sera pas un guerrier. Il n’est pas assez fort et tout l’hydromel du monde ne le remettra pas de sa chétivité. D’après sa mince constitution, il est peu probable qu’il survivra à l’hiver. De plus, il serait idiot de vous le cacher : votre enfant est difforme.
Edwin en resta coi. Il n’était pas commun pour ce peuple qu’un premier né d’une famille royale soit mal conçu et malingre. Le Roi se leva et alla contempler la vue de sa cité par la meurtrière de la grande salle :
- Mais, qu’entends-tu vraiment par difforme ?
Damenir leva distraitement les yeux de sa coupe.
- Rien de bien important, votre Majesté, votre fils possède une main droite un peu particulière… Je veux dire qu’il a six doigts. Il a des yeux en amande de toute beauté, mais qui conviendrait mieux à une princesse. Quant à ses oreilles, je ne peux vous cacher qu’elles sont légèrement en pointes… En quelques mots, il est le portrait craché d’un elfe.
Damenir but une nouvelle gorgée du breuvage sucré pour tenter de calmer les battements précipités de son cœur et jeta un coup d’œil à son suzerain, toujours appuyé contre la paroi froide du donjon. Le prêtre crut voir briller une larme sur sa joue. Il se leva et fit quelques pas vers la porte.
- Attends Damenir ! Crois-tu qu’une malédiction se soit abattue sur notre lignée ? Penses-tu que nous ne donnerons vie qu’à des monstres ? A moins qu’Yllia ne nous ait trompé… Tu dis qu’il ressemble à un elfe ? Et si elle avait prit du bon plaisir avec un sale elfe vaniteux ?
- Ressaisissez-vous votre Majesté ! N’insultez pas une race tout aussi noble que la notre et si cet enfant n’est pas une réussite, ne doutez pas au moins de l’honneur de votre Reine ! Il ne fait de doute qu’elle vous est restée fidèle. Priez plutôt Dallitia de vous donner un nouveau fils et ne donnez pas envie à votre dame d’aller conter fleurette à un elfe… A présent, il vous faut choisir un nom pour votre enfant. Difforme ou pas, il est tout de même prince !
- Je me moque de ce bastard ! Qu’il crève !
- Majesté !
- Nous en avons fini avec toi, Damenir. Tu peux te retirer.
Avec une dernière révérence, le prêtre sortit de la grande salle et retrouva sa haquenée dans la basse cour du château. Curieusement, un léger sourire de soulagement éclaira sa face lunaire. Il enfourcha sa monture avec peine et quitta l’enceinte royale sans un mot. Convaincre un roi n’était pas toujours une tâche aisée…
- Tu es bien généreuse avec moi, Etaine. Mais je t’en prie ! Reste encore un peu avec moi ce soir !
La Reine était à présent seule, allongée sur le grand lit. A ses côtés, sa sœur de lait lui tenait compagnie. Elle avait été, jusqu’à présent, la seule en dehors des médecins royaux et des prêtresses à pouvoir entrer dans le temple de Dallitia.
Les deux jeunes femmes avaient toujours été très liées depuis leur naissance. De condition noble, Yllia avait été confiée dès son plus jeune âge aux bons soins d’une nourrice : la mère d’Etaine. A la mort prématurée de celle-ci, Yllia, encore adolescente, était revenue au château de ses parents et avait fait de son amie d’enfance l’une de ses suivantes les plus dévouées. Celle-ci l’avait toujours accompagnée, même lors de son mariage avec le prince héritier du royaume d’Uyälan. Etaine était alors devenue une confidente plus qu’une servante et elle était la seule dispensée à l’appeler « Votre Majesté ».
Ce soir là, les deux jeunes femmes ne se parlaient pas beaucoup, depuis le temps, elles n’avaient plus besoin de mots pour communiquer… Rompant le silence, Etaine s’approcha délicatement du berceau ou dormait le nourrisson. Elle le prit dans ses bras sans le réveiller et l’admira :
- C’est vraiment un beau bébé que tu nous as enfanté, Yllia !
- Damenir, le grand prêtre prétend que sa difformité lui sera fatale et qu’il ne survivra pas… Il est parti annoncer la nouvelle à Edwin, à l’heure qu’il est, mon époux doit être fou de douleur… Il attendait beaucoup de ce premier fils…
- J’ai vraiment du mal à croire les prophéties de ce prêtre de malheur ! Rien qu’à voir ce petit ange, je suis sûre que ce bébé deviendra un homme fort, courageux et intelligent, et pourquoi pas d’une beauté royale ? Ça se lit dans ses yeux !
- Puisses-tu avoir raison mon amie ! Mais il est si chétif ! Et as-tu vu ses six doigts ? Et ses yeux ? On dirait un elfe !
- Yllia, tu n’es pas digne d’être mère ! Qu’importe si ce petit être n’est pas comme les autres ! Il est encore tôt pour le juger, il grandira ! Et d’ailleurs, n’as-tu pas toujours été fascinée par les elfes, pourquoi ne l’aimerais-tu pas ?
En proie aux scrupules, la Reine rougit et ne répondit pas. Elle pensa qu’Etaine aurait fait une bien meilleure Reine qu’elle. Elle contempla le bébé, toujours endormi. Elle le trouva tout à coup très beau. Il est vrai qu’il ressemblait à un elfe, mais ces créatures n’étaient-elles pas issues de la plus noble et la plus belle race du monde ? Elle eut la prémonition que ses beaux yeux en amande feraient chavirer le cœur de bien des jeunes filles et, avec amour, elle déposa un doux baiser sur le front du nouveau-né.
A cet instant, des coups retentirent sur la porte. Qui pouvait bien leur rendre visite à une heure si tardive ? Subrepticement, Yllia se couvrit en hâte de sa couverture. De son côté, Etaine, s’armant d’un tisonnier, alla ouvrir la porte avec précaution, et tomba nez à nez avec le jeune novice : Gorben.
Le jeune homme, entra timidement dans la pièce et, autant son modeste bonnet de laine, s’inclina respectueusement devant la Reine. Il était encore essoufflé, signe qu’il avait couru pour venir jusqu’au temple. La Reine le fit asseoir auprès d’elle et le questionna sur sa venue si brusque.
- C’est un immense complot ! Votre Altesse ! Je crois qu’ils en veulent à votre fils ! J’ai entendu mon maître ! Le Roi… Ils ont…
Etaine l’arrêta et lui servit un verre de lait tiède et quelques oublies. Une fois qu’il fut calmé et qu’il eut repris son souffle, elle le pria de recommencer son histoire d’une manière plus compréhensible :
- J’étais en train de bouchonner la haquenée de Monseigneur Damenir quand j’ai vu un homme entrer à cheval dans la cour principale du grand temple de Palindar. Comme vous le savez, c’est là que demeure le Grand Prêtre de Dallitia pendant que vous êtes sous les soins des prêtresses. J’ai laissé là la haquenée et j’ai couru m’occuper du nouveau venu. Il parlait avec un étrange accent du nord et m’a demandé d’aller chercher mon maître. C’est ce que j’ai fait. Monseigneur Damenir m’a alors demandé de m’écarter et de les laisser parler ensemble, mais, poussé par la curiosité (Le jeune prêtre rougit jusqu’aux oreilles) j’ai quand même réussi à saisir quelques bribes de la conversation. Il était question d’un roi voisin très important, mais je n’ai pas retenu son nom… En tous cas, j’ai bien compris qu’ils en voulaient du mal à votre enfant, votre Altesse. Le visiteur était particulièrement satisfait de la réussite de monseigneur Damenir, et l’a généreusement récompensé. Sa mission était, d’après ce que j’ai compris, de décider le Roi à se débarrasser de notre jeune prince…
A ses mots, Gorben s’inclina respectueusement devant le couffin ou dormait le bébé avant de reprendre son récit.
- Puis le cavalier est parti en l’encourageant à continuer le plan prévu… C’est tout ce que je sais…
La Reine resta un long moment les yeux perdus dans le vide, ne sachant que penser. Ainsi son prêtre l’avait odieusement trompé au sein d’un complot immonde dont elle ne savait rien. Ainsi, son enfant était en parfaite santé et pourrait tenir une épée à l’âge voulu. Ainsi, son imbécile de mari, têtu comme une mule avait déjà fait une croix sur son héritier et attendait avec impatience la naissance du suivant… Etaine de son côté, était livide comme un linge, adressant une furtive prière à Iscél, le dieu de la justice… Jamais la naissante clarté du matin ne leur avait semblé aussi obscure sous les pleurs du petit prince. La Reine rompit la première le silence qui avait succédé le récit de Gorben :
- Notre enfant ne peut rester une journée de plus à Pallonia, ici, il est en danger de mort ! Etaine, toi qui m’as déjà tant donné, trouve-lui une bonne nourrice et qu’elle l’emmène loin de ces complots ! Gorben, bon garçon, approche un peu que nous te remercions. Je te demanderai cependant une nouvelle faveur, pourrais-tu conduire notre fils et sa nouvelle nourrice dans les terres Insoumises ? Là-bas, il échappera à l’autorité de son père. Choisis le meilleur de nos chevaux et pars le plus vite possible.
- Ce serait un honneur, votre Altesse ! Je vais de ce pas me préparer.
A ses mots, le jeune homme sortit, après avoir reçu une bourse de la part de la Reine. Etaine et la Reine se retrouvèrent de nouveau seules à seules :
- Au fait Yllia, comment vas-tu appeler ton fils ? Il lui faut bien un nom !
- Oui ! Un nom de roi, digne de celui de son père. Je vais l’appeler… Haldafang !
- Et bien, que les dieux te protègent petit Haldafang !
Et le silence, lourd de secrets inavouables retomba sur le temple.
La nourrice choisie par Etaine était une jeune orpheline bien instruite, d’une vingtaine d’années. Elle portait le nom de Colombe. Cette jeune fille avait perdu un enfant en bas âge et avait encore assez de lait pour le petit prince. Elle avait élevé seule son enfant car le père l’avait lâchement abandonnée dès les premiers signes de sa grossesse. Au lieu d’être plainte, elle avait vite était traitée en catin dans le village et seule Etaine, qui était sa voisine, l’avait soutenue et empêché de mettre fin à ses jours. Elle avait accepté la mission avec enthousiasme, trop heureuse de quitter la ville. Après avoir reçu la bénédiction de la Reine, elle était partie, assise en croupe derrière Gorben, tenant le petit Haldafang étendu dans son couffin, entre ses bras.
Le couple chevaucha toute la nuit et une bonne partie de la matinée sans un mot. Vers midi, ils arrivèrent devant une auberge à l’ambiance crasseuse où ils échangèrent leur cheval contre un hongre puissant, plus résistant que les palefrois du temple. Il prirent une légère collation avant de reprendre la route toujours dans le silence. Ce fut finalement Colombe qui se décida à parler, alors que le soir tombait :
- Où allons-nous, maître Gorben ?
- Son Altesse la Reine a dit d’aller le plus loin possible vers l’est, dans les Terres Insoumises, afin que le prince ne soit plus sous l’autorité de son père, le Roi.
- Mais quand saurons-nous que nous sommes bien arrivés ?
Gorben arrêta le cheval et se retourna vers la jeune fille :
- Voilà une bonne question, Colombe… Pour tout te dire, je n’en sais absolument rien ! Mais je pense que j’ai une idée…
Ils arrivèrent finalement dans un petit bourg nommé Keruthan. Comme tous les petits hameaux des Terres Insoumises, Keruthan n’était pas sous l’autorité du roi Edwin d’Uyälan. Cette indépendance, les villages l’a devaient aux conquêtes révolutionnaires qui ensanglantèrent l’Uyälan quelques années auparavant. Le père d’Edwin y avait trouvé la mort, décidant son fils à céder ses terres aux autochtones.
Gorben décida de s’y arrêter pour la nuit.
-J’y ai de la famille, ils nous hébergeront sans doute avec plaisir et nous conseillerons. Expliqua t-il.
Tancrède était l’oncle de Gorben. Il était bûcheron et vivait avec sa femme Emphilie et ses cinq enfants à la lisière du bois. Ils furent enchantés à l’idée de recevoir leur neveu qu’ils n’avaient pas l’occasion de voir régulièrement.
Après de longues accolades et un copieux repas, Gorben expliqua la réelle raison de son voyage en si galante compagnie. D’un naturel généreux, Tancrède proposa d’accueillir la jeune Colombe et l’enfant chez lui jusqu’à ce qu’elle trouve un logement convenable. La présence d’une femme aiderait sans doute Emphilie qui devait accoucher dans les prochains mois.
En réalité, Colombe ne trouva jamais d’autre maison, il faut même avouer qu’elle n’en chercha pas, et toute la famille l’adopta comme une lointaine cousine.
Ainsi se déroulèrent les premières années de vie d’Haldafang, prince d’Uyälan…
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Réponse au Sujet 'Haldafang de Vilconia' a été posté le : 14/07/06 16:43
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Sincérement, tu m'as fait kiffé durant une bonne vingtaine de minutes. Ton texte, même si de manière générale (je n'aime pas détailler ce genre de choses) il possède encore quelque faiblesse de style (mais bon... je suis persuadé qu'en revenant dessus plus tard tu arriveras à les corriger) , est vraiment BON !
C'est l'un des seuls textes amateur de fantasy qui m'a fait kiffer comme ça ... C'est pas mal écrit du tout, tu as des images expressives interessantes, tes descriptions sont précises, c'est fluide, bien construit, c'est très agréable à lire. Et l'histoire, alors qu'il ne s'agit que du premier chapitre, on est de suite plongé dans ton univers. C'est prenant, persque excitant...
lol
Enfin bref... J'ai beaucoup aimé ton texte, et j'attend franchement le chapitre suivant.
ps; je ne dis pas qu'il est parfait, mais déjà rien que là, il est super... take care !
-------------------- Perdu dans les voiles mystiques d'une brume blanche suspendue entre les troncs d'arbres sombres...
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